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mercredi 30 août 2017

Flash ! Journaliste russe enlevée à Kiev !

La "liberté d'expression" occidentale à la sauce kiévienne


La nouvelle inquiétante est arrivée cet après midi : Anna Kourbatova une journaliste de la chaîne russe Pervy Kanal a été enlevée à Kiev par deux inconnus qui l'ont embarquée de force dans une voiture au pied de son immeuble. Cette agression a été réalisée le lendemain de l'expulsion des deux journalistes espagnols de l'Ukraine.

Depuis le Maïdan, les journalistes en mission à Kiev qui ne s'alignent pas sur la doxa euromaïdan sont inquiétés, expulsés, molestés, quand ils ne sont pas emprisonnés, torturés ou exécutés. Vous trouverez au lien suivant "Journalistes" une série d'articles sur les répressions subies par les journalistes russes ou pro-russes dans une Ukraine qui pourtant prétend défendre les "droits de l'Homme" donc la liberté d'expression qui constitue un de leurs piliers fondamentaux...

Qui a enlevé Anna Kourbatova ? Le SBU (services secrets ukrainiens) ou des radicaux nationalistes ukrainiens mécontents des reportages fait par cette journaliste russe à l'occasion de la fête de l'indépendance (24 août) où elle décrivait la tristesse de nombreux ukrainiens conscients de l'effondrement de leur pays dans le chaos économique et la guerre dans le Donbass.


Anna Kourbatova est fichée sur le site Mirotvorets dirigé par le député Gerashchenko qui a voulu compiler une base de données collabo où sont fichés tous les journalistes, les blogueurs, les dissidents, les volontaires soutenant de près ou de loin la résistance ant-maïdan du Donbass. Récemment le site Mirovorets a été augmenté du logiciel "Separator" qui permet à partir d'un smartphone de scanner les personnes vous entourant et de les comparer à la base de données des petites fiches psychopathes. Les administrateurs du site invitent les collabos ukrainiens a organisé ainsi des chasses à l'Homme contre celles et ceux qui sont accusés de ne pas soutenir la propagande du régime, et Anna Kourbatova qui a été accusé de « propagande anti-ukrainienne, de manipulation des données sensibles et de présentation des événements de façon tendancieuse » .est peut-être une victime de cette incitation à la haine organisée par un représentant du pouvoir ukrainien.

Côté ukrainien, la représentante officielle du Service de sécurité de l'Ukraine (SBU) Elena Gitlyanskaya a dénoncé les accusations impliquant son service dans cet enlévement de "non sens" et d'"allégations mensongères".

Quant à Anton Gerashchenko le fondateur de Mirotvorets qui est député du parlement et conseiller auprès du ministre des Affaires intérieures de l'Ukraine il prétend n'avoir pas entendu parler de l'enlèvement de  Kurbatova. « Peut-être le SBU la détient légalement. Peut-être qu'elle s'est assise sur son téléphone" a-t-il commenté ironiquement..

Il est impossible que cet Anton Gerashenko ne mente pas car il s'est spécialisé dans la surveillance et plutôt la traque quotidienne des journalistes russes en Ukraine dont Anna Kurbatova est une des cibles les plus importantes. Qu'il ait commandité directement cet enlèvement ou que son site calomniateur et dénonciateur ait incité d'autres psychopathes à le commettre, il reste responsable de ce crime qui j'espère ne se finira pas tragiquement pour la courageuse journaliste russe.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

ATTENTION ! N'allez pas ouvrir les dernières vidéos sur la page Facebook par exemple de Anna Kourbatova , ce sont des virus lancés par les services ukrainiens pour capturer vos données !


Sources :





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Pour m'aider dans mon travail d'information

Ce blog est le premier des 3 blogs que j'ai ouvert autour du soutien aux Républiques Populaires du Donbass, un travail d'information passionnant mais long et bénévole qui réclame votre soutien financier pour être réalisé et me permettre de vivre dans ce Donbass où je suis arrivé en janvier 2015 pour concrétiser mon engagement auprès de la population civile victime d'une guerre à caractère génocidaire lancée contre elle par les succubes occidentaux du Maïdan depuis avril 2014.
La moindre petite somme est ici la bienvenue, sachant qu'avec 10 euros une personne peut vivre décemment entre 4 et 5 jours (pour exemple la location d'une maison individuelle coûte 50 euros par mois)


Opération "10 euros pour un Printemps"

Au delà des 10 000 roubles qui correspondent à mes frais mensuels moyens (alimentation, déplacements, hébergement, et travail) je reverse l'argent reçu auprès des civils du quartier bombardé d'Oktyabrsky dans lequel je vis (voir le lien ici : "Un Printemps pour Octobre")

Ces aides déjà réalisées en coordination avec les autorités civiles du district d'Oktyabrsky seront désormais portées réalisées en partenariat avec le Centre de représentation et portées au crédit de son action humanitaire au profit des populations bombardées du Donbass.

