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jeudi 4 juillet 2019

Des blindés canadiens pour l'Ukraine


Après les véhicules tout terrain humvees, missiles javelins, fusils barret étasuniens, les hélicoptères, radars et bientôt patrouilleurs français entre autres matériels occidentaux livrés à l'armée ukrainienne, c'est au tour du Canada de rentrer dans la danse des collabos en livrant au régime de Kiev des véhicules blindés.

Derrière leur maître étasunien, tels de caniches se prenant pour des chiens de chasse, la France et le Canada semble vouloir rivaliser de zèle, poussés par une russophobie psychotique autant que par l'espoir de renflouer leurs caisses via le complexe militaro-industriel occidental qui, tel un vampire, se nourrit du sang des guerres.

Lors de sa tournée étrangère, le nouveau président Zelensky, en jouant tout comme son prédécesseur Porochenko le rôle de la victime mendiant auprès de mentors occidentaux affamés, après avoir juré pendant des mois ne vouloir que cessez le feu et paix dans le Donbass, collectionne des contrats d'armement pour son armée engagée dans une guerre russophobe qu'ils ont excité. Ainsi de la France, qui lors de l'entrevue des marionnettes étasuniennes Macron et Zelensky  le 17 juin derrnier s'est engagée, après des hélicoptères et des radars en 2018 à livrer à la marine ukrainienne de 20 patrouilleurs de type OCEA FPB 98.

Le canadien Trudeau, de son côté a tenu également à intensifier son aide militaire à l'Ukraine en guerre contre les russes du Donbass, et nourrir au passage une russophobie psychotique d'un gouvernement sous l'influence d'une puissante diaspora ukrainienne bandériste qui s'y est réfugiée et développée après la défaite du nazisme en Europe.

L' "Opération UNIFIER" des forces armées canadiennes, destinée à porter assistance et formation occidentales à une armée ukrainienne restée sur le modèle soviétique des années 80 et qui veut veut intégrer aujourd'hui l'OTAN.

Ottawa s'est déjà fait remarquer, comme le bon clébard tirant sur sa laisse, en fournissant à Kiev une mission importante d'instructeurs chargés d'encadrés et de faire évoluer l'armée ukrainienne vers les normes de l'OTAN dans laquelle elle espère s'intégrer, dans un programme appelé "Opération UNIFIER" et réalisé en coordination avec le Pentagone américain

Lors de sa visite au Canada, ce mardi 2 juillet 2019, le Président Zelensky reprenant à son compte et mot pour mot la réthorique de son prédécesseur Porochenko concernant les "devoirs d'un front uni contre la Russie", a obtenu également d'un Président Trudeau, complétement possédé par une russophobie psychotique, la promesse d'une intensification de la coopération technico-militaire entre l’Ukraine et le Canada à travers un protocole d'intention de ce dernier de fournir à Kiev des véhicules blindés.

Il s'agit en fait de véhicules blindés légers destinés à remplacer les vieux BTR soviétiques encore en service dans l'armée ukrainienne, mais on ne connait pour le moment ni le type des véhicules, ni leur nombre, ni leur transfert que le Canada dit ne pas pouvoir se réaliser avant 2020.

Cette volonté d'équiper de véhicules blindés occidentaux l'armée ukrainienne répond autant à une volonté politique de couper définitivement les ponts avec son héritage soviétique, autant qu'à un réel problème de parc blindé dans cette catégorie de véhicules blindés d'infanterie. En effet en 2014-2015, ce parc de BTR et BMP ukrainien, déjà naufragé depuis l'indépendance du pays, a subi de très nombreuses pertes dans les "chaudrons" du Donbass. Par ailleurs leurs usines de fabrication, elles aussi exsangues n'ont pas pu compenser cette carence importante grévant le niveau opérationnel des unité de combat, comme le prouvent l'utilisation persistante de véhicules civils de type minibus ou camion pour transporter les troupes jusqu'au front. On a même vu être remis en service les vieux parcs obsolètes de BRDM, BTR 60 ou MTLB ayant 50 ans d'âge, tandis que des anciennes répubiques socialistes soviétiques sont acheminer également vers l'Ukraine en guerre (tout comme vers les groupes terroristes du Moyen Orient) leurs vieux stocks soviétiques. Ces transferts qui s'apparentent à des ultimes liquidations avant mise à la feraille qui ont été réalisés clandestinement, puis légalement sont même aujourd'hui subventionnés par le Pentagone en échange de remplacements réalisés auprès de son industrie de l'armement.


Concernant ces prochaines aides canadiennes il faut donc attendre d'avoir plus de précisions quant au type de véhicules blindés qui vont être livré à l'Ukraine pour juger du sérieux de l'opération et à qui, Kiev ou Ottawa, elle profite le plus.

En effet, il suffit de se souvenir de la fumeuse opération britannique du transfert des obsolètes véhicules blindés légers "Saxon" en 2017, qui tombent en panne dès leur arrivée en Ukraine, et tombent dans une cannibalisation rapide les uns servant de pièces détachées pour les autres... Dans cet esprit il ne serait pas étonnant que le Canada profite de cette "collaboration" avec l'Ukraine pour se débarasser (avec bénéfices) de ses vieux stocks de M113 arrivant en fin de vie opérationnelle. Dans cette dernière hypothèse probable, le matériel canadien a oeu de chance de se retrouver en première ligne mais d'être déployé à l'arrière, dans des opérations de police et de gardiennage militaires. 

Il faut également rajouter à cette réalité le problème de la maintenance des véhicules, qu'ils soient neufs ou d'occasion pour laquelle la chaîne ukrainienne logistique et de réparation n'est pas adaptée étant concue pour des équipements soviétiques. Tout comme pour l'armement léger, la normalisation des procédures et la standardisation des organisations et approvisionnements, l'équipement en matériels lourds pour l'ensemble de l'armée ukrainienne n'est pas pour demain et sa phase intermédiare vers laquelle s'est engagé Kiev risque même d'augmenter les difficultés opérationnelles par une superposition d'anciens modèles soviétiques déjà rouillés avec des nouveaux modèles occidentaux souvent obolètes.

