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jeudi 11 février 2021

Vers une nouvelle escalade militaire ?

Obusier tracté de 122mm D30, comme ceux qui ont bombardé le 8 février le front au Nord de Donetsk.


Dans le précédent article je signalais un réchauffement du front du Donbass au lendemain de la trêve de Noël et de la prise de fonction de Biden à la Maison Blanche. Depuis le début de février, des actions de l'armée ukrainienne mais aussi des déclarations de responsables politiques à Kiev confirment la probabilité d'une nouvelle escalade militaire dans le Donbass. 

J'ignorerai les cris d'orfraie des propagandistes pro-russes qui déclenchent l'alarme générale dès qu'un ukrops pète dans sa tranchée autant que les vociférations des excités kiéviens, journalopes ou députaillons en mal de buzz médiatique et qui se sont lancés, depuis le retour officiel à Washington de leurs parrains préférés du Maidan, dans une surenchère russophobe repoussant toujours plus loin les limites de la haine et de la connerie.  

En observant les faits dans leur réalité juste on peut relever effectivement un poursuite des violations du cessez le feu, avec notamment l'engagement de l'artillerie lourde ukrainienne contre un blok-post républicain bombardé ce 8 février sur le front de Yasinovataya. Cette aggravation sensible du front, au cours de laquelle 2 civils ont été blessés, qui concerne de nombreux secteurs des 460 kilomètres du front des 2 républiques de Donetsk et Lugansk est d'ailleurs confirmée par les observateurs internationaux de l'OSCE qui y sont déployés :

Du 5 au 7 février 2021, 349 violations du cessez le feu ont été observées 
sur le front de Donetsk, et 25 autres sur le front de Lugansk. 



Mais c'est le 8 février en soirée qu'a eu lieu l'attaque ukrainienne la plus significative, par le bombardement d'un blok post républicain du front de Yasinovataya, positionné sur la route Donetsk-Gorlovka et qui est régulièrement le théâtre de violents accrochages entre les positions républicains et ukrainiennes distantes de seulement quelques centaines de mètres.

Ce bombardement de l'artillerie lourde du 2ème échelon ukrainien s'est accompagné de tirs nourris des avants postes et qui ont déclenchés un échange de tirs élargi et logique entre les belligérants de ce secteur sensible. Plus tard, au milieu de la nuit le calme est revenu sur une ligne de front qui n'a pas bougé d'un centimètre.

Géolocalisation du bombardement ukrainien sur le front de Yasinovataya le 8 fevrier soir.

Cependant, ce bombardement de l'artillerie lourde ukrainienne a surpris la population qui pouvait entendre ses détonations et explosions depuis le centre ville de Donetsk, brisant ainsi plus de 6 mois d'accalmie relative où le front n'était secoué que par des crépitements d'armes automatiques et tirs de mortiers d'infanterie sporadiques circonscris à la ligne de front.

Bombardement ukrainien du 8 février 2021

D'aucuns interprètent ces explosions sur le front du Donbass comme la conséquence directe ou indirecte du retour aux affaires étasuniennes du parti de la guerre démocrate et de sa stratégie mondialiste plus brutale que celle des républicains, et je suis d'accord pour ne pas y voir qu'une simple coïncidence calendaire.  

Le fait est qu'une tension est de nouveau palpable de chaque côté du front et jusque dans les villes de garnison où les alertes régulières et les entrainements dérangent à nouveau la monotonie des casernes.

Côté ukrainien cette tension des forces déployées est également visible mais dans toute son absurdité meurtrière comme par exemple, dans le secteur ukrainien de Volnovakha où un chauffeur de taxi a été tué par des soldats nerveux, alors qu'il ramenait un sergent ivre vers sa position, qu'il avait quitté la veille "pour se détendre en ville" !


Concrètement, on observe également une levée des restrictions renforcées qui avaient été imposées au cours des derniers mois, comme par exemple les missions des tireurs d'élite et des groupes de reconnaissance qui avaient cessé leurs activités offensives. 

A noter aussi un renforcement du front ukrainien avec de nouvelles unités d'assaut mécanisées, d'artillerie et de blindés, principalement sur ce secteur du front situé au Nord de Donetsk entre les villes de Yasinovataya (républicains) et Avdeevka (ukrainiens) :

- Des unités d'infanterie ukrainiennes supplémentaires ont été observées sur leurs positions à Avdeevka Opytnove, Butovka (Nord de Donetsk) et sur la zone industrielle située à l'Ouest de Yasinovataya.

- A Lastochkino, plusieurs obusiers automoteurs 2S1 ont été vus se dirigeant vers Avdeevka.

- Au Nord d'Avdeevka, ont été également signalées des arrivées côté ukrainien d'unités d'infanterie, d'artillerie (obusiers D-30, automoteurs 2S1) et des chars de combat.

- Au Sud d'Avdeevka (près de l'aéroport de Donetsk) dans le secteur de Pervomais'ke / Peski ont été observés 4 nouveaux pelotons ukrainiens mécanisés mixtes avec des chars de combat, des véhicules de combat d'infanterie et des automoteurs Ss1 de 122mm.