Des comptes rendus financiers et d'actions seront réalisés régulièrement sur ce blog ainsi que celui dédié à Oktyabrsky (lien ci dessus)

Merci beaucoup de votre soutien moral et financier qui permet de consolider l'espérance et l'amitié entre les peuples.

mardi 16 août 2016

Les Torquemada ukrainiens

Et vive la liberté d'expression en Ukraine !


La publiciste, journaliste et écrivaine Miroslava Berdnik a été arrêtée ce matin par le SBU ukrainien.

Connue pour ses positions anti-fascistes, cette femme avait dénoncé les crimes des néo-nazis ukrainiens et s'était opposée à la guerre dans le Donbass. Censurée jusque sur son site internet, où elle a dévoilé les connexions historiques entre nazisme et nationalisme ukrainien, elle était devenu ces derniers temps la proie des nationalistes qui l'obligeaient à se cacher en permanence.

Elle s'était également pronocée pour le maintien du statut officiel de la langue russe en Ukraine (langue maternelle et usitée par plus de 50% de la population) et pour le retour de la Crimée vers la Russie après 60 ans d'éphémère aventure ukrainienne...

Son dernier livre "Pions dans le jeu de quelqu'un d'autre" il y a un mois, a été immédiatement censuré par le pouvoir, et jugé comme «Une attaque contre l'intégrité territoriale». Elle a été arrêtée ce matin suite à des dénonciations...

Elle n'est pas la seule femme a être jetée dans les geôles du SBU ukrainien pour délit d'opinion... en effet Kiev a incarcéré plus de 50 femmes pour des raisons poilitques dont 2 sont mortes derrière les barreaux...


Lorsque qu'on regarde les condamnations subies par ces femmes il y a de quoi se poser des questions sur la santé mentale des juges ukrainiens qui ont fait condamner et incarcérer 2 mamies de 75 ans accusées d'avoir créer des groupes terroristes et qui sont mortes en détention cette année.

75% des personnes arrêtées sont accusées soit de terrorisme soit d'avoir créé un groupe armé illégal, mais seulement 17% d'entre elles détenaient des armes illégales. Nous avons donc bien à faire à des condamnations d'opinion sous couvert d'une lutte contre un terrorisme... même lorsqu'il est désarmé  !

L'Ukraine dans les jeux horrifiques des totalitarismes continue donc à gravir les marches du podium !

Erwan Castel,volontaire en Novorossiya

Source de l'article : 

- Site News Front, le lien : ICI 

mercredi 20 juillet 2016

Flash ! Journaliste russe tué à Kiev !

Un nouveau journaliste russe assassiné en Ukraine


Le journaliste russe, Pavel Cheremet a été tué ce matin dans le centre-ville de Kiev, dans l'explosion de la voiture qu'il conduisait. Selon les premiers renseignements cet attentat visait certainement son employeur, Alyona Pritula, fondatrice et rédactrice en chef du journal Ukrainskaya Pravda qui est la propriétaire du véhicule.

Paix à son âme...

"Ce journaliste de 44 ans vivait à Kiev depuis les cinq dernières années. Il travaillait avec le journal Ukrainskaya Pravda depuis 2012 et diffusait un programme sur la radio Vesti depuis septembre 2015." Né à Minsk le 28 Novembre 1971, Pavel Cheremet avait travaillé sur ORT, et plus tard - le premier programme d'analyse hebdomadaire «Время» ("Time"), il était devenu un journaliste connu pour le sérieux de son travail d'investigation notamment en tant que rédacteur en chef de la rubrique politique et société dans le magazine "Ogonyok".

L'attentat a eu lieu à 7h45 après que la voiture ait roulé quelques dizaines de mètres. La voiture a été complètement détruite par une charge militaire importante munie d'un dispositif de déclenchement à retardement ou à distance.


Cette mort confirme que l'Ukraine reste un des pays les plus dangereux pour les soldats de l'information observant les agissements du pouvoir de Kiev...


