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lundi 23 mars 2020

La fin d'un monstre nommé UE

Vu du Donbass (46)


Dans un Monde inquiet, l'épidémie du coronavirus "Covid19" poursuit sa progression  exponentielle, fauchant quotidiennement des centaines de vies humaines mais aussi, positivons un peu, arrachant définitivement le masque hypocrite derrière lequel se cache cette on ne peut plus mal nommée "Union Européenne", monstre hideux accouché par un libéralisme mondialiste et dont la raison d'être est de se servir et d'asservir les peuples plutôt que de les servir !! 

Dans une précédente réflexion sur le Covid19, j'évoquais les valeurs et principes de solidarité et discipline qui sont des armes vitales permettant de survivre aux grandes tempêtes balayant les nations que sont par exemple les guerres, les catastrophes naturelles, les famines et les épidémies.

Après la tyrannie des clercs et des princes, les peuples d'Europe sont aujourd'hui victimes  de celle des banquiers et de l'inaptitude de "gouvernements" mais dont dont le seul pouvoir exercé est celui de protéger leurs trônes que pour mieux servir les intérêts d'une ploutocratie financière amorale qui les gave de fric et de privilèges...

Et l'Union Européenne nous montre aujourd'hui son vrai visage incapable de mobiliser une défense sanitaire commune et une entraide internationale fondé sur une mutualisation des moyens sanitaires que devrait commander une solidarité humaine naturelle. Mais il ne faut oublier que cette trahison criminelle d'une UE amorale n'a rien a envier à celles des Etats-Nations qui la composent et dont les gouvernements ne sont plus que ses laquais serviles et zélés.
Et les autres membres de l'UE ne sont pas mieux, comme l'Allemagne par exemple qui refuse d'aider l'Italie et je ne parle même pas de cette pitoyable France dont le gouvernement alerté depuis plus de 2 mois par les chinois puis les italiens depuis 3 semaines n'a même pas mobilisé ses ressources pour protéger sa population et se doter de moyens opérationnels minimums pour faire face à cette crise sanitaire majeure.

A un député qui lui demandait pourquoi le gouvernement avait tardé pour lancer la procédure de confinement de la population, Edouard Philippe le 1er "sinistre" de cette Macronie qui mate dans la violence les manifestations des citoyens ou détruit à force 49-3 leurs retraites, a déclaré  que c'était "pour éviter de rajouter une crise politique à la crise sanitaire " !  Il y a désormais en France 4 catégories de personnes: les courageux qui sont sur les fronts de la santé des services et le la logistique pour secourir la population, les inconscients qui n'ont rien compris, les confinés qui se protègent et protègent les autres et  les cons finis qui, comme ces bouffons politiciens, qui suicident leur population sur l'autel de leurs intérêts particuliers.

Car la réalité cynique de cette lenteur gouvernementale à réagir est surtout due à ce que que les valets de la finance internationale qui sont à l'Elysée et Matignon ne regardent obsessionnellement que la températures des banques qui les dirigent tandis que les médecins et infirmières tirant la sonnette d'alarme depuis des semaines observent celle de la population.... 
Les Soros, Rothschild, Trump, Merkel, Macron sont d'abord au chevet du Dieu Mammon atteint lui aussi de difficultés respiratoires aiguës sous les effets du Covid19. Aussi les gouvernements occidentaux ont simplement subordonné leurs ripostes sanitaires au temps d'apnée potentiel de leur système économique, évitant qu'il ne se noie si un confinement total des pays est déclenché trop tôt. Et si on rajoute à cette cupidité méprisant les peuples l'appauvrissement sensibles de systèmes de santé marchandisés et le manque de solidarité et de discipline des sociétés occidentales individualisées... on arrive logiquement à cette catastrophe sanitaire en cours !  

Quant aux réactions hystériques des communautaristes qui fustigent les aides ou les comportements observées ici et là, elles ne valent pas mieux que celles des gouvernements qu'ils prétendent combattre car tous n'ont pas compris que face à une pandémie l'ensemble des peuples du Monde n'est qu'une seule population sanitaire, que chacun d'entre nous a 7 milliards de voisins et que la menace subie par tous doit générer la même "union sacrée" que celle qui permet de triompher dans une guerre sans merci.


Gros porteurs russes Il76  acheminant en Italie des renforts médicaux pour lutter contre l'épidémie du Covid19

Or, qui voyons aujourd'hui porter une assistance médicale et logistique à l'Italie, tandis qu'éclate de mythe de cette "Union Européenne" aux gouvernances veules et cupides et que l'OTAN aux ressources monstrueuses n'a toujours pas été mobilisé? La Chine, la Russie et Cuba, des pays qui non seulement sont extérieurs à cette "Union" mais sont même fustigés et sanctionnés continuellement par le système mondialiste !!

Parmi les aides humanitaires les plus significatives apportées aux européens face au virus, par ces pays continuellement stigmatisés par la moraline de leurs gouvernements, il y a notamment la Chine, Cuba et la Russie. 

Ainsi arrivent aujourd'hui sur le champ de bataille italien des équipes médicales chinoises ainsi que des millions de masques et appareils respiratoires, des médecins spécialistes cubains dont le système de santé exemplaire rappelons le, a été initié par un certain Che Guevara et s'est développé malgré des décennies de blocus occidental. La Russie enfin qui, malgré les lourdes sanctions économiques subies de la part des occidentaux, envoie 8 groupes sanitaires militaires spécialisés ainsi qu'un pont aérien logistique en Italie.

L'aide la plus spectaculaire vient certainement de la Fédération de Russie, un pays stigmatisé et sous une avalanche continuelle de sanctions économiques de la part des occidentaux. Le Ministère russe de la Défense (dont le budget (6ème rang mondial) est inférieur à celui des USA (10x) et de la France par exemple) vient de projeter en Italie via un premier pont aérien d'importantes ressources humaines et matérielles sanitaires spécialisées.