«Les actions de la Russie ne sont pas seulement une menace pour l'Ukraine, mais aussi pour le droit international» a déclaré le néo conservateur canadien Trudeau en accueillant Zelensky à Ottawa le 2 juillet 2019

En attendant d'en savoir plus il faut donc regarder ce nouvel acte de la coopération canado-ukrainienne, plus comme une communication politique symbolique - ce qu'elle sera dans tous les cas de figure - qu'une véritable opération militaro-commerciale d'envergure et opérationnelle.

Car ce Nouvel Ordre Mondial fondé sur la société du spectacle se doit de donner avant tout l'illusion d'avoir à son service un Occident fort réactif et uni contre la Russie et ses alliés, ces non alignés dont la diabolisation est le fond de commerce, au sens propre et figuré, d'un leadership étasunien à l'agonie...

Erwan Castel

Article réference : asd news

mercredi 10 avril 2019

Des aigles hurlants volent vers l'Ukraine


Avril semble être le mois des rotations pour les soudards de l'OTAN en charge de la formation de leurs auxilliaires ukrops qui mènent une guerre depuis 5 ans contre la population du Donbass. Cette population russe qui a refusé de se soumettre à un nationalisme ethno-centré ukrainien reprenant la doxa russophobe et haineuse du bandérisme néo-nazi, se retrouve désormais aux avants poste de l'empire russe assiégé par une alliance atlantique de plus en plus agressive et qui a mis ses rangers en Ukraine.

Officiellement bien sûr l'Ukraine n'est pas dans l'OTAN, et pas prête de l'intégrer selon certains...
Officiellement bien sûr c'est l'armée russe qui occupe le terrain de ce pivot stragtégique européen...

Et pourtant... 

...depuis le coup d'Etat du Maïdan ce sont bien les forces de l'alliance militaire atlantiste, qui est rappelons le sous commandement étasunien, qui n'ont pas cessé de multiplier leurs interventions en Ukraine, et de s'y implanter de façon permanentes sous couvert d'exercices interalliés maritimes et terrestres successifs, de formations tactiques et techniques, d'aménagements logistiques, de livraisons de matériels et d'armements auprès d'une armée ukrainienne que les occidentaux veulent aligner sur les normes de l'OTAN, sans oublier les missions d'observation et de reconnaissance réalisées par leurs ressources de renseignement sur la ligne de front du Donbass et les zones frontalières de la Russie. 

Comme à chaque fois les pays ciblés par le Nouvel Ordre Mondial sont attirés par l'appât économique d'une Union Européenne de façade pour mieux tomber dans les rets d'une OTAN où ils sont d'ailleurs souvent intégrés bien avant l'UE, preuve que l'expansion militaire étasunienne est prioritaire sur l'extension économique européenne. 

Si l'intégration dans l'alliance militaire atlantique est avant tout un acte politique russophobe majeur, elle doit cepe,dant remplir un cahier de charge militaire minimum pour valider les forces armées entrantes, notamment leurs réseaux de commandement, procédures d'emploi et connexions logistiques soient compatibles avec ceux des autres pays membres.

Pour ce faire les USA ont donc développé, en amont du processus d'intégration, une normalisation des armées courtisées afin de faciliter leurs admissions dans la horde atlantiste. 

Depuis plus de 3 ans des membres de l'OTAN, principalement étasuniens et canadiens foulent le sol ukrainien pour former les soldats et le paramilitaires ukrainiens, les forces de police et les services spéciaux, aux procédures occidentales mais aussi aux matériels et armements que leurs gouvernements fournissent à Kiev. 
"Consultants" "conseillers" individuels, ces hommes qui ont été déployés depuis les émeutes du Maïdan sont peu à peu sortis de l'ombre et leurs effectifs ont été augmentés tandis que leurs "missions d'assistance" se rapprochent de plus en plus du front diu Donbass. 


Le président ukrainien Poroshenko avec le tatar Mustafa Dzhemilev ("chef" d'une minorité de la minorité tatare de Crimée qui revendique le retour de la péninsule en Ukraine), rencontrant un officier canadien sur la base militaire de Khmelnitsky, (Centre-Ouest de l'Ukraine), ce  20 mars 2019 (Mykola Lazarenko / La presse associée)

C'est ainsi que ce mois ci, dans le cadre de l'opération "Unifier" plus d'une centaine de militaires canadiens du 5ème groupe de combat de la Brigade mécanisée du Canada ont quitté Valcartier au Québec pour un séjour de plus de 6 mois en Ukraine, pour relever l'unité qui y est déployée depuis septembre 2018. 
Dans le même temps la frégate Toronto de la Marine royale canadienne (arrivée le 1er avril à Odessa) participe au renforcement de la présence militaire occidentale en Mer Noire  sous couvert exercices conjoints de forces navales de l'OTAN réalisés avec des navires de combats ukrainiens et géorgiens.

Mais également au départ des USA, appartenant au groupe de combat de la 2e brigade de la 101e division aéroportée 150 parachutistes américains, relevant une unité du 278ème régiment de cavalerie blindé de la Garde nationale (Tennessee) iseront également déployés en Ukraine dans les prochains jours et pour une durée de 9 mois. Ces paras US ont pour mission, dans le centre de formation de Yaroslov (Ouest Ukraine), de former des unités de combat ukrainiennes pour les rendre plus opérationnelles et autonomes et surtout compatibles avec les normes OTAN. 

