Affichage des articles dont le libellé est Loi de réintégration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Loi de réintégration. Afficher tous les articles

lundi 18 juin 2018

Une invasion de chenilles dans le Donbass


Ces dernières semaines les alertes concernant l'imminence d'une offensive ukrainienne dans le Donbass se sont multipliées et ont été confirmées par les renseignements obtenus sur la ligne de front mais également à l'arrière où de très fortes concentrations de matériels militaires ukrainiens sont accumulés depuis plusieurs jours par la toute nouvelle "Opération des Forces Combinées" qui doit mettre en oeuvre le processus de "réintégration du Donbass" par la force.

Quelle sera la physionomie de cette offensive, son ampleur et ses objectifs ? Offensive générale, coup de poing vers les frontières, encerclement de Donetsk et Lugansk, attaque localisée etc. Il encore est trop tôt pour le dire mais les analystes s'orientent plutôt vers une offensive localisée mais violente visant un objectif secondaire proche pour assurer une capitalisation politique de l'opération.

Et finalement peu importe la nature de cette offensive militaire, le fait est que sa menace est réelle est suffisamment grave pour avoir générer une réunion du "Format Normandie" exhortant Kiev à reprendre le chemin des négociations tracé par Minsk 2 et une mise en garde du Président Poutine menaçant une offensive de Kiev dans le Donbass de graves conséquences pour toute l'Ukraine. 

Sur le terrain, les forces ukrainiennes maintiennent leurs pressions sur de très nombreux secteurs du front où leur artillerie redéployée au plus près a repris ses régulières campagnes de bombardement à la fois sur les postions républicaines qu'elles essayent d'affaiblir que sur la population civile que Kiev veut terroriser.

Dans la partie du Donbass occupée par l'armée ukrainienne, les observations d'arrivées de matériels d'assaut lourds sont faites chaque jour comme ce convoi ferroviaire "shooté" le 13 juin matin avec un téléphone portable par un passant à Zaporodje, soit à moins de 200 km du front vers lequel se dirigeaient les convois ferroviaires militaires.


On peut donc voir que ces préparatifs d'une nouvelle offensive ukrainienne dans le Donbass ne sont pas le fruit d'une propagande russe paranoïaque mais bien la réalité d'un immense déploiement offensif en vue de relancer la guerre. 

De leur côté les forces républicaines de Mariupol à Lugansk sont en état d'alerte maximum sur l'ensemble de la profondeur de leur dispositif de défense.

Et pendant ce temps là, l' "opinion publique internationale" reste scotchée sur les écrans de ses téléviseurs, aux écrans aussi plats que son sens critique, pour suivre nuit et jour les matchs d'un Mondial de foot retransmis par des médias appartenant aux marchands d'armes et autres commanditaires de ces guerres de conquête post coloniales.

Erwan Castel

mercredi 13 juin 2018

Kiev semble avoir choisi le suicide


Ce 12 juin les ukrainiens ont bombardé de nombreux secteurs de la ligne de front du Donbass depuis au Sud, celui de Shirokino au Bord de la met d'Azov jusqu'à celui de Lugansk au Nord près de la frontière russe.

Cette journée de bombardements ukrainiens ne serait qu'une journée comme les autres si ces tirs n'avaient pas été ordonnés au sortir d'une nouvelle réunion du "Format Normandie" réalisée la veille à Berlin par les acteurs des accords de Minsk 2 pour tenter de relancer le processus de paix.

Or le calendrier de cette réunion n'est pas anodin, coïncidant avec la menace avérée d'une nouvelle offensive ukrainienne pendant la période sensible du mondial de football qui se déroule cette année en Russie.

La France, l'Allemagne et la Russie dont le Président Poutine a récemment averti Kiev des graves conséquences qu'une offensive générerait pour l'Ukraine, doivent avoir de solides éléments confirmant cette menace d'explosion nouvelle du conflit pour convoquer ce qu'il convient d'appeler la "réunion de la dernière chance".

Parmi les 6 points essentiels abordés à Berlin par le "Format Normandie" (sécurité, militaire, politique, humanitaire, économique, constitutionnel) tous, à l'exception de l'échange des prisonniers, sont soumis à l'application stricte et sine qua non du 1er point des accords de Minsk, à savoir un cessez le feu total sur la ligne de front du Donbass.
  • Or ce cessez le feu n'a jamais été respecté par Kiev qui, pour saboter les accords a non seulement soumis les Républiques aux tirs quotidiens de son armée, mais également envahi progressivement la zone neutre appelée "grise" située entre les 2 lignes.
  • Le deuxième point bloquant les accords de Minsk sur leur base de départ est la question du "statut spécial" devant être accordé au Donbass et qui impose une modification de la constitution ukrainienne, refusée par la majorité des parlementaires dune Verkhona Rada contrôlée par les nationalistes, qui y voient le début d'une fédéralisation du pays.
Aussi, le soir même de la réunion, Avakov, le Ministre ukrainien de l'intérieur appelait à abandonner ce format Normandie jugé "obsolète" (média "Ukrainian Truth") et le lendemain à partir de 12h00 l'armée de Kiev engageait une campagne de bombardements sur l'ensemble de la ligne de front.


Même si la France et l'Allemagne considèrent, en bons laquais étasuniens, l'Ukraine comme un allié et la Russie comme un obstacle à l'hégémonie militaro-industrielle occidentale (le refus récent de réintégrer Moscou au G7 en est un est une exemple), ils ne sont toutefois pas disposés à risquer une guerre dans laquelle quelle qu'en soit l'issue, ils sortiraient grands perdants.
Cette prudence des occidentaux est certainement encouragée par leur lassitude des sanctions économiques anti-russes autant qu'une crispation avec le protectionnisne économique de Washington qui leur demande par ailleurs toujours plus de sacrifices pour l'OTAN.

Sachant que les précédents échecs du processus de paix signé à Minsk étaient principalement dûs aux violations des accords par l'armée ukrainienne, la balle était donc ce 11 juin soir, dans le camp de Kiev.

