L'arrogance méprisante, l'impunité souveraine, l'amoralité criminelle et le sentiment de domination absolue génèrent parfois chez les bourgeois asservissant le Monde cette seule qualité de l'esclavagiste sûr que sa tyrannie est légitime : la franchise.
Ainsi de Constantin, Carolus Magnus, Louis XIV, Ford, Attali, Obama, Soros, Sarkozy et tant d'autres princes des églises, des armées ou des banques qui enferment les corps et les coeurs dans l'esclavage du verbe, de l'acier et de l'or.. George Friedman qui est le directeur de "Stratfor", cette société de renseignement et d’analyse qui est surnommée la "CIA de l'ombre" et dont voici un des discours est l'un des thuriféraires de cette ploutocratie hégémonique et évolutive qui sème le chaos à travers le Monde depuis des siècles :
En seulement 11 minutes tout est dit, soit le temps moyen d'une prêche inquisitoriale, qu'elle soit sermon, prône, khutba, ou conclusion d'un cours d'histoire républicaine ou analyse géopolitique de BFM TV et comme eux il dévoile les dessous de la bien pensance unique, ici en l'occurrence celle de l'hégémonie capitaliste cherchant à soumettre à son marché mondial la Fédération de Russie qui résiste à l'esclavagisme de sa marchandise. C'est la deuxième fois que je le publie sur ce blog mais il a pris, depuis cette année une dimension prophétique encore plus forte.
S'il vous plaît prenez ces 11 minutes de votre temps pour écouter l'argumentaire édifiant et sans ambages de ce Friedman qui vomit ici l'abjection amorale de ce monde moderne soumis au pouvoir paroxysmique de l'argent et de l'Etat.
A propos des USA, de la Russie, de l'Ukraine
et de l'Europe George Friedman au "Council on
Foreign Relations de Chicago" le 4 février 2015
Chaque mot prononcé par ce Torquemada de la bien pensance devrait faire secouer leurs chaînes par les esclaves de la marchandise... Or je ne vois à l'horizon aucun nuage de poussière soulevé par les rébellions des peuples européens à la reconquête de leurs libertés communes.
Je vois juste des troupeaux d'individualistes soumis répétant derrière leurs maîtres "Slava Ukraïna !".
Pathétique !
Une fois ce discours écouté, j'avoue qu'il n'y a plus rien à dire...
A part peut-être hurler aux peuples d'Europe : "réveillez vous !!!" et agissez par la révolution, comme la Russie agit par la guerre, ou sinon restez esclaves.
Depuis le 17 décembre 2021, la diplomatie russe est passé à l'offensive pour défendre les "lignes rouges" sécuritaires face à l'expansion obstinée et menaçante de l'OTAN jusqu'à ses frontières occidentales derrière lesquelles sont immédiatement les principaux centres névralgiques et de commandement de la Fédération (voir ici le rappel chronologique)
Le fait est que les négociations, comme c'était malheureusement à craindre, ont échoué à cause de l'hypocrisie d'une Maison Blanche croyant dominer le Monde et qui, dans le domaine des zones d'influence sécuritaire légitimes, refuse aux autres dans une fuite arrogante irresponsable ce qu'elle exige pourtant autour de son propre territoire national.
La réponse écrite en forme de fin de non recevoir collectif de l'administration Biden et de l'OTAN aux propositions russes de sécurité collective a eu au moins l'avantage d'acter noir sur blanc les intentions hégémoniques de Washington en Europe, ce à quoi Sergeï Lavrov a répondu ce 1er février par une lettre claire et sans ambages envoyée, afin de mettre les chefs d'Etat occidentaux devant leurs responsabilités historiques, à chaque pays de l'OTAN:
"Vous n’êtes pas sans savoir que la Russie est sérieusement préoccupée par l’aggravation des tensions politico-militaires aux abords immédiats de ses frontières occidentales. Afin d’éviter toute nouvelle escalade, la partie russe a présenté le 15 décembre 2021 les projets de deux documents juridiques internationaux interconnectés – un Traité entre la Fédération de Russie et les États-Unis d’Amérique sur les garanties de sécurité et un Accord sur des mesures visant à assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.
Les réponses des États-Unis et de l’OTAN à nos propositions reçues le 26 janvier 2022 démontrent de sérieuses différences dans la compréhension du principe de sécurité égale et indivisible qui est fondamental pour l’ensemble de l’architecture de sécurité européenne. Nous pensons qu’il est nécessaire de clarifier immédiatement cette question, car elle déterminera les perspectives d’un dialogue futur.
La Charte de sécurité européenne signée lors du Sommet de l’OSCE à Istanbul en novembre 1999 énonçait les principaux droits et obligations des États participants de l’OSCE en matière d’indivisibilité de la sécurité. Elle a souligné le droit de chaque État participant d’être libre de choisir ou de modifier ses accords de sécurité, y compris les traités d’alliances, en fonction de leur évolution, ainsi que le droit de chaque État à la neutralité. Le même paragraphe de la Charte conditionne directement ces droits à l’obligation de chaque État de ne pas renforcer sa sécurité au détriment de la sécurité des autres États. Il précise en outre qu’aucun État, groupe d’États ou organisation ne peut avoir la responsabilité prééminente du maintien de la paix et de la stabilité dans l’espace de l’OSCE ou ne peut considérer aucune partie de l’espace de l’OSCE comme sa sphère d’influence.
Lors du Sommet de l’OSCE à Astana en décembre 2010, les dirigeants de nos nations ont approuvé une déclaration qui réaffirme cet ensemble complet d’obligations interconnectées.
Cependant, les pays occidentaux continuent à n’en retenir que les éléments qui leur conviennent, à savoir le droit des États à être libres de choisir des alliances pour assurer exclusivement leur propre sécurité. Les mots "en fonction de leur évolution" sont impudemment omis, car cette disposition faisait également partie intégrante de la compréhension de la "sécurité indivisible", et plus particulièrement dans le sens où les alliances militaires doivent abandonner leