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lundi 15 février 2021

Si tu veux la guerre.... prépare la guerre !

 

S'il n'y avait que les discours des excités ukropithèques, réveillés par l'élection de Biden leur parrain étasunien du Maïdan, leurs vociférations russophobes ne mériteraient qu'un silence méprisant, mais de nombreuses activités de l'armée ukrainienne laissent à penser que Kiev a décidé en ce début de 2021 d'engager une nouvelle tension, provocation voire escalade  militaire sur le front du Donbass.

Depuis plus de 6 ans, les forces ukrainiennes au rythme de leur modernisation (aux normes OTAN) n'ont eu de cesse que de renforcer leur dispositif militaire ceinturant les républiques populaires de Donetsk et Lugansk sur une ligne de front de plus de 460 kilomètres de longueur mais aussi sur leurs territoires qu'elles occupent entre Mariupol au Sud de Donetsk et Markivka, au Nord de Lugansk. Ce déploiement militaire ukrainien, qui était inférieur à 20 000 combattants en 2014 dépasse aujourd'hui les 100 000 hommes (soit un rapport de 5 contre 1 en faveur de Kiev) et continue à se renforcer.

Les activités des convois militaires ukrainiens, aériens, ferroviaires ou terrestres sont donc dans le Donbass très importants mais pour relativiser les discours alarmistes ou enthousiastes des propagandistes qui, de chaque coté du front en font les compte rendus, il convient, avant de crier "au loup"  de distinguer parmi ces gesticulations d' "ukrops" et dont beaucoup restent à confirmer:

  • Les rotations d'unités qui provoquent des allers retours de personnels et matériels fréquents sans que cela corresponde à un renforcement du dispositif,
  • Les ravitaillement logistiques de nouveaux matériels, équipements, munitions etc. dont certains procèdent au remplacement de matériels vétustes ou à moderniser,
  • Les exercices et manœuvres des unités ukrainiennes qui se rendent sur les "polygones" d'entrainement situés dans le Donbass,
  • Enfin, les renforts et déploiements de nouvelles unités sur le front qui régulièrement accompagnent les préparatifs d'une nouvelle escalade militaire.
Cela précisé, force est de constater qu'une tension militaire initiée par Kiev est bien intervenue sur le front depuis environ 3 semaines (voir les articles précédents) avec notamment une reprise significative des bombardements ukrainiens, une augmentation sensible des vols de reconnaissance des drones d'observation, un renforcement des tranchées et positions de la première ligne etc...

Des renseignements stratégiques confirment par ailleurs un renforcement ukrainien du front dont les mouvement de troupes et de matériels correspondent soit 
  1. Soit à un déploiement vers l'avant d'effectifs déjà présents mais qui occupaient la deuxième ligne du front pour un "dispositif offensif" d'une première ligne où, si les mouvements se poursuivent, se compteraient bientôt près de 60% des effectifs combattants ukrainiens (au lieu des 40% habituels).
  2. Soit à un déploiement sur le front de nouvelles unités ukrainiennes parmi lesquelles ont déjà été identifiées les 93e et 95e brigades mécanisées, le 10e bataillon d'assaut de montagne et le 8e régiment des forces spéciales qui achèvent leurs préparatifs et entrainements à l'arrière 

Ainsi, plusieurs convois militaires ont été observés arrivant dans le Donbass, transportant des matériels blindés et d'artillerie dont certains sont trop nombreux pour n'être que des mouvements de rotations ou logistiques d'un simple entretien du front.

Depuis février, plusieurs trains militaires ukrainiens 
ont été observés se dirigeant vers le front du Donbass, 
comme ici ces obusiers 2A65 Msta-B de 152mm, filmés 
en gare de Zaporodje à 100 km à l'Ouest de Donetsk.

Il est nécessaire également de mettre ces gesticulations militaires ukrainiennes en perspective des gesticulations politiques et diplomatiques engagées par Kiev au niveau international pour tenter de radicaliser l'engagement occidental contre Moscou et obtenir son soutien pour une option militaire dans le Donbass, cette dernière devant bien entendu être présentée à la "communauté (autoproclamée) internationale" comme une nécessité défensive incontournable des pauvres ukrainiens innocents face aux monstrueux agresseurs russes. 

Aussi pour la énième fois depuis 6 ans, les forces ukrainiennes ont réalisé de nouvelles provocations avec leur artillerie lourde sur les secteurs de Yasinovataya (RPD) et Shastie (RPL).... juste la veille de la visite sur le front du président Zelensky accompagnant 6 représentants européens du G7 et  dans le village de Bonheur (LPR) et en n. Avdeevka (DPR). Il est hautement probable que ces bombardements lourds ukrainiens (qui n'avaient plus été observés depuis juillet 2020) ont recherché (en vain) une riposte républicaine proportionnelle pour être présentée comme une violation des accords de Minsk.

Ces provocations ukrainiennes n'ayant pas abouti, Kiev se rabat sur ces "pertes hors combat" (une dizaine par semaine) pour tenter de faire passer les accidents, suicides, overdoses et rixes mortelles en pertes militaires consécutives à des agressions républicaines et même russes tant qu'à mentir complétement. 

L'armée ukrainienne continue à subir des "pertes hors combat" importantes
(8 à 10 morts par semaine) et qui sont symptomatiques 
d'un niveau opérationnel
d'un exercice du commandement et d'une motivation mentale misérables. 


Ainsi par exemple de ces 3 soldats de la 56ème brigade ukrainienne d'infanterie motorisée qui, sur le front de Lugansk, se sont fourvoyés dans un de leurs propres champs de mines et y sont morts (capitaine Alexander Voitenko, 37 ans, les soldats de 1ère classe Vyacheslav Alekseenko, 34 ans et Dmitry Mironenko, 27 ans). Et bien que ces pertes soit banales (rien que sur ce front de Lugansk, 45 soldats ukrainiens de l'Opération des Forces Combinées sont morts sur leurs propres mines depuis le 27 juillet 2020) le président Zelensky a dépêché en urgence sur le front et le chef d'état-major Ruslan Khomchak et le ministre de la Défense Andrei Taran.... pour réaliser une enquête dont sans nul doute la conclusion à charge des forces républicaines est déjà écrite, puisqu'il est déjà question d'un engin explosif "inconnu" (et non indéterminé).

