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mardi 3 mars 2020

L'insupportable au quotidien

Il y a exactement 6 ans, face au coup d'Etat du Maïdan les régions russophones de Donetsk et Lugansk se soulèvent et revendiquent une nouvelle fois leur appartenance à cette grande Russie où sont leurs racines lointaines autant que leur histoire contemporaine.

Depuis ce printemps 2014, les chars et les avions de combat ukrainiens sont venus détruire les rêves de cette population paisible vivant entre Donetsk et Lugansk sur cette terre noire imprégnée de la sueur des mineurs et du sang des soldats. La guerre est venue telle une tempête et depuis un fossé infranchissable s'est creusé entre le Donbass et l'Ukraine au milieu des tranchées et des villages écrasés par les obus ukrainiens.

Dans le Donbass, les gens be comptent plus les cessez le feu qui brûlent les pages du calendrier Aujourd'hui comme hier et certainement demain les espérances du peuple ne sont heureusement pas dans les illusions politiques kiéviennes mais dans la réalité d'une identité russe revendiquée. 

Alors, Exit les belles promesses de Zelensky ! qu'ici personne n'a vraiment cru, Exit les résolutions d'accords de Minsk ! dont les logorrhées stériles n'apparaissent plus que dans les agendas de ceux qui jouent encore mais sans y croire dans ce théâtre de l'hypocrisie occidentale qu'ont déserté toutes les espérances humaines.

Sur les 460 kilomètres de front qu'un soleil printanier devrait inondé de sourires, les femmes et les hommes du Donbass regardent à nouveau le ciel avec inquiétude car grondent à nouveau à l'horizon les aboiements rauques de l'artillerie ukrainienne, et le soir venu les familles se regroupent loin des fenêtres derrière les murs épais opposé au front, ou dans leurs caves aménagées au fil des années de terreur. 


Régulièrement les écoles situées à proximité du front sont touchées par des bombardements ou des tirs de l'infanterie ukrainienne. Depuis 6 ans enseignants et enfants ,malgré la peur des bombardements, continuent de vivre pour bâtir ensemble l'avenir des républiques populaires du Donbass


Ces premiers jours de mars, les civils du Donbass ont payé un lourd tribut à cette guerre qui est devenue malgré eux leur univers quotidien:
  • Le 1er mars, au bord de la rivière Severodonets, près du village de Nikolaevka, 5 personnes ont été blessées par un engin explosif non identifié.
  • Le 2 mars, près du village de Pionerskoye, un résident de 57 ans, est décédé de ses blessures après déclenché une mine antipersonnel.
  • Le 2 mars, 1 civil a été tué et 1 autre blessé près du front de Lugansk
  • Le 3 mars, 1 femme a été blessée par des éclats sur la périphérie de Donetsk.
La nuit dernière l'artillerie ukrainienne a continué à terroriser les populations civils, principalement à Gorlovka, Donetsk et Shirokino, (Sud de la république). 

Bombardements ukrainiens au Nord de Gorlovka
( Nord RPD), dans le nuit du 2 au 3 mars 2020

Les ukrainiens intensifient leurs provocations meurtrières (26 violations du cessez le feu et 126 obus tirés sur la RPD le 3 mars) et procèdent aussi à une extension de leurs bombardements comme par exemple sur le village de Pantelemonovka, situé entre Donetsk et Gorlovka et qui n'avait pas subi de tirs ukrainiens depuis 2015.

Mais ce terrorisme ukrainien s'alignant sur une modélisation occidentale d'un chaos organisé n'arrive pas ici comme en Syrie a entamé la force de résistance des populations civiles et de leurs forces de défense. Au contraire plus ces explosions insupportables résonnent dans leur quotidien, plus les femmes, les enfants et les hommes du Donbass sont déterminés à clôturer définitivement leur parenthèse historique ukrainienne (1 siècle seulement) et revenir au sein de leur Mère patrie russe millénaire.


Les échos ukrainiens d'une offensive turque 



Lorsque l'imminence d'une guerre russo-turque apparaît sur le théâtre d'opérations septentrional syrien, les ukropithèques du Maïdan ont eu un nouvel accès de fièvre russophobe, considérant pour les cas psychiatriques es plus irrécupérables, comme Biletsky par exemple,que l'escalade militaire en Syrie ouvrait en Ukraine une occasion idéale de relancer l'offensive contre le Donbass et même de déclarer la guerre à la Russie !

Cette onde de choc levantine traversant la Mer Noire n'est pas étrangère à la position ouvertement russophobe du président Erdogan concernant la crise ukrainienne. Ce néo-sultan qui rêve de ressusciter l'empire ottoman a d'ailleurs développé des contrats commerciaux avec l'Ukraine et affirmé à plusieurs reprises son soutien aux revendications ukrainiennes concernant la Crimée, jusqu'à soutenir la faction tatare pro atlantiste qui veut faire la guerre à la Russie. Ainsi Erdogan est-il venu exciter cet appui russophobe sur les rives Nord de la Mer Noire.... quelques jours avant de lancer son offensive en Syrie !