Cette division aéroportée américaine, devenue aujourd'hui division aéromobile (héliportée) est entrée dans l'Histoire lors des combats de libération de l'Europe menés contre les forces allemandes entre 1944 et 1945, notamment en Normandie, en Hommande er dans les Ardennes, où, à l'image de leurs frères d'armes russes combattant sur le front de l'Est, ses paras ont mérité de leur légende et de leur surnom 'Screaming eagles", les aigles hurlants.

La force opérationnelle US chargée de cette mission d'assistance auprès de l'armée ukrainienne que commande le lieutenant colonel Robert Tracy a d'ailleurs été baptisée "Carentan", du nom de cette ville de Normandie libérée en 1944 par les "Aigles Hurlants", un comble et même une insulte aux anciens lorsqu'on regarde la missio de cette "force Carentan". Et aujourd'hui,  les aigles de la 101ème qui ont combattu le nazisme il y a 75 ans doivent effectivement hurler et se retourner dans les tombes des cimetières militaires lorsqu'ils voient du haut de leur panthéon céleste leurs héritiers collaborer aujourd'hui avec un régime russophobe aux références nazies et dont certainement bataillons arborent les mêmes symboles qu'ils ont arraché au prix de leurs vies dans les villes européennes occupées.


Unité du régiment Azov, déployé sur le front du Donbass et basé à Mariupol et dont la symbolique que soutiennent ses discours idéologiques est sans équivoque.

Aujourd'hui, à entendre les déclarations des hommes politiques étasubiens et de l'Union Européenne, il est clair que ces contingents militaires sont de l'OTAN l'avant garde d'une stratégie occidentale destinée pour faire de l'Ukraine un saillant militaire menacant le flanc Sud de la Russie et qui est complémentaire de la stratégie similaire engagée par Washington plus à l'Est, dans la Transcaucasie avec entre autre la Géorgie dont l'intégration prochaine dans l'alliance militare vient d'être annoncée.

Et dans ce contexte de préparation à une 3ème guerre Mondiale certains des anciens défenseurs de la Liberté ont devenus aujourd'hui les collabos de la haine.


Erwan Castel

Articles référence : Topwar, Le journal du Québec, Stalker zone

vendredi 21 septembre 2018

Si tu ne viens pas à l'OTAN...


Comme dans chaque croisade, colonisation, guerre préventive ou révolution colorée déclenchées au nom de beaux dogmes religieux humanistes ou idéologiques, la "révolution de la dignité" et le coup d'Etat du Maïdan organisés en 2014 par les occidentaux ne visent qu'ouvrir l'Ukraine à l'occupation militaire étasunienne de l'Europe qui étend via l'OTAN, ses bases vers la Russie.

Pratiquant la classique politique occidentale du fait accompli, l'Ukraine accueille les forces de l'OTAN avant même que cette dernière ne l'intègre dans son atelier esclavagiste .

Conseillers militaires, instructeurs, contractors, livraisons de matériels et d'armes, déploiement des ressources de renseignement militaire jusque sur le front du Donbass (ex: drone stratégique), les militaires occidentaux sont aujourd'hui partout dans ce "pivot stratégique de l'Europe".

L'OTAN réalise en Ukraine beaucoup qu'une normalisation préparant son intégration mais factuellement une véritable prise de commandement d'un appareil politico-militaire qu'elle dresse à mordre la Russie.

Erwan Castel

Source de l'article : Le Temps


L’armée ukrainienne à l’école américaine


Des centaines de soldats américains et canadiens forment depuis deux ans, de manière très discrète, les futurs officiers de l’armée de Kiev. Au grand dam de la Russie

Stéphane Sioban

Des centaines de soldats américains et canadiens forment depuis deux ans, de manière très discrète, les futurs officiers de l’armée de Kiev. Au grand dam de la Russie.

Vingt-six kilomètres de long pour 19 de large, villages vidés et églises rasées, le polygone de Yavoriv, dans l’ouest de l’Ukraine, est un des lieux les plus secrets du pays, de ceux qui cristallisent un grand nombre de fantasmes. Et pour cause, depuis 2015, c’est dans cette ancienne base de l’Armée rouge durant la Guerre froide que sont autorisés à opérer des soldats américains, sur des terres que Moscou considère comme sa zone d’influence géopolitique.

Au cœur de l’hiver, les cailloux crissent sous les rangers et des dizaines de soldats s’engagent dans la futaie. «La première équipe, ici, en ligne! La deuxième, là, plus loin… Les traducteurs, on y va!» Les langues s’entremêlent, ukrainien et anglais. On échange les dernières instructions. La cible ennemie est derrière les arbres. «Le chef de peloton, près de moi», rabroue le sergent-chef Jeff Leggett. «Allez, maintenant, assaut, à l’objectif!»
  • "Tout le monde est là pour apprendre. Demain, on va refaire les mêmes exercices, deux fois, trois fois, en conditions réelles" - Le sergent-chef américain Jeff Leggett
Les mitrailleuses crépitent et, au bout de quelques minutes, l’adversaire est neutralisé. Le peloton ukrainien du sergent-chef Jeff Leggett, de la 45e brigade d’infanterie de la garde nationale de l’Oklahoma, prend possession d’un reste de maison rappelant étrangement le Donbass. Sauf que le vrai front est à plus de 1000 kilomètres, la frontière polonaise à moins de quinze, et que, ce matin, les balles sont tirées à blanc.

«Si un de vos gars fait une erreur, vous devez faire avec, insiste le sergent-chef Leggett, à l’heure du débriefing. Même s’il est là depuis quelques jours. Tout le monde est là pour apprendre. Demain, on va refaire les mêmes exercices, deux fois, trois fois, en conditions réelles.» Repos. Une fois juchés sur le dos des blindés d’infanterie qui vrombissent, les soldats ukrainiens, en roue libre, vident leurs chargeurs en l’air.

