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samedi 5 février 2022

La population civile comme bouclier humain

Loin des blablas propagandistes des reporters de RTL qui prétendent que les chars russes
sont à 500 mètres des positions ukrainiennes, voici la réalité de chars ukrainiens qui eux
sont à 5 mètres des civils utilisés comme bouclier humain par les forces armées de Kiev.


Même le Ministre français des Affaires Etrangères Le Drian, ce thuriféraire fanatique de l'impérialisme occidental russophobe vient de déclarer, en s'alignant dès le lendemain sur la doxa changeante de la porte parole de la Maison Blanche Jen Psaki, que "Paris ne voyait aucun signe indiquant que Moscou se préparait à lancer une attaque à grande échelle".

Mais cela ne semble pas déranger les chiens de garde médiatiques tant qu'ils peuvent continuer à clabauder contre ce Diable russe, d'autant plus que de nouveaux délires russophobes et autres inversions accusatoires des faucons ukro-atlantistes continuent à repousser encore plus loin les limites de la connerie et de l'hystérie dont les premières conséquences sont de détourner l'attention des foules des préparatifs offensifs ukrainiens et de la militarisation de l'Europe de l'Est par l'OTAN qui eux sont bien réels :

Dernière minute !

Ce matin du 5 février 2022, sur le front Nord de Donetsk, à partir de 7h45 les forces ukrainiennes, ont bombardé au mortier de 120mm le village de Spartak, la zone aéroportuaire et le front de Yasinovataya.
  • 07h48 - Série d'arrivées puissantes dans le secteur de Spartak (Nord Donetsk),
  • 08:09 - Bombardement ukrainien depuis les positions de Opitnoe et Peski de la zone aéroportuaire,
  • 08h19 - Bombardement ukrainien sporadique au Nord Ouest de Yasinovataya (Nord de Donetsk) dans le secteur de Krutaya Balka et Vasilyevka,
  • 08h28 - Des habitants du district de Kievsky signalent un incendie. 
  • 08h30 - Les bombardements ukrainiens continuent dans le secteur de Spartak,
  • 08h39 - Un colonne de fumée noire s'élève en périphérie Nord de Putilovka,
  • 09h00 - Bombardement ukrainien sur la zone de Promka
Selon mon expérience du front, ces provocations ukrainiennes sont à mettre en relation avec la présence de nombreuses équipes de télévisions occidentales dans le secteur d'Avdeevka et qui sont en manque d'actions concrètes. Ils attendent maintenant sans nul doute, caméras au poings et bave aux lèvres les ripostes républicaines potentielles à partir desquelles ils raconteront avoir héroïquement couvert l'agression russe...
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1 / Sur le front du Donbass

Sur le front du Donbass, autant les échanges de tir sont plutôt rares, autant la tension est palpable, en écho de celle imposée par les alertes à la bombe répétées et la psychose occidentale qui, après le fantasme d'une "invasion russe imminente" nous sert maintenant au menu de sa propagande le fantasme d'un "false flag" russe - toujours imminent bien sûr - destiné à accuser Kiev d'un crime de guerre (voir paragraphe suivant).

Ce qui est visible essentiellement ce sont des activités de déploiements que confirment à la fois les interceptions et localisations des communications radios et téléphoniques ainsi que d'autres indices probants tel que les interdictions d'accès de zones aux observateurs de l'OSCE par l'Etat major ukrainien.