Ailleurs, à l'arrière du front ukrainien d'autres observations confirment le renforcement du déploiement militaire dans le Donbass comme par exemple en  gare de Krasnoarmeysk où 2 convois ferroviaires camouflés sont arrivés avec des chars et des véhicules de combat d'infanterie (BMP 1 & 2) identifiés.


Il est donc logique que les plus pessimistes voient dans ces activités ukrainiennes la préparation d'une action offensive majeure sur le front au Nord de Donetsk (sur Spartak par exemple qui jouxte Putilovkala la porte Nord de Donetsk et ses voies rapides vers le centre ville ou Yakolevka & Mineralnoe entre Yasinovataya et Donetsk pour augmenter l'étranglement des voies logistiques du front Nord républicain).

Mais il ne faut pas oublier non plus le contexte géopolitique où sur l'échiquier se joue toujours la partie des accords de Minsk dans lesquels les occidentaux veulent élargir le quartet Normandie (Russie-Ukraine-Allemagne- France) à la participation des USA, pour augmenter sans conteste la pression occidentale sur Moscou ou/et forcer le déploiement de casques bleus sur le front pour y amorcer un autre scénario de type croate. Or une aggravation du front serait pour les occidentaux un prétexte pour proposer ces réformes du processus de paix vers un Minsk 3, sans toutefois rompre le front ce qui signifierait la fin définitive des accords qui pour le moment permettent à tous de gagner du temps...

La dimension politique de ces actions de l'armée ukrainienne est confirmée, je pense, par une nouvelle visite du front par le président Zelensky, accompagné par les ambassadeurs du G7 au moment où le FMI demande à Kiev de diminuer ses dépenses.

Donc selon moi, si le pire scénario est possible compte tenu de l'imprévisibilité du pouvoir ukrainien et l'inconnu de la nouvelle feuille de route étasunienne, je pense qu'on assiste à une nouvelle gesticulation ukropithèque qui ne tente qu'à relancer une campagne de terreur dans les Républiques de Donetsk et Lugansk, redynamiser ses soldats de plus en plus démotivés, et nourrir la propagande occidentale qui espère une résolution militaire de ce conflit et un blocus total contre la Russie.

11 février, le président ukrainien Zelensky accompagne les ambassadeurs du G7 sur le front.

Et si je me trompe et qu'une offensive ukrainienne, même limitée, est engagée, alors ce sera tant pis pour Kiev qui essuiera une contre-offensive républicaine violente et probablement appuyée par la Fédération de Russie dont le Président a confirmé hier que jamais Moscou n'abandonnera le Donbass. 

Erwan Castel

dimanche 31 janvier 2021

Donbass libre et toujours bombardé

392

La famille de Sergei, comme tant d'autres familles russes du Donbass ou d'ailleurs depuis 7 ans,
accueille 
dans l'hiver de la steppe et de leurs cœurs meurtris. la dépouille de leur frère, fils et mari 

(publié sur FB le 31 janvier)

Depuis la fin de la trêve de Noël (et de l'investiture de Biden), les forces armées ukrainiennes ont repris leurs bombardements des territoires des Républiques Populaires de Donetsk, tuant et blessant défenseurs et civils vivant sur le front. 

Ainsi, un civil du village d'Aleksandrovka a été blessé hier dans un bombardement de mortiers de 120mm ukrainiens visant le secteur du front situé immédiatement au Sud de Donetsk (d'Aleksandrovka à Signalnoe). 


Dimanche 31 janvier

La veille, je m'évadais de l'hôpital pour assister aux funérailles de Sergei, un camarade tué sur le front Sud par des tirs de grenades autopropulsées ukrainiens (AGS).   Et le lendemain, Oleg un autre camarade et ami était blessé au genou dans le même secteur de la République Populaire de Donetsk.

Pour le moment, il est trop tôt pour interpréter cette aggravation sensible du front de Donetsk comme une radicalisation de la stratégie de Kiev dans le Donbass car les armes utilisées contre la République ne relèvent que de ce 1er échelon ukrainien qui régulièrement - avec l'absolution de son commandement - réalise des provocations pour terroriser les populations civiles républicaines et réveiller l'attention de conscrits ukrainiens dépressifs enlisés dans la boue des tranchées et les paradis artificiels alcooliques et narcotiques.

Seules la prolongation temporelle des bombardements, leur extension géographique à l'ensemble du front et surtout l'emploi de l'artillerie lourde automotrice ou tractée de 2eme échelon (obusiers de 122 mm et +,  lance roquettes multiples...) confirmeront un nouveau changement politique éventuel de la stratégie militaire ukrainienne....

En attendant, il est prématuré de réaliser des extrapolations alarmistes et propagandistes, mais juste de rappeler que cette guerre du Donbass est toujours active et que le minotaure ukrainien, en fidèle auxiliaire de l'OTAN, y vient réclamer toujours et encore sa part de sang et de larmes russes dans le labyrinthe d'un front dont il ne faut pas oublier qu'il est une plaie ouverte par Washington et menaçant toute l`Europe. 

