Quand le Capitaine à la barre se retrouve au coeur d'une tempête, il appartient normalement à tout son équipage de resserrer les rangs autour de son commandement. Aujourd'hui la Russie est ce bateau affrontant une des plus forte tempête de sa longue Histoire, et dont les orages d'acier ne font que commencer. Alors que les couards quittent le navire que d'autres montrent leur inaptitude à servir avec surpassement, je témoigne de cette confiance et cet allant qui anime plus que jamais les gens des peuples seulement armés de leurs traditions, de leur courage et de leur foi.
Aujourd'hui Vladimir Poutine a 70 ans et je souhaite que ses armées déposeront sur l'autel de la Grande Russie les lauriers de sa victoire contre ce mondialisme mortifère voulant dresser les peuples les uns contre les autres pour mieux les aliéner à sa marchandise déshumanisante. L'heure n'est pas aux critiques et aux clivages mais à l'union sacrée autour d'un combat non moins sacré et merde pour ceux qui veulent tirer la couverture à eux où refusent de tout donner pour pour la Victoire des peuples contre la ploutocratie libérale, qu'elle soit nationale ou internationale.
Cher Président, ne lâchez rien, ni aux ennemis, ni aux traitres, ni aux lâches,
Le manifeste révolutionnaire de Vladimir Poutine changera à jamais la politique mondiale
par Andrew Korybko
"Poutine endosse le manteau de Lénine dans les conditions internationales modernes sans aucun programme idéologique autre que la promotion de la multipolarité, de la souveraineté et des valeurs traditionnelles.
Le président russe Vladimir Poutine a prononcé un discours détaillé vendredi après-midi tout en incorporant ultérieurement quatre anciennes régions ukrainiennes à la Fédération de Russie, ce qui équivalait à un manifeste révolutionnaire qui changera à jamais la politique mondiale. Il a commencé par défendre la dernière initiative politique de son pays sur la base du droit à l’autodétermination de la Charte des Nations unies, qui, selon le dirigeant russe, a été indéniablement exprimé de manière démocratique par des millions de personnes au cours de la semaine dernière.
Il a ensuite indiqué les intentions pacifiques de son pays en appelant Kiev à accepter immédiatement un cessez-le-feu et à reprendre les négociations, mais le président Poutine a ajouté que Moscou ne discuterait pas du statut de ces quatre régions qui viennent d’être incorporées à la Fédération de Russie. À ce sujet, il a promis de protéger leur peuple avec tous les moyens à sa disposition, ce qui peut être interprété comme réaffirmant l’allusion de la semaine dernière sur l’utilisation possible d’armes nucléaires en légitime défense en dernier recours si nécessaire.
C’est à ce moment-là que le président Poutine a commencé son manifeste révolutionnaire en expliquant l’état actuel des relations internationales. Selon lui, les élites occidentales ont arraché leurs masques et montré leur véritable visage impérialiste. Ils veulent piller et détruire tous ces pays qu’ils ne peuvent pas contrôler, y compris la Russie [en tant qu’empire, ils pillent déjà toutes les Nations qu’ils contrôlent]. Tous les pays qui pratiquent des politiques indépendantes et souveraines sont ciblées, y compris parfois les alliés des États-Unis.
L’Occident collectif, tel qu’il l’a décrit, à la volonté de dominer. Il veut des Colonies, pas la liberté pour tous, le pillage au lieu du partenariat, et des esclaves au lieu de citoyens. Le soi-disant « ordre fondé sur des règles » n’est rien d’autre qu’un double standard hypocrite que personne d’autre n’a accepté, ce qui est prouvé plus récemment par le fait qu’ils sont en faveur de l’indivisibilité des frontières chaque fois que cela leur convient, comme dans le cas des derniers référendums, mais contre elle chaque fois que cela fait avancer leurs intérêts dans une allusion à la Serbie et au Kosovo.
Les ambitions de l’apartheid sont à l’origine de ces deux poids, deux mesures, a conclu le président Poutine, qui, a-t-il ajouté, ne sont rien de plus que de l’impérialisme et du parasitisme par lesquels l’Occident vole tous les autres. Ils ne se repentiront pas de leurs anciens crimes de colonialisme et de génocide, mais accuseront plutôt ceux qui se défendent de cela et plus encore. Les crises mondiales de l’alimentation et du carburant ont été causées par leurs propres politiques, a-t-il été affirmé, mais ils ne veulent pas les résoudre, mais les exploiter.
La cause de la « dissuasion » qui, selon le dirigeant russe, est incluse dans tous les documents de sécurité n’est rien de plus qu’un euphémisme pour saper le développement de chaque centre de pouvoir indépendant et souverain dans l’ordre mondial multipolaire émergent. La Russie, cependant, est toujours faussement blâmée pour tout ce qui ne va pas dans le monde, même si c’est la faute de l’Occident collectif et en particulier celle de ses élites voyous.
Le président Poutine a ensuite défini l’attention sur le schéma historique de ces mêmes élites utilisant la guerre – à la fois conventionnelle et hybride – pour résoudre temporairement leurs propres problèmes. L’économie américaine s’est remise de la Grande Dépression en raison des profits qu’elle a tirés de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la crise des années 1980 a été résolue par le pillage de l’URSS lors de son effondrement et surtout après. Le dirigeant russe a averti de manière inquiétante que d’autres complots parasitaires et déstabilisateurs à l’échelle mondiale pourraient être programmés à l’avenir.
Le monde entier est privé du droit de choisir son mode de vie alors que l’Occident collectif impose son modèle radical à tous les autres au détriment des conceptions traditionnelles de la famille et des valeurs. Des exemples de cela sont incarnés par la soi-disant « idéologie du genre », qui supprime les références au genre des parents et enseigne même aux enfants de l’école primaire ce que le président Poutine a décrit comme des évaluateurs dégradés et pervers qui mènent à l’extinction. Pour cette raison, il les a accusés de soutenir le « pur satanisme ».
Le dirigeant russe a également fait référence à Jésus, qui a dit que les faux prophètes seront reconnus par le fruit toxique qu’ils portent, tout le monde – y compris beaucoup en Occident lui-même – le réalise, a-t-il dit. Les centres de pouvoir émergents qui représentent la majorité de l’humanité et qui défendent leurs intérêts en tant qu’États indépendants définissent l’avenir des relations internationales, a-t-il déclaré, et c’est pour cet avenir que la Russie se bat. Il est inévitable, a-t-il dit, que l’hégémonie occidentale soit brisée.
L’histoire a appelé la Russie à jouer ce rôle exactement comme elle l’a fait à maintes reprises dans le passé pour arrêter tous ceux qui aspirent à la domination mondiale, a proclamé le président Poutine. Il a promis que sa civilisation millénaire sauverait les enfants de l’esclavage et des expériences visant à mutiler leur âme. La Russie ne sera jamais annulée, mais se renforcera en se consolidant sur la base de valeurs universelles. Avec l’histoire de son côté, la Russie et le monde entier gagneront tandis que l’élite occidentale perdra.
En analysant brièvement son manifeste révolutionnaire, il est clair que la Russie se considère désormais comme le chef des forces anti-impérialistes mondiales qui s’opposent conjointement à l’Occident collectif et à son élite de voyous. Il ne fait plus aucun doute qu’une nouvelle guerre froide est parmi tout le monde et que cela changera la politique mondiale. Le président Poutine assume le rôle de Lénine dans les conditions internationales modernes sans aucun programme idéologique autre que la promotion de la multipolarité, de la souveraineté et des valeurs traditionnelles.