«Dix fois que je leur répète que les munitions, ça s’économise», rigole Jeff Leggett, en repartant avec ses collègues instructeurs vers le Centre international de maintien de la paix et de sécurité, la seule base militaire du pays ouverte aux troupes de l’OTAN, lors des opérations militaires annuelles Rapid Trident mais aussi toute l’année dans le cadre d’une coopération destinée à remodeler l’encadrement de l’armée de Kiev.

Présence permanente de soldats américains et canadiens

A Yavoriv, on ne fait pas la guerre, mais on forme à mieux la faire. Or, la guerre, beaucoup de soldats participants l’ont déjà connue dans le Donbass, comme Serhiy, 25 ans, de la 72e brigade mécanisée, qui a participé à la sanglante et décisive bataille de Debaltseve en 2015. «Il n’est jamais trop tard pour apprendre, on a un long chemin devant nous avant d’être au niveau des Américains, explique-t-il. Mais surtout, on a absolument besoin de nouveaux officiers.»

En trois ans la «ville-centre» de la base est devenue le cantonnement permanent d’environ 200 soldats américains et de 250 Canadiens qui disposent chacun de leur quartier, de leur mess, de leur salle de sport, de leurs lieux de vie. Ces derniers mois, des Lituaniens ont également répondu présent. Parfois, des militaires délégués des académies de Sandhurst (Grande-Bretagne) viennent prendre le pouls des forces ukrainiennes.

«En 2015, les Ukrainiens ont demandé une assistance et les Canadiens sont les premiers à leur avoir dit oui, indique le Major Jeff Day, commandant adjoint de la 2e brigade mécanisée canadienne, assis au bar des soldats à la feuille d’érable. C’est la cinquième rotation, un millier de soldats canadiens sont déjà venus. Nous avons été chargés de développer un programme d’entraînement des sous-officiers.»
  • "L’Ukraine fait face à un nouveau type de guerre hybride, nous leur apportons notre expérience de l’Afghanistan" - Le Major canadien Jeff Day

La palette du programme canadien «UNIFIER» est large: entraînement tactique, artillerie, manœuvres avec blindés, formation à la police militaire, logistique, entraînement médical… «L’Ukraine fait face à un nouveau type de guerre hybride, nous leur apportons notre expérience de l’Afghanistan», poursuit le gradé canadien, alors que ses instructeurs sont sur le point d’accompagner 73 soldats ukrainiens sur un champ de tir.

Sept Canadiens prennent à part sept instructeurs ukrainiens, dont deux vétérans de la guerre d’Afghanistan. L’après-midi est réservée à la tactique en petites unités et au tir, AK-47 et mitrailleuse kalachnikov PKM. «La plupart de nos élèves ont déjà de l’expérience. Ce sont des soldats professionnels, compétents et réceptifs. Ils en veulent beaucoup car certains ont vu leurs camarades mourir», confie le sergent canadien Raul Zahara.

«Le problème majeur, ce sont les sous-officiers opérationnels, éclaire Raul Zahara. La tradition russe, c’est un corps pléthorique d’officiers prenant les décisions au sommet, tandis qu’au Canada, nous apprécions l’initiative individuelle. Les Ukrainiens doivent absolument créer un véritable corps de sergents compétents. Pour l’instant, ils ne sont pas prêts à rejoindre l’OTAN, pas dans les dix ou quinze ans à venir.»

Une nouvelle colonne vertébrale

A l’arrière d’un pick-up qui sillonne entre les casemates, le lieutenant Vitaly Ilyk, qui a servi de long mois dans la 36e brigade d’infanterie marine, troupe d’élite qui tient le front de Marioupol, s’enthousiasme pour ces sessions de formation. «C’est passionnant d’observer comment les Américains se subordonnent, explique-t-il. L’Armée rouge n’avait pas de grades intermédiaires et ça a entraîné alcoolisme et débilité dans les rangs. Aujourd’hui, on veut changer le modèle.»

Faute de pouvoir battre la Russie sur les terres du Donbass, l’armée ukrainienne se crée une nouvelle colonne vertébrale. «Il y a quinze ans, notre armée formait moins de 1000 cadets par an, désormais nous en formons entre 3000 et 4000, constate le colonel Anton Mironovych. On veut des gars physiquement capables, mais surtout des têtes bien faites, un peu comme les Français peuvent en former dans une académie comme Saint-Cyr.»

Un terrain inflammable

Depuis 2015, ce sont 6000 soldats et cadets qui ont été formés par les Américains, qui savent pertinemment qu’ils marchent sur un terrain inflammable. Dans son bureau, la capitaine Kayla Christopher, officier de liaison de l’armée américaine, prépare l’arrivée de la relève new-yorkaise. «Notre engagement n’est absolument pas lié au conflit avec la Russie, insiste-t-elle, nous souhaitons soutenir l’Ukraine dans ses efforts d’interopérabilité avec l’OTAN.»

La jeune femme reconnaît que l’US Army bénéficie grandement de l’expérience des Ukrainiens en matière de combat avec les forces hybrides russes dans le Donbass, mais elle se borne à observer leurs progrès. «Je vois une amélioration radicale de leur niveau, leurs instructeurs et leurs sous-officiers sont plus sérieux, estime-t-elle. C’est remarquable qu’ils fassent ces réformes, alors qu’ils se battent dans une vraie guerre.»

Source : Le Temps, Stéphane Siohan, 02-03-2018

mardi 11 septembre 2018

Tensions et attentions au Sud


Dans la soirée d'hier les forces ukrainiennes ont continué leurs bombardements sur la ligne de front, principalement au Sud de la République, dans le secteur de Kominternovo ou 3 nouvelles maisons ont été endommagées.

Et dans le même temps, des sbires de l'OTAN visitent, ou plutôt inspectent, ce même secteur Sud en ébullition où les services de renseignement républicains observent un très forte concentration de troupes d'assaut ukrainiennes et leurs appuis (env 12 000 hommes).

