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vendredi 12 juillet 2019

Ukraine, le royaume de l'absurde


Déjà "naviguer à vue" en politique est un mode de gouvernance risqué et peu productif, mais qui peut, lorsqu'il fait face à des facteurs extérieurs dominants être à la limite l'expression acceptable d'une realpolitik survivaliste. Mais lorsque le "capitaine" à la barre montre qu'il ne sait même pas naviguer, qu'il n'a pas de colonne vertébrale idéologique et se révèle être le plus faible dans une jugle du plus fort, on s'engage alors vers un scénario catastrophe du type Titanic.

Zelensky était, est et restera ce clown incapable de faire autre chose que de lire un script aujourd'hui écrit entre Washington et Bruxelles, et qui lui fait endosser plus le rôle d'un Judas ukrainien que le télévisuel rôle du "serviteur du peuple" qui a largement contribué à lui attirer la sympathie de ses électeurs. De plus il semble être, encore plus que son prédécesseur Porochenko, influencé par les radicaux nationalistes menaçants qui depuis le Maïdan rèvent de passer du statut de chiens de garde à celui de maîtres du pays.

Alors qu'il avait fait de l'arrêt des tirs ukrainiens contre le Donbass le leitmotiv de ses promesses politiques, depuis le 20 mai, jour de l'investiture de Zelensky, sous les bombardements de son armée, 1 femme a été tuée 24 autres civils ont été blessés, dont 3 enfants et 9 femmes et des dizaines de sodats ont été tués ou blessés en défendant la ligne de front. En outre plus 285 maisons, 3 jardins d’enfants, 3 écoles et 2 hôpitaux ont été endommagés ou détruits sur le seul territoire de la RPD 

De l'avis de nombreux observateurs et habitants de la ligne de front, il faut revenir en arrière aux premiers mois de la guerre en 2014-2015, pour retrouver une telle intensité de bombardements ukrainiens sur le Donbass.


Cette détérioration grave de la situation pourrait côté ukrainien encore déraper ces prochains jours jusqu'à échapper complétement au contrôle du Président Zelensky qui est de plus en plus impopulaire au sein de son armée.

Et si on regarde du côté de Kiev on s'aperçoit mieux de l'incompétence de ce nouveau gouverneur de la colonie Ukraine, dont les actions ou réactions dans la sphère politique kiévienne sont ni plus ni moins qu'absurdes et sans horizon...

Erwan Castel


Source de l'article : Russie Politics

Ukraine : Zelensky acte l'échec de la Révolution du Maïdan


Karine Bechet Golovko

"Le nouveau Président ukrainien, dans une de ses sorties médiatiques dont il a l'habitude, vient, peut-être sans le vouloir, d'acter l'échec de la Révolution du Maïdan, qui a coûté la Crimée au pays, le plongeant depuis plusieurs années dans une guerre civile sans fin, ayant détruit l'Etat, remis les clés du pays aux puissances étrangères. Zelensky annonce la nécessité d'élargir la loi d'épuration pour liquider tous ceux qui sont venus au pouvoir après le Maïdan. Au même moment, l'UE, elle aussi sans s'en rendre compte,  vide le Maïdan de son sens en levant l'incrimination de détournement de fonds publics contre l'ancien Président ukrainien, Yanukovitch. Au pays de l'absurde, les clowns sont rois.

Zelensky a publié cette vidéo, dans laquelle il s'adresse aux Ukrainiens :



Il déclare ainsi qu'il est nécessaire d'élargir la loi sur l'épuration, dite loi de lustration, adoptée après le Maïdan contre l'ancienne élite politique (pré-révolutionnaire) à toutes les personnes ayant eu des fonctions sous Poroshochenko, à toutes les personnes issues du Maïdan. Quand la Révolution ne peut que s'emballer et conduit à la destruction, a toujours besoin de plus de sang :
  • "Nous proposons de renforcer l'épuration. Nous avons préparé un projet de loi élargissant le domaine de la loi sur l'épuration du pouvoir. Je propose d'ajouter dans la liste des fonctions tombant sous le coup de l'épuration le Président ukrainien, tous les députés ukrainiens, le président de la Rada Suprême (le Parlement), les membres du Gouvernement, le Procureur général, le directeur du SBU (ex-KGB), les dirigeants du Comité anti-monopole, du Fonds des biens publics, les dirigeants du Service fiscal et douanier, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine, la direction de toutes les entreprises militaires, de toutes ces personnes qui occupaient leurs fonctions du 23 février 2014 au 19 mai 2019."
A sa manière, Zelensky propose de décapiter la Révolution du Maïdan, d'aller encore plus loin. Mais comme chaque époque est une parodie de la précédente, l'on ne verra pas la guillotine tourner à plein régime comme lors de la Révolution française, l'on n'exécutera pas sommairement comme à la Libération. Les prisons ne vont pas non plus se mettre à déborder de ces nouveaux prisonniers politiques. Il y a de fortes chances que, finalement, l'on ne fasse pas grand-chose. Mais l'on fait peur. L'on est en campagne électorale et l'on joue l'intimidation, le jusqu'auboutisme. L'on pousse à l'absurde, car tout cela n'a plus aucun sens.

La Révolution du Maïdan a mis l'Ukraine à genoux, l'a dépossédée de son territoire (en partie physiquement et entièrement sur le plan politique), de ses intérêts nationaux, elle a remis les clés de l'Etat entre les mains de puissances étrangères, qui décident quels secteurs de l'économie doivent être cédés aux amis américains, comme au fils de Biden, et à quelles conditions, s'il est nécessaire que les combats sur le front de l'Est soient réactivés, où et quand, de quel tribut les habitants du pays doivent pays "l'occupant-libérateur" pour qu'il puisse mener à bien sa mission de "démocratisation".