Ce renfort médical russe arrivé par 9 gros porteurs Iliouchine 76 a été déployé en Italie seulement 24 heures après une conversation téléphonique entre les présidents Poutine et Conte débarquant  8 groupes d'intervention médicale spécialisés, plus de 100 virologues et épidémiologistes, du personnel médical spécialisés, des logisticiens et personnels d'accompagnement, des moyens de dépistage et de traitement, des complexes de désinfection, des unités de commandement et de coordination, des véhicules de transport....

Il76 russes débarquant des renforts médicaux sur le 
front italien de la pandémie Covid19 le 22 mars 2020

Pour résumer, en 1 seule journée, la Russie, qui doit également faire face à la menace s'est déployée sur le front italien de la pandémie, pendant que les politiciens occidentaux craignant que leur image politico-médiatique soient ternie hésitent encore à assumer les devoirs pour lesquels ils ont été élus et que les généraux de l'OTAN quant à eux étudient et s'amusent dans des exercices monstrueux à déplacer des milliers d'avions, de véhicules, d'hommes et moyens logistiques (dont nombre d’hôpitaux de campagne) vers les frontières de la Russie que tous désignent comme un ennemi à abattre.

Véhicule russe de décontamination TMS 65 arrivé hier
et immédiatement en en action sur le sol italien

Au lieu de s'époumoner sur les inaptitudes gouvernementales, les conflits d'intérêts pharmaceutiques, la mauvaise politique sanitaire qui sont autant de circonvolutions byzantines qui dans l'urgence de la menace n'ont pas lieu d'être, les français devraient plutôt méditer sur les exemples de solidarité donnés par la Chine, la Russie ou Cuba et les appliquer urgemment dans une solidarité sociale, radicale et sans condition. 

Et l'heure des gibets viendra une fois le combat terminé !

Cette crise sanitaire majeure aura quand même l'avantage d'éclairer par le projecteur de la Vérité: 
  • la vacuité de cette moraline occidentale pourtant capable de mobiliser et projeter à travers le monde des moyens pharaoniques et onéreux pour accaparer les ressources de pays étrangers à coup de bombes et de missiles droitdel'hommistes, mais qui est incapable dans ses propres territoires de protéger efficacement ses populations.
  • la fatuité des institutions démocratiques qu'elles soient étatiques comme les gouvernements, internationales comme l' Union Européenne ou l'OTAN, qui montrent qu'elles ne sont que les acteurs d'un complexe militaro-industriel au service d'une ploutocratie dont les intérêts méprisent et même sacrifient les peuples.
  • Dans une mondialisation des transports et des moyens, une épidémie qui surgit dans un pays particulier et lointain est un problème mondial qu'il faut affronter collectivement au delà des affrontements politiques, économiques, religieux, sociaux, ethniques ou autres divergences humaines (mais sans pour autant se soumettre à un "gouvernement mondial" totalitaire fantasmé par Attali par exemple).
Mais ces constatations, que j'espère partager avec de plus en plus de personnes, ne doivent pas s'arrêter aux seules crises actuelles qui secouent notre monde post-moderne mais ouvrir surtout une réflexion jusqu'au au plus lointain de l'Histoire des idées pour définir les racines de ce mal qui provoque aujourd’hui l'effondrement systémique ambiant et dont le Covid19 n'est qu'un petit (mais efficace) détonateur.

Car ce virus sanitaire invisible et volatile, qui révèle une fois encore aux peuples la fragilité du mondialisme et la trahison de ses acteurs, fait apparaître surtout jusqu'aux passions qu'il suscite les dégâts d'un autre virus plus ancien, puissant, criminel et hégémonique qui gangrène la civilisation européenne depuis des siècles et dont les symptômes les plus visibles sont l'individualisme, la cupidité et l'arrogance.

Je veux parler de la pensée unique ultime et de son paradigme libéral économique et social autour duquel s'est organisé un "Nouvel Ordre Mondial " esclavagiste et qui aujourd'hui s'avère être suicidaire pour les peuples qui lui sont asservis.

Et lorsque je vois, débarquant en Europe sous des applaudissements italiens, les médecins de cette petite île caribéenne sous blocus étasunien cela nourri mon espérance et ma conviction que les peuples triompheront de ce monstre mondialiste grâce à partir des Etats non alignés dont les gouvernements placent prioritairement la sécurité et le bien être de leurs populations au centre de leurs politiques, même (et surtout) quand elles ne répondent pas forcément à la définition hypocrite de la "démocratie occidentale" !

Erwan Castel

Arrivée de médecins cubains sur le front italien du Covid19

lundi 5 août 2019

Trump ouvre une boîte de Pandore



Il semble que le POTUS ait trop pris de viagra ces derniers temps, au vu de ses nouveaux cacas nerveux contre l'Iran, le Vénézuela, l'Europe, la Russie, la Chine etc...

Mais le pire et plus sournois de ces actions stratégiques est aujourd'hui le retrait définitif des USA du traité de non prolifération des armes nucléaires à moyenne portée (INF), annoncé sourire aux lèvres par son faucon de guerre Pompeo ce 2 août dernier.

Et cet incendiaire de Pompeo, qui rêve chaque nuit de bombarder la Corée du Nord, le Vénézuela et l'Iran a eu l'outrecuidance d'accuser la Russie d'être responsable de la fin de ce traité vital pour la Paix mondiale que conclurent en 1987 Gorbatchev et Reagan et qui permit d'amorcer une désescalade nucléaire bilatérale historique (je me souviens du retrait retentissant des fusées intermédiaires (env 5000 km de portée) "Pershing" américaines et "SS20" soviétiques du théâtre européen).

Ce traité qui scellait une démilitarisation stratégique de l'Europe à été pour la première fois remis en cause par l'administration Obama en 2014, en pleine crise ukrainienne, accusant sans preuve (comme d'habitude) la Russie de violer le Traité en expérimentant un nouveau missile de croisière (9M929).

Un an plus tard, en 2015, Washington annonçait un plan de redéploiement de missiles nucléaires intermédiaires terrestres en Europe (plan en fait déjà amorcé sous couvert des sites de lancement du système AEGIS officiellement "défensifs", en Pologne et Roumanie).