Il s'agit notamment du conseiller militaire de l'ambassade étasunienne de Kiev Paul Schmitt qui doit visiter le 12 septembre les Etats majors des 128ème et 36ème Brigades ukrainiennes (secteur Mariupol).

A l'occasion de son déplacement sur la ligne de front du Donbass, ce représentant du Pentagone rencontrera des officiers de l'OTAN qui y sont déployés en tant qu' "instructeurs" et "conseillers" militaires.
Selon les déclarations de Schmitt lui même ces tuteurs atlantistes vont voir leur effectifs grossir au cours des prochains jours, à l'image de ces 12 officiers occidentaux (8 hommes et 4 femmes) qui vont rejoindre l'Etat Major de la 128ème Brigade d'assaut de montagne déployée également dans le même secteur Sud.


Depuis l'assassinat le 31 août dernier du Président Alexandre Zakhartchenko, tous les indicateurs d'alerte concernant une nouvelle offensive de Kiev sont passés au rouge et la mi septembre (14) a même été évoqué comme une probable fenêtre de tir de l' "opération des forces combinées" commandée par le Général Naiev (calendrier à mettre en parallèle avec celui de Syrie)

Dans ce contexte, l'attaché militaire Schmitt de l'ambassade américaine et son réseau de "conseillers", apparaissent plus comme les superviseurs venus contrôler et valider les plans d'attaque de Kiev pour cette offensive qui ouvrira un deuxième front dans la zone d'influence de Moscou.

A suivre...

Erwan Castel

dimanche 9 septembre 2018

Les tueurs a gage de Kiev


Porochenko, le satrape de Kiev veut du sang et dans une interview récente a promis un salaire de 20 000 hryvnias (50% salaire et 50% prime) pour attirer des snipers sur la ligne de front du Donbass et servir vraisemblablement les joujoux à lunette envoyés par son complice canadien Trudeau.

Ce n'est pas avec 20 000 hyrvnias (soit environ 600 euros) que ce laquais du mondialisme va intéresser des professionnels !

Ce sera tout juste bon pour attirer des psychopathes débiles et autres "mange-merdes" ukropithèques qui survivent dans un pays qui rêve d'occident mais où le salaire moyen est de 200 euros par mois.

Pour info et comparaison le salaire mensuel d'un sniper comme de tout autre soldat républicain de 16 000 roubles (200 euros ce qui représente un très bon salaire local) plus l'Honneur de défendre la Liberté du Donbass qui lui est inestimable !

D'un côté des vautours cupides, de l'autre côté des miliciens volontaires.

Erwan Castel

Article référence : Rusvena

dimanche 17 juin 2018

Si tu ne vas pas à l'OTAN...

...l'OTAN ira à toi !


Telle pourrait être la devise de la stratégie occidentale depuis des décennies, ou de révolution colorée en coup d'Etat l'hydre néo-conservatrice mondialiste qui en agitanr le miroir aux euros de l'Union Européenne fait tomber les pays non alignés dans les rets de l'alliance militaire occidentale sous commandement étasunien.

Et l'Ukraine n'échappe pas à cette stratégie malgré la guerre qui sévit dans le Donbass et la mise en garde fixé par Poutine si ce pays saillant vers la Russie entre dans l'OTAN !

Or pour les dirigeants du Nouvel Ordre Mondial, pour qui la Russie est le principal empêcheur de penser en rond à abattre, l'Ukraine doit non seulement être militarisée mais constitue même la pièce majeure de leur domination en Europe, telle que décrite dans le "Grand échiquier" (1977) par Brzezinki, le mentor de la géostratégie étasunienne du XXème siècle.

Et la guerre dans le Donbass qui est entretenue à feu doux depuis 3 ans intervient même ici comme le cheval de Troie permettant à l'OTAN de mettre les bottes en Ukraine avant même que cette dernière en soit hypothétiquement um membre à part entière.

Depuis 3 ans, les seuls membres de l'OTAN qui apparaissaient et brièvement du côté de Lvov, à l'ouest de Kiev sur un terrain de manœuvre accueillant les formations encadrées par des instructeurs de l'alliance. Ailleurs ce sont les exercices interalliés occidentaux terrestres ou maritimes qui s'enchaînant tout au long déroulent l'année en Ukraine génèrent une présence provisoire mais renouvelée en permanence d'unités de l'OTAN, mais aussi d'infrastructures tels que des postes se commandement, des stations radars, des hangars logistiques etc...

Sous couvert de la normalisation occidentale préalable à une demande d'intégration dans l'alliance ou du "service après vente" des matériels militaires occidentaux vendus à Kiev (formation, gestion, suivi), les "instructeurs" et autres "conseillers" militaires de l'OTAN multiplient leurs actions et présences en rapprochant de plus en plus d'une ligne de front du Donbass laquelle leur était jusqu'à présent connue que via le mercenariat privé des Sociétés Militaires Privées ou des bataillons spéciaux ukrainiens.

Parallèlement, les ressources du renseignement de l'OTAN sont, quant à elles, déjà engagées sur le terrain comme les satellites militaires, ces drones stratégiques "Global Hawk" qui multiplient leurs observations le long de cette ligne de front, et peut être ces stations radars occidentales repérée à Mariupol ou celle détruite dans l'Ouest de Gorlovka le mois dernier.

En mai, la mort de 3 "instructeurs" canadiens de l'opération "Unifier" du côté d'Avdeevka a également marqué l'engagement de ces occidentaux dans le secteur de la ligne de front du Donbass. 

Plus inquiétant mais pas surprenant est cette information qui est arrivée cette semaine et qui dénonce la présence active d'autres instructeurs canadiens sur une position d'artillerie ukrainienne bombardant Yasinovataya. il s'agit des conclusions de l'enquête concernant un bombardement ukrainien au mortier de 120mm de la ville de Yasinovataya survenu en avril et qui révèle la présence active sur les positions d'instructeurs canadiens de l'" Opération Unifier", coordonnant et réglant les tirs.