Et maintenant, en écho au conflit syrien où la force de frappe majeure de l'offensive turque sont les drones d'attaque permettant des frappes précises dans la profondeur, des ukrainiens se rappellent avec excitation que l'armée font de Kiev dispose aussi de ces mêmes drones d'attaque turcs employés en Syrie. Ce contrat entre Kiev et Ankara a été concrétisé en 2019 avec la livraison de 2 complexes tactiques de 3 drones d'attaque Bayraktar TB2 chacun. Depuis leur livraison les drones n'ont pas encore été mis en service probablement car il est nécessaire d'abord de former des formateurs en langue ukrainienne (ou russe) pour ensuite former les pilotes qui les guideront, les armuriers et les équipes d'entretien etc.


Et aujourd'hui, Olexandr Turtchinov, ex président ukrainien par intérim qui déclencha (sur ordre de la CIA) l'opération Spéciale Antiterroriste dans l'Est de l'Ukraine, ex-secrétaire du Conseil National de Sécurité et de Défense d'Ukraine qui va organiser la guerre continuelle des populations civiles, "ex" mais dont le surnom de "pasteur sanguinaire" est toujours d'actualité, exige que les drones Bayraktar soient enfin lancés contre le Donbass pour diversifier les bombardements ukrainiens et leurs cibles.
  • "Les systèmes aériens sans pilote du Bayraktar turc se sont révélés très efficaces pour effectuer des frappes de précision contre des cibles militaires en Syrie. Ce sont ces drones qui ont détruit les systèmes de missiles antiaériens antiaériens russes, frappé les postes de commandement et d'autres équipements militaires de l'armée Assad "
  • "De plus, démontrer à l'ennemi notre capacité à détruire des cibles et des communications à une distance considérable de la ligne de front sera beaucoup plus efficace que tous les avertissements et négociations."
Certes, les drones d'attaque sont de beaux jouets meurtriers qu'il ne faut pas sous estimer mais ils sont aussi aussi mortels, et Turtchinov, avant de pérorer comme un chien excité par les premières effluves printanières, devrait regarder de plus près l'évolution sur le front syrien de ces légendaires drones ottomans, car après avoir certes créé une terrible surprise initiale, ils tombent désormais comme des mouches sur le front d'Idlib.

Rien que pour les 3 derniers jours du mois de février, Ankara a perdu 13 drones d'attaque ! Et si cela continue ce sont les unités de défense antiaériennes du Donbass qui vont réclamer à corps et à cris à Zelensky qu'il  leur envoie ses jouets turcs pour faire du tir aux pigeons...

Erwan Castel

samedi 17 février 2018

Pasteur sanglant... et sans glands

Lorsque le coup d'Etat du Maïdan est accompli grâce au falseflag des tireurs d'élite ultime coup de poignard donné au gouvernement Ianoukovitch par les occidentaux, Oleksandre Turtchinov devient président par intérim d'une Ukraine qui se fissure.

C'est ce type abject, pasteur neo-prorestant affidé à une église nord américaine, qui va faire basculer la crise ukrainienne dans l'horreur des meurtres de masse (Odessa) du terrorisme d'État (interdiction langue russe) et d'une guerre (Opération Spéciale Antiterroriste) qui a fait environ 20 000 morts depuis 4 ans.

La Crimée va profiter de son statut d'autonomie, de l'identité russe de sa population et de son héritage historique antifasciste pour faire sécession et par référendum rejoindre la Russie après 60 ans de perdition ukrainienne...

Cette réparation historique voulue par le peuple de Crimée a provoqué l'ire des vautours atlantistes qui voyaient s'échapper de leurs serres l'objectif militaire majeur de leur préemption ukrainienne (le port militaire russe de Sébastopol)

Les "démocratures" occidentales ont alors hurlé à l'annexion forcée par Moscou de la péninsule de Crimée, declenchant des représailles économiques hallucinées et sans fin, instrumentalisant la communauté tatare... en faisant croire aux "mougeons" occidentaux que la population de Crimée était prise en otage par Moscou...

Et patatras ! la belle propagande droitdelhommiste des occidentaux vient de s'effondrer par les déclarations même de ce pasteur sanglant, qui de son propre aveu reconnaît que la quasi totalité de la population de Crimée a soutenu le retour en Russie de leur péninsule, y compris les forces de sécurité qui y travaillaient !

De la Crimée au Donbass il n'y a qu'un pas car si à Donetsk et Lugansk, le mouvement anti-maidan à été entraîné par Kiev dans une guerre hémorragique organisée sur le flanc russe, il n'en reste pas moins que dans cette région rattachée à l'Ukraine en 1928 par l'apprenti sorcier Lénine, la population est également dans sa majorité fidèle à Moscou et contre la dérive du Maïdan.

La Vérité fait son chemin même dans les égouts de ceux qui veulent l'étouffer.