Or le départ de la Maison Blanche de ces fous de guerre ne va absolument rien changer, et Trump qui pourtant a fait toute sa campagne à vouloir changer leur politique belliciste va confirmer en 2018 ce plan belliqueux du russophobe Obama (et le Congrès donnera même son feu vert pour l'expérimentation d'un missile nucléaire sur système mobile).

La Russie va quitter également le Traité INF ce 3 juillet pour répondre légalement à la nouvelle course aux armements engagée par Washington.

Dans cette nouvelle guerre froide, les grands perdants sont à nouveau les pays européens, pros en otage par l'OTAN et qui se voient menacer par l'installation des missiles étasuniens sur leurs territoires qui ne sont qu'à une dizaine de minutes de vol des centres névralgiques russes, tandis que les USA retentissant hors de portée des missiles intermédiaires russes.

L'hypocrisie occidentale est sur ce dossier générale y compris au niveau d'une Union Européenne qui ne défend que la stratégie des USA en déclarant vouloir préserver les acquis du traité mais en refusant à l'ONU la proposition russe d'instaurer un réseau de contrôles et de négociations à cet effet.

Aujourd'hui les USA avec le soutien suicidaire de leurs laquais de l'OTAN ont engagé une nouvelle course aux armements, à la fois contre la Russie mais aussi contre la Chine, comme l'a confirmé Pompeo, plongeant ainsi le monde dans une guerre froide pire que la précédente.

Erwan Castel

mardi 16 juillet 2019

Les vampires ne lâchent pas leur proie


Fait notable, le président ukrainien Zelensky, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, sont venus visiter la ligne de front du Donbass ce 13 juillet 2019, sous les projecteurs des caméras. Oh bien sûr cette visite éclair ne s'est pas faite sur les 90% de la ligne de front où est déployée, en violation totale des accords de paix, une artillerie ukrainienne pilonnant la population du Donbass, mais sur l'exception du moment que constitue Stanitsa Luganskaïa un block post situé au Nord de Lugansk et qui vient d'être (enfin) démilitarisé pour y permettre la reconstruction du pont détruit par la guerre. Par ce passage dangereux et pénible ont lieu les allers retours réguliers de milliers de personnes traversant la ligne de front, principalement des rétraités allant quérir leurs pensions à travers le blocus de Kiev.


Dans cette rarissime opération bilatérale réalisée aujourd'hui à Stanitsa Luganskaïa sous contrôle de l'OSCE et avec l'aide du Comité International de la Croix Rouge (mais qui est très loin d'y instaurer un statu quo ante bellum), il ne faut malheureusement pas jubiler et y voir l'amorçage d'une désescalade militaire engageant concrétement le processus de paix signé à Minsk, mais plutôt la considéter avec réalisme d'abord et surtout comme une opération de communication menée de concert par une Union Européennne mandatée par les USA pour confirmer ses ambitions en Ukraine et un président ukrainien en perte de vitesse qui veut donner l'illusion qu'il tient ses promessses de paix. Et le calendrier de cet événement fortemenet médiatisé confirme bien les objectifs réels de ses acteurs: en effet il est organisé juste avant des élections législatives qui vont confirmer ou infirmer le pouvoir de la nouvelle marionnette kiévienne et donner plus ou moins d'impulsion à la feuille de route étasunienne pour l'intégration de l'Ukraine au sein de l'UE et de l'OTAN (et probablement chronologiquemenent l'inverse).


Dans cette aventure occidentale en Ukraine sous commandement étasuinien, l'Union Européenne, qui s'est enfermée dans une collaboration avec Kiev, tout comme ce dernier l'est dans une dépendance économique, tente aujourd'hui de profiter de sa position en Ukraine pour sauver les apparences du poids politique d'un euro-atlantisme qui n'est plus, devant la puissance des USA et la faiblesse des gouvernements européens, qu'un fantasme moribond...

Le 8 juillet s'esttenu à Kiev le sommet annuel UE/Ukraine pour lequel la capitale ukrainienne a vu débarquer de brain trust de l'asservissement de l'Europe à la ploutocratie mondialiste : JC Juncker le président de la Commision Européenne, D Tusk le président du Conseil Européen, F Mogherini la haute représentante de l'Union européenne pour la politique de sécurité, et J Hahn le commissaire européen chargé de la politique de voisinage et de l'élargissement. 

Ces vautours de l'UE ont été accueillis bien sûr à bras ouverts par les responsables ukrainiens qui ressemblaient à des mendiants devant la sortie d'une messe. Ainsi du président Zelensky qui espérait recevoir une enveloppe supplémentaire de 10 milliards d'euros "pour la reconstruction du Donbass" (que son armée continue de détruire chaque jour) tandis que tous s'attendaient à des prises de positions radicales exigeant l'arrêt de la construction du gazoduc russe "Nord Stream-2" ou la libération des marins ukrainiens captués à Kertch  par les gardes côtes en novembre dernier lors de leur intrusion dans les eaux territoriales russes., 

Et les ukrainiens sont restés sur leur faim, ce contentant des enveloppes déjà promises et Zelensky qui comptait transformer ce sommet en victoire économico-électoraliste a du se contenter de remercier ses invités pour leur "volonté de fournir à l'Ukraine la deuxième tranche de l'assistance macrofinancière d'un montant de 500 millions d'euros", ce qui est déjà une entorse à l'accord signé qui stipulait que les aides européennes (programme de 11 milliards de 2014 à 2020) ne pouvaient se réaliser qu'en contrepartie de l’adoption par l'Ukraine d’une loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent, la création d’un système réellement efficace de contrôle des déclarations électroniques, l’introduction d’opérateurs économiques agréés et autant d'autres mesures qui n'ont pas été réalisées.

On observe donc que les représentants de l'UE continuent de soutenir à Kiev le successeur de Porochenko non par naïveté mais bien parceque sa politique derrière un discours superficiel de rupture avec les agitateurs du Maïdan est restée fidèle aux objectifs définis par leurs parrains occidentaux.