Contrairement à l’ancienne Union soviétique, cependant, le président Poutine ne s’attend pas à ce que la Fédération de Russie s’effondre un jour. Au contraire, elle continue d’étendre son territoire comme en témoigne l’incorporation vendredi après-midi de quatre régions anciennement ukrainiennes alors même qu’aucun membre de la communauté internationale ne l’a encore reconnue. En défendant unilatéralement ses intérêts tels que ses dirigeants les comprennent sincèrement indépendamment de la controverse, la Russie vient de catalyser des changements mondiaux irréversibles."
Sur le front russo-ukrainien, si les mouvements opératifs ont fortement diminué côté ukrainien en revanche l'intensité des combats n'a pas faibli, bien au contraire, car les forces ukro-atlantistes maintiennent leurs pressions offensives dans de nombreux secteurs et les forces russo-républicaines, qui ont reçu leurs premiers renforts au lendemain de la percée réussie par les forces ennemies à l'Est de Kharkov, sont visiblement en train de se réorganiser pour une nouvelle phase offensive avec des moyens et des objectifs plus élargis.
Situation générale du front au 21 septembre 2022
Concrètement du Nord au Sud:
Sur le front de Kharkov, si de violents combats se poursuivent dans les quartiers Est de Koupiansk sur la rive gauche à l'Est de l'Oskol, le front s'est stabilisé sur cette rivière entre la frontière de la région russe de Belgorod au Nord et le front au Nord de Slaviansk où elle passe le relais à une autre rivière dans une orientation Ouest Est : la Donets (ou Siversky Donets).
Sur le front de Slaviansk, à partir de deux têtes de ponts réalisées sur la rivière Donets et d'une autre en aval du barrage sur l'Oskol, les forces ukrainiennes attaquent et cherchent à encercler la ville de Krasni Liman qi verrouille leur progression vers l'Est le long de la Donets subissant des pertes importantes de la part d'une garnison russe renforcée, mais pas assez fournie pour mener des contre attaques.
Sur le front de Severodonetsk Lisichansk, les forces ukrainiennes ont repris aux forces alliées la localité de Bilogorovka à partir de laquelle elles pourraient mener une troisième tête de pont sur la Donets et/ou mener des attaques en direction de Lisichansk s'ils elles n'étaient pas bloquées par un manque d'effectifs d'assaut et d'appuis et une forte résistance alliée qui a également renforcer ce secteur du front Nord Donbass
Sur le front d'Artemovsk, au Nord de la ville, les forces alliées peinent depuis 2 mois à conquérir le point d'appui de Soledar dans des combats de rues lents et très couteux et plus au Sud, ne disposent pas d'effectifs suffisants pour réaliser rapidement un mouvement offensif enveloppant cette ville d'Artemovsk que les ukrainiens ont de plus renforcé avec des unités d'infanterie et d'artillerie.
Sur le front de Donetsk, de violents combats continuent autour des bastions ukrainiens de Avdeevka, Krasnogorovka et Marinka, au Nord Ouest et Sud de la cité républicaine soumise à des bombardement meurtriers ukrainiens de plus en plus importants dirigés contre ses populations civiles. Plus au Sud sur l'amorce du front de Zaporodje les 2 adversaires repoussent leurs attaques mutuelles dans le secteur de Vougledar.
Sur le front de Zaporodje, le situation est relativement stable, essentiellement animée par des duels d'artillerie et quelques reconnaissance offensives de part et d'autre, principalement dans le secteur au Sud de la ville, près du Dniepr, d'où pourrait surgir une nouvelle offensive ukrainienne en direction de Energodar le long de la rive gauche (Sud) du fleuve ou vers Melitopol, en direction de la Mer Noire.
Sur le front de Kherson, l'offensive ukrainienne engagée contre les forces russes déployées au Nord du Dniepr, malgré des pertes et des échecs tactiques se poursuit à partir de la tête de pont d'Andrivka sur la rivière Ingoulets et du saillant de Visokopillya, au Nord Est, mais toutefois sans obtenir de succès significatifs, en dehors des destructions par les HIMARS étasuniens des infrastructures russes à l'arrière du front.
Illustrant parfaitement cette exacerbation
en cours des opérations militaires alliées
voici le bombardement incendiaire d'unités
ukrainiennes sortant d'Ozerne pour opérer
vers le contournement Est de Krasni Liman.
Arrivant sur le flanc occidental de la Fédération, de nombreuses forces russes terrestres appartenant à la Garde Nationale et au Corps de défenses sont en train de se déployer autour de l'Ukraine ainsi que de nouveaux appuis aériens avec notamment des moyens stratégiques lourds (bombardiers Tupolev 95 par exemple) qui jusqu'ici n'avaient quasiment pas été engagés. A noter également des renforts importants au sein des forces auxiliaires russes comme le groupe Wagner et les volontaires tchétchènes qui alignent chacun l'équivalent d'une division.
De leur côté, l'essoufflement rapide des forces ukrainiennes tend à confirmer que leur percée à l'Est de Kharkov et leurs têtes de pont réalisées sur les rivières Oskol et Donets au Nord et Ingoulets au Sud risquent d'être qualifiées de "victoire à la Pyrrhus" tant elle ont subi des pertes importantes et raclé les fonds de tiroirs des réserves opérationnelles. Et je n'en veux pour preuve que les nouveaux renforts ukrainiens acheminés en urgence par trains vers Kharkov, mais qui sont puisés dans les forces de défense de Kiev.
En résumé le front russo-républicain, après les initiatives opératives ukrainiennes des fronts Sud et Nord est dans l'attente d'un nouveau changement stratégique pour lequel la Russie, qui veut reprendre une initiative offensive forte sur le terrain, vient d'ouvrir le prologue politique:
Un prélude politique au "Vent du Nord"
Souvenons nous qu'après l'échec des dernières actions diplomatiques russes proposant un traité de sécurité collective pour mettre un terme au conflit dans le Donbass et avant d'engager l'option militaire pour contraindre le régime de Kiev à en respecter les principes, une reconnaissance officielle des Républiques de Donetsk et Lougansk a été votée par le parlement russe le 21 février, aussitôt suivi d'un accord d'assistance militaire mutuelle.
Aujourd'hui dans le même souci de préparer le terrain politique et de donner une dimension juridique aux nouvelles opérations militaires qui font probablement fondre sur l'Ukraine prochainement, la Russie avec ses alliés a engagé le processus d'intégration référendaire des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, mais aussi des régions de Zaporodje et Kherson.
Voici le type d'adresse envoyé par les gouvernements de Donetsk et Lougansk ainsi que par les administrations russes de Kherson et Zaporodje, ici le message envoyé par Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk :
Cher Vladimir Vladimirovich! Je vous prie d'envisager l'entrée de la République populaire de Donetsk dans la Fédération de Russie le plus rapidement possible en cas de décision positive à l'issue du référendum, ce dont nous ne doutons pas. Le peuple du Donbass, qui souffre depuis longtemps, méritait de faire partie d'un grand Pays qu'il considérait toujours comme sa Patrie.
Cet événement sera la restauration de la justice historique, dont des millions de personnes russes aspirent à l'avènement.
Denis Pushilin,
Chef De La République Populaire De Donetsk
Des référendums vont donc se dérouler du 23 au 27 septembre dans les territoires de Lougansk; Donetsk, Zaporodje, Kherson concernant le retour de ces territoires historiquement et identitairement russes au sein de la Fédération de Russie.
Les résultats officiels seront annoncés le 28 ou le 29 septembre, après quoi les territoires concernés dont les républiques populaires de Donetsk et Lougansk pourront envoyer un demande officielle d'adhésion à la Russie.
Le 30 septembre ou le 1er octobre, cette demande pourra être officiellement accordée et les documents pertinents seront signés au Kremlin avec la participation de Poutine, Pouchiline et Pasechnik.
Voici le témoignage de Charles d'Anjou,
actuellement en reportage sur les fronts
russo-ukrainiens concernant ces référendums.
