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samedi 10 décembre 2022

Sur Donetsk encore et toujours !

 

Ce 9 décembre je suis arrivé juste avant midi à Donetsk pour un "repos" de quelques heures. 

Le temps de commander un chocolat chaud et une roquette de 122mm "Grad" est tombée à 60 mètres du café où j'étais, près du carrefour entre les rues Mira et Artiom.

En plein cœur du centre ville !

Bombardement du centre ville le 9 décembre 2022

Depuis plusieurs jours, le centre ville de Donetsk est frappé par des roquettes de 122mm "Grad" tirées depuis les positions ukro-atlantistes du secteur d'Avdeevka. Chacun de ces bombardements meurtriers sur Donetsk, comme d'habitude depuis 8 ans, vise des zones résidentielles aux heures d'activité élevées, lorsque les citoyens quittent leur travail vers les restaurants ou les magasins.

Ce sont pas moins de 10 roquettes "Grad" qui se sont abattues ce 9 décembre entre 13h et  14h, tandis que des obus de l'OTAN de 155mm frappaient ailleurs d'autres quartiers de Donetsk comme ceux du district de Kievsky.

Sur l'artère principale du centre ville, plusieurs bâtiments ont
été gravement endommagés, université technique, restaurants,
magasins, université d'économie, administrations municipales


Pour anticiper sur les commentaires récurrents ne comprenant pas pourquoi les forces russes ne réussissent pas à détruire ces systèmes d'artillerie ennemis après 9 mois d'affrontements je rappelle brièvement :

  • L'étendue et la profondeur du champ de bataille ne permet pas d'avoir une couverture permanente des moyens de riposte rapides.
  • Les systèmes d'artillerie sont soit très éloignés des portées des contre batteries russes classiques.
  • Le mode opératoire de l'artillerie, qui disperse ses tubes et ne les laisse sur leurs points de tir que quelques minutes, ne permet pas des ripostes adaptées.
  • Depuis plusieurs bombardements on observe des tirs de roquettes de plus en plus "rasant" pour tenter d'échapper aux radars de la défense antiaérienne.
  • La couverture antiaérienne ennemie ne permet pas à l'aviation tactique qui est la riposte précise la plus rapide, de pénétrer jusqu'aux batteries ennemies.


Débris d'une roquette de 122mm "Grad"

Dans l'après midi, une accalmie s'est installée dans le centre Donetsk, les bombardements se limitant à la zone du front située entre 5 et 10 km au large, mais à la nuit tombée, le cauchemar des habitants de Donetsk a recommencé avec un nouveau bombardement de leur centre ville, cette fois avec 20 roquettes de 122mm "Grad".


Les roquettes ont encore frappé le secteur du Marché central de la ville, près des rues Vatutina et 50ème anniversaire de l'URSS. frappant encore de plusieurs coups directs des habitations civiles.

Avant même l'arrivée des secours et malgré la 
menace de nouveaux bombardements, les 
habitants se précipitent vers les zones touchées
pour secourir les habitants blessés ou bloqués
dans leurs maisons en feu. Résilience et courage


Les rues du centre ville se couvrent de débris divers 
vitres explosées, murs fracassés et éclats de munutions

La ville s'endort dans les écharpes de fumée et les sirènes des ambulances tandis qu'un premier bilan provisoire de la journée fait état de 4 tués et plusieurs blessés.

Cette nuit, comme les larmes des dieux, la pluie est revenue nettoyer la première neige maculée du sang des innocents tués hier encore par la haine occidentale. 

Aux lisières Nord, la guerre ne se calme pas, 
les bombardements et les attaques ennemies
menaçant toujours de déborder vers les familles

Avant même que la lumière du jour n'apparaisse à l'horizon du monument de la Grande guerre patriotique dressé au coeur de Donetsk, des détonations retentissent à nouveau au Nord de la cité se réveillant. 

10 décembre, une nouvelle journée de résilience, de combat commence pour cette cité minière capitale russe de de la République Populaire de Donetsk qui mérite incontestablement le titre glorieux de ville héroïque que viendra couronner de ses lauriers la Victoire prochaine des peuples libres sur cet Occident totalitaire et dégénéré qui asphyxie l'Europe depuis trop longtemps.                                                          

Erwan  Castel

jeudi 22 septembre 2022

Nouveau massacre à Donetsk !

Tandis que les 200 criminels d'Azov se noient dans des flots de champagne saluant leur libération (désolé la pilule ne passe pas !), d'autres nazis ukrainiens perpétuent un nouveau massacre au coeur de Donetsk !!!

Aujourd'hui 22 septembre, les forces ukro-atlantistes ont encore frappé avec leur artillerie de l'OTAN le marché central de Donetsk, au coeur de la cité république qui s'apprête à ouvrir ses bureaux de vote demain pour son référendum irrédentiste d'intégration à la Fédération de Russie.

Chaque jour ce sont les mêmes mots qui s'échappent des mâchoires crispées par la rage et la tristesse : "massacre", "OTAN", "carnage", "nazis", "génocide" ! ... 21 septembre: 5 morts, 19 septembre:16 morts, 18 septembre: 9 morts, 17 septembre, 4 morts et on pourrait ainsi remonter ces rivières de sang et de larmes jusqu'au printemps 2014 , lorsque la haine bandériste, libérée sur le Maïdan s'est abattue sur le Donbass !

Aujourd'hui c'est tragiquement encore "un jour comme les autres" alourdit ce martyr inimaginable du Donbass. Les ukro-atlantistes ont à nouveau frappé le coeur de Donetsk pendant cette pause économico sociale inévitable et dans un des lieux les plus fréquentés de Donetsk : le marché central où se trouvent aussi une gare routière pour minibus, des restaurants, une école, un centre commercial et faut-il le rappeler, aucun objectif militaire ou  logistique...