Quelques exemples de ces préparatifs offensifs ukrainiens :
  • Sur le front de Lugansk, les unités ukrainiennes du groupe opérationnel "Sever" (Nord) de l' "Opération des Forces Conjointes" (OOS) assurent le plein maximum des stocks de munitions et de carburant des premiers et deuxième échelons de combat. Action repérée sur le secteur de la 24ème Brigade mécanisée ukrainienne.
  • Des unités de drones de reconnaissance et d'observation d'artillerie sont arrivés dans le Donbass à l'occasion des exercices avec tirs réels réalisés près de Kramatorsk, où ils sont utilisés géolocaliser les cibles, observer et ajuster les tirs des artilleurs. Action repérée dans les 1er et 3e bataillons de cette même 24ème Brigade ukrainienne.
  • A l'arrière du front ukrainien, les ressources médicales augmentent drastiquement leurs capacités d'accueil hospitalières, leurs stocks chirurgicaux et de sang, organisent des points d'accueil, de tri et ventilation des blessés sur le 2e échelon  ainsi que des formations sur les premiers soins et les évacuations,
  • Un groupe de l'état-major ukrainien dirigée par le commandant en chef de l'OOS lui même, le général Zaluzhny, va arriver sur la première ligne du front (d'abord sur le front Nord) pour évaluer la préparation au combat des unités de combat et des réseaux d'approvisionnement logistique.
  • Les unités ukrainiennes déployées dans le Donbass reçoivent très rapidement les systèmes d'armes antichars de l'OTAN récemment livrés à Kiev (Javelin, TOW et NLAW) accompagnés de leurs personnels ayant reçu une formation technique par les instructeurs des bases de l'OTAN, dans la région de Lvov (Ouest Ukraine)
Les observateurs de l'OSCE, dans les zones de plus en plus restreintes où ils sont autorisés à travailler constatent les arrivées de plus en plus fréquentes de véhicules blindés ukrainiens au milieu des localités occupées par Kiev.

Ce n'est pas la première fois que nous observons le déploiement de forces de combat ukrainiennes au milieu de zones résidentielles civiles lorsqu'elles se rapprochent du front, afin de les utiliser comme bouclier humain contre les forces de défense républicaines. Je peux personnellement témoigner de cette pratique ukrainienne qui enfreint gravement les conventions de Genève car plusieurs fois des batteries de mortiers bombardant nos positions sur Promka (front de Yasinovataya) ont été géolocalisées entre des barres d'immeubles habitées d'Avdeevka, rendant impossible un tir de contre batterie républicain.

Les forces ukrainiennes poursuivent le déploiement de leurs dispositif d'attaque comme le montre ce reporter de la BBC actuellement à Avdeevka (3 kilomètres du front au Nord de Donetsk) et qui a surpris des chars de combat ukrainiens à l'abri d'une zone résidentielle de la ville:

J'invite les touristes de RTL, Griveau et Fautrat, d'essayer de faire correctement le travail pour lequel ils sont payés au lieu de se branler devant les fantasmes ukrainiens concernant "des chars russes à moins de 500m" Ici des chars de combat ils pourront même en toucher avec leurs petites papattes fébriles de chiens de garde médiatiques.

Plusieurs chars de combat ukrainiens au coeur d'une zone 
résidentielle d'Avdeevka en ce début février 2002, ce qui 
constitue une double violation des accords de paix de Minsk
qui demandent le retrait des armes lourdes (+100mm) de la
ligne de front ainsi que des zones résidentielles civiles.


2 / Sur le front de l'information

Les délires de la propagande ukro-atlantistes sont visiblement en manque d'imagination car après le fantasme d'une "invasion russe imminente" voici maintenant qu'ils accusent la Russie de préparer des fake news pour accuser l'Ukraine de commettre des crimes de guerres dans le Donbass (pour cela il n'est pas besoin de mentir mais juste de regarder ce qui se passe depuis 8 ans sur le terrain). Et lorsque j'évoque le "manque d'imagination de la propagande ukro-atlantiste" c'est justement parce que ce nouveau délire n'est qu'une inversion accusatoire de leurs propres actions menées sur le front et aujourd'hui même organisées dans un programme de guerre psychologique baptisé "Crushing Sword" et que j'ai abordé dans un article récent.

Concernant ce programme "Crushing Sword", qui lui est bien réel d'autres faits sont apparus, comme l'apparition de premières vidéos mettant en scène des prétendus transfuges des républiques de Donetsk et Lugansk, ou l'arrivée dans les bases arrières de la 95ème brigade aéroportée ukrainienne de reporters estoniens, étasuniens ou britanniques dont le Commandant Vesser a reçu des consignes directes du général Mirgorodsky, Chef d'Etat major des troupes aéroportées ukrainiennes, lui demandant d' "assurer la sécurité et le travail des équipes de tournage, qui doivent démontrer à la communauté occidentale l'agression de la Russie et de l'ORDLO (républiques du Dobass)"

Pour information, concernant le sujet des "transfuges" il y a en République Populaire de Donetsk 6000 personnes environ venant des territoires occupés par les forces ukrainienne et qui y vivent avec un "certificat de personne déplacée", et beaucoup plus encore en Russie.