En annonçant, même s'il s'agit d'une réponse à Porochenko qui sous-entendait que le nouveau Président n'était pas assez porté sur la purification du pays, Zelensky vient de démontrer que ce Maïdan n'a profondément rien changé, qu'il est encore une fois nécessaire, comme à l'époque, d'épurer le paysage politique, faire peau neuve, pour laisser la place à la nouvelle élite qui doit s'installer. Donc le Maïdan n'a pas permis de lutter contre la corruption, de relancer l'économie, de renforcer la justice, la police, il n'a pas permis - et ne pouvait pas - permettre de consolider l'Etat ukrainien. 

Ce Maïdan est un échec. C'est acté. Il n'a fait que détruire le pays et l'Etat, un pays vidé de ses forces, exsangue, mis en esclavage géopolitique.

C'est en plus un échec qui n'avait, dès le départ, aucun sens, en tout cas si l'on en croit l'étonnante décision de la Cour de justice de l'UE. Celle-ci vient non seulement de lever les sanctions adoptées contre l'ancien Président ukrainien Yanukovitch et toute une série de dirigeants avec lui, alors prises sur le double fondement de détournement de fonds publics et de l'enquête pénale menée en Ukraine contre eux après le Maïdan. Mais sur recours de Yanukovitch, la Cour vient également de modifier l'incrimination, ôtant le détournement de fonds publics, ne laissant plus que l'enquête pénale en Ukraine. Leurs fonds ne sont plus gelés.

Quel était finalement le sens de cette Révolution du Maïdan qui a entraînée la chute du pays? Manifestement, cela n'avait rien à voir avec les intérêts nationaux du pays."

Karien Bechet Golovko

lundi 22 avril 2019

Analyse de l'élection de Zelensky

Voici l'analyse faite par Karine Bechet Golovko concernant la victoire politque de Zelensky en Ukraine, et qui confirme mes impressions publiées au lendemain de ce scrutin ubuesque où un alccolique à un narcomane se disputait la place de giuverneur de la colonie étasunienne "Ukraine".


Source de l'article : Russie Politics


L'élection de Zelensky en Ukraine : 
la fable du chat et du chacal

Karine Bechet Golovko

"Un chat dans un sac est toujours mieux qu'un loup dans une peau de mouton" fut l'argument principal avancé par Zelensky lors de sa campagne électorale pour justifier l'avantage de voter pour lui, sans savoir à quoi s'attendre, et non pour Poroshenko vu son bilan. Or, il y a de fortes chances que le chat ne soit qu'un chacal dans une peau de chat. Ou pourquoi l'élection de Zelensky est à la fois un échec de la politique post-Maïdan mise en place par les Européens et les Américains, autant qu'un faux espoir de changement. 

Comme cela est bien connu, le chacal est un opportuniste, il va se nourrir de ce qui se présente, que ce soit des végétaux ou de la viande. Son intérêt principal est qu'il ne rechigne pas à nettoyer les carcasses des animaux morts, ni à achever ceux qui sont malades. Après l'époque du loup, qui a vidé l'Ukraine de son sang, est venue celle du chacal. Un chacal dans une peau de chat. Une surprise qui n'en est pas une. Et les électeurs ont massivement fait ce choix :



Poroshenko paie le prix de la politique menée après le Maîdan, qui a conduit à une catastrophe sociale, au départ de la Crimée et à la guerre civile dans le Donbass, qui n'en finit pas. C'est un pays exsangue qu'il laisse et cette farce électorale doit faire oublier un élément fondamental : ce n'est pas l'Ukraine qui décide de sa politique, de ses réformes, mais c'est l'individu qui est assis dans le fauteuil présidentiel, qui doit payer la facture, tout a un prix, l'histoire de Faust se répète éternellement. Et rien ne changera, les Etats-Unis sont là pour longtemps, comme cela a été rappelé :


Donc, peu leur importe quel visage apparaîtra sur les écrans, quelle tête parlante fera passer le message, l'important est qu'ils puissent continuer à en écrire le texte (voir notre article ici, prévoyant l'élection de Zelensky). Zelensky est une figure intéressante, elle est neuve, parfaitement virtuelle sur le plan politique et permet de prolonger l'illusion un instant. Très court instant, mais suffisant pour que les gens votent. C'est tout ce qui est attendu d'eux.

Pourtant, en arriver à devoir changer de visage à chaque mandat est le signe de l'échec de la politique des Européens et des Américains en Ukraine, après le Maïdan. Cela montre leur incapacité (ou leur absence de volonté) à mettre en place les conditions d'une véritable vie politique, à permettre enfin l'émergence d'une véritable élite politique. 

Poroshenko a beau annoncer ne pas se retirer de la vie politique, s'il a obtenu des garanties d'inviolabilité par les Etats-Unis (ce qui souligne le caractère très relatif de la souveraineté ukrainienne), les "tuteurs" n'envisagent absolument pas de lui voir jouer le rôle de l'opposant principal (dans lequel il serait de toute manière assez caricatural). Il a été remercié pour services rendus, merci et bon vent.


S'il rompt ce pacte, les "garants" ont pour habitude de rapidement oublier les garanties - orales - données un jour de bonne volonté. D'autant plus que pour l'instant, il n'y a pas de véritable opposition crédible et forte en Ukraine, elle a été (physiquement) nettoyée et Boïko (Plateforme d'opposition), s'est déjà empressé devant les micros de ne pas rejeter une proposition de collaboration avec Zelensky, qui ne lui a, par ailleurs, pas été faite.