Erwan Castel 

Source de l'article : Novorossiya Today


QUAND TOURCHINOV RECONNAÎT LE SOUTIEN POPULAIRE MASSIF EN CRIMÉE POUR LA RUSSIE

Karine Bechet Golovko

Quand A.Tourchinov, le pasteur sanglant, pilier du Maïdan qui a très démocratiquement cumulé les fonctions de président de la Rada et de Président du pays jusqu'à l'élection de Poroshenko, déclare devant la justice et répète devant la télévision ukrainienne qu'il fut impossible de mener une opération en Crimée en 2014 en raison du soutien populaire et de la "traitrise" des officiers du SBU, l'on se demande de quelle annexion l'Occident - et l'Ukraine - peut encore parler ...

L'on se souvient des critiques de l'Occident nous expliquant que le référendum en Crimée n'a aucune valeur, est illégal et illégitime, car les habitants ont voté le fusil sur la tempe sur injonction du Kremlin ...



C'est d'ailleurs ce qui a donné le prétexte aux Etats-Unis et à l'Union européenne pour adopter toute une série de sanctions contre la Russie et continuer à poser la restitution de la Crimée à l'Ukraine comme point de départ d'hypothétiques négociations pour la levée des sanctions antirusses.

Or, à la surprise générale, le Baptiste fou,  A. Tourchinov, vient de faire des déclarations plus que surprenantes au regard de la doxa bien intégrée dans le discours pro-ukrainien et sans nuances occidental.

En ce moment se déroule ce qu'il est difficile d'appeler le Procès de Yanukovych, le nouveau pouvoir ukrainien ayant un minimum besoin de légitimer le coup d'Etat. Tourchinov y est témoin. Et lorsqu'on lui demande pourquoi aucune opération n'a été menée en Crimée en 2014 (c'est vrai, c'est étrange...), il a du mal à se justifier en restant dans le discours habituel: la Crimée a été prise de force par la Russie, militairement, et la population s'est soumise.

Il est alors amené à déclarer qu'il était impossible de lancer les forces de l'ordre en Crimée pour reprendre la situation en main en raison de l'attitude très agressive de la population à l'égard des nouvelles forces de Kiev:

“In the morning I was informed that the special forces of the Russian Federation seized government buildings in Crimea, I immediately gave the order to the heads of the Internal troops, which were based in Crimea, in order to surround the Parliament and the Cabinet, to prepare his capture and carry out the operation. After a few hours I was informed that unfortunately they were only able to develop the perimeter of these buildings, but under the pressure of aggressive civilians who had gathered in large numbers, they are unable to perform the task and were forced to disperse. That is, unfortunately, the task of unblocking of buildings of the Crimean Parliament and Cabinet of Ministers of Crimea there was no one to implement it,” – said Turchinov.

Et Tourchinov d'insister devant les caméras de la chaîne ukrainienne 112: de toute manière, il n'y avait personne à envoyer pour rétablir l'ordre. 90% des membres du SBU ont alors "trahi" le pouvoir post-Maïdan:

"SBU came out with the initiative of the ATO. I have the opportunity to explain why they did not go out with such a proposal. Because of the SBU, I give the official data, which is in the case, the Military Prosecutor's office, 90% of betrayed. With such a total betrayal not to have someone from the security service spending in Crimea ATO " 

Si l'on résume la situation, Tourchinov, que l'on peut difficilement accuser de travailler pour la Russie,  vient de déclarer que non seulement les forces de l'ordre en poste en Crimée sont dans leur quasi-totalité passées du côté de la population, qui elle est dans sa grande majorité passée du côté de la Russie, mais que l'Ukraine post-Maîdan n'avait pas de légitimité.

C'est finalement ce qui a été exprimé par le référendum.

Donc, en conséquence, le référendum est légitime puisqu'il s'appuie sur l'expression libre de la volonté populaire dans le cas de la faillite de l'Etat, en l'occurence ukrainien, après le coup d'Etat qui a détruit le contrat social.

Alors quid des sanctions et de leur "légitimité"?

Karine Bechet-Golovko

lundi 19 juin 2017

Kiev veut changer de braquet

Vers une nouvelle phase de la guerre dans le Donbass ?

Le bitube de calibre 23mm antiaérien ZSU 23/2 dit "Zouchka" aujourd'hui redoutable en tir terrestre
Ces derniers jours, plusieurs faits et déclarations laissent à penser que l'Ukraine, sans remettre en question son agression militaire contre les populations russes du Donbass (bien au contraire), veut tourner la page de sa cynique "Opération Spéciale Antiterroriste" qui depuis 3 ans s'est enlisée dans une guerre de tranchée hémorragique, pour tenter de définir et d'amorcer une nouvelle phase de cette guerre indirecte déclenchée contre la Russie à travers les russes vivant dans les anciens oblasts de Donetsk et Lugansk revenus depuis des Républiques Populaires.


