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lundi 10 octobre 2022

La colère de l'ours !

Après les attaques directes contre les gazoducs stratégiques russes de la Mer Baltique et celle menée contre le pont de Crimée, une réaction russe était prévisible et elle ne s'est pas faite attendre !

Les forces armées de la Fédération de Russie viennent de lancer sur les infrastructures militaro-industrielles et énergétiques dans toute l'Ukraine une campagne violente de bombardements réalisés avec des missiles de croisière et des drones kamikaze. 

Aux premiers résultats des frappes russes réalisées ce matin, et qui continuent, nous assistons à un KO technique de l'Ukraine.

Kiev, ce matin 10 octobre 2022
Arrivée d'un missile sur Dnipropetrovsk
La centrale électrique de Kiev en feu

Une réunion du conseil de sécurité de la Fédération de Russie est imminente et il ne serait pas surprenant qu'elle lance au régime ukro-atlantiste de Kiev un ultimatum radical à l'issue duquel, si les marionnettes de Washington ne capitulent pas, le conflit militaire deviendra radical et sans quartier.

Les attaques des forces aérospatiales russes ont commencé à l'aube et à 10h20 près de 200 frappes avaient déjà été enregistrées:

  • 47 dans la région de Nikolaïev
  • 60 ont été dénombrés à Kyiv
  • 15 à Lvov
  • 27 dans la région de Vinnitsa
  • 20 à Kharkov
  • 15 dans la région d'Odessa
Le nombre de missiles russes tirés en même temps est constant pour toutes les vagues de bombardements, afin d'infliger le maximum de dégâts aux objectifs visés mais aussi, pour y parvenir, saturer les systèmes de défense anti-aérienne ukro-atlantistes.

Déconnexion internet dans la plupart des grandes villes ukrainiennes

Le premier bilan provisoire :

  • Kiev et région : la tension électrique est tombée. Internet et de téléphonie mobile en panne.
  • Vinnitsa et la région : un coup sur l'infrastructure ferroviaire.
  • Ivano-Frankivsk et la région : bombardements sur les infrastructures.
  • Lvov et la région : l'électricité et les communications mobiles ont partiellement disparu.
  • Ternopil et la région : interruptions des lumières.
  • Khmelnitsky et la région : bombardements sur les objets d'infrastructure.
  • Dniepropavlosk et la région : bombardements sur les infrastructures.
  • Jitomir et la région : infrastructure énergétique endommagée.
  • Poltava et la région : plus d'électricité.
  • Kharkov : plus d'électricité.
  • Région de Tcherkassy : pannes d'électricité.

Les cibles visées par les forces russes en Ukraine ont été élargies aux administrations des services de sécurité, aux centres énergétiques, aux carrefours ferroviaires, aux stations électriques, aux ponts sur le Dniepr etc....

Bâtiment industriel détruit à Dnipropetrovsk
Missile russe explosant sur Lvov

Au moment où je termine cet article urgent, une nouvelle vague de missiles et drones russes frappe la  servilité atlantiste de l'Ukraine et même si il y a peu de chance que ses laquais bandéristes reviennent à la raison, j'espère que leurs parrains occidentaux vont enfin comprendre que la Russie défendra par n'importe quels moyens la sécurité de ses peuples.

Malgré ma satisfaction de voir la Russie engager les mesures plus radicales à la hauteur des menaces et des attaques subies depuis 2014, je ne peux m'empêcher de penser aux  victimes civiles, quel que soit le côté du front où elles habitent qui sont victimes de cette folie initiée par l'hégémonie occidentale aux frontières de la Russie. 

3ème vague de frappes russes sur l'Ukraine- 10 octobre 2022

L'Ukraine est en train de revenir au Moyen Age ! 
Comme ironisait un ami de Moscou : "La prochaine cargaison de l'OTAN pour la junte de Kiev: des bougies" 

La Russie quant à elle, est passé enfin à la vitesse supérieure !!

A suivre...

Erwan Castel
Près de la frontière polonaise, centre ville de Lvov

Dernière minute

En début d'après midi les frappes russes ont cessé, confirmant qu'elles étaient une riposte contrôlée aux attaques ukro-atlantistes contre les infrastructures russes:

Voici le bilan en milieu d'après midi : 

Le matin du 10 octobre, les forces armées russes ont lancé des frappes massives de missiles à travers l'Ukraine. Outre les quartiers généraux et les points de contrôle de l’armée, de la SBU et de la Garde nationale, les infrastructures énergétiques ukrainiennes ont fait l'objet de frappes systématiques. 

Ni les centrales nucléaires ni les centrales hydroélectriques n'ont été touchées, et ce n'est pas nécessaire dans le cas présent.


Voici les frappes confirmées à cette heure:
  • Kiev: Centrale thermique-3, Centrale thermique-5, Sous-station 110 Vokzalna, Centrale thermique Darnitsa 
  • Rovno: poste de Rovno 330 kV - le coup porté à l'installation a provoqué la surcharge des postes de 110 kV et la perte d'électricité dans la ville
  • Khmelnytskyi: sous-station 330/110 kV de Khmelnytskyi - comme il n'y a pas d'électricité dans toute la ville, seule la sous-station 330 kV a pu être touchée, ce qui a provoqué des pannes dans les sous-stations de traction Rakovo, Stara, Termoplast, Ozernaya, Dubovo et Grechany.
  • Ternopil: poste de Ternopil 330/110/35 kV - pas de lumière dans toute la ville, les postes 110 kV de Zagreblya, Ternopil support, Galitskaya, Promyshlennaya, Plotycha, ZhBI en sont alimentés.
  • Sumy: poste Konotop de 330kV - le choc a provoqué des coupures de courant dans toute la région. 
  • Kharkov: la ville entière est privée de lumière, d'eau, de communications et le métro est en panne. Cela peut vouloir dire panne simultanée des sous-stations Zalyutino, Kharkivska, Losevo, ainsi que de la centrale de Kharkov CHP-5, de la centrale de Zmievskaya, de la centrale de Chuguevskaya CHP-2. Mais en raison du manque de communication dans la région, il n'est pas encore possible de confirmer la mise hors service de toutes les installations.
  • Krivoy Rog: centrale thermique de Krivoy Rog, l'une des plus grands d'Ukraine.
  • Zhytomyr: sous-station de Zhytomyr 330/110 kV 
  • Lvov: Centrale thermique de Lvov-1
  • Ivano-Frankivsk: centrale thermique Burshtynskaya 
  • Vinnitsa: des retards de trains ont été enregistrés, ce qui peut être la preuve d'une défaillance des sous-stations de traction individuelles. Mais il n'y a pas de données à ce sujet dans les sources ouvertes.
La panne de certaines structures clés du réseau électrique ukrainien a entraîné une surcharge de l'ensemble du système énergétique ukrainien: les centrales nucléaires ne pouvaient pas faire face à la charge.

Le visage du président Poutine lors du compte rendu de l'attaque contre le Pont de Crimée

Le Président Poutine a déclaré a déclaré ce matin : 

"Nous n'avons pas de doute sur les auteurs (de l'attaque du pont de Crimée) et nous ne pouvons pas laisser sans réponse des crimes de ce type. Aujourd'hui, ce matin, après avoir pris conseil avec le Ministère de la Défense, il y a eu des frappes sur les cibles énergétiques à destination militaire en Ukraine. Dans le cas où il y aurait d'autres attaques visant la Russie, nos réponses seront dures et conséquentes et personne ne peut en douter."