Dans tous les cas, Zelensky n'a aucune marge de manoeuvre : pour que le budget ukrainien ne soit pas en défaut de paiement, il a besoin des aides internationales et celles-ci son conditionnées à sa soumission politique. Que ses premiers mots en "apprenant" son élection aient été prononcés en anglais, avant de se reprendre et de passer à l'ukrainien, est plus que significatif ...

En complément, voici le lien de mon interview pour RT France, à chaud juste après les premiers résultats."


Karine Bechet Golovko

L'Ukraine a changé de pantin


Le résultat des élections présidentielles ukrainiennes ne s'est pas fait attendre, confirmant les pronostics, les sondages et les résultats du 1er tour : le comédien Zelensky est capitaine de l'épave Ukraine. 


Les premiers résultats non officiels: "Ze": 73,2% - "Poro": 25,3%

Même si on observe la variation maximale pouvant exister avec les résultats définitifs, soit de l'ordre de 5% environ, cela reste une victoire écrasante de Zelensky sur Porochenko ou plus exactement un désaveu cinglant pour ce dernier qui a mené son pays dans un effondrement total et n'a pas su garantir un quelconque processus de paix dans le Donbass.

Même si ces élections ont été l'occasion d'une condamnation populaire de sa politique et sa personne, la victoire d'un comédien inconnu du monde politique et sans aucune expérience dans le domaine reste un mystère qui est symptomatique selon moi de la détresse dans laquelle se trouve l'Ukraine et des réseaux existants autour de lui et sans lesquels il était impossible de le propulser aussi haut et les soutiens qu'il a reçu de Washngton et Paris par exemple pendant la campagne le prouvent.

Il est également probable, comme pour le Maïdan où on les voit apparaitre clairement dès fin décembre 2013, que ces soutiens occidenatux à Zelensky (qui hier copptaient Porochenko) se dévoilent rapidement lorsque leur nouveau poulain consommable rebcontrera des difficultés dans l'exercice de son pouvoir et de leur politique colonialiste en Ukraine.

En attendant, un nouveau pantin est arrivé à Kiev, plus jeune, plus frais, plus séduisant... tout comme Macron, cet autrelaquais de la haute finance capitaliste.

Car je ne pense pas qu'il faille pour autant s'attendre à un changement dans la politique, la situation de l'Ukraine et surtout dans la guerre qui sévit toujours dans le Donbass et qui ici nous interesse au premier plan car elle catalyse autour d'elle tous les autres problèmes nationaux ukrainiens et la crise majeure que connaissent les relations entre Moscou et Washington.

On a vu dans des précédents articles (ici et ) que Zelensky, tout en prétendant en surface vouloir relancer les accords de paix signés à Minsk en février 2015, ne veut pas entendre parler de statut spécial pour le Donbass ou d'amnistie pour celles et ceux qui ont participé au conflit séparatiste, alors que ces 2 points sont justement des piliers du processus de paix proposé et non des moindres !

Ceci est certainement révélateur de réalité d'une marge de manoeuvre quasiment nulle que ce réquisitoire électoral contre Porochenko vient de donner à son opposant Zelensky qui doit jouer avec : 
  • une opposition nationaliste minoritaire mais radicale et qui veut la guerre contre les russes et les russophones,
  • une opposition plus large qui a du poids économique et de l'expérience politique et qui veut poursuivre les objectifs russophobes du Maïdan,
  • des occidentaux qui ont imposé à l'Ukraine une dépendance économique vitale à leur économie et qui veulent l'intégrer dans l'UE et l'OTAN,
Si on rajoute des paramètres comme l'effondrement économique, l'inexpérience politique et surtout une guerre dans le Donbass ou la situation bloquée empêche toute forme de dialogue diplomatique réel, tant que Kiev 
  • ne respecte pas le cessez le feu et l'interdiction des armes lourdes sur le front...
  • viole la neutralité de la "zone grise" provoquant des zones de contact entre belligérants,
  • refuse le dilaogue direct avec les Républiques de Donetsk et Lugansk maintenant le conflit enlisé.
Or si Zelensky, s'engage à résoudre seulement un de ces trois points cela sera interpérté comme un abandon du terrain aux séparatistes du Donbass, et une trahison envers l'Ukraine et ses promesses d'y ramener le Donbass et la Crimée.

Du coup Zeensky ne varie pas dans le discours concernant le Donbass et prétend vouloir renouer des négociations directes avec la Russie, mais qu'il qualifie "ennemie de l'Ukraine". De plus, en appelant lors de sa première intervention présidentielle (en anglais svp), les anciennes Républiques socialistes soviétiques à suivre l'exemple de l'Ukraine et d'engager à leur tour leur occidentalisation, on en peut pas vraiment dire que Zelensky crée une rupture dans la doxa bellisiciste de son prédécesseur !