L'Institut républicain de Crimée pour la recherche politique et sociologique a mené une enquête auprès de la population des territoires libérés :
Ceux qui sont prêts à participer à un référendum sur l'adhésion à la Russie :
- DPR - 86%,
- LPR - 87%,
- Région de Kherson - 72%,
- Région de Zaporozhye - 83%.
Ceux qui soutiennent l'entrée de leurs régions au sein de la Fédération de Russie :
- RPD - 94%,
- LPR - 93%,
- Région de Kherson - 80%,
- Région de Zaporozhye - 87%.
Ce référendum d'intégration à la Russie, que le Donbass appelle de tous ses voeux depuis 8 ans, risque d'être le scrutin le plus dangereux de l'Histoire, depuis sa tenue technique sous la menace des canons ukro-atlantistes jusqu'à ses conséquences diplomatico-militaires inévitables à venir. Mais il est l'étape nécessaire pour que soient enfin mis en mouvement les moyens permettant d'en finir avec cet impérialisme occidental !
Voilà le très prochain tracé modifié des frontières entre l'Ukraine et la Russie
Ce tracé inclus du Nord au Sud les Républiques de Donetsk et Lougansk, les régions de Zaporodje et Kherson, dans leurs territoires contrôlés et ceux encore occupés par Kiev.
Du côté de Moscou
Le président de la Douma a répondu que le parlement soutient le processus de référendum et étudierai à son issue la demande potentielle d'un rattachement à la Fédération de Russie. De son côté, Dimitri Medvedev, ancien président de la Fédération et actuel Vice-président du Conseil de sécurité de Russie à déclaré:
"Les référendums dans le Donbass sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants de la LNR, de la DNR et d'autres territoires libérés, mais aussi pour le rétablissement de la justice historique."
Ils changent complètement le vecteur du développement de la Russie depuis des décennies. Et pas seulement notre pays. Car après leur mise en place et l'acceptation de nouveaux territoires en Russie, la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible.
L'empiètement sur le territoire de la Russie est un crime dont la commission vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense. Mais il n'est pas moins important qu'après les amendements à la Constitution de notre État, pas un seul futur dirigeant de la Russie, pas un seul fonctionnaire ne puisse revenir sur ces décisions.
C'est pourquoi ces référendums sont si redoutés à Kyiv et en Occident. C'est pourquoi ils doivent être effectués"
Dernière minute !:
Le Président Vladimir Poutine est intervenu ce 21 septembre pour signifier qu'un décret a été signé, et en vigueur dès de jour, concernant une mobilisation partielle dont les principaux points sont les suivants :
- La mobilisation partielle concerne les réservistes (300 000 pour commencer)
- Les mobilisés avant leurs déploiement recevront une formation militaire complémentaire tenant compte de l'expérience des opérations spéciales en cours
- L'objectif immédiat est la libération complète du Donbass ;
- le statut juridique des volontaires et des milices du Donbass va être défini rapidement
- en cas de menace à l'intégrité territoriale de la Russie, tous les moyens disponibles seront utilisés.
Du côté de l'OTAN,
Sur le plan politique, Washington et ses valets ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaitraient pas les référendums engagés, ce qui n'est pas surprenant pour ces pseudos "démocraties" qui ne reconnaissent que les référendums qu'ils organisent et à condition que les résultats soient favorables à leurs intérêts ploutocratiques.
Sur le plan militaire c'est une autre affaire car si les territoires concernés demandent leur rattachement à la Russie et que le parlement russe l'accepte, cela signifie que ces régions appartiendront au sanctuaire national de la Fédération et par conséquent bénéficieront de toutes les protections adéquates, y compris celle définie par la nouvelle doctrine d'emploi de l'arme nucléaire dont la dimension défensive sera alors activée pour leurs territoires.
Si l'OTAN persiste à poursuivre sa cobelligérance, devenue depuis plusieurs mois une belligérance factuelle exponentielle, elle n'aura pas d'autre choix que d'entrer officiellement en guerre avec la Russie en déployant des troupes en Ukraine, d'abord à l'Ouest (bouclier antiaérien puis aérien) puis progressivement vers la ligne de front jusqu'au premier affrontement avec une force russe qui risque de faire déborder le volcan ukrainien dans toute l'Europe, réveillant (enfin) les populations occidentales et les mettant (je l'espère) en face de leur servitude suicidaire !
"Brigitte, fais tes valises, on déménage dans le bunker !"
Car ses territoires de ces régions qui restent à libérer seront alors "de jure" des territoires nationaux russes occupés par une force militaire ennemie. Le 8 juillet dernier, le Président Poutine avait déclaré "nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses". Aujourd'hui, "de facto" les "choses sérieuses" viennent de commencer !
En procédant à nouveau, comme en février, par un processus politique préalable, le président Poutine ne fait pas que jeter les bases juridiques sur lesquelles il va organiser contre les ukro-atlantistes un nouveau format militaire plus radical, mais aussi il offre une ultime occasion à l'OTAN de jeter l'éponge et de revenir à la raison commune avant que ne claque définitivement la porte des négociations et s'ouvre celle de la guerre totale.
Là où certains verront une "fuite en avant du président russe" je ne vois que la logique mortifère d'une stratégie atlantiste commencée au lendemain de l'effondrement du bloc soviétique il y a 30 ans et qui, de crise en intervention armée, de coup d'Etat en conflit militaire, a finalement réussi a pousser la Russie dans ses derniers retranchements d'où depuis février 2022 elle n'a plus d'autre choix que de "ramasser le gant" avant qu'il ne soit trop tard. On ne peut se réjouir de cette cinétique infernale conduisant les peuples dans ce nouveau chaos mondial, car avant que ne se construise (je l'espère de tous mes voeux) un nouveau paradigme multipolaire respectant les diversités humaines, il va nous falloir d'abord affronter les conséquences dramatiques de l'ouverture criminelle de cette boite de Pandore un jour de février.... 2014 sur le Maïdan !
La grande inconnue pour les semaines à venir est de savoir quel va être le niveau de réaction de l'OTAN, avec quel statut, et quels moyens. La stratégie habituelle occidentale, qui consiste à jeter de l'huile sur le feu et déclencher des conflits via des idiots utiles et des proxys pour pousser leurs adversaires, dans des réactions en chaîne inévitables, à en porter la responsabilité juridique internationale, risque de n'être pas suffisante pour aider Kiev. Soit les faucons de Washington jettent l'éponge, soit ils assument leur stratégie et déclarent la guerre à Moscou, avec toutes les conséquences que cela comporte.
Pour conclure, et même s'il reste du chemin à parcourir pavé de sang et de larmes, je partagerai ici cette chanson d''espoir et de joie interprété par Natalia Kachura et Margarita Lisovina, deux artistes de Donetsk qui incarnent ce peuple héroïque du Donbass qui depuis 8 années se bat et souffre le martyr pour gagner sa liberté et son retour au sein de la Mère Patrie !
Je vais ici essayer d'apporter succinctement 2 réponses: l'une opérative et l'autre organique.
Il est maintenant acté que sur le front de Kharkov, les forces ukro-atlantistes ont obtenu un franc succès militaire n'en déplaise aux autruches propagandistes pro-russes qui, refusant de regarder la réalité en face" gardent leur têtes enfouies dans la merde des rodomontades ridicules des communiqués officiels ou, pour les moins idiots, nous racontent aujourd'hui que Izioum et Koupiansk n'étaient "stratégiquement pas importants".
Aujourd'hui le plus important est de savoir si cette offensive ukrainienne réussie sur le front Nord est le commencement d'un reflux général des troupes russes ou comme l'évoque même en hypothèse le propagandiste atlantiste Goya une "anomalie" dans la progression des opérations militaires sur le front russo-ukrainien.