Situation à suivre....

Erwan Castel 

vendredi 31 juillet 2020

6 années de haine et de sacrifice


Il y a 6 ans sous le "règne" du président Porochenko, l'aviation de combat des forces ukrainiennes poursuivait ses bombardements dans le Donbass, tandis que ses blindés, son artillerie et ses bataillons spéciaux semaient la terreur dans tous les territoires des jeunes républiques avant de fondre dans les chaudrons de leurs milices...

Il y a 6 ans l'oligarque du chocolat Roshen devenu la marionnette kiévienne de Washington promettait la terreur et la guerre aux enfants du Donbass :


6 années plus tard rien n'a changé à part un enlisement des belligérants dans 460 kilomètres de tranchées, car sur fond de combats et bombardements quotidiens, Zelensky le nouveau laquais ukrainien de l'OTAN, piétinant à son tour ses promesses électorales de paix et les accords de cessez le feu signés à Minsk, reprend le même narratif criminel hystérique comme ici par exemple lors de l'inauguration d'un nouveau bâtiment de l'hôpital Okhmatdet. 

"On va construire un nouvel avion 
pour montrer à tout le monde comme nous sommes forts. 
Les avions voleront et nous allons bombarder tout le monde.!"

Volodymir Zelensky, 29 juillet 2020

Je ne suis pas médecin mais au vu de ses traits grimaçant, ses poings menaçant et de sa voix éraillée de fatigue je conseillerais au clown ukrainien devenu président d’arrêter urgemment de sniffer et de prendre rendez vous pour une consultation psychiatrique... voire un peloton d'exécution !



C'était un 31 juillet 2014...

Les personnes qui me connaissent savent que ma farouche opposition à l'idéologie dogmatique des trois monothéismes abrahamiques n'a d'égal que mon respect immense pour la foi, ce dynamisme universel qui anime nombre de pensées et actions humaines altruistes. Ainsi dans ce Donbass en guerre où les communautés chrétiennes et musulmanes ont déployé sous les bombardements toute la force de leur foi et le courage de de leur communauté pour soigner la peur et la souffrance des familles bombardées allant parfois jusqu'au sacrifice ultime....



Le 31 juillet 2014, Vladimir Kreslyansky, l'archiprêtre de l'église Saint-Georges, homme, clerc et père de famille, a été tué par l'aviation ukrainienne dans des circonstances qui confinent au martyr dans sa définition la plus religieuse possible. 

Alors qu'il quitte son église à l'issue du service du soir, des chasseurs bombardiers ukrainiens larguent sur ce quartier de Lugansk des bombes à fragmentation. Lorsque les 2 premières bombes explosent, projetant vers le sol leurs cônes d'éclats, le père Vladimir a été grièvement blessé à la poitrine et au bras alors qu'il arrivait dans la rue Chapaev. serrant ses blessures, le père Vladimir a trouvé la force de marcher avant de s'effondrer épuisé par ses blessures. Et cet homme de foi a alors rassemblé ses dernières gouttes de vie pour s'agenouiller et prier pour le salut des âmes. 

Pendant son agonie, les chasseurs bombardiers ukrainiens multiplient leurs attaques, larguant 6 autres bombes à fragmentation qui toutes n'exploseront pas et finiront leurs chutes inertes encastrées dans l'asphalte des rues et la terre des jardins de ce quartier résidentiel très peuplé. 

On retrouvera quelques instants après le bombardement ukrainien le père Vladimir à genoux dans son sang, figé dans une ultime prière éternelle.

D'aucuns voient naturellement dans cette tragédie où 8 bombes à fragmentation de 500 kg n'ont fait qu'une victime un miracle initié par le martyr de Vladimir Kreslyansky qui laisse 5 orphelins et le souvenir d'un homme entièrement dévoué aux familles de son quartier pour qui sa porte restait toujours ouverte, et qui consacrait sa vie à son travail missionnaire entre Il a consacré beaucoup de temps au travail missionnaire entre ses deux églises de St. George et St. Ascension mais aussi une maison de retraite et un internat pour enfants malades où il prodiguait quotidiennement des services religieux, des conseils et des soins.

Il y a dans l'histoire de cette guerre inachevée des milliers de moments tragiques comme celui-ci, conséquences intolérables de cette haine ukrainienne, lâche et criminelle, qui s'abat sur les populations du Donbass mais comme le père Vladimir,  il se trouve toujours à chaque instant et à chaque endroit des hommes et des femmes, clercs, ou laïcs, civils ou militaires, pour offrir leur forces mentales et physiques et souvent leurs vie pour soigner les souffrances, protéger les libertés et porter toujours plus loin l'espérance de tous. 


Le Donbass est devenu une terre héroïque et une terre martyre, par la souffrance interminable de millions de personnes et le sacrifice de milliers d'autres, et qui resteront pour la plupart anonymes. 
Et le pire à vivre est probablement devant nous !