Bilan provisoire : 6 tués et 6 blessés


Voici la séquence des bombardements ukro-atlantistes ayant frappé uniquement les quartiers résidentiels de la ville de Donetsk ce 22 septembre 2022 (Source "STKK" dont les observateurs continuent à faire leur travail 7 mois après le départ de l'OSCE)

06:40 - De Krasnogorovka sur  Staromikhaylovka (W Donetsk): 3 obus de 152 mm
08:20 - De Netailovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kyiv) : 6 obus de 155 mm 08:37 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 5 obus de 155 mm 
09:03 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kyivsky): 5 obus de 155 mm
09:24 - De Netaylovo sur  Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm
09:28 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 6 obus de 155 mm 
09:56 - De Orlovka sur Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm
11:50 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kirovsky): 5 obus de 155 mm 
12:00 - De Krasnogorovka sur Donetsk (district de Kirovskiy) : 5 obus de 155 mm  
12:04 - De Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 3 obus de 155 mm
12:16 - De Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 2 obus de 155 mm
12:20 - De. Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 2 obus de 155 mm  
12:36 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kirov et Kuibyshevsky) : 3 obus de 155 mm 
13:58 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kirovsky) : 5 obus de 155 mm
14:23 - De Orlovka sur Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm 
14:29 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 3 obus de 155 mm 
14:43 - De Krasnogorovka sur Donetsk (district de Kirovsky) : 6 obus de 155 mm...

Et les bombardements continuent !

Ce qui saute aux yeux dans ce chapelet de haine c'est que les ukro-atlantistes n'utilisent désormais que des obusiers de l'OTAN pour tuer les populations civiles du Donbass et qu'ils ne parviendraient pas à un tel résultat criminel sans ces précieux "cadeaux" de Biden, Macron & Co dont je soupçonne que des "conseillers" accompagnent toujours leur utilisation.

Et bien sûr tout cela dans l'indifférence crasse des médias occidentaux qui, même lorsque le sang arrive jusqu'aux dépêches de l'AFP, s'empressent alors d'introduire l'information par un "selon de maire pro-russe de Donetsk" ou "selon les séparatistes".... histoire de soupoudrer d'un scepticisme sournois auprès d'un public conditionné la réalité de la tragédie, en attendant de relayer à tue tête la propagande ukrainienne grotesque qui accuse systématiquement les russes de bombarder leurs populations (et avec du 155mm de l'OTAN s'il vous plaît !) 

Je ne sais pas qui, des chiens de garde des rédactions occidentales ou de leurs publics qui avalent leurs anacondas, sont les plus cons ? Enfin j'ai quand même une petite idée...

En attendant, chaque goutte de sang est un cri et un vote du Donbass demandant à rejoindre sa Russie maternelle. Comment imaginer, même dans le pire cauchemar, qu'un avenir commun soit possible entre les russes et les bandéristes de Kiev. 

Il est vital pour la Novorossiya d'en finir le plus vite possible, sur le plan statutaire autant que militaire !

Erwan Castel


Les ukrainiens se font écraser devant Peski

 
Alors que les canons français CAESAR de l'artillerie ukro-atlantiste continuent à massacrer les civils de Donetsk (encore 5 morts hier 21 septembre), les forces de Kiev excitées par le sang et leur victoire éphémère du côté de Kharkov continuent de lancer des attaques sur le front de Donetsk, où leurs unités ont même reçu en renfort des unités d'assaut et d'artillerie nouvelles.

Ainsi, sur le front de Peski, ce saillant républicain conquis de haute lutte début août par les unités républicaines emmenées par les groupes d'assaut du 11ème régiment et les chars du bataillon Somali, l'ennemi ukrainien a lancé au cours des derniers jours pas moins de 5 assauts mécanisés pour tenter de reconquérir ce point d'appui perdu et essentiel à la défense du front d'Avdeevka (voir le § "Peski" du SITREP du 12 septembre où je relate le premier assaut ukrainien sur Peski) 

Situation générale du front d'Avdeevka au 22 septembre 2022, avec Peski au Sud

Ce 20 septembre, les forces ukrainiennes ont lancé un 5ème assaut contre les positions défensives alliées. Cette attaque des forces de Kiev qui est la plus importante réalisée sur ce secteur est partie à la fois du village de Pervomaïske et du village de Vodyane, ces 2 localités faisant partie (avec Opitnoe plus à l'Est) de la principale ligne de défense extérieure située au Sud du bastion ukrainien d'Avdeevka. plus de 10 blindés (chars et véhicules de combat d'infanterie) et plusieurs compagnies d'infanterie, sont partie dans des assauts convergents vers la rue Stepnova qui permet d'accéder aux quartier des immeubles de grande hauteurs situés au Nord du village.

Ce double assaut ukrainien, repéré dès ses sorties de Pervomaïske et Vodyane a tout d'abord subi des tirs de barrage de l'artillerie alliée avant d'arriver dans le secteur de la rue Stepnov, ce qui a contraint leurs unités non détruites à se replier puis contourner le polygone de l'artillerie pour tenter de varianter leur attaque plus au Nord avant d'être à nouveau écrasées par l'artillerie alliées, cette fois une saturation de zone réalisé avec des lance roquettes multiples. 

Secteur de Peski et attaques ukrainiennes du 20 septembre 2022

Voici 4 bouts de vidéo de drone d'observation qui 
montrent l'assaut des ukrainiens, les tirs de barrage
républicains jetant la confusion dans leur assaut et 
aussi leur repli, nouvelle tentative et échec final.


Dans la foulée de leurs barrages d'artillerie sur les 2 tentatives ukrainiennes, les blindés républicains du bataillon Somali ont mené une contre attaque en direction de Vodyane pour achever de détruire les dernières unités mécanisées qui tentaient de s'y replier.



Le bilan de cette nouvelle offensive ukrainienne sur Peski est pour Kiev un nouvel échec cinglant et sanglant car les pertes de ce nouveau fiasco devant Donetsk s'élèvent à plus de 100 soldats tués ou blessés et plusieurs véhicules blindés détruits.