Les prochaines semaines vont être d'autant plus décisives que : 
  • d'une part, les ukrainiens ne se laisseront pas berner une deuxième fois pendant 5 ans par des promesses et des écrans de fumée présidentiels à répétition et demanderont des résulats concrets dans l'année.
  • d'autre part, les occidentaux refuseront de se voir retirer de la gueule de l'OTAN l'os ukrainien qu'elle a commencer à ronger et perdre tous les contrats militaro-industriels obtenus en retour de leur soutien au Maîdan et à leurs perfusions ultérieures


Je pense pour ma part que Zelensky est aujourd'hui un roi sans trône qui a le choisx entre 3 destinées politiques qui ne sont finalement que des déclinaisons légèrement différentes de la même stratégie définie par les USA : 
  1. Celle d'un Saakaschvili zélé qui, lorsqu'il était président fantoche de la Géorgie a voulu être plus américain que les américains eux mêmes et se lançant dans une aventure militaire désastreuse contre la Russie.
  2. Celle d'un Trump qui pérore et clabaude qu'il va tout changer mais qui au final tire même sur la laisse de ses maîtres esclavagistes qui continuent à mener le monde sur le chemin d'une guerre contre la Russie.
  3. Celle d'un Porochenko qui se contente de suivre la feuille de route des occidentaux et de soumettre l'Ukraine à leur ploutocratie et leur volonté de guerre avec la Russie, en échange d'un engraissement personnel. 

Il faudrait de la part de Zelensky réaliser un revirement total de la politique étrangère ukrainienne en reconnaissant les référendums de Crimée et du Donbass et en restituant à ce dernier les territoires occupés par son armée, pour amener paix et prospérité à l'Ukraine. Mais ceci reviendait pour le clown à terminer sa carrière sous les tirs d'un nationaliste ukrainien à qui la CIA aura fourni les balles.

On va donc probablement continuer comme aujourd'hui dans une guerre larvée et sanglante, après peut-être un petit temps de pause post électorale, jusqu'à ce que cette guerre inévitable entre Kiev et Moscou éclate enfin et permette à l'Ukraine de revenir dans la zone d'influence russe qui correspond à son identité réelle.

Quant à Porochenko, responsable du mur de tués qu'il a dressé entre le Donbass et l'Ukraine, trahissant par cette guerre criminelle les promesses qui l'avaient porté au pouvoir en 2014, il va maintenant se battre pour trouver en Ukraine ou dans l'Union Européenne une immunité parlementaire pour continuer d'échapper à un tribunal et sa condamnation pour crimes de guerre.

Peu importe sa fuite juridique ou physique, car sa corde qui est déjà tressée est patiente... 


Erwan Castel



samedi 6 avril 2019

Zelensky, le changement dans la continuité

Le candidat Zelensky en visite sur le front du Donbass auprès des ukrops bombardant les populations de Donaetsk et Lugansk

De tous les problèmes auxquels l'Ukraine maïdanite est confrontée (économiques, sociaux, démographiques, politiques, écologiques etc...), la guerre qui fait rage dans le Donbass en est certainement la pierre angulaire, à la fois symptôem de l'effondrement du pays, de son asservissement à l'hégémonie atlantiste mais aussi de la doxa russophobe fanatique qu'essaye d'imposer à ce pays majoritairement slave les pantins que les USA y ont mis au pouvoir.

Aujourd'hui, l'Ukraine va devoir choisir (si tant soit peu que les jeux ne soient pas déjà faits), dans 2 semaines entre le criminel Porochenko et l'inconnu Zelensky pour désigner qui sera le prochain gouverneur de cette colonie étasunienne en Europe qu'est devnue l'Ukraine, ou du moins ce qu'il en reste !

Autant dire, vu du Donbass, que les ukrainiens ont à "choisir entre la peste et le choléra" !

Car au vu des déclarations de campagne du candidat "Ze", le comédien reste bien aligné sur la même doxa atlantiste russophobe que son concurrent et président Porochenko, à savoir que la réintégration en Ukraine de la Crimée et du Donbass reste une priorité de son programme politique... et ce "par n'importe quel moyen !"

Et ce discours belliciste et surtout électoraliste a été confirmé cette semaine encore par ce clown-candidat et homme de paille de l'oligarque Kolomoisky qui rappelons-nous a financé nombre de bataillons paramilitaires nationalistes engagés contre le Donbass et coupables de nombreux crimes de guerre que même la justice ukrainienne devant leur gravité et elur fréquence a été obligé elle-même de reconnaitre (comme par exemple avec les bataillons "Aïdar" et "Tornado").

Par exemple, ce 4 avril, lors d'un entretien accordé à "Radio Liberty", le candidat Zelensky après avoir martelé que "la Crimée, c'est l'Ukraine. C'était, c'est et ce sera" et dont il refuse de reconnaître le référendum de 2014, a dit à propos du Donbass que "les russes nous ont arraché le territoire....mais ce n'est que temporaire". De plus, fidèle à son rôle de comique, Volodymir Zelensky a même prévenu le Kremlin qu'il exigerait de Moscou, après la restitution de la Crimée et du Donbass à l'Ukraine, une indemnisation de la Russie qui a aidé la milice "dans toute sa terrible, cruelle et dégoûtante voie". 

Et cette réthorique du "Ze" de reprendre (et souvent en langue russe s'il vous plaît) cette haine fanatique de la Russie et cette admiration servile de l'Occident, ces 2 piliers d'une Ukraine fantasmée sortie d'un nationalisme bandériste (mais qui défend en passant l'héritage territorial soviétique), ce qui n'est pas pour déplaire aux parrains du Maïdan. 
Ainsi le comédien-candidat de 41 ans a-til déclaré entre autre preuve de sa servitude volontaire à l'aliénation de la marchandise occidentales que "tout le monde sait que la vie la plus confortable est dans les pays scandinaves. Mais la vie la plus intéressante, à mon avis, se trouve toujours aux États-Unis"

Donc, le programme que défend Zelensky au niveau international reste fidèle à la feuille de route imposée par WAshington en échange de son soutien au coup d'Etat du Maïdan : l'hypnose par l'Union Européenne, la dépendance au FMI et l'asservissement à l'OTAN.