Alexandre Turtchinov veut changer le cadre militaire

Alexandre Turtchinov qui est surnommé aussi "le pasteur sanguinaire" est ne l'oublions pas le "père" de la guerre dans le Donbass, car c'est lui en tant que Président ukrainien par interim après le putsch du Maïdan, qui déclenche sur les conseils (ordres ?) du Directeur de la CIA John Brennan l' "Opération Spéciale (Anti)terroriste" contre le Donbass en avril 2014. 
3 années et plus de 10000 morts plus tard, le pasteur sanguinaire veut transformer son monstre...

Car après avoir été Président du parlement ukrainien, la Verkhona Rada, Turtchinov en tant que "Secrétaire général du Conseil de Défense et de Sécurité Nationale" continue de superviser les opérations militaires déclenchées dans le Sud Est aux frontières de la Russie.
Récemment, Turtchinov qui est membre de la coalition radicale du parlement appelé "Parti de la guerre" (avec Timochenko, Pariuby, etc...et les nationalistes radicaux) a lancé le projet de faire évoluer le format de l'ATO vers celui d'une guerre hybride globale menée dans le Donbass contre la Fédération de Russie qui est accusée de l'avoir envahi. 

« Il est temps non seulement de reconnaître l'invasion des territoires de certaines régions de Donetsk et de Lugansk, mais il est clair, qu'au niveau législatif il faut redéfinir les bases de la politique de l'Etat pour leur libération. Une technologie efficace pour protéger le pays, et cette loi est nécessaire de donner au président le droit d'engager l'armée et d'autres formations militaires contre l'agression hybride de la Fédération de Russie »

En d'autres termes, Turtchinov veut redéfinir non seulement le nom de cette opération militaire lancée contre le Donbass mais également, en modifient son échelle et sa portée qu'il veut étendre jusqu'à la Russie désignée officiellement comme l'ennemi, engager une véritable déclaration de guerre contre Moscou !

Vladimir Groysman veut changer le cadre juridique

Vladimir Groysman, le 1er Ministre de l' Ukraine, au sujet du conflit du Donbass a confirmé l'intention de récupéré prochainement les territoires séparatistes de Donetsk et Lugansk en s'inspirant de l'expérience croate des années 90 lorsque les nationalistes ont réduit à néant la République serbe de Krajina en 1998.

Kiev  a annoncé avoir créé un groupe de travail conjoint des représentants de l' Ukraine et de la Croatie pour apporter et adapter l'expérience croate à l'objectif de réduire les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk. 

Lorsque l'on connaît les méthodes employées dans l'ex-Yougoslavie dans les conflits ethniques rallumés pour servir l'interventionnisme occidental et la préemption de territoires géostratégiques dans les Balkans, il est inquiétant (mais pas surprenant) que Kiev veuille appliquer la même stratégie dans le Donbass.

Pavo Klimkin veut changer le cadre diplomatique

Le 11 mai lors d'un voyage à Washington, le Ministre ukrainien des Affaires Etrangères, Pavo Klimkin veut de son côté impliquer plus les USA en Ukraine en demandant qu'ils siègent à la table des négociations de Minsk... à la place de la Russie !

Cette proposition qui s'inscrit dans une dynamique russophobe belliciste et sonnerait définitivement et officiellement le "Format Normandie" pose également un problème du côté européen et particulièrement de celui de l"Allemagne qui verrait diminuer son leadership diplomatique au profit d'un ingérence étasunienne renforcée. 
Tout au mieux Kiev pourrait obtenir la tenue de réunions en parallèle de celles de Minsk avec les USA (et sans la Russie), ce qui enliserait encore plus les chances d'arriver à un dénouement diplomatique de la crise, car la véritable intention de Kiev est d'engager plus loin encore les USA et derrière eux l'OTAN dans leur soutien à l'Ukraine en guerre.

Car actuellement le détonateur ukrainien a conscience de n'être pas suffisamment raccordé aux alliances politiques et militaires occidentales qui sont encore hésitantes a s'engager ouvertement derrière leur chien bandériste dans un conflit militaire et même diplomatique avec Moscou.

Une escalade militaire qui confirme les déclarations bellicistes de Kiev

Depuis le début du mois de juin l'escalade militaire de Kiev se poursuit frappant les positions défensives des Républiques du Donbass mais aussi et encore leurs quartiers résidentiels, provoquant de nouvelles victimes parmi la population civile
Actuellement sur le front, les indicateurs sont revenus dans le rouge, avec une reprise des bombardements ukrainiens et surtout un nouveau déploiement d'unités d'assaut, d'artillerie dont les armes lourdes (obusiers et chars de combat) sont pourtant interdites sur le front par les accords de Minsk 2.

La semaine dernière, un pont aérien militaire a été observé pendant plusieurs jours et nuits sur l'aéroport militaire de Kiev ainsi que des départs de convois ferroviaires acheminant selon plusieurs observateurs plus de 200 véhicules blindés en renfort des unités déployées déjà autour du Donbass.

Sur le terrain, les accrochages et échanges de tirs sont en augmentation, ainsi que les pertes humaines et les destructions matérielles, et les observateurs internationaux, de l'OSCE à l'ONU redoutent une nouvelle phase active du conflit pendant les mois d'été.

