Affichage des articles dont le libellé est Enfants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Enfants. Afficher tous les articles

vendredi 5 juin 2020

La guerre du Donbass en 7 minutes !


Ici je n'écrirai aucun commentaire accompagnant cette vidéo de 7 minutes consacrée à la guerre déclenchée contre les populations russes du Donbass. Attention cependant, il y a des images très dures à supporter et d'autant plus choquantes qu'elles sont volontairement cachées par une "bien pensance" occidentale complice de 76 années de crimes de guerre.
Erwan Castel

lundi 1 juin 2020

Le journée des anges


La journée internationale de l'enfance, instituée en 1950 mais dont l'idée remonte à 1925 (lors de la conférence mondiale de Genève), revêt dans le Donbass en guerre une dimension émotionnelle particulière pour une population dont l'enfant est placé par tous au coeur des familles, des traditions, des projets et de la société. 

Les enfants tués lors des conflits incarnent certainement le mieux, par la hauteur de leur innocence, le drame de la guerre moderne dont les destructions meurtrières, en dépassant les confinements des champs de bataille militaires, ont retrouvé la sauvagerie aveugle et illimitée des déferlements génocidaires des barbares, croisés, conquistadors et autres soudards assoiffés de sang, d'or et de terreur... 

En effet, lorsque la folie ukrainienne s'abat sur le Donbass pour punir sa population d'avoir oser refuser le coup d'Etat occidental sur le Maïdan et l'ostracisation de son identité russe, les forces armées de Kiev vont frapper avec une haine et aveuglement inouïs les territoires des républiques séparatistes de Donetsk et Lugansk, fauchant de leur acier des miliciens mais aussi des civils par milliers dont cette jeunesse qui incarne plus que tout l'innocence qu'on assassine.

Dans les parcs des villes du Donbass, parmi les stèles rappelant les noms des victimes civiles des attaques ukrainiennes, celles dédiées aux enfants sont tout au long de l'année couvertes de fleurs et de jouets. 
Plus de 100 enfants vont périr sous les tirs ukrainiens, des milliers vont être blessés, dont certains très grièvement, des dizaines de milliers sont traumatisés par les disparus, les destructions et ces orages d'acier qui, malgré des accords de paix signés à Minsk en 2015, n'ont jamais cessé une seule journée.

Depuis que Kiev a lancé son assaut contre le Donbass en 2014, lequel a fait plus de 20 000 morts ("officiellement" 13 000), 120 enfants ont été tués et plus 320 autres ont été blessés (DNR - 85 morts 233 blessés. LC - 34 morts 77 blessés).



Rien que pour ce mois de mai 2020 qui vient de s'achever, parmi les 20 victimes civiles, 6 enfants ont été encore blessés par des tirs ukrainiens : 
  • 2 mai, 1 fillette de 7 ans, blessée par un bombardement au mortier du village de Zolotoye 5 en République Populaire de Lugansk.
  • 4 mai, 3 fillette de 7, 7 et 10 ans blessés dans le mitraillage du village d'Aleksandrovka au Sud de Donetsk..
  • Le 7 mai, 2 enfants âges de 14 ans et 3 adultes ont été blessés par des tirs de grenades automatiques ukrainiennes dans le village de Sahanka au Sud de la RPD.
Comme chaque année depuis 2017, les familles de Donetsk se sont rassemblées au coeur de leur cité dans ce magnifique parc Sherbakova où, depuis l'immense passerelle enjambant l'étendue d'eau, des milliers de lanternes chinoises se sont envolées rejoindre parmi les étoiles les âmes des enfants assassinés dans le Donbass mais aussi partout dans le Monde et qu'ici personne n'oublie.


Et ce lâcher d'étoiles ne fut pas le seul, et dans les quartiers et villages bordant le front, d'autres lumières ont rejoint le ciel d'été. Ailleurs, dans de nombreuses villes et régions d'une Russie plus que jamais solidaire du Donbass, comme Moscou, Astrakhan, Belgorod, Bryansk, Voronezh, Nizhny Novgorod, Smolensk, Tula, Ulyanovsk, Saint Petersbourg, Oryol, Kursk, Krasnodar, Khanty-Mansi, Karachay-Cherkess, Crimée, Kamchatka etc... des dizaines de milliers de ballons blancs ont été envoyés dans le ciel ou des bougies symboliques et des jouets pour enfants posés sur les rebords des fenêtres.

Quelques instants plus tard, d'autres feux s'élançaient vers le ciel, ceux des balles traçantes ukrainiennes cherchant à abattre ces lanternes chinoises qu'un vent justicier portait vers le front pour réveiller leur honte. D'un côté, le recueillement et le souvenir d'un acte d'amour populaire et de l'autre l'hystérie et le débilisme d'une haine idéologique meurtrière... finalement un résumé symbolique des plus justes de cette guerre qui martyrise le Donbass depuis bientôt 7 ans...


