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mardi 8 février 2022

A Moscou, Macron vient défendre.... Macron !

 

Le 7 janvier 2022, Emmanuel Macron, sous ses casquettes de président français, de signataire des accords de Minsk, de membre de l'OTAN, de président de l'Union Européenne... et surtout de candidat aux prochaines présidentielles est venu s'entretenir avec Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie au sujet de la crise ukrainienne, de la guerre du Donbass et plus généralement de la confrontation sécuritaire entre l'OTAN et la Russie.

D'un côté, un président russe courtois et accueillant qui a profité de l'événement pour renouveler la volonté de Moscou de trouver un processus de Paix mais sans y abandonner un seul pouce de terrain concernant la sécurité de la Russie face à Washington, l'OTAN et Kiev qui l'ont clairement défini comme un adversaire politique, économique et militaire, de l'autre côté, un président français hypocrite tentant de cacher sa servilité atlantiste qui est totalement incompatible avec la mission de médiateur qu'il prétend incarner ici.

Au final cette rencontre cordiale n'aura abouti à rien de concret, comme toutes les réunions précédentes organisées avec Washington, l'OTAN ou l'OSCE, et s'il fallait résumer les 6 heures d'entretien ente les présidents russe et français je choisirai ce sourire ironique de Macron réagissant au rappel de Poutine lorsque ce dernier rappelait à la conférence de presse les principes de sécurité collective et indivisible du traité Russie-OTAN de 1997 et depuis bafoués par l'Alliance militaire atlantique qui n'a cessé de progresser vers l'Est sur fond de discours de plus en plus russophobes.

Je ne reviendrai pas ici sur le contenu des demandes russes souvent évoquées et détaillées dans des précédents articles, et dont la clef de compréhension se trouve dans les différents engagements occidentaux mais jamais respectés la rencontre Gorbatchev / Baker en 1991 et que rappelle la déclaration d'Istambul et d'Astana du sommet de l'OSCE de 2010, lorsqu'elle stipule clairement que "tout pays a l'obligation de ne pas renforcer leur propre sécurité aux dépens de la sécurité des autres États sur la base de l’attachement au principe de sécurité indivisible" . 

Par contre il est visible comme un nez au milieu d'un visage que Macron a réalisé à Moscou une opération marketing d'un candidat à l'élection présidentielle qui cherche à attirer au dessus de sa candidature une colombe de la paix pour séduire un électorat méfiant pour ne pas dire en colère. Et dans son discours, les flagorneries circonstancielles du français n'ont pas réussi à cacher ses sourires ironiques, ses références au principe défendu par Washington d'une OTAN toujours ouverte aux pays de l'Est, son alignement sur la fantasme propagandiste d'une "invasion russe", sa soumission à Washington, son soutien inconditionnel à la politique de Kiev...

De toute évidence Macron est d'abord venu à Moscou pour se donner bonne conscience et chercher, dans un consensus indiscutable autour d'un objectif de paix, à piéger ses opposants politiques nationaux en lice présidentielle contre lui et même gratter quelques suffrages.

Macron veut dans l'immédiat une "désescalade militaire" qu'il sait inévitable puisque les manoeuvres russo-bélarusses "Union Resolve 2022" programmées depuis des mois et dont la fin qui interviendra le 20 février prochain, sera, j'en fais le pari, présentée comme la conséquence de son action actuelle sauvant l'Europe d'une guerre apocalyptique etc etc...

Aujourd'hui "Jupiter" se rend à Kiev pour une réunion "entre potes" mondialistes et je ne serai pas étonné que BHL par exemple resurgisse dans l'actualité ukrainienne pour nous resservir son habituel plat russophobe obsessionnel, à l'instar de cette Nathalie Loiseau, eurodéputée LREM et présidente de la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen, qui est venue préparer le terrain à Kiev avant la visite de Macron en demandant à l'UE de ne pas être "une grosse suisse molle (bonjour la délicatesse) face à la menace russe" Et cette servante de la ploutocratie mondialiste au visage bouffi par la malhonnêteté de plagier l'ébouriffé en chemise blanche en pérorant : "Ce à quoi aspire l’Ukraine et ce que menace la Russie, c’est notre façon de vivre, nos choix, nos libertés et cela se passe à moins de trois heures de Paris."

Quand j'entends la macronie parler de choix, de libertés, de sécurité tandis que ses soldats protège le pillage de l'Afrique, participent aux destructions des pays "non alignés" ou à l'hégémonie de l'OTAN en Europe...  j'hésite entre rire où prendre mon arme...

Erwan Castel

"Voulez-vous faire la guerre à la Russie? 
Demandez à vos lecteurs, téléspectateurs et internautes 
s'ils veulent que la France fasse la guerre à la Russie, 

car c'est ce qui va se passer.»


 



lundi 24 janvier 2022

Un grain de sable dans les rouage de l'OTAN

Aujourd'hui se réunissent les ministres des Affaires Etrangères de l'Union Européenne, dont les conférences de presse mutuelles nous parleront sans nul doute de leurs préoccupations et efforts sans relâche pour garantir la paix mais dont les convois militaires vers la Russie et les approvisionnements d'armes vers l'Ukraine ne font que révéler un simulacre médiatique des laquais de Washington plus inquiets de voir survenir des fissures dans leur servitude fanatique à la ploutocratie mondialiste qui gave leurs élites financières.

Lorsque j'évoque depuis plusieurs années la dérive idéologique des pays européens qu'on peut qualifier sans exagérer de "théologie politique" au sens monothéiste, anthropocentré et dogmatique, les "démocraties droitdelhommistes" - dont l'idéologie par delà leur théâtre anticlérical originel n'est que la sécularisation de l'universalisme paulinien - nous offrent aujourd'hui l'illustration éclatante de ce manichéisme radical et qui nous plonge dans un nouvel obscurantisme anti-civilisationnel mais dans un chaos mondial organisé et complètement suicidaire !