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Pour suivre les événements en temps réel je vous invite à rejoindre mon canal Telegram (en français) ou je partage au fil des heures l'évolution de la situation :

lundi 15 août 2022

Les perspectives multiples du conflit russo-ukrainien

A l'occasion de différentes discussions, je m'aperçois qu'il est vital de rappeler les origines et le contexte du conflit russo-ukrainien, afin d'évacuer les poncifs et les mantras propagandistes d'un narratif occidental mais aussi d'une propagande occidentale pro-russe fantasmée qui n'est souvent qu'un plagiat de la propagande occidentale pro-ukrainienne, tout aussi fantasmée et ridicule.

Plusieurs géopoliticiens et analystes stratégiques légitimes ont donné depuis l'expansionnisme hégémonique de l'OTAN des points de vue convergents et chargés d'avertissements communs et dont la tragédie qui depuis 2014 incendie frappe à nouveau cette région pontique confirme leur justesse.

Cette analyse réalisée par Jean de Gliniasty, un diplomate français qui fut ambassadeur de France en Russie, me parait une des plus complètes et honnêtes que j'ai eu l'occasion d'entendre. Elle remet l'actuel conflit dans ses perspectives historiques, géopolitiques et idéologiques actuelles. Je ne suis pas forcément d'accord avec certaines de ses opinions personnelles (certaines même me hérissent le poil) mais cependant elles restent intéressantes et révèlent la complexité de la réalité que trop de courtisans ou procureurs politico-médiatiques (souvent auto-proclamés) veulent simplifier jusqu'à cette caricature manichéiste que je hais par dessus tout.

Bonne écoute !

Erwan Castel

lundi 25 juillet 2022

Vers une Fédération d'Europe

(Cette carte bien sûr n'est pas exhaustive)

Le conflit russo-ukrainien est la déclinaison paroxysmique de cette confrontation entre une pensée unique systémique, hégémonique au service d'une société anthropocentrique de l'Avoir et une vision multipolaire fondée sur le respect d'une diversité de communautés de l'Être, humaines et naturelles refusant d'être dissoutes dans un progressisme marchand artificiel et esclavagiste.

Selon moi, le problème majeur des résistances qui, sous le carcan occidental, s'organisent contre cette marchandisation mondialiste de la Terre, c'est que beaucoup d'entre elles ne sont que réactionnaires, ne proposant par fainéantise intellectuelle ou fanatisme idéologique qu'un simple retour en arrière sur le même chemin menant inexorablement à la situation actuelle. Ainsi par exemple des nationalistes ou des communautaristes qui, confondant les conséquences avec les causes des multiples crises actuelles, se recroquevillent dans leurs fantasmes étatiques, religieux ethniques ou politiques, sans comprendre qu'ils sont les terreaux de la pensée unique et du totalitarisme qui asservissent les peuples depuis des siècles dans une cinétique dont le Nouvel Ordre Mondial n'est que la phase terminale.

Certes, la Russie n'est pas parfaite, mais aujourd'hui c'est peut-être le seul pays qui non seulement propose une émancipation des peuples asservis par le totalitarisme militaro-industriel et intellectuel occidental mais qui dispose aussi d'une puissance militaire et économique, politique et culturelle pour la réaliser. 

Mais pour réussir on se dot d'entrer dans ce combat comme en chevalerie, et renoncer à ces certitudes, ses acquis et ses privilèges, ses ambitions et ses fantasmes car la vision multipolaire comme la chevalerie originelle est un concept consubstantiellement ouvert et égalitaire, contrairement à la caste aristocratique qui en est son hérésie, Entrer dans une résistance contre le Mondialisme en voulant y maintenir une hiérarchie communautariste, qu'elle soit religieuse, ethnique ou culturelle revient à sombrer dans une nouvelle société de castes qui consolide les pouvoirs élitistes quels qu'ils soient.

Car, entre le cosmopolitisme "wokiste" et le nationaliste sectaire il existe une autre vision du monde qui est conforme à l'Ordre de la Nature et son équilibre vital, c'est cette idée d'empire qui sémantiquement, est paradoxalement le meilleur anti système capable de combattre l'impérialisme de la marchandise. Mais pour aborder cette vision multipolaire, il est nécessaire pour un européen perverti par 2000 années de pensée unique protéiforme (religieuse, économique, politique, idéologique, culturelle...) de se dépouiller de des certitudes et vanités qui étouffent  ce bon sens commun qui seul permet de cheminer vers la Paix. 

Et lorsque des "pro-russes" occidentaux affirment dans un transfert fantasmé des névroses occidentales que Vladimir Poutine est le défenseur d'une civilisation chrétienne et blanche, j'hésite entre colère et pitié et je les invite à mieux découvrir la diversité de cet empire dont la diversité identitaire humaine n'a d'égale que l'unité de conscience d'une destinée commune.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, le président russe Vladimir Poutine a rendu hommage le 3 mars 2022 aux soldats et officiers russes engagés dans les opérations militaires en Ukraine. 

"Je suis Russe, et comme on dit, il n’y a que des Russes dans ma famille. Mais quand je vois l’héroïsme montré par ce jeune homme, Nurmagomed Gadjimagomedov (*), originaire du Daghestan, appartenant à l’ethnie des Laks, ou d’autres de nos soldats, j’ai envie de dire : je suis un Laks, je suis un Daghestanais, je suis un Tchétchène, un Ingouche, un Russe, un Tatar, un Juif, un Mordve, un Ossète... Il est tout simplement impossible d’énumérer les plus de trois cents groupes nationaux et ethniques de la Russie – je pense que vous me comprenez – mais je suis fier de faire partie de ce monde, du Peuple puissant, fort et multinational de la Russie."

*: Nurmagomed Engelsovitch Gadjimagomedov est un lieutenant de l'ethnie Lak (peuple caucasien du Daghestan de religion mulsumane) qui, bien que grièvement blessé, a poursuivi le combat jusqu'à se faire exploser ainsi que les paramilitaires ukrainiens qui l'encerclaient avec une grenade. Il a été décoré du titre de Héros de la Russie à titre posthume, malheureusement. 

Vers une convergence des luttes 

Aujourd'hui, il est faux de penser que défendre les Etats-Nations occidentaux à travers leurs mythifications nationalistes et communautaristes permettrait de résister à la dictature mondialiste, car historiquement leur structuralisme qui a toujours servi une élite affairiste (quelle soit aristocratique, bourgeoise, industrielle ou bancaire) n'a fait qu'organiser la domestication des peuples dans la progression d'un capitalisme aujourd'hui parvenu à sa phase terminale qui est le Marché mondial. Et la raison de cette perversion et trahison des Etats-nations vient du fait qu'ils ne sont pas naturels et que l'Occident qu'ils ont construit jusqu'à cette "Union Européenne" hérétique comme le rappelait Yann Fouéré, "n'est que le fruit d’impérialismes rivaux, de conquêtes, d’agressions et de violences, tant militaires qu’économiques et sociales".