3 / Du côté de l'Ukraine

Rien de nouveau du côté du Banderistan, qui reçoit la visite du sultan Erdogan qui lui a renouvelé son soutien inconditionnel ainsi que la poursuite de ses aides militaires aux forces ukrainiennes engagées dans une guerre contre les populations du Donbass. A cette occasion a été signé le projet de création en Ukraine d'une usine de fabrication locale du drone d'attaque turc Bayraktar TB2. 

Concernant les activités militaires ukrainiennes sur ses frontières avec le Belarus, un de ses drones "Spectator a été abattu au dessus du territoire bélarusse alors qu'il réalisait une mission d'observation des exercices russo-belarusses en cours. Désespérés d'avoir été pris en flagrant délit de violation de l'espace aérien bélarusse, les ukrainiens prétendent que le drone est en réalité un drone russe abattu pour accuser Kiev.

Sauf que les infos de sa carte de vol démontrent bien la réalité d'une incursion ukrainienne non autorisée en Bélarus: 


4 / Du côté de l'OTAN

Des renforts yankees débarquent en Europe

Allez, commençons en riant (je n'ai pas pu résister)

Conformément à l'autorisation présidentielle donnée par Biden, des renforts militaires étasuniens ont commencé leur déploiement de bases européennes vers les frontières russes et bélarusses, et de bases étasuniennes leur transfert vers l'Europe.

Le 3 février 2022, le Pentagone commence à déplacer les premières unités étasuniennes basées Europe, vers la Pologne, pour un déploiement sur le flanc occidental de la Fédération de Russie, quand Biden appelle à une "désescalade".

Le 4 février 2022, 2 nouveaux C17 A étasuniens poursuivent 
le déploiement en Europe de la 82eme division aéroportée 
étasunienne depuis Fort Bragg vers Ramstein en Allemagne.

Toujours ce 4 février, un premier vol C17 (08-8201) a décollé de 
l'aérodrome étasunien de Pope Army en direction de l'Europe.

Le gavage des ukropithèques continue

Un 7ème avion cargo étasunien en provenance de la base de Douvres (USA) est 
arrivé ce 3 février à Kiev apportant 85 autres tonnes d'aide militaire aux forces
armées ukrainiennes, cette fois sur un vol de la compagnie "Western Global".

"C'est une bonne nouvelle, a commenté Reznikov
le Ministre ukrainien de la Défense et ce n'est pas la fin" 

Le 4 février, le Canada a envoyé un deuxième avion cargomilitaire en Ukraine. L'avion a décollé de la base aérienne de Trenton et a atterri à Lvov.

Les analyses des images propagandistes ukro-atlantistes des précédentes aides militaires étasuniennes permettent de mieux préciser le type de croquettes que l'Oncle Sam donne à son toutou ukrainien. On a ainsi identifié des types de missiles, des munitions pour snipers, pour fusils de chasse (pas vraiment des armes défensives) etc... Ainsi par exemple pour la cargaison étasunienne arrivée le 28 janvier dernier à Kiev:

On peut encore lire sur l'un des colis le numéro d'identification matériel NSN "1010014909697". Ce numéro correspond au lance-grenades automatique MK19 
mod.3 de 40 mm, qui équipe à la fois sur les bateaux de l'US Navy comme les 
patrouilleurs de classe "Island" récemment fourni à Kiev et les forces terrestres. 




Les vautours de l'OTAN de plus en plus nombreux 

Comme je le signale dans chaque SITREP, si l'OTAN ne veut pas s'engager directement dans un conflit en Ukraine, en revanche ses ressources de renseignement militaire sont quotidiennement en mission le long de la ligne de front du Donbass en Mer Noire et sur les frontières russes environnantes. Avions de reconnaissance de l'USAF ou de la RAF, drones stratégiques étasuniens, navires de reconnaissance français etc... recueillent chaque journée des renseignements stratégiques et tactiques dont nombre concernant le Donbass sont transmis à l'Etat major ukrainien. 