Pour ma part, au vu des situations tactiques actuelles, et je l'avoue d'un optimisme résolument pro-russe (mais que j'essaye de ne pas être aveuglant) je pense que la percée ukrainienne au delà de Balaklaïa a été rendue possible grâce à un concours de circonstances (diversion dans le Sud, rapport de force à l'avantage de Kiev, audace du côté ukro-atlantise, impéritie du côté russe etc) qui ne pourra jamais plus se renouveler pour la simple et bonne raison que l'Etat-Major ukro-atlantiste a joué et sacrifié à Balaklaïa son unique joker qui est l'effet de surprise.
En effet, sans rentrer dans un SITREP détaillé que je réserve pour plus tard, on peut observer un stabilisation des fronts malgré des niveaux d'affrontements toujours élevés et même une initiative opérative qui est en train de revenir dans les mains de l'Etat-Major russe (même si il y aura probablement encore quelques attaques ukro-atlantistes)
Situation générale du front russo-ukrainien au 14 septembre 2022
Il demeure toutefois sur le front des points critiques et des menaces nouvelles provoqués par des pressions offensives ou des concentrations ukrainiennes :
1 / Dans le secteur de Krasni Liman, sur le front Nord Donbass
Affaiblies par la dispersion de leurs unités sur la nouvelle ligne de front aà l'Est de Kharkov (et qui doit prendre en compte la ligne frontalière Nord avec la Russie) et bloquées par d'importants tirs de barrage de l'artillerie et de l'aviation russes les forces ukrainiennes ont reporté leurs attaques le long de la rivière Donets (Siversky Donets) sur laquelle elles peuvent injecter des renforts venant de Slaviansk qui n'est plus sous une menace immédiate puisque Izioum été abandonné par les russes menacés d'encerclement.
Sur la rivière Donets les forces ukrainiennes, à partir de la tête de pont réalisée au Nord de Slaviansk mènent des attaques continuelles sur Krasni Liman (Liman pour les ukrops), la première ville au Nord de la République Populaire de Donetsk à avoir été libérée le 27 mai dernier à l'issue d'un assaut combiné de 3 trois jours. Ces attaques ukro-atlantistes sont triplées par des pressions à l'Ouest, venant des forêts du secteur de Svlatogorsk, et à l'Est, venant de la deuxième tête de pont réalisée à Ozerne.
Cette ville de Krasni Liman (Liman) qui comptait environ 20 000 habitants avant la guerre est très importante car:
c'est un bastion de la ligne de front russe, vers l'Est le long de la rivière Donets et aujourd'hui vers le Nord le long de la rivière Oskol Sur les flancs de ce secteur sont deux points Svatlogorsk (N-W Slaviansk) qui est actuellement contesté entre les 2 armées et Yampol à l'Est et qui est aussi menacé par des attaques ukrainiennes.
c'est un carrefour important, routier et ferroviaire à partir duquel les forces de Kiev peuvent engager une progression le long de la rive gauche de la Donets vers l'Est, les frontières de la République Populaire de Lougansk et les villes de Severodonetsk et Lisichansk.
Politiquement et symboliquement pour Kiev, Krasni Liman, si elle été réoccupée même provisoirement, serait la première ville importante située sur le territoire de la République Populaire de Donetsk a été reprise aux forces alliées.
C'est entre autres pour toutes ces raisons que dans le cadre de la mise en place d'une nouvelle phase stratégique (et probablement même d'un nouveau format du conflit) l'Etat Major russe a envoyé en urgence d'importants renforts dans ce secteur de KrasniLiman / Yampol pour bloquer et détruire les attaques ukro-atlantistes.
Renforts russes arrivant à Krasni Liman
Plus à l'Est d'autres attaques ukrainiennes visent le secteur de Bilogorovka (au Nord-Est de Seversk) mais sont repoussées
2 / Dans le secteur de Davidoff Brod, sur le front Sud
Sur le front Sud les unités ukrainiennes qui avaient lancé depuis le 27 août plusieurs vagues d'assaut sur 8 directions différentes, tentent de vouloir élargir, à défaut de pouvoir les prolonger) les petits saillants réalisés dans les secteur d'Andrivka (à partir de leur tête de pont sur la rivière Ingoulets) et au Nord Est au delà de Visokopollia, près de la rive droite du Dniepr.
Autant sur le front de Kharkov, les rodomontades de la propagande ukrainienne s'appuient sur des succès réels, autant sur le front de Kherson, on assiste à une nouvelle offensive ukrainienne essentiellement dans les fantasmes des communiqués kiéviens, à l'exception du secteur de Davidoff Brod, sur la gauche du saillant ukrainien d'Andrivka où effectivement plusieurs attaques sérieuses de Kiev menace cette localité qui contrôle la route descendant vers le Dniepr.
Ailleurs sur ce front Sud de Kherson, les informations qui réussissent à traverser le brouillard de guerre, tant du côté ukrainien que russe confirment les pertes importantes subies par les forces ukro-atlantistes lors de leurs attaques (entre 3000 et 6000 tués selon les sources) et qui enlisent leurs mouvements opératifs, mais aussi en revanche les dégâts infligés aux ressources logistiques russes dans la profondeur (dépôts, ponts etc) et qui paralysent pour le moment des contre offensives russes vers Krivoï Rog ou Nikolaïev.
Même si les succès tactiques annoncés par Kiev ne sont souvent que dans l'imaginaire de ses communiqués propagandistes, comme par exemple la capture de Viselivka, une localité située à 10 km au Nord Ouest de Kherson mais qui est jusqu'ici resté sous le contrôle des forces russes, des combats violents continuent d'animer ce front Sud.
La Go pro assourdie de casque d'un soldat ukrainien
capture l'attaque d'une position russe sur le front Sud
L'Etat Major russe a de son coté, dans la continuité des destructions des centrales électriques amorçant la radicalisation de ses opérations militaires, engagé un bombardement stratégique du barrage hydro-électrique de Krivoï Rog avec des bombardiers stratégiques Tupolev 95..Le (ou les) missile de croisière tiré, sur ce barrage de 400 mètres de long a provoqué une inondation locale et surtout un élargissement de la rivière Ingoulets, rendant quasi impossible son franchissement par les unités ukrainiennes et qui, dans leur tête de pont d'Andrivka se retrouvent isolées.
3 / Ailleurs sur les fronts de Donetsk et Zaporodje
L'étau à l'Est et au Nord de Kharkov s'étant desserré avec le retrait russe vers les frontières de Lugansk et de Belgorod, des unités ukrainiennes de ce secteur ont pu être déplacées vers le front de Donetsk pour venir renforcer notamment.
la ligne de front ukrainienne entre Donetsk et Gorlovka (ou un saillant républicain a commencé le contournement d'Avdeevka).
la ligne de front ukrainienne de Marinka dont les quartiers orientaux ont déjà été conquis par les milices républicaines avec au moins 1 régiment ukrainien arrivé en renfort,
la ligne de front de Vougledar, au Sud de Donetsk qui est le centre de toutes les attentions car ici, une percée ukrainienne vers Sud menacerait Volnovakha et Marioupol.
Enfin sur le front de Zaporodje ont été observées également plusieurs renforcements et concentrations blindées ukrainiennes qui pourraient être la préparation d'attaques en direction de Nikopol, Marioupol ou le long de la rive gauche du Dniepr, vers Energodar et le front de Kherson.
Bombardier stratégique russe Tupolev 95
En cette mi-septembre, le front russo-ukrainien reste équilibré malgré la percée ukrainienne sur le secteur de Kharkov et les forces russes ont engagé visiblement une réorganisation de leur dispositif avec des renforts importants en cours d'arrivée, une augmentation des moyens avec par exemple l'engagement sur le front de bombardiers stratégiques et une extension des objectifs aux infrastructure socio-économiques critiques qui supportent l'effort de guerre ukro-atlantiste.