Il est vital pour se libérer de l'asservissement (souvent volontaire) des populations européennes de redéfinir un paradigme européen respectant les identités naturelles de ce continent dans une subsidiarité ascendante et populaire, cat des taux de participation électoraux qui restent forts dans les scrutins municipaux, aux dynamismes protestataires qui prennent naissance dans les provinces, on voit bien que l'être humain encore libre, tandis qu'il délaisse de plus en plus les chimères politico-médiatiques étatiques,  reste indéfectiblement et naturellement attaché à son terroir naturel.

Et ici, j'entends déjà les paresseux intellectuels, les jacobins, les ignorants et les courtisans à breloques hurler en confondant l'Europe des peuples que je défends avec l'Europe des régions agités par les mondialistes de Bruxelles.

Pourtant la vérité est là, éclatante dans la dimension ukrainienne de sa tragédie millénaire : un Etat-nation qui ne correspond pas à une réalité géographie humaine ne peut survivre qu'en soumettant ses peuples à un centralisme identitaire mythifié et totalitaire jusqu'à ce qu'il se soumette à son tour à une idéologie identique aux frontières artificielles plus étendues. 

Et je suis convaincu, tout en ayant conscience que c'est le chemin le plus ardu car il demande une révolution dans les mentalités bien plus importante que dans les institutions, que restaurer en Europe l' "idée d'Empire" est la seule voie permettant aux peuples d'échapper à leurs aliénations politiques, économiques, militaires, culturelles, cultuelles etc et de reconquérir leurs souverainetés identitaires dans un sens commun réunissant et protégeant leur diversité dans une communauté de destin supranationale. Et je ne parle pas ici des empires carolingien ou napoléonien par exemple qui n'ont d '"empire" que le nom car soumettant les peuples conquis à une pensée unique centralisée.

L'Ukraine est une invention soviétique qui, au fil de ses reconquêtes a débordé irrationnellement de son sanctuaire russe originel pour former un Etat artificiel et identitairement incohérent (Galicie polonaise, Transcarpathie hongroise, Gagouazie roumaine, Crimée et Donbass russes etc) et qui devait être soumis pour ne pas éclater. En 1991, les études préparant l'indépendance ukrainienne post-soviétique avaient conclu que seul un système fédéral permettrait d'en garantir la stabilité. Cette recommandation qui obéissait pourtant à un bon sens géopolitique n'a jamais été suivie, comme ne sera pas suivi le même bon sens géopolitique du président Poutine lorsqu'il proposait en décembre et janvier dernier un traité de sécurité collective européen ! On connait la suite : décadence étatique logique dans une soumission à une oligarchie mafieuse qui, dans un capitalisme inévitablement progressiste, a trahi les intérêts et libertés populaires des peuples ukrainiens pour des intérêts particuliers et un libéralisme de façade, et jusqu'à les mettre tous en esclavage dans le système mondialiste agressif les entrainant dans une inévitable guerre contre la Russie. Tel est le destin d'un Etat-nation artificiel et mythifié: la dictature ou l'anarchie et la soumission pour ses peuples ou pour lui même jusqu'à son suicide historique.

La grande Russie, malgré ses dérives totalitaires historiques a su conserver à travers ses différentes déclinaisons politiques cette "idée d'Empire" qui seule permet à son immense espace, non seulement de survivre à sa diversité humaine mais même de s'en enrichir. L'identité de la Fédération de Russie, n'en déplaise aux cosmopolites mondialistes ou aux mythos nationalistes n'est pas communautariste, bien au contraire, sa constitution, ses institutions, ses forces régaliennes mènent une lutte sans merci contre tous les fondamentalismes idéologiques et  pour mieux protéger la diversité, les libertés et les traditions de ses communautés. 


Le réveil des peuples

Le pouvoir actuel en Occident n'est pas à prendre, il est à détruire, car ses systèmes politiques aux  fausses alternances gauche droite ne sont que des décors de théâtre détournant les foules dans des diversions idéologiques que pour mieux masquer une machinerie étatique nationale et automatique au service d'une ploutocratie devenue aujourd'hui mondialiste. Le Donbass, après la Crimée a montré la voie radicale de l'émancipation des peuples. Et aujourd'hui ce combat régional est à l'avant garde de la rébellion contre le le Nouvel Ordre et de la construction d'un nouveau monde grâce à cette conscience volontaire d'une "Union des peuples" de Russie. 

Lorsqu'on regarde ces pitoyables Etats-nations occidentaux, on observe qu'après avoir ils ont déménagé leurs souverainetés artificielles vers des institutions mondialistes (tout en continuant à engraisser leurs castes financières nationales bien sûr) ils continuent à se chamailler dans des querelles étatiques qui maintenant 'Europe divisée et ses peuples en servitude socio-économique.

A mon avis tant qu'elles continueront à lorgner les trônes du pouvoir comme des objectifs à conquérir il n'y a  rien à espérer des élites politiques occidentales, y compris des prétendues oppositions radicales. En revanche, le marronage des peuples européens peut se concevoir dans la restauration des localismes politiques, économiques, culturels qui sont la charpente des identités naturelles, mais à la seule condition vitale qu'ils s'inscrivent dans l'horizon d'une Fédération d'Europe supra communautaires et qui permettra à la fois de détruire les étatismes bourgeois nationaux et les institutions mondialistes qui ne sont que le prolongement de leur dictature. 

L'Europe des peuples dans une union de ses diversités pourra alors renaitre au milieu des ruines de l'Occident des princes et des banquiers. Mais cela prendra du temps, tout comme cette guerre contre l'OTAN commencée en Ukraine va prendre du temps. 

Sauf si les peuples d'Europe se réveillent avant d'être à nouveau la chair à canon de l'élite financière qui aujourd'hui veut détruire à la fois leurs identités et traditions comme toujours mais aussi leurs valeurs civilisationnelles à partir desquelles peuvent se concevoir et se défendre les libertés individuelle et collectives.

Et pour conclure par un trait d'humour - quoique très sérieux - voici la réaction du président de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, devant les photos de l’amiral de l'US Navy transgenre Rachel Levine et le sous-secrétaire adjoint à l’énergie nucléaire des USA Sam Brinton, invités s'il vous plait à l'ambassade du gouvernorat marconiste pour le 14 juillet. !. 

"Les voilà, soldats de l'OTAN ! Nous en avons assez de nous battre contre eux. Donnez-nous un ennemi normal, pour qu'il soit courageux, pour que nous puissions dire à nos petits-enfants à quel point il était terrible et dangereux. Mais ça, qu'est-ce que c'est ? Qui est-ce ? ? Comment en parler à nos petits-enfants..."

Et le Lieutenant général tchétchène, musulman jusqu'au bout de sa barbe de rajouter : 

"Vladimir Poutine et son équipe maintiennent une politique étrangère et intérieure stricte pour empêcher la dégradation de la société et protéger les valeurs humaines naturelles, saines et claires", pour lesquelles ils devraient être reconnaissants.

"Nous voulons que les enfants aient un père et une mère, afin que leur psychisme ne soit pas traumatisé depuis l'enfance, mais qu'il soit sain, fort, équilibré. Et il le sera".

Selon Kadyrov, la Russie "a franchi le Rubicon et résistera jusqu'au bout à la bassesse et au satanisme".