Donc, concrètement, "rien de nouveau à l'Est" mais la nouvelle distribution des cartes provoquée par l'effondrement économique catastrophique que tente de masquer maladroitement une dictature sanitaire occidentale et le retour officiels aux affaires étasuniennes des faucons de guerre démocrates, oblige à redoubler la vigilance et réévaluer là la hausse les risque d'une offensive ukrainienne. 

L'heure est donc revenue à toutes sortes d'hypothèses et de spéculations plus ou moins fantaisistes et alarmistes mais dont toutes s'accordent à considérer le processus de paix signé à Minsk comme définitivement impraticable et la confrontation militaire entre l'Ukraine et la Russie au sujet du Donbass, à moyen ou long terme comme quasiment inévitable dans un contexte international de plus en plus dominé par une russophobie occidentale délirante.

D'ailleurs, tant par la voix de Sergei Lavrov, son ministre des affaires étrangères que directement, le président russe Vladimir Poutine a martelé une nouvelle fois que jamais la Russie n'abandonnera le Donbass et qu'elle lui fournira une assistance nécessaire aux habitants des républiques en cas de menace:

«Sous mes yeux, il y a des gens qui ont été blessés et mutilés, 

en particulier des enfants, dans le Donbass  

Et même s'il faut, avant de prendre une décision, penser aux conséquences de nos démarches, 

nous n'abandonnerons jamais le Donbass, quoi qu'il arrive »


Donc, "à bon entendeur salut !

Et, une petite réflexion de Candide passant: il serait peut être temps que le pouvoir russe  reprenne le contrôle de toutes les tours du Kremlin et cesse de continuer de fournir du carburant et des pièces détachées  aux soudards ukrainiens qui bombardent quotidiennement, et depuis 7 ans un peuple russe 

Erwan Castel


jeudi 27 février 2020

Une Ukraine bornée... au service de la Russie !


Comme prévu la situation sur le front s'est détériorée sous le bombardements ukrainiens à la veille d'une nouvelle réunion du groupe de contact tripartite chargé d'accompagner l'application des accords de Minsk 2, ce processus de paix signé il y a 5 ans, mort-né, mais que les diplomaties tentent désespérément d'opposer depuis à une reprise radicale des combats entre Ukrainiens et républicains, laquelle semble chaque de plus en plus inévitable.

Et depuis le retour une nouvelle fois bredouilles des représentants de ces accords de plus en plus désaccordés, les provocations meurtrières de Kiev dans le Donbass continuent de ravager les 460 kilomètres de ligne de front, occasionnant de nouvelles pertes parmi les défenseurs républicains et de nombreuses destructions dans les zones résidentielles se trouvant à sa proximité. Voici 3 très courtes vidéos filmées par des habitants (sur)vivant sur le front.

24 février 2020, destructions causées par l'artillerie ukrainienne au 
Nord de Gorlovka ( nord de la RPD)
26 février 2020, bombardement ukrainien sur l'Ouest de Donetsk
Secteur Trudovsky. Ici des tirs fusants de ZSU 23/4
27 février 2020, bombardement ukrainien sur le front de Lugansk
Secteur du village de Donetskoye


Et cette situation ne risque pas de s'améliorer avec l'arrivée du printemps et surtout ces négociations entre parties que Kiev, à chaque réunion, enterre de plus en plus profondément au fond de leur impasse.

Car le jeu des représentants ukrainiens depuis 5 ans est très simple: devant les bocages rencontrés pour enfin amorcer concrètement le processus de paix, au lieu de chercher à résoudre les problèmes, ils rajoutent des exigences supplémentaires encore plus irréalisables ou acceptables par les représentants russes et républicains : abandon à l'Ukraine des territoires des républiques occupés par son armée, déploiement de casques bleus, participation d'autres "partenaires" occidentaux aux discussions, contrôle ukrainien des frontières avec la Russie avant les élections locales, etc autant de revendications qui relèvent autant du fantasme que de la provocation.

Et maintenant, les ukropithèques, entre autres nouvelles lubies délirantes, veulent intégrer leurs revendications sur la Crimée aux négociations des accords de Minsk sur le Donbass !!! Autant demander la Lune au Kremlin.

Du coup il apparaît que Moscou est en train de changer de stratégie concernant le Donbass comme en témoigne les émissions et analyses politiques dans les médias russes sur le sujet qui parlent de moins en moins de Minsk et de plus en plus de l'intégration du Donbass au sein de la Fédération de Russie.

Cette radicalisation de la position du Kremlin est à mettre en perspective avec le blocage obstiné et exponentiel opéré par Kiev qui, à défaut de "faire avancer le schmilblick", rend même aujourd'hui le dialogue impossible. Et d'autre part, le limogeage du conseiller spécial du Kremlin pour la région, le libéral Surkov, jugé souvent trop conciliant avec la partie ukrainienne, va également certainement débrider le processus d'intégration du Donbass dans la Fédération de Russie qui est la seule alternative possible et souhaitée par les populations au plan de paix naufragé.

Dimitri Kozak, le nouveau conseiller spécial de Vladimir Poutine pour la région du Donbass 
Tout en prenant acte de la polarisation des positionnements russe et ukrainien concernant le règlement diplomatique du conflit dans le Donbass, le Kremlin a tenu a confirmer par la voix du président Poutine un discours conciliant à l'opposé des éructations russophobes et bellicistes prononcées par le régime ukrainien. 

Ainsi dans un entretien accordé à  Andreï Vandenko de l'agence Tass, visible aussi sur le site du Kremlin, le président Poutine a rappelé les liens historiques et culturels qui unissaient, par delà les spasmes historiques de la géopolitique, les peuples russe et ukrainien.