Et à priori, ce n'est que le début...
En attendant les combats continuent sur l'ensemble du front avec une intensité qui n'avai pas été vue en Europe depuis la Seconde Mondiale, et là aussi je pense (malheureusement) que ce n'est qu'un début !
Vous avez remarqué aussi ? ces soldats "ukrainiens" parlent anglais avec le parfait accent de soudards anglo-américains..
Cela me permet d'aborder la deuxième réponse à la question initiale :
L'OTAN est maintenant factuellement sur le front !
Après avoir lancé successivement en Ukraine une stratégie de formation et normalisation croissante de son armée en prévision de son intégration dans l'OTAN puis une stratégie d'équipement exponentielle par des aides militaires de plus en plus lourdes et offensives, l'OTAN, via ses ressources aéroportées et spatiales de renseignement électronique, l'alliance atlantique opère depuis 7 mois une stratégie d'engagement directe et graduée.
via ses ressources de guerre et d'assistance électroniques offensives
via l'encadrement de ses proxy ukrainiens,
via ses volontaires dans les bataillons spéciaux ukrainiens et légion internationale,
via ses mercenaires des Sociétés Militaires Privées (Academi, Mozart),
Au début ce n'étaient que quelques Bayraktars TB2 turcs passant dans le ciel ukrainien vers le front ou la Mer Noire, puis ce furent des lance roquettes françaisApilas et des systèmes antichars étasunien Javelin pointant timidement leurs museaux sur le parapet d'une tranchée du Donbass, un groupe d'observateurs étasuniens ici ou d'instructeurs britanniques et canadiens là vociférant sur un terrain d'exercices les manuels techniques et tactiques de l'OTAN. Aujourd'hui ces silhouettes d'acier ou de chair sont omniprésentes et dans des nombres de plus en plus importants.
Aujourd'hui le regard ne peut pas se porter du côté ukrainien sans apercevoir un obusier de 155mm, d'un système antichar étasunien ou antiaérien britannique, un véhicule blindé turc ou français etc...
Obusiers automoteurs polonais de 155mm "Krab"
devant un HUMMVEE étasunien vers Kharkov.
Véhicules de combat légers étasuniens MAXXPRO
pour les reconnaissance sur le front de Kharkov
Ici une unité d'infanterie mécanisée ukrainienne
équipée de vieux FV103 Spartan britanniques
Incroyable !, plus je regarde des vidéos ukrainiennes pour y identifier les aides militaires militaires occidentales plus je comprends de mieux en mieux les ukropithèques lorsqu'ils parlent.... "Bizarre bizarre, vous avez dit "bizarre" ? Comme c'est bizarre !" (L Jouvet)
Groupe de soldats occidentaux anglophones en
reconnaissance sur le front de Kharkov
Autre groupe anglophone à l'entrée d'Izioum
Pour terminer cette légère incursion dans l'arsenal de l'OTAN ukrainien, voici un exemple intéressant à double titre :
Un BMP du bataillon spécial "Terror" composé de
nationalistes bélarusses croise sur le front un
camion lourd tactique étasunien M984A4 HEMTT
dans sa version réparation récupération.
Le deuxième point intéressant visible sur cette vidéo propagande du bataillon spécial "Terror" est son chevron d'unité dans l'angle supérieur droit. Ce bataillon est né d'une scission ultra nationaliste du régiment de volontaires bélarusses «Kalinovsky» que j'ai déjà présenté au moment des combats pour Severodonetsk Ces nationalistes , enformant leur bataillon ont tenu a marqué son caractère violent et nazi avec son nom "Terror" et son symbole d'unité qui n'est autre que celui de la 32e division SS Volunteer Grenadier (Infantry) "30 Januar" (en référence à la date d'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et qui a existé du 30 janvier au 8 mai 1945. Au moins l'idéologie animant ces soudards est clairement revendiquée !
Le HIMARS, bête noire de la logistique russe
Le 12 juillet dernier, après l'engagement initial des systèmes d'artillerie de précision occidentaux HiMARS and Co (M182, M270, MARS 2), j'avais fait un premier rapport sur leurs actions sur le front russo-ukrainien que j'avais intitulé "un problème urgent à régler". Et mon inquiétude a malheureusement été confirmée au fil des destructions occasionnées par les HIMARS, tandis que les propagandistes de salon enfermés dans leurs fantasmes péroraient "le problème est maintenant réglé" dès qu'une poignée d'HIMMARS avait été détruits près de Kharkov.
Le fait est que le problème est toujours là et qui plus est, même augmenté, par le nombre plus important des lanceurs, des stocks de munitions (encore 2 x 600 millions de dollars attribués ce mois ci par Washington dont partie importante pour les HIMMARS) et surtout l'arrivée sue le champ de bataille des missiles ATACMS , ces autres munitions tirés par ce système d'arme et qui offrent aux ukro-atlantistes une portée de tir précis de 300 km, ce qui leur permet désormais soit de reculer plus encore à l'abri des ripostes russes les lanceurs, soit de prendre pour cibles des objectifs civils et militaires dans la profondeur du territoire russe (Koursk, Belgorod, Rostov/Don Crimée par exemple).
Salve de roquettes HIMARS sur le front de Kherson
Les roquettes et missiles HIMMARS sont sans conteste, avec les missiles antichars JAVELIN aux résultats également importants, l'aide militaire occidentale à Kiev la plus significative car ils sont la cause de destructions multiples de dépôts, Etats Majors, ponts qui sont essentiels à la conduite des opérations russes, principalement dans leur composante logistique. Là aussi, rien ne sert de se voiler la face mais plutôt de regarder à la fois les dégâts provoqués par ces systèmes d'armes et la lenteur à réagir de l'Etat-Major russe, alors que l'HIMMARS, connu du renseignement militaire russe depuis la guerre en Irak notamment est arrivé en Ukraine dès la... mi juin 2022 !
Bilan des tirs HIMARS pour juillet, le premier mois de leur engagement
Bilan des tirs HIMARS pur la semaine du 5 au 11 septembre 2022
Sur cette deuxième cartographie dont les chiffres sont à prendre au conditionnel car émanant de sites occidentaux, on peut observer par les tirs des HIMARS que ce sont principalement leurs cibles logistiques situées sur le front Sud qui sont traitées avec 4 concentrations repérables : le secteur de Kherson, ceux du saillant d'Andrivka, de Nova Kakhovka sur le Dniepr et enfin de Vesylovka sur le front de Zaporodje
Là encore l'implication de l'OTAN dans l'engagement des HIMARS, comme dans ceux des obus spéciaux guidés de 155mm ou des missiles anti navires "Harpoon" ne se limite pas à la simple fourniture des arme, des munitions et de la formation des servants, mais aussi et surtout d'une assistance électronique (satellites ou avion) sans laquelle le guidage jusqu'à leurs cibles avec une précision exceptionnelle (moins de 5 m pour les HIMARS) ne pourrait se faire. Et je rappelle encore ici que le système HIMARS est une arme très difficile à détruire car elle est doté d'une grande portée d'une automatisation qui réduit considérablement sa mise en œuvre et d'une mobilité rapide qui lui permet de se replier hors de portée avant de revenir sur d'autre points de tir.
Quelles solutions alors au problème HIMARS ?
Il existe bien sûr plusieurs type de solutions contre la menace des HIMARS/
Attaques directes lorsqu'ils sont dans la portée des ripostes terrestres et aériennes rapides,
Destructions par missiles lorsqu'elles sont repérées de leurs dépôts de munitions et bases,
Destructions par missile Nadol des satellites US qui les appuient, mais c'est un grand pas vers...