Mais Kiev, fidèle à son jusqueboutisme suicidaire a donc confié à son artillerie le soin de "prendre acte" des beaux discours prononcés à Berlin. En faisant cela l'Ukraine post Maïdan ne fait qu'exécuter la stratégie étasunienne en Europe et dans le Donbass en particulier.

En détruisant le processus de Minsk, Washington veut faire passer en force une mission de L'ONU "version croate" où les casques bleus valideraient facon passive l'épuration des territoires des Républiques du Donbass.Et l'organisation militaro-politico-juridique mise en place par Kiev à travers sa "Loi de réintégration du Donbass" prouve cette volonté de rejouer ce scénario.

En attendant, les occidentaux commanditaires du Maïdan mais empêtrés dans ses conséquences conflictuelles et leur asservissement à Washington jouent la montre en espérant qu'un remède miracle tombe du ciel et les sauve de ce Golem fou qu'ils ont créé sur le Maïdan et qui est devenu incontrôlable.

A part la maigre consolation que constitue un accord de principe sur un nouvel échange de prisonniers à venir, cette réunion du " Format Normandie" est vraisemblablement un nouvel échec qui laisse la résolution pacifique du conflit dans une impasse de plus en plus sombre de l'avis même d'Alexander Hug, le chef de la mission de l'OSCE dans le Donbass.

Donc rien à retenir de cette circonvolution byzantine de Berlin tandis que les soudards sont aux portes de Donetsk et Lugansk à part peut être cette petite phrase finale du ministre russe Sergei Lavrov qui a fait approuver par ses homologues le principe de "l'inviolabilité des accords de Minsk".

Si on met en perspective ce principe avec la promesse du président Poutine d'intervention russe en cas d'attaque ukrainienne dans le Donbass on voit que Kiev risque fort de se retrouver seule à assumer sa stratégie criminelle face à la puissante Russie.

Car à part quelques mercenaires et radicaux pas un occidental équilibré ne veut mourir pour Kiev et son régime corrompu à te dance néo-nazie

Sauf si Washington et Kiev, comme à leur accoutumée cherchent à organiser un false flag pour se victimiser et maquiller leur offensive en légitime défense et enclenchent le jeu des alliances sur plusieurs fronts contre la Russie.

En attendant, par les bombardements du 12 juin Kiev a envoyé une fin de non recevoir des propositions russe et occidentales et continue ses attaques diffamatoires contre la Russie accusée de financer le terrorisme, de vouloir tuer un journaliste à Kiev et je ne sais quelle autre plaie d'Égypte encore.

Kiev semble donc avoir choisi la voie du suicide...

Mais est-ce vraiment un choix ?

Erwan Castel


jeudi 7 juin 2018

Une ligne couleur sang


Lors de son annuel direct télévisé, le Président Poutine a répondu à Zakhar Prilepine qui lui demandait qu'elle serait la réaction de la Russie si Kiev déclenche une offensive dans le Donbass pendant la coupe du Monde 2018.

La réponse du Président Poutine est claire :

"J'espère que de telles provocations ne se réaliseront pas, mais si cela se produit, je pense que cela aura des conséquences très graves pour l'Etat ukrainien dans son ensemble"

Voilà au moins les ukrops et leurs maîtres occidentaux prévenus...

À eux de décider s'ils veulent ou non accélérer le chaos européen en suicidaire leur marionnette ukrainienne.

Erwan Castel



Source de l'article: info center Odessa

samedi 2 juin 2018

Les ailes de la terreur

Il y a 4 ans, le 2 juin 2014, 1 mois après le massacre d'Odessa l'aviation ukrainienne bombardait le centre de Lugansk

Cette semaine, soit 4 ans après le terrible bombardement de Lugansk, le commandement de l' "Opération des Forces combinées", qui remplace depuis le 1er mai l'Opération Spéciale Antiterroriste, annonce que ses forces aériennes sont désormais opérationnelles pour participer aux missions dans le Donbass.

Le Commandant en Chef de cette Opération des forces combinées, le lieutenant général Sergei Naêv a réalisé fin mai plusieurs inspections surprises dans les base et aérodromes militaires du Donbass occupé pour évaluer et tester le niveau de prépartion et la capacité opérationnelle de son aviation de combat.

Puis un appui à un exercice simulant une opération offensive a été réalisé le 28 mai dans les territoires du Donbass occupés par Kiev. Ce retour de l'aviation de combat qui depuis plus de 3 ans pensait ses plaies dans l'ombre de ses hangars a défrayé la chronique militaire et les réseaux sociaux.


Mais la ligne de front du Donbass est soumise encore officiellement aux accords de Minsk 2 dont le paragraphe 7 stipule que le vols d'aéronefs ( Avions, hélicoptères et drones est interdit aux 2 belligérants dans une profondeur de 30 km de part et d'autre de la ligne de contact. La montée en puissance de l'aviation de combat, et les annonces faites de son engagement prochain dans les opérations sur le front sont donc déjà une provocation pour le plan ce paix signé à Minsk, dont on peut relever ici quelques événements significatifs depuis le lancement officiel de la "loi de réintégration du Donbass" et de son "Opération des Forces Combinées" :
  • En janvier 2018 une aviation de combat est réorganisée et déployée dans le Donbass occupé par Kiev. En Mars 2018 des hélicoptères sont repérés sur la ligne de front. 
  • Le 16 mai, des exercices sur le guidage aérien pratique des équipages Mi-24 sur des positions ennemies en utilisant les procédures OTAN sont réalisés avec les hélicoptères de la 11e brigade de l'aviation militaire de Chernobaevka et le 7e régiment de l'aviation de Novaya Kalinovka.
  • Les 25 et 27 mai, des exercices de vol de Chasseur bombardiers Sukhoï 27 ont été réalisés par la 831e brigade d'aviation tactique à Mirgorod.
  • Le 25 mai à Vinnitsa, lors d'une réunion du Conseil militaire de l'armée de l'air ukrainienne, présidée par le colonel général Sergei Drozdov, les participants ont travaillé sur la confrontation possible avec l'aviation russe.
Par ailleurs, les forces ukrainiennes ayant engagé leur normalisation aux normes et procédures OTAN, savent que la rapidité d'une offensive repose surtout sur l'emploi massif, rapide et précis d'une aviation d'attaque au sol. Et cette appui aérien a été déjà étudié et simulé lors des exercices de l'Organisation atlantiste auxquels l'Ukraine (qui est non membre) a été invité à participer tel l'exercice international "Rapid Trident 2018" ou le prochain baptisé  "Clear Sky 2018" qui doit se dérouler au mois d'octobre prochain.