L'UE ne lâchera jamais l'Ukraine entre autres raisons : 
  • Par obéissance à Washington qui depuis le Maïdan lui a signé une procuration pour représenter ses intérêts en Ukraine, ce que confirme le refus de Trump d'intégrer  le "format Normandie" des accords de Minsk, "faisant confiance" aux partenaires français et allemands qui y sont déjà.
  • Mais aussi pour essayer en aidant l'Ukraine au maximum (et augmenter sa dette dépendante au passage), à "tirer leur épingle du jeu" tant en décrochant des futurs contrats militaro-industriels dont les récents deals entre Paris et Kiev ne sont qu'un avant goût, que pour redorer son poids diplomatique sur la scène internationale.

Et pour mieux séduire le nouveau maître de Kiev et préserver son influence en Ukraine, les émissaires de l'UE, avant de quitter prochainement leur gouvernance, lui ont promis 10 millions d’euros d’aides au titre du "Soutien à la société civile et à la culture", une rallonge de 22,9 millions pour "renforcer la lutte contre la corruption aux niveaux national et local" ainsi que 40 autres millions d'euros "pour financer des mesures en vue de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation et du soutien des communautés unies".  Autant dire un bakchich de plus de 70 millions d'euros qui va huiler les rouages de l'administration Zelensky (et remplir au passage quelques poches).

Nous voyons ici que l'UE en tant que fidèle succube de Washington applique les mêmes méthodes que son maître, arrosant ses interlocuteurs et implantant dans leurs pays des chevaux de Troie culturels, économiques ou médiatiques pour mieux ancrer l'idéologie capitalisme libérale et mondialiste par une stratégie subversive auprès des populations.
Ainsi par exemple ce réseau de centres d'information de l'Union européenne en Ukraine dont le dernier a été ouvert il y a 4 ans à Marioupol à proximité de la Russie (et de la ligne de front du Donbass) et qui vient de recvoir un budget de fonctionnement de 60 millions d'euros !

De leur côté les représentants ukrainiens qui espéraient plus d'aides financières ont contre mauvaise fortune fait bon coeur car l'un des objectifs principaux de cette rencontre était de gagner les recommandations des dirigeants actuels de l'UE à leurs successeurs concernant le renouvellemnt du soutien à l'Ukraine. 
  • "Pourquoi les rencontrons-nous ?, a argué Nikolaï Tochitsky, le représentant ukrainien à l'UE, mais le fait est que chaque commissaire européen écrit une lettre de recommandation à son successeur. Par conséquent, il est important pour l'Ukraine que Tusk, Juncker, Mogherini et Khan recommandent à leurs successeurs de travailler avec l'Ukraine."
Et dans le cadre de cette coopération économique et collaboration politique, l'UE a tenu à montrer ses préoccupations pour ce conflit du Donbass qu'elle entretient dans une perversité amorale qui consiste à soutenir à la fois les espérances de paix des populations et les volontés de guerre du pouvoir profond occidental.

L'Union Européenne est donc bien ici dans son rôle de cheval de Troie de l'OTAN et chargé d'amarrer le navire ukrainien en perdition au quai des mendiants aliénés de la marchandise mondialiste.


Erwan Castel

Articles référence :  Gorlovka Today, Top war 

mercredi 5 juin 2019

L'abouchement des clowns

Aujourd'hui l'ukrainien Zelensky et Juncker de l'UE

Si au Moyen âge l'adoubement des chevaliers par sa signification éthique et son esthétique symbolique élevait la relation humaine vers la grandeur d'âme et la noblesse du comportement, en revanche l'abouchement des princes de la finance et de leurs bouffons révèle bien par la lourde obscénité de leurs gestes et facondes, l'arrogance d'une élite amorale et esclavagiste.

Ainsi de "Zé", cette nouvelle marionnette mondialiste installée à Kiev chargée d'aliéner sa population à la marchandise occidentale en transformant l'Ukraine en plantation militaro-industrielle au service d'une Union Européenne et d'une Organisation du Traité de l'Atlantique Nord dirigée et au service de la ploutocratie mondialiste anglo-étasunienne.

Le président ukrainien Volodymir Zelensky pour son 1er voyage à l'étranger se devait, en bon laquais de l'impérialisme occidental, de commencer par venir plier genou devant les deux exécutants, économique et militaire, de l'occupation étasunienne de l'Europe. 
Ainsi ce 4 juin 2019, le nouveau clown de Kiev est venu se faire aboucher par ses maitres Stoltenberg de l'OTAN et Juncker de l'UE...

Voyage intéressant dans les discours car il finit de confirmer "ce changement dans la continuité" opéré à Kiev cette année, où les bouffons se disputant le pouvoir sont toutes agitées par le même marionnettiste (ce qui n'est pas sans rappeler les derniers "changements" politiques français entre Sarkozy, Hollande et Macron qui, sous des casaques différentes courrent pour la même écurie).

Le servile "Zé" a confirmé dans ses discours obséquieux aux nouveaux maitres de l'Ukraine la poursuite de la politique menée par son prédécesseur Porochenko :
  • La volonté d'intégrer rapidement l'OTAN et l'UE et tourner le dos à la Russie
  • La poursuite de la militarisation anti-russe de l'Ukraine au profit de l'OTAN
  • L'asservissement économique auix occidentaux via une mendicité permanante
  • La participation active à l'encerclement militaire et économique de la Russie

Ce reportage signé "Euronews", euphémisme médiatique désignant les voix à l'unisson de Wall Street, du Pentagone et de Washington, sans oublier leurs éminences grises et trésoriers comme Soros par exemple, est intéressant car non seulement il est révélateur de l'homme-lige de l'Ukraine aux parrains occidentaux du Maïdan devenus depuis les commanditaires de sa mise en esclavage, mais aussi de la manipulation mentale opérée sur l'opinion par une propagande usant du mensonge direct ou par omission. 