Cette année, toujours cloué dans mon lit par ma blessure, je n'ai pu me déplacer vers le parc de Sherbakova où se déroule cette "soirée des anges"... mais le coeur y était...

Erwan Castel

"Je veux vivre"


La veille, 31 mai, dans leur danse aérienne, la pluie et le soleil dessinaient au dessus de Donetsk un splendide arc en 
ciel qui semblait annoncer cette journée des anges où la tristesse dans sa présence éternelle porte aussi l'espérance.

dimanche 31 mai 2020

Dans les yeux de ceux qui restent

Une mère du Donbass et son fils à Trudovsky près du front dans le Sud Ouest de Donetsk
Photo Svetlana Kissileva

On peut observer dans le traitement informatif d'un conflit 2 ornières dans lesquelles ont tendance à glisser ceux qui cherchent à rendre compte des événements s'y déroulant: celle de ne montrer que l'action éclatante des uns et des autres et ainsi de se faire l'écho des batailles et manifestations publiques... et celle se contenter d’ânonner des communiqués officiels manichéens et leurs poncifs propagandistes vers d'autres publics qui sont hors de leur portée immédiate. Je pense pour ma part que ces 2 missions sont utiles pour comprendre et faire comprendre et mémoriser pour l'Histoire le déroulement et l'évolution d'un conflit, surtout à une époque post-moderne où la guerre de l'information est quasi aussi vitale que les guerres militaires, économiques ou politiques.

Mais voilà, les combats militaires et les communiqués politiques ne sont en réalité que la minuscule partie visible d'un conflit, et souvent même ils occultent la réalité de la souffrance humaine d'une population précipitée dans la tragédie de la guerre. Et je ne parle pas ici seulement des victimes directes, tués, blessés, bombardés mais aussi de leurs familles, proches et amis qui restent derrière eux, silencieux et souvent invisibles. Ces femmes, ces enfants et ces hommes anonymes portent les pires blessures d'un conflit et qui jamais ne se referment: celles du coeur.

Il est difficile de décrire ces sentiments terribles qui sont souvent l'expression d'un vide vertigineux inconnu dans lequel l'âme a été précipitée et que de surcroît, la pudeur et la douleur veulent souvent garder secrets. Et face à la douleur immense des deuils vécus, le travail du reporter est difficile, car il doit dévoiler sans la violer ou l'exhiber, avec une compassion retenue la détresse profonde de ces personnes tourmentées par la guerre. 


Ceux qui viennent ou vivent dans les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk et particulièrement au sein de leur population au contact de la guerre, ils rencontrent quotidiennement des histoires humaines terribles éclairées par des regards souvent lointains chargés dune peine indescriptible. Et certaines personnes ont ce talent de pouvoir saisir dans ces miroirs de l'âme que sont les yeux toute la tragédie humaine que des mots ne pourraient décrire avec autant de pureté.

Svetlana Kissileva, née en Ukraine soviétique a choisi de revenir dans son pays après que la guerre ait éclaté dans le Donbass où désormais elle vit et exerce le métier de reporter photographe, Ses photos montrent sans le vernis du commentaire les gens du Donbass où, malheureusement, après 6 ans de guerre inachevée, l'acier, les larmes et le sang font désormais partie de leur quotidien.

Une partie de son travail photographique est visible ici : Svetlana Kissileva

Après plus de 6 années de combats et bombardements subis sur plus de 460 kilomètres d'une ligne de front mordant les portes de nombreuses cités et villages des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk, il n'y a pas une seule famille qui n'ait pas été touchée intimement par cette guerre abjecte. Maisons ou appartements bombardées, parents tués ou blessés, fratries séparées par la ligne de front ou par l'éloignement d'un membre combattant sur le front depuis des années etc...

Malgré les apparences de centres-villes protégés où semble régner parfois l'insouciance d'une vie moderne, une part importante des esprits des femmes et des hommes du Donbass reste enlacée à cette guerre qui plane au dessus des terrasses rieuses du boulevard Pouchkine comme une épée de Damoclès.

Et dans ces quartiers et villages des républiques du Donbass, il arrive de croiser dans le yeux des gens, pour qui continuer à vivre malgré la peur et le malheur est un acte de résistance, cette lueur étrange à la fois innocente et consciente qui nous apprend plus que que ne sauraient le faire les mots ou les belles paroles, le poids de la guerre et le prix de la Liberté.




En arrivant à Donetsk, j'ai été étonné de voir dans les innombrables espaces verts alternant systématiquement les barres d'immeubles et les lotissements, ces parcs de jeux colorés et soigneusement entretenus, et qui sont pour le visiteur la première expression visible de la place que tient l'enfant dans la société russe du Donbass. En effet, ici l'enfant est roi, pas dans le sens du "pourri-gâté" comme l’interprètent aujourd'hui les sociétés consuméristes occidentales, mais dans celui qu'il incarne le coeur et l'avenir de la famille, ce corps social premier d'une société humaine restée saine.