Sans compter ceux qui ont été blessés, battus, torturés, expulsés ou emprisonnés par la junte de Kiev, Pavel Cheremet est au moins le 11ème journaliste russe ou pro-russe a être tué en Ukraine depuis le Maïdan

Sont ainsi tombés sur le front de l'information ukrainien :

- VYACHESLAV VEREMIY, lynché par des manifestants le 18 février 2014 à Kiev.
- ANDREA RONCHELLI et 
- ANDREY MIRONOV  tués le 25 mai 2014. 
- IGOR KORNELIOUK et 
- ANTON VOLOCHINE, tués le 10 juin 2014 visés par un tir de mortier, 
- ANATOLI KLIAN, tué le 30 juin 2014
- ANDREÏ STENINE, tué le 5 août 2014
- OLEG BOUZINA, assassiné le 16 avril 2015 à Kiev 
- SERGEI SUKHOBOK, assassiné le 16 avril 2015 à Kiev
- OLGA MOROZ assassinée le 16 avril 2015 à Netichyn
- PAVEL CHEMERET, assassiné le 20 juillet 2016 à Kiev


Et bien sûr aucune réaction d'indignation dans les officines politiques ou médiatiques occidentales...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source de l'article : Sputnik news 

Ruslan Kotsaba libéré !

Témoignage d'une dictature au coeur de l'Europe


Le journaliste Ruslan Kotsaba vient d'être libéré après plus de 17 mois d'incarcération dans les geôles ukrainiennes.

Kotsaba est un journaliste ukrainien qui avait été arrêté le 7 février 2015 pour avoir fait une vidéo adressé au Président Porochenko et lui demandant de cesser la guerre contre le Donbass et la conscription militaire. Il a été accusé de "haute trahison" par le régime de Kiev !

Le travail de son avocat, la médiatisation de sa condamnation politique mais aussi les pressions d'organismes tel que Amnesty International ont fini par triompher de l'humiliation orchestrée par Kiev, et Ruslan Kotsaba a été enfin libéré ce 15 juillet 2016.

Ce soldat de la Vérité, reconnu "Prisonnier d'opinion" il revient sur cette expérience douloureuse de 526 jours jeté dans les oubliettes de l'opprobre et de l'humiliation. Cet homme a su traverser son épreuve avec courage et son analyse du régime totalitaire qui l'a jeté en prison est resté intacte et sans haine...



« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

L'histoire de Ruslan Kotsaba


Articles sur Roulan Kotsaba

Arret sur Info, le lien : ICI

mardi 21 juin 2016

Journalistes sous le feu


Une fois de plus des journalistes venus faire un reportage sur la ligne de front ont été pris à partie par des tirs ukrainiens qui les avaient repérés. Aucune victime n'est à déplorer .


Cette violation flagrante de la convention de Genève n'est pas la première, et l'Ukraine est même devenue un des pays les plus dangereux pour la profession, entre les tués les torturés les emprisonnés et les expulsés, les journalistes russes ou pro-russes sont devenus la cible des "ukrops" et de leurs collabos jusque dans les rues des capitales européennes où par exemple des équipes de Russia Today ont été ciblés et attaqués récemment dans Paris.

Sur le front du Donbass, les journalistes, même accrédités et identifiés, sont la cible des soudards de Kiev, particulièrement lorsque qu'ils viennent constater les dégâts subis par la population civile, victime de l'artillerie ukrainienne comme à Zaitsevo par exemple ou des reporters de DONi News et News Front ont été pris sous le feu d'armes automatiques.

Autant les reporters de guerre acceptent en choisissant ce métier les dangers d'une zone de guerre, autant le fait qu'ils soient délibérément pris pour cible constitue un acte inadmissible contraire à toutes les lois existantes protégeant ces soldats de la Vérité.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source, le lien ici : DONi Press

Journalistes de DONi et News Front 
sous les tirs à l'arme légère 
de l'armée ukrainienne à Zaïtsevo


   Observation : Bien qu'ayant initialement partagé en prenant la précaution respectueuse de citer la source (DONi press) l'auteure (Christelle Néant) je me suis obligé à retirer ce texte que j'estime intéressant car attaqué pour "infraction aux droits d'auteurs " par des imbéciles qui sacrifient la cause commune sur l'autel de leurs intérêts personnels et de leurs egos surdimensionnés. 

L'intention de ces calomniateurs possédés par le monopole de l'information sur le Donbass est de faire disparaître mon travail que je réalise depuis 3 ans (bien avant eux soit dit en passant) et qui comptabilise aujourd'hui plus de 1500 articles. 