Relevons ici par exemple :

0'.11": L"UE et l'OTAN "soutiennent l'Ukraine DEPUIS L'ANNEXION DE LA CRIMEE PAR LA RUSSIE"...

Là, nous observons les 2 types de mensonges typiques à toute propagande de guerre :
  • Le "mensonge direct" et péremptoire qui parle d'ANNEXION, alors qu'il s'agit d'un référendum populaire demandant un retour au sein de la Russie. Donc travestissment du cadre juridique de cet événement de mars 2014 et inversion des dynamiques l'ayant provoqué dans le but de cupabiliser le seul Kremlin d'une décision présentée comme arbitraire et sans fondement populaire.
  • Le "mensonge par ommission" qui ici évacue laconiquement par la préposition DEPUIS l'épisode du Maïdan, coup d'Etat qui s'est déroulé avec succès en février 2014 grâce à un soutien financier, politique et technique ouvertement occidental dont les responsables politiques sont venus moult fois soutenir physiquement les émeutiers (Biden, Ashton, BHL, Brennan, Mac Cain etc...)

0'25": ... "élever le niveau de vie des ukrainiens, d'éradiquer le corruption moderniser l'Etat, ... en assurant notre sécurité nationale" (extérieure)

Ici c'est une affirmation péremptoire tente de faire passer une ineptie dans son simplisme :
  • Si pour les forces de l'ordre intérieur (police, SBU etc) c'est encore logique, en revanche quoi augmenter les capacités opérationnelles des forces armées "éradique la corruption" ou pire "élève le niveau de vie" des citoyens, sachant le gouffre que représentent des dépe,ses militaires modernes, et les sacrifices sociaux qu'elles imposent, surtout dans des pays aiux économies effondrées comme c'est le cas de l'Ukraine.

1'.14": ..."L'Ukraine souhaite que Moscou mette fin à tout appui aux rebelles" du Donbass et à "l'effacement culturel" dans la péninsule de Crimée

Et pour conclure ce court reportage voici le double standard et l'inversion accusatoire :
  • Alors qu'il vient de mendier encore plus d'aide militaire de l'OTAN dont il confirme au passage le projet d'intégration de l'Ukraine, Zelensky demande que la Russie cesse de soutenir les Républiques du Donbass, qui depuis 5 ans sont bombardés et sous blocusn sans oublier les territoires occupés dont les popualtions sont ostracisées par la botte de Kiev.
  • Et dans les dernières secondes c'est le feu da'rtifice de la propagande de guerre avec cette inversion accusatoire d'un pouvoir qui, pendant qu'il interdit la langue russe pourtant majoritaire sur son territoire, la littérature et le cinéma russe, les toponymes et monuments soviétiques etc., mais accuse Moscou d'organiser un "effacement" culturel" en Crimée à l'encontre de la communauté tatare que les ukrainiens en revanche bombardent dans le Donbass !
Euronews a donc réalisé la prouesse, et en moins de 2 minutes, de nous présenter l'ensemble complet des types de mensonges de la propagande de guerre occidentale et Zelensky de nous prouver qu'il n'était qu'un laquais de la ploutocratie mondialiste, et peut-être même plus zélé que son prédécesseur.

Erwan Castel

Hier, l'ukrainien Porochenko et Juncker de l'UE 

jeudi 29 novembre 2018

La girouette Trump dans le vent de la guerre


Si les conseillers en communication de Macron semblent totalement inaptes et dépassés par l'hybris délirant de leur patronn revanche ceux de Trump ressemblent plus à des geôliers à moins que le locataire de la Maison Blanche ne soit finalement qu'une girouette sans sans cervelle.

En effet, face à l'incident de Kertch dont tous les éléments recueillis attestent que c'est bien une provocation préméditée ukrainienne dans les eaux territoriales russes et en complète violation avec le droit maritime international, le Président étasunien nous a gratifié de déclarations successives changeantes et même contradictoires, pour finalement se ranger dans le camp des bellicistes néo-conservateurs qu'il prétend combattre et qui dans cette affaire ne semble pas étrangers à l'organisation de cette provocation ukrainienne en mer d'Azov.
  • Le 25 novembre, Trump ne réagit pas publiquement à l'incident.
  • Le 26 novembre, dans un premier temps, Trump déclare à une journaliste qui lui demandait son ressenti au lendemain de l'incident "Je ne suis pas content du tout. Nous n'aimons pas ce qui se passe de toute façon. Et j'espère que tout sera réglé", mais à ce moment là, le Président des USA refuse de condamner le Russie .
De leurs côtés, Jens Stoltenberg, secrétaire général de OTAN et Nikky Halley, représentante US à l'ONU, dont on sait qu'ils appliquent toujours et avec zèle la stratégie et le discours russophobes des néo-conservateurs réagissent quant à eux à l'incident en condamnant violemment la Russie en promettant d’accélérer et même de renforcer la militarisation de l'Ukraine.




L'Union Européenne sous la coupe de l'hégémonie militaro-industrielle étasunienne rentre dans la meute avec son Président Donald Tusk qui  "condamne le recours à la force par la Russie dans la mer D'Azov. Les autorités russes doivent rendre les marins et navires ukrainiens et s'abstenir de nouvelles provocations."
  • Le 27 novembre, Trump tout en ne le souhaitant pas évoque l'annulation possible de sa rencontre avec Poutine qui doit avoir lieu à Buenos Aeres dans le cadre du G20.
    Pendant ce temps là, la meute hurlante autour du Kremlin grossit d'heure en heure à l'image de Heather Nauertl la porte-parole de la diplomatie américaine accuse la Russie d'être responsable d'une "escalade grave et dangereuse" de la confrontation entre Moscou et Kiev, sans parler des ukrops de Kiev qui viennent d'instaurer la loi martiale dans leurs régions pro-russes et évoquent comme le Président Porochenko par exemple une "guerre totale avec Moscou".