Si on plonge en apnée dans le marigot de la propagande de guerre occidentale qui s'est lancé dans un lavage des cerveaux paroxysmique au sujet de la crise Est Ouest actuelle, nous y retrouvons tous les recettes des cuisines catholiques inquisitoriales qui ont dans le passé mis l'Europe multipolaire à feu et à sang au nom de cette pensée unique de "l'Homme Nouveau universel" de Yavhé qui s'est aujourd'hui métamorphosée en "Nouvel Ordre Mondial" de Mammon :

  • Pensée Unique intolérante cherchant à imposer un monde unipolaire,
  • Manichéisme de la réflexion diabolisant systématiquement "l'autre",
  • Dogmatisation des idées qui sont sacralisées et judiciarisées,
  • Prosélytisme hégémonique violent et si nécessaire criminel,
  • Notion de guerre d'agression légitime et destructrice
  • Destruction de l'esprit critique via l'éducation et l'information contrôlées
  • Etc...
Et la Une de l'Express est une illustration parfaite de cette dictature de la pensée !

Plus que jamais, depuis la fin déclarée d'une guerre froide, que l'OTAN a en réalité poursuivi sans relâche, le grand veneur étasunien sonne l'hallali pour la chasse contre le diable russe que la sainte ploutocratie mondialiste a décidé d'étrangler par un blocus militaro-industriel exacerbé.

Après la Yougoslavie et la Géorgie, les interventions en Asie centrale, aux Machrek et Maghreb l'OTAN, par le coup d'Etat du Maïdan a ouvert une nouvelle phase belliciste dans l'hégémonie mondialiste étasunienne vers la Russie. Et dans cette tectonique géopolitique exponentielle dont le Donbass est depuis 2014 l'épicentre, le paroxysme engagé depuis l'automne dernier (après une première alerte au printemps) par les ukro-atlantistes menace dramatiquement les peuples européens d'une éruption militaro-économique historique qui n'épargnera personne.

Car si l'OTAN refuse pour le moment l'idée d'un engagement militaire direct avec l'armée russe, la meute occidentale en revanche aveuglée par une soumission quasi générale au mondialisme de la marchandise, veut déclencher contre elle de nouveaux bombardements économiques dont les dommages collatéraux toucheront sans conteste et violemment les pays européens, lesquels sont déjà dans ce domaine plus que vacillants.

Le clash allemand 

Cependant sont apparues aussi des grains de sable dans les rouages de l'OTAN, comme par exemple la Hongrie qui refuse d'aboyer avec la meute russophobe, les Pays Bas et l'Allemagne qui refusent de fournir des armes aux auxiliaires ukrainiens de Washington en pleine escalade militaire dans le Donbass. Mais sans conteste c'est Berlin qui est avec la France et la Grande Bretagne un des piliers majeurs de la stratégie de l'OTAN en Europe qui cette semaine a défrayé la chronique et fait trembler l'alignement des têtes dans les rangs de l'Alliance :


Concernant la crise ukrainienne, le vice-amiral Schönbach, chef d'Etat Major de la marine allemande, lors d'une visite en Inde a déclaré en résumé :

  • "Est-ce que la Russie veut vraiment un petit morceau de terre ukrainienne ? Ou annexer tout le pays ? l'affirmation d'une invasion russe de l'Ukraine est une ineptie ! La Russie demande à être respectée et c'est facile de lui donner le respect qu'elle mérite probablement. Et la Russie est importante parce que nous avons besoin d'elle contre la Chine Nos sanctions vont dans la mauvaise direction. Bien sûr, nous ne pouvons pas être d'accord avec ce qui se passe en Ukraine, nous devons nous occuper de cette question. Mais la péninsule de Crimée est partie, elle ne reviendra jamais. C'est un fait !"


Immédiatement les ukro-atlantistes ont hurlé à la sédition contre ses propos politiquement incorrects, et le pauvre vice amiral allemand, confirmant à ses dépends que "toute vérité n'est pas bonne à dire".de devoir présenter sa démission dès son retour à Berlin.

Et Kiev, comme à son habitude hurle plus fort que les autres clébards mondialistes et, jugeant la démission du chef de la Kriegsmarine insuffisante exige de la part d'une Allemagne récalcitrante à une nouvelle guerre européenne qui pourtant s'est déjà abaissée à présenter ses à l'Ukraine qu'elle change sa position vis à vis de la crise Est-Ouest actuelle... en acceptant de livrer à son tour des armes aux forces ukrainiennes en guerre dans le Donbass contre des citoyens russes:
  • "L'Ukraine n'est pas satisfaite de la démission et des excuses du ministère allemand des Affaires étrangères et n'exige rien de moins qu'une nouvelle politique de l'État allemand. La démission du commandant de la marine allemande Schönbach, ne suffit pas à restaurer la pleine confiance dans la politique allemande. Le gouvernement allemand doit changer de cap vers Kiev" a exigé Andreï Melnyk l'ambassadeur ukrainien en Allemagne.
Le problème pour Washington, c'est que Kai-Achim Schönbach n'est pas n'importe qui mais surtout qu'il appartient à l'Etat Major d'une l'Allemagne qui est l'hôte principal de l'occupation militaire étasunienne en Europe et la plus grande puissance économique de l'Union Européenne, et donc susceptible d'influencer d'autres partenaires continentaux à l'exemple de l'Autriche qui vient de réclamer que le North Stream 2 soit enlevé de la liste des sanctions économiques futures contre Moscou.


Dans ce contexte, la réunion du jour des diplomaties de l'Union Européenne qui ne sont que des paillassons de l'OTAN ne risque pas de donner du grain à moudre aux réticences allemandes de ne pas participer à l'effort de guerre ukrainien ou de ne pas voir le projet gazier North Stream 2 auquel Berlin est partenaire être impacté par de nouvelles sanctions anti-russes.