"Les gars, je m'incline devant vous pour que vous nous protégiez de toutes sortes de racailles . Merci beaucoup. Vous êtes beau, applaudissements, vous êtes le peuple le plus courageux de notre pays. Si le courage reste dans notre pays, alors est vous " Volodymir Zelensky lors d'une visite électorale sur le front du Donbass

Et concernant la guerre du Donbass en elle même Zelensky adopte un discours plus guerrier encore que celui d'un Porochenko qui persiste encore à cacher ses décisions criminelles sous le masque des accords de  Minsk et auxquels il apporte comme ses mentors occidentaux un soutien hypocrite.

Zelensky, dont on peut se demander sérieusement s'il n'est pas en train de croire lui même à son personnage présidentiel de la série télévisée "le serviteur du peuple" et dont la fiction est en train de berner la majorité de son électorat, a promis après son élection d'y mettre fin en utilisant tous les moyens possibles si nécessaire (tiens ça me rappelle le discours d'un ivrogne chocolatier il y a 5 ans).
  • "Il est impossible d'arrêter la guerre", a-t-il déclaré aux journalistes de Radio Liberty. "Vous gagnez ou perdez la guerre. Et nous pouvons gagner par la diplomatie, la croissance économique et le renforcement de l'armée."
Et lors de sa tournée des popotes du front réalisée dans sa course présidentielle, le candidat Zelensky a félicité les combattants ukrainiens déployés sur les 400 kilomètres d'un front qu'ils bombardent quotidiennement, et dont d'ailleurs il conteste l'appellation d' "Opération des Forces combinées" ukrainienne, lui préférant celle de "guerre" en déclarant: 

Mais la sémantique guerrière de cet homme de 41 ans, surtout destinée à gratter les voix des nationalistes, ne résiste pas 5 minutes aux questions des journalistes et, tout en tenant l'argument militaire dans sa main il ressort de sa manche comme le président candidat Porochenko la carte de "négociations de paix inévitables avec la Russie" pour vouloir obtenir avec l'appui des institutions internationales et des pressions occidentales une restitution diplomatique des territoires (il a le droit de rêver le bouffon).

On le voit bien, entre Porochenko et Zelensky, pour les russes de Crimée et du Donbass, c'est du "bonnet blanc et blanc bonnet" et, à part quelques nuances superficielles comme la politique linguistique où Zelensky n'est pas favorable à l'ostracisation violente du russe (qu'il utilise d'ailleurs principalement dans ses discours), nous risquons de ne pas voir la situation se débloquer rapidement sur le front, sauf si les nationalistes ulrainiens réussissent un nouveau coup d'Etat et remobilisent la guerre 

Cette continuité de la politique ukrainienne pro-atlantiste et par là de son asservissment aux néo-conservateurs anglo-américains qui la dirigent est même confirmée par Dmitry Razumkov, l'un des consultants politiques du candidat Zelensky, qui en confirmant la nécessité de rejoindre l'UE, l'OTAN et la coopération avec le FMI. déclare comme nuance avec Porochenko que "nous considérons cette intégration non pas comme un objectif, mais comme un mécanisme". Quant à Irina Venediktova, la conseillère juridique de Zelensky elle a déclaré le 3 avril à la chaîne de télévision Gromadska que la politique étrangère de Zelensky, s’il le gagnait, serait "100% pro-européenne", et qu'il avait même contacté plusieurs représentants des diplomaties occidentales pour les rassurer à ce sujet (comme quoi les résultats de l'élection ne dépendent pas que de la décision des ukrainiens !) 

Et pour conclure écoutons Pavel Klimkin, le ministre ukrainien des Affaires étrangères qui a déclaré à la chaîne de télévision américaine CNBC que l'intégration de Kiev dans l'UE et dans l'OTAN était (selon lui) irréversible même avec la victoire de Zelensky: 
  • «Je suis presque sûr qu’il n’y aura pas de renversement complet, un virage à droite ou à gauche en politique étrangère. La société ukrainienne ne permettra tout simplement à personne de quitter l'orientation générale de la politique étrangère ukrainienne. Et nous parlons du chemin qui mène à l’UE et à l’OTAN »

En bref, qu'il garde la même enseigne "Chez Piotr" ou qu'il en mette une nouvelle "Chez Volodymir", le restaurant ukrainien servira la même merde préparée dans les cuisines de Washington...

Erwan Castel


jeudi 28 mars 2019

Une terre russe toujours revendiquée

Il y a 25 ans, la population du Donbass exprimait déjà par référendum son attachement à son identité russe

Depuis 2014, les bandéristes ukrainiens et leurs parrains occidentaux qui les ont aidé à s'emparer du pouvoir par le putsch du Maïdan poussent des cris d'orfraie en accusant la Russie de s'être emparée par la force et contre la volonté de leurs populations de la Péninsule de la Crimée (rattachée arbitrairement de Russie à l'Ukraine par Kroutchev en 1954),et du Donbass (rattachée arbitrairement de Russie à l'Ukraine par Lénine en 1918).

Et la propagande de guerre étasunienne de considérer la présence de l'armée russe en Crimée et la résistance du Donbass de 2014 comme une invasion militaire russe. Ce qui est archi faux car, pour la Crimée la constitution ukrainienne autorisait une présence militaire russe de 25 000 hommes au titre du maintien de la flotte de la mer Noire après l'indépendance de l'Ukraine (en échange de fourniture de gaz et autres accords économiques avantageux), et pour depuis 5 années de rébellion armée à Donetsk et Lugansk aucune trace d'une unité russe n'a été repérée sur le front malgré la présence de milliers d'observateurs internationaux occidentaux (OSCE) et de centaines de journalistes.