La guerre, l'ultima ratio d'un régime ukrainien à l'agonie



Même les ukrainiens eux-mêmes reconnaissent que leur pays malgré les perfusions occidentales vit un effondrement total sur plusieurs niveaux : économique, étatique, social et même international, et de plus en plus de personnes parlent aujourd'hui ouvertement de la nécessité d'organiser avant la destruction irréversible de l'Etat un troisième Maïdan (après ceux de 2004 et 2014)

Aujourd'hui le gouvernement ukrainien est arrivé dans une impasse trop étroite pour faire demi tour ou varianter sa politique. il est acculé et poussé à jouer la dernière carte qu'il a en main : la guerre, cette option qui n'est autre que la  fuite en avant classique de tous les régimes totalitaires de l'Histoire quand ils sont arrivés au pied du mur de leur folie destructrice.

Le régime de Kiev désire donc se donner tous les moyens militaires mais aussi législatifs et diplomatiques pour relancer la guerre, en instaurant une loi martiale dans la zone de la guerre et en modifiant la constitution ukrainienne pour la mettre au service du génocide du Donbass . Prochainement un projet de loi « sur la restauration de la souveraineté de l'Etat de l'Ukraine sur le territoire occupé temporairement des régions de Donetsk et de Lougansk » va être soumis au parlement ukrainien, la Verkhona Rada, par Alexandre Turtchinov (que certains pronostiquent comme le prochain 1er Ministre) pour relancer la guerre contre la Russie à travers le Donbass.

Cette volonté d'en finir par la force avec le Donbass séparatiste est confirmée par plusieurs autres personnalités plus ou moins psychotiques de cette Ukraine agitée depuis 3 ans par des bouffées délirantes de plus en plus inquiétantes. Ainsi ce Zoryan Shkiryak, conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur qui déclarait ce 15 juin sur la chaîne ukrainienne "Canal 5"  à propos du Donbass séparatiste « Nous allons libérer définitivement ce territoire et le nettoyage va certainement avoir lieu. Cela ne fait aucun doute »

Mais cette carte de la guerre est pour Kiev compliquée et délicate à jouer car si le Donbass militaire est à la portée de son armée, une nouvelle offensive avec les conséquences impopulaire qu'elle implique (pertes civiles et militaires, mobilisation, loi martiale etc...) risque de déstabiliser encore plus un régime déjà sur un siège éjectable, et surtout de provoquer l'entrée réelle sur la scène militaire du joueur russe qui ne laissera pas massacrer  la population du Donbass.

En attendant, il faut admettre que le risque de guerre régionale augmente de jour en jour au fur et à mesure que ce gouvernement fantoche, mis en place sur la Maïdan par les laquais européens de la ploutocratie mondialiste et pris à la gorge par sa propre main. Il faudrait pour en finir avec cette guerre et gagner la paix que ce régime hystérique qui ne contrôle plus rien soit renversé par une population ukrainienne décidée à prendre réellement sa destinée en main, avant qu'il ne joue avec les incendiaires mondialistes qui tirent les ficelles la carte de la guerre totale, et là cela est devenu urgent !


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Suite aux actions calomnieuses de militants pro ukrainiens qui engagent des procédures de fermeture de comptes bancaires, je vous demande de me contacter par mail : alawata@gmail.com pour que je vous transmette l'adresse où m'adresser les dons éventuels.

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan

jeudi 22 décembre 2016

Kiev reconnaît et poursuit son offensive

Point de situation militaire dans l'arc Svitlodarsk


Voilà maintenant 4 jours que des combats se déroulent à la jonction des 2 républiques populaires du Donbass qui sont confrontées à une offensive ukrainienne dans la direction de Debalsevo, ce carrefour routier et ferroviaire stratégique vital à la tenue du front républicain.


Rappel de la situation générale
Les principaux combats se déroulent entre Kalinovka et Lozove, villages républicains situés sur l'axe d'attaque principal de l'offensive de Kiev, qui part de Svitlodarsk en direction de Debalsevo, mais aussi à Kalinovo plus au Nord, dans la direction de Stakhanov.
  • Depuis le 18 décembre les forces armées ukrainiennes ont lancé après de violentes préparations d'artillerie plusieurs assauts en direction de Debalsevo, qui représente un nœud de communication très important entre Lugansk et Donetsk et qui a été déjà le théâtre de violents combats pendant l'hiver 2014-2015, jusqu'à la signature des nouveaux accords de Minsk (Minsk 2 le en février 2015)
  • Après avoir été bousculés sur leur première ligne de défense, les forces républicaines ont réussi à contenir l'offensive de Kiev et même lancé des contre-attaques le 19 décembre après midi.
  • Les 20 et 21 décembre, les combats se sont poursuivis ainsi que les bombardements ukrainiens qui se sont étendus jusqu'à la deuxième ligne de front, en lisière Nord de Debalsevo, tandis que de part et d'autre des renforts continuaient a arriver.
 22 décembre 2016 - Bombardement ukrainien près de Kalinovka 

Les preuves de l'offensive ukrainienne

Dans cette opération menée par l'armée ukrainienne, la propagande de Kiev a cherché d'une part à minimiser ses pertes de façon grossière mais surtout d'accuser les forces républicaines d'avoir initié l'offensive.