Début 2017, la zone militaire aérienne "Est" (Donetsk, Louhansk, Kharkiv, Zaporijia, Sumy, et Dnipropetrovsk) a été créé. Dans cette zone, les aérodromes militaires qui intéressent le théâtre d'Opération du Donbass sont ceux de Kharkov, Poltava, Chugueva, Mariupol, Berdyansk, Severodonetsk et Kramatorsk.

Ailleurs, on peut également observer des sorties spectaculaires des avions de combat ukrainiens, notamment dans le secteur de la Mer d'Azov redevenu sensible depuis l'inauguration de pont de Crimée.



La perspective d'emploi futur de l'aviation ukrainienne a un triple objectif évident pour Kiev :
  • Offrir aux opérations militaires une force d'appui violente, rapide et précise 
  • Terroriser les populations civiles du Donbass et les inciter à quitter les zones du front
  • Remonter le moral d'une armée  traumatisée par les pertes de ses aéronefs en 2014
Mais pour être crédible il faudrait cependant pour Kiev résoudre le problème majeur que vit son aviation à savoir le régime ralenti des unités ukrainiennes de production aéronautique et la maintenance délabrée des aéronefs existants. Car les récentes commandes signées, comme celle avec la France pour 55 hélicoptères, ou les quantité ridicules des aéronefs améliorés dans les usines ukrainiennes, montre que l'aviation de Kiev qui est en souffrance de vrais budgets est loin d'être la puissante force décrite par sa propagande de guerre.

Erwan Castel



Articles référence : Novorossiya TodayTrueinform, Sputnik

vendredi 25 mai 2018

Avant le Mondial de foot en Russie

Convoi ferroviare ukrainien en approche du Donbass

2 prisonniers de guerre ukrainiens, Vasily Zhimilinsky et Vitaly Chmil ont déclaré que l'offensive ukrainienne prévue initialement au moment des élections présidentielles russes avait été reporté à cause des mauvaises conditions météo à la période précédant la coupe du monde de football, plus favorable également à cause de la livraison accomplie des postes de tir antichar Javelin.

Ces 2 prisonniers, qui reconnaissent recevoir de bons traitements de la part des services de sécurité de la République Populaire de Donetsk, ont également confirmé le déploiement au plus près de la ligne de front des matériels d'assaut lourds (chars et artillerie) ainsi que l'augmentation sensible des stocks de carburant et munitions.

Cela confirme les autres renseignements récupérés ailleurs ainsi que les déclarations mêmes des responsables ukrainiens. Cette transparence des intentions ukrainiennes relève soit d'un nouveau bluff, soit d'une campagne de menaces visant à paniquer la population et la faire fuir les zones proches du front.

"Wait and see"

Erwan Castel

Source de l'article : Fort Rus

Des soldats ukrainiens capturés par la région de Donetsk de la République populaire (DNR) ont dit dans des déclarations mercredi que Kiev pourrait lancer une offensive contre le Donbass au cours de la prochaine Coupe du Monde 2018 en Russie.

Selon les rapports, les deux soldats ukrainiens capturés, Vassili Zhimilinsky et Vitaly Chmil ont expliqué les circonstances dans lesquelles ils ont été capturés et ont répondu aux questions des journalistes. Les deux soldats ont confirmé qu'ils n'étaient pas contraints par les autorités de Donetsk

“On nous a dit qu'une offensive allait commencer soit à la veille de l'élection présidentielle en Russie, quand la neige a fondu et la terre desséchée, ou au cours de la Coupe du Monde.”

Les soldats capturés ont même révélé que “il y avait un ordre et que tout était une question de recevoir plus de munitions et de carburant ... Le capitaine nous a dit que, avant l'offensive, des systèmes de missiles antichars seraient remis à chaque unité sur la ligne de front.”

Chmil a confirmé les soupçons que les forces ukrainiennes sont en préparation en vue d'une offensive contre le Donbass. Les deux soldats capturés ont confirmé la présence de systèmes d'artillerie de l'armée ukrainienne au plus près des positions de première ligne.

L'un des soldats capturés a été déclaré déserteur par le haut commandement ukrainien, bien que les deux soldats aient été capturés sur le champ de bataille, mais à différents moments et dans différents secteurs sur la ligne de contact.


mardi 22 mai 2018

Situation sur le front du Donbass


La semaine écoulée fut la pire semaine depuis le début de l'année 2018 en termes de bombardements, combats et victimes civiles sur ce front du Donbass que l'opinion publique dite "internationale" persiste à vouloir ignorer.

Plus de 7000 violations du cessez le feu, 6 morts (dont 4 à Gorlovka) et 11 blessés, de nombreuses pertes militaires principalement du coté des assaillants ukrainiens (au minimum 10 tués) sans compter les innombrables destructions occasionnées lors des bombardements (plus de 90 maisons détruites rien que sur Gorlovka)

Cette aggravation brutale de la guerre, qui depuis 4 ans couve dans cette région coincée entre l'Ukraine et la Russie, était prévisible suite à la mise en oeuvre de la "loi de réintégration du Donbass" votée en février à Kiev et qui prévoit de relancer une dynamique offensive sur le front du Donbass en remplaçant le format d'une "Opération spéciale Antiterroriste" enlisée dans les tranchées par une "Opération des forces conjointes".

Depuis le 9 mai des opérations ukrainiennes croissantes ont commencé sur le front de Gorlovka la deuxième ville de la République populaire de Donetsk et une pierre d'angle majeure du front entre Donetsk et Lugansk. 