Ailleurs ce sont des assauts alliés qui n'aboutissent pas comme à Marinka par exemple mais avec des pertes incomparablement moins importantes que celles subies par les ukrainiens devant Peski. C'est ainsi de toutes les guerres de haute intensité, où se vivt une alternance de succès et de revers tactiques, surtout dans des combats de zones urbaines fortifiées où l'avantage est important pour celui qui défend, 

Mais ce que l'on peut retenir de l'écrasement des assauts ukrainiens sur Peski, c'est l'efficacité remarquable de la défense républicaine qui s'appuie sur: 

  1. Une observation permanente de l'ennemi, notamment par des drones, ce qui permet d'anticiper et réagir à toute action offensive
  2. Une réactivité et précision efficaces des couvertures de l'artillerie qui réalise aussi bien des tirs de barrage que des appuis lors des  contre attaques
  3. Une défense de la première ligne qui a repoussé les unités d'infanterie qui accompagnaient les blindés 
  4. Une contre attaque blindée finale qui a su exploiter la désorganisation ennemie pour achever sa destruction avant son repli à Vodyane. 
Cependant,  les moyens républicains restent toujours insuffisants pour capitaliser la défaite de l'assaut ukrainien en prolongeant leur contre-attaque en une offensive sur Vodyane par exemple. 

Et du côté ukrainien, ce qui apparait, même aux yeux de premier venu, c'est le caractère désespéré et même suicidaire de ces assauts en terrain découvert avec un appui feu quasiment inexistant et qui, dès les premiers tirs de barrage subis semblent complètement perdus et animés par des réactions individuelles décousues.

Il ne s'agit pas pour autant de sous estimer les capacités évolutives des forces ukrainiennes car cette assaut sur Peski, qui est à mettre en relation avec d'autres attaques menées ces derniers jours sur la zone de l'aéroport, un peu plus à l'Est du village, montre que les forces de Kiev sont toujours debout, motivées et qu'elles reçoivent toujours logistique et renforts leur permettant de tenir et même de prendre l'initiative.

Le même constat est réalisé sur le front Nord, notamment du côté de Krasni Liman où les forces ukrainiennes échouent à rompre la première ligne de défense alliées en y laissant à chaque fois des pertes importantes mais maintiennent des pressions offensives permanentes.

Les forces alliées ont donc besoin de grossir significativement leurs effectifs opérationnels et sur tous les fronts (ce que ne peuvent pas faire les ukrainiens) pour parvenir non seulement à repousser les forces de Kiev partout comme à Peski, mais surtout pour pouvoir engager de nouvelles offensives percutantes permettant de rompre les lignes de défenses ennemies s'emparer de villes clés et précipiter la capitulation de Kiev plutôt que de les grignoter inutilement en donnant du temps aux aides occidentales et aux reconstitutions de nouvelles brigades ukrainiennes.

Et c'est visiblement ce qui est en train de se préparer pour la période qui suivra les référendums et la très probable intégration des républiques du Donbass et des régions de Zaporodje et Kherson au sein de la Fédération de Russie qui devrait être entérinée autour du 1er octobre.

Erwan Castel 


lundi 19 septembre 2022

Une folie meurtrière devenue démentielle


Rentrant de mon service près d'un bâtiment en ruine de ma base, je voulais terminer une information brève concernant le nouveau bombardement ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporodje, survenu cette nuit (voir ci après) et qui suffit déjà à décrire cette psychopathie ukro-atlantiste que les russes d'Ukraine côtoient et subissent depuis 8 ans dans une impudeur devenue paroxysmique depuis 7 mois, mais un nouveau massacre a endeuillé la ville au million de roses.

Chaque jour des civils meurent au coeur des cités républicaines,. Rien que pour Donetsk,  hier dimanche 18 septembre, 9 personnes ont été tuées et 13 autres blessées par des obusiers de 155mm de l'OTAN,. le 17 septembre, 4 autres civils avaient été tués et ainsi de suite chaque jour que les dieux font et que les hommes défont. 

Aujourd'hui 19 septembre, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les obusiers de 155mm de l'OTAN des soudards de Zelensky a réussi à faire passer au second plan cette attaque dejà inadmissible sur la centrale nucléaire d'Energodar.

A 12h20, au moment où l'activité socio-économique extérieure bat son plein, un bombardement ukro-atlantiste s'est abattu au coeur de Donetsk, dans le district de Kuybishevsky situé à l'Ouest du centre ville. La place des commissaires de Bakou, le marché de Sokol (microdistrict de Tekstilshchik) et plusieurs centres commerciaux ont été touchés entre 12h15 et 12h23 par 9 obus de 155mm (calibre OTAN) tirés depuis les positions ukrainiennes de Netaïlovo, à 20 km, au Nord Ouest de Donetsk (secteur de Pervomaïske sur le front d'Avdeevka).

Bilan  provisoire : 16 tués dont 2 enfants 
et plusieurs blessés
 


Outre les nombreuses victimes fauchées par l'acier de l'OTAN, les destructions sont importantes, magasins de marché, centre commercial, maisons d'habitations, voitures.... et dans ces quartiers frappés au milieu de la journée, pas un seul objectif militaire, logistique ou énergétique pouvant intéresser des opérations militaires... Juste des centres de vie socio-économiques d'une population civile éloignée du front (10 km de la ligne de front) 


Au milieu des corps et des débris, des centaines d'éclats d'acier identifiés comme ceux d'obus de 155mm français tirés par canon CAESAR sont ramassés par les services de sécurité chargés de l'enquête. 


Lorsque les bonimenteurs droitdelhommistes français, Sarkozy, Hollande et Macron pour ne citer que les 3 derniers laquais du mondialisme libéral nous racontent vouloir sauver la population de Benghazi des bombes de Kadhafi, les femmes maliennes des couteaux des djihadistes ou les ukrainiens des chars de Poutine, il ne font que rejouer sur les planches ensanglantées du grand théâtre de leur bien pensance, juste planté dans son nouveau décor cosmopolite, cette inversion accusatoire hypocrite et criminelle rodée depuis que l'Europe est Occident. Et tous ces martyrologes infinis d'être ensuite cyniquement justifiés par ces vampires de la marchandise qui, toute honte bue, déclarent comme Madeleine Allbright devant les 500 000 enfants irakiens massacrés:  '"cela en valait la peine" !