D'ailleurs, commentant les objectifs de cette réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, Josep Borrell, le "Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité" a déclaré qu'il s'agit pour les Occidentaux de démontrer leur unité face aux menaces russes et de réaffirmer qu'ils n'hésiteront pas à prendre des sanctions très sévères à l'égard de Moscou. Et les laquais mondialistes tel ce larbin français de Le Drian de japper en chœur autour de leur grand prêtre de Bruxelles.

Cette réunion des fantoches occidentaux squattant l'Europe des peuples n'a pour seul objectif que de resserrer les rangs de leur meute et de recentrer leurs politiques et déclarations sur "la boussole stratégique" de l'OTAN dont la porte parole réaffirmait cette semaine :
  • "L'Otan ne renoncera pas à sa capacité à se protéger et à défendre mutuellement ses membres, y compris par la présence de troupes sur le flanc oriental de l'alliance », a dit vendredi la porte-parole de l'alliance, ajoutant que « les demandes de la Russie créeraient des membres de l'Otan de première et de deuxième classe, ce que nous ne pouvons accepter"

D'ailleurs qui va participer virtuellement à cette réunion des diplomaties européennes ? (question à un seul dollar):

Anthony Blincken voyons!, le secrétaire d'Etat de la Maison Blanche qui vient contrôler le bon alignement des têtes de ses laquais européens...

En attendant les conclusions déjà écrites depuis des jours de cette nouvelle mascarade diplomatique occidentale, je pense qu'il faut retourner au vice amiral Kai-Achim Schönbach le respect qu'il a réclamé pour la Russie avec courage au milieu de cette hystérie collective russophobe.

Erwan Castel

samedi 1 mai 2021

La ploutocratie bandit son épée de Damoclès !

 

Sur le front économique...

Les occidentaux par la voix mielleuse de leur contremaître bruxellois aux ordres de Washington viennent de menacer Moscou d'une déconnection du réseau SWIFT en cas d'action militaire russe en Ukraine.

Sur l'échiquier géostratégique post moderne la confrontation idéologique est devenue dans le jeu occidental un filigrane à peine visible et qui limite désormais le champ politique à des actions exclusivement économiques ou militaires, les généraux venant alors au secours des capitaines d'industries lorsque leur vampirisme capitaliste ne peut plus conquérir de nouveaux marchés, s'épuise ou est menacé par la concurrence.

Et si aujourd'hui, par ses dépendances internationales (notamment dans les énergies vitales) l'économie moderne est plus que jamais une cible facile pour affaiblir des puissances concurrentes, comme le montrent les blocus et sanctions économiques tissés atour de la Russie et de ses alliés, les systèmes de gestion internationaux financiers et bancaires tel que le SWIFT sont à l'arsenal économique ce que la bombe nucléaire est à l'arsenal militaire. 

En effet le système SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication), est devenu depuis sa création en 1973 le 1er fournisseur mondial de services de messagerie financière sécurisés. Ce système financier mondial, présent dans plus de 200 pays et territoires dessert 11.000 institutions à travers le globe mais qui en retour dépendent complétement de son bon fonctionnement. Et même si le SWIFT est une entreprise privée, ce sont les occidentaux qui contrôlent cette clef de voute de l'économie internationale autant que des économies nationales (depuis le 11 sept au nom du "contrôle des opérations financières des organisations terroristes"), comme ils l'ont prouvé en faisant déconnecter l'Iran de ce système qui peut donc devenir une épée de Damoclès au dessus des pays non alignés.

Ce n'est pas la première fois que l'arme du SWIFT est pointée en direction de la Russie: 

  • en 2014 l'UE avait déjà usé de cette menace au lendemain du référendum de Crimée (résolution 2014/2841(RSP), en  proposant «d’envisager l’exclusion de la Russie de la coopération nucléaire civile et du système Swift» , 
  • n'en déplaise aux trumpinolâtres, leur idole étasunienne certes moins agressive que ses prédécesseur et successeur démocrates avait utilisé cette menace pour faire abandonner des entreprises coopérant au projet gazier russe "North Stream 2"
  • etc.

C'est exactement ce qu'à voulu faire comprendre à nouveau le Parlement européen ce 29 avril lorsque votant à la majorité la résolution «sur la Russie, le cas Alexeï Navalny, la concentration de troupes à la frontière ukrainienne et les attaques russes contre la République tchèque», il a envisagé entre autres nouvelles sanctions économiques de déconnecter la Russie du système de paiement SWIFT en cas d'action militaire russe en Ukraine. 

Le problème de cette arme de destruction massive économique qui est l'exemple paroxysmique d'une extraterritorialité étasunienne illégale et abusive, c'est qu'elle impacte également en retour et plus encore que les sanctions économiques "classiques" les pays qui l'emploient, pour exemple les pays européens qui ont du mettre en place une alternative au Swift pour protéger leurs échanges régionaux internes et internationaux avec l'Iran. 

Aujourd'hui nombre de pays dans le collimateur de l'impérialisme financier étasunien ont développé des systèmes alternatifs au SWIFT (Chine, Russie, Iran...), certes moins performants mais qui permettent déjà de contourner ce système corrompu par l'idéologie mondialiste et ainsi éviter l'asphyxie économique des pays comme celle de l'Irak qui a été mis à genoux par la guerre économique menée contre sa population avant de recevoir le coup de grâce de la coalition militaire occidentale.

La Russie a aussitôt réagi à cette menace en minimisant les effets d'une éventuelle déconnexion du SWIFT grâce aux alternatives mises en place par le gouvernement depuis la crise du rouble de 2014-2015. 