Or les faits aujourd'hui sont là pour prouver qu'il s'agit bien d'une nouvelle violation grave des accords de Minsk organisé par le commandement ukrainien 

Des pertes ukrainiennes très importantes



- Tout d'abord les pertes qui sont importantes des deux cotés du front révèlent par leur écarts qui est le défenseur et qui est l'agresseur, ce dernier par définition s'exposant beaucoup plus que le premier. Or, selon de nombreux témoignages républicains mais aussi ukrainiens,  nous avons plus d'une centaine de tués et plusieurs centaines de blessés; alors que du côté des forces de la République de Lugansk, quelques dizaines de tués et blessés ont "seulement" été enregistrés.

Dans ce reportage à Svitlodarsk, un volontaire ukrainien  dénonce le manque de moyens sanitaires qui reposant principalement sur des personnels et moyens bénévoles, ne permet pas de gérer le nombre très important des blessés qui ne peuvent même plus être évacués à l'arrière du front. Pendant les 2'45" du témoignage, on peut voir des blessés qui reviennent du front dans des transport improvisés tandis que plusieurs ambulances partent et reviennent des hôpitaux où ils sont évacués.

"Je lance un appel au Président de l'Ukraine Petro Porochenko, je lance un appel au ministre de la Défense de l'Ukraine. Je voudrais poser une question. Nous sommes maintenant près de la Debaltsevo, derrière nous il y a un combat. En ce moment nous évacuons des blessés et nous sommes surchargés ! Pourquoi devons évacuer les soldats blessés dans  des véhicules civils de bénévoles ? Pourquoi les gens vont en première ligne avec des poubelles alors que tout le reste,  et même les mini-fourgonnettes ordinaires, que le ministère de la Défense doit fournir aux soldats qui se battent, sont à Kiev. Pourquoi, au  25e Bataillon il n'y a pas une seule ambulance pour l'évacuation des blessés ? Il n'y a pas d'ambulance sur nos deux positions avancées ... c'est nous, les bénévoles, qui acheminons non seulement des petits pains et des gâteaux, et même des munitions....  dit ce volontaire, 

Sur les réseaux sociaux ukrainiens, les photos des tués à Svitlodarsk commencent à apparaître tandis que des communiqués non officiels comme ceux des bataillons spéciaux reconnaissent la perte de dizaines de combattants (Azov avant hier annonçait par exemple 18 tués pour la seule journée du 18 décembre) 
Sont également signalés les saturations des hôpitaux du front qui sont obligés maintenant d'évacuer plus loin les blessés, faute de pouvoir les accueillir ou d'avoir les produits nécessaires à leur traitement (un manque de sang a été signalé sur les réseaux humanitaires )

Des blessés graves ne pouvant plus être pris en charge dans les hôpitaux saturés du front sont évacués vers l'arrière 
Du côté républicain de nombreux corps de soldats ukrainiens ont été relevés du champ de bataille. Certains de ces soldats avaient des blessures non mortelle mais ils sont morts de froid, faute d'avoir pu être évacués (il fait -18° en ce moment pendant la nuit), comme ce soldat découvert lors d'une contre-attaque républicaine. 
Je note également que ce soldat mort de froid après avoir été abandonné blessé sur le terrain, ne dispose pas d'équipement de protection de combat comme ceux qui équipent la plupart des soldats aujourd'hui engagés sur le front.

Actuellement la morgue de Debalsevo se remplit des corps de ces soldats ukrainiens sacrifiés, tués au combat ou simplement morts de froid. 

Au minimum une centaine de tués ukrainiens...

Les pertes réelles de l'armée ukrainiennes sont donc beaucoup plus importantes que celles déclarées par les communiqués officiels, et le chiffre de 100 tués est aujourd'hui cohérent avec les infos recueillies.
Et en multipliant ce chiffre par 3 qui est le ratio moyen observé on a une idée de l'effectif des blessés et des évacués sanitaires victimes des rigueurs de l'hiver, particulièrement agressif en ce moment dans ce secteur.

Le 21 décembre, Alexey Zhuravko, un ancien député du parlement ukrainien a également confirmé ce chiffre qu'il qualifie de minmum expliquant : "Troisième jour de violents combats dans le Donbass. Aujourd'hui selon l'information qui me parvient, les hôpitaux ukrainiens sont saturés. Plus de trois cents soldats de l'armée ukrainienne sont blessés et plus d'une centaine dont été tuées ", 

Dans la journée du 22 décembre on apprenait que l'état - major général de l' Ukraine a envoyé une commission ATO, afin d’enquêter sur les grandes pertes subies dans la zone Debaltsevo et dont beaucoup serait imputables à des fautes graves du commandement comme par exemple les 40 soldats qui avaient été engagés dans un de leurs propres champ de mines (dont les corps n'ont toujours pas été relevés) ou plus récemment de 19 autres soldats (dont 11 tués) pris sous le feu de leur artillerie.