Les peuples d'Europe devraient prendre exemple sur la Russie, dont la force du pouvoir est au service de ses peuples dans le respect de leurs identités naturelles réunies dans une communauté de destin et un sens commun naturel, et sur le Donbass qui a su concrétiser dans une rébellion populaire cette union des peuples de la Grande Russie venue défendre aux confins de l'empire cette identité particulière de la Novorossiya. Tout le reste, nationalismes, cosmopolitisme, communautarismes ethniques, religieux, wokisme et autres fondamentalismes idéologiques ne sont que billevesées destinées à maintenir les peuples dans des diversions fantasmées de leur servitude.

Erwan Castel



lundi 4 juillet 2022

Vers la multipolarité des identités et libertés

Pour Livre Noir, le géopolitologue Alexandre Del Valle nous livre une analyse dépassionnée apolitique et sans ambages de la tectonique ukrainienne mise en perspective internationale et temporelle claire et concise.

Vu le niveau, la densité et la durée de cette réflexion je préfère ne pas la polluer avec mes  commentaires superflus.

Bonne écoute !



vendredi 1 juillet 2022

Jusqu'où ira l'OTAN ?


En cette fin du mois de juin, à l'occasion du sommet de l'OTAN qui s'est déroulé à Madrid, les faucons de guerre étasuniens ont mené deux provocations majeures à l'encontre de la Fédération de Russie, franchissant de nouvelles lignes rouges sécuritaires et de nouvelles étapes majeures vers une nouvelle guerre totale en Europe :
  • Le blocus abusif par la Lituanie du transit ferroviaire de la Russie vers son exclave de Kaliningrad des produits soumis au sanctions économiques occidentales.
  • L'invitation de l'OTAN adressé à la Finlande et la Suède suivie de leur intégration  immédiate dans l'alliance militaire qui double ainsi ses frontières avec la Russie

Ce week-end, sur la télévision d'Etat russe réagissant à l'annonce du blocus ferroviaire de l'exclave de Kaliningrad, le lieutenant-général Andrey Gurulyov, (ainsi que le président bélarusse Loukachenko), l'a qualifié de "déclaration de guerre" et de rajouter que si la Russie devait d'attaquer la Lituanie et l'Estonie. "Londres serait frappé par une première frappe nucléaire".

Alors que les forces ukrainiennes, ces auxiliaires consommables de l'OTAN continuent de fondre sous les frappes des forces russes et alliées dans le Donbass, les occidentaux persistent dans leur fuite en avant russophobe belliciste et qui déjà se révèle suicidaire dans le domaine économique où en réalité le résultat produit est à l'inverse du fantasme des faucons de Washington et des vrais cons de Paris, Londres, Berlin ans Co qui pensaient étouffer l'économie russe en quelques semaines.

Même le ministre Borrell des affaires étrangères de l'Union Européenne a été surpris et contrarié par cette interprétation illégale, abusive et belliciste de la Lituanie concernant les sanctions économiques visant les exportations russes. Mais Vilnius persiste et signe dans son blocus (qui est une violation du traité bilatéral de 1993 sur l'approvisionnement russe de Kaliningrad) prouvant qu'avant de défendre des intérêts nationaux et européens, il obéit aux ordres des faucons de guerre de l'OTAN. Meme si Moscou peut toujours alimenter son territoire de Kaliningrad par voie maritime, ce blocus ferroviaire reste une provocation occidentale majeure.

Mais le plus grave reste sans conteste l'adhésion dans l'OTAN, avec la Suède, de la Finlande qui possède 1300 km de frontières avec la Fédération de Russie, sans compter l'accès à l'océan arctique par lequel la Russie et la Chine mènent un grand projet de routes commerciales rendu possible par le réchauffement climatique. En plus de ses 1300 kilomètres frontaliers l'OTAN via la Finlande se rapproche à 100 kilomètres seulement de Saint Pétersbourg au Sud et de la base navale stratégique russe de Zapadnaïa Litsa (Mourmansk) au Nord, qui avait déjà été approchée par l'adhésion de la Norvège 


Un sommet de l'OTAN s'est déroulé à Madrid du 28 au 30 juin évidemment centré autour du conflit russo-ukrainien dans lequel l'alliance militaire est factuellement co-belligérante, mais aussi autour de cette région baltique où la Finlande et la Suède ont été poussées à entrer dans l'OTAN, ce qui constitue le franchissement inadmissible d'une nouvelle ligne rouge pour la sécurité de la Fédération de Russie (la Finlande à 1300 km de frontière avec la Russie et n'est qu'à 100 km de Saint Pétersbourg).

Cette nouvelle expansion de l'OTAN est brutale, précipitant la Finlande et la Suède dans la servitude atlantiste et sous les ordres du Pentagone  en quelques jours seulement car il ne fallait pas donner à la Russie l'occasion de réagir militairement sans déclencher l'article 5 de la défense collective de l'Alliance. 

Immédiatement, le Président Poutine a réagi dans une position pour le moins surprenante par rapport à ses discours argumentés de janvier et février où il expliquait clairement que Moscou ne tolérerait plus aucun élargissement de l'OTAN à ses frontières:

Réaction du président russe à l'adhésion de
la Finlande et de la Suède dans l'OTAN.

J'avoue avoir été moi-même choqué par ce qui apparait immédiatement comme une nouvelle reculade russe face à l'hégémonie étasunienne en Europe, mais il est important de prendre du recul et surtout d'être pragmatique dans un inventaire de priorités et d'urgences géopolitiques.

Car la brutalité de cette intégration des pays scandinaves dans l'OTAN est surtout, comme le blocus lituanien évoqué plus haut une provocation grossière cherchant à venir au secours de l'Ukraine agonisante, en agitant des chiffons rouges sur d'autres fronts potentiels. Mais un ours n'est pas un taureau qui fonce où et quand son adversaire le décide.

Le président Poutine sait mieux que personne qu'il n'y a pas 2 alliances militaires occidentales, une agressive qui veut faire de l'Ukraine un bélier offensif contre la Russie et une autre protectrice qui veut juste étendre un parapluie défensif au dessus des pays scandinaves. Il n'y a qu'une seule OTAN dont le T est celui du Terrorisme mondialiste, totalitaire, hégémonique, menteur et criminel, et qu'il est important de ne jamais lui laisser imposer la précipitation d'un affrontement, même inévitable, entre Russie et Occident.

Le temps que l'OTAN, comme à son habitude installe ses bases offensives en Finlande, le cadavre de l'Ukraine sera empaillé sur les murailles de la Russie, et le complexe militaro-industriel atlantiste affaibli par sa collaboration inutile au bandérisme kiévien. Alors Moscou pourra s'occuper du problème scandinave et en amuse-gueule des moustiques baltes.