De même, concernant les référendums populaires réalisés dans ces 2 régions qui se sont aujourd'hui séparées de l'Ukraine, les gouvernements occidentaux au milieu de leurs meutes de chiens de garde médiatiques ne cessent de hurler que ce sont des scrutins trafiqués par les pro-russes et qu'ils ne reflètent absolument pas la volonté réelle de populations "prises en otage par l'armée russe".

Là encore, pas de chance pour les Tartuffe occidentaux qui prétendent représenter l'opinion internationale en général et celle des populations de Crimée et du Donbass en particulier, car non seulement ces référendums de 2014 remportés massivement par les pro-russes ont été réalisés en présence d'observateurs internationaux qui n'ont pas remarqué de fraude électorale, mais qu'en plus ils confirment dans les mêmes proportions de résultats des référendums précédemment réalisés depuis plus de 20 ans sous l'autorité d'une Ukraine indépendante !

Référendum de Crimée du 16 mars 2014

Ainsi par exemple pour la Crimée qui en 2014, à 
96,77% de votants (sur 86% de participation) se prononce pour son retour en Russie:
  • Le 20 janvier 1991, lors d'un premier référendum, 94,30 % de votants se prononçaient pour le rétablissement d'une "République socialiste autonome de Crimée". 
  • Le 27 mars 1994, lors d'un second référendum, ce sont 78.40 % qui réclament un élargissement de l'autonomie de la péninsule.
Et pour les habitants du Donbass, ils avaient également eu l'occasion, avant les événements de 2014, d'exprimer massivement, dans le cadre d'une Ukraine post-soviétique, leur attachement à leur identité russe. 


Voici à titre d'exemple les résultats de l'oblast de Donetsk à l'occasion du référendum réalisé il y a exactement 25 ans, le 27 mars 1994 (mais dont l'Ukraine, ne va déjà pas tenir compte) et qui concernait::

1 /  la fédéralisation (résultats non trouvés pour Lugansk)
  • Participation: 72,28%
  • Pour: 79,69%. 
  • Contre:15,02%. 
  • Bulletins de vote non valides - 5,29%. 
Pour (% du nombre total de bulletins valides): 84,14% 
Contre (% du nombre total de bulletins valides): 15,86%. 


2/ le russe, langue d'état en Ukraine 
  • Participation: 72.11%. 
  • Pour: 87,16%. (Lugansk: 90.38%)
  • Contre: 8,54% (Lugansk: 5.04%)
  • bulletins de vote non valides - 4,3%. (Lugansk: 4.58%)
Pour (% du nombre total de votes valides): 91,08%. (Lugansk 94.72%)
Contre (% du nombre total de votes valides): 8,92%. 


3/ le russe, langue officielle de la région de Donetsk (ou Lugansk)
  • Participation: 72.24%. 
  • Pour: 88,98%. (Lugansk: 90,91%)
  • Contre: 6,87%. (Lugansk: 4.51%)
  • bulletins de vote non valides: - 4,15%. (Lugansk 4.45%)
Pour (% du nombre total de votes valides): 92,84%(Lugansk 95.27%).  
Contre (% du nombre total de votes valides): 7,16%. 


4/ Pour la signature de la Charte de la CEI*, la pleine participation de l'Ukraine à l'Union économique et à l'Assemblée interparlementaire des États de la CEI. 
  • Participation: 72.33%
  • Pour: 88,72%. (Lugansk: 90.74%)
  • Contre: 6,83%. (Lugansk: 4.54%)
  • bulletins de vote non valides - 4,45%. (Lugansk: 4.72%)
Pour (% du nombre total de votes valides): 92,86%. (Lugansk 95.24%)
Contre (% du nombre total de votes valides): 7,14%.

* la CEI (Communauté des Etats Indépendants) est une entité intergouvernementale composée de 9 des 15 anciennes républiques soviétiques. 

Le 11 mai 2014, alors que les combats font rage entre les séparatistes et l'armée ukrainienne qui veut empêcher a tenue d'un nouveau référendum, la population de Donetsk et Lugansk retourne massivement aux urnes pour demander son indépendance face au nouveau régime ukrainien ouvertement et violemment russophobe  
Le 11 mai 2014, le peuple russe de Donetsk et Lugansk va une nouvelle fois confirmer massivement son attachement farouche à son identité historique russe, poussé à réclamer son indépendance par l'offensive meurtrière engagée par l'armée ukrainienne contre le Donbass. Le résultat du scrutin est sans appel et dans les régions où l'armée ukrainienne ne peut pas empêcher le vote, 89.07% des suffrages exprimés se prononcent en faveur de l'indépendance (contre 10, 19% contre), confirmant ainsi l'opinion identitaire exprimée 25 ans plus tôt.

Il serait temps que les parangons de la démocratie et leurs propagandistes occidentaux commencent par respecter ce qu'ils prétendent défendre à coups de mensonges et de bombes à travers le monde, à savoir la volonté des peuples à disposer d'eux mêmes et leur droit à exercer eux même le pouvoir sur leur territoire naturel et historique. 

Et pour les peuples d'Europe, le Donbass doit être observé comme un exemple de révolution populaire réel et légitime où le peuple, en conformité avec son identité native inscrit son avenir dans l'héritage son passé et la défense de ses libertés individuelles et collectives.

Erwan Castel


Donetsk, mars 1994

samedi 8 décembre 2018

Vers une guerre de religion ?