En Russie on prend très au sérieux cette nouvelle escalade militaire dans le Donbass tant sur le plan militaire ou de nombreux experts accréditent l'hypothèse d'une prochaine offensive de Kiev avant la coupe du Monde de football (15 juin) que sur le plan politique ou les discussions d'urgence sont réalisées antre le Président Poutine et ses "partenaires occidentaux" des accords de Minsk où à la Douma par exemple où le député Yuri Afonin du bloc communiste  a déclaré que devant l'échec des négociations et la menace d'une offensive la Russie devarit reconnaitre les Républiques de Donetsk et Lugansk afin de protéger leurs citoyens   

Depuis le début de ce mois de mai, date du lancement de cette "opération des forces conjointes" l'armée ukrainienne a repris ses campagnes de bombardements et ses reconnaissances offensives. ces nouvelles pressions correspondent :
  1. soit à une première phase d'une offensive majeure destinée à capturer une ville secondaire, un carrefour stratégique, séparer les républiques ou isoler les forces Sud de la République de Donetsk,
  2. soit à poursuivre la stratégie "des petits sauts de crapaud" et faire reculer progressivement la ligne de front républicaine par des attaques mineures ne générant pas de réaction internationale,
  3. soit de déstabiliser définitivement le processus de paix engagé à Minsk et de forcer la communauté internationale à mettre en oeuvre une mission de l'ONU (casques bleus) par laquelle Kiev espère rejouer le scénario du Kosovo.
Personnellement je pense que Kiev peut tenter de jouer ensemble ces trois options pour reprendre la main dans le dossier du Donbass et surtout consolider par un succès militaire et diplomatique un pouvoir de plus en plus contesté tant sur le plan national que international :

Ainsi on peut imaginer les "forces conjointes" de Kiev dans une première phase mener des pressions offensives mineures (les "sauts de crapaud") pour fixer les forces républicaines loin de leur axe offensif majeur prévu. Ces pressions offensives doivent être faites sur des zones de contact (obtenues suite au précédent grignotage de la zone neutre) proches de points névralgiques (villes, carrefour etc...) obligeant les républicains à renforcer leurs défense. C'est peut-être ce qui se passe en ce moment dans le secteur de Gorlovka où suite aux bombardements et attaques ukrainiennes des unités de réserve de la DNR ont été envoyées en renfort (comme le bataillon blindé "Somali" par exemple)

En effet Gorlovka, non seulement est la deuxième ville en importance de la République Populaire de Donetsk, économiquement un centre principal de production métallurgique et chimique, mais surtout la clef de voûte de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk. Les républicains ne peuvent se permettre de voir tomber ce secteur qui supporte la continuité et la force cohésive des leurs armées. Même s'il y a peu de risque que Kiev s'aventure dans des combats urbains suicidaires au cœur de cette immense cité minière, les républicains ne peuvent laisser son armée grignoter sa périphérie dans laquelle circulent des axes logistiques vitaux comme Debalcevo (à l'Est de la ville), ce carrefour routier et ferroviaire majeur à la charnière des 2 républiques.  
Puis Kiev se lancerait dans un coup de force mesuré pas trop meurtrier pour ne pas provoquer une réaction militaire de Moscou car ses parrains occidentaux ne sont pas encore prêts pour une guerre directe avec une Russie dont ils veulent d'abord continuer l'asphyxie économique et la confrontation sur le théâtre levantin. Mais ce coup de force doit cependant "bouger les lignes" de la diplomatie internationale par une envenimation du front provoquant l'abandon définitif du processus de paix de Minsk 2. Pour ce faire il faudrait pour Kiev réussir à prendre une ville secondaire ou un carrefour stratégique pour relancer une dynamique au niveau de la communauté européenne lâchement accrochée à l'épave des accords de Minsk 2.

Enfin, par cet urgence de stabiliser à nouveau ce front qui menace l'Europe entière, les USA et Kiev tenteraient d'amorcer le scénario "casques bleus" en les déployant prioritairement dans la zone conquise par Kiev, ce qui permettrait de verrouiller  le gain de terrain et éviter un nouveau chaudron. Washington compte ensuite étendre une normalisation progressive et pro occidentale du Donbass, donnant à Kiev la possibilité d'y organiser sous couvert d'une pacification internationale un "nettoyage ethnique" du type de celui de la république serbe de la Krajina. Mais Moscou qui a flairé la perversité de la proposition occidentale, mais tout en acceptant le principe d'une mission de l'ONU, demande qu'aucun membre de l'OTAN y participe, espérant par là garantir la neutralité de cette force d'interposition.

Deux autres paramètres extra militaires sont à prendre en compte pour expliquer aussi cette aggravation croissante du front : 
  1. Le sabotage espéré par les occidentaux du Mondial de football 2018 (15 juin) en Russie pourrait trouver un prétexte dans une aggravation de la situation militaire dans le Donbass où la Russie serait accusée d'intervenir.
  2. Les élections présidentielles ukrainiennes 2019 (31 mars) pour lesquelles l'impopulaire Porochenko aurait besoin avant la course, de créditer sa candidature avec une victoire même partielle sur le front du Donbass
On voit bien, dans ce scénario que confirment les propos de différents responsables ukrainiens comme par exemple ceux du Ministre ukrainien de l'intérieur Avakov, qu'il y a encore beaucoup d'inconnues et notamment celle de la capacité militaire des Républiques à contrer les opérations militaires ukrainiennes et étouffer dans l’œuf cette stratégie offensive indirecte de l'OTAN et surtout celle de la réaction russe qui ne peut se permettre de voir se réaliser une seule étape de ce processus de réintégration du Donbass qui provoquerait une militarisation atlantiste accélérée de cette région limitrophe et surtout une vive contestation de palais par une majorité qui refuse d'abandonner la population russe du Donbass.