Certes mais l'impact sera quand même réel, n'en déplaise à la propagande moscovite qui aime dire dans un stoïcisme adressant aux yankees des "même pas mal !" "staloniens", surtout que la Russie accuse le coup des multiples sanctions subies depuis 2014 et au milieu d'une crise économique mondiale et que les menaces nouvelles ne concernent pas que le SWIFT mais aussi:

  • La mise à l’arrêt des importations de pétrole et de gaz russes,
  • le gel de «tous les avoirs dans l’Union européenne d’oligarques proches des autorités russes et de leurs familles» et l’annulation de leurs visas 
  • l'arrêt de la réalisation du gazoduc Nord Stream 2
  • ’arrêt de la construction de centrales nucléaires controversées par Rosatom...

Et les raisons de cette hystérie économique russophobe occidentale dépassent largement le dossier de la crise ukrainienne mais s'inscrivent bien dans une nouvelle guerre froide entre un monde unipolaire occidental et un monde multipolaire emmené par la Russie, la Chine l'Iran et nombre d'autres pays "non alignés" comme le sous entend clairement la résolution de l'UE du 29 avril lorsqu'elle souligne à son paragraphe "F":

"les pays occidentaux ont adopté plusieurs vagues de sanctions à l’encontre de la Russie, qui se sont traduites par des contre-sanctions russes en représailles; que cette spirale de sanctions n’a pas atteint son objectif, à savoir provoquer des changements politiques".

Personnellement, au vu du contexte particulier ukrainien, je considère que ces nouvelles sanctions économiques occidentales évoquées sont autant destinées à Moscou pour qui elles sont des menaces qu'à Kiev pour qui elles sont des garanties de soutien en cas de conflit militaire avec Moscou. Et le prétexte Navalny qui occupe obsessionnellement tout un ensemble de paragraphes soporifiques de la résolution n'est qu'un écran de fumée destiné à cacher l'objectif réel occidental : encourager l'Ukraine à attaquer le Donbass !

Pour cela j'apparente complétement cette résolution d'ordre économique de l'UE à celle, militaire, présentée par l'OTAN à ses "alliés non intégrés" ukrainiens début avril

Ainsi sans prendre part directement à un éventuel conflit russo-ukrainien les occidentaux garantissent à Kiev (en plus des aides politiques, financières, logistiques et de renseignement) de mettre en place:

  • Une zone d'exclusion aérienne au dessus de l'Ukraine pour circonscrire le conflit au Donbass et protéger ainsi l'acquis territorial de l'OTAN,
  • Une zone d'exclusion économique au dessus de la Russie si ses forces militaires se portent au secours des milices républicaines,
Pour conclure avec cette dimension économique de la guerre froide 2.0 entre Washington et Moscou je pense que les occidentaux, qui auront beaucoup plus à gagner qu'à perdre en cas d'aventure ukrainienne contre la Russie, disent à leur laquais kiévien : 

"vas y petit, il faut la mériter ta place dans l'OTAN et puis tu sais, on protège tes arrières ! ait confiaaaaaaaaaaance !"  

Erwan Castel

vendredi 20 avril 2018

L'OTAN, "un soutien total à l'Ukraine"

"Nous continuerons à fournir des armes à l'Ukraine"


Le 18 avril 2018, le Comité de l'OTAN est venu rencontrer à Lvov, berceau du bandérisme, des officiers de l'Etat major ukrainien. La délégation atlantiste d'une quarantaine d'officiers supérieurs de l'OTAN, menée par le général tchèque Peter Pavel, est venue renouveler le soutien du bras armé européen de Washington lors d'une visite à l'Académie nationale des forces terrestres, "Hetman Petro Sagaidachny". 

Au cours des échanges réalisés avec les responsables militaires ukrainiens, les représentants de l'organisation atlantiste ont assuré qu'elle continuera "à soutenir l'Ukraine et fournira également les outils et les événements nécessaires, le Comité militaire devrait être considéré comme un soutien total de l'Ukraine et nous continuerons à fournir des armes à l'Ukraine".


A noter également la présence de Alexander Hug l'adjoint de la mission de l'OSCE dans le Donbass, un organisme européen censé rester neutre dans son observation du conflit (à 0,53" sur la vidéo)


Nous observons donc, au delà des beaux discours des pays européens engagés dans le processus de paix signé à Minsk en septembre 2014 puis février 2015, la continuité d'une complicité de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, dont ils sont des membres importants, à une stratégie russophobe et criminelle engagée par Kiev sur ordre de Washington.

La ploutocratie mondialiste continue donc dans son désir de militarisation de l'Ukraine post-Maïdan a vouloir faire de ce pays européen situé sur le "pivot stratégique" européen un bélier à précipiter contre les murailles de la Russie via le détonateur du Donbass.

Les postes de tir antichars "Javelin" étasuniens et les fusils d'assaut canadiens qui doivent arrivés cette année sur le front ne seront donc que les premiers jets d'huile lancés au dessus du Donbass par les incendiaires irresponsables occidentaux.

Erwan Castel

Source de l'article : VK "Анти - кацап"  ( pro ukr)

vendredi 15 décembre 2017

L'UE servile et suicidaire

Le président du Conseil européen Donald Tusk avant le début d'un sommet de l'Union européenne à Bruxelles le 14 décembre 2017. LUDOVIC MARIN/AFP

Comme on pouvait s'en douter, les valets étasuniens de l'Union Européenne, malgré les dommages collatéraux importants subis par les économies européennes, renouvellent sur fond de campagne électorale russe, les représailles économiques contre Moscou.

Espérant crisper l'électorat russe contre Poutine, les USA,qui n'ont quasiment aucune relation économique importante avec la Russie sacrifient celles des pays de l'Union Européenne. 
Alors que le Maïdan est désormais reconnu comme une opération de la CIA, que L'OTAN augmente sa présence en Ukraine chaque année, que les aides militaires occidentales létales sont engagées, que les forces ukrainiennes sont formées par des instructeurs de l'OTAN, etc... les Etats de l'UE sanctionnent toujours et encore la Russie pour "son implication dans le conflit ukrainien" !