Extraits : (pour l'intégralité de l'entretien voir la traduction ici : Donbass Insider)
  • "Comme je l'ai mainte fois répété russes et ukrainiens ne formons q'un seul et même peuple. Que cela plaise ou non aux ukrainiens, mais si vous regardez l'histoire, c’est la réalité. Voyez vous, avant les XI-XIIIe siècles, nous n’avions pas de différence de langue, et ce n’est qu’après la polonisation qu’une partie des Ukrainiens, qui vivaient sur le territoire polono-lituanien, que les premières différences linguistiques sont apparues, environ au XVIe siècle si je me souviens bien.
  • Les ukrainiens étaient ceux qui vivaient sur les frontières de l'empire russe. Il y avait des ukrainiens à Pskov, les gens qui défendaient les frontières Sud contre les attaques du khan de Crimée étaient des ukrainiens. Il y avait aussi des ukrainiens dans l’Oural.... des Ukrainiens il y en avait partout. Et nous n’avions aucune différence de langue. Qui plus est, à cette même époque, avant les XIV & XVème siècles, ces gens, slaves de l’Est, qui vivaient sur le territoire de l’Union de Pologne-Lituanie (à la fois en Moscovie et Pologne) étaient appelés russes. Les premières différences linguistiques sont apparues beaucoup plus tard…
  • Pour parler d’aujourd’hui et de demain, nous devons connaître l’Histoire. Nous avons besoin de savoir qui nous sommes, d’où nous venons, ce qui nous unit.

Puis le chef du Kremlin a relevé ce qui aujourd'hui séparait la Russie de l'Ukraine, soulignant que cela était principalement le fait de nationalistes dont le discours initial a été détourné vers une russophobie de plus en plus contre productive et étrangère à la réalité des peuples. 

Extraits :
  • "Aujourd'hui, beaucoup de choses nous séparent. Mais nous ne devons pas oublier ce qui nous unit. Et nous ne devons pas détruire ce que nous avons en commun. Par exemple, l’Église. Pourquoi faudrait-il détruire l’unité de l’Église orthodoxe russe ?
  • Du temps a passé. Et parce que que les gens vivaient sur la frontière avec le monde catholique, avec l’Occident, une communauté particulière relativement indépendantes de l’État russe a commencé à émerger. Comment devons-nous nous réagir à cela ? Je l’ai déjà dit : nous devons respecter cette réalité Mais nous ne devons pas pour autant oublier notre identité commune".
L'évolution de l'Ukraine: une histoire 100 %... russe !
Puis le président Poutine de continuer de rappeler des évidences des liens fraternels unissant naturellement russes et ukrainiens, mais en mettant progressivement en avant une stratégie russophobe manipulant, via des radicaux nationalistes, cette région tiraillée entre Occident et Eurasie.
  • "L'entité ukrainienne, en particulier, a commencé à être utilisé à la veille de la Première Guerre mondiale par le service de renseignement autrichien. Pourquoi ? C’est un cas bien connu : « diviser pour mieux régner ». C’est une chose tout à fait compréhensible.
  • Nous devrions partir de la réalité, mais sans oublier qui nous sommes et d’où nous venons. Et d’ailleurs, les pères fondateurs du nationalisme ukrainien eux-mêmes n’ont jamais dit qu’il fallait se quereller avec la Russie. Aussi étrange que cela puisse paraître, mais leurs principaux ouvrages du XIXe siècle disent bien que l’Ukraine est : primo: multiethnique et devrait être un État fédéral, et secundo, doit nécessairement établir de bonnes relations avec la Russie. Les nationalistes d’aujourd’hui semblent avoir oublié cela. Je vais vous dire pourquoi ils l’ont oublié. Savez-vous pourquoi ? Parce que les intérêts du peuple ukrainien ne sont pas la principale question à leur ordre du jour.
Le président Poutine aborde ensuite le coeur de la réalité et de son message :
  • Quel est aujourd'hui l’intérêt du peuple ukrainien si, à la suite de la rupture des relations avec la Russie, la construction de missiles, de navires, d’avions et de moteurs est perdue, et que le pays est en fait désindustrialisé ? Quel est l’intérêt ?
  • La Banque mondiale exige la fin des subventions croisées. Qu’est-ce qu’il y a de bien là-dedans ? Ou bien ils vont les forcer à exporter le bois des Carpates. Bientôt, les Carpates seront complètement chauves.
  • Et où est l’argent ? Dans les banques étrangères. Qu’est-ce qu’ils doivent faire pour cela ? Montrer qu’ils sont au service de ceux qui ont cet argent.
  • Alors, la seule chose que les ukrainiens peuvent vendre c'est la russophobie. Parce que certains aiment à vouloir séparer l’Ukraine de la Russie, ils pensent que c’est une mission très importante."



Poutine en conclusion rejoint alors le constat développé dans son essai "Le grand échiquier" par Zbigniew Brzezinski, le faucon anti-russe de nombreuses présidences américaines :
  • "Parce que toute union de la Russie et de l’Ukraine, ainsi que de leurs capacités et de leurs avantages respectifs, conduirait à l’émergence d’un concurrent, de niveau international pour l’Europe et le reste du monde. Personne n’en veut. C’est pourquoi ils feront tout pour nous séparer."
A partir de là il n'est pas délirant de supposer que la position de Vladimir Poutine est à la fois de protéger le Donbass, de l'accompagner étape par étape vers son retour en Russie mais sans créer si possible une rupture historique brutale et définitive avec l'Ukraine qu’entraînerait un conflit ouvert.

Et le développement sociétal des 2 républiques du Donbass orienté sur une optimisation du bien être de leurs populations peut devenir à moyen terme un exemple de réussite politique pour les ukrainiens qui vivent depuis l'indépendance un naufrage progressif de leur Etat, qui depuis le Maidan s'est transformé en chaos socio-économique généralisé.

Ansi les Républiques du Donbass pourraient, simplement par l'exemple de leur réussite devenir une source d'inspiration et de motivation pour une population ukrainienne de plus en plus fatiguée et appauvrie par tant d'années de corruption et d'asservissements au profit d'intérêts oligarchiques ou étrangers.