Donc, soit l' "Opération des forces conjointes" va connaitre un enlisement comparable à celui de feu l' "Opération Spéciale Antiterroriste", soit la guerre éclate à nouveau parce que Kiev a décidé de jouer seul sa destinée ou que Washington qui perd en Syrie cherche à ouvrir un second front en Europe. 

La question est de savoir si des occidentaux sont prêts à mourir pour Donetsk et Lugansk. Pour ce qui est des russes ils ont déjà donné leur réponse depuis 4 ans avec les milliers de volontaires venus rejoindre les rangs des milices du Donbass. 

Erwan Castel

Sur le même sujet : Novorossiya Today 

samedi 12 mai 2018

Les yeux américains du golem ukrainien

Ce que peuvent nous apprendre 
les vols de reconnaissance étasuniens dans le Donbass


Ses 13m de longueur, 35m d'envergure, 14 tonnes font du RQ-4 un des drones d'observation les plus performants du moment.

Au début très discrets, et mêlés aux exercices interalliés de l'OTAN réalisés en Ukraine ou en Mer Noire, les vols de reconnaissance des "Global Hawk" étasuniens ont augmenté leur fréquence et la visibilité de leurs cibles, à savoir la ligne de front du Donbass et les régions russes limitrophes.

Depuis août 2016, je signale régulièrement les apparitions dans le ciel du Donbass de ces drones RQ-4 qui depuis une haute altitude sont capables de fouiller le terrain jusqu'à 300 km de distance latérale et sur un rayon d'action de plus de 22 000 kilomètres. Mais ces dernières semaines ces missions de reconnaissance érasunienne au profit de l'Etat Major ukrainien se sont intensifiées et surtout ont, par leurs plans de vol repérables même sur les sites de l'aviation civile grâce à l'IFF laissé actif (pour éviter les tirs antiaériens de Kiev), montré quelles zones intéresse particulièrement la machine de guerre ukrainienne prête à bondir vers les Républiques de Donetsk et Lugansk.


Sur cette carte on peut voir la mission de l'UAV US immatriculé UE 5422 venant de la base aéronavale de l'OTAN de Sigonella en Sicile.qui après un vol d'approche au dessus de la Roumanie et l'Ukraine a réalisé une mission de surveillance :
  1. des frontières russes au Nord Est de Karkhov 
  2. de la ligne de front du Donbass entre Mariupol et Lugansk en passant par Donetsk
  3. des régions russes frontalières et pour finir de la péninsule de Crimée
Cela veut dire que l'armée ukrainienne, malgré sa supériorité numérique a besoin de plus de renseignements sur le dispositif de défense des Républiques et surtout envisage sérieusement une riposte russe à leur nouvelle agression préparée et même annoncée. 

En effet avec l'actuelle supériorité numérique de leurs forces les ukrainiens peuvent espérer enfoncer localement la première ligne de défense républicaine dont depuis 3 ans de guerre de position ils connaissent l'organisation et les capacités générales, et contenir ensuite une contre attaque de la deuxième ligne de défense grâce à leur capacité antichar renforcée par les 35 postes de tirs antichars Javelin et les 500 lance roquette PSRL-1 (copie US du RPG7 soviétique) livrés par les USA au début du mois de mai.

MAIS, le renfort d'une riposte russe est une inconnue majeure qui peut retourner très rapidement la situation en faveur des forces républicaines, surtout que la proximité des frontières permet à l'armée russe.
  • d'engager ses missiles et ses contre mesures électroniques depuis son territoire. 
  • de projeter des forces terrestres et aéromobiles dans un délai inférieur à la journée
Cette hypothèse doit d'autant plus inquiéter les forces ukrainiennes que les unités déployées dans les régions régions frontalières russes de Koursk, Voronej et Belgorod sont parmi les plus modernes et performantes de la défense Sud Ouest de la Fédération, comme par exemple les 3ème et 144ème divisions motorisées la 1ère division blindée de la Garde ou la 236ème brigade d'artillerie.

Peu avant et pendant l'offensive, ces drones de renseignement et d'observation stratégique vont donc être déployées sur le Sud Est de l'Ukraine pour tenter de prévenir et les réactions des forces de réserve républicaines et les éventuels et probables renforts russes...

Sauf que là... les vautours de l'OTAN risquent d'avoir leurs yeux brûlés par les contre mesures électroniques lancées par la 16ème brigade d'armée de guerre électronique qui est une des plus moderne du bouclier radio électronique russe déployé sur les frontières de la Fédération. 

Cette brigade est doté par exemple des systèmes mobile de lutte radio-électronique Krassoukha 2 et 4 destinés à lutter contre des radars terrestres et aériens, y compris les systèmes ultra sophistiqués AWACS et les drones de l'OTAN. Cet appareil peut bloquer le fonctionnement de tout radar existant dans un rayon de 300 kilomètres (les frontières russes sont à 100 km du front) et de neutraliser les systèmes de commande et de communication des drones du type des Global Hawk espionnant les frontières russes.

Krassoukha 2
Les échecs multipliés des raids aériens contre l'armée syrienne ont confirmé la supériorité russe dans le domaine de la guerre électronique et plusieurs unités navales et aériennes de l'OTAN se sont vu complètement aveuglés lors d'exercices menés dans les espaces internationaux lorsqu'elles se retrouvaient à proximité des brouilleurs russes.

Il est donc probable que parallèlement aux classiques préparations à une offensive (reconnaissances offensives, préparations d'artillerie, destructions des voies logistiques et dépôts ennemis etc... une guerre électronique sera lancée pour aveugler au maximum les forces en présence recherchant l'effet de surprise pour les attaques et les contre attaques a mener. Cette guerre électronique s'accompagnera certainement aussi de brouillage des communications civiles (internet, téléphone, radio etc). 

Donc c'est quand il n'y aura plus de nouvelles que l'on saura que le matin du grand soir a commencé. D'ici là on s'observe, on se jauge et surtout on se leurre...