Fallait oser le faire mais, chez ces toutous européens tellement serviles qu'ils sont prêts à se sacrifier contre l'ours russe pour leur maître étasunien, la connerie et la trahison ne semblent vraiment plus avoir de limite...

Erwan Castel

Source de l'article : Figaro.fr

Ukraine: l'UE d'accord pour reconduire les sanctions économiques contre la Russie

Par   Journaliste Figaro Le figaro.fr  AFP agence  
Publié le 14/12/2017 à 21:49

Les dirigeants de l'UE ont donné jeudi leur feu vert à la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie pour son implication dans le conflit ukrainien, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk.

Les dirigeants de l'UE ont donné jeudi leur feu vert à la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie. «L'UE est unie sur la reconduction des sanctions économiques contre la Russie», a écrit Donald Tusk sur Twitter. La décision, prise au cours d'un sommet européen à Bruxelles, devra encore être officiellement adoptée par les 28 pays de l'Union européenne, probablement dès la semaine prochaine, selon un porte-parole de l'Estonie, le pays qui assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à fin décembre.

Des sanctions en vigueur depuis 2014, au plus fort de la crise ukrainienne

Ces sanctions touchent des banques, des entreprises de défense et des compagnies pétrolières russes, et interdisent aux Européens les investissements financiers en Russie. Elles avaient été décidées à l'été 2014, au plus fort de la crise ukrainienne, quelques mois après l'annexion de la Crimée par la Russie, suivie par l'offensive de rebelles prorusses dans l'est de l'Ukraine. Moscou avait répliqué en décrétant un embargo sur les produits agricoles européens.

Le conflit, qui a connu récemment un regain, a fait plus de 10.000 morts malgré l'accord trouvé à Minsk en 2015 censé instaurer une trêve. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir les rebelles séparatistes, notamment en leur fournissant des armes, ce que Moscou dément catégoriquement. Les sanctions ont jusqu'ici toujours été reconduites pour des périodes de six mois et c'est à nouveau le cas cette fois-ci, selon une source diplomatique. Elles arrivaient à échéance fin janvier 2018.



jeudi 9 février 2017

Le chantage par la guerre !

Une guerre du Donbass qui risque d'exploser 
à tout moment 

Convoi ferroviaire ukrainien en route vers le Donbass. Lance Roquette Multiples BM27 Uragan
Depuis décembre, l'armée ukrainienne, sans lancer une grande offensive majeure a procédé à un crescendo d'opérations offensives contre les lignes de défense républicaines, appliquant une stratégie qu'elle nomme elle-même "saut de crapaud", et qui aboutit, par une violation de la zone neutre, à créer de nouvelles zones de contact difficiles où les combats deviennent permanents. 

Après Debalsevo et Shirokino, c'est à Yasinovataya, entre le 29 janvier et le 3 février 2017, à force d'artillerie et d'assauts d'infanterie, que s'est réalisée la plus grosse attaque ukrainienne jamais vue depuis 2014. Même si les assauts terrestres ont été encore circonscrits à un secteur limité du front, l'ampleur des bombardements d'appuis qui ont étendu leurs frappes jusqu'au coeur de la ville de Donetsk a donné à cette nouvelle escalade militaire une résonance internationale importante.

Depuis les très violents bombardements de Donetsk une "pause" de plusieurs jours a enveloppé la ville de Donetsk d'un voile contrastant de silence, d'autant plus pesant que de l'autre côté de la ligne de front sont observés des préparatifs importants pour une nouvelle offensive de Kiev. Pendant ce temps là, ailleurs sur le front Nord entre Gorlovka et Stakhanov (secteur Debalsevo) ou sur le front Sud entre Shirokino et Kominternovo (secteur Mariupol) les combats et bombardements continuent, conséquences d'une pression grandissante des forces ukrainiennes sur nos lignes de défense.

A partir du 6 février, Kiev a repris lentement dans le secteur Nord de Donetsk, provocations régulières de l'artillerie ukrainienne qui cherche à déclencher une réponse violente et massive des bouches à feu républicaines. Mais, dans ce jeu dangereux visant à faire "porter le chapeau" d'une nouvelle escalade à l'adversaire, Kiev a carrément engagé des tirs dans les territoires occupés proche du front où les populations du Donbass.


"Givi", assassiné le 8 février 
A ces opérations militaires conventionnelles il faut rajouter les opérations spéciales ukrainiennes qui se sont engagées dans une série d'actes relevant du terrorisme primaire dont le dernier en date est l'assassinat de Mikhaïl Tolstykh, alias "Givi" abattu dans sa caserne ce 8 février matin. 

On observe depuis octobre une multiplication des opérations terroristes menées contre des personnalités médiatisées des républiques mais aussi contre des infrastructures civiles vitales (pylônes électriques, routes) dont l'usine de traitement d'eau potable de Yasinovataya est certainement un objectif.



Je tiens ici à positionner l'analyse entre 2 courants qui actuellement circulent dans les médias et les réseaux, à savoir celui des alarmistes qui en risquant même de provoquer la panique annoncent d'ores et déjà le début de "la grande offensive de Kiev" , et celui des optimistes qui après 48 heures d'accalmie, pronostiquent à un nouveau coma prolongé du front.

Tout d'abord ce que nous observons depuis décembre c'est bien une offensive diffuse que mène l'armée ukrainienne dans une alternance d'assauts localisés envahissant la zone grise et d'accalmies permettant autant de consolider les nouvelles positions, de rendormir l'opinion publique et de tirer sur la corde diplomatique sans la rompre complètement...


L'armée ukrainienne continue à exercer des pressions quotidiennes au niveau des zones de contacts par des tirs d'artillerie et d'infanterie (cercles rouges) tandis que dans les secteurs de Shirokino, Yasinovataya et Debalsevo, des assauts plus virulents continuent ainsi que des préparatifs à de nouvelles offensives.