Dans la nuit du 4 au 5 février l'OTAN a réalisé une première mission nocturne de reconnaissance dans le Donbass avec un avion de reconnaissance et de ciblage "Joint STARS" de l'USAF, qui est spécialisé dans la détection et l'appui électronique à des opérations offensives (ciblage et contre mesures électroniques) 

Dans la nuit du 4 au 5 février un Boeing E-8C Joint STARS, US Air Force, id 95-0121, 
décollant de la base aérienne de Ramstein a réalisé la première mission nocturne 
connue vers les frontières russes après un ravitaillement au-dessus de la Pologne. 

A gauche l'avion de reconnaissance Boeing E-8C de l'USAF et à droite
un poste de commandement aérien des forces russes Tupolev Tu-204PU 

5 / Du côté de la Russie 

La Fédération de Russie, sûre de sa légitimité à défendre ses frontières et de son droit évident de réaliser des manœuvres militaires sur son territoire et avec ses alliés comme ici le Bélarus, continue ses exercices dans les régions frontalières avec l'Ukraine qui évidemment sont aussi des opérations dissuasives face à une menace d'attaque de Kiev dans le Donbass (qui rappelons le, y a concentré près de 150 000 hommes face à 30 000 républicains soit près des 2/3 de ses forces combattantes au moment où une menace russe pèserait sur ses frontières).


Le caractère démonstratif et très médiatisé des mouvements 
militaires russes prouvent bien que il ne s'agit pas de préparatifs 
offensifs et que ses exercices ont bien également un objectif 
dissuasif adressé aux forces ukrainiennes dans le Donbass...
Ici des S400 déploient leur couverture antiaérienne au Bélarus

La tension reste donc croissante sure le front du Donbass et ce n'est pas le blocage des relations Est-Ouest qui s'amplifie entre Washington et Moscou qui risque d'inverser cette escalade des plus dangereuses qu'ait connu le Donbass depuis la fin du chaudron de Debalsevo et la signature des accords de Misk 2 (février 2015).

Erwan Castel


lundi 29 mars 2021

Kiev s'agite mais Moscou veille au grain

Réponse symétrique de Moscou : un des convois ferroviaires russes en route vers les frontières du  Donbass !

Dans le cadre de son "chantage à la guerre" qui ne fait trembler personne, Kiev a finalement décidé de ne pas tenir une réunion extraordinaire d'urgence du sous-groupe de sécurité pour discuter de la mort des 4 soldats ukrainiens le 26 mars à Shumy mais de porter sa version de la situation au niveau des représentants "Format Normandie" signataire des accords de Minsk a déclaré Alexey Arestovich Ahakha le chef de la délégation ukrainienne au groupe de travail tripartite chargé d'accompagner et suivre l'application des accords de Minsk (tâche peu fatigante vu qu'ils sont au point mort depuis 6 ans). En visant le niveau international des discussions, Kiev confirme donc son intention de poser, sous couvert de cet incident maquillé, un ultimatum pour une fois encore tenter de faire passer ses modifications inacceptables aux accords de Minsk et ensuite passer à la phase suivante de la préparation à l'offensive.

Sur le front, les ukrainiens continuent leurs provocations contre les positions républicaines; ainsi par exemple :

  • Le 27 mars 21, à 7h09, bombardement ukrainien du quartier de Veseloe au Nord de Donetsk (Oktyabrsky) avec 16 obus de mortiers de 120mm positionnés à Peski.
  • Le 27 mars, bombardement ukrainien du village de Lozovoe en République de Lugansk avec des mortiers de  82 et120mm..
  • Le 28 mars 21, à 12h30, bombardement ukrainien de l'Ouest de Gorlovka avec 3 obus de mortier de 120mm positionné dans le village de Shumy,
  • Le 28 mars 21, à 18h10, bombardement ukrainien du village balnéaire de Bezymennoye sur le front Sud, très fréquenté pendant les journées ensoleillées,


Du côté de ses moyens aériens, si l'Ukraine hésitera certainement a engager à nouveau sur le front du Donbass sa flotte de combat aérienne composée d'une trentaine de chasseurs soviétiques désuets mais dont la moindre perte provoque systématiquement un événement médiatique important (se rappeler de 2014 et des aéronefs ukrainiens abattus traumatismes pour Kiev, victoires pour les pro(russes), en revanche elle semble vouloir miser en cas d'offensive nouvelle sur sa flotte de drones d'attaque Bayraktar TB2 fournis par la Turquie et dont le nombre serait aujourd'hui également d'une trentaine mais aux capacités de bombardement très performantes bien meilleures et sans impact psychologique en cas de perte du fait de leurs faibles coûts et de l'absence de pilote embarqué.