Macron, ses prédécesseurs et tous leurs coreligionnaires mondialistes devront un jour passer devant les tribunal des hommes ou des armes pour rendre compte de leurs crimes organisés !


Si la mort de civils et d'enfants innocents est sans nul dote le drame le plus élevé dans cette tragédie humaine qu'est la guerre, et souvent inévitable lorsque les armées se disputent le contrôle d'une ville ou cherchent à y détruire des infrastructures militaires, logistiques ou de commandement, il reste cependant des valeurs qui devraient épargner au maximum les civils du feu des combats, à condition qu'elles soient respectées comme l'impose les règles d'engagement . 

Je ne cherche nullement ici à hiérarchiser les victimes mais les bombardements qui tuent au coeur de Donetsk ne sauraient être comparés à ceux qui visent en Ukraine les casernes, dépôts, centrales d'énergétiques ou structures logistiques utilisés par les forces de Kiev, car ici, si le drame humain reste le même, les civils de Donetsk sont tués parce qu'ils sont la cible des psychopathes qui depuis 8 ans mènent contre eux des bombardements terroristes à caractère génocidaire !


Une fois encore l'armée ukro-atlantiste, et grâce aux aides militaires d'une France droitdelhommiste et moralisatrice, tuent et mutilent des populations civiles au seul motif qu'elles sont russes..

Il ne s'agit pas ici d'un autre tragique "dommage collatéral" secouant toutes les guerres de haute intensité, mais bien d'un nouveau crime de guerre ukro-atlantiste et encouragé par cette absolution politico-médiatique donnée par les "démocraties occidentales" à des soudards néonazis, au seul intérêt qu'ils sont devenus les idiots utiles d'une hégémonie russophobe occidentale.


Plus à l'Ouest, le long du Dniepr...

Dans la nuit du 18 au 19 septembre, à 00h19, un missile ukrainien a frappé à nouveau le site de la centrale nucléaire de Zaporodje à Energodar laissant cette fois dans la mémoire des vidéos surveillance l'image d'une explosion impressionnante survenue à moins de 300 mètres des réacteurs nucléaires.

Cette fois l'impact qui est arrivé sur le secteur de la gare de la centrale a fait un cratère de 2 mètres de profondeur et 4 mètres de diamètre, Ce tir a provoqué en réaction une forte explosion qui a endommagé le bâtiment de la gare ainsi que des lignes de la centrale hydro-électrique d'Aleksandrovskaïa, qui ont été temporairement coupées.

Dans le chantage nucléaire organisé par les occidentaux à Energodar quelle va être la prochaine mission confiée à leurs psychopathes de service ?  

Un nouveau massacre de civils à Donetsk, un autre bombardement visant un incident nucléaire à Energodar... deux nouvelles raisons pour la Russie d'en finir radicalement avec ces tarés ukro-atlantistes et d'envoyer en guise d'avertissement rouler leurs têtes jusqu'aux pieds de leurs parrains occidentaux (peut-être au sens propre comme au sens figuré).

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

L'AIEA demande le transfert de la centrale de Zaporojié à Kiev : 
la Russie, va-t-elle rompre le cordon ombilical globaliste ?


Par Karine Bechet Golovko

"L'enchaînement des événements autour de l'action de l'AIEA ne laissait aucun doute, quant à sa partialité et à son implication dans le conflit en Ukraine, comme arme globaliste. En exigeant le transfert pur et simple du contrôle de la centrale de Zaporojié à Kiev, sur demande de la Pologne et du Canada, le conseil des directeurs de l'Agence vient de signer son arrêt de mort international. N'étant objectivement plus indépendante, l'AIEA perd toute raison d'exister. Ce qui pose en perspective la possibilité même de l'existence aujourd'hui du système de gouvernance globale, issu de la Seconde Guerre mondiale, construit autour des organes internationaux, cooptés et devenus globaux.

Lors de sa visite à la centrale nucléaire de Zaporojié, Grossi et ses "experts" n'ont prêté qu'une attention superficielle aux tirs ukrainiens et aux demandes des habitants de les faire cesser. En revanche, immédiatement, Grossi a fait le lobby de l'instauration d'une zone démilitarisée autour de la Centrale et a imposé la présence permanente de deux représentants de l'AIEA à la Centrale.

La Russie a accepté la présence des "experts", qui devaient faire savoir aux pÔvres Occidentaux ignorants la réalité de la situation sur place. Il est vrai que les Américains et les Britanniques dirigent l'attaque contre la région de Zaporojié, il y a peu de chance qu'ils soient au courant de qui tire sur la Centrale ...

La Russie a également commencé les négociations à Vienne avec l'AIEA sur cette étrange zone démilitarisée, qui pourtant avait été antérieurement condamnée, et par le ministère russe de la Défense, et par le Kremlin. Comme si les négociations sont une fin en soi ... pour éviter de n'avoir à remettre réellement en cause ce monde global.

Désormais, les masques, qui n'existaient déjà plus, sont tombés, le Roi est nu, l'AIEA va au bout de sa mission et demande le retrait des forces russes, le transfert de la centrale à l'Ukraine et continue le travail - intermédiaire - sur cette zone démilitarisée, qui n'a d'importance que tant que la Russie tient la zone.