Si c'est une erreur d'affirmer que la "grande offensive" ukrainienne a commencé, cela est également faux de prétendre que l'orage passé, car les attaques ukrainiennes d'une part n'ont jamais cessé malgré une diminution d'intensité actuelle sur Donetsk, et que d'autre part Kiev en complète violation des accords de Minsk continue a concentrer au plus près des positions républicaines, ses unités d'assaut et leur appuis, jusqu'aux missiles tactiques "Tochka U", dont plusieurs ont été repérés dans le secteur d'Avdeevka, au Nord de Donetsk.


Tempête dans la mare diplomatique... 


Début février plusieurs événements se sont déroulés sur le plan diplomatique entre les USA et Kiev:
  • Le 1er février, une rencontre informelle a eu lieu entre Donald Trump et Iulia Timochenko qui de toute évidence semble vouloir se positionner pour succéder à Porochenko. L'égérie de la Révolution Orange relookée pour sa nouvelle campagne de séduction, a aussitôt pérorer affirmant avoir reçu des promesses de soutien des USA pour continuer à aider l'Ukraine et sanctionner la Russie, ce que le Département d'Etat étasunien a aussitôt démenti.
  • Le 4 février, Porochenko, sort d'une conversation téléphonique avec Trump, avec un sourire forcé, visiblement dépité de n'avoir pas reçu des USA le même soutien inconditionnel que l'administration Obama lui offrait. Trump tout en réaffirmant sa volonté d'aboutir à une paix en Ukraine a remis en cause la doxa propagandiste de Kiev et les aides étasuniennes qui en découlent. Il a demandé à Kiev de prouver ces accusations àn l'encontre de la Russie
A son retour, Timonchenko radicalise encore plus sa position vis à vis du Donbass pour lequel elle préconise l'instauration de la loi martiale dans les territoires occupés par Kiev et un blocus total des territoires des Républiques de Donetsk et Lugansk. Ce faisant la responsable du parti "Batkivchtchyna" (patrie) dont les députés avaient déjà quitté la coalition gouvernementale "Ukraine européenne" en février 2016, se rapproche encore plus du "parti de la guerre" animé par Avakov, Iatseniouk and Co qui préconisent les mêmes mesures radicales pour réanimer la guerre contre les russes de la Novorossiya.

De son côté Donald Trump qui refuse de reprendre la doxa des propagandistes néo-conservateurs comme "parole d'évangile" veut  refaire un nouveau point de situation sur la réalité de cette guerre qui envenime les relations avec le Russie depuis 3 ans. Dans une interview au journal "Fox News" le nouveau Président étasunien a même déclaré au sujet du Donbass: «Nous ne savons pas exactement ce qui se passe là-bas».


L’œil de Washington

7 février 2017, un drone "Global Hawk" s'approche de la ligne de front de Donetsk

C'est donc certainement "pour savoir" ce qui se passe réellement sur le terrain qu'un nouveau drone stratégique US est venu renifler le ligne de front du Donbass le 7 février 2017, s'approchant cette fois à seulement quelques dizaines de kilomètres à l'Ouest du front de Donetsk. Ce n'est pas la première mission de reconnaissance réalisée par l'OTAN sur le front bouillant du Donbass (voir le lien suivant : Drone US), mais jamais aussi près des positions ukrainiennes... 

Soit ce drone est l’œil du Pentagone pour l'aider à mieux définir sa position diplomatique, soit la canne blanche de Kiev pour mieux engager ses unités... soit les deux !
Pour moi, méfiance car il reste une unité de l'OTAN anti-russe !



Les promesses de campagne de Trump paralysées

Il serait prématuré cependant de considérer le refroidissement des relations entre Trump et les dirigeants ukrainiens comme les signes d'un changement de cap des USA dans la géopolitique européenne en général et en particulier ukrainienne. Il y a certes les promesses de campagne du tonitruant républicain, les crispations relationnelles et la peur kiévienne, mais il y a aussi le programme de réarmement de l'Europe et les manœuvres de l'OTAN qui continuent aux frontières avec la Russie, et surtout les déclarations officielles de la Maison Blanche qui ne révèlent aucun changement d'orientation dans la politique étrangère de Washington, tant au Moyen Orient, qu'en Ukraine :
  • Début février la nouvelle ambassadrice étasunienne à l'ONU Nikki Halley  demandant "une claire et ferme condamnation des actions de la Russie" en Ukraine et le maintien des  sanctions économiques "jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule de Crimée à l'Ukraine", et que "les séparatistes qu’elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l’Ukraine".
D'aucuns prétendaient que c'était une initiative personnelle, qu'elle allait se faire virer, d'autres que Trump n'avait pas encore "fait le ménage" et avait encore temporairement les mains liées etc...

Sauf que...
  • Le 8 février, deuxième tir officiel, cette fois par la voix de Sean Spicer, le nouveau porte-parole de la Maison Blanche, qui confirme les déclarations de Nikki Halley en déclarant dans une conférence de presse : "À l'égard des sanctions, nous avons affaire à deux paquets. L'un a trait à la Crimée. Je pense que Nikki Haley a été très claire à ce sujet à l'ONU:  tant que la Russie n'a pas quitté la Crimée, ces sanctions ne seront pas levées",
Dans les prochaines semaines, nous allons vraiment savoir si l'élection de Trump a offert au Monde précipité vers la guerre un vrai virage ou juste un simple sursis
En attendant, profitant de cette situation ambiguë, encouragée par ses parrains néo-cons, l'Ukraine en cherchant désespérément à rester dans le giron nourricier des USA, en profite pour avancer ses pions militaires sur le terrain et continuer ses provocations contre Moscou...


Une victoire possible, mais seulement en théorie !