Lorsque la guerre s'abat sur le Donbass, les enfants deviennent la préoccupation première des familles qui tentent au mieux de leurs sacrifices de préserver leurs santés physiques et mentales tout comme leurs rêves de jeunesse. Mais malgré cela, cette tragédie révoltante qui secoue le coeur de l'Europe depuis 6 années de honte, s'est insinuée dans leurs regards innocents où la flamme de l'innocence s'est éteinte aux souffles des bombardement.




Et derrière chaque enfant, il y a une femme, mère ou grand mère, naturelle ou adoptive, voisine ou éducatrice qui veille sur son avenir et son bonheur. A ce titre les femmes du Donbass sont remarquables, animées d'un courage et d'un dévouement exceptionnels que seule leur beauté parvient à égaler. Nombre d'entre elles sont même parties depuis les premiers combats porter les armes au devant des blindés ukrainiens, et j'ai eu souvent l'occasion d'évoquer ici leur courage qui n'a rien à envier à celui de leurs camarades masculins (ici par ex.: "Amazones de Novorossiya"). 


Mais ces glorieuses combattantes ne doivent pas faire oublier leurs sœurs devant la guerre qui luttent avec un héroïsme silencieux tout aussi admirable contre la peur et la souffrance, sachant rester debout sous les orages d'acier qui fauchent autour d'elles les meilleurs blés de leur peuple, s'acharnant à rester debout pour que soient préservés au delà de la tragédie de l'Histoire, l'avenir et la dignité du Donbass.

"Veuves du Donbass" un clip dédié à toutes ces femmes courageuses
qui dans le silence des vies anonymes du Donbass mènent aussi à
leur manière un combat terrible pour la dignité et la Liberté humaines

Cela faisait longtemps que je voulais, vous évoquer ces regards croisés quotidiennement dans ce Donbass, mais il m'était impossible avec mes mots maladroits de vous montrer dans toute sa pureté cette flamme indicible qui brille dans leurs yeux et qui éclaire toute l'âme de ce peuple exemplaire...

Merci à Svetlana Kissileva de savoir capturer avec amour ces regards dans des photographies qui mieux que n'importe quel mot nous éclairent sur la réalité du Donbass et aussi nous enseignent sur les valeurs essentielles portées par les traditions et les libertés d'un peuple.

Erwan Castel


mardi 5 mai 2020

Une riposte froide et intelligente



Certains utopistes de salon argueront certainement, comme Eric Emmanuel Schmitt, que "répondre à l'agression par l'agression dent pour dent, œil pour œil n'a pour résultat que de multiplier le mal et pis de le légitimer". 

Je ne suis pas personnellement adepte de la loi du Talion, du fait  de ses origines abrahamiques mais surtout de sa logique mécanique qui se passe de toute réflexion juridique ou morale mais accorde à l'Homme un droit dogmatique prétendu d'ordre divin. Mais je récuse également le discours pacifiste de ceux qui, refusant cette appel à la violence, prônent de facto une capitulation dans la loi du plus fort.

Certes on pourrait débattre pendant des heures, des mois et même des siècles autour de la violence, mais refuser de la regarder en face jusqu'à l'assumer soi-même est selon moi un plus un aveu d'impuissance et de lâcheté qu'un pacifisme sage et constructif, car refuser de se défendre c'est accepter la loi du plus fort sa disparition ou sa mise en esclavage.

Hier, 4 mai 2020, l'armée ukrainienne a mitraillé une nouvelle fois une zone résidentielle civile du Donbass dans le village Aleksandrovka, après avoir précédemment tué une femme de 55 ans le 1er mai dans le village de Spartak, et blessé le 2 mai en fin d'après midi une fillette de 7 ans dans celui de Zolotoye 5 (RPL). 

Cette fois ce sont 3 fillettes de 7 ans et un homme de 55 ans qui ont été blessés par les tirs d'une unité ukrainienne identifiée précisément. Alertés par les autorités républicaines, les observateurs internationaux de l'OSCE, pourtant chargés de contrôler l'application du cessez le feu sur le front ont une fois encore ignoré ce nouveau crime de guerre ukrainien, jusqu'à refuser de se déplacer au chevet des victimes hospitalisées. Pire que cela les unités ukrainiennes ont poursuivi leurs mitraillages et bombardements pendant la soirée sur de nombreux secteurs du front habités par des civils.

Le Président Pushilin, alors qu'il se soumet bon gré mal gré au jeu diplomatique cynique des accords de Minsk signés aussi par la Russie a tapé hier soir du poing sur la table, précisant que de tels crimes de guerre ne pouvaient rester impunis tout en responsabilisant au passage l'impuissance de l'OSCE et son mépris pour les victimes.