Ce que je retiens de cette nouvelle extension de l'OTAN qui est un "casus belli" à retardement, c'est qu'une fois encore l'impérialisme occidental qu'a dénoncé le président Poutine sacrifie des peuples libres sur l'autel des intérêts de la ploutocratie mondialiste et amorale. 
  • Ainsi du peuple kurde dont les résistants réfugiés dans es pays scandinaves ont été livrés à l'ottoman Erdogan pour qu'il lève son veto à l'adhésion. Pourtant il y a seulement quelques mois encore les Macron, BHL and Co rendaient hommage au courage et à la résistance des combattantes peshmergas qui en Syrie luttent contre le terrorisme islamique. Leur liberté est bafouée par ceux qui prétendent la défendre.
  • Ainsi du peuple finlandais qui a élu une coalition politique sur un programme qui garantissait en autres le maintien de la neutralité de leur pays sur le grand échiquier international. La décision de se soumettre à l'OTAN, au lieu de s'appuyer sur un sondage qui n'a aucune valeur démocratique devait recevoir l'assentiment référendaire du peuple et non s'imposer à lui par un coup de force totalitaire.
Les populations européennes devraient commencer à ouvrir les yeux et prendre des armes car elles sont elles aussi dans le troupeau mené aux abattoirs de la marchandise.


Biden a annoncé le déploiement de 100 000 soldats étasuniens (et probablement canadiens) en Europe qui constitueront avec 160 000 autres soldats occidentaux la nouvelle force de réaction rapide atlantiste dirigée vers la Russie, ce qui porterait les effectifs de l'OTAN potentiellement offensifs à 300 000 hommes (puisqu'il y a déjà 40 000 hommes en état d'alerte).

A part cela l'Europe n'est pas militairement occupée et aux ordres de Washington !

La cobelligérance de l'OTAN dans le conflit en Ukraine 

En plus du soutien politique et financier total des occidentaux à une domestication de l'Ukraine aux intérêts de la ploutocratie mondialiste, l'implication de l'OTAN dans le conflit ukrainien russophobe date de 2014, lorsque des membres des services étasuniens ont participé à envenimer les manifestations du Maïdan jusqu'à ce quelle digérèrent en coup d'Etat. Ce fait a été rapporté par des mercenaires géorgiens et suédois ayant joué le rôle de tireurs en février 2014 aux ordres de Iasenouk qui deviendra ensuite 1er ministre.

Puis une partie émergée de l'intervention de l'OTAN en Ukraine a été officialisée : conseillers militaires, normalisation occidentale de l'armée ukrainienne, multiplication des exercices interalliés en Ukraine et Mer Noire, aménagement et création aux normes de l'OTAN de bases terrestres et navales, de dépôts logistiques, de centres de commandement ukrainiens...

  • Depuis 2015, au dessus du front militaire du Donbass, en plus des satellites de surveillance (Sentinel 1 Sentinel 2 Maxtar...)  des ressources aériennes de renseignement de l'OTAN ont commencé à faire des apparitions de plus en plus régulières (drones stratégiques, avions de reconnaissance et guerre électronique...) jusqu'à assurer à partir du printemps 2021 une permanence H24 dans le ciel ukrainien ou international.
  • A partir de 2017 les aides militaires occidentales à l'Ukraine deviennent létales, évoluant en 2019 du pansement compressif à l'obusier automoteur de 155mm en passant par les missiles antichars Javelin, des bases opérationnelles sous commandement occidental et avec elles, des bataillons d'instructeurs militaires de l'OTAN, dont l'appartenance quasi systématique aux forces spéciales laisse à penser que leurs missions ne se limitent pas aux centres de formations militaires.
  • En 2021, alors que des rumeurs circulaient depuis un moment, la présence de "conseillers militaires" de l'OTAN sur le front du Donbass est confirmée (secteur Marioupol et Gorlovka) ainsi que celle de groupes de spécialistes appartenant à des Sociétés Militaires Privées étasuniennes, polonaises... et qui complètent les effectifs mercenaires occidentaux de plus en plus nombreux au sein des bataillons spéciaux ukrainiens.
  • En janvier 2022, alors que le président Poutine, dans des discussions avec son homologue étasunien, tente une dernière fois de négocier une sécurité collective garantissant la Paix en Europe, l'OTAN intensifie ses livraisons d'armes et munitions offensives à l'Ukraine et Kiev radicalise son discours russophobe ey ses menaces militaires contre les républiques du Donbass.
  • Aujourd'hui, après avoir dans un premier temps évacué ses conseillers militaires nationaux du territoire ukrainien, l'OTAN y revient en force avec la livraison d'armes lourdes aux forces ukrainiennes, le déploiement de contingent de mercenaires et de sociétés militaires officiellement "privées" mais financées, équipées et encadrées par des membres de forces spéciales mis en disponibilité contractuelle


En conclusion

L'adhésion de la Finlande et de la Suède doit certainement exciter les kamikazes ukrainiens qui sont persuadés d'être les prochains sur la liste,  ce qui ne changerait rien puisqu'aujourd'hui à défaut d'avoir pu intégrer l'OTAN, c'est l'OTAN qui a intégré factuellement l'Ukraine.

La conséquence majeure pour le conflit en Ukraine, et les ukropithèques ne semblent pas avoir compris cela, c'est que l'adhésion dans l'OTAN, et avec effet immédiat, de la Finlande et de la Suède rend impossible pour Moscou tout traité de paix avec Kiev, car aussitôt, ce qui restera de l'Ukraine entrera officiellement dans l'alliance et la guerre mondiale totale sera définitivement inévitable.

En intégrant la Finlande et la Suède dans l'OTAN, les occidentaux n'ont pas seulement mis en danger les populations scandinaves qui n'avaient aucun problème avec leur voisin russe mais ils ont tout simplement condamné à mort l'Ukraine quand elle pouvait encore s'en sortir avec une capitulation honorable.

Et cela confirme bien le projet de destruction de l'Europe mené par les mondialistes et les nationalises occidentaux 

Erwan Castel

 

vendredi 17 juin 2022

"Ite missa est !"

L'arrogance méprisante, l'impunité souveraine, l'amoralité criminelle et le sentiment de domination absolue génèrent parfois chez les bourgeois asservissant le Monde cette seule qualité de l'esclavagiste sûr que sa tyrannie est légitime : la franchise.

Ainsi de Constantin, Carolus Magnus, Louis XIV, Ford, Attali, Obama, Soros, Sarkozy et tant d'autres princes des églises, des armées ou des banques qui enferment les corps et les coeurs dans l'esclavage du verbe, de l'acier et de l'or.. George Friedman qui est le directeur de "Stratfor", cette société de renseignement et d’analyse qui est surnommée la "CIA de l'ombre" et dont voici un des discours est l'un des thuriféraires de cette ploutocratie hégémonique et évolutive qui sème le chaos à travers le Monde depuis des siècles :

En seulement 11 minutes tout est dit, soit le temps moyen d'une prêche inquisitoriale, qu'elle soit sermon, prône, khutba, ou conclusion d'un cours d'histoire républicaine ou analyse géopolitique de BFM TV et comme eux il dévoile les dessous de la bien pensance unique, ici en l'occurrence celle de l'hégémonie capitaliste cherchant à soumettre à son marché mondial la Fédération de Russie qui résiste à l'esclavagisme de sa marchandise. C'est la deuxième fois que je le publie sur ce blog mais il a pris, depuis cette année une dimension prophétique encore plus forte.

S'il vous plaît prenez ces 11 minutes de votre temps pour écouter l'argumentaire édifiant et sans ambages de ce Friedman qui vomit ici l'abjection amorale de ce monde moderne soumis au pouvoir paroxysmique de l'argent et de l'Etat.