Heureusement qu'ici sur cette steppe du Don érodée par les vents de l'Histoire, les gens ont le Foi en leur destinée !


Erwan Castel


mercredi 29 juillet 2020

57 heures et 40 minutes


Voilà le temps de vie du cessez le feu décrété le 22 juillet dernier lors de la dernière réunion du groupe de travail de Minsk et qui prenait effet le lundi 27 à 00h01. Depuis 2 jours, les propagandistes dans des communiqués provocateurs morigénaient leurs adversaires, l'accusant d'avoir rompu cette nouvelle trêve, mais cette fois, plus de doute, ce nouveau "régime du silence" demandé depuis bientôt 6 ans par les accords de Minsk (article 1), aux dires des observateurs internationaux déployés sur le front du Donbass, a bel et bien été rompu et par les forces armées ukrainiennes..... comme d'habitude ! 

En effet, selon les observateurs internationaux du Centre Commun de Contrôle et de Coordination du régime du Cessez-le-feu (STKK), et de l'OSCE, des mitraillages ukrainiens en provenance des positions d'Avdeevka ont visé à partir de 03h00 du matin et pendant plus d'une heure le front de Yakovlevka (au Nord de Donetsk), brisant donc officiellement cette nouvelle " trêve illimitée" qui aura tout de même - soyons optimistes - vécue 44 heures de plus que la précédente du 21 juillet 2019 !

Et ces nouvelles violations ukrainiennes du cessez le feu ne sont pas anecdotiques car sur l'ensemble du front des tirs similaires ont été signalés, y compris sur le front de Lugansk. Reste maintenant à savoir si ces tirs ukrainiens sont autorisés par le commandement de l'Opération des Forces Conjointes déployée dans le Donbass où le symptôme d'une anarchie régnante dans les tranchées de Kiev.
Plusieurs renseignements accréditeraient l'hypothèse d'une anarchie sévissant au sein des forces de Kiev qui présentent, entre les radicaux nationalistes des bataillons spéciaux, les soldats professionnels et les conscrits, un hétérogénéité d'unités et de motivations peu compatibles. Et comme régulièrement tout au long de l'année des disputes, accrochages et même combats ont eu lieu ces derniers jours dans les rangs des forces ukrainiennes. Ainsi par exemple de cet incident repéré dans le secteur de Talakovka, sur le front ukrainien de Mariupol, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk :
  • L'état-major de la 36ème brigade ukrainienne a envoyé un détachement pour calmer des soldats du 137e bataillon qui refusaient de respecter le cessez-le-feu. Il s'en est suivi des échauffourées entre soldats ukrainiens au cours desquelles 1 soldat a été tué et 3 autres blessés selon les premiers rapports préliminaires. Afin de dissimuler l'incident auprès des observateurs internationaux et des reporters de guerre présent dans le secteur, des officiers du quartier général "Est" de l'armée ukrainienne sont venus pour boucler la zone, tandis que sur les réseaux propagandistes de Kiev les tirs ukrainiens  étaient attribués à une violation initiale républicaine.
Cet incident lui non plus n'est pas un fait anecdotique, il est généralisé de l'ensemble du front du Donbass que jusqu'à Kiev où cette nouvelle trêve - dans la trêve de Minsk - est considérée comme synonyme de reddition par des opposants politiques au président Zelensky de plus en plus nombreux et qui réclament une récupération par la force des territoires du Donbass.

Mais tout ceci n'est pas une surprise dans cette Ukraine devenue un hôpital psychiatrique à ciel ouvert où depuis 6 années oligarques corrompus, néo nazis hystériques, mercenaires aventuriers de l'OTAN mènent le pays dans une suicidaire danse de la guerre contre les russes.

Et la date du 27 juillet choisie pour "démarrer" cette nouvelle trêve apparaît aujourd'hui comme symbolique de cette mentalité ukropithèque que les USA utilisent depuis 6 ans pour alimenter une guerre rampante vers la Russie et mieux soumettre l'Europe à l'OTAN.

C'est en effet un 27 juillet que les forces ukrainiennes vont déclencher en 2014 leurs bombardements génocidaires sur les civils Gorlovka tuant 27 personnes et blessant plus de 100 autres et également à Shakhtyorsk où se déroulent de violents combats ou sur Pervomaisk en République Populaire de Lugansk où ces salopards d'ukrops vont même se vanter dans des vidéos cyniques des souffrances infligées aux civils :

27 juillet 2014, vidéo d'un char de combat ukrainien bombardant
un immeuble résidentiel civil de 5 étages à Pervomaisk (en RPL).
Il était où BHL pendant ce temps là, lui qui pourtant est toujours 
prompt à hurler jusque récemment pour un mercenaire lituanien 
tué sur le front du Donbass dans une opération offensive.

27 juillet 2014, 27 juillet 2020 derrière la valse cyniques de mots tous plus hypocrites les uns que les autres ("opération antiterroriste", "accords de paix"...), se cache la même réalité inchangée: celle d'un conflit à caractère génocidaire organisée par l'OTAN via une Ukraine capturée pour continuer en Mer Noire la "stratégie du containment" de la Russie, en y engageant les préliminaires d'un troisième conflit mondial.