La résolution du Conseil des gouverneurs de l'AIEA a été présentée par la Pologne et le Canada, votée par 26 membres. Et pour que les choses soient bien claires, qu'il n'y ait pas de doute que la centrale n'est pas un but en soi, mais l'élément psychologique qui doit conduire la Russie à capituler, l'ambassadeur australien de préciser :

«Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l'exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijjia et tout autre territoire ukrainien à Kiev»

De son côté, la Russie déplore que les pays occidentaux aient introduit à l'AIEA une résolution anti-russe, qui ignore les tirs ukrainiens.  En effet, c'est une surprise de taille, surtout, que l'ambassadeur russe souligne lui-même que ces mêmes pays fournissent les armes à Kiev. Il rappelle par ailleurs, que la Russie et la Chine ont voté contre et :

"Le Burundi, le Vietnam, l'Égypte, l'Inde, le Pakistan, le Sénégal et l'Afrique du Sud se sont abstenus. Ainsi, la majeure partie de l'humanité a refusé de soutenir ce projet."

L'humanité, c'est certes, très beau, mais ce n'est pas elle qui va faire changer le cours du conflit, surtout dans son abstention. Une position aussi mesurée de la Russie dans ce contexte met en avant un malaise politique, une faiblesse, elle, réelle, qui se résume à cette question : les élites politiques russes, vont-elles enfin avoir le courage de rompre le cordon ombilical globaliste ? Un premier signe, désormais, sera celui des négociations concernant la zone démilitarisée : y participer serait non seulement contreproductif, mais enverrait un signal dangereux, puisque leur finalité a été formellement dite."

Karine Bechet Golovko

samedi 17 septembre 2022

Et pendant ce temps là, à Donetsk...

Tandis que les vautours déplumés de la bien pensance occidentale cherchent des crimes de guerre (russes bien entendu) là où i n'y en a pas, les civils de Donetsk continuent de mourir sous les obus ukro-atlantistes tirés quotidiennement avec les cadeaux de l'OTAN donnés aux bandéristes kiéviens.

Aujourd'hui 17 septembre 2022, comme chaque jour depuis 8 ans et dans un crescendo meurtrier depuis 7 mois, les obusiers de l'OTAN frappent le centre ville de Donetsk où pourtant il n'y a aucun objectif militaire nui logistique. Ainsi ce samedi, des obusiers de 155mm, probablement des canons CAESAR français ou des M777 étasuniens ont à nouveau frappé le coeur de la capitale républicaine, à 12h00 lorsque les gens sont invités par le soleil estival persistant à se promener dans les allées et les parcs de leur belle cité.

Bilan provisoire : 4 civils tués et plusieurs blessés

Sur un boulevard Pouchkine paisible et ensoleillé
aujourd'hui, une femme a rencontré la haine !

Ce drame quotidien, je tente depuis 8 ans avec d'autres français écœurés de cette criminalité occidentale, de le faire remonter à la surface du cloaque putride de la propagande russophobe. Pour ma part, en offrant un autre regard sur la tragédie qui se joue depuis 8 ans dans le Donbass, je ne cherche pas plus à convaincre qu'à surtout réveiller les consciences européennes anesthésiées par la mythification coutumière d'une Histoire en mouvement et qui les conduit tout droit vers un chaos sanglant.

Et malheureusement, ce nouveau crime de guerre ukrainien au coeur de Donetsk réalisé grâce à des armes de l'OTAN officiellement données à Kiev "pour défendre l'Ukraine contre l'armée russe" n'est pas anecdotique :

Bombardements ukrainiens du centre ville le 17 septembre à 12h00

Bombardements ukrainiens de Donetsk le 17 septembre matin

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans la semaine écoulée

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans le mois écoulé

Bombardements ukrainiens de Donetsk dans l'année écoulée

Alors que les médias occidentaux, et c'est leur droit, poussent des cris d'orfraie dès qu'un missile russe tombe sur une ville ukrainienne, en tuant ou blessant des civils proches de l'objectif militaire ou stratégique visé, concernant les bombardements subis par les familles du Donbass, ils affichent en revanche depuis 8 ans un silence sépulcral qui, après l'acier brûlant des obus déchiquète une deuxième fois par leur mépris ces autres innocents fauchés par la folie des hommes.. Et pire, si ces prêcheurs cathodiques de la sainte pensance occidentale évoquent anecdotiquement les victimes de Donetsk c'est alors pour se vautrer dans une inversion accusatoire hallucinée où ils veulent nous faire croire que ce sont les forces alliées qui bombardent leur propre population. Ce faisant, ces insectes propagandistes deviennent consciemment des collabos de criminels de guerre ! 

Eclat d'un obus de 155mm de l'OTAN au coeur de Donetsk

Même s'il existe ici et là quelques rares reporters faisant encore honneur à l'éthique de leur profession, pour la majorité de ces pseudos "journalistes" la vie d'un enfant de Donetsk ne semble pas avoir la même valeur que celle d'un enfant de Kiev. Et ma réflexion s'adresse avec la même intensité à ces européens de l'Ouest, convertis pro-russes qui leur opposent une autre forme de pensée unique car la boue manichéiste d'un même atavisme occidental leur colle toujours aux neurones.

Car un "journaliste" qui s'interdit d'aborder l'actualité dans toute la globalité de la tragédie humaine non seulement insulte sa probité, sa profession et son public mais devient l'ennemi intime de la Paix, car la partialité servile entretient une diabolisation haineuse qui sabote les rêves de paix portés par les hommes subissant ou portant les armes au coeur des tempêtes de l'Histoire.

Bombardement de Donetsk centre le 17 septembre

Lorsque cette tragédie sera terminée, il sera un devoir souverain que de pousser vers le même gibet de la justice des peuples ces collabos avec leurs criminels de guerre ukrainiens qu'ils encouragent aujourd'hui de leurs mensonges et silences complices.


Erwan Castel

lundi 12 septembre 2022

Une tempête russe va s'abattre sur l'Ukraine

Bombardement russe de la centrale électrique de Pavlograd

Depuis l'échec de la stratégie initiale des opérations spéciales russes en Ukraine qui avait tout misé sur la vitesse et le choc pour faire plier le pouvoir de Kiev, la "seconde phase opérationnelle" entamée en avril dans le Donbass sur la base d'écrasements d'artillerie et d'assauts urbains est arrivée à sont tour au bout de ses succès tactiques (Marioupol, Popasnaya, Severodonetsk, Lisichansk...) et ce jusqu'à voir aujourd'hui l'initiative opérative passer du côté ukrainien (appelons un chat un chat et un échec un échec). 