La querelle ukrainienne entre les patriarcats orthodoxes de Moscou et de Kiev qui dure depuis des années vient de prendre la dimension d'une croisade anti-russe depuis que l'église ukrainienne a recu le soutien du pouvoir de Kiev qui avec la complicité du patriarcat fantoche de Constantinople lui a octroyé le monopole du culte orthodoxe et la saisie des biens ddépendant du Patriarcat de Moscou.

Source de l'article : Russie politics



L'Ukraine offre son Eglise à Constantinople 
et lance une vague sans précédent de répression 
contre le Patriarcat de Moscou

Karine Bechet Golovko

Photo des prêtes convoqués par le SBU (KGB ukrainien)

Nous avions parlé des tentatives conjointes de l'Ukraine, sous impulsion américaine, et du Patriarcat de Constantinople pour provoquer un schisme dans l'Eglise orthodoxe, en faisant sortir l'Eglise orthodoxe canonique d'Ukraine du Patriarcat de Moscou, dont il dépend depuis le 17e siècle (voir notre texte ici). Il semblerait que les choses se passent assez mal et finalement une Eglise ukrainienne sera artificiellement créée et rattachée à Constantinople. Au lieu de l'autocéphalie, Poroshenko reçoit encore une subordination. Cela devient une habitude ...

L'attribution de l'autocéphalie se trouve dans une impasse, car l'Eglise orthodoxe canonique d'Ukraine, dépendant historiquement du Patriarcat de Moscou, n'a pas cédé aux chants des sirènes orientales (voir notre texte ici) et la procédure a été bloquée.

Comme nous l'évoquions à l'époque, et cela s'est confirmé, Constantinople dont le rayonnement est pour le moins ramené à son minimum vital par les autorités turques, peut utiliser les ambitions de l'Ukraine pour porter atteinte à l'unité de l'Eglise orthodoxe du Patriarcat de Moscou, voire, si cela ne se passe pas comme prévu, prendre possession de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine. Et c'est justement ce qui est en train de se passer. Après avoir bradé l'Etat, Poroshenko brade l'Eglise.

La presse ukrainienne a donné l'information après une diffusion de la première page du Statut adopté par Constantinople fin novembre sur le site orthodoxe grec. Ainsi, une certaine Eglise orthodoxe d'Ukraine serait mise en place non pas avec un Patriarche à sa tête, ce que permettrait l'autocéphalie, mais avec un métropolite, dans le cadre du Patriarcat de Constantinople, avec une liberté moindre que celle dont dispose l'Eglise orthodoxe canonique du Patriarcat de Moscou en Ukraine. 

Cette Eglise ukrainienne semi-autonome ne plaît pas au renégat Filaret, qui attendait avec impatience d'être reconnu comme l'égal du Patriarche de Moscou. Par ailleurs, le synode envisagé n'est pas sacré et permanent, il est composé de 12 membres et sera renouvelé tous les ans. En cas de vacance du poste de Métropolite de Kiev ou de conflit, c'est le Patriarche de Constantinople qui règle la situation. Donc, l'Ukraine, non seulement, n'aura pas d'autonomie, mais elle perd toute indépendance - également sur le plan religieux.

D'autres dispositions soulèvent des questions. Ainsi, le statut prévoit qu'automatiquement tous les croyants seront rattachés à cette Eglise. Si l'on comprend l'envie de Constantinople de faire main-basse sur l'Ukraine, des conflits sont inévitables avec l'Eglise canonique, qui reste la plus importante et refuse la fusion. Cela pose aussi, en terme politique, des problèmes à Poroshenko, l'Etat ukrainien n'ayant plus le droit de décider des Eglises sur son territoire. 

Et pour aller encore plus loin, le Statut prévoit que cette Eglise n'a pas le droit d'ouvrir de nouveaux diocèses à l'étranger et les diocèses se trouvant à l'étranger dépendront directement de Constantinople. Cela va même jusqu'à l'interdiction de canoniser les saints de manière autonome. Sans oublier que les huiles saintes devront être achetées à Constantinople.

Ce qui est proposé par Constantinople est tout simplement humiliant pour l'Ukraine. Mais Poroshenko fait semblant de ne pas remarquer et met une pression incroyable pour que ce Statut et cette parodie orientale d'autocéphalie soient approuvés par la réunion du synode mi-décembre.

C'est pour cela que des dizaines de prêtes orthodoxes sont convoqués en masse par le SBU (ex-KGB) - en qualité de témoins. Que des perquisitions sont perpétrées non seulement dans les bâtiments des églises, mais également au domicile des prêtres. Le fait qu'une décision de justice puisse permettre ces perquisitions pour incitation à la haine sociale et religieuse et extrémisme est un signe particulièrement dangereux. Mais les perquisitions dépassent le cadre légal et sont poursuivies, sans autorisation, aux domiciles.

Les répressions sont en cours et personne n'élève la voix. Il est vrai que la religion chrétienne n'est déjà pas très à la mode dans ce monde néo-trotskyste, alors quand ces répressions ont le double mérite et d'affaiblir l'Eglise orthodoxe, qui reste très / trop fervente, et de porter atteinte au patriarcat de Moscou, en effet, pourquoi réagir ...

Karine Bechet Golovko

jeudi 1 novembre 2018

Timochenko la barre à droite toute !

Ioulia Timochenko est connue pour ses frasques financières (pour lesquels elle a été condamnée et incarcérée) et ses dérapages verbaux révélant son idéologie fasciste et sa personnalité psychopathe. Et pourtant, celle que les occidentaux considèrent comme l'égérie de la Révolution Orange de 2004 est aujourd'hui la mieux placée dans le course présidentielle ukrainienne pour détrôné un Porochenko impopulaire, fatigué par l'alcool, les menaces des nationalistes et le bilan désastreux d'une gouvernance lamentable et criminelle téléguidée par Washington. 