    Le 28 novembre, alors que les raisons électoralistes de la loi martiale décrétée par Porochenko candidat impopulaire à sa propre succession sont évoquées unanimement stratégie occidentale d'étouffement économique de la Russie s'invite aussi dans la crise de Kertch (à moins qu'elle n'était déjà embarquée dans les bateaux chargés de la provocation) apportant d'autres éléments de réponses pour comprendre pourquoi une telle dramatisation est organisée autour d'un incident somme toute prévisible et mineur par rapport aux événements de 2014. 
    Ainsi l'ancien premier ministre ukrainien post Maïdan Arseni Iatseniouk tendant sa sébile exhorte que "l'UE doit en faire plus pour soutenir l’Ukraine" tandis que la porte-parole US Heather Nauert demande "Une chose que nous aimerions, c'est que nos alliés européens fassent davantage pour assister l'Ukraine" et la représentante de la diplomatie érasunienne d'évoquer le projet "North Stream" destiné à faire contourner l'Ukraine aux livraisons de gaz russes et dont on sait qu'il est un point de désaccord entre les européens et les USA qui n'en veulent pas. 
    Et le même jour, les occidentaux commencent à évoquer de nouvelles sanctions économiques contre Moscou... on connaît la musique !
    • Et le 29 novembre, Trump après avoir annoncé en embarquant dans le vol aérien vers le G20 que sa rencontre avec Poutine se déroulerait comme prévu à un «moment très opportun finit par changer de cap en annulant à son arrivée à Bueno Aeres sa rencontre avec son homologue russe mais tout en déclarant: "J'ai hâte (de participer) de nouveau à un sommet constructif (avec M. Poutine) dès que la situation sera résolue !"
    A ce stade des déclarations contradictoires et même incohérentes du Président de la 1ère puissance mondiale on peut vraiment se demander s'il lui reste encore un pouvoir décisionnel ou même une marge d'initiative, ou si la Maison Blanche n'est pas devenue tout simplement une annexe de Disney Land où Donald n'est qu'une marionnette. 

    Dans le gestion de la crise de Kertch, le Président des USA a montré son inutilité et surtout son impuissance. Déception pour la paix car si il y a bien un moment ou le dialogue s’avère justement crucial, c'est bien au cœur des conflits, mais sans surprise car cela prouve une fois de plus que Trump est pieds et poings liés dans le jeu du grand échiquier toujours tenu par les néoconservateurs bellicistes et russophobes .
    Car refuser un dialogue pendant une confrontation majeure entre 2 pays tiers, c'est bien fermer la porte à toute chance de médiation et de résolution pacifique du conflit mais donner un blanc seing à l'escalade dangereuse souhaitée par ceux là mêmes qui ont initié la provocation. 

    Et les buts des occidentaux sont clairs et confirmés dans leurs réactions viscérales à l'incident de Kertch dont les conséquences et objectifs sont de :
    • Militariser l'Ukraine et les mers Noire et Azov (Jens Stoltenberg de l'OTAN)
    • Relancer de nouvelles représailles économiques contre la Russie (Union Européenne)
    • Renforcer l'isolement politique de la Russie (ONU et USA)
    • Prolonger la vie présidentielle de Porochenko 
    • Exciter la guerre dans le Donbass sur le cadavre des accords de Minsk
    Si le droit est bien du côté de la Russie et de ses forces de sécurité qui à Kertch ont simplement rempli leur devoir (et avec beaucoup de retenue), en revanche ce sont les occidentaux, perdant en Syrie, qui en trichant en Ukraine ont repris la main dans cette confrontation avec Moscou où, à l'exemple des ses 3 bateaux  sacrifiés dimanche dans le détroit de Kertch, il veulent utiliser l'Ukraine , une fois sa militarisation achevée,comme un bélier contre la Russie.

    Et le spectre d'une nouvelle guerre de Crimée d’apparaître à l'horizon de la nouvelle année 2019, en plus de celle qui dans le Donbass se réchauffe à nouveau.

    Erwan Castel

    mardi 27 novembre 2018

    Une loi martiale presque "made in Porochenko"


    Toujours à propos de la crise de Kertch et ses conséquences régionales et internationales, voici une analyse comme d'habitude pertinente de Karine Bechet-Golovko réalisée au le,demain de l'instauration d'une loi martiale partielle en Ukraine par le pouvoir en place.

    Personnellement ce qui saute aux yeux lorsqu'on regarde la carte de la zone concernée par cette loi martiale est qu'elle concerne les territoires limitrophes de la Fédération de Russie et bien sût ceux du Donbass en proie à une guerre depuis plus de 4 ans et que la situation risque d' être exacerber par cette loi martiale, tant pour la ligne de front que pour les populations russes des territoires occupés par l'armée ukrainienne.

    Erwan Castel


    Source de l'article : Russie Politics

    Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition

    Les extrémistes mettent le feu au Consulat de Russie à Kharkov
    Karine Bechet Golovko

    Suite à la provocation dans le détroit de Kertch, où l'Ukraine a envoyé trois navires militaires sans suivre la procédure et a ainsi volontairement violé les frontières russes, provoquant une réponse inévitable de la Russie, Poroshenko a pu, non sans difficultés à l'intérieur, mais avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, faire passer la loi martiale et légitimer ainsi l'ouverture d'un deuxième front, contre toute opposition. La responsabilité de la communauté internationale dans le désastre qui se déroule en Ukraine et le danger que représente ce régime post-Maidan pour la sécurité de la région est pleine et entière.

    Comme nous l'avions écrit hier, Poroshenko avait besoin d'un fondement sérieux pour renforcer sa position intérieure déplorable avant des élections qui le donnent perdant dans tous les cas de figure et le clan atlantiste, de son côté, avait besoin de renforcer son combat contre la Russie, qui tourne un peu en rond, sans produire les effets attendus à l'intérieur du pays. Donc, trois navires militaires ukrainiens ont violé les règles de passage du détroit de Kertch entre la mer Noire et la mer d'Azov, obligeant la Russie à défendre sa souveraineté.