Le temps de changer le format stratégique des opérations militaires russes en Ukraine est arrivé et la contrainte par une puissance mesurée doit maintenant passer le relais à une destruction par une puissance démultipliée. pour répondre à l' "otanisation" exponentielle des forces ukrainiennes.


Merci de rester à la fois réaliste et confiant 

En attendant j'observe les passions s'échauffer au milieu des derniers événements du front et je rappelle ici qu'il convient en toutes circonstances de savoir raison garder et surtout de ne pas écouter, dans la tempête faisant craquer la mature, les émotifs qui depuis leurs salons soit jouent à l'autruche propagandiste en se cachant la tête dans les communiqués officiels et psalmodiant "tout va très bien Madame la marquise" soit écoutent les trompettes défaitistes sonnant au milieu des ruines de leurs fantasmes et s'arrachent les cheveux en gémissant "Pizdiet !" (c'est foutu).

En préambule de cet article, et avec un profond respect, je laisse la parole au Président de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadirov, qui affiche depuis toujours dans ses paroles (certes dans un style un peu fanfaron) et dans ses actes, à la fois sa fidélité totale sans courtisanisme au président Poutine mais aussi une liberté de penser sans autosuggestion, et qui toutes les deux ont forgé au fil de ses années mises au service de la Grande Russie sa réputation méritée de Commandeur.
 

Voici ce qu'à dit Ramzan Kadyrov concernant le retrait russe des secteurs de Balaklaïa, Koupiansk et Izioum :

"Moi, Ramzan Kadyrov, je vous déclare officiellement que toutes ces villes seront rendues. Nos gars sont déjà là. 10 000 autres combattants sont prêts à partir.

Dans un avenir proche, nous atteindrons Odessa, vous verrez des résultats concrets.

Je ne suis pas un stratège, comme au ministère de la Défense. Mais des erreurs ont été commises. Je pense qu'ils en tireront des conclusions. Quand vous dites la vérité en face, vous ne l'aimez peut-être pas. Mais j'aime dire la vérité. Nous avons parlé avec les commandants sur les fronts.

Dommage que rien n'ait été dit pendant plusieurs jours. Il est clair que les gens n'étaient pas préparés à cela. Nous parlons toujours de notre travail.

Si aujourd'hui ou demain des changements ne sont pas apportés à la conduite d'une opération militaire spéciale, je serai obligé de contacter les dirigeants du pays afin de leur expliquer la situation sur terre. Elle est très intéressante, « géniale » je dirais.

Le fait que plusieurs villages et villes leur aient été abandonnés présente plusieurs avantages. Nous n'avons pas fait de publicité, mais nous avons une tâche particulière. Nos gars se sont levés et ont commencé leur travail.

Dans un avenir proche, nous rencontrerons les commandants militaires, nous leur expliquerons ce qu'est le patriotisme. Les patriotes ne devraient pas être offensés si quelqu'un a fait quelque chose de mal. Nous devons rassembler les gens.

Je sais une chose. La Russie gagnera. Les armes de l'OTAN seront supprimées grâce à l'esprit de nos combattants. A notre venue les ennemis tremblent déjà des mains et des pieds."

Ramzan Kadyrov

Au lendemain de la percée ukrainienne réalisée sur Koupiansk et Izioum, et qui sera certainement aussi éphémère qu'elle fut audacieuse, les forces russes ont engagé visiblement depuis 2 jours une radicalisation de leurs opérations offensives sur l'ensembles des fronts, de Kharkov à Kherson. A commencer par une intensification des bombardements stratégiques et un élargissement de leurs cibles aux centres énergétiques critiques ukrainiens.

Reste à savoir combien de temps faudra t-il à Moscou pour inverser la vapeur de cette stratégie du "trop peu trop tard" appliquée jusqu'ici.

1 / Intensification des bombardements stratégiques

Au cours des dernières 24 heures, tandis que des dizaines de brigades d'assaut convergent vers le front russo-ukrainien, une pluie de missiles de croisière russes s'est abattu sur les principaux centres stratégiques ukrainiens :

Départ de missiles "Kalibr" russes tirés depuis un sous marin

Destruction russe d'un dépôt de munitions à Voznesensk

Destruction russe d'un autre dépôt de munitions à Kramatorsk

2 / Déploiement de nouvelles unités d'assaut

Une armée a beau avoir la meilleure artillerie, les meilleurs blindés ou la meilleure aviation, ces forces ne resteront toujours que des appuis car, dans les batailles et depuis toujours c'est l'infanterie qui apporte à son peuple les lauriers de la victoire. 


En ce moment, l'Etat-Major russe réorganise son dispositif et l'articulation de ses unités avec l'arrivée de renforts conséquents et parmi eux de nombreuses unités d'assaut entrainées aux combats les plus difficiles. Profitant d'avoir évoqué Ramzan Kadyrov en préambule et pour illustrer ses paroles avec ses actes, je donnerai ici pour exemple les renforts envoyés par la République de Tchétchénie sur le front russo-ukrainien: 

A Grosny, rassemblement des renforts 
en partance pour le front russo-ukrainien

La République tchétchène a levé 3 nouveaux bataillons de 560 personnes chacun et 1 régiment de forces spéciales spécial de 1500 combattants, tous en route vers le front Avec ces 3180 professionnels supplémentaires formés à toutes les missions de combat il y aura sous peu sur le front du Donbass parmi les forces alliées 2 régiments "Akhmat" (Nord et Sud) et plusieurs bataillons tchétchènes pour emmener les assauts sur les bastions ukrainiens.


3 / Destructions des centres socio-économiques critiques 

Mais la "nouveauté" dans ces frappes russes intensifiées brutalement, c'est qu'elles ont ciblé dans toute l'Ukraine des centrales électriques, plongeant les populations ukrainiennes dans l'obscurité et les coupant de tous les réseaux de communications ou de distribution à régulation électrique..