Erwan Castel

Article référence : Topwar

mardi 8 mai 2018

Une fenêtre de tir pour Kiev


On dit souvent que "lorsque le vin est tiré il faut le boire" et l'annonce tonitruante, faite par la plupart des responsables ukrainiens en charge du dossier Donbass, de la mise en oeuvre au 1er mai de la loi de restitution du Donbass par l'OOS (Opération des Forces Conjointes) en remplacement de l'ATO (Opération Spéciale Antiterrosriste) a mis Kiev dans l'obligation de sortir des tranchées et de se lancer dans une fuite en avant suicidaire.

L'Ukraine compte sur des hypothétiques casques bleus pour capitaliser "avant chaudrons" les gains d'une éventuelle Blitzkrieg ukrainienne, et pour ce qui est de la riposte prévisible russe, les chiens fous du Maïdan espère que la présence de l'OTAN et de la coupe du Monde dissuaderont Moscou de voler au secours d'un Donbass sous le feu.

Plusieurs hypothèses sont élaborées en ce moment par les uns et les autres pour évaluer la potentialité de cette nouvelle offensive que l'ensemble du clan ukropithèque, du Président Porochenko au Général Naïev en passant par le Ministre Avakov par exemple, promet de lancer "dans un avenir proche"

Voici une analyse intéressante signée Sergey Aksenov pour Svpressa, et qui invitent 4 questions : 
  • Les occidentaux ont-ils encore le contrôle sur leur créature du Maïdan qui aujourd'hui semble vouloir les entraîner vers une guerre contre la Russie ? 
  • Les russes défendront-ils le Donbass au risque d'un conflit militaire de haute intensité contre l'Ukraine et peut-être l'OTAN ?
  • Les occidentaux sont-ils prêts à envoyer leurs Soldats mourir pour les intérêts étasuniens semés sur le Maïdan ?
Et surtout, 
  • Quelle est la position réelle de Washington (pas celle des déclarations officielles) qui peut voir dans une offensive ukrainienne, après la nouvelle investiture de Poutine et avant le Mondial de foot en Russie, l'opportunité de reprendre la main après l'échec occidental en Syrie ?

Peut-être auront les réponses à ces questions très rapidement...


Erwan Castel

Source de l'article : Svpressa.ru


Poroshenko va gâcher les vacances de Poutine 
en attaquant le Donbass avant la Coupe du monde 2018

La défense de Kiev contre la contre-attaque de la Russie sera les troupes de l'OTAN

Sergey Aksenov


Le Commandant en chef des forces unies ukrainiennes, Sergueï Naïev, a vérifié la préparation au combat de l'armée située le long de la ligne de démarcation dans le Donbass. Le contrôle peut être lié à l'intention de Kiev de saisir les territoires des républiques populaires. Les conditions «idéales» pour une telle tentative se concrétiseront début juin, à la veille de la Coupe du monde 2018 en Russie, qui se déroulera en Russie.

Selon l'analyste politique Sergueï Markov , Kiev peut commencer son blitzkrieg dans le Donbass du 3 au 5 juin, malgré le fait que l'ouverture du championnat est prévue pour le 14 juin.
  • « APU besoin d'environ une semaine pour écraser l'armée de DNR et LNR, puis une semaine plus tard à Moscou sera confrontée à un choix: regarder le balayage de puissance Donbass et procéder à la Coupe du Monde ou l'armée russe d'intervenir et de faire face à un boycott du championnat », a t-il expliqué dans les calculs de son analyste.
Pour confirmer ses prévisions Markov relève que, dans la période du 3 au 15 Juin, et à proximité des frontières de la Russie,  se dérouleront à grande échelle des exercices de l'OTAN dans les pays baltes, « ce n'est certainement pas pour une attaque contre la Russie, mais ils croient ainsi pouvoir refroidir les têtes chaudes du Kremlin », - dit l'analyste, se référant à l'appui militaire possible des républiques de Moscou au Donbass.

En effet, 18 000 militaires de 19 pays de l'OTAN et des partenaires de l'alliance prendront part aux exercices de Sabre Strike. Pour y participer de l'Allemagne à la Baltique à travers le couloir Suwalk (à la frontière de la région de Kaliningrad) sera envoyé environ 1100 équipements militaires américains. La proximité de cette force militaire de l'OTAN peut rendre Poroshenko plus confiant. 

De plus, les alliés occidentaux partagent avec Kiev les renseignements dont son armée a besoin. Il est désormais connu que, décollant d' une base aérienne en Sicile sont régulièrement dirigés vers le sud-est de l'Ukraine des drones stratégiques de l'US Air Force RQ-4B, (voir le lien ici : Global Hawk) ce qui permet de mener des missions d'observation sur l'ensemble du territoire de la RPD et RPL, ainsi que sur les zones frontalières russes limitrophes.

Notez que pour l'Ukraine, la prochaine Coupe du Monde 2018 ne représente aucun intérêt sportif. Son équipe ne pouvait pas se qualifier pour les sélections préliminaires. C'est ce prétexte que la télévision ukrainienne a invoqué pour ne pas diffuser les matchs du championnat, bien que les droits de diffusion du championnat aient été achetés avant 2013. Il reste donc à exploiter la Coupe du Monde 2018 à des fins militaires et politiques.

Avec sarcasme Piotr Porochenko a expliqué à l'avance à la communauté internationale le contexte de l'événement sportif à venir. "Cette (Coupe du Monde 2018) est un pur outil de propagande pour blanchir la réputation ternie de la Russie. Cela n'a rien à voir avec le sport. C'est une question de géopolitique ", a déclaré le président ukrainien dans une interview accordée à l'édition allemande Focus.

L'utilisation d'un événement sportif international majeur pour attacher les mains de Moscou et ne pas lui permettre de donner une réponse militaire à la provocation a déjà eu lieu dans l'histoire récente. Ainsi, la journée d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, Saakachvili a fait une tentative d'occuper le territoire de l'Ossétie du Sud, mais l'armée russe n'a pas réussi à protéger la république.