Erwan Castel

samedi 25 juillet 2020

L'été chaud du Donbass

Le 25 juillet 2020, en début d'après midi l'artillerie lourde ukrainienne a bombardé la périphérie industrielle de Makeevka, cette cité prolongeant au Nord Est la ville de Donetsk provoquant peut-être cet incendie d'un dépôt de déchets minier. 

Dans le Donbass, vouloir profiter d'une journée estivale ensoleillée pour aller pécher au bord de l'un de ces très nombreux étangs qui dans la steppe du Donbass alternent avec les terrils jusqu'aux coeurs des cités comme ici à Veseloye, dans le quartier Nord de Donetsk... Sauf que depuis 6 ans  sur les bords de la Mer Noire 
à Novoazovsk jusqu'aux berges de la rivière Donets à Lugansk; un pêcheur il est autant probable d'y avoir une mauvaise surprise qu'une bonne prise !

Vers le 20 juillet 2020, bombardement ukrainien du 
quartier de Veseloye, dans le Nord de Donetsk.
Alors que le bilan d'une année de l' "exercice" du dernier cessez le feu dans le Donbass confirme toute l'hypocrisie criminelle du régime de Kiev concernant ses engagements signés à Minsk en février 2015, voilà que l'on nous parle d'un énième cessez le feu pour ce 27 juillet 2020, sans le faire précéder d'une restauration de la zone neutre dite "grise", du retrait effectif des armes lourdes du front, sans l'accompagner de mesures pénales coercitives pour les officiers des unités qui le briseraient... 

Autant dire que cette nouvelle trêve sera, comme la vingtaine d'autres l'ayant précédé, une nouvelle mascarade brûlée par le feu ukrainien dans les heures qui suivront sa mise en oeuvre. Le meilleur record atteint par le "régime du silence" réclamé par les accords de paix de Minsk 2 a été de.... 3 jours !

Aujourd'hui, entre une Ukraine qui sombre dans l'anarchie, laissant à nouveau le discours des partisans de la guerre reprendre la première place, l'arrivée ukrainienne de matériels de combat modernes dont beaucoup de facture occidentale et une ligne de front extrêmement tendue par l'augmentation des zones de contact et de la lassitude des belligérants, un cessez le feu a encore moins de chance qu'avant d'y être appliqué.

Présent sur le front du Donbass depuis plus de 5 années, j'y ai vécu des violations ukrainiennes du cessez le feu quasi quotidiennes, que ce soit sur les fronts de Marinka, de Dokuchaievsk, de Spartak, de Yasinovata ou de Novoazovsk. Mais pendant très longtemps, de l'été 2015 à l'été 2019 ces tirs ukrainiens s'opéraient généralement ponctuellement et dans l'ombre des crépuscules et des aurores, lorsque les observateurs internationaux ne sont pas sur le terrain. 
Aujourd'hui, les forces ukrainiennes certaines de leur impunité tirent à nouveau et sans complexe sur les territoires des républiques du Donbass, aussi bien au milieu de la nuit que pendant la journée et, de l'avis de nombreux civils vivant à proximité du front, la situation actuelle est comparable à celle du début 2015.

25 juillet matin, mitraillage ukrainien du village de Frunze
sur le front de la République Populaire de Lugansk.
Voici le témoignage de ce citoyen de la République Populaire de Lugansk qui a pris en vidéo ces tirs ukrainiens sur son village de Frunze : 

"Nous vivons aux portes de nos maisons et des sous-sols. Aujourd'hui, ils nous tuent, au sens vrai, ils nous tuent sur les ordres du président sanguinaire, le clown Zelensky!

Nous sommes tous des résidents de la Novorossia, de la RPD et de la LPR, nous critiquons vivement l'OSCE. Il n'y a pas de limite à l'indignation, car les employés de l'organisation sont complices de l'armée ukrainienne qui sont en train de régler le feu sur les zones résidentielles. Les gens ont essayé de comprendre pourquoi des membres de l'OSCE venaient si la situation ne change pas. Les habitants du Donbass notent que les combattants ukrainiens commencent à bombarder dès le départ des secteurs des représentants de l'OSCE.
    Autre tragédie, les bombardements se sont intensifiés dans tout le Donbass, des tireurs d'élite tuent des miliciens ... des maisons incendiées, des coups dans toute la ville, dans des zones résidentielles et des infrastructures ... Que faut-il d'autre pour que les gens se réveillent et voient cette terrible réalité ??? Les infrastructures sociales et techniques sont délibérément détruites ... Combien de personnes doivent mourir pour que la communauté mondiale puisse voir toute la profondeur de la tragédie dans le Donbass ??? Pendant ce conflit en Ukraine et dans le Donbass, plusieurs milliers de personnes sont déjà mortes ... et il semble qu'il n'y ait ni fin ni bord ... 