On connait le soutien zélé du Canada à l'Ukraine, exacerbé par la présence dans ce pays d'une très importante communauté ukrainienne ayant fui le pays après la défaite du nazisme et son intégration dans l'Union soviétique. Il est d'ailleurs probable que parmi les membres de cette "Opération Unifier" se trouvent de nombreux ukrainiens de cette diaspora bandèriste, qui rêve d'une revanche sur les russes.


Mais ceci ne justifie aucunement cela et cette implication de l'OTAN dans un bombardement de quartiers résidentiels civils dans une guerre où aucun pays membres est concerné constitue un crime de guerre flagrant autant qu'une violation grave du traité de l'Atlantique Nord qui stipule par exemple dès son article 1: 

  • "Les parties s'engagent, ainsi qu'il est stipulé dans la Charte des Nations Unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées, de telle manière que la paix et la sécurité internationales, ainsi que la justice, ne soient pas mises en danger, et à s'abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l'emploi de la force de toute manière incompatible avec les buts des Nations Unies."

Lorsque le Président Poutine a déclaré ne pas pouvoir tolérer une intégration de l'Ukraine dans une OTAN qui ne cherche qu'à déployer ses bases militaires le long des frontière de la Fédération de Russie il aurait du étendre sa mise en garde à toute activité de ce bras armé de Washington dans une Ukraine qui depuis le Maïdan est devenue de facto un bélier lancé contre ses murailles.

Car les faits sont là par delà les discours des uns et des autres : si on attend toujours dans le Donbass de voir le bout d'un canon russe, en revanche les boys-scouts de l'Oncle Sam sont bien là visibles et nuisibles comme l'accoutumé.


Erwan Castel




Source de l'article : Russie Politics 


Karine Bechet-Golovko

L'implication des forces de l'OTAN
dans la guerre du Donbass
Opération "Unifier"


Il est courant d'entendre parler de l'aide apportée par les pays de l'OTAN à l'armée ukrainienne, bien que l'Ukraine ne fasse pas partie de l'OTAN, bien qu'elle ait un conflit ouvert sur son territoire. Une aide en fournitures, vêtements, formation. Mais l'armée de DNR vient d'accuser les formateurs de l'OTAN d'avoir participé au tir à l'artillerie sur la ville de Yacinovataya. Il semblerait que beaucoup de lignes rouges soient franchies ces derniers temps ...

Selon la Convention sur le Statut de l'OTAN, cette organisation bénéficie d'avantages impressionnants. Inviolabilité des locaux et des correspondances, ainsi que de tout document. Immunité des personnes, mais également des experts qui travaillent ponctuellement auprès de l'OTAN sur des missions concrètes. Interdiction de contrôle ou de réglementation concernant les fonds de l'organisation et leur circulation à l'intérieur des pays de l'OTAN. Exonération d'impôts, de taxes et de droits de douanes sur ces avoirs et revenus, également fonciers. Bref, l'OTAN est une entreprise qui marche, qui veut être un Etat dans l'Etat, avec ses règles qui ne peuvent relever de la juridiction nationale. Une super-structure qui suit ses règles et ses intérêts.

C'est alors que l'on apprend qu'avec d'autres pays de l'OTAN, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne par exemple, le Canada est très actif en Ukraine. Dans le cadre d'un programme lancé après le Maïdan, qui s'appelle Opération UNIFIER:

  • L’opération UNIFIER constitue la mission des Forces armées canadiennes (FAC) visant à soutenir les forces armées ukrainiennes en Ukraine. Cette opération vise principalement à leur offrir de l’aide en matière d’instruction militaire. Cela les aidera à améliorer et à établir leur capacité militaire. Les FAC coordonnent leur instruction avec celle offerte par les États‑Unis et par d’autres pays qui aident de la même façon. L’instruction militaire s’inscrit dans le soutien global du Canada à l’Ukraine. (...) L’intention est d’aider l’Ukraine à demeurer souverain, sécuritaire et stable.
L'implication politique n'est pas cachée. Et sur Twitter, ces forces canadiennes sont très fières et très actives. L'on trouve ainsi le compte du Lieutenant-Colonel Fraser Auld. Cet individu a un parcours intéressant:

  • His extra-Regimental postings have included tank and recce Tactics Instructor at the Armour School, Task Force Kandahar Tactical Plans Officer in Afghanistan, Base Operations Officer in Petawawa, Executive Assistant to the Deputy Commanding General of the NATO Training Mission in Afghanistan, and Director of Army Staff 2 at Canadian Army Headquarters.
  • Lieutenant-Colonel Auld has deployed on four operational tours: in 2001 as a Reconnaissance Troop Leader in Bosnia-Herzegovina; in 2005 as the Second-in-Command of the Reconnaissance Squadron assigned to NATO’s Kabul Multi-National Brigade; in 2008-09 with Task Force Kandahar; and, in 2012-13 with the NATO Training Mission in Afghanistan.

Sur son compte twitter, l'on trouve beaucoup d'informations. Ainsi, ces officiers canadiens participent à la mise aux normes de l'OTAN des champs de tirs. Pour un pays, je le rappelle qui ne fait pas partie de l'OTAN et a un conflit ouvert sur son territoire:

Notre équipe #OpUNIFIER travaillait pour s'assurer que les champs de tirs étaient sûres, avaient du succès et étaient au standards de #NATO pour les forces armées d’Ukraine. En commençant avec les compétences de base, nous nous assurons que les manœuvres complexes se dérouleront bien.