Il est pathétique de voir des français carriéristes et égocentriques venus soit disant rejoindre la rébellion du Donbass pour "in fine" reproduire en microcosme via des calomnies censures et abus de pouvoir divers, une dictature de la pensée unique qu'ils prétendent officiellement combattre...

J'ai vraiment pitié de ces Tartuffe qui jouent les Torquemada que pour mieux cacher leur imposture ! Mais n'étant pas manichéen d'une part et farouchement opposé à toute forme de censure d'autre part, je continuerai à signaler leurs articles que j'estime pertinents ou intéressants et servant la cause et le peuple du Donbass pour lesquels personnellement je suis venu à Donetsk.

Erwan Castel

dimanche 1 mai 2016

Un cri au milieu du silence criminel


Un homme est mort la semaine dernière, suite aux mauvais traitements et aux tortures subis dans les geôles ukrainiennes d'Odessa. Sa mort est passée sous silence par la merdiacratie occidentale pourtant si prompte à s'émouvoir du sort de Nadia Savtchenko néo nazie reconnue coupable dans le meure de 2 journalistes russes dans le Donbass.

Que dire de plus que ce que révèlent les faits, le dits et les non dits dans cette Europe à la dérive ?

Cet prisonnier politique s'appelait Igor Astakhov, 

Son crime ? : avoir dénoncé le retour du fascisme en Ukraine !

Sa mort vient de prouver qu'il avait raison. ...

Paix à son âme !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source, le lien ici : Médiapart

Kiev, mort en détention du prisonnier politique antifasciste Igor Astakhov

30 AVR. 2016 

Nous avons traité il y a seulement quelques jours d'un sujet qui ne semble pas être une grande préoccupation pour nos propres médias, celui du nombre et des conditions de centaines de prisonniers politiques qui se sont retrouvés dans les prisons du régime putschiste de Kiev depuis la prise du pouvoir en février 2014. L'un d'eux est mort la semaine dernière.

PAR FABRIZIO POGGI (Contropiano.org)

28/04/2016

L'un des prisonniers politiques les plus connus est mort en prison la semaine dernière. De l'affaire en parle un article de Enrico Vigna, que nous reproduisons en partie. 

*** *** ***

Igor Astakhov, prisonnier politique et militant anti-fasciste d'Odessa, est mort en prison, tué par l'absence de soins et par la torture, par les autorités ukrainiennes 

par ENRICO VIGNA - 28 AVRIL 2016


En fin de soirée du 23 avril, 2016 est mort à la prison d'Odessa le prisonnier politique Igor Astakhov, tué par l'illégalité et la privation de soins, en plus de la torture et les violences subies en détention. Le cœur malade de l'homme s'est  arrêté. C'était le jour de son anniversaire. 

Le régime de Kiev a annoncé qu'il "est décédé d'une insuffisance cardiaque." 

Igor Astakhov était né il y a 48 ans, avait été arrêté le 20 janvier 2015, accusé pour les événements du 2 mai à Odessa; Il avait été accusé présumé coupable d'implication dans le meurtre d'un dirigeant néonazi des bataillons ATO bien connu, Yanu Shishman, et de ses deux gardes du corps. Selon les informations disponibles et les documents vidéos et photographiques, Shishman était l'un des leaders de l'assaut néo-nazi à la Maison des syndicats, où le 2 mai 48 personnes furent assassinées et plus de 200 furent mutilés et blessés ; il fut l'un de ceux qui lancèrent les cocktails Molotov sur la la Maison des syndicats à Odessa le 2 mai, et qui avaient personnellement brûlé des personnes qui s'y étaient réfugiées. 

Astakhov avait été inculpé sur la base du Code pénal ukrainien, l'article 115 Partie 2: mise à mort de plusieurs personnes; article 263 Partie 1: possession illégale d'armes et 294: Partie 2, participation à des troubles de masse le 2 mai. Il avait été depuis le début un membre actif des milices d'autodéfense populaires contre les nazis à Odessa et contre le coup d'Etat d'Euromaïdan. Un vrai patriote ukrainien anti-fasciste, comme il se définissait lui-même. 

Son avocat dans ces seize mois a dénoncé et documenté la torture horrible et les violences auxquelles il a été soumis, non seulement au début de la détention, mais aussi il y a quelques mois.

"Astakhov dès le premier jour de sa détention a été soumis à de terribles tortures. Chaque jour il a été soumis à des méthodes d'interrogatoire illégales. Il a été battu, torturé avec des chocs électriques, les ongles déchirés, les doigts écrasés, des côtes cassées, lui demandant d'admettre les accusations et de témoigner contre ses camarades. Igor avait une valve artificielle dans le cœur, et après la torture il allait de pire en pire, récemment il avait eu une crise cardiaque et la demande d'appeler un médecin n'a eu aucune réponse." 