Le système "Polonez" un équivalent de l'HIMARS produit par le Bélarus
La semaine dernière est apparue une solution possible avec l'acquisition par la Russie de systèmes d'artillerie équivalents au HIMARS, produit au Belarus suite à une coopération militaro-technique entre Minsk et Pékin. Ce système d'armes de type HIMARS s'appelle "Polonez" car, ironie du sort il a été initialement conçu par les usines ZTEM d'une Pologne qui est le soutien russophobe le plus hystérique de l'Ukraine (avec les pays baltes). D'une portée de 300 km (comme d'ATACMS) et d'une précision assistée par les satellites russe (militaires ou Glonass) ce lance roquette multiples bélarusse pourrait offrir une réponse adéquate à l'HIMARS étasunien. A suivre...
En conclusion
A priori, le conflit russo-ukrainien n'est malheureusement pas prêt de se calmer eu égard aux ingérences occidentales de plus en plus ouvertes et offensives au sein de forces ukrainiennes qu'il convient d'appeler définitivement "ukro-atlantistes", tant la "patte" de l'OTAN est aujourd'hui visible et audible partout sur le front.
D'aucuns prétendent que si le président russe Vladimir Poutine s'est isolé momentanément dans sa résidence de Sotchi sur les bords de la Mer Noire, c'est parce qu'il est en plein désarroi et même, selon certains chacals des plateaux télé, menacé dans son pouvoir après la victoire ukrainienne près de Kharkov.
Libre à ces thuriféraires des fantasmes russophobes de croire encore au Père Noël !
Je pense pour ma part, si toutefois la venue de Vladimir Poutine à Sotchi est liée à la situation tendue du front russo-ukrainien, que nous assistons ici de la par d'un président assumant en conscience ses responsabilités, à la nécessaire "solitude du chef" au moment de prendre une décision grave.
Sachant que ce conflit est une guerre existentielle pour la Russie acculée sur ses frontières,
Sachant que l'Ukraine résiste à la coercition initiale des "opérations spéciales" russes,
Sachant que la cobelligérance technique de l'OTAN est devenue une belligérance factuelle,
Sachant que grâce à l'OTAN et pour elle; l'Ukraine menace aujourd'hui l'intégrité de la Russie,
Le président Poutine, n'a pas d'autre choix que de relever le gant de l'OTAN jeté au visage de la Russie par le valet ukrainien du mondialisme, et sous les applaudissements serviles des collabos capitalistes. Le chef du Kremlin, quel que soit son nom, porte sur ses épaules l'avenir de la Fédération et le poids de l'Histoire au cours de laquelle la Russie a été poussée par les occidentaux depuis 30 ans, malgré tous ses efforts diplomatiques, économiques et militaires vers un nouveau chaos mondial, dont il disait il y a quelques années dans un avertissement qu'il voulait dissuasif que "personne ne sortirait vainqueur".
Ce qui est sûr c'est que la Russie ne peut pas capituler et disparaître, et se laisser happée par ce vampirisme mondialiste (on voit le résultat en Europe de l'Ouest !). Et même si le pouvoir en Russie est majoritairement soutenu par ses peuples, même si la majorité des autres peuples (Asie, Afrique, Inde...) soutiennent Moscou dans cette résistance commune et juste contre un monde unipolaire au profit d'un monde multipolairer respectirux des diversités, relever le défi et faire évoluer encore plus ce combat vital vers son paroxysme est un devoir qui doit peser sur l'âme.
Cette lutte existentielle de la Russie, qui est devenue aujourd'hui un conflit symétrique de haute intensité est encore poussée plus loin vers cette nouvelle guerre mondiale de plus en plus inévitable. Et il est naturel que l'homme qui accepte cette destinée, même s'il n'a pas d'autre choix, veuille écouter le silence des dieux et les murmures du vent et de la mer pour mieux assumer sa responsabilité politique et son devoir historique.
Au lieu de se gausser de la méditation de Vladimir Poutine à la croisée des destinées, les vautours de guerre occidentaux devraient plutôt s'en inquiéter car la colère de l'Ours russe est en train de se réveiller pleinement devant cette folie de l'OTAN qui veut nous entrainer tous une nouvelle fois, dans le paroxysme meurtrier de cette Tragédie humaine plurimillénaire.
"Nos cœurs aspirent à plus qu’une vengeance ou un châtiment. C’est trop mesquin, trop peu russe. Nous n’avons besoin que de notre Victoire. Sur son autel, ma fille a déposé sa vie de jeune fille. Alors, gagnez, s’il vous plaît !" Alexandre Douguine
Ce 24 août, cela fait 6 mois que les opérations militaires russes ont été lancées pour mettre un terme à la guerre russophobe ukrainienne.
Le Kremlin vient d'annoncer que les opérations militaires russes en Ukraine vont évoluer vers un nouveau format, plus radical pour éradiquer définitivement la menace ukro atlantiste des frontières de la Fédération de Russie.
Même si des paramètres multiples, politiques et militaires peuvent être légitimement avancés pour expliquer la décision de l'Etat Major russe de lancer une nouvelle phase stratégique en Ukraine (résistance ukrainienne persistante, aides occidentales augmentées, frappes sur le territoire national russe...), il est difficile de ne pas penser au martyr de Daria Douguine, dont les proches ont porté sa dépouille en terre ce 23 août 2022 et dont l'ignoble assassinat aux ramifications ukrainiennes est devenu un haut symbole du combat mené par la grande Russie et ses alliés contre cette ploutocratie mondialiste amorale et criminelle voulant aliéner leurs peuples.
De fait, et contrairement aux propagandistes qui de Kiev à Moscou chantent "tout va très bien madame la marquise !", le conflit ukrainien présente aujourd'hui un ralentissement opératif qui, même s'il est principalement un choix de l'Etat Major russe menace le front à la veille de la saison automnale d'un enlisement des initiatives stratégiques. On peut notamment observer:
Un ralentissement des progressions alliées due à une volonté ukrainienne d'imposer une guerre d'attrition et à sa réaction russe d'économiser au maximum soldats et matériels.
Un stratégie défensive urbaine réalisée de chaque côté pour fortifier le front, par exemple à Avdeevka et Slaviansk pour les ukrainiens et Kherson et Izioum pour les russes,
Un affaiblissement réciproque par des bombardements dans la profondeur des réseaux et dépôts logistiques, aussi bien ukrainiens que russes diminuant leurs capacités offensives,
Des aides militaires occidentales aux ukrainiens maintenues (encore 3 milliards de $ accordés par Washington le 23) qui, si elles n'apportent pas la victoire à Kiev, retardent sa défaite,
Une augmentation exponentielle des actions terroristes meurtrières ukrainiennes qui cherchent à imposer en Russie et l'international une extension du conflit et de ses implications.
Donc, même si sur le terrain les forces russes et républicaines continuent de progresser vers leurs objectifs, elles devront probablement et rapidement augmenter leurs pressions offensives pour éviter que l'inévitable défaite de Kiev ne devienne également une victoire à la Pyrrhus au minimum sur le plan des moyens militaires mais également éradiquer le plus rapidement la menace ukro-atlantiste qui à l'instar de celle des djihadistes en Syrie, ces autres idiots utiles de Washington, s'oriente de plus en plus vers une radicalisation terroriste des actions ukrainiennes.
En effet, de par leurs comportements ignominieux, le régime de Kiev et ses soudards confirment bien la justesse, l'urgence et la légitimité d'opérer une "dénazification" de ce pays parti dans une dérive totalitaire depuis 2014, et qui est un des objectifs des opérations militaires russes lancées le 24 février par le Kremlin en Ukraine. Comment en effet ne pas qualifier de nazis les crimes de Kiev menés contre des populations russes que nombre de responsables ukro-atlantistes considèrent comme des sous-hommes: bombardements génocidaires des populations civiles, persécutions contre les russes, tortures et exécutions sommaires, minage des zones résidentielles, attentats terroristes, bombardements sur centrale nucléaire.... et tous ces autres actes criminels à caractère génocidaire animée par une hystérie russophobe se réclamant officiellement du nazisme :
Depuis des années plusieurs organisations mémorielles
occidentales alertent sur cette résurgence en Ukraine
d'un nazisme décomplexée et protégée par l'Occident.