La réponse militaire républicaine ne s'est donc pas faite attendre, et ce matin une casemate de la 7ème compagnie du 3ème bataillon de la 28ème brigade, unité ukrainienne identifiée comme responsable du mitraillage des enfants d'Aleksandrovka a été détruite. Les forces ukrainiennes ont déploré elles mêmes la perte de 2 tués et 4 blessés dans la contre attaque républicaine. A 9h30 l'incendie et les explosions du dépôt de munitions qui se trouvait dans la position ukrainienne continuait à faire rage.


Cette contre attaque républicaine n'est pas une réaction vengeresse passionnée et débridée mais bien une riposte froide et calculée dans ses moindres détails. Point de hourra jubilatoires et immatures devant les pertes subies par l'ennemi, car la guerre même dans ses victoires vécues reste une tragédie humaine, mais juste le sentiment d'un devoir accompli pour défendre la Liberté menacée d'un territoire et de son peuple.

Et dans ce Donbass où elle est encore préservée des individualismes post-modernes, la famille, ce premier corps social intermédiaire d'une nation saine, est un tours un temple sacré sociétal dont les enfants en constituent le saint des saints; et lorsque leur vie est détruite ou menacée, cela déchaîne immédiatement des indignations et réactions fortes et exemplaires.

Cependant il est important d'observer et souligner ici que la réaction républicaine engagée ce matin est ici encore une riposte ciblée, limitée et proportionnelle pour qu'elle apparaisse bien comme une punition légitime du passé et une mise en garde forte pour l'avenir. Alors que les soudards ukrainiens bombardent par exemple avec leur artillerie lourde tout un large secteur civil et militaire du front quand un de leurs drones d'observation est abattu par les forces de défense républicaines, Ces dernières font montre de retenue lorsqu'elles sont amenées à riposter face à une attaque ennemie. 

Selon moi, nous sommes très loin du "dent pour dent œil pour œil", mais simplement dans un acte de justice des armes légitime, tel que les lois de la guerre autorisent pour punir ceux qui les transgressent. 

Nul doute que les commentateurs propagandistes, ukrainiens et autres laquais de la propagande russophobe d'un Occident hystérique et malade de lui-même, ne manqueront pas de faire démarrer la chronologie de leurs commentaires à ce matin pour mieux pouvoir accuser les forces républicaines d'être à l'origine de cette nouvelle escalade militaire.

A l'instar de la Nature où la noblesse et l'amour des animaux les poussent à défendre coûte que coûte leurs portées, les Républiques populaires du Donbass avec leurs milices, obéissent à leur devoir maternel de défendre leurs enfants quel qu'en soit les conséquences.

C'est leur honneur... et aussi leur humanité naturelle !

Erwan Castel


lundi 4 mai 2020

Enfants blessés par des tirs ukrainiens !


Ce 4 mai 2020, les forces ukrainiennes ont une fois encore blessé des enfants en prenant pour cible des zones résidentielles civiles des républiques du Donbass. Aujourd'hui à 17h35, une unité de la 7e compagnie mécanisée (Lieutenant Perchik E.F avec comme tireur le soldat Oleinikov A.N.) du 3ème bataillon (Lieutenant-colonel Kutelmakh A.Y), de la 28e brigade ukrainienne à Marinka a mitraillé avec un véhicule de combat d'infanterie de type BMP2 (canon de 30mm et mitrailleuse lourde) embossé dans une grange le village d'Aleksandroka situé sur la lisière Sud de Donetsk.

Ces tirs ukrainiens criminels ont touché plusieurs maisons résidentielles rue Gorki (n°366 et 368) blessant Milana, Sofia et Anastasia, 3 fillettes âgées de 7 a, 7 et 10 ans blessées à la têteau dos et aux jambes, ainsi qu'un homme de 55 ans qui a été blessé à la tête et aux jambes.

Fort heureusement aucun pronostic vital des blessés évacués vers l'hôpital Kalinina de Donetsk n'a été engagé. Pris en charge immédiatement les 3 fillettes et l'adulte sont maintenant hors de danger.

Immédiatement alertés par les autorités les observateurs du STKK se sont rendus sur place pour constater les dégâts occasionnés par le mitraillage ukrainien. Quant aux observateurs internationaux de l'OSCE, qui devaient avoir déjà commandé leur apéritifs au bar de l’hôtel 4 étoiles "Park Inn" du centre ville, ils ne se sont même pas déplacés sur les lieux du bombardement ni même à l’hôpital Kalinina situé à 5 minutes de leur palace sous prétexte des risques du coronavirus !