Même sa famille ne pouvait le voir qu'occasionnellement et seulement plusieurs mois après son arrestation. 

Même les demandes constantes de plus de soins et d'assistance ont été refusées, toutes tombées dans un silence létal. Tout en vain. Les attentes, les renvois, tout est resté en attente, mois après mois, année après année. Ils ont attendu et espéré, mais la junte Kiev est sourde aux droits de l'homme et à la légalité internationale. 

Ses avocats ont également impliqué les parties participant aux "accords de Minsk", l'Ukraine, la Russie, la Biélorussie, L / DNR, l'UE, en fournissant les documents liés à la violence sauvage et à la torture auxquelles il avait été soumis et demandant à être inclus dans l'échange de prisonniers de guerre entre les parties. 

(...)

source : Contropiano.org

Sur le site du Comité Valmy on lit en effet que la situation de ce prisonnier ne pouvait pas ne pas être ignorée par les ambassades européennes : 

"Le Comité de Sauvegarde de l’Ukraine a lancé un appel à tous les journalistes et personnalités publiques en leur demandant de diffuser l’information d’un assassinat probablement imminent. Le déclarer publiquement peut sauver une vie, mise en accusation par le gouvernement actuel de l’Ukraine pour l’expression d’une opinion personnelle. 

De l’information sur la répression en Ukraine sera envoyée aux ambassades européennes. Au moment de la rédaction de ce document, on a appris que le président de la Cour constitutionnelle d’Ukraine, Mykola Azarov, a envoyé des informations à Ron van Dartel, ambassadeur des Pays-Bas en Russie, sur les crimes contre Igor Astakhov."

source : L’activiste Igor Astakhov d’Odessa va être tué par Fort Russ - samedi 2 avril 2016

traduit de l'anglais par Comité Valmy 

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lundi 14 mars 2016

Libérez Ruslan Kotsaba !

L'Occident entre crime d'opinion et opinion criminelle !

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »


Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

Ruslan Kotsaba est un journaliste ukrainien incarcéré à Kiev depuis 1 an pour délit d'opinion et risquant une condamnation à 15 ans de prison pour haute trahison.


Il y a peu, nous avons évoqué ici le sort de Nadejda Savchenko, officier du bataillon spécial Aïdar qui est jugée en Russie pour son implication dans l'assassinat de 2 journalistes russes en 2014 (voir le lien suivant: La psychopathie ukrainienne/3) et qui bénéficie d'un soutien inconditionnel de la part des occidentaux.

Quand les politiciens occidentaux cupides et leurs serfs médiatiques stupides poussés par une russophobie obsessionnelle en viennent à soutenir une criminelle de guerre reconnue cela relève d'une absurdité inconcevable. Mais quand ces mêmes parangons des "droits de l'Homme" et de la "liberté d'expression" ignorent totalement et avec mépris le sort d'un journaliste croupissant depuis 1 an dans les prisons de Kiev, le délire propagandiste qui les anime devient complicité criminelle !

Décidément dans leur "2 poids 2 mesures", les hérauts de la Pensée Unique semblent bien les adeptes fanatiques du grand écart extrême, à l'image de ces 2 affaires judiciaires où les représentants politiques et médiatiques occidentaux ne sont plus que des larbins vendant leur âme à une dictature amorale.


La victime de cette violation des libertés fondamentales et du droit d'expression s'appelle Ruslan Kotsaba, c'est un journaliste et un blogueur ukrainien populaire qui travaillait pour la chaîne Kanal 112.
Pendant l'année 2014, alors qu'il est reporter de guerre et couvre l'opération spéciale lancée contre le Donbass séparatiste, et lorsqu'il revient du front ce journaliste pacifiste dénonce cette guerre civile fratricide qui déchire l'Ukraine et a fait en quelques mois des milliers de morts. 

Pendant l'hiver 2014-2015, alors que l'ordre d'une quatrième mobilisation est donné, le gouvernement de Kiev rencontre de plus en plus de difficulté à envoyer les hommes sur le front du Donbass : des manifestations de mères, des barrages dans les villages refusant les recruteurs, mais aussi des exil volontaires de milliers de jeunes mobilisables. De son côté Kotsaba s'engage également plus en avant dans la dénonciation de cette guerre génocidaire.