Le général ukrainien Valeri Zaluzhnyi, chef d'état Major des forces armées ukrainiennes a déclaré par exemple à l'occasion du 24 août (fête nationale) que "l'indépendance c'est d'abord la mort, du sang et des larmes" et, s'il vous plaît, sous le regard d'un buste de Stepan Bandera ornant son bureau, ce nationaliste ukrainien et nazi notoire dont les séides nationalistes ont participé aux crimes génocidaires du IIIe Reich, assassinant selon les rapports de toutes les organisations mémorielles près d'un million de personnes pendant le guerre (russes, juifs, tsiganes...)
Mais ici encore, les "journalistes" occidentaux regardent ailleurs préférant insulter la mémoire de Daria Douguine et leur déontologie professionnelle.
Le Chef d'Etat-Major ukrainien en compagnie de Stepan Bandera
"A chaque jour suffit sa peine !"
Alors que le bilan provisoire des bombardements ukrainiens l'ayant frappé la veille s'élève à 3 morts et 14 blessés ce 24 août, Donetsk a encore été victime du terrorisme meurtrier des forces de Kiev, comme chaque jour depuis 8 années, et dans un crescendo rendu possible par une aide militaire occidentale de plus en plus directe se rajoutant depuis plusieurs mois à une collaboration politique et économique criminelle soutenant une idéologie qui est hypocritement condamnée par les capitales droitdelhommistes de l'OTAN.
Ce 24 août, les bombardements ukrainiens ont commencé depuis 1 heure du matin à frapper les zones résidentielles républicaines de Donetsk à Gorlovka, utilisant majoritairement des obus de l'OTAN de 155mm .Et vers 10h, au moment d'une de ses plus importantes heures d'affluence, l'hypermarché Galaktika qui est situé sur la périphérie Sud de Donetsk a été frappé par plusieurs tirs ukro-atlantistes.
Arrivés sur place 2 heures après le bombardement
ukrainien, l'hypermarché brulait toujours malgré le
travail remarquable de 90 pompiers et 20 véhicules
du Ministère républicain des Situations d'Urgence.
Un peu plus tard les bombardements ukrainiens reprenaient ailleurs, à coups d'obus de 152 et 155mm ou de roquettes dont certaines, à sous munitions, continuent à disséminer des mines antipersonnelles PFM1 "Tulip" sur les quartiers résidentielles, comme aujourd'hui sur le district de Petrovsky (Sud Ouest de Donetsk) avec 2 roquettes de 220mm "Uragan".
Depuis la fin du mois de juillet, rien qu'avec ces mines "Petal" dot certaines malheureusement échappent aux ratissages des sapeurs ou tombent des toits ultérieurement, 2 civils ont été tués et 44 autres gravement mutilés (amputations pied, jambe ou bras) dont plusieurs enfants.
Affichette avertissant des dangers et des consignes à
respecter face aux mines antipersonnelles PFM1 "Tulip"
Et pendant ce temps là les médias français continuent à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes et des cheminées de centrale nucléaire pour des missiles russes !
Chaque jour, ce conflit révèle par les actions fanatiques amorales et criminelles de Kiev, que nous sommes bien en présence d'une guerre totale, commanditée, soutenue par la ploutocratie occidentale et menée officiellement par ses proxys ukrainiens... pour le moment.
Concernant la volonté occidentale d'internationaliser le conflit:
En prolongeant l'agonie de l'armée ukrainienne, les aides militaires occidentales qu factuellement sont une co-belligérance de l'OTAN irresponsable et suicidaire car cette stratégie menace la Russie mais aussi les pays occidentaux.
"Si des tiers souhaitent s'ingérer dans les événements
actuels, alors ils doivent savoir qu'ils créeront une
menace géopolitique pour nous et doivent savoir qu'il
y aura une réponse, un frappe rapide. Nous avons pour
cela tous les moyens que nul autre n'a aujourd'hui et
nous utiliserons ces moyens si c'est nécessaire"
Vladimir Poutine (6'50" de la vidéo ci après)
Le président Poutine rappelle ici les circonstances
géopolitiques organisées par les occidentaux et
qui ont conduit dramatiquement au conflit actuel.
Mais comme d'habitude depuis le discours de Munich de 2007,les occidentaux, non seulement ne tiennent pas compte des avertissements et revendications légitimes de Moscou en matière de sécurité collective mais les méprisent et les provoquent dans un bellicisme de plus en plus radical. Ainsi des USA dont Biden vient d'annoncer une énième aide militaire à l'Ukraine d'un montant de 3 milliards de dollars ou de cette Albion toujours perfide dont le 1er ministre Johson est venu narguer le Kremlin en paradant à Kiev ce 24 août aux côtés de sa marionnette Zelensky.
Les 3 nouveaux milliards de $ (soit 480 milliards $ au total) accordés à Kiev par Washington achemineront les jours prochains, entre autres armes et munitions:
6 systèmes antiaériens NASAM ainsi que des stocks de missiles
Des systèmes de défense anti drone VAMPIRE
Des munitions à guidage laser
245 000 obus de 155 mm ;
65 000 obus de mortier de 120 mm ;
24 radars de contre batteries d'artillerie
Des drones RQ 20 PUMA et SCAN EAGLE
Un budget pour la formation et l'entrainement...
Du côté de la Grande Bretagne dont les aides sont plutôt orientées sur la formation des unités de mêlée et des forces spéciales ukrainiennes, la venue de Johnson à Kiev n'a pas du se faire les mains vides.
Boris Jonhson en visite à Kiev le 24 août dans
un palais présidentiel ukrainien toujours intact.
Même si elle est victorieuse sur le terrain, l'armée russe pour mettre un terme à cette escalade internationale orchestrée par Washington va certainement devoir "passer à la vitesse supérieure" pour atteindre le plus rapidement possible la destruction des forces ukro-atlantistes, la chute du régime ukro-atlantiste de Kiev mais aussi la sécurisation totale des zones contrôlées où les actions terroristes sont également en augmentation.
Peut-être précédée par une pause opérationnelle comme celle observée entre les deux premières phases opérationnelles (début avril) une troisième phase stratégique russe va probablement être lancée prochainement, avec plus d'effectifs engagés, plus d'objectifs territoriaux et plus de destructions massives de l'appareil politico-militaire ukrainien.
Et ce conflit existentiel, pour beaucoup de russes revêt logiquement une dimension eschatologique, confirmée par cette hystérie russophobe et manichéiste du système occidental que confirme tragiquement le martyr de Daria Douguine assassinée le 21 août dans un attentat terroriste ukrainien près de Moscou.
Le père de Daria, Alexandre Douguine, surmontant dans un effort surhumain sa peine a tenu à prononcer ce discours émouvant lors des adieux à sa fille :
"Je ne pouvais pas, je ne voulais pas parler, mais Natasha dit que "Dasha" serait ravie d'entendre maintenant mes mots.
Pardonnez-moi.
Vous savez, je voulais élever ma fille comme je vois l'idéal d'e l'Homme. Tout d'abord, c'est la foi, elle a passé toute son enfance dans des camps orthodoxes, est allée à l'église. Et c'est important, mais je voulais aussi qu'elle soit une orthodoxe intelligente, alors sa mère et moi lui avons conseillé de devenir philosophe. Et c'est ce qu'elle est devenue.
Je ne peux pas dire si elle est profonde en tant que philosophe.
Mais elle a essayé d'aller dans cette direction. Maintenant, peut-être, quelque chose que nous n'avons pas vu, n'avons pas remarqué, s'ouvrira.