    Qui arrêtera cette guerre insensée et incompréhensible ! "



    Et cette année on peut observer une intensification des bombardements ukrainiens sur les infrastructures vitales pour la population civile comme par exemple les stations et réseaux de distribution d'eau potable, de gaz ou d'électricité, mais aussi les champs agricoles qui sont pilonnés avec des munitions incendiaires visant à détruire les récoltes. C'est certainement ce type de munition incendiaire que l'artillerie lourde ukrainienne a utilisé cet après midi du 25 juillet sur une zone industrielle de Makeevka, et peut-être à l'origine de l'incendie un dépôt de scories minières.

    25 juillet 2020 - Suite à un bombardement ukrainien sur Makeevka
    un incendie important se déclare dans une zone industrielle minière

    Bombardements des civils, de leurs infrastructures de vie collective, destructions des récoltes etc... cette guerre du Donbass semble parfois tout droit sortie d'une caricature des grandes bandes de mercenaires qui ravageaient les campagnes médiévales... sauf que nous sommes en 2020 au coeur d'une Europe dites civilisée ! 
    Au fil des publications quotidiennes que j'essaye de tenir sur ce blog, je m'efforce de libérer la Vérité concernant cette guerre contre les populations du Donbass menée par un authentique terrorisme d'Etat qui n'existe que grâce au soutien inconditionnel de l'ensemble des gouvernements occidentaux au nouveau régime de Kiev.


    Erwan Castel

    Reportage de Patrick Lancaster, un américain venu
    vivre à Donetsk et qui témoigne sur le terrain de la
    situation des populations civiles du Donbass.

    mercredi 22 juillet 2020

    Des attaques génocidaires

    Maison du 28 rue Kolkhoznaya à Veseloye dans le quartier d'Oktyabrsky, 
    détruite le 21 juillet soir par des tirs de mortier ukrainiens (voir l'article précédent).
    "A chaque jour suffit sa peine" disait-on autrefois en France et dans le Donbass soumis depuis plus de 2000 jours et 2000 nuis aux bombardements ukrainiens, ce dicton prend une signification particulièrement réelle et douloureuse.

    Une fois encore je vais ici tenter de briser l'omerta d'une propagande occidentale qui cache depuis 6 années la réalité d'une guerre à caractère génocidaire lancée par les occidentaux contre les russes du Donbass via leur marionnette ukrainienne aux ordres de l'OTAN.

    Si certains peuvent trouver l'expression "guerre à caractère génocidaire" exagérée, je leur rappellerai que le génocide ne se définit à l'aune de statistiques moribondes mais dans l'intention motivant les actes violents, qui deviennent criminels dès qu'ils sont dirigés vers des personnes non pas pour ce qu'elles ont fait mais pour ce qu'elles sont.

    Et je prendrai pour illustrer mon accusation 2 exemples parmi les nombreux tirs et bombardements réalisés ce mercredi 22 juillet 2020 sur les territoires des républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

    Mais tout d'abord je veux saluer le courage exceptionnel des soldats du feu du Ministère des Situations d'Urgence de Donetsk qui dans la nuit du 21 au 22 juillet sont allés pendant plusieurs heures lutter contre l'incendie du bombardement de la zone résidentielle de Veseloye, et ce malgré des tirs ukrainiens qui se poursuivaient sur ce secteur d'Oktyabrsky.

    Pompiers de Donetsk à l'assaut du feu et sous le feu
    des bombardements ukrainiens . Immense respect !

    A Leninskoe, destruction du village


    Sur les 460 kilomètres du front de très nombreux districts urbains et villages miniers ou agricoles sont au contact de la zone des combats. Mais aux dommages collatéraux potentiels se rajoute la campagne de terreur mené par les forces ukrainiennes prenant intentionnellement pour cible les habitations civiles.

    Si l'intentionnalité d'un bombardement d'artillerie peut toujours être niée, en revanche lorsque les tirs sont observés et corrigés par des drones ou réalisés avec des missiles filoguidés sur leurs cibles par les tireurs, alors le doute n'est plus permis : en plus de violations du cessez le feu, ce sont des crimes de guerre ukrainiens flagrants !
    Et depuis 6 ans certains villages sont les cibles régulières de bombardements ukrainiens méthodiques qui, maison après bâtiment, station électrique après hangar agricole, école après magasin raye de la carte des communautés entières.

    Ainsi de ces tirs de missiles antichars sur des habitations civiles de Leninskoe, un village du Sud de la république de Donetsk et que les ukrops dans leur vantardise débile ont diffusé sur leurs réseaux sociaux (on notera au passage la référence nazie de la signature).

    Juillet 2020, tir de missiles antichars ukrainiens sur Leninskoe
    dans le Sud de la république de Donetsk (secteur Novoazovsk)
    Localisation des tirs de missiles ukrainiens sur Leninskoe 
    Toujours ce 22 juillet 2020, d'autres villages et districts républicains ont également subi des tirs divers comme Zaitsevo, au Nord de Gorlovka, où 4 maisons d'habitations ont encore été touchées et fortement endommagées par des tirs de mortiers ukrainiens.