" Refusez la mobilisation !"

Il dénonce cette "situation débile où des meilleurs hommes tuent d'autres meilleurs hommes"(...) et appelle tous les gens sensés à refuser cette mobilisation, parce qu'il faut mettre fin à cet enfer, cette épouvante, cette horreur et qu'il est impensable qu'au XXIème siècle des gens tuent d'autres gens pour la simple raison qu'ils veulent vivre séparément" ..

Arrêté le lendemain de la publication de cette vidéo,  Ruslan Kotsaba est emprisonné le 8 février et mis en détention préventive depuis 1 an il attend un jugement où il risque une condamnation de 15 années d'emprisonnement pour "trahison et obstruction à l’armée" !


Si les soutiens dans le monde russe sont immédiats, en revanche en Occident les politiciens, les nouveaux philosophes "droitdel'hommistes", les médias asservis passent sous silence cette incarcération abusive de Kotsaba pourtant défini par Amnesty International de « prisonnier d’opinion ».Seuls 34 membres du Parlement européen ont signé en décembre 2015 une lettre condamnant l’arrestation du journaliste ‘pour avoir simplement fait son travail’ et appelant à la libération immédiate de Ruslan Kotsaba. 

Cette affaire est gravissime car dans un pays que beaucoup d'occidentaux considèrent comme européo-compatible, on s'aperçoit qu'une véritable dictature protégée par Washington et l'Union Européenne est désormais au pouvoir à Kiev. 


Dans cette dictature ukrainienne, les soldats de la Vérité que sont les journalistes indépendants, sont les cibles privilégiées du pouvoir qui les tue (8 journalistes tués depuis le début de la crise), les emprisonne, les torture ou les expulse.


Force est de constater qu'aujourd'hui l'Occident est devenu le pire ennemi des valeurs qui l'ont fait naître sous le soleil d'Athènes et les regards des dieux car dans ces dossiers sordides, qu'ils traitent du jugement de Savchenko à Moscou ou de l'emprisonnement de Kotsaba à Kiev, il est fort lame,table de constater que les occidentaux retournent facilement leur veste... mais toujours du côté des criminels...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 


Les autres articles  concernant des journalistes dans le Donbass et en Ukraine, le lien ici : Journalistes

Sources de l'article :

- Site le Blog noir de Brocéliande, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Vidéo YouTube de l'appel de Kotsaba, le lien : ICI
- Compte rendu de son arrestation, le lien : ICI
- Site fawkes news, le lien : ICI
- Vidéo YouTube de son incarcération, le lien : ICI

vendredi 11 mars 2016

La psychopathie ukrainienne / 3

Quand la russophobie devient hystérique

Nadejda Savtchenko, impliquée dans l'assassinat de 2 journalistes russes est en attente de son jugement.
Depuis plusieurs semaines les chancelleries et la presse des pays occidentaux sont pris d'un accès de fièvre russophobe, au sujet de Nadejda Savtchenko, cette criminelle de guerre reconnue mais qui est présentée par la propagande de guerre atlantiste comme la victime d'une nouvelle barbarie sanguinaire incarnée par Vladimir Poutine...

Quoi de plus attractif en effet, au grand bal des hypocrites, que de jouer le mélodrame du martyr pour faire danser une opinion conditionnée par 2000 ans d'idéologie victimaire, dans une marche contre Poutine, et qui plus est quand c'est pour une femme !

Car, ce qui est devenu l'affaire Savtchenko est révélateur d'une l'hystérie occidentale en manque de légitimité et qui cherche par n'importe quel moyen, quitte à défendre l'indéfendable et honorer l'abjection, à semer dans l'opinion les graines d'une haine russophobe afin de la préparer à une confrontation totale avec la Russie.


Rappel des faits 

- Le 17 juin 2014, à proximité du village Mettalist, dans la région de Lugansk, un tir d'artillerie ukrainien s'est abattu sur un poste de la ligne de front, visant délibérément des militaires mais aussi des civils dont deux journalistes russes en mission, Igor Korneliouk et Anton Volochine qui ont été tués. 

L'enquête déterminera plus tard que le réglage et les corrections de ces tirs de mortiers meurtriers ont été réalisés par Nadejda Savtchenko, alors officier du bataillon spécial Aïdar.

17 juin 2014, le bombardement des journalistes russes

A cette époque, les combats font rage autour de Lugansk et lorsque le bataillon Aïdar est défait par les milices populaires, le lieutenant Savtchenko est faite prisonnière tandis que l'enquête concernant l'assassinat de Igor Korneliouk et Anton Volochine révèle son implication. Elle est donc remise aux autorités russes et incarcérée dans la ville de Donetsk (homonyme russe du Donetsk dans le Donbass), en attente de son procès. 