Comme l'a rappelé le Président Pushilin dans son communiqué urgent publié après le bombardement  
  • "Nous nous posons la question suivante:  quelle est la raison de l'existence et de l'activité d'une organisation internationale aussi réputée que l'OSCE, qui démontre son impuissance totale et ne peut en aucun cas empêcher les activités terroristes criminelles de l'état ukrainien?" ( Denis Pushilin, président de la RPD).
Sur cette carte de la région de Donetsk où est encadré le village d'Aleksandrovka au Sud Ouest de la ville, on peut observer combien la ligne de front touche sa périphérie , faisant peser en permanence une menace terroriste ukrainienne sur les populations civiles 

Le bilan des pertes civiles rien que pour ce début du mois de mai continue donc de s'alourdir dramatiquement :

  • 1er mai, une femme de 55 ans, Nadejda Ivanovna Minaeva, mortellement blessée dans le mitraillage de Spartak au Nord de Donetsk.
  • 2 mai, une fillette de 7 ans, blessée par un bombardement au mortier du village de Zolotoye 5 en République Populaire de Lugansk.
  • 4 mai, 3 fillette de 7, 7 et 10 ans et un homme de 55 ans blessés dans le mitraillage du village d'Aleksandrovka au Sud de Donetsk.
A ces victimes civiles il faut rajouter aussi les pertes militaires qui elles aussi sont significatives : 3 tués au minimum et plusieurs blessés. Ces  pertes civiles et militaires témoignent de la pression offensive croissante menée ces derniers jours par les ukrainiens sur la ligne de front du Donbass.

La question des réactions légitimes et vitales à ces crimes de guerre ukrainiens répétés se pose désormais de façon urgente et prioritaire car, à défaut de pouvoir bénéficier des garanties promises par les institutions internationales concernant le respect des accords de Minsk, les autorités des républiques populaires de Donetsk et Lugansk seront au devoir de riposter à leur niveau et avec tous les moyens disponibles pour stopper l'escalade meurtrière observée depuis plusieurs jours contre la population civile du Donbass.

A suivre...


Erwan Castel

mardi 24 mars 2020

La terreur continue dans le Donbass


Depuis le printemps 2008, il n'y avait pas eu de mois plus difficile pour la population civile du Donbass: 1 tué et 7 blessés parmi les civils victimes des tirs ukrainiens qui continuent leur augmentation quotidienne sur les 460 kilomètres du front du Donbass.

Désormais sur le front de nombreuses familles des républiques de Donetsk et Lugansk, dont certaines dorment dans leurs caves depuis 6 ans, vivent dans la peur de ces tirs terroristes ukrainiens qui peuvent intervenir n'importe où et à n'importe quel moment de la nuit ou de la journée.

Et malgré les immenses précautions devenues réflexes et habitudes au fil des bombardements, des civils tombent régulièrement sous les éclats ou les balles des tirs ukrainiens.
Ainsi, hier encore, 23 mars 2020, dans le village minier de Gagarine situé dans la périphérie Ouest de Gorlovka (Nord de la RPD) un enfant de 13 ans résidant rue rue Rubezhnaya a été blessé à 20h30 par des éclats d'obus de mortier lors d'un nouveau bombardement de la 58e brigade ukrainienne, commandée par un certain Kaschenko, qui est responsable également des tirs meurtriers réalisés régulièrement sur le village de Zaitsevo au Nord de la ville.

Erwan Castel

dimanche 9 juin 2019

Une immunité criminelle


Il y a 5 ans, le 8 juin 2019 le premier enfant du Donbass était tué par les bombardements de Kiev sur Slaviansk, cette ville située à 100 km au Nord de Donetsk et qui fut le théâtre des premiers combats violents entre l'armée ukrainienne et les habitants du Donbass.

Cette enfant, agée de 6 ans s'appelait Polina Solodkaya, et elle a été tuée par des tirs intentionnels ukrainiens visant le point d'eau utilisé par les habitants assiégés. Ses blessures étaient mortelles et elle va mourir dans les bras du médecin qui l'évacue. La photo choquante de cette innocente assassinée au nom d'une "Opération Spéciale Antiterroriste" ukrainienne va inscrire le Donbass, sur la longue liste des pays écrasés par le cynisme criminel occidental. 

Depuis 5 ans, 119 enfants ont été tués et 310 autres ont été blessés (RPD - 85 morts 233 blessés. RPL - 34 morts 77 blessés) dans ce conflit qui a fait enntre 15 et 20 000 morts environ, auxquels il faut rajouter des milliers de déplacés et réfugiés et des dizaines de milliers ayant des traumatismes psychologiques dont certains probablement n'apparaitront que dans quelques années. 

Le 27 juillet 2014, lors d'un bombardement de Gorlovka (Nord de la RPD) plusieurs civils sont tués par l'armée ukrainienne dont Kristina et son bébé Kira. Un autre crime de guerre ukrainien resté impuni parmi tant d'autres et qui continuent aujourd'hui 
La plupart de ces victimes civiles ont été tuées loin des zones de combat, au coeur de quartiers résidentiels intentionnellemnt bombardés par le régime de Kiev afin de terroriser la population du Donbass ayant refusé le coup d'Etat du Maïdan et la politique russophobe agressive du nouveau pouvoir de Kiev. 