Le 10 septembre j'écrivais ici"Il est probable qu'au cours des prochains jours ces bombardements stratégiques russes, non seulement s'intensifient mais s'étendent aux infrastructures critiques de l'Ukraine comme les ponts sur le Dniepr, les centrales énergétiques, les ports et aéroports de commerce, afin de paralyser la vie socio-économique du pays et les ressources qui alimentent l'effort de guerre et aident à l'acheminement des aides militaires occidentales, des troupes et leur logistique sur le front". 

Destruction russe d'une centrale électrique à Kremenchug

Une centrale électrique est un objectif stratégique, n'en déplaise à ces propagandistes hallucinés qui ne connaissent absolument rien ni à l'art de la guerre ni à l'éthique du journalisme qu'ils prétendent incarner, mais qui donnent à tout bout de leur vanité et sur un ton péremptoire des leçons à l'entour et leurs fantasmes d'adolescents attardés en prétendant, par exemple comme Néant la bien nommée, que  "la Russie ne bombardera pas les centrales électriques pour ne pas se mettre à dos la population ukrainienne" (vidéo du 11 septembre à 15'24") et que tous ceux qui pensent le contraire sont des "débiles" et des "crétins".

Le réseau électrique d'un pays, dès lors qu'il est en guerre, devient de facto une cible pour son ennemi, au même titre que ses dépôts de carburant, ses ponts, ses centres de télécommunications, ses terminaux portuaires et aéroportuaires etc... L'électricité est devenue vitale dans tout conflit moderne, car elle alimente les réseaux ferroviaires (notamment en Ukraine) qui acheminent la logistique militaire et les unités vers le front, alimentant les usines d'armement mais aussi les réseaux téléphoniques et Internet, les radars... et jusqu'aux batteries des drones d'observation sans oublier la machinerie de la propagande..

Quand tous les jours des soldats meurent sur le front, le confort socio-économique de la population de l'ennemi ne pèse pas lourd dans la balance des objectifs militaires et, tant que la vie des personnes civiles ne participant pas directement à l'effort de guerre n'est pas intentionnellement menacée, détruire les réseaux électriques est acceptable et souvent nécessaire. De plus, déconnecter les grandes villes (et à la veille de la période hivernale) est la méthode soft pour faire fuir une partie de la population et ainsi paralyser l'économie d'un pays qui sont tous deux le socle moral de l'armée au combat. La centrale électrique c'est donc un objectif commun aux  guerres militaire, économique et psychologique. 

Il faudra un jour que Néant réfléchisse un minimum au lieu de sortir ses conneries (comme de dire avec Brayard depuis 2015 que je suis espion, voleur, déserteur criminel...) car maintenant, selon ses propres mots (même vidéo à 16'37"), l'armée qui détruit les centrales électriques (en l'occurrence l'armée russe) "martyriserait" la population ! Plus ca va, plus ces propagandistes de papier deviennent contre productifs.

Destruction russe d'une centrale électrique à Kharkov

Destruction russe d'une centrale électrique à Dnipropetrovsk

Ce sont quasiment toutes les grandes villes d'Ukraine qui ont été plongées dans le noir par ces destructions de centrales électriques critiques par l'armée russe:

Kharkov, Odessa, Pavlograd, Nikolaïev, Poltava, Zaporodje, Dnipropetrovsk, Kremenchug, Kramatorsk, Zmiev, Dergachev, Sumy... pour ne citer que quelques unes des villes ukrainiennes déconnectées.

Marat Bashirov, responsable politique russe a commenté ces bombardements des centrales électriques ukrainiennes ainsi: 

"L'Ukraine est plongée dans le XIXe siècle. S'il n'y a pas de système énergétique, il n'y aura pas d'armée ukrainienne. Le fait est que le général Volt est venu à la guerre, suivi du général Moroz ("moroz" signifie gel) »

Destruction russe d'une autre centrale électrique à Kharkov 


4 / Intensification des ripostes tactiques alliées

Après avoir cédé à l'offensive ukrainienne sur le front de Kharkov, pour éviter leurs encerclements, les forces alliées ont depuis le 11 septembre entamé des ripostes violentes grâce notamment aux premiers renforts envoyés en urgence sur les secteurs de Koupiansk et Izioum dont les quartiers Est sont toujours à priori tenus par elles. 


Sur les fronts de Kharkov et Kherson, où se déroulent les attaques ukrainiennes les plus importantes, à l'instar des bombardements stratégiques sur les arrières ukrainiens, on peut observer une augmentation drastique des destructions massives opérées par les forces alliées sur les positions ennemies, et qui chaque jour augmentent leurs pertes un peu plus.

Sur le secteur de Balaklaïa, conquis par les
ukrainiens le 9 septembre, l'artillerie russe 
a engagé des frappes de saturation de zone
sur les concentrations blindées ennemies, ici
avec des lance roquettes incendiaires TOS 1

Près de Koupiansk les russes utilisent de
plus en plus leurs armes spéciales comme
ici les roquettes incendiaires 9M22S tirées
par le Lance Roquette Multiple de 122mm
"Grad" qui brûlent les zones ciblées à 2000° 

Ailleurs la situation sur le front continue à s'exacerber sous les pressions offensives des  forces ukrainiennes qui sont réalisées un peu partout, qu'elles soient gesticulations ou attaques réelles. Ainsi au lendemain de l'offensive réussie vers Koupiansk et Izioum, les forces ukrainiennes sont repérées accumulant de nouvelles unité d'assaut par exemple devant Liman (Front Nord) devant Vougledar (Front Ouest) et devant Kherson (Front Sud), Et parfois de ces mouvements blindés naissent des attaques comme celle menée sur Peski, le village récemment libéré par les milices républicaines au Nord de Donetsk et qui a subi et repoussé un assaut mécanisée ukrainien le 10 septembre.