Le Président Porochenko, qui l'a distingué "héroïne de l'Ukraine", demande la libération de Savchenko, et Ioulia Timochenko, l'égérie de la révolution orange, l’a même fait élire députée de son parti " Batkivchtchyna" (patrie) et nommée au conseil de l'Europe, lui cherchant par là une certaine immunité. Des pétitions de soutien apparaissent ici et là mais sans grand succès (à peine 10 000 signatures en 1 an) Seuls le pouvoir politico-médiatique et les groupuscules extrémistes soutenant le régime ukrainien en profitent de l'affaire pour déclencher un nouveau procès médiatique contre le pouvoir russe.

L'accusée, recherchant une posture victimaire a réalisé une "grève de la faim" pendant plusieurs semaines jusqu'à la veille de son procès qui s'est déroulé le 9 mars 2016 au cours duquel, conformément à la loi, une peine de 23 ans d'emprisonnement pour meurtre a été réclamée par le procureur. Le verdict sera rendu le 23 mars.

Le représentant de la diplomatie étasunienne, John Kerry, à l'unisson avec Federica Mogherini, son homolqgue de l'Union Européenne sont intervenus pour casser le procès et réclamer "pour des raisons humanitaires" la libération de l'accusée décrite comme agonisante.

Or, au cours de son procès, Savtchenko ne montre aucune faiblesse, au contraire car, au moment d'annoncer qu'elle ne fera pas appel au jugement, c'est plutôt une femme vive et hargneuse qui profère comme à son habitude des bordées d'injures en direction des juges. 
Quant à son avocat, qui revenait juste d'une visite au Département américain à Washington, plutôt que de chercher à défendre sa cliente devant un prétoire au premier rang duquel on pouvait observer des diplomates danois, anglais et étasuniens, il a préféré fustiger Moscou et faire appel à l'aide internationale pour mélo-dramatiser ce simple procès d'une affaire de meurtre...

Il faut ici relever le cynisme et l'hypocrisie d'une ploutocratie occidentale qui s’immisce et tente de faire pression dans le déroulement d'un procès en Russie quand par ailleurs elle ne cesse de critiquer une prétendue ingérence politique dans la Justice russe ! "Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais' !

La haine pathologique d'une meurtrière psychotique... 

Le symbole du bataillon Aïdar 

Dans cette affaire, les occidentaux ont certainement encore perdu une belle occasion de se taire car leur soutien hystérique au lieutenant Savchenko révèle autant la mauvaise foi d'une propagande belliciste que la stupidité d'une ambition mondialiste soutenant une criminelle de guerre reconnue. 

Car Nadejda Savtchenko est loin d'être l'héroïne immaculée décrite par les supportes nationalistes ukrainiens et les médias occidentaux loin s'en faut. En effet,  au moment du déclenchement de l'opération spéciale, cette femme pilote, vétéran de la guerre en Irak rejoint les rangs du bataillon Aïdar, l'une des unités politiques les plus extrémistes et violentes issues de la mouvance néo-nazie "Prayvi Sector". 
Cette unité qui effraie la population civile du Donbass défraie rapidement la chronique jusqu'à être pointée du doigt par l'ONG Amnesty International. 


"Aïdar" est composée principalement d'extrémistes néo-nazis et de condamnés libérés sous condition d'engagement militaire. Et ce bataillon spécial  s'est en effet plus souvent distinguée sur le front par ses crimes de guerre que ses hauts faits militaires comme beaucoup d'autres ("Tornado" sera même dissout pour cela). Les traces que laisse "Aîdar" sont  vols, enlèvements, tortures, viols, exécutions sommaires, bombardements de quartiers résidentiels etc... et ses combattants renouent ainsi avec la symbolique mais aussi les méthodes déjà employées il y a 70 ans par les Einsatzgruppen du IIIème Reich.