A propos des USA, de la Russie, de l'Ukraine 
et de l'EuropGeorge Friedman au "Council on 
Foreign Relations de Chicago" le 4 février 2015

Chaque mot prononcé par ce Torquemada de la bien pensance  devrait faire secouer leurs chaînes par les esclaves de la marchandise... Or je ne vois à l'horizon aucun nuage de poussière soulevé par les rébellions des peuples européens à la reconquête de leurs libertés communes.

Je vois juste des troupeaux d'individualistes soumis répétant derrière leurs maîtres "Slava Ukraïna !".

Pathétique !

Une fois ce discours écouté, j'avoue qu'il n'y a plus rien à dire...

A part peut-être hurler aux peuples d'Europe :  "réveillez vous !!!" et agissez par la révolution, comme la Russie agit par la guerre, ou sinon restez esclaves.

.Erwan Castel

samedi 26 mars 2022

Jour J + 30, la consolidation de l'avantage russe

Dans ce conflit entre l'Ukraine et la Russie l'Europe est entrée dans un nouveau chapitre de son histoire et que j'estime être des plus dangereux, par l'addition de la puissance destructrices des arsenaux militaires modernes, laquelle a déjà atteint son paroxysme avec l'arme nucléaire utilisée par les USA sur le Japon en 1945, avec l'irrationalité idéologique des responsables occidentaux de le pouvoir mondial et les objectifs élitistes sont devenus totalement amoraux et suicidaires pour les peuples qui se soumettent à leur ploutocratie hégémonique. 

En première partie de cet article il m'a paru important de remettre dans la perspective de l'OTAN ce conflit qui n'existerai pas sans son exponentielle stratégie agressive arrivée depuis 20 ans aux portes de la Fédération de Russie.

"Quand la souris joue avec la queue du chat"

Aujourd'hui, la quasi majorité du monde occidental semble découvrir depuis le 24 février seulement une guerre qui pourtant ravage depuis 8 ans ce qui était encore hier l'Ukraine, pays  qui se désagrège depuis le coup d'Etat du Maïdan pour être devenu le chien fou de la stratégie agressive de l'OTAN contre la Russie. 

Je pourrai vous renvoyer ici aux synthèses géostratégiques récentes réalisées par le président Poutine depuis la mi-décembre 2021 et que j'ai relayé sur ce blog, mais sans nul doute rejetées par le commun de "l'opinion internationale" autoproclamée, au vu de l'actuelle diabolisation de la Russie et dont l'hystérie aussi haineuse que stupide démontre que l'obscurantisme dogmatique est loin, très loin, d'avoir disparu des cervelles occidentales embrumées par 2000 années de pensée unique protéiforme et conditionnées par le consumérisme de cette nouvelle bien pensance où les banquiers et les journalistes ont remplacé les princes et les clercs, mais toujours pour soumettre les peuples à leurs intérêts et leurs pouvoirs, et jusqu'à piétiner dans leurs prosélytismes criminels leurs propres valeurs  religieuses, économiques, politiques ou idéologiques.

Donc je partagerai ici les opinions de haut responsables occidentaux qui depuis 30 ans préviennent que l'entrée dans l'OTAN de ce pivot stratégique européen qu'est l'Ukraine serait considéré comme un "Casus Belli" par la Russie voisine et que cette dernière empêcherait préventivement, y compris par la force que s'installe une menace militaire déclarée et dont les missiles seraient à moins de 5 minutes de Moscou.


Les penseurs stratégiques qui ont 
mis en garde contre l’expansion de l’OTAN

Compilation réalisée par Marc Vandepitte
Arrêt sur info — 21 mars 2022

L’un des aspects les plus fascinants de la guerre en Ukraine est le grand nombre de penseurs stratégiques de haut niveau qui ont averti depuis des années que cette guerre était imminente si nous continuions sur cette voie. Nous énumérons les plus importants de ces avertissements.

George Kennan, architecte de la guerre froide en 1998 :

  • « Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide. Je pense que les Russes vont progressivement réagir de manière assez négative et que cela affectera leurs politiques. Je pense que c’est une erreur tragique. Il n’y avait aucune raison pour cela. Personne ne menaçait qui que ce soit. Bien sûr, il y aura une mauvaise réaction de la part de la Russie, et ensuite [les partisans de l’élargissement de l’OTAN] diront que nous vous avons toujours dit que les Russes étaient comme ça – mais c’est tout simplement faux ».

Henry Kissinger, ancien secrétaire d’État américain en 2014 :

  • « Si l’Ukraine doit survivre et prospérer, elle ne doit pas être l’avant-poste d’un camp contre l’autre – elle doit fonctionner comme un pont entre eux. L’Occident doit comprendre que, pour la Russie, l’Ukraine ne pourra jamais être un simple pays étranger. Même des dissidents aussi célèbres qu’Alexandre Soljenitsyne et Joseph Brodsky ont insisté sur le fait que l’Ukraine faisait partie intégrante de l’histoire russe et, en fait, de la Russie. L’Ukraine ne devrait pas rejoindre l’OTAN. »

John Mearsheimer, l’un des plus grands experts en géopolitique aux États-Unis, en 2015 :

  • « La Russie est une grande puissance et elle n’a absolument aucun intérêt à laisser les États-Unis et leurs alliés s’emparer d’un grand bien immobilier d’une grande importance stratégique sur sa frontière occidentale et l’incorporer à l’Occident. Cela ne devrait guère surprendre les États-Unis d’Amérique, car vous savez tous que nous avons une doctrine Monroe. La doctrine Monroe stipule que l’hémisphère occidental est notre arrière-cour et que personne d’une région éloignée n’est autorisé à déplacer des forces militaires dans l’hémisphère occidental. Tout revient à l’OTAN. Vous vous rappelez que nous étions fous de rage à l’idée que les soviétiques mettent des forces militaires à Cuba. C’est inacceptable. Personne ne met de forces militaires dans l’hémisphère occidental. C’est la raison d’être de la doctrine Monroe. »

  • « Le nouveau maccarthysme à l’Ouest Pouvez-vous imaginer que dans 20 ans, une Chine puissante formera une alliance militaire avec le Canada et le Mexique et déplacera des forces militaires chinoises sur le sol canadien et mexicain et que nous resterons là à dire que ce n’est pas un problème ? Personne ne devrait donc être surpris que les Russes aient été apoplectiques à l’idée que les États-Unis placent l’Ukraine du côté occidental du grand livre. … Mais nous n’avons pas cessé nos efforts pour que l’Ukraine fasse partie de l’Occident. L’Occident conduit l’Ukraine sur le chemin des primeurs et le résultat final est que l’Ukraine va être détruite […] Ce que nous faisons encourage en fait ce résultat. Si vous pensez que ces gens à Washington et la plupart des Américains ont du mal à traiter avec les Russes, vous n’imaginez pas à quel point nous allons avoir du mal avec les Chinois. »

Jack F. Matlock, le dernier ambassadeur américain en Union soviétique, en 1997 :

  • « Si l’OTAN doit être le principal instrument d’unification du continent, la seule façon d’y parvenir est logiquement de s’étendre à tous les pays européens. Mais cela n’est pas le rôle du gouvernement et, même si c’est le cas, c’est la façon dont il peut faire face à la situation sans que de nouveaux dirigeants ne s’en mêlent. »
  • « L’expansion de l’OTAN a été la plus profonde bévue stratégique commise depuis la fin de la guerre froide. Loin d’améliorer la sécurité des États-Unis, de leurs alliés et des nations qui souhaitent entrer dans l’Alliance, elle pourrait bien encourager une chaîne d’événements susceptibles de produire la menace sécuritaire la plus grave pour cette nation [la Russie] depuis l’effondrement de l’Union soviétique ».