Quant à Porochenko, qui craint un abandon de l'Ukraine par Washington, il veut verrouiller ses appuis existants dans l'Union Européenne et dans l'OTAN et, en augmentant les attaques militaires et terroristes contre les Républiques de Donetsk et Lugansk, forcer la main des USA par une stratégie du chaos accompli dans lequel il espère piéger la Russie.

Mais pour cela il lui faut, au moins pour un premier temps, obtenir l'avantage des armes ! Or si le rapport de force des forces armées en présence est favorable à Kiev (4 pour 1) en revanche les paramètres tactiques, le terrain, et surtout les motivations compensent très largement, l'infériorité numérique des forces républicaines.


Le satrape kiévien, qui a compris qu'il n'était plus en "odeur de sainteté" au sein de la nouvelle Maison Blanche, active depuis plusieurs jours ses appuis européens pour que les robinets économiques  occidentaux ne se ferment pas.

Le levier pour défendre cette politique européenne de soutien à Kiev, et que l'on peut comparer aujourd'hui à un acharnement thérapeutique refusant une inévitable désintégration de l'Ukraine, c'est la position cynique et complice de la France et de l'Allemagne qui refusent de condamner et de réagir aux violations exponentielles du cessez le feu par Kiev, alors qu'ils sont tous deux les co-signataires des accords de Minsk (avec l'Ukraine et la Russie). Pire que cela Angela Merkel et François Hollande, entourés par leur meute de chiens de garde médiatiques continuent à louer les bienfaits et victimiser ce régime de Kiev, soit-disant "agressé par des séparatistes soutenus par Moscou".

On voit ici que la bande des néoconservateurs qui conservent une influence considérable aux USA et un contrôle totale de la politique européenne veulent utiliser l'Ukraine comme un bélier contre la Russie pour forcer une continuation de leur politique engagée sous les précédents mandats démocrates... 

Et c'est ici que Moscou intervient vraiment dans cette crise ukrainienne...

Poutine trace une dernière ligne rouge


Dans cette crise ukrainienne, la Russie, que les occidentaux ne cessent de diaboliser, s'est plutôt montrée depuis le Maïdan patiente et même conciliante, observant avec inquiétudes les violences russophobes mais sans jamais entrer dans leur jeu, protégeant au plus fort prix la population de Crimée et sa volonté unanime de voir la Péninsule rejoindre la Russie, œuvrant pour une résolution diplomatique de la guerre dans le Donbass en dépit des provocations criminelles permanentes de Kiev contre sa population.

Mais cette fois, l'agression récente de l'armée ukrainienne contre Donetsk et la cabale occidentale montée contre le Président Trump dans ce dossier brûlant, ont poussé le Kremlin a taper du poing sur la table diplomatique tandis que sur le plan militaire, une mise en alerte maximale des forces aérospatiales russes lançait au lendemain des bombardements de Donetsk un avertissement clair à Kiev.

Le Président Poutine laissant sur le président français faire ses valises, a appelé la chancelière Merkel pour lui rappeler la réalité et ses obligations face aux  "tentatives faites par les forces de sécurité ukrainiennes pour changer la situation à la ligne de contact en leur faveur par des moyens militaires. Il devient évident que les responsables de Kiev tentent de saboter l'exécution des accords de Minsk et utiliser le format de Normandie pour dissimuler leurs actes destructeurs".

Cette intention de Kiev est d'autant plus évidente que les valets européens gouvernant les pays principaux de l'Union Européenne sont horrifiés par la victoire de Trump et considèrent qu'une exacerbation de la russophobie qui aidera à paralyser un rapprochement Washington-Moscou est la priorité numéro 1, même au prix d'une nouvelle guerre européenne !


Porochenko dans une impasse 




Si la nouvelle administration étasunienne, concernant la Crimée et les "sanctions", conserve encore la ligne définie par les néo-conservateurs précédents, elle affiche désormais une distance marquée avec le régime de Kiev qui va même jusqu'à la méfiance !

En Russie, par contre, de plus en plus d'analystes considèrent qu'il est temps pour Moscou d'en finir avec cette guerre qui vise ses frontières et de se préparer à intervenir en envoyant une force d'interposition pour éloigner les armes de destruction ukrainiennes hors de portée des populations civiles du Donbass... Cette idée d'intervention militaire est d'autant plus avancée qu'elle présente une légitimité plus grande que les opérations des USA déclenchées en Syrie sans accord du gouvernement en place et complètement en dehors de leur zone d'influence.

Comment Porochenko va t-il réagir, entre ses partenaires occidentaux qui le poussent à dégoupiller le Dossier "Minsk 2" (fédéralisation, élections dans le Donbass etc...) et le parti de la guerre qui en Ukraine préfère se lancer dans une fuite en avant belliciste et tout aussi suicidaire, et savoir si il lui reste d'ailleurs une quelconque marge d'initiative...

En effet, accusé de trahison et de faiblesse, le pouvoir du président Ukrainien semble plus aujourd'hui être entre les mains des militaires qui bombardent les civils du Donbass, et des radicaux qui ont déjà entamé illégalement son blocus économique.

Le risque est que ce gouvernement fantoche, aujourd'hui acculé dans une impasse politique et économique totale, cherche à provoquer coûte que coûte une intervention de la Russie dans le Donbass, quitte à terminer sa pitoyable histoire criminelle dans un feu d'artifice qui incendiera l'Europe entière...


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

Sources de l'article :


Tir de missile Tochka U ukrainien, dont les lanceurs se sont redéployés sur le front de Donbass cette semaine
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mercredi 22 juin 2016

Prolongation des représailles russophobes

A en croire l'Occident, si le Diable existe, il est russe 


Ce 21 juin les 28 Ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne ont la prolongation des représailles économiques contre la Russie, appelées à tort "sanctions" et qui courent depuis 2 ans dans tous les sens, y compris même contre les pays qui en sont les déclencheurs ! 