C'est dans ce cadre des préparatifs opérationnels à une potentielle offensive que Kiev a réalisé des derniers exercices opérationnels de ses Bayraktar TB2 au dessus de la Mer Noire.

Des exercices de vols d'approche et d'attaque ont été réalisés cette semaine au large de la côte ukrainienne (entre Kherson et Odessa) vers l'île de Tendrovskaya Kosa, située au ord Ouest de la péninsule de Crimée.

Le bayraktar TB2 est un drone d'attaque turc, fleuron de l'industrie militaire d'Ankara, et qui a la capacité de voler pendant 24heures a de très hautes altitudes (+ de 8000 m) dans un rayon d'action de 150km.
Lors des tests opérationnels, confirmés lors de la guerre du Haut Karabagh, le Bayraktar TB2 a détruit, dans 100% des tirs effectués, des cibles de 2mx2m à une distance de 8 km et une altitude de 5000 m.

Le 26 mars 2021, un Boeing C-17 «Globemaster» (immatriculation 177 705), de l'armée de l'air canadienne, s'est envolé pour livrer à Kiev du matériel militaire. Ce type de gros porteur aérien peut fournir jusqu'à 77 tonnes de fret utile et même embarquer de gros matériels blindés. Cet approvisionnement aérien de l'OTAN (et qui n'est pas le premier) est complémentaire de ceux réalisés par la Mer Noire comme ce cargo étasunien "Ocean Glory" arrivé le 24 mars avec 350 tonnes de matériel militaire pour l'armée ukrainienne, par voie ferroviaires depuis la Pologne ou les pays Baltes ou par la Turquie qui a organisé le 14 mars dernier un pont aérien militaire logistique vers Kiev.

Boeing C-17 «Globemaster» de l'armée de l'air canadienne, à son arrivée à Kiev 


La réponse symétrique russe 

Pour le moment il est encore possible que tout ce ramdam militaire ukro-atlantiste vers le Donbass ne soit qu'un énorme coup de bluff pour forcer la Russie a accepter une version "Minsk 3" des accords de paix pour le Donbass, mais il n'est pas autorisé de ne pas considérer la menace comme réelle et une offensive, même limitée dans le temps et l'espace, comme potentiellement probable.

Donc, en dehors des réactions visibles des milices républicaines qui ont suivi l'escalade initiée par Kiev (riposte autorisée avec engagement de l'artillerie notamment), une augmentation sensible des ressources dans la recherche du renseignement a été réalisée, grâce à l'aide de la Russie voisine, qui sans nul doute a elle aussi intensifié l'observation et l'écoute des activités ukrainiennes dans le Donbass et autour de la péninsule de Crimée.

Système de recherche électronique "Bastion", monté sur camionnette "Gazelle",
 une surveillance du front rapide, discrète et efficace.

Ainsi par exemple les unités les troupes de reconnaissance de la République Populaire de Donetsk ont intensifié la recherche radio-électronique sur toute la ligne de contact au combat, grâce à des drones d'observation, radars terrestres, ou des unités mobiles spécialisées équipées du système de détection moderne "Bastion".

Ce système de surveillance électronique est en mesure d'intercepter et d'identifier jusqu'à 10 kilomètres de profondeur toutes fréquences radio ou GSM ainsi qu'identifier et géolocaliser les bruits de moteur ou de tir dans la même profondeur.

Ainsi ont été interceptées cette semaine plusieurs conversations téléphoniques entre militaires ukrainiens, comme celle ci par exemple au sein de la 72e brigade mécanisée ukrainienne et qui fait mention d'un approvisionnement de munitions pour BMP pour une utilisation "à l'aube".

Sur cette vidéo, après le convoi ferroviaire à droite,
on observe une unité d'infanterie motorisée russe
équipée de BTR 82A, la toute dernière amélioration
du véhicule de transport de troupe avec mis dans une
tourelle son canon automatique à double alimentation 
de 30 mm ainsi que des équipements d'assistance au tir
radar et protection de dernière génération. Le BTR est
servi par un équipage de 3 soldats et transporte un groupe
de combat équipé et autonome (7 soldats).