Une avancée des troupes d'assaut ukrainiennes revendiquée

Ensuite, et malgré la résistance des unités républicaines qui sont parvenues à juguler l'offensive ukrainienne, cette dernière a permis à Kiev de grignoter une partie du terrain dans le secteur de Kalinovka et Lozove.

Ce secteur républicain entre Uglegorsk et la ligne de front est plus qu'une étape vers Debalsevo, il constitue lui même un objectif intéressant à contrôler car on y trouve :
  • Des hauteurs permettant de contrôler la route Lugansk-Donetsk
  • De constituer une base d'assaut et d'appui feu pour attaquer Debalsevo
  • De contrôler le réservoir d'eau alimentant la région 
  • ainsi que deux centrales thermiques, Mironovskaya et Uglegorsk

Hier, Oleksandr Tourtchinov, le secrétaire du Conseil de défense et de sécurité nationale d'Ukraine venu en visite sur le front à Svitlodarsk, reconnaissait que les forces ukrainiennes avaient gagné du terrain et que l'offensive appelée "contre-attaque" allait se poursuivre. Cette déclaration du père de l'opération spéciale dans le Donbass, comme la situation sur le terrain confirment la position exprimée récemment par celui qui est ici surnommé "le pasteur sanguinaire"

Contrairement à la majeure partie du Donbass qui est un paysage de steppe très plat drainé par quelques rivières, la zone située au Sud de Svitlodarsk est plus accidentée disposant d'une ensemble de petites collines propices à des points d'observation et d'appui mais également permettant notamment par une zone boisée de réaliser des infiltrations offensives. Dans la vidéo de Graham Philips du 22/12 présentée au début de cet article on peut voir la configuration accidentée du terrain.

Au vu des attaques réalisées par les "ukrops", il semble que l'intention de l'état major de Kiev était de s'emparer d'une série de collines dans ce secteur avant de prolonger l'offensive vers le Sud, et c'est pour leurs contrôles que ce sont déroulés les combats les plus meurtriers depuis le début de la bataille.

Parmi les points d'appui que Kiev a voulu prendre aux républicains, se trouve la colline "223" entre Kalinovka et Lozove. 



La côte "223" est une petite colline à mi chemin entre Debalsevo (républicain) et Svitlodarsk (territoire occupé) sa position surélevée permet de contrôler l'ensemble du secteur. Selon des témoignages de soldats, lors de l'attaque initiale une unité ukrainienne a réussi a prendre pied sur la position mais faute d'appui suffisant et de renfort (des soldats évoquent entre autre l'ébriété avancée de leur commandant), elle a été rapidement abandonnée au moment d'une contre-attaque républicaine. Plus tard la colline, fortement bombardée aurait été abandonnée et laissée libre, mais elle serait à nouveau aujourd'hui sous le contrôle des forces républicaines.

Malgré leur échec à s'emparer de la colline "223", les ukrops ont réussi a avancer d'environ 1500 mètres à l'intérieur du dispositif défensif républicain tenu par la 7ème brigade qui a du positionner en retrait ses équipements. Depuis ce nouveau dessin de la ligne de front, des groupes de combat du "Prayvi sector", radicaux paramilitaires intégrés dans l'organigramme de la 54ème Brigade ukrainienne, ont été déployés à proximité de cette hauteur stratégique et mènent des infiltrations offensives pour tenter de s'en emparer.


Bombardement ukrainien de la côte "223" (obus de 122mm)

Actuellement les informations qui filtrent de ce front sont encore confuses, comme à priori la situation sur le terrain où les belligérants dans certains secteurs ne sont parfois qu'à 70 mètres les uns des autres dans des positions de combats improvisées et régulièrement bombardées.il semblerait cependant que les forces ukrainiennes, sans réussir à enlever les objectifs assignés ont toutefois réussi a aménager de nouvelles positions avancées au nord et à l'Ouest de l'étang voisin. C'est certainement à ces petites avancées de quelques centaines de mètres (mais à quel prix !) et sans grande importance stratégique que Tourtchinov fait allusion lorsqu'il félicite son armée des conquêtes réalisées sur les forces républicaines.

Tourtchinov (en capuche noire), inspectant le front de Svitlodarsk le 21 décembre 2016
Le 21 décembre, les bombardements ukrainiens se sont étendus vers le sud de la zone des combats, pilonnant également la deuxième ligne de défense républicaine située sur la lisière nord de la ville de Debalsevo. 


L'administration de la ville a préparé 30 abris pour faire face à de nouveaux bombardements sur la ville, ainsi que des réseaux haut parleurs de diffusion d'alerte aux bombardements (dont 2 véhicules). et hier, 21 décembre, l'artillerie de Kiev a frappé à nouveau en fin d'après midi, ce qui n'était pas arrivé depuis février 2015. Pendant ces bombardements 3 maisons et un garage dans Debaltsevo ont été endommagés dans les rues Kourtchatov et Oulianov. tandis que dans le village de Novogrigorovka un coup direct a détruit une maison.