Carte de 1921: "Donbass, coeur de la Russie"
En observant les actions du régime de Kiev on ne peut que constater que dans leurs extrémisme borné et leur russophobie hystérique, ils servent en fait ce discours du Kremlin qui en cheminant entre fermeté et réconciliation évite les dérapages bellicistes de KIev sans toutefois crisper ses relations avec Moscou.

Pendant 5 ans, les accords de Minsk, en plus de calmer les opérations militaires dans le Donbass, ont poussé Kiev dans les derniers retranchements de son absurdité pro-occidentale et son refus de regarder sa réalité russe incontournable. Aujourd'hui Zelensky a démontré que non seulement il n'avait ni les moyens, ni surtout la volonté de mettre en œuvre ces "accords de Minsk" approuvés par le Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu'il augmentait à chaque discussion leur faisabilité préférant pour sortir de cette guerre civile que son prédécesseur a perdu. 
Et le nouveau président ukrainien de continuer une fuite en avant suicidaire, à l'image de cette lamentable opération du 18 février qui a délibérément sacrifié des soldats ukrainiens uniquement pour servir une propagande russophobe délirante qui est devenue la seule raison d'être du pouvoir kiévien depuis le Maïdan.

Aujourd'hui le sabotage ukrainien des accords de paix pour le Donbass est une évidence pour beaucoup, y compris pour de plus en plus de partenaires occidentaux qui perçoivent dans les incohérences de Zelznsky la preuve d'une hypocrisie vis à vis d'accords de Minsk loués par devant et poignardés par derrière.

Certes les relations entre Russie et Ukraine vont continuer dans la mesure du possible et surtout des intérêts économiques partagés comme par exemple les accords commerciaux sur le transit gazier, frontaliers et maritimes, mais il est fort à parier que désormais le processus d'intégration du Donbass va non seulement continuer mais probablement s'envoler vers la Russie et ce du fait des dernières trahisons ukrainiennes de leurs engagements qui ont définitivement libéré le lest de Minsk qui freinait l'espérance des populations de Donetsk et Lugansk.

Erwan Castel



mercredi 25 décembre 2019

Novorossiya toujours !


Le mouvement anti-maïdan né au lendemain du putsch organisé à Kiev par les services occidentaux pendant l'hiver 2013-2014, le discours des pro-russes, fédéralistes devenus séparatistes face à la violence des nationalistes ukrainiens s'est articulé rapidement autour du concept de la Novorossiya. Cette entité à la fois géographique, culturelle, historique et politique correspond en effet aux régions russophones bordant la Mer Noire et remontant vers Kharkov qui ont contesté ce coup d'état du Maïdan... et ce n'est pas une simple coïncidence.

Pendant cette première année 2014, la Novorossiya va mobiliser les coeurs et les bras de dizaines de milliers de sympathisants qui se mobilisent de Odessa jusqu'à Kharkov et des volontaires qui affluent vers les premiers combats qui font rage à Slaviansk et Kramatorsk (100 km au Nord de Donetsk).

Puis, à l'issue des chaudrons victorieux où sont défaits plusieurs corps blindés ukrainiens, un premier accord de paix intervient à l'automne 2014 ("Minsk 1") et avec lui le mouvement anti-maïdan se rétracte aux territoires de Donetsk et Lugansk dont les populations viennent de s'ériger en républiques populaires éponymes. Parallèlement à cette paralysie des combats, le terme "Novorossiya" disparaît progressivement des discours officiels, au point même que des larbins propagandistes comme cette Christelle Néant se croient autorisés à insulter aujourd'hui ceux qui en ont été les meneurs comme Igor "Strelkov" par exemple.

Et pourtant, la Novorossiya dans ses réalités et ambitions n'a jamais quitté les coeurs de celles et ceux qui vivent cette guerre dans leurs chairs, et son drapeau n'a jamais disparu des uniformes des soldats du front...


Or la Novorossiya vient d'être à nouveau citée dans le discours officiel et non des moindres puisqu'il s'agit de celui du président de la Fédération de Russie lui-même, Vladimir Poutine. 

Lors de sa 15ème grande conférence de presse annuelle, réalisée le 19 décembre dernier à Moscou devant plus de 1800 journalistes, Poutine, répondant à une question sur Lénine a rappelé cette réalité, à la fois humaine et historique : 

"La Novorossia c'est l'origine des terres russes 
et la Russie comprend maintenant cela." 

"Qu'a proposé Vladimir Ilitch Lénine? Il a proposé non pas une Fédération, mais une Confédération. Sur sa décision, les ethnies ont été attachées à des territoires spécifiques et ont obtenu le droit de se retirer de l'Union soviétique. Mais les mêmes territoires ont été découpés de telle sorte qu'ils ne correspondaient pas toujours aux lieux de résidence traditionnels de ces peuples ou d'autres peuples, de sorte qu'il y avait immédiatement des points de douleur (...). Au cours de la création de l'Union soviétique, des territoires d'origines russes de la Mer Noire, qui n'avaient aucun rapport avec l'Ukraine, les terres occidentales russes ont été transférées à l'Ukraine avec une formulation étrange «pour augmenter le pourcentage de prolétariat en Ukraine", parce que l'Ukraine était un territoire rural.
Ceci est l'héritage de Lénine, qu'il est aujourd'hui nécessaire de comprendre" .
Vladimir Poutine 19 décembre 2019


PETIT RAPPEL HISTORIQUE 

L'Ukraine tout d'abord dont le nom n’apparaît officiellement qu'au début du XXème siècle était appelé initialement la "Rus de Kiev" pour avoir été le berceau historique de la Russie historique du XIème siècle au XIIIème siècle époque des invasions mongoles qui la repousse vers le Nord. Dès lors l'empire russe, tout en défendant ses territoires des hégémonies germaniques, polonaises, suédoises etc...n'a eu de cesse de vouloir libérer ses territoires de la Mer Noire principalement occupés par la suite par les ottomans.

Cette reconquête va être réalisée sous le règne de l'impératrice Catherine II dont les armées vont repousser les ottomans de la fin du XVIIIème au début du XIXéme siècle. Immédiatement la Russie entreprend de restaurer et développer ses territoires libérés, notamment sous la houlette de personnages illustres tel Alexander Potemkin par exemple. Création de villes, création de vignobles, cultures et forêts, d'usines, d'imprimeries, d'écoles, chemins de fer etc... 