    A Gorlovka, la guerre contre l'eau potable


    Régulièrement je signale ici les dégâts occasionnés par les bombardements ukrainiens sur les infrastructures collectives (hôpitaux, écoles, électricité, gaz, eau) qui cessent d'être des dommages collatéraux quand elles sont régulièrement touchées plusieurs fois par mois.

    Ainsi des stations de pompage, de traitement et distribution d'eau potable de la region de Donetsk (Yasinovataya) et de Gorlovka dont les canalisations et stations du canal "Seversky Donets - Donbass" sont particulièrement prises pour cible depuis plusieurs semaines par l'artillerie ukrainienne.

    Aujourd'hui par exemple le secteur de la mine 6/7 en périphérie de Gorlovka a été à nouveau bombardée et des canalisations d'eau potable sous pression (de 2300 et 2100 mm de diamètre) appartenant à la 3ème section du canal ont été fortement endommagées.


    Suite aux bombardements ukrainiens une fuite d'eau potable très importante (environ 65 000 m³ par heure) s'est déclarée, entraînant l'arrêt de la distribution d'eau de cette section ce qui a provoqué une réduction de l'approvisionnement de plus de 50% (malgré l'activation des lignes de réserve du réservoir Verkhnekalmius.

    La majorité de l'eau potable de la République Populaire de Donetsk est fournie par ce canal "Seversky Donets-Donbass", l'autre source étant le réseau des stations de Yasinovataya lui aussi régulièrement bombardé par les forces de Kiev. Et l'approvisionnement ainsi que le filtrage de l'eau sera prochainement interrompu le temps des travaux de réparations.

    Les fréquences et précisions de ces tirs ukraniens sur le réseau d'eau potable républicain démontrent qu'ils entrent dans la stratégie global d'un blocus humanitaire du Donbass dont la guerre de l'eau soutenue et aidé par la France est une arme majeure, malgré le fait juridique d'un droit international régit par les conventions de Genève notamment qui qualifient de "crime de guerre" et "crime contre l'humanité" la destruction intentionellle des ressources d'eau potable d'une population civile.

    Dans les ruines fumantes du village de Veseloye, " baba Nina" une grand mère de 80 ans de concluer : 



    "J'ai 80 ans de vie et je suis née dans une guerre, et je mourrai dans une autre guerre, car ce Porochenko, ce Zelensky, ils doivent brûler nos vies pour que les villages soient vides."

    Erwan Castel



    mercredi 15 juillet 2020

    2 autres civils blessés

    Dans le Donbass, pour survivre aux bombardements ukrainiens quotidiens,
    des milliers de familles vivent depuis 6 ans dans leurs caves.
    Le 14 juillet 2020 au matin, dans le Nord de la République de Donetsk, un groupe de reconnaissance du 137ème bataillon de la 35e brigade. ukrainienne a été piégé dans un champ de mines lors d'un mission d'infiltration vers les défenses républicaines protégeant Zaitsevo (Nord Gorlovka), perdant dans un premier temps 1 tué et 2 blessés dans l'explosion de 2 mines. Immédiatement après cet échec l'artillerie ukrainienne a bombardé le village appuyée par un drone de type "Phantom" jusqu'à ce que ce dernier soit abattu par la défense antiaérienne.

    Sous couvert d'une opération d'évacuation sanitaire de leurs soldats, les forces ukrainiennes ont envoyé de nouveaux groupes de combat au milieu desquels se trouvaient les sauveteurs. Le cessez le feu qui avait été négocié a donc été perturbé et, selon Kiev, un médecin a été tué lors des échanges de tirs.

    Plus tard ce sont finalement les soldats républicains qui sont allés sous le feu ennemi récupérer le corps du soldat ukrainien explosé, pour le restituer à l'Ukraine.

    Le soir, hurlant au crime de guerre suite à la mort d'un médecin sur le front, Kiev promettait des "représailles très dures" contre le territoire de la RPD (je rappelle ici que chaque année plusieurs personnels médicaux républicains, infirmières et médecins, sont également malheureusement tués sur le front par des tirs ukrainiens qui souvent sont intentionnellement dirigés sur des véhicules pourtant marqués de la croix rouge) 


    Le 14 juillet, des soldats de la 79ème brigade ukrainienne, commandé par le colonel Lutsenko, ont bombardé sur la lisière Sud de Donetsk les zones résidentielles des villages d'Aleksandrovka où 2 civils ont été encore blessés par des obus de bitube de 23mm (ZSU 23/2) 
    • 1 femme de 41 ans blessée par éclat d'obus au bas de la jambe,
    • 1 jeune homme de 19 ans blessé par un éclat d'obus à la poitrine.
    En outre sous le feu des artilleurs ukrainiens, 2 maisons ont été détruites et plusieurs autres endommagées. 
    En riposte à ces tirs criminels contre des civils, les forces de défense républicaines du secteur ont détruit un des points de tir ennemis, tuant un soldat ukrainien et blessant 2 autres.