Ces massacres au regard des conventions internationales et des témoignanges recueillis (y compris au sein des forces ukrainiennes) sont sans l'ombre d'un doute des crimes de guerre dont les responsables militaires et politiques devraient être trainés devant une cour martiale.

Sauf que...

Lorsque l'Opération Spéciale Antiterroriste est déclenchée, (que même le procureur de Kiev vient de juger anticonstitutionnelle du fait de l'emploi de l'armée dans des opérations intérieures), une loi d'amnistie est décrétée pour tous ses participants présents et à venir. Au sein des bataillons spéciaux nationalistes dont les effectifs sont principalement recrutés chez les hooligans, repris de justice et néo-nazis ukrainiens et européens cette mesure avait été interprétée comme un blanc seing accordé à leur haine psychotique du "moskal". 

On connait la suite : bombardements délibérés sur des civils, exécutions sommaires, tortures, sans compter les viols, les vols, les humiliations diverses subis quotidiennement par les habitants vivants dans les zones occupées par l'armée ukrainienne. Et même Kiev, devat les débordements illimités de ses soudards a du procéder à quelques procès retentissants pour tenter "de calmer le jeu", comme par exemple à l'encontre de quelques membres du bataillon Tornado par exemple.

Mais ceci s'est révélé être des exceptions cyniques répondant plutôt à des questionnements internationaux et confirment de facto une régle criminelle ukrainienne continuant dans le Donbass à servir la stratégie de terreur occidentale à l'encontre des peuples "non alignés".


La chasse est ouverte !

Et cette semaine, le  au milieu de promesses de paix d'un Zelensky qui risque d'être encore plus hypocrite que son pérdécesseur Porochenko, le parlement ukrainien, Verkhovna Rada a adopté une loi ayant pour objet de "protéger les droits et les intérêts légitimes des étrangers qui "ont protégé" l'intégrité territoriale de l'Ukraine et sont des citoyens de" l'état agresseur" (Russie) ou d'autres États qui ne reconnaissent pas l'intégrité territoriale de l'Ukraine, de sorte que leur retour volontaire ou forcé dans le pays de leur nationalité violerait leurs droits". 

Ce projet de loi (n ° 3433), adopté par 230 députés en deuxième lecture et de manière générale, avec ses amendements techniques et juridiques, les amendements à certains actes législatifs (sur le statut juridique des étrangers et des apatrides ayant participé à la guerre) est ni plus ni moins qu'une invitation pour les malfrats et criminels de tout poil à venir se mettre à l'abri en Ukraine en échange d'un safari sanguinaire dans le Donbass, ce qui sera loin de déplaire à la plupart d'entre eux.

Et en échange de leur "contribution" aux opérations militaires contre la polutaion du Donbass, ces mercenaires se verraient attribuer la citoyenneté ukrainienne, l'immunité pour les actions réalisées sur le front et un vaste terrain dans les meilleurs terres de Zaporodje, Odessa ou Nikolaiev, dont leur occupation permettra à Kiev de coloniser ces terres avec une milice potentielle qui lui est dévouée.

Andrei Biletski, ex commandant d'Azov et dirigeant aujourd'hui le parti extrémiste "Corps National" ukrainien

Et l'identitification d' Andrei Biletski parmi les députés initiateurs du projet (avec Oleg Petrenko et Igor Loutsenko) suffit à confirmer l'intention criminelle que sous tend cette loi ukrainienne. Bilesky est en effet le fondateur du bataillon Azov (devenu régiment) qui est l'unité néo nazie emblématique des radicaux nationalistes et ukrainien (reconnue comme telle même par le congrés américain) et qui a ouvert largement ses rangs au volontariat étranger (on y dénombrera, entre autres nationalités, une cinquantaine de français, marginaux et/ou nationalistes radicaux).
Aujourd'hui Billetski est le dirigeant de parti politique "Corps national", une organisation politique paramilitaire nationaliste qui sous couvert d'opérations de maintien de l'ordre mène des actions répressives contre les populations russophones d'Ukraine. D'ailleurs Biletski avait récemment proposé de mettre en oeuvre dans le Donbass le "scénaro croate" (guerre, répression et épuration ethniques)...

Ce projet de loi va encourager logiquement une exacerbation du conflit et attirer encore plus sur le front des bandes de mercenaires "sans foi ni loi" attirés par le sang et les récompenses et qui en étant protégés par ce bouclier législatif pourront alors continuer et amplifier cette épuration ethnique du Donbass dont rêve Biletski.