La "Novorossiya", cette résurgence de la Russie primitive, est officiellement déclarée en 1774. Aujourd'hui encore les principales villes de ce territoire bordant la Mer Noire datent de cette époque de libération et prospérité : Odessa, Kherson, Dnipopetrovs'k, Pavlosk, Sebastopol, Simferopol, Nikolaiev, Mariupol etc...Plus tard, sous Pierre le Grand, ce sont les terres russes bordant la Mer d'Azov, à l'Est de la Mer Noire, qui vont être développées avec notamment Donetsk qui naît à la fin du XIX siècle autour de l'industrie du charbon et de l'industrialisation.

Les populations russes, durant ces périodes de développement, reviennent sur leurs anciennes terres, peuplant les villes et les ports qu'elles construisent et façonnant les terres à l'entour, tandis que la flotte de la Mer Noire, après Kherson, installe sa base à Sebastopol et son avant poste à Odessa.



Et cette histoire de la Novorossiya n'appartient pas seulement au passé mais aussi au présent comme en témoigne la permanence de la culture russe de ses populations qui, de Odessa à Kharkov la maintiennent vivante dans leur identité vécue quotidiennement.

C'est la culture des traditions adoptée et transmise qui forge une identité nationale et non exclusivement une définition historique, ethnique, religieuse et encore moins politique... Pour savoir si Donetsk est russe ou ukrainienne, il suffit de se promener dans ses rues, d'aller aux manifestations festives qui y sont données, de vivre avec les familles pour comprendre que l'Ukraine n'y est qu'une parenthèse historique étrangère qui ne commença qu'avec l'ère soviétique est fut subie de plus en plus difficilement depuis l'indépendance ukrainienne de 1991. 

Récemment, les 2 républiques populaires de Donetsk et Lugansk ont rappelé par des "lois sur les frontières" que leurs territoires identitaires s'étendaient jusqu'aux limites des anciens oblasts (régions) administratives et non cette ligne de front que beaucoup voudrait considérer comme une ligne de démarcation. 

Et pour les républiques du Donbass qui ont stoppé dans un premier temps l'hégémonie criminelle ukraino-occidentale, la libération des territoires de Donetsk et Lugansk occupés par l'armée ukrainienne, reste dans les coeurs  qu'une seconde étape vers la libération de la Novorossiya et la chute du régime totalitaire de Kiev.


mercredi 11 décembre 2019

Enjeux et menaces des frontières


Lorsqu'en 2014, l'armée ukrainienne sous le masque d'une "Opération Spéciale Antiterroriste" rencontre une forte résistance de la part des populations du Donbass et de leurs groupes d'autodéfense, Kiev va rapidement chercher à reprendre le contrôle des frontières avec la Russie, pour tenter de bloquer l'afflux de volontaires venant défendre le Donbass et mettre en place une asphyxie des régions séparatistes.

Pendant l'été 2014 différents "chaudrons" vont détruire les ambitions de Kiev et renforcer par la perte de très nombreux matériels de ses 2 corps blindés envoyés au Sud-Est du Donbass la capacité de résistance militaire des jeunes républiques de Donetsk et Lugansk.

Depuis 6 ans, le contrôle de leurs frontières par les jeunes républiques leur permet de mettre en échec les tentatives de blocus médiatique, administratif, économique, humanitaire et logistique entreprises par l'Ukraine, et ceci grâce à des échanges réalisés avec une Russie qui soutient leur volonté de choisir librement leur destinée et de résister à l'agression russophobe occidentale dirigée contre elles. 

En dehors du fait et principe que le contrôle de leurs frontières est le symbole de la souveraineté des républiques du Donbass et de leurs choix d'échanges avec la Russie, sa perte reviendrait à leur poser les têtes de leurs population sur le billot des bourreaux ukrainiens.

En effet, les menaces que représenteraient le contrôle ukrainien des frontières du Donbass avec la Russie sont plus que jamais actuelles même dans le cadre d'accords de Minsk que Kiev n'a depuis 5 ans jamais respecté. Ce contrôle des frontières d'un territoire séparatiste qui sur le plan international reste toujours sans statut reconnu et donc ukrainien donnerait au gouvernement de Kiev toujours sous la coupe des nationalistes l'opportunité d'enfermer les populations de Donetsk et Lugansk dans une nasse mortelle et d'y pratiquer une épuration ethnique totale. Et ce scénario n'est pas une vue d'une paranoïa propagandiste mais bien un projet moult fois déclaré par le "parti de la guerre" ukrainien et confirmé récemment encore par une note émanant du Conseil National de Sécurité et de Défense de l'Ukraine, et qui n'est autre qu'un programme d'éradication et de remplacement des populations russes du Donbass !

Car ne nous leurrons pas "contrôler les frontières" du Donbass signifie pour Kiev les fermer pour mettre les populations de Donetsk et Lugansk sous les bottes des bataillons nationalistes, du SBU, et du parti de la guerre qui sévissent déjà dans leurs territoires occupés par l'armée ukrainienne.

Voilà pourquoi au lendemain des beaux discours diplomatiques consensuels de la dernière réunion du "format Normandie", le bon sens et la real politik ont repris le dessus et invité le Président Poutine à formuler cette crainte en forme d'avertissement concernant ce contrôle des frontières du Donbass espéré par Kiev.

Erwan Castel



Source de l'article : RT


Ukraine : Poutine redoute un second Srebrenica 
si Kiev reprend le contrôle de la frontière Est

Au lendemain de la réunion du sommet «format Normandie», le président russe a exprimé ses craintes quant à une aggravation du conflit dans l’est de l’Ukraine si Kiev reprenait le contrôle de la frontière avec la Russie. 

Vladimir Poutine a mis en garde contre une aggravation de la situation dans la zone de conflit dans l'est de l'Ukraine si Kiev reprenait le contrôle de la frontière avec la Russie actuellement administrée par des rebelles est-ukrainiens. 