Exemple parmi d'autres. Mais qui prend un relief particulier, lorsque l'on apprend que lors de manœuvres encadrées par des officiers de l'OTAN, des tirs d'artillerie ont touché la ville de  Ïassinovataïa. Edouard Bassourine, vice-commandant des forces militaires de DNR, a accusé les forces de l'OTAN d'avoir utilisé l'artillerie de calibre 120 et 82 mm contre le village lors de la formation au tirs des soldats ukrainiens sur du matériel de tir AN/TPQ fourni par les Etats-Unis. Par ailleurs, ces complexes d'artilleries sont déjà installés non loin de Donetsk, sur les toits de plusieurs immeubles (civils) dans la petite ville de Avdeevka.

Est-ce la manière dont le Canada envisage la protection de la souveraineté ukrainienne?

Nous sommes assez loin des normes éthiques, morales, de la défense des valeurs démocratiques qui sont censées être les valeurs fondatrices de l'OTAN, cette volonté soi-disant marquée - tout au moins affichée - de privilégier le règlement pacifique des conflit. 

La voie démocratique de l'Ukraine passe-t-elle par les tirs d'artillerie coordonnés par les soldats de l'OTAN contre les villages du Donbass ?

Karine Bechet Golovko

samedi 19 mai 2018

Premières pertes de l'OTAN dans le Donbass

Soldats canadiens de l' "Opération Unifier" et soldats ukrainiens sur le front du Donbass
La guerre dans le Donbass est en train de prendre la vie d'une radicalisation des activités de l'Ukraine mais aussi de leurs parrains de l'OTAN. En effet non seulement les bombardements ukrainiens ont connu une intensification importante, notamment dans le secteur de Gorlovka, mais sur l'ensemble de front on peut observer une nervosité croissante des "Opérations des Forces conjointes" qui ont succédé à L' "Opération Spéciale Antiterroriste" de Kiev et qui depuis le 1etr mai sont en charge de l'application de la loi de réintégration du Donbass.

Tandis que les occidentaux, pataugeant depuis 4 ans dans leurs fantasmes propagandistes, continuent de dénoncer une prétendue armée russe occupant les territoires des Républiques de Donetsk et Lugansk (mais que pas un observateur international drone ou satellite n'a pu voir), les ranges de l'OTAN qui sont en Ukraine au vu et au su de tous se rapprochent chaque jour un peu plus de la ligne de front et de leur engagement direct dans le conflit. 

On connait déjà l'engagement des ressources de renseignement de l'OTAN à la disposition des opérations ukrainiennes dans le Donbass comme ces drones de reconnaissance US qui viennent régulièrement fouiller la ligne de front et les frontières russes. On connait les subventions des occidentaux alloués à l'armée ukrainienne, les livraisons de matériels et maintenant d'armes létales à leurs unités engagées dans les bombardements et les combats sur le front. 

Dans le cadre de cette "coopération militaire" avec Kiev qui s'inscrit dans un processus d'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN et que les exercices interalliés de l'organisation ont de facto déjà entériné, un contingent important de conseillers et d'instructeurs occidentaux sont en Ukraine, officiellement pour des missions de formations techniques et tactiques loin du front du Donbass.

Instructeur polonais avec des soldats ukrainiens
Depuis 4 ans des observations, aussitôt qualifiées de propagande mensongère du Kremlin dénoncent la présence de ces conseillers occidentaux et pourtant...

Au Nord de Donetsk, dans le secteur bouillant de Promka, entre Avdeevka et Yasinovataya, des "conseillers militaires de l'OTAN" sont morts accidentellement ce 17 mai 2018 sur la ligne de front dans un champ de mines ukrainien dans lequel ils s'étaient imprudemment aventurés.

Bilan : 3 canadiens tués et 2 américains blessés.

On peut raisonnablement se poser plusieurs questions :
  • Pourquoi des "instructeurs" et qui plus est occidentaux se trouvaient-ils en 1ère ligne ?
  • Comment se sont-ils retrouvés dans un champ de mines ? 
Pour le "pourquoi", on peut avancer par exemple que la livraison depuis mai d'armes létales étasuniennes, tel que le lance missile antichar "Javelin" par exemple, impose un accompagnement pédagogique pour former les servants à sa mise en oeuvre opérationnelle. Mais sans parano on peut aussi envisager une coopération Ukraine / OTAN pour étudier et planifier des opérations sur le front.

Pour le "comment" alors que les occidentaux, qui étaient obligatoirement accompagnés par des responsables militaires du secteur, la réponse se trouve certainement dans la réaction immédiate du Commandement ukrainien qui accuse un commando républicain d'avoir réalisé une attaque sur les militaires de l'OTAN. 

On peut donc avancer que cet "incident" peut-être une provocation ukrainienne visant à impliquer l'OTAN pour rechercher une réaction de sa part par exemple ou au pire une justification pour utiliser les nouvelles armes déclarées initialement pour une utilisation exclusivement "défensive".



Quoi qu'il en soit, accident, false-flag ou véritable action commando, la mort de ces militaires de l'OTAN est une première importante qui révèle l'implication des occidentaux et, comme en Syrie, leur interventionnisme militaire sous couvert de missions d'assistance technique.

Il reste a attendre la version officielle de l'OTAN et les conséquences que cet "incident" va provoquer. 

Erwan Castel


vendredi 27 avril 2018

Le chien enragé et zélé de Washington

Cette semaine, au dessus du bombardement de Dokuchaïevsk par la 93ème Brigade ukrainienne planait la présence dans ses rangs d'instructeurs de l'armée canadienne.

Une occasion pour Karine Bechet Golovko de nous rappeler cette présence honteuse de cadres de L'OTAN aux côtés des criminels de guerre ukrainiens.

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

L'implication des forces de l'OTAN 
dans la guerre du Donbass: Opération UNIFIER


Karine Bechet Golovko

Il est courant d'entendre parler de l'aide apportée par les pays de l'OTAN à l'armée ukrainienne, bien que l'Ukraine ne fasse pas partie de l'OTAN, bien qu'elle ait un conflit ouvert sur son territoire. Une aide en fournitures, vêtements, formation. Mais l'armée de DNR vient d'accuser les formateurs de l'OTAN d'avoir participé au tir à l'artillerie sur la ville de Yacinovataya. Il semblerait que beaucoup de lignes rouges soient franchies ces derniers temps ...