Erwan Castel



samedi 1 juin 2019

La journée des anges

Ce soir 1er juin des milliers de familles du Donbass se sont rassemblées dans le parc Sherbakova au coeur de Donetsk pour offrir des ballons lumineux aux étoiles et aux âmes des enfants disparus sous les bombardements ukrainiens depuis 5 ans.
Au cours de l'opération militaire de Kiev menée contre le Donbass et qui a fait environ 20 000 morts depuis 2014, 119 enfants ont été tués et 310 autres ont été blessés (DNR - 85 morts 233 blessés. LC - 34 morts 77 blessés).

Les enfants tués lors des conflits incarnent certainement le mieux, par la hauteur de leur innocence, le drame de la guerre moderne dont les destructions meurtrières en dépassant les confienements des champs de bataille militaires ont retrouvé la sauvagerie aveugle et illimitée des déferlements des génocidaires barbares, croisés, conquistadores et autres soudards assoiffés de sang, d'or et de terreur... 

Lorsque l'armée ukrainienne enivrée par une idéologie bandériste russophobe, hystérique et obsessionnelle arrive aux portes du Donbass nombre de ses soldats, aussi inexpérimentés que mal encadrés vont se comporter comme des chiens enragés qu'auraient excité jusqu'à la folie les massacres d'Odessa et Mariupol perpétrés par le vomi néo-nazi du Maïdan.

En 2014, le Donbass devient un enfer aux flammes allumées par les assauts blindés, l'aviation de combat, l'artillerie classique, les lance roquettes multiples et même les missiles balistiques Tochka U que l'armée ukraine envoie contre les populations civiles de Donetsk et Lugansk.

Au mileu d'une popualation massacrée qui tente de lutter, de s'enfuir ou de survivre, les enfants n'échappent pas à la haine qui s'abat sur leurs écoles, maisons et jardins d'enfants Et plus d'une centaine de ces anges vont disparaitrent à l'horizon, fauchés par l'acier et le feu qui tombent du ciel, tandis que des milliers d'autres vont avoir leurs ailes ensanglantées, brisées à jamais et leurs rêves d'enfants anéantis par la folie incomprise des "grands". Et pour beaucoup enfin, la guerre a déposé en silence dans le secret de leurs coeurs effrayés des traumatismes profonds qui s'éveillent ou s'éveilleront un jour comme des volcans continuant à déverser à leur manière, dans leur vie intime ou sociale les brûlures déséquilibrantes de la guerre.

Dans toutes les villes du Donbass des peluches viennent consoler au pied des cénotaphes l'âme de ces innocents massacrés dont les rêves brisés fixent les mémoires dans un effroi sans fin.
Les histoires de ces jeunes blés fauchés trop tôt sous la naissance de leurs soleils sont terribles et témoignent de la brutalité et de l'aveuglement de ces attaques terroristes et à caractère génocidaire lancées contre une population civile à qui les occidentaux, tirant les ficelles de leurs marionnettes ukrainiennes, reprochent seulement de vouloir vivre librement son identité russe et préserver ses traditions.

Chaque histoire d'enfant tué est unique autant qu'elle est tragique et cependant toutes sont les éclats d'un même miroir brisé par les bombardements ukrainien et qui refletent à l'infini l'âme du Donbass. 
Et dans leur martyr  ces enfants nous offrent souvent des exemples de dignité et d'héroisme où la force de le coeur compensant la faiblesse de leur corps décuple leur courage assailli par la peur. Ainsi par exemple de Sidoryuk Kirill Vladimirovich un enfant de 13 ans du village de Butkevych qui, le 29 août 2014, est surpris à l'extérieur par un violent bombardement ukrainien en compagnie de sa soeur. Devant l'absence d'abri immédiat, le jeune garçon au milieu des explosions qui se rapprochent recouvre alors de son corps sa soeur Tanya âgée de 9 ans. Les éclats des obus urkainiens transpercent alors le dos et la vie du garçon dont le sacrifice a sauvé sa jeune soeur Tanya qui ne recevra qu'un seul éclat. Et cette histoire n'est malheureusement pas unique. 


Aujourd'hui lorsque je me promène dans mon quartier d'Oktyabrsky au Nord de Donetsk, je croise des enfants nés depuis la guerre et d'autres plus âgés qui les accompagnent avec une maturité aiguisée par 5 années de bombardements. Parfois leurs jeux et rires s'interrompent une poignée de secondes pour mieux définir la détonation qui a retentit au delà du vieux terril de la mine désertée d'Oktyabrsky et écouter s'il n'y a pas de sifflements annonciateurs ou de nouveaux tirs.