«La loi d'amnistie n’a toujours pas été adoptée. Nous nous étions mis d'accord en 2015 [lors des accords dits de Minsk II], il y a des décisions qui ont été prises, mais rien ne fonctionne. Et la partie ukrainienne pose toujours comme question : donnez-nous la possibilité de fermer la frontière par nos troupes. Mais j’imagine ce qui va se passer ensuite : ce sera Srebrenica.» Dans cette ville de Bosnie orientale à majorité musulmane, au moins 8 000 hommes bosniaques ont été tués par l'armée de la République serbe de Bosnie (Republika Srpska) en juillet 1995. 

L'avertissement du président russe intervient au lendemain de sa première rencontre avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris où se déroulait le sommet au «format Normandie».  

La fin du conflit entre le gouvernement ukrainien et les forces des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, qui bordent la Russie, était l'un des principaux points à l'ordre du jour. 

Les accords de Minsk II prévoient un cessez-le-feu dans la zone du conflit, le retrait des armes lourdes des troupes ukrainiennes et rebelles, l’élargissement de l’autonomie des régions de Donetsk et de Lougansk, assorti d'une réforme constitutionnelle de l’Ukraine qui permettra de remplir cette dernière condition, de même que l’échange des prisonniers et l’octroi d'une amnistie à tous les participants du conflit.

samedi 13 juillet 2019

Le 1er contact


Le 11 juillet, à l'initiative du président ukrainien Zelensky un entretien téléphonique a eu lieu entre lui et le président russe Poutine pour "aborder les questions liées à la résolution du conflit dans le sud-est de l'Ukraine et du travail commun pour le retour de personnes détenues des deux côtés», a précisé Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Certains parlent de "première pierre" posée à la résolution pacifique du conflit. Perso je ne vois dans ce contact réalisé par un président ukrainien dont la popularité est en chute libre qu'une opération de comnnunication électoraliste menée à la veille des élections législatives ukrainiennes. En effet le bloc de l'ancien président Porochenko, a "repris du poil de la bête" encouragé par les doutes et les déceptions en cascade suscités par les premières semaines d'exercice présidentiel de Zelensky, menace de garder le contrôle de l'assemblée nationale "Verkhona Rada". 

Or Zelensky, qui été élu principalement sur ses promesses de paix dans le Donbass, tente à mon avis de relancer cet argumentaire électoral, en créant, via cet entretien téléphonique un buzz politique destiné à relancer les espoirs de paix et la confiance envers lui.


De son côté le Kremlin, fidèle à sa diplomatie d'ouverture a décidé de jouer le jeu du dialogue et de répondre au président ukrainien par un "pourquoi pas" l'invitant également à de nouvelles négociations autour du format de Minsk ou de tout autre format acceptable.

Dans cet échange Ukraine/Russie et malgré un discours qui se veut médiatiquement fort du fait de sa victoire électorale éclatante (+ de 70%) et du soutien politique des ténors du bloc occidental, Zelensky se présente plutôt comme un mendiant aupès d'un Poutine aguerri en politique qui le laisse venir à la table des discussions, que ce soit pour de réelles négociations constructives ou un nouveau bras de fer. Car la réalité est que Zelensky sent que la vague populiste qui l'a porté au sommet de l'Ukraine diminue dangereusement du fait des déceptions populaires, des réactions de l'opposition et ceci à quelques jours d'élections législatives qui sont vitale pour l'exercice de son pouvoir. De plus, il se doit de tenir compte des résultats des pro-russes ukrainiens qui sont aujourd'hui la troisième force politique du pays avec 15% des voix exprimées aux dernières présidentielles (auxquelles il faudrait rajouter les voix censurées par Kiev des ukrainiens de Russie, et celles qui n'ont pas osé s'exprimer dans Donbass sous la botte de l'armée ukrainienne). Un résultat très important, supérieur à ceux des nationalistes et même de Timochenko, malgré la répression engagée contre les pro-russes en Ukraine, et que Zelensky doit respecter pour tenter de compenser la perte de son électorat initial.

Et à cette vision plutôt pessimiste des objectifs réels de cet entretien entre les 2 présidents russe et ukrainien, il faut rajouter que le volant ukrainien des négociations est sérieusement bloqué par ses parrains et mentors occidentaux que ce soit les USA, l'UE et surtrout l'OTAN qui ne veulent pas et ne voudront jamais lâcher leur proie ukrainienne.



L'ombre de l'Oncle Sam et de l'OTAN sont plus qu'évidentes dans le discours et les doléances de Zelensky, tant dans le rajout du dossier des marins ukrainiens arrêtés lors de l'incident de Kertch que dans la proposition d'élargir le "format Normandie" de Minsk (Ukraine-Russie-Allemagne-France) aux USA et à la Grande Bretagne (lesquels en réalité doivent plutôt s'invitent aux accords de Minsk via Kiev). 

Cette dernière proposition d'inviter Washington et Londres aux négociations de Minsk est tout simplement symptomatique de la volonté, en internationalisant la diplomatie d'un conflit qui est resté pour le moment régional, de faire des accords de Minsk un ring de boxe entre l'OTAN et la Russie, ou plutôt vu le déséquilibre des parties représentées, un nouveau procès anti-russe de l'inquisition occidentale.

Le conflit dans le Donbass ne peut être réglé pacifiquement et de façon équilibré que par l'instauration d'un dialogue trilatéral entre la Russie, l'Ukraine et aussi et surtout les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk avec lesquelles Kiev refuse toujiours de discuter directement. Tout pays tiers qui s'assierait à la table des négociations devariat être neutre tant sur le plan politique que sur le plan militaire pour être légitime dans un rôle de médiateur ou de garant (ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui avec la France et l'Allemagne, et le serait encore moins avec les USA et le Royaume Uni).

Quel intérêt pour Zelensky d'accepter que les USA et la Grande Bretagne s'invitent à une table de négociations alors qu'ils ne veulent pas discuter avec la Russie et encore moins les Républiques de Donetsk et Lugansk ? 