    Et le Conseil de sécurité de l'ONU a pu incarner cette division, ce qui finalement est sa seule fonction aujourd'hui, puisqu'il correspond à la logique internationale bipolaire d'après-guerre qui n'a plus cours. Dans son communiqué, cette ligne de partage est bien visible. D'un côté, ils ont refusé de traiter la question soulevée par la Russie, membre permanent, sur la violation de ses frontières par l'Ukraine et considèrent en bloc la Russie coupable - de ne pas avoir laissé trois navires militaires traverser sans déclaration préalable ses eaux territoriales. La position est simple: la Crimée est "annexée" donc l'Ukraine est victime, donc elle a carte blanche.


    C'est peut-être la raison pour laquelle la police ukrainienne a regardé sans réagir les nationalistes attaquer le consulat de Russie à Kharkov et provoquer un incendie, qui n'a été condamné par aucune organisation, aucun pays. Nous sommes assez loin des idéaux d'état de droit et de démocratie invoqués assez souvent en Europe pour justifier l'attitude de l'Ukraine :

    C'est aussi pourquoi certainement, l'ONU ne voit rien à redire au fait que Poroshenko introduise la loi martiale en Ukraine, puisqu'ils veulent à tout prix croire la fable qui leur fut racontée :


    Personne ne s'est demandé pourquoi après le rattachement de la Crimée, la loi martiale n'a pas été introduite, ni avec la guerre civile dans le Donbass, question posée par de plus en plus d'analystes ukrainiens "non alignés". Mais là, après que trois navires de guerre, dont deux construits récemment avec l'aide de l'Occident, aient été sans aucune difficulté arraisonnés par les gardes-frontières russes (ce qui au passage montre l'efficacité de tout ce programme international de réarmement de l'Ukraine...), la loi martiale est passée en force par Poroshenko. Peut-être que Poroshenko n'en avait pas besoin avant.

    Mais les autres candidats aux présidentielles et les anciens présidents ukrainiens ont unanimement condamné ce pas dangereux et liberticide de Poroshenko contre les élections et son peuple. C'est pourquoi, finalement, la loi martiale a été adoptée non pas pour 60 jours, mais pour 30 jours et sur une partie du territoire. Mais elle jouera dans la mer Noire et dans le détroit de Kertch, ce qui peut pousser à renforcer le conflit avec la Russie.



    Or, quoi que veuille croire le clan atlantiste, dont la France qui soutient aveuglement l'Ukraine, les atteintes aux droits et libertés sont particulièrement importantes, car cette loi permet l'introduction d'un régime juridique extraordinaire suspendant les libertés constitutionnelles et légitimant les restrictions de la liberté de circulation, de la liberté de réunion, de l'activité des partis politiques et des médias, les atteintes à la propriété privées, le travail obligatoire des civils pour l'armée, l'internement forcé de citoyens étrangers pouvant être dangereux pour la sécurité nationale, etc. La presse ukrainienne est elle-même inquiète et à la Rada, Timochenko n'a même pas pu énumérer toutes les limitations qu'entraîne la loi martiale sur l'ensemble du territoire, puisque dans le décret de Poroshenko elles ne sont pas limitées au territoire où sera mis en vigueur la loi martiale.

    Poroshenko a donc, dans un premier temps, 30 jours pour écraser l'opposition. Ensuite, si nécessaire, il peut tout à fait prolonger la loi martiale. Mais évidemment, la Russie est coupable. Manifestement ,elle sera aussi coupable de ce régime liberticide arrivé sur les cendres du Maidan. C'est, certes, plus confortable. Mais tout a un prix et cette posture met en danger la sécurité européenne.


    Car cette masse décérébrée extrémiste lancée hier dans les rues de Kiev exigeant la guerre, la vraie, contre la Russie, pourra sans aucun problème infester les pays européens, amorphes, sans que l'UE ne fasse rien pour aider les populations.

    Quels intérêts défendent l'UE et nos dirigeants ? Il est vrai que Macron, face aux mouvements de contestation populaire, doit bien envier Poroshenko ...

    Karine Bechet Golovko

    vendredi 27 juillet 2018

    L'Ukraine au cœur d'une rencontre


    La question de savoir jusqu’où la Russie est prête à défendre son sanctuaire ukrainien menacé par le pouvoir dément de Kiev vient de trouver un élément important de réponse avec les visites en Allemagne et France de Sergeï Lavrov, le poids lourd russe de la diplomatie internationale accompagné du chef d'Etat Major des forces armées russes dont la fonction est strictement militaire.

    Source de l'article : Réseau international 

    Quel est le sens de la rencontre hautement symbolique 
    de Lavrov et Gerasimov avec Merkel à Berlin, 
    puis Macron à Paris ?

    Quand Lavrov va rendre visite à ses homologues à l’étranger, cela rentre le plus souvent dans le cadre de la routine diplomatique internationale. Quand ce même Lavrov va rencontrer un chef d’état, on peut dire qu’il est porteur d’un message important de l’exécutif russe, ce message pouvant toucher tous les domaines. Là où le message change de couleur, c’est quand il se déplace avec des militaires, et ici, il ne s’agit pas de n’importe lequel des militaires russes. Il a déjà fait des déplacements avec le général Choïgou, le ministre de la défense, mais il s’agissait le plus souvent de mettre en place des accords militaires bilatéraux entre des états, Lavrov apportant ses compétences diplomatiques. Ici, il s’agit d’autre chose. Le premier diplomate actuellement sur la planète accompagne le chef d’état-major général des armées russes pour rencontrer les deux leaders les plus influents de l’UE, Merkel et Macron. Un chef d’état-major, ne parle pas de politique, ne négocie pas d’achat ou de vente d’armes. Un chef d’état-major parle concrètement de situations militaires et, dans le contexte dans lequel se place actuellement la Russie, des éventuelles conséquences de futures actions militaires. Il est facile de deviner que des avertissements documentés ont dû pleuvoir tant à Berlin qu’à Paris, des avertissements qui ne peuvent être que bienvenus, car l’Europe, la France en particulier, a montré, depuis plus d’un siècle, sa tendance à se laisser stupidement entrainer dans des guerres autodestructrices dont les véritables raisons lui échappent.  RI  

    ***
    Il s’agit plutôt d’une évolution singulière. Non, pas le fait que Lavrov ait rencontré Frau Kanzlerin à Berlin comme cela avait été convenu avec Vladimir Poutine. Rien de spécial à ce sujet. Ce qui est spécial et particulier, c’est que Frau Merkel l’a également rencontré :

    La ministre allemande des Affaires étrangères, Heiko Maas, et le chef de l’état-major militaire russe, Valery Gerasimov, ont également participé à la réunion, qui a été décidée la semaine dernière par Mme Merkel et le président russe Vladimir Poutine.