Il existe à mon modeste niveau d'autres informations que je ne peux révéler pour l'instant mais qui confirment l'attention exceptionnelle portée par les services de renseignement républicains, et ceux "du Nord" aux "gesticulations" singulières et menaçantes de l'armée ukrainienne observées depuis 3 semaines vers le front, au milieu d'une augmentation des provocations en première ligne et sur fond d'une aggravation historique des tensions entre Washington et Moscou.

Du côté de l'armée russe elle même, pourtant réputée pour sa discrétion, Moscou gonfle également ses biceps et étale également une partie de ses moyens acheminés près du Donbass prêts à riposter en cas d'offensive ukrainienne majeure. Ainsi depuis quelques jours des vidéos et photos de matériels russes se déployant dans la région frontalière au Donbass de Rostov sur le Don circulent sur le Net :




Côté russe on observe beaucoup de moyens de commandement, de transmission, de mesure et contre mesure de guerre électronique qui montre que la Russie, en cas d'intervention cherchera d'abord à neutraliser les armes ukrainiennes mais prévoit aussi, le cas échéant, de pouvoir les détruire de façon plus conventionnelle et radicale : 

D'importantes convois routiers et ferroviaires de véhicules russes
 sont observées en approche du Donbass et de la Crimée.

Aujourd'hui nous assistons donc à un bras de fer militaire de chaque côté d'un front diplomatique entre Washington et Moscou subissant les bombardements verbaux virulents de la part de Biden et de l'OTAN tandis que Kiev vient de définir officiellement la Russie comme son "adversaire militaire".

Certes la situation peut se dégonfler encore, mais pour le moment Kiev n'en prend pas le chemin !

Erwan Castel



lundi 25 mai 2020

Des chiens enragés !

Voici Igor, un jeune enfant de de Staromikhailovka, dans l'Ouest de Donetsk. Son 
quartier a été bombardé le 22 mai 2020 par les forces armées ukrainiennes. Sont 
visibles derrière ce "dangereux terroriste" du Donbass l'entonnoir creusé par 
l'explosion de l'obus et la gerbe d'éclats qui a griffé le mur de gauche.

Il est difficile de ne pas être tenté par la grossièreté lorsqu'on évoque les comportements ukrainiens vis à vis de la population russe du Donbass, qu'ils soient militaires ou politiques tant ils s'apparentent à ceux d'une meute de chiens enragés ayant totalement perdu la raison !

Depuis le mise en alerte de combat des forces républicaines et l'autorisation de riposter avec tous les moyens à disposition, les forces ukrainiennes, sur le seul front de la République Populaire de Donetsk, ont perdu en moins d'une semaine 27 soldats dans les tirs de contrebatteries républicains qui ont également détruit 2 BRDM automitrailleuse légère, 1 camion militaire ZIL-130 et 6, mortiers de 120 et 82 mm.

Malgré ces tirs punitifs réussis, les ukrainiens continuent leurs provocations sur le front en tirant sur des objectifs militaires mais aussi civils des républiques de Donetsk et Lugansk. Et à ce titre il faut relever le déploiement, sur ordre du général Romigailo, commandant le Groupe Opérationnel Tactique "Nord" ukrainien (qui est face au front de Lugansk) d'une unité de tireurs d'élite. Cette unité appartient au 8ème régiment des forces spéciales ukrainiennes qui a été formé par les instructeurs canadiens de la mission "Unifer" au camp d'entrainement n°169 (ouest Ukraine). Ces tireurs d'élites (avec vraisemblablement des équipements de l'OTAN) seront dispersés dans les secteurs des 25ème 30ème et 24ème Brigades ukrainiennes. Il faut s'attendre donc à de nouvelles provocations meurtrières contre les milices mais aussi les populations civiles du front.