Combattants du bataillon Aïdar sur le front du Donabss en 2014
Des jeunes femmes se sont également engagées dans les rangs de cette unité tristement célèbre, et souvent ces jeunes néo-nazies en sont devenues les symboles comme Nadejda Savtchenko, Youlia Tolopa ou cette Vita Zaveroukha à qui j'avais consacré un long article suite au l'article apologétique que le magazine "Elle" lui avait consacré (voir le lien ici : "Quand l'ange devient succube")

Une filiation idéologique bien réelle

L'archiprêtre Vladimir Moretsky, est un clerc de Lugansk, et en mai 2014 il a été raflé au cours d'une expédition punitive du bataillon Aïdar contre les "terroristes" du Donbass.
Plus tard, après avoir été libéré au cours d'un échange de prisonniers il a témoigné des conditions de détention subies par lui et d'autres prisonniers, victimes de tortures, menaces d'exécution etc...
Or les victimes sont formelles : Savtchenko, était présente lors des interrogatoires et elle a même proposé de tuer les prisonniers pour revendre leurs organes ! 

Au cours de ses auditions et son procès, Savtchenko n'a d'ailleurs jamais nié sa participation aux combats et aux événements qui lui sont reprochés et elle reconnaît même "avoir tué des gens qui voulaient la tuer" (avec des caméras ?). 
Même s'il s'agit de crimes graves le procès Savtchenko est somme toute une "affaire" de justice assez simple et dont l'intéressée en tout cas ne mérite certainement pas l'attention internationale qui est déclenchée aujourd'hui et dont on peut se demander à juste titre si elle en est vraiment l'objet ou juste un prétexte. 


Le 5 septembre 2014, alors qu'il menait une "opération punitive" contre des villages, "Aïdar" a été étrillé au Nord de Lugansk par les miliciens républicains. De nombreux combattants de ce bataillon spécial ont été tués, blessés, et faits prisonniers. Depuis il a été reconstitué et renvoyé sur le front.

Un mélodrame pitoyable 

Car si ce procès est fortement politisé et médiatisé par le pouvoir de Kiev mais aussi les représentants des Etats Unis et de l'Union Européenne c'est moins pour défendre la liberté d'une jeune femme que de se servir de l'événement pour alimenter une propagande de guerre russophobe.

Car la défense panégyrique de cette vulgaire criminelle de guerre élevée au rang "d'héroïne nationale" est tellement caricaturale qu'elle en devient ridicule... "une icône au regard bleu déterminé, son visage impassible derrière les barreaux d’un tribunal de Moscou..." "une soldate courageuse" qui entame un grève de la fin "jusqu'au bord du gouffre" mais qui l'interrompt pour "continuer le combat" avec une "détermination héroïque" qui lui permet pendant son procès de faire seule "un baroud d'honneur" (en gesticulant et hurlant des grossièretés) devant ses juges, elle qui 2 jours auparavant "était tellement affaiblie par sa grève de la faim qu'elle ne pouvait même plus avaler d'eau" et "présente des dégâts de santé irréversibles" (au niveau mental je veux bien le croire et depuis sa naissance certainement)
Allez encore un petit effort et nous allons bientôt voir "les prostitués de l'information" comme l'avouait Swinton l'ancien Directeur du New York Times, comparer Nadejda Savtchenko à Jeanne d'Arc (elle en a déjà la coupe de cheveux) et Vladimir Poutine à l’évêque Cauchon. !

Trêve de plaisanterie car il n'y a de fait rien de drôle dans cette hystérie politico-médiatique occidentale, car elle relève aussi d'une certaine psychopathie des agences de presse occidentales et qui n'a rien a envier à celles des nazillons se défoulant dans les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens. 

Mais surtout, dans ce mélodrame pitoyable orchestré par les USA et leurs valets, il ressort que ce sont encore et toujours des intérêts géopolitiques cupides qui se cachent derrière des gesticulations droitdel'hommistes hypocrites et que l'être humain, même celui que l'on prétend défendre, y est en réalité négligé et méprisé, réduit à une simple valeur marchande ou médiatique.

Voilà pourquoi je terminerai cet article par rappeler la mémoire des 2 hommes qui brillent par leur absence dans cette "affaire Savtchenko", ces soldats de la Vérité dont le sacrifice ce nous rappelle à chaque instant les valeurs humaines pour lesquelles nous nous battons.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Ils s'appelaient Igor Korneliouk et Anton Volochine,
 victimes de la haine le 17 juillet 2014 dans le Donbass.

Qu'ils reposent en paix !
Sources de l'article (quelques exemples) : 

- Sur le procés Savchenko, les liens  ICI et ICI
- Le site TASS, le lien : ICI
- Le site France 24, le lien : ICI
- Le soutien des occidentaux, le lien : ICI

- Sur le bataillon Aïdar, le rapport d'Amnesty International, les liens : ICIICI et ICI 
- Sur le bataillon Aidar, différents articles, le lien : ICI