Et aussi dans "Politique et esprit : la bataille pour les esprits des Balkans" :

  • « Si l’OTAN doit être le principal instrument d’unification du continent, la seule façon d’y parvenir est logiquement de l’élargir à tous les pays européens. Mais cela ne semble pas être l’objectif de l’administration, et même si c’est le cas, le moyen d’y parvenir n’est pas d’admettre de nouveaux membres au coup par coup. »

William Perry, secrétaire à la défense sous Bill Clinton en 1996 :

  • « Je craignais que l’élargissement de l’OTAN en ce moment ne nous fasse régresser. Je pensais qu’une régression ici pourrait gâcher les relations positives que nous avions si laborieusement et patiemment développées dans la période opportuniste de l’après-guerre froide. Je pensais que nous avions besoin de plus de temps pour amener la Russie, l’autre grande puissance nucléaire, dans le cercle de sécurité occidental. La priorité absolue était pour moi évidente.»

Noam Chomsky, l’un des intellectuels vivants les plus importants en 2015 :

  • « L’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait tout à fait inacceptable pour n’importe quel dirigeant russe. Cela remonte à 1990, lorsque l’Union soviétique s’est effondrée. La question de savoir ce qui allait se passer avec l’OTAN se posait. Gorbatchev a accepté que l’Allemagne soit unifiée et rejoigne l’OTAN. Il s’agissait d’une concession très remarquable, assortie d’une contrepartie : l’OTAN ne s’étendrait pas d’un pouce vers l’est. Ce qui s’est passé. L’OTAN a instantanément incorporé l’Allemagne de l’Est. Puis Clinton a étendu l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie. Le nouveau gouvernement ukrainien a voté en faveur de l’adhésion à l’OTAN. Le président Porochenko ne protégeait pas l’Ukraine, mais la menaçait d’une guerre majeure.»

Jeffrey Sachs, haut conseiller du gouvernement américain et de l’ONU, trois jours avant l’invasion :

  • « Les États-Unis ne seraient pas très heureux si le Mexique rejoignait une alliance militaire dirigée par la Chine, pas plus qu’ils n’étaient satisfaits lorsque le Cuba de Fidel Castro s’est aligné sur l’URSS il y a 60 ans. Ni les États-Unis ni la Russie ne veulent avoir l’armée de l’autre à leur porte. En 2008, le président George W. Bush a été particulièrement imprudent en ouvrant la porte à l’adhésion de l’Ukraine (et de la Géorgie) à l’OTAN. La Russie craint depuis longtemps les invasions de l’Ouest, que ce soit celles de Napoléon, d’Hitler ou, plus récemment, de l’OTAN. L’Ukraine devrait aspirer à ressembler aux membres de l’UE non membres de l’OTAN : l’Autriche, Chypre, la Finlande, l’Irlande, Malte et la Suède. »

Le directeur de la CIA, Bill Burns, en 2008 :

  • « L’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN est la plus brillante de toutes les lignes rouges pour [la Russie] » et « je n’ai encore trouvé personne qui considère l’Ukraine dans l’OTAN comme autre chose qu’un défi direct aux intérêts russes ». (Il était alors ambassadeur à Moscou en 2008 lorsqu’il a rédigé ce mémo). Il est aujourd’hui directeur de la CIA. Mémo 2008 « Nyet Means Nyet : Russia’s NATO Enlargement Redlines ».

Le journaliste russo-américain Vladimir Pozner, en 2018, a déclaré que

  • « L’expansion de l’OTAN en Ukraine est inacceptable pour le Russe, qu’il doit y avoir un compromis où « l’Ukraine, garantie, ne deviendra pas membre de l’OTAN. »

Malcolm Fraser, 22e Premier ministre australien, a averti en 2014 que

  • « le mouvement vers l’est [de l’OTAN] est provocateur, imprudent et un signal très clair à la Russie » . Il ajoute que cela conduit à un « problème difficile et extraordinairement dangereux ».

Paul Keating, ancien Premier ministre australien, en 1997 :

  • « l’élargissement de l’OTAN est « une erreur qui pourrait se classer au final avec les erreurs de calcul stratégiques qui ont empêché l’Allemagne de prendre toute sa place dans le système international [au début du 20e] ».

L’ancien secrétaire américain à la défense Bob Gates dans ses mémoires de 2015 :

  • « Aller si vite [pour étendre l’OTAN] était une erreur. […] Essayer de faire entrer la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN était vraiment excessif [et] une provocation particulièrement monumentale. »

Pat Buchanan, dans son livre de 1999 A Republic, Not an Empire :

  • « En déplaçant l’OTAN sur le perron de la Russie, nous avons programmé une confrontation du XXIe siècle ».

En 1997, un groupe de personnes comprenant Robert McNamara, Bill Bradley et Gary Hart a écrit une lettre à Bill Clinton pour l’avertir que

  • « l’effort mené par les États-Unis pour étendre l’OTAN est une erreur politique de proportions historiques » et qu’il « favoriserait l’instabilité » en Europe. Aujourd’hui, c’est une position marginale et traîtresse.

Dmitriy Trenin s’est inquiété du fait que 

  • "l’Ukraine est à long terme le facteur potentiellement le plus déstabilisant dans les relations américano-russes, étant donné le niveau d’émotion et de névralgie déclenché par sa quête d’adhésion à l’OTAN."

Sir Roderic Lyne, ancien ambassadeur britannique en Russie, en 2021

  • « [pousser] l’Ukraine dans l’OTAN […] est stupide à tous les niveaux ». Il ajoute que « si vous voulez déclencher une guerre avec la Russie, c’est le meilleur moyen de le faire ».

L’année dernière encore, le célèbre économiste Jeffrey Sachs, dans une colonne du FT :

  • « Je mets en garde contre l’élargissement de l’OTAN, qui est tout à fait malavisé et risqué. Les vrais amis de l’Ukraine, et de la paix mondiale, devraient appeler à un compromis des États-Unis et de l’OTAN avec la Russie ».

Fiona Hill : 

  • « Nous avons averti [George Bush] que M. Poutine considérerait les mesures visant à rapprocher l’Ukraine et la Géorgie de l’OTAN comme une provocation susceptible de provoquer une action militaire préventive de la Russie. Mais en fin de compte, nos avertissements n’ont pas été pris en compte. »

Aleksandr Dugin, en 1997, avait prédit tout ce que Poutine a fait, dans son livre « Foundation of Geopolitics ».

Enfin je me permets de rajouter à cette remarquable compilation de déclarations de responsables occidentaux avertissant que l'expansion de l'OTAN vers la Russie est belliciste, un certain Joe Biden, alors sénateur étasunien qui déclarait en 1997:

  • "La seule chose qui peut provoquer une  réponse hostile et énergique de la Russie c'est l'expansion de l'OTAN.."