Si la Russie a accepté le principe d'un dialogue et d'étudier les propositions ukrainiennes concernant les formats pôssibles des négociations futures, c'est certainement à la fois pour ne pas être accusée de vouloir saboter des efforts présentés officiellement en faveur d'une paix que beaucoup espèrent, mais aussi et surtout pour inviter publiquement le nouveau président ukrainien à dévoiler son vrai jeu et faire tomber définitivement son masque de "serviteur du peuple" et endosser celui de "laquais des USA".

Je pense pour ma part qu'une négociation en cas de guerre n'est envisageable qu'à l'issue d'une victoire militaire de l'une des 2 parties, ce qui avait d'ailleurs était le cas en 2014 et 2015 lorsque Minsk 1 et 2 ont mis fin aux déroutes successives de l'armée ukrainienne dans les chaudrons frontaliers et d'Iliovaisk, les combats de l'aéroport et le chaudron de Debalsevo. 

Aujourd'hui les compteurs sont remis à zéro...


Erwan Castel 

mercredi 24 avril 2019

Vers une reconnaissance volontaire


On pourrait résumer la décision politique de Moscou par "si je ne viens pas à toi tu peux venir vers moi" 

Bloquée sur le plan international, la Russie qui ne peut intervenir dans le Donbass sans être accusée de provoquer un "casus belli" avec l'Ukraine, empêche cependant cette dernière d'y appliquer une répression, via des aides logistiques, humanitaires et économiques octroyées à sa population russe bombardées depuis 5 ans.  

Et Moscou de renforcer sa protection sur le Donbass au lendemain du changement de pantin à Kiev, en mettant en place une procédure simplifiée et "rapide" d'obtention de passeports russes pour les citoyens des Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, et qui était évoquée depuis le début de cette année.

Une mesure qui renforcera rapidement l'identité russe du Donbass et donc la légitimité pour Moscou d'y avoir un droit de regard, de protéger sa population et même, si les Occidentaux autorisent une nouvelle offensive ukrainienne, d'intervenir militairement pour la defendre.

Contre cette mesure administrative, Kiev ne peut pas grand chose car une fois de plus Moscou ne fait que proposer et c'est le peuple qui dans sa souveraineté dispose. 

Et d'ailleurs comment Kiev pourrait contester sur le plan national cette disposition russe lorsque tant d'ukrainiens ont une double, triple voire quadruple nationalité ? De même sur le plan international car ce n'est pas la première fois qu'un État propose son passeport à sa diaspora (ex Israël).

La réaction de Zelensky sera tout de même très intéressante et révélatrice de sa personnalité et de sa marge d'initiative politique....

Erwan Castel


Source de l'article : NRT 24

(OFFICIEL) RUSSIE DÉLIVRERA SES PASSEPORTS 
AUX CITOYENS DU DONBASS

Les habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk pourront recevoir plus la nationalité russe suivant la procédure simplifiée en vertu d'un décret signé le mercredi 24 avril 2019 par Vladimir Poutine, quelques jours après l'élection du nouveau président ukrainien Vladimir Zelensky.

Le décret précise notamment que les autorités russes ne devront "pas prendre plus de trois mois" pour étudier les demandes déposées.

Cette mesure "humanitaire" vise à "protéger les droits et libertés de la personne et du citoyen et est guidée par les principes généralement acceptés des normes et du droit international", selon le texte du décret.

En quoi consiste exactement cette procédure dite simplifiée? 
  • Les habitants de la RPD et de la RPL n'auront pas à justifier de cinq ans de séjour sur le territoire de la fédération de Russie, permettant aux habitants de recevoir le passeport russe, tout en résidant dans le Donbass,
  • Ils n'auront pas besoin de justifier d’un emploi sur le territoire de la fédération de Russie, ou d’une autre source légale de revenus, ou de justifier de ressources, notamment sur le compte,bancaire,
  • Ils n'auront pas besoin de fournir les preuves d'avoir rennoncé à la nationalité ukrainienne 
  • Ils n'auront pas besoin de passer des tests confirmant leur niveau de maîtrise de la langue russe,
  • Ils auront  la possibilité de lancer cette procédure s'ils sont déjà entrés de manière légale en Russie.
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dimanche 7 octobre 2018

Bon anniversaire Monsieur Poutine !


Aujourd'hui le Président de la Fédération de Russie fête son 66ème anniversaire.

Cet homme qui a sauvé la Russie de l'effondrement soviétique est aujourd’hui au centre de la géostratégique mondiale. Adulé ou haï, trop dur pour les uns, trop attentiste pour les autres, le fait est que la stratégie internationale russe qu'il anime avec le diplomate Lavrov et le militaire Choïgou a permis de mettre en échec et stopper l'hégémonie agressive occidentale en Syrie et, dans une moindre mesure en Ukraine.

La Russie, qui n'était plus que l'ombre d'elle même après les années Eltsine, est revenue en première ligne pour défendre le droit international et une vision multipolaire respectant les identités différentes des Etats qui jouent sur la scène internationale l'avenir de la planète.

Certes, toute médaille a un revers et la paix mondiale, lorsqu'on la joue sur le long terme, impose aussi des concessions et des sacrifices sur le court terme surtout quand on veut respecter des règles internationales, même face à des tricheurs.

Mais l'action positive de Vladimir Vladimirovitch Poutine, même si sa politique est aussi critiquable, est d'ores et déjà immense, tant pour la Russie que pour le monde où il réussi a éviter jusqu'à présent... l'inévitable.

Erwan Castel

samedi 1 septembre 2018

La Russie est avec vous !


Le soir de l'assassinat de Aleksandr Zakharchenko, le Président Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances au Donbass et a rendu hommage au Président de la République Populaire de Donetsk.

"Alexandre Vladimirovitch Zakharchenko, un véritable leader populaire, un homme courageux et déterminé, le Patriote du Donbass."

"Le meurtre sournois d'Alexandre Zakharchenko est un autre témoignage: ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence, de l'intimidation, ne veulent pas chercher une solution Pacifique et politique au conflit, ne veulent pas engager un véritable dialogue avec les habitants du Sud-est. Et ils mettent un pari dangereux sur la déstabilisation de la situation, sur le fait de mettre le peuple du Donbass à genoux. Cela ne fonctionnera pas."