Si cette femme qui disait en 2014 "Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes ainsi que leur leader." change de look pour se fondre dans la tendance populiste du moment, son cerveau malade par contre reste le même. 

Ses amis du parti Batkivchtchyna ("Patrie"), qui d'ailleurs s'était allié avec les néo-nazis de Svoboda" pour les législatives, on les connait bien comme ce Turtchinov "le pasteur sanguinaire" qui sa déclencher la guerre contre la population du Donbass lorsque à l'issue du coup d'Etat du Maïdan il devient Président par interim, ou alors Arseni Iatseniouk qui lui restera 1er ministre de Porochenko jusqu'en avril 2016.

Cette "Princesse du gaz" qui est dans les affaires depuis toujours se jette dès 1996 dans la politique et surtout dans des eaux troubles qui la conduiront devant le tribunal pour corruption et même complicité de meurtres. Libérée au Maidan, elle place ses pions tranquillement, ressoude des alliances et attend tel un vautour que Porochenko s'effondre.


A l'occasion d'un récent Forum national la candidate Timochenko a dévoilé dans son style populiste habituel une partie de son programme pour le Donbass en cas de victoire électorale, qui laissent à penser que si Porochenko choisissait le nom du monstre "Charybde" comme indicatif, nul doute que la brune décolorée ne démériterait pas de celui de "Scylla" !

Erwan Castel

Source de l'article : Pravdanews info

“Pas d'amnistie et de fédéralisation”: 
Timochenko a révélé ce qui attendait le Donbass 
après son arrivée au pouvoir



Timochenko, le chef du parti Batkivchtchyna et candidate à la présidence ukrainienne, a évoqué lors du Forum national "Nouvelle stratégie pour la paix et la sécurité" son intention de renvoyer le Donbass dans une Ukraine unifiée.

Selon elle, il ne peut être question d'aucun statut particulier du Donbass ni d'une amnistie générale.

«Il n'y a pas d'amnistie générale sans discernement. Il ne peut y avoir de statut particulier pour les régions de Donetsk et de Lougansk! Nous avons besoin d'une nouvelle constitution, qui donnera autorité et liberté à toutes les communautés en Ukraine, tout en laissant notre État unitaire. Aucun fédéralisme ne sera autorisé, car c'est la voie vers un nouveau séparatisme », a déclaré Timochenko.

«Notre équipe n'a pas voté pour cela dans la Verkhovna Rada. Parce qu'il s'agit d'un véritable gel du conflit, il s'agit d'un rejet partiel de notre territoire et de la préservation de l'influence du pays agresseur sur notre pays », a-t-elle souligné.

Le dirigeant de "Batkivshchyna" a promis de rendre aux habitants du Donbass le désir de retourner en Ukraine par le biais du programme de développement économique de la région.

«Je proposerai une initiative présidentielle sur la sécurité et le développement du Donbass visant à créer des dizaines de milliers d’emplois, à moderniser l’économie et à reconstruire le logement et les infrastructures civiles. Le Fonds international pour la relance et le développement du Donbass sera créé », a déclaré Mme Timochenko.

Plus tôt dans la journée, Mme Timochenko a promis de récupérer une indemnité de la part de la Russie pour les pertes occasionnées en Crimée et dans le Donbass (100 milliards d'euros !) "Batkivschiny" a également annoncé la création du "bureau militaire" , qui sera impliqué dans le développement de la "Stratégie de la paix" pour l'Ukraine. À son avis, les  accords de Minsk ne sont pas suffisants pour instaurer une paix stable en Ukraine.

Le 24 octobre,  Timochenko a promis de rendre le Donbass ukrainien si elle remportait l'élection présidentielle.

Rappelons que, le 14 octobre, Timochenko a visité la Stanitsa Louganskaïa occupée par les militants ukrainiens. Au cours de la visite, le politicien a promis que le Donbass serait «libéré» et le nouveau gouvernement prêterait suffisamment d’attention à la résolution des problèmes des territoires revenus en Ukraine.

Le 12 octobre, il a été rapporté que  Timochenko était à nouveau en tête du classement des élections.

dimanche 18 février 2018

A Kiev, la colère gronde


4 ans après l'imposture du Maïdan, l'Ukraine est prise en otage par un gouvernement encore plus corrompu que le précédent et qui a provoqué par son inaptitude, son asservissement aux intérêts militaro-industriels occidentaux, et sa collusion avec les mouvements ultra nationalistes, la désintégration complète de l'Ukraine et la paupérisation aggravée de sa population au profit d'une oligarchie hors sol.

Des dizaines de milliers de manifestants défilent vendredi ce moment dans les rues de Kiev pour réclamer le départ de Porochenko.



Ce mouvement protestataire même s'ils sont présents n'est pas dominé par les paramilitaires nationalistes. On y voit des retraités, des jeunes qui viennent réclamer la fin de l'imposture.

L'annonce d'une nouvelle offensive meurtrière dans le Donbass est certainement une motivation pour ces femmes et ses hommes qui ont pour beaucoup des jeunes de leurs familles mobilisés dans le Donbass et sur le point d'être sacrifiés sur l'autel de l'impérialisme étasunien en Europe.

Mais je crains malheureusement que ce nouveau mouvement de colère n'arrive pas à changer le cap suicidaire de ce pays, asservi par la dette des banksters occidentaux et militarisé par les faucons de guerre étasuniens.

Erwan Castel