Le 24 mai 2020, les combats dur le front proche d'un kilomètre 
réveille les habitants de Yasinovataya, au Nord de Donetsk


Parallèlement aux agressions militaires, le fait que les républiques aient pris l'initiative de riposter  aux tirs de l'armée ukrainienne en lui infligeant des pertes significatives, des responsables politiques ukrainiens, enivrés par leur russophobie psychotique se jettent dans ce qui pourrait être le concours hystérique de la haine et de la stupidité. En voici quelques exemples, vous allez voir, il y a du niveau !!:
  • Andrey Biletsky, le fondateur du bataillon spécial néo-nazi "Azov",ancien député ukrainien et aujourd'hui chef du "Corps National", une organisation paramilitaire et politique ukrainienne ukrainien et Chicken Avakova elle aussi ancienne députée ukrainienne et cadre du "Corps national" ont appelé les autorités ukrainiennes à bloquer complètement le territoire de la République du Donbass des approvisionnements en énergie et en eau (dans les secteurs du front où leurs sources sont du côté contrôlé par Kiev), de construire un mur et de forcer les républiques à la reddition. "Ils souffriront moins" a cyniquement conclu le néo nazi ukrainien.
Pour information les conventions du statut de Rome (tout comme celles de Genève) qualifie en son chapitre 7 ("Extermination") de crime contre l'humanité le fait de détruire ou couper délibérément des infrastructures de vie pour une partie de la population. 
  • Alexei Reznikov, vice ministre ukrainien et représentant de Kiev aux groupe de contact de Minsk 2, commentant sur le média "Savik Shuster" l'attribution de passeports russes dans les républiques de Donetsk et Lugansk (et surtout cherchant à intimider leurs détenteurs) a annoncé que ces derniers ne sont plus représentatifs du Donbass et que donc, après la main mise de l'Ukraine sur les républiques (il a le droit de réver), ils devront partir soit "vers leur nouvelle patrie" soit "aller se recycler en Syrie" ?).. 
  • Nikolai Kokhanivsky ancien chef du bataillon spécial néo nazi "OUN", commentant sur les ondes de "Magnolia TV" la situation des personnes âgées des républiques qui doivent traverser la ligne de front (à cause du blocus bancaire) en subissant fatigue, attente, pluie ou froid quand ce ne sont pas les humiliations et rackets aux block posts ukrainiens : "!'État ukrainien ne leur doit rien. Ils ont presque voté à 100% pour la soi-disante indépendance, sont allés à un référendum, ont loué leurs dirigeants, en particulier Poutine. Pourquoi devrions-nous les soutenir ? Laissez-les rester là. Tous ceux qui vivent dans la LDNR sont des ennemis, laissez-les pleurer..."
Observation : Dans sa diatribe haineuse Kokhanivsky a au moins l’honnêteté de reconnaitre les résultats du référendum de 2014 
  • Etc. Etc. 
On pourrait multiplier ce genre de déclarations sur des pages entières, mais elles ne nous apprendraient rien d'autre que la stupidité et la haine ont toujours pignon sur rue et tribune libre dans la société ukrainienne post-maïdan, et que continue malgré la déception de la "révolution de la dignité" de 2014, ce mariage amoral des intérêts de la ploutocratie mondialiste avec les pires crapules et criminels qui vont la servir jusqu'à détruire leurs propres pays comme par exemple les salafistes syriens dans leur lutte suicidaire contre le gouvernement de El Assad ou ces nationalistes ukrainiens dans leur russophobie aveugle.

Si la Russie veille plus que jamais sur les populations du Donbass, il ne faut surtout pas oublier que la main étasunienne agite toujours les marionnettes ukropithèques de Kiev dans une fuite en avant russophobe partagée pour soumettre l'Europe à ses intérêts (qui eux ne le seront pas !). Voilà pourquoi malheureusement l'Ukraine pro-occidentale ne tombera pas avec ses échecs politiques et ses crises économiques sans fin. car elle n'est plus qu'une colonie militaire étasunienne qui estime qu'on peut tout lui sacrifier, à commencer par ses peuples. 

Et des camps d'entrainement de l'armée ukrainienne jusqu'à ses avants postes du front, le "stars and stripes" de l'Oncle Sam fait de plus en plus bon ménage avec le drapeau ukrainien et même le drapeau noir et rouge du néo nazisme bandériste...

Jusqu'à ce que la Russie applique ce qu'on doit faire à tout chien enragé ...

Erwan Castel


 Drapeaux étasunien, ukrainien et bandériste sur un avant poste ukrainien du front de Donetsk