Et depuis l'enfance, ses premiers mots, que, bien sûr, nous ne lui avons pas appris, étaient "la Russie", "notre État", "notre peuple", "notre empire". Et elle est devenue si parfaite. Passant par des épreuves difficiles, elle n'en est devenue que bien meilleure que nous.
Dans notre famille, il a toujours été établi dès le début: vous devez devenir meilleur, vous devez devenir plus grand que vous-même, vous devez devenir plus courageux, vous devez devenir plus intelligent, vous devez devenir plus parfait. Nous ne l'avons pas félicitée, et elle n'en avait pas assez. Nous avons dit: c'est un défaut, sois meilleur, sois meilleur, sois plus grand. Et peut-être exagéré.
Elle n'avait pas peur, vraiment. Et quand elle et moi avons parlé pour la dernière fois au Festival de la Tradition, elle m'a dit:
"Papa, je me sens comme une guerrière, je me sens comme un héros, je veux être comme ça, je ne veux pas d'autre destin, je veux être avec mon peuple, avec mon pays, je veux être du côté des forces de la lumière, c'est la chose la plus importante."
Dans ma dernière conférence où nous étions ensemble, j'ai dit que l'histoire était une bataille de lumière et d'obscurité, de Dieu contre son adversaire. Et même notre situation politique, notre guerre en Ukraine, mais pas avec l'Ukraine – cela fait également partie de cette guerre. La lumière et ténèbres. Ni plus, ni moins. Et quand nous partions, une minute avant sa mort, une mort qui s'est produite sous mes yeux, la chanson d'Akim Apachev a retenti " Dans Azovstal" les démons sont enterrés ". Elle voulait l'écouter, mais nous sommes partis plus tôt. Cela n'aurait rien changé.
C'est le sens de sa vie qui est frappant, elle était significative, difficile, malgré le fait qu'elle était encore presque une jeune fille, elle n'a même pas vécu trente ans, elle est partie, mais elle a suivi cette logique, qui est devenue sa logique. Et donc je suis très reconnaissante et ému - je ne pensais pas qu'elle était connue et traitée comme ça
Elle était ce dont elle parlait. Combien de duplicité dans nos vies, combien de lâcheté, mais elle n'était pas comme ça, elle était entière, elle était tellement élevée, et son chemin est un argument incroyable, le plus terrible, peut – être le plus monstrueux, déchirant dans sa justesse. C'est ce qu'il faut. C'est ainsi qu'elle ne voudrait pas d'un autre destin, d'une autre vie.
Elle aimait la gloire qui lui manquait, elle était peu louée. Et maintenant que le président lui a décerné l'ordre du Courage, je sens qu'elle se réjouit, comme elle dit: "tu vois, papa, comme je suis bien, et tu as dit." Vous savez, aimer la gloire pour son bon côté – qu'est-ce qui ne va pas si c'est pour la lumière. Pas pour autre chose. Si vous vous êtes apporté à l'autel de votre pays, de votre foi, de votre vérité, alors qu'est-ce qui ne va pas, si on vous rend hommage, c'est si juste.
Désolé, je ne peux pas parler, je vous suis très reconnaissant, je suis reconnaissant à tout le monde, à tout notre peuple, je ne savais pas que cela pourrait être le cas, à tous ceux qui sont venus, à tous ceux qui ont répondu, à tous ceux qui ont écrit. Il s'avère que je ne connaissais pas qui était ma personne la plus proche et l'ami le plus proche des autres.
Désolé, je pense que la Dernière chose que je veux dire – pour elle, la vie était un sens, le sens était pour elle la composante la plus importante, elle a vécu dans ce sens. Et si cela affectait quelqu'un, sa mort tragique, sa personnalité, son intégrité, alors elle aurait un désir: ne vous souvenez pas de moi, ne me glorifiez pas, combattez pour notre grand pays, défendez notre foi, notre Sainte Orthodoxie, aimez notre peuple russe, parce qu'elle est morte pour le peuple, elle est morte pour la Russie sur le front, et ce front est ici. Pas seulement là – bas, ici en chacun de nous.
Et le plus grand prix à payer ne peut être justifié que par l'accomplissement suprême, la victoire. Elle a vécu pendant la victoire et elle est morte pendant la victoire. Notre victoire russe, notre vérité, notre Orthodoxie, notre pays, notre puissance."
Alexandre Douguine, 23 août 2022
Une enquête antiterroriste qui avance à grand pas... vers l'OTAN !
Concernant l'attentat terroriste ayant tué la philosophe Daria "Platonova" et fille d'Alexandre Douguine, l'enquête du FSB a réussi à identifier avec certitude une suspecte ukrainienne travaillant pour les services de sécurité ukrainiens et en cheville avec les néo-nazis du régiment Azov.
Il s'agit de Natalya Vovk, née Shaban, originaire de l'oblast de Donetsk et dont le mari "Danil est membre d'Azov. Les enquêteurs ont pu reconstituer son itinéraire depuis le territoire de la République Populaire de Donetsk où elle était revenue vers Moscou, sa location d'appartement dans le voisinage immédiat de celui de Daria Douguine, sa présence au Festival de la Tradition et son exfiltration vers l'Estonie.
Pour ses déplacements, Natalia Vovk a utilisé
la même mini Cooper avec 3 immatriculations
différentes : E982ХН DPR (de Donetsk) pour
aller en Russie, 172AJD02,(du Kazhakstan) à
Moscou et AH7771IP (Ukraine/Donetsk) pour
sa fuite vers l'Estonie et l'Union Européenne.
Cette femme de 43 ans, pour endormir la méfiance des services frontaliers russes, a travaillé sa couverture jusqu'à opérer accompagnée de sa fille de 12 ans Sofia Shaban et même de son chat.
Mais cette femme qui est très fortement suspectée d'être la meurtrière de Daria Douguine n'a de toute évidence pas agit toute seule mais au sein d'une équipe professionnelle disposant de spécialistes, notamment dans le domaine du renseignement et de l'armement, ainsi que des des moyens adaptés pour infiltrer le territoire russe, s'approcher des Douguine, choisir le moment le plus opportun, et réaliser techniquement l'attentat et l'exfiltration vers l'OTAN.
Il semblerait que Natalia Vovk était venue il y a quelques semaines en France sous la couverture de "réfugiée ukrainienne", et que les étapes de son itinéraire de retour (Pskov puis Estonie, et Autriche) laissent à penser qu'elle y est peut-être retournée après l'attentat. De là à avancer que les services occidentaux ont participé à sa mission terroriste, il n'y a qu'un petit pas, sachant que leurs antennes consulaires moscovites disposent de toutes les ressources financières et de renseignements pour aider le ou les assassins.
Le festival de la Tradition où Alexandre et Daria ont animé une conférence a offert le lieu et le moment opportuns pour mettre en œuvre l'attentat: manifestation publique dans un village loin des systèmes de surveillance urbaine et permettant une exfiltration rapide et furtive. 2 semaines avant l'attentat (pour ne pas faire la relation avec l'événement culturel) les deux caméras de surveillance ont été lises en panne "accidentellement", ce qui confirme l'anticipation et le professionnalisme de l'opération, dont l'organisation, les procédures et les moyens trahissent portent bien la signature de services spécialisés et non d'une simple organisation terroriste.
D'autres détails confirment cette présomption de culpabilité pesant sur Natalia Vovk qui lorsqu'elle sera validée la conduira par n'importe quel moyen devant la justice des hommes ou des armes. Mais maintenant l'enquête s'intéresse prioritairement à son réseau sans lequel l'attentat était impossible. Et les regards de se tourner vers Kiev et bien au delà vers les services actions travaillant pour l'OTAN.
Erwan Castel
La sépulture de Daria Aleksandrovna Douguine, près de Moscou