    Plus tôt, c'était les village de Staromikhaylovka et Trudovsky, à l'Ouest de Donetsk qui avaient été bombardés par des mortiers ukrainiens de 120 mm et des véhicules de combat d'infanterie BMP2.

    Ces bombardements sur les zones résidentielles civiles de la région de Donetsk, qui ne sont probablement pas en rapport avec les menaces ukrainiennes proférées sur le secteur de Zaitsevo, sont redevenues coutumières et quasi quotidiennes depuis plusieurs mois, forçant les familles à se réfugier jour et nuit au profond de leurs caves.

    Et les résidents de ces villages situés sur la périphérie de Donetsk auxquels il convient de rajouter ceux de Spartak et Oktyabrsky observent une fois encore une coïncidence entre l'exacerbation des tirs ukrainiens et la réunion du groupe de travail des accords de Minsk du moment. Et cette "coïncidence" est quasi systématique depuis 5 ans. 

    Comprenne qui voudra...

    Erwan Castel



    lundi 13 juillet 2020

    Le coeur qui bat...


    Au milieu de l'effondrement global d'un paradigme occidental fondé sur une pensée unique protéiforme et articulée autour d'une fusion hors sol de la puissance de l'argent et du pouvoir politique, les guerres lancées à travers le Monde par l'impérialisme étasunien ressemblent aux derniers spasmes d'un Nouvel Ordre Mondial moribond tentant par le chaos de survivre à sa propre folie.

    Tandis que les populations occidentales sombrent dans des aliénations consuméristes ou des communautarismes crispés tout aussi suicidaires que stupides, aux confins de l'Occident et de l'Eurasie, le peuple du Donbass en refusant ce chaos organisé, mène depuis 6 ans une rébellion armée contre la ploutocratie mondialiste.

    Et depuis 6 ans, les martèlements d'une artillerie ukrainienne servant un mondialisme esclavagiste de la marchandise tentent d'étouffer les battements de coeur d'un peuple européen qui défend sa liberté dans une idée d'empire forgeant une destinée commune dans une diversité d'identités solidaires.

    Lorsque j'ai ouvert ce blog de "soutien à le rébellion du Donbass" je l'avais sous-titré de cette intuition d'un "jour où le coeur de l'Europe s'est remis à battre" et, 6 ans plus tard, ce rêve de Liberté est toujours là et bien vivant dans l'existence et la résistance réelles des jeunes Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. 

    Et ce conflit du Donbass n'est pas à observer à travers le seul prisme d'une guerre civile ukraino-ukrainienne aux menaces et enjeux internationaux mais bien comme une rébellion contre la dictature de la marchandise et qui offre à tous les peuples qui lui sont asservis l'espérance qu'un nouveau printemps européen peut et doit surgir au bout de la nuit occidentale qui vient de commencer.

    Il est vain, stupide et même suicidaire que les seuls dissidents que l'on entend gueuler au milieu des troupeaux que le mondialisme de la marchandise mène à l'abattoir se réfèrent à des idéaux abscons et des communautarismes fantasmés qui non seulement sont coresponsables de l'effondrement actuel de leur civilisation mais même accélèrent, par les clivages qu'ils organisent sous l'influence d'un conditionnement émotionnel instrumentalisé par le média-système lui-même, la mise en esclavage finale des populations européennes.

    Dans le Donbass, des populations et des volontaires internationaux aux communautés diverses se sont unis dans une résistance armée contre cette hégémonie militaro-industrielle qui se cache (de moins en moins) dans le cheval de Troie d'une marchandise mondialiste et aliénante qui n'est qu'imposture consumériste.

    Et leur histoire, toujours en mouvement depuis 6 ans de guerre, devrait servir de référence aux autres populations désireuses de reconquérir leurs libertés anciennes et de se réinventer dans un paradigme nouveau...

    Erwan Castel

    12 juillet 2020, front de Stakhanov en république de Lugansk
    pilonnage de l'artillerie lourde ukrainienne dès l'aube 

    Don bass,    Don bass,    Don bass...

    Aux lueurs de l'aube, l'hirondelles salue l'étoile 
    mordorant les champs brûlés d'une steppe pontique,
    où se cachent, contre un antique tumulus royal,
    les dernières ombres d'une nuit toujours mythique.

    Quand soudain tonne à l'entour un choc surnaturel.
    Puis, dans le temps, l'espace et les sens alertés, 
    un sifflement déchire le silence et le ciel
    mourant dans un nouveau fracas qu'Il annonçait.

    Jusque dans la nuit, ces battements vont continuer.
    Depuis plus de 2000 jours d'une infernale stance,
    la haine frappe le Donbass au coeur de sa Liberté
    mais sans tuer les battements de son espérance.

    Car ici un peuple est entré en rébellion
    payant sans compter le prix de sa Liberté,
    de son identité russe et de ses traditions.
    et, par son sang et ses larmes de réveiller...

    ...le coeur en dormition de l'Europe des peuples !

    Alawata


    Pardonnez l'imperfection et la maladresse de ces vers, 
    mais c'est la première fois que je tente le poème...

    ...juste par amour de l'Inconnu.