Peski

Peski était un point d'appui important du bastion ukrainien d'Avdeevka. Repris par les miliciens de la République Populaire de Donetsk (principalement le 11ème régiment "Vostok" et le bataillon "Somali") ce village est devenu un saillant à partir duquel les forces alliés peuvent progresser au Sud Ouest vers Krasnogorovka un autre point d'appui ennemi, au Nord vers Pervomaïske et les routes d'approvisionnement ukrainiennes et au Nord-Est vers Avdeevka.

Rappel cartographique de la situation sur le secteur de Peski

Les ukrainiens qui se sont repliés sur la ligne Pervomaïske-Vodiane-Opitnoe, probablement excités par leur succès sur le front Nord, ont tenté de reprendre Peski dans un assaut frontal et complètement suicidaire.

Assaut ukrainien sur Peski avec des chars de 
combat et des BMP, stoppés par un tir de barrage
de l'artillerie et une contre attaque républicaine 

Les forces républicaines ont d'abord laissé entrer les 2 compagnies mécanisée et motorisée ukrainiennes ainsi que des chars d'appui dans le découvert au Nord du village avant de déclencher sur eux des tirs de barrage et antichars, puis une contre attaque. Les ukrainiens ont battu en retraite laissant sur le terrain de nombreux tués et blessés ainsi que 2 chars et 2 BMP détruits.

Vougledar

D'autres secteurs du front allié sont sous la menace de nouvelles attaques ukrainiennes: Liman et Lisichansk, au Nord et à l'Est de Slaviansk, encore Peski au Nord de Donetsk, mais aussi Vougledar entre Donetsk et Volnovakha sur le front Sud de la République Populaire de Donetsk.

Vougledar est un point d'appui ukrainien important sur lequel s'appuie la ligne de front au Sud de Donetsk. Si cette dernière venait à être percée par les forces de Kiev, ces dernières menaceraient la ville de Volnovakha sur la route menant à Marioupol et déstabiliseraient la ligne de front au Sud de Zaporodje.

Pour ne pas répéter l'erreur attentiste de Balaklaïa des unités d'artillerie alliées ont été envoyées en renforts sur ce secteur pour casser les concentrations ukrainiennes préparant une offensive.

Tirs de barrage sur les concentrations blindées
ukrainiennes arrivant sur le secteur de Vougledar

En conclusion

Il ne sert plus à rien de se voiler la face, car les derniers événements du front démontrent que les forces ukro-atlantistes ont réussi à opposer aux opérations spéciales initiales une résistance honorable car dopée par des aides occidentales pour le moment illimitées En freinant puis en reprenant même l'initiative, les forces ukrainiennes ont mis en échec la stratégie de contraindre rapidement leur gouvernement  qui avait été envisagée en février 2022.

Car factuellement l'OTAN, via son proxy ukrainien, est entrée en guerre contre la Russie !

Et cette stratégie belliciste occidentale - qui est sacrificielle pour l'Ukraine - va provoquer maintenant un engagement brutal des forces russes (que les occidentaux hypocrites qualifieront sans nul doute de disproportionné comme celui répondant à l'agression de leur précèdent proxy géorgien en 2008).

Et cela vient de commencer !

Après la destruction des matériels ukrainiens, mais aussitôt remplacés par les ressources militaro-industrielles des pays de l'OTAN, les forces russes vont désormais devoir détruire les ressources humaines de l'armée ukrainiennes que l'OTAN ne pourra remplacer sans entrer officiellement en guerre contre la Russie et donc risquer une escalade nucléaire. 

Cependant il ne faut pas oublier que l'Ukraine est un grand réservoir humain soutenu par quelques perfusions officieuses de volontaires venant de Pologne, des pays baltes, de Roumanie etc, et la saigner jusqu'à ce qu'elle capitule peut prendre du temps. Aujourd'hui la Russie est encore forcée par cette stratégie mortifère occidentale à aller plus loin dans l'escalade militaire. 

Dans cette guerre tragique, les occidentaux, enivrés par leur puissance technologique et leur arrogance idéologique ont oublié que si les armes "up to date" peuvent parvenir à une parité des forces matérielles, ce sont en revanche les qualités humaines, la volonté et la capacité de résilience qui font la différence sur le champ de bataille. Et comme les ukrainiens sont aussi des slaves capables de résilience et de combativité, il faut donc que la Russie, qui combattait jusqu'ici à 1 contre 3, rééquilibre le rapport des forces humaines à son avantage pour sécuriser son futur et faire triompher l'idée d'un monde multipolaire et ouvrir le retour d'une paix durable en Europe.

La claque que les forces alliées ont pris sur le front de Kharkov est donc "in fine" positive car elle achève de réveiller l'Ours et la conscience d'une mission existentielle dans le coeur de tous les peuples de la Grande Russie.

Il ne faudra pas que les occidentaux et leur proxy ukropithèque pleurent au milieu des frimas du général Hiver ou des ruines de Kiev, car le Président Poutine les avait prévenu début juillet qu'ils étaient en train de mettre le cap sur une tempête russe 


Moralité:

La Russie est toujours poussée par l'OTAN vers l'escalade 

On observe en Ukraine, depuis 2014; cette stratégie occidentale classique qui consiste factuellement à provoquer des conflits mais à en faire endosser la responsabilité juridique par une Russie obligée existentiellement de réagir. Ainsi de l'ingérence occidentale sur le Maïdan provoquant le retour référendaire de la Crimée vers la Russie, Ainsi du sabotage permanent des accords de Minsk dans le Donbass provoquant l'intervention militaire russe pour crever l'abcès ukrainien....

Dans cette même stratégie perverse, les aides pléthoriques de l'OTAN ont mis en échec le format des opérations spéciales russes en Ukraine qui ne se voulaient que contraignantes, forçant aujourd'hui la Russie à monter encore d'un cran et passer vers des objectifs clairement orientés vers la destruction massive du potentiel ukrainien.

Mais quand les occidentaux et leur laquais kiévien comprendront-ils qu'ils ne pourront jamais vaincre l'âme russe ?

Erwan Castel