Voici la chanson émouvante de Yulia Chicherina dédiée aux enfants du Donbass victimes des bombardements ukrainiens que lui a inspiré l'assassinat de la petite Anya Kostenko, âgée de deux ans et demi, victime d'un bombardement de la plage de Zugres qui avait alors été attaquée par l'aviation de comabat de Kiev avec des armes à sous munitions qui, le 13 août 2014, avaient fait 20 victimes dont 3 enfants parmi la population civile du Donbass.
Ce soir, au parc Sherbakova au coeur de Donetsk, des milliers de familles sont venues comme chaque 1er juin depuis 3 ans honorer la mémoire des enfants tués dans cette guerre abjecte et décidée par l'hégémonie occidentale, amorale et criminelle. Ce rassemblement impressionnant est d'autant plus émouvant qu'il n'est pas orchestré par un cérémonial protocolaire dirigé, encadré et répété, mais une manifestation spontanée et naturellle proposée aux citoyens de la République Populaire de Donetsk par le mouvement de la jeunesse républicaine.


Lorsque l'on connait la place centrale que tient  l'enfant dans la société russe (et sans pour autant en faire un enfant-roi pourri gâté), venir honorer sa mémoire (et en famille), est pour cette population martyrisée qui vit ses traditions comme un acte de foi naturel, un devoir et une communion volontaires pour exprimer une fois encore avec simplicité et noblesse la destinée choisie et assumée par tous.

Ainsi, sur l'immense passerelle et les berges du lac, entre 20h30 et 21h00 ce sont des milliers de ballons en papier qui sont allés rejoindre les étoiles, poussés par la flamme de l'espérance et du souvenir de ces innocents fauchés par la guerre. 
Cette foule immense venue en toute simplicité honorer, dans un élan commun et féérique la mémoire des enfants disparus dans les orages d'acier, montrait naturellemnt son unité dans sa diversité et sa cohésion dans les vents de l'Histoire.

C'est l'une des immenses qualités de ce peuple russe que de savoir organiser des commémorations belles et naturelles, simples et émouvantes pour honorer ses héritages autant que ses sacrifices et rappeler au monde son attachement farouche à sa liberté !

Erwan Castel










vendredi 12 octobre 2018

La parole à la souffrance


On croit lire un cauchemar...

Pourtant, je peux jurer sur mon honneur que le témoignage rapporté dans cette lettre par une jeune écolière de Donetsk est non seulement authentique mais qu'il n'est pas malheureusement exceptionnel.

Dans le quartier bombardé d'Oktyabrsky où j'ai choisi de vivre chaque rue est habitée par des destins similaires, tragiquement brisés par la guerre et les aléas de la vie qu'elle semble attirer et exacerber.

On peut discerner à travers les mots simples de cette lettre émouvante décrivant les malheurs de la guerre toute la dignité et même la noblesse de cette adolescente de Donetsk qui a vu ses rêves d'enfant brisés par le feu et l'acier.

Et son témoignage qui ne devrait pas exister dans cette aube d'un XXIème prétendument "civilisé" devient une leçon de courage !

Erwan Castel

Source de l'article : News Front

La lettre d'un écolière du Donbass est publiée sur les réseaux sociaux

La lettre d’une écolière de Donetsk a été publiée sur le réseau social Facebook. La jeune fille y raconte l’histoire tragique de la mort de ses proches à cause des hostilités dans le Donbass et exhorte la communauté internationale et ses dirigeants à arrêter la guerre.


"Chère communauté mondiale, dirigeants de puissances mondiales ! Moi, élève de 10ème « B » Tkacheva Youlia m’adresse à vous. Je veux que la guerre se termine dans ma ville, Donetsk.

J’ai 15 ans,

Au début de la guerre de 2014, un de mes frères a péri. Il travaillait à l’aéroport et vivait à proximité. Il rentrait alors chez lui. Je suis devenu orpheline pendant la guerre car, ayant 13 ans, j’ai enterré ma mère.

En 2015, alors que maman était encore en vie, elle a survécu au bombardement de Donetsk, survivant miraculeusement. Moi, grand-mère, grand-père, oncle, soeur, tante Alla, j’étais à la campagne. Nous sommes tombés dans la maison par terre, mon oncle a sauté dans le puits, mon grand-père m’a couvert de fragments des obus par son corps.

À cause de la guerre, j’ai perdu des êtres chers … Je ne veux plus perdre les êtres qui me sont chers, je ne veux pas avoir peur de quitter la maison. En 2015, sous mes yeux, une fille avec un bébé a été tuée. Lorsque mon oncle et mon grand-père allaient à prendre à manger, ma grand-mère et moi les attendions dans notre maison de campagne. Nous avons seulement prié, pour qu’ils ils revienennt vivants, pour qu’ils reviennent ! Je allais à l’école sous les bombardements.

J’avais peur non pas pour moi mais pour ma mère, ma grand-mère et mon grand-père. Je vous demande de nous aider et d’arrêter la guerre. Maintenant, seule ma grand-mère et moi avons survécu …

Nous perdons déjà plus que des personnes – nous perdons tout espoir de bonheur ! Aide s’il vous plaît ! Aidez à arrêter le bain de sang et le meurtre !"