"J'espère que les organisateurs et les auteurs de ce crime encourront une peine méritée"

"Je tiens à exprimer une fois de plus mes condoléances aux proches d'Alexandre Vladimirovitch Zakharchenko, à tous les habitants du Donbass."

"La Russie sera toujours avec vous"

Vladimir Poutine le 31 août 2018.

mardi 17 juillet 2018

Les néo-cons enragent !

Le Sénateur Mac Cain, 81 ans et très malade mais tiujours aussi virulent et guidé par une russophobie psychotique

Je crains que cette rencontre Trump Poutine reste sans suite pour la Paix dans le Monde (et celle de Trump) et qu'elle soit résumée à un  "C'était trop beau pour être vrai !"

Au sortir de la rencontre bilatérale d'Helsinki dont beaucoup de commentateurs s'accordent à dire que Poutine a dominé les débats avec Trump, les néocons étasuniens sont entrés en croisade contre le locataire indiscipliné de la Maison Blanche, allant même jusqu'à parler de "trahison".

Et pourtant, comme prévu derrière les poignées de main diplomatiquement cordiales et leur conférence de presse commune consensuelle, des points de divergence majeurs restent en travers de la rencontre entre les présidents des deux plus importantes puissances nucléaires du Monde..

Ainsi du dossier iranien qui est un sujet majeur de discorde et connecté à tous les autres points de tensions levantins...

Donc, en admettant la sincérité de Trump et surtout son pouvoir réel, ce rapprochement important entre Washington et Moscou pour transformer l'essai d'Helsinki en actes géostratégiques concrets a de sacrés obstacles à franchir comme la dépendance de l'économie étasunienne à son hégémonie militaro-industrielle et ses partenaires sionistes et wahabbites.

Même si elle est loin du changement de cap espéré, la stratégie étasunienne est au moins en roue libre depuis les doutes et les méfiances provoquées par l'électron libre Trump.

La contre attaque des néo cons et de leurs alliés à travers le Monde pour reprendre à 100 % le contrôle de leur machine ne va pas tarder et sur le chemin de retour de Moscou l'ombre de Trump ressemble de plus en plus à la silhouette de JFK...

Erwan Castel

Source de l'article : Radio Canada

Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet d'Helsinki. Photo : Associated Press/JUSSI NUKARI

« Honte » et « trahison » : 
le choix de Trump de croire Poutine fait réagir à Washington

Des critiques extrêmement sévères s'élèvent aux États-Unis après la conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine, lundi, à Helsinki.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE, ASSOCIATED PRESS ET CNN

La première et peut-être la pire est celle du sénateur républicain John McCain, qui considère cette rencontre comme « l'un des pires moments de l'histoire de la présidence américaine ».

Il a ajouté qu’il s'agissait de l'« une des performances les plus honteuses d'un président américain ». « Il est évident que le sommet d'Helsinki était une erreur tragique », a renchéri dans un communiqué le sénateur de 81 ans, retiré depuis plusieurs mois en Arizona.

Le chef de file des républicains au Congrès américain, Paul Ryan, lui a fait écho en appelant Donald Trump à « prendre conscience que la Russie n'est pas [leur] alliée ».

Lors de la conférence de presse à Helsinki aux côtés du maître du Kremlin, Donald Trump s'en est pris à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle qui l'a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

« Il n'y a pas de doute, la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde », a affirmé de son côté Paul Ryan.

Dans un tweet qu'il a publié un peu plus tard, le président Donald Trump a tenté de calmer le jeu à la suite de la volée de critiques de ses partisans comme de l'opposition et du renseignement.
  • Comme j'ai dit aujourd'hui et à plusieurs reprises dans le passé, j'ai une GRANDE confiance en MES services de renseignement. Toutefois, je reconnais aussi que pour bâtir un avenir plus prometteur, nous ne pouvons pas seulement nous concentrer sur le passé. Étant donné que nous sommes les deux plus grandes puissances nucléaires, nous devons nous entendre. - tweet de Donald Trump

L'opposition démocrate a aussi vivement condamné le comportement du président des États-Unis. « Irréfléchi, dangereux et faible », a attaqué son chef au Sénat, Chuck Schumer.

Selon lui, « la Maison-Blanche est maintenant devant une seule et sinistre question : qu'est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des États-Unis? » « Des millions d'Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump », a-t-il ajouté.

La communauté du renseignement est également montée au créneau.

L'actuel directeur du renseignement, Dan Coats, a défendu dans un bref communiqué les évaluations « claires » de ses services en ce sens (l'ingérence russe, NDLR) et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

« Une trahison »

Les anciens chefs du renseignement qui ont servi sous le président Barack Obama ont aussi eu des mots cinglants pour le président.

L'ancien directeur de la CIA, John Brennan, témoigne devant la commission du Renseignement du Sénat américain, le 23 mai 2017.

L'ancien directeur de la CIA John Brennan. Photo : Reuters/Kevin Lamarque

John Brennan, qui a occupé le poste de directeur de la CIA de 2013 à janvier 2017, a qualifié les commentaires du président de « trahison ».

« La performance de la conférence de presse de Donald Trump à Helsinki augmente et dépasse le seuil des "crimes et délits élevés". Ce n'était rien de moins qu'une trahison. Les commentaires de Trump n'étaient pas seulement imbéciles, il est entièrement dans la poche de Poutine. Patriotes républicains, où êtes-vous? », a twitté John Brennan.

James Clapper, qui était directeur du renseignement national sous la présidence d'Obama de 2010 à 2017, a décrit les remarques de Trump comme « vraiment incroyables ».

« Sur la scène mondiale, devant le monde entier, le président des États-Unis a essentiellement capitulé et semble intimidé par Vladimir Poutine, a déclaré Clapper à CNN. C'était incroyable et très, très perturbant. »

James Clapper a décrit Poutine comme un « ennemi juré des États-Unis » qui cherche à saper la démocratie du pays et ses élections. « Il faut qu'il soit sur le chemin du retour à Moscou. »