Cependant, la situation dans le Donbass est différente de celle décrite par son échelle. En outre, le potentiel de l'armée ukrainienne est supérieur à celui des armées de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lugansk. Selon l'ancien ministre de la Défense de la RPD Igor Strelkov , en cas d'attaque Kiev Moscou sera en mesure de défendre la république que de décider d'une intervention à grande échelle de leurs forces armées.
  • En général, le scénario est classique, quand les opérations militaires actives ont commencé sous le murmure des grands événements sportifs, dit Rostislav Zhuravlev, ex-milice du Donbass . - La Coupe du monde 2018 est considérée comme le plus grand événement du monde avant les élections présidentielles en Ukraine. Mais pour la dernière fois, en Ossétie du Sud, nous nous souvenons comment cela s'est terminé.
Ici toute la question est, quelle variante de la réponse a été préparée de la direction militaro-politique de la Russie dans le cas d'une telle attaque à grande échelle. Quel genre de riposte et dans quelle proportion le président peut-il prévoir dans les premières minutes après le rapport.


"SP": - Et quelle pourrait être l'option?

- Il faut rappeler les événements de juillet-août 2014, lorsque l'attaque de Kiev a été arrêtée avec l'apparition légale de "chaudrons". Il est clair qu'alors l'APU n'était pas ce qu'elle est maintenant, mais nos gens ne sont pas non plus restés assis sur leurs lauriers pendant toutes ces années.

Le corps d'armée de la RPD et RPL fort de son expérience est capable de retenir l'ennemi au point où il sera nécessaire de tirer des forces supplémentaires « des vacanciers ». Nous savons que ce corps d'armée est de facto subordonné et intégré dans le système.


"SP": - Dans le notre, le russe?

- Bien sur. Sous une forme ou une autre. Mais ce sera un bain de sang. Je pense que cela est compris en Ukraine même.


"SP": - Peut-être vous avez besoin d'un "bain sanglant" à Kiev ...

- En mars 2019, des élections présidentielles sont prévues en Ukraine. Et le point principal de l'un des candidats sera: soit la cessation définitive de l'effusion de sang ou le "retour" du Donbass par des moyens militaires. Compte tenu de l'humeur qui prévaut au sommet de la pyramide, ce sera la deuxième option. Porochenko n'a jamais résolu le problème de la guerre, les accords de Minsk ont ​​échoué, les forces de maintien de la paix ne peuvent s'organiser, un nouveau Minsk-3 ne se profile même pas à l'horizon. Il reste la guerre.


"JV": - Porochenko ne perd rien, mais acquiert plutôt ...

- En tout cas, quel que soit le résultat, il sera toujours possible de blâmer la Russie pour tout. C'est pour le leadership de l'Ukraine une option gagnant-gagnant. Surtout ce ne sont pas leurs propres enfants qu'ils vont envoyer sur le front. Mais les radicaux seront très utiles. Et mieux vaut les laisser là dans les tranchées sous le feu que de les voir brûler des pneus à Kiev pendant la campagne électorale .

Egalement les responsabilités n'ont pas changés au plus fort de la guerre. Pour cela, Porochenko, en tant que commandant en chef suprême, peut également être désigné.

Selon l'analyste politique Alexander Asafov, Peter Poroshenko, et non l'Occident, sera l'initiateur principal des opérations militaires à grande échelle dans le Donbass à la veille de la Coupe du Monde 2018.

- Parmi tous les alliés de l'Ukraine, tout d'abord, la position des Américains est importante, puisqu'ils sont les modérateurs de 80% de tous les processus qui s'y déroulent: politiques, financiers. Ils sont satisfaits de la situation actuelle. Les États-Unis sont intéressés à ce que l'Ukraine demeure un territoire extrêmement problématique, ce qui crée des difficultés pour la Russie dans tous les sens.


"JV": - L'aggravation du Donbass ne va-t-elle pas renforcer un tel rôle pour l'Ukraine?

- Je ne pense pas que les Américains soient prêts pour une aggravation. Après tout, ils devront y participer plus activement pour s'impliquer dans des situations impliquant la mort de personnes. Leur réticence à le faire est attestée par les restrictions imposées par Washington sur l'utilisation de complexes antichars "Javelin" dans le Donbass, qui à Kiev sont considérés comme "la lance étincelante de la victoire".

Les Américains ont en effet un bonus à la base existante de l'OTAN à Yavoriv, ​​dans la région de Lviv, où se trouvent des instructeurs américains qui règlent leurs tâches militaires. Bien que la constitution de l'Ukraine interdise les bases militaires étrangères sur le territoire du pays, cela se fait sous le couvert d'exercices toute l'année.

Ne voulant pas d'exacerbation du conflit, les Américains sont prêts à discuter de la résolution de la Russie sur le projet d'une mission éventuelle de casques bleus, ainsi qu'à soutenir l'accord de Minsk, bien qu'ils n'y participent pas, ils sont satisfaits du statu quo qu'il engendre. Washington est prêt à continuer, pour les élections présidentielles, les nombreuses réformes qui sont à l'arrêt , et ainsi de suite. 


"SP": - Et les Européens?

- Leur influence sur la situation en Ukraine est beaucoup plus modeste que celle des Américains, mais ils ne veulent pas d'aggravation. Même pour la pression sur la Russie. Ils comprennent que la guerre se déroulera le long de leurs frontières. Et cela signifie qu'il y aura un trafic d'armes, la croissance de la criminalité, la migration et d'autres "délices".

L'Europe a l'expérience des flux migratoires non contrôlés en 2015, et ils sont ce qui se passera si vous commencez une guerre ouverte. En outre, en Ukraine il y a cinq centrales nucléaires ont l'expérience de Tchernobyl ... Par conséquent, en général, les Européens sont aussi contre le conflit, même si les représentants individuels et en faveur de l'intégrité territoriale de l'Ukraine.


lundi 7 mai 2018

Ça plane pour Avakov !