Enfin n'oublions pas Obama, par qui est arrivé la crise
ukrainienne avec le Maïdan, et à qui est cyniquement
attribué un "prix Nobel de la Paix" comme à Kissinger
dont l'ombre plane au dessus des charniers du 
Vietnam ou ceux des dictatures latino-américaines

Donc l'émotion, l'indignation, la surprise des occidentaux ne sont que des émotions feintes pour mobiliser leurs foules abêties, car non seulement les responsables du Nouvel Ordre Mondial connaissaient le risque militaire à cette expansion de l'OTAN vers la Russie mais ils ont persisté, malgré les avertissements du Kremlin en Géorgie, en Crimée etc... 
Ce ne sont que des criminels pratiquant l'inversion accusatoire pour mieux légitimer leurs guerres, leurs coups d'Etat ou terrorismes organisés et organiser le chaos en Europe et dans le Monde !

Quelques jours avant le début des opérations militaires russes en Ukraine, entre autres provocations, le président ukrainien Zelensky a déclaré publiquement :

  • que l'Ukraine ne respectera jamais les accords de paix de Minsk,
  • que l'Ukraine poursuivra le processus d'intégration dans l'OTAN,
  • que l'Ukraine se dotera prochainement d'un arsenal nucléaire,

En conséquence de quoi depuis le 24 février les forces russes ont engagé par la force  : 

  • l'annulation de l'offensive ukrainienne contre le Donbass
  • la démilitarisation de l'Ukraine en détruisant ses dépôts, ses bases, ses unités
  • la destruction des unités et groupes armées d'obédience nazie.
Dans le Donbass un T64 ukrainien détruit au milieu des habitations civiles auprès
desquelles il avait cherché à se protéger des frappes russes et républicaines

Résultats : 

Les forces russes ont pénétré dans la profondeur du territoire ukrainien, cassé la ligne de front du Donbass, détruit environ 70 % des dépôts et bases militaires ukrainiennes...

Carte officielle de l'Etat Major russe au 25 mars concernant les opérations en cours

Sur cette carte qui recadre les délires des propagandistes de tout bord, on peut observer les régions pénétrées par les forces russes et, dans le Donbass à l'Est, par les forces républicaines. Il faut cependant noter que ces zones correspondent à des territoires stratégiquement contrôlés mais pour certains secteurs, pas encore totalement pacifiés. 

Le fait est qu'au bout d'un mois de conflit russo-ukrainien:
  • 14 000 soldats et paramilitaires ukrainiens tués et plus de 6 000 blessés. 
  • 1587 chars et véhicules blindés détruits sur les 2 416 initiaux,
  • 112 avions militaires détruits sur 152,
  • 75 hélicoptères détruits sur 149, 
  • 35 drones d'attaque Bayraktar TB2 détruits sur 36,
  • etc..
On peut affirmer au vu de ces résultats et progressions sur le terrain réalisées par les forces russes que la première phase de leurs opérations militaires est atteinte et d'ailleurs l'Etat Major russe a dévoilé une partie de sa stratégie en Ukraine comme par exemple concernant les villes :
  • La stratégie offensive russe n'est pas de mener des assauts sur les villes ukrainiennes (à l'exception du Donbass) puisque les objectifs ne sont pas d'envahir le pays mais 
- d'annihiler son potentiel militaire offensif qui est au service de l'OTAN, 
- détruire les unités nationalistes qui animent la résurgence du nazisme,  
- imposer pour l'Ukraine une réelle indépendance politique et neutralité militaire, 
- obtenir une reconnaissance officielle de la Crimée et du Donbass.

  • Pour le Donbass, les objectifs sont légèrement différents puisqu'il s'agit ici avec les forces républicaines de Donbass et Lugansk de libérer leurs territoires reconnus par Moscou. Au 25 mars 52% de la RPD et 91% de la RPL ont déjà été libérés et, maintenant que le potentiel de réaction stratégique ukrainien est paralysé, la priorité des opérations dynamiques russes se déroule aujourd'hui dans ces républiques, où est toujours déployé le principal corps de bataille ukrainien.
Au total, plus de 300 villages et localités ont été libérées dans le Donbass par
les forces républicaines des Républiques de Donetsk et Lugansk, appuyées
par les forces russes, comme ici le village de Stepnoe au Sud de Donetsk.
  • Enfin un troisième objectif induit à ce nouveau conflit de haute intensité frappant le coeur de l'Europe est, qu'à son issue, la Russie obtiendra vraisemblablement les garanties juridiques internationales concernant le retrait de l'OTAN de ses frontières qu'elle demande légitimement depuis 30 ans et que le Président Poutine a clairement présenté et argumenté en décembre et janvier dernier.
Sur le terrain on peut observer non pas un "enlisement des forces russes" comme le pérorent les occidentaux mais bien une prudence dans les actions menées, laquelle par exemple donne une priorité à l'emploi posé des missiles de précision après les assauts aériens et terrestres audacieux mais couteux en hommes et matériels observés pendant les 2 premières semaines. Cette évolution tactique visant à sécuriser le personnel militaire, les civils des zones attaqués est justement rendue possible aujourd'hui par la destruction du potentiel de réaction stratégique ukrainienne (même si ici et là on observe des contre attaques locales) qui ne dispose plus de forces aériennes et dépôts stratégiques suffisants pour tenter une contre offensive générale. Et ce ne sont pas les aides militaires occidentales même maximales qui pourront compenser les pertes subies d'autant plus que les voies d'approvisionnement venant de la lointaine Pologne sont de plus en plus soumises aux frappes aériennes russes.

Destruction par missile du centre de commandement 
des forces aériennes ukrainiennes à Vinnitsa le 25 mars

Je ne doute pas que la Russie gagne militairement ce conflit, car elle dispose de la motivation pour en supporter la durée nécessaire et les moyens pour venir à bout des forces ukrainiennes même si ces dernières sont gavées d'aides militaires de l'OTAN et de mercenaires à canon, et même si les pays occidentaux poursuivent leur guerre économique contre la Fédération (dont les dommages collatéraux subis par eux deviendront insupportables). 

Mais il ne faut jamais crier victoire trop tôt car l'évolution en durée et en dureté de ce conflit, et surtout son extension potentielle à d'autres pays peut faire évoluer cette crise internationale dans une autre dimension, tout comme le conflit du Donbass a fini au bout de 8 ans par exploser en Ukraine. Cela dépendra de l'implication de l'OTAN dans le conflit qui, de soutiens politiques en soutiens militaires de plus en plus radicaux, menace d'étendre à son tour ce conflit dans le jeu infernales des alliances.

Aujourd'hui dans leurs progressions et leurs victoires, les forces russes et
républicaines capturent de nombreuses armes et munitions de l'OTAN,
lesquelles sont aussitôt réemployées contre les forces ukrainiennes, comme
par exemple ici un missile antichar étasunien "Javelin" sur lez front de Donetsk.

Comme on peut donc l'observer, tant dans la genèse de ce conflit ukrainien qui a commencé les objectifs du Maïdan que dans sa résolution avec leur abandon définitif, tout dépend de l'OTAN, dont je pense que seule sa dissolution sera une réelle garantie pour protéger la Paix mondiale. Mais malheureusement nous n'en sommes pas encore là !

Erwan Castel