    Valery Gerasimov n’est pas le genre de gars qui assiste aux réunions diplomatiques, sa présence à Berlin avec le ministre russe des Affaires étrangères signale quelque chose de très important dans le processus d’élaboration. Vous parlez de la Syrie ? Bien sûr, cela semble naturel, mais comme le rapportent les agences de presse russes et je cite : « La question de l’Ukraine a également été discutée. Je pense que c’est de cela qu’il s’agit.

    La Syrie, quelle que soit son importance pour le monde d’aujourd’hui, n’aurait pas nécessité que le chef d’état-major général soit à Berlin et rencontre le chef de l’État allemand. Après tout, Berlin joue un rôle secondaire en Syrie et, en fait, n’y a pas participé de manière militaire significative en soutenant toutes sortes de groupes terroristes, alias « rebelles », « Syriens libres », unikorns, etc. L’Ukraine, cependant, est une question totalement différente. C’est Frau Merkel et sa cabale de flagorneurs internes et externes qui ont fait de l’Allemagne l’un des principaux moteurs de la catastrophe ukrainienne qui a suivi un violent coup d’État inspiré et financé par l’Occident dans son ensemble. Ainsi, l’Allemagne est l’un des principaux coupables de la création d’un trou noir au milieu de l’Europe et, accidentellement, l’un des principaux moteurs de la russophobie hystérique en Europe. Nous savons tous très bien à quel point les médias allemands sont « libres » et « indépendants ».       

    Alors, est-ce qu’on s’attend à ce qu’il se passe quelque chose de dramatique en Ukraine, qui est en chute libre sur le plan économique et mental ? Considérez ceci :

    La Coupe du monde triomphale en Russie est terminée.

    La Russie est étonnamment nonchalante au sujet de toutes ces sanctions économiques (hé, les Allemands, ça ne vous fait pas tinter chez vous une clochette d’alarme ?) par l’UE et voici deux faits parmi un vaste flot de faits qui indiquent que la Russie se prépare à réagir  » radicalement  » à quelque chose (la violence ukrainienne contre le Donbass).
    Fait A : La Russie doit localiser complètement (en russe) la fabrication de turbines à gaz de grande puissance d’ici 2019, de plus, d’énormes allégements fiscaux seront accordés aux entreprises utilisant des équipements de fabrication russe.  Vous vous rappelez qui a joué un rôle énorme dans cette affaire en Russie avant les événements ukrainiens ? Oui, c’est Siemens.  Vous vous rappelez qui est aussi un acteur majeur dans ce domaine en Russie ? Oui, General Electric. Hm. Il ne s’agit pas de fabrication de lingerie ici, Mesdames et Messieurs.

    Fait B : La Russie a relevé, en toute légitimité, le seuil de douleur pour l’Ukraine dans et autour de la mer d’Azov. Maintenant, l’Ukraine paiera cher pour avoir pris en otage l’équipage du bateau de pêche russe Nord. Tout cela en violation du statut mutuellement convenu de la mer d’Azov. Sans parler, bien sûr, de certaines menaces de faire sauter le pont Kerch qui a périodiquement été entendu de la part de l’Ukraine.

    Ah, oui, Helsinki. Rappelez-vous l’offre de Poutine d’organiser un référendum dans le Donbass, rappelez-vous son propre avertissement à l’Ukraine de ne pas faire des choses stupides puisque ce sera…. eh bien, la fin de l’état ukrainien actuel.
    Maintenant, une fois qu’on considère que l’Ukraine est un atout anti-Russie pour la cabale mondialiste à Washington et est, en fait, sous le contrôle externe des agents d’Obama, malgré le fait que toute cette affaire russe ne va nulle part et s’essouffle rapidement, il est non seulement possible, mais hautement probable que des gens comme l’ancien vice-président Biden ou les agents du département d’État du HRC (jamais à l’encontre de McCain), DNC et d’autres ne seraient pas navrés si une conflagration éclatait en Ukraine. En fait, cela devient un scénario très probable – n’importe quoi pour saboter les relations russo-américaines en général et la présidence de Donald Trump en particulier.  C’est un scénario général, mais c’est précisément un scénario qui nécessiterait des explications très professionnelles du chef d’état-major général à quelques bureaucrates allemands, quel que soit leur niveau, de ce à quoi elle et les vassaux en Europe doivent s’attendre si leurs propres fils de pute allemands en Ukraine déclenchaient une provocation qui fournira suffisamment de Casus Belli pour que le district militaire sud de la Russie commence le décompte final pour le régime criminel de Kiev et ses complices pur nazis. Mais ce ne sont que mes pensées. J’adorerais entendre au moins 5 minutes de conversation du tête-à-tête Trump-Putin à Helsinki. Dans le même temps, je ne peux qu’imaginer quel genre de répugnance Lavrov et Gerasimov éprouvaient envers ce dirigeant allemand qui a réussi, après presque 70 ans de dénazification de l’Allemagne, à faire naître un régime véritablement nazi à Kiev.

    MISE À JOUR : Lavrov et Gerasimov sont déjà à Paris (en russe) et ont rencontré Macron. Dans le cas d’une visite à Paris, discuter de la Syrie est naturel, mais l’Ukraine y a également été discutée. Hm. La Syrie, je peux comprendre, mais pour l’Ukraine–et bien, il ne reste plus qu’à deviner maintenant.


    Traduction : Avic – Réseau International