Selon la Convention sur le Statut de l'OTAN, cette organisation bénéficie d'avantages impressionnants. Inviolabilité des locaux et des correspondances, ainsi que de tout document. Immunité des personnes, mais également des experts qui travaillent ponctuellement auprès de l'OTAN sur des missions concrètes. Interdiction de contrôle ou de réglementation concernant les fonds de l'organisation et leur circulation à l'intérieur des pays de l'OTAN. Exonération d'impôts, de taxes et de droits de douanes sur ces avoirs et revenus, également fonciers. Bref, l'OTAN est une entreprise qui marche, qui veut être un Etat dans l'Etat, avec ses règles qui ne peuvent relever de la juridiction nationale. Une super-structure qui suit ses règles et ses intérêts.

C'est alors que l'on apprend qu'avec d'autres pays de l'OTAN, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne par exemple, le Canada est très actif en Ukraine. Dans le cadre d'un programme lancé après le Maïdan, qui s'appelle Opération UNIFIER:

  • L’opération UNIFIER constitue la mission des Forces armées canadiennes (FAC) visant à soutenir les forces armées ukrainiennes en Ukraine. Cette opération vise principalement à leur offrir de l’aide en matière d’instruction militaire. Cela les aidera à améliorer et à établir leur capacité militaire. Les FAC coordonnent leur instruction avec celle offerte par les États‑Unis et par d’autres pays qui aident de la même façon. L’instruction militaire s’inscrit dans le soutien global du Canada à l’Ukraine. (...) L’intention est d’aider l’Ukraine à demeurer souverain, sécuritaire et stable.

L'implication politique n'est pas cachée. Et sur Twitter, ces forces canadiennes sont très fières et très actives. L'on trouve ainsi le compte du Lieutenant-Colonel Fraser Auld. Cet individu a un parcours intéressant:
  • His extra-Regimental postings have included tank and recce Tactics Instructor at the Armour School, Task Force Kandahar Tactical Plans Officer in Afghanistan, Base Operations Officer in Petawawa, Executive Assistant to the Deputy Commanding General of the NATO Training Mission in Afghanistan, and Director of Army Staff 2 at Canadian Army Headquarters.
  • Lieutenant-Colonel Auld has deployed on four operational tours: in 2001 as a Reconnaissance Troop Leader in Bosnia-Herzegovina; in 2005 as the Second-in-Command of the Reconnaissance Squadron assigned to NATO’s Kabul Multi-National Brigade; in 2008-09 with Task Force Kandahar; and, in 2012-13 with the NATO Training Mission in Afghanistan.

Sur son compte twitter, l'on trouve beaucoup d'informations. Ainsi, ces officiers canadiens participent à la mise aux normes de l'OTAN des champs de tirs. Pour un pays, je le rappelle qui ne fait pas partie de l'OTAN et a un conflit ouvert sur son territoire:
  • Notre équipe #OpUNIFIER travaillait pour s'assurer que les champs de tirs étaient sûres, avaient du succès et étaient au standards de #NATO pour les forces armées d’Ukraine. En commençant avec les compétences de base, nous nous assurons que les manœuvres complexes se dérouleront bien.

Exemple parmi d'autres. Mais qui prend un relief particulier, lorsque l'on apprend que lors de manœuvres encadrées par des officiers de l'OTAN, des tirs d'artillerie ont touché la ville de Yacinovataya. Edouard Bassourine, vice-commandant des forces militaires de DNR, a accusé les forces de l'OTAN d'avoir utilisé l'artillerie de calibre 120 et 82 mm contre le village lors de la formation au tirs des soldats ukrainiens sur du matériel de tir AN/TPQ fourni par les Etats-Unis. Par ailleurs, ces complexes d'artilleries sont déjà installés non loin de Donetsk, sur les toits de plusieurs immeubles (civils) dans la petite ville de Avdeevka.

Est-ce la manière dont le Canada envisage la protection de la souveraineté ukrainienne?

Nous sommes assez loin des normes éthiques, morales, de la défense des valeurs démocratiques qui sont censées être les valeurs fondatrices de l'OTAN, cette volonté soi-disant marquée - tout au moins affichée - de privilégier le règlement pacifique des conflit. 

La voie démocratique de l'Ukraine passe-t-elle par les tirs d'artillerie coordonnés par les soldats de l'OTAN contre les villes du Donbass?

Karine Bechet Golovko

jeudi 26 avril 2018

Crimes de guerre ukrainien sous les auspices de l'OTAN


Aujourd'hui la 93ème Brigade de l'armée ukrainienne a bombardé les quartiers résidentiels de la ville de Dokuchaïevsk au Sud de Donetsk avec de l'artillerie lourde de calibre 152mm et 120mm.

Le bombardement a été réalisé en pleine journée (15h) et de façon importante (6 obus de 152mm, 20 obus de mortier de 120mm et 5 de 82mm).

2 civils ont été tués sous les bombardements. Il s'agit d'un couple de retraités âgés respectivement de 79 ans et 76 ans. 


Le colonel Bassourine, porte parole du Ministère de la Défense, dans un communiqué urgent dénonçant ce nouveau crime de guerre ukrainien a rappelé que la dite 93ème brigade responsable de ces nouveaux bombardements criminels étaient "conseillée" par des cadres de L'OTAN,  en l'occurrence des forces armées canadiennes (voir photo jointes)

Une preuve, s'il en était encore besoin, de l'implication se plus en plus directe des forces occidentales dans la stratégie incendiaire et criminelle que Kiev s'efforce de mener dans le Donbass pour le compte de Washington.

Erwan Castel