Avakov en compagnie de "conseillers" militaires étasuniens... mais ce sont les russes qui sont accusés d'être dans le Donbass ! 
Le Ministre ukrainien de l'intérieur Avakov continue a "garder la main" sur les opérations menées par Kiev dans le Donbass (l'ATO avait été confiée au Ministère de l'intérieur peu après son lancement en 2014). Ainsi, peu de temps après la mise en oeuvre de la "loi de réintégration du Donbass" il est venu faire la "tournée des popotes" pour pérorer et clabauder à qui voulait l'entendre qu'il a un "plan" et qu'il est désormais prêt à lancer la récupération des territoires du Donbass "dans un avenir proche".

"Sur la ligne de démarcation dans la zone de Lugansk s'est tenue une réunion de travail avec les commandants de secteurs au sujet de la stratégie des «petits pas» du programme de la réintégration du Donbass où il y a la pleine volonté de procéder à sa mise en œuvre dans un proche avenir."
Mais selon Avakov, la capture de la totalité du territoire des Républiques populaires de Donetsk et Lugnask étant "impossible" il est nécessaire de continuer la stratégie des "petits pas" et de confier ensuite le contrôle du terrain conquis à des casques bleus déployés en attente au plus près de la ligne de front.

Ce plan d'Avakov relève plus du fantasme de vouloir rejouer le scénario yougoslave ou l'ONU avait servi de cheval de Troie contre les serbes, que d'un réalisme tenant compte de la situation militaire et diplomatique du Donbass. 
Ici, une mission de casques bleus, telle que clairement désignée comme bouclier humain au profit d'une stratégie offensive kiévienne, a peu de chance de recevoir un aval de la part de la communauté internationale qui même si elle est disposée à financer une mission de l'ONU en Ukraine, a besoin avant toute chose de soldats pour la réaliser, de garanties politiques et surtout de l'accord du conseil de Sécurité sur des règles d'engagement précises de cette mission.

Or, la Russie qui sur le principe n'est pas opposée à l'envoi d'une forces d'interposition veille au grain et a déjà posé ses conditions restrictives non négociables à savoir une mission de l'ONU destinée à renforcer en la sécurisant celle de l'OSCE déjà déployée sur le terrain.

Lors de sa prochaine tournée des popotes du front le ministre de l'intérieur Avakov devrait éviter de confondre l'eau avec la vodka ou le sucre avec la cocaïne, cela lui éviterait de postuler pour le Ministère ukrainien du rire !

Erwan Castel

Source de l'article : Nations news

dimanche 6 mai 2018

Inspection des troupes d'assaut ukrops

Au lendemain de la mise en oeuvre officielle de la "loi de réintégration du Donbass", une fébrilité s'est emparée de l'armée ukrainienne, depuis ses snipers qui sur le front s'excitent sur leurs lunettes de tir jusqu'au Commandant en Chef des forces interarmées dans le Donbass qui vient de faire sa tournée d'inspection avant le lever de rideau sur un nouvel acte de cette guerre qui ne devrait plus tarder.

Le tout est de savoir ce que va finalement décider la Maison Blanche : lâcher son chien ukrainien ou le remettre dans sa niche...

En attendant son clébard se prend à son propre jeu : il bave et aboie en tirant sur sa laisse comme un enragé !


Depuis que la loi de réintégration du Donbass, après 3 mois de préparation a été activée au 1er mai dernier, les forces armées ukrainiennes déployées dans le Donbass sont entrées dans une phase d'excitation croissante

Ainsi le Commandant des forces interarmes qui remplacent désormais l'ATO (tout en héritant de son organisation et dispositif) a vérifié la préparation au combat des forces ukrainiennes déployées dans le Donbass. Ceci a été annoncé par la Ministère ukrainien de la Défense à l'agence Ria Novosti

Le lieutenant-général Sergei Nayev, est donc venu rencontrer ses subordonnées jusque sur la ligne de front pour évaluer le niveau opérationnelle des unités d'assaut déployées sur le front de Mariupol à Lugansk. A l'issue de cette inspection, le Commandant en chef des forces ukrops du Donbass s'est déclaré "personnellement convaincu de la très bonne capacité opérationnelle des unités" (en même temps ses commandants de secteurs qui protègent leur cursus à n'allaient pas lui dire le contraire).

Cette inspection est certainement à inscrire dans la montée en puissance de la machine de guerre ukrainienne que le Président Porochenko a lui-même lancé il y a une semaine. La gesticulation menaçante du haut commandement ukrainien, sur fond des commémorations républicaines du début du mois de mai (1er mai, jour de la victoire, jour de la République) présente le risque d'être suivie de provocations ukrainiennes, tant sur le front, sur les populations civiles qui recommencent à être régulièrement la cible de l'artillerie kiévienne, que dans le cœur des cités républicaines où des attentats terroristes sont à craindre

Ce dimanche ces craintes ont été également exprimées du côté de la République de Lugansk où Andrew Marochko le porte-parole du Ministère de la Défense populaire, a notifié l'arrivée de journalistes allemands de la chaîne télévisée ARD sur la ligne de contact côté ukrainien. En effet par expérience les ukrops offrent de la matière aux médias invitées en organisant des provocations et nourrir ainsi la propagande de guerre occidentale.

De son coté Edouard Basurin le porte parole du Commandement opérationnel de la République populaire de Donetsk a lui aussi confirmé la menace et rappelé le niveau augmenté de la "défense active" de l'armée républicaine qui ne permettra pas aux ukrops de "gâcher la fête".

Aujourd'hui des bombardements ukrainiens ont frappé la route de Bahmutka en Répunlique de Lugansk et le Nord de Gorlovka en République de Donetsk où un grand père de 80 ans a été grièvement blessé à la poitrine par des éclats de mortier au village de Golma, rue de l'hôpital où 4 maisons ont été endommagées ainsi qu'un gazoduc.

Cette menace persistante et même croissante depuis cette activation de la loi de réintégration du Donbass qui est une validation ukrainienne pour une nouvelle offensive renforce la détermination des unité de défense de la jeune mais déjà aguerrie République Populaire de Donetsk, actuellement en alerte et en répétition des cérémonies de la semaine prochaine.

Erwan Castel

Répétition du défilé du 9 mai 2018