La représentante  Affaires étrangères, Federica Mogherini
Si il y a bien un domaine où l'unité existe encore dans cette Union Européenne, c'est dans la stupide et servile obstination à vouloir maintenir les représailles économiques décidées par Washington contre la Fédération de Russie et ce, malgré les voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent au sein des parlements nationaux et des ministères pour demander leur levée, comme par exemple en France où les deux parlements à la majorité ont demandé "la levée progressive des sanctions économiques contre la Russie"

Deux pays, la France et le Royaume-Uni, doivent cependant informer leurs parlements avant d'appliquer les prolongations. Au lendemain des votes français contraire à cette décision européenne et à la veille du référendum sur le Brexit, il est possible que cette directive prise à Bruxelles ne reçoivent pas le même accueil obéissant que celui des valets des diplomaties asservies à la vision étasunienne d'un Mode unipolaire..

Cet accord politique intervient le jour même où le Président Ukrainien, est à Paris martelant que "les sanctions" contre son voisin russe "devaient évidemment être maintenues". Le satrape de Kiev, appuyé par un François Hollande soumis et obséquieux, a rappelé à l'occasion "l'invasion militaire russe du territoire ukrainien mais dont personne depuis plus de 2 ans n'a réussi à montrer la moindre petite preuve, et les violations des accords de Minsk négligeant qu'elles sont le fait de son armée.

A cette occasion le Président François Hollande qui dans le cadre du "Format Normandie" devrait avoir un rôle de médiateur pour la paix, a trahit sa partialité russophobe en usant d'un vocabulaire issu directement des services de propagande ukrainiens :


Piotr Porochenko et FrançoisHollande
Ainsi Hollande parle des "otages" pour désigner les prisonniers de guerre ukrainiens capturés lors des assauts de Kiev contre le Donbass, sous entendant ainsi dans l'opinion publique une nature "terroriste" des miliciens républicains. quelques minutes plus tard, le squateur de l'Elysée parle d'une Crimée "envahie", alors que les 24 000 hommes de la flotte russe de la Mer Noire, présente à Sébastopol depuis 1783, étaient autorisés par un accord international entre Kiev et Moscou et même dans la constitution ukrainienne ! 


Il n'y a donc pas "violation du droit international" mais au contraire par Moscou respect de la volonté des peuples à disposer d'eux mêmes par référendum, droit souverain que la France a d'ailleurs défendu dans le passé à Mayotte et au Kosovo par exemple..

Bref, cette "déclaration conjointe" des deux laquais étasuniens ne fut qu'une mise en scène tragi-comique pour faire croire à l'opinion publique que la troisième guerre mondiale avait quasiment été lancée par les méchants Russes contre les innocents ukrainiens !

Ces mesures répressives à l'encontre de la Russie sont à replacer dans un contexte de stigmatisation de la Russie et qui existait déjà avant la crise ukrainienne, cette dernière ayant juste débridée la russophobie psychotique du mainstream politico-médiatique occidental.

La Crise Ukrainienne, bien que cristallisant une nouvelle confrontation Est-Ouest n'est donc qu'un aujourd'hui qu'un faux prétexte occidental pour déclencher un vaste offensive tous azimuts contre Moscou, depuis l’ostracisation des supporters sportifs russes, les sanctions économiques, et jusqu'aux manœuvres d'intimidation des avions de chasse et navires de guerre, en Mer Noire ou dans le ciel syrien.

Cette russophobie caricaturale et grandissante connait par sa médiatisation un phénomène d'entrainement qui a pour conséquence et objectif de convaincre une opinion publique déjà
conditionnée par les méchants russes des films hollywoodiens que Moscou veut envahir l'Europe !


Voilà pourquoi il convient mieux d'utiliser le mot représailles que sanctions...

SANCTIONS : "Mesure répressive infligée par une autorité pour l'inexécution d'un ordre, l'inobservation d'un règlement, d'une loi"

En l’occurrence, au printemps 2014, la seule inobservation d'une loi qui existe et déclenche toute la crise ukrainienne, est le coup d'état du Maïdan et le destitution par la force du Président élu Ianoukovitch. dès lors la rupture constitutionnelle a provoqué la mise en oeuvre d'un scrutin référendaire réglementaire et contrôlé en Crimée suivi par un vote réglementaire et majoritaire de la Douma russe..

REPRÉSAILLES : "Mesures de violence qu'un État prend à l'égard d'un autre État pour répondre à un acte hostile de ce dernier."

On peut effectivement considérer le résultat du référendum de Crimée comme un "acte hostile" au nouveau pouvoir de Kiev et ses lois russophobes (notamment vis à vis de la langue russe). De même peuvent être définies comme "mesures violente d'un Etat" l'opération spéciale contre les manifestants fédéralistes du Donbass qui est violence militaire inouïe et disproportionnée, mais aussi les sanctions des pays occidentaux contre la Russie qui sont violences économiques délirantes !


En résumé, la prolongation des représailles économiques contre Moscou et surtout les peuples de Russie démontre 3 réalités importantes :
  • Leur inefficacité car après 2 ans de blocus, la Russie aurait dû céder or elle s'est renforcée !
  • L'obéissance servile des occidentaux aux directives étasuniennes, transmises via l'Union Européenne 
  • La primauté d'une politique russophobe internationale sur des intérêts nationaux qui lui sont sacrifiés
Reste à savoir combien de temps les peuples occidentaux et surtout les économies européennes vont pouvoir accepter le maintien de sanctions qui les pénalisent autant que la Russie si ce n'est pas plus, car comme le résume très bien Xavier Moreau : 

"Nous (les européens) sanctionnons sur ce que nous vendons quand la Russie sanctionne sur ce qu'elle achète, et relance ainsi son économie intérieure"

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Et laissons là aussi à Dostoïevsky le soin de conclure...