Bombardements ukrainiens du 21 décembre 2016 en fin d'après midi (vers 16h30)

Pour la seule journée du 21 décembre dans ce secteur précis du front, l'artillerie ukrainienne a tiré  380 obus de mortiers de 82 et 120 mm et obus d'artillerie de 122 et 152 mm.

Immeuble de Debalsevo touché par les bombardements ukrainiens du 21 décembre 2016

Il faut observer que l'escalade des attaques ukrainiennes ne se limite pas à ce secteur particulier du front car plus au Sud, à Yasinovataya, Donetsk-Nord, Staromikhaïlovka, Trudovsky et Dokuchaievsk, les forces ukrainiennes ont intensifié leurs bombardement et même tenté des reconnaissances offensives comme au village de Spartak le 20 décembre.
Au cours de la journée du 21 décembre les forces ukrainiennes se sont rendus responsables de 968 violations du cessez le feu sur le front de la République de Donetsk.


Une offensive ukrainienne mourante 
ou à la recherche d'un second souffle


Aujourd'hui, 22 décembre 2016, au 4ème jour de la bataille, vers 8h00, afin de servir les tirs d'artillerie en cours, les ukrainiens ont dirigé 3 drones d'observation vers la ceinture Nord de Debalsevo où se situe la deuxième ligne de défense républicaine. Après qu'un des drones ait été abattu, les 2 autres ont fait demi tour et se sont repliés vers leurs lignes.

Sur le terrain, des échanges de coups de feu persistent entre les positions devenues proches aux cours des derniers combats mais globalement la situation est plus stable que les jours précédents les unités républicaines renforcées depuis 2 jours sont solidement accrochées au terrain..


Un reportage de Patrick Lancaster, le 22 décembre
un des très rares reporters à être sur le terrain
A 9'35" c'est un drone ("bezpilotnik") qui est repéré

Vers 12h00, les artilleurs ukrainiens ont à nouveau visé les lignes républicaines et la périphérie nord de la ville de Debalsevo, sans toutefois accompagner leur bombardement d'opérations offensives au sol.

Dans l'après midi puis en soirée vers  22h00 l'artilerie lourde ukrainienne a repris ses pilonnages sur les lignes de défense républicaines.



Tandis que dans le Sud de la DNR près de Shirokino une attaque ukrainienne a été tenté en vain à la faveur d'un épais brouillard, l'offensive ukrainienne sur Debalsevo s'est quant à elle "tassée" malgré la continuité des échanges de tirs et des bombardements.

De toute évidence les forces ukrainiennes même si ça et là elles ont pu grignoter quelques lambeaux de terrain ont échoué dans leur offensive dont l'objectif visible était de prendre Debalsevo avant la fin de l'année et vraisemblablement avant la traditionnelle "trêve de Noël" qui jusqu'à présent a plus ou moins été respectée. 

Voici donc une armée ukrainienne stoppée dans son élan à quelques kilomètres seulement de ses bases de départ et qui a chèrement payé les 3 premiers de son offensive sans même parvenir à un seul de ses objectifs intermédiaires. La suite à donner à cette offensive insensée est simple :
  • Soit Kiev abandonne son idée de reprendre Debalsevo et renvoie les cercueils des sacrifiés à la colère de leurs familles en essayant de faire avaler sa propagande à la fois victimaire et victorieuse "d'une armée  glorieuse qui résiste à force sacrifices héroïques à l'offensive brutale de toute l'armée russe",
  • Soit Kiev décide d'aller jusqu'au bout quel qu’en soit les conséquences et de relancer dans les heures qui viennent son offensive avec l'aide des renforts qui continuent d'affluer sur cette zone de front particulièrement tendue, mais vraisemblablement dans d'autres secteurs du front où elle devra fixer les renforts républicains potentiels.
Au vu de l'activité de l'artillerie ukrainienne dans le secteur et des renseignements concernant l'arrivée de nouveaux renforts, il est probable que Kiev joue la deuxième option de prolonger son offensive.

Actuellement d'autres secteurs sont en ébullition comme Yasinovataya et Dokuchaievsk par exemple et qui présentent également des enjeux et une situation propices à une offensive ukrainienne.

Cette fin d'année risque donc de voir la neige du Donbass fondre encore sous l'acier brûlant et le sang des combattants qui depuis plus de 2 ans sont dressés face à face dans une guerre de tranchées venu d'un autre temps tracer un sillon de feu dans cette vieille terre d'Europe...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

A Debalsevo les enterrements des défenseurs tombés le 18 en défendant la ligne de front protégeant la ville ont eu lieu ce 22 décembre 2016



Pour suivre les infos militaires de cette zone du front, voir le lien suivant : Debalsevo

Les sources de cet article sont diverses mais principalement issues du réseau social VK dont vous pouvez retrouver les liens principaux dans la colonne de gauche de cette page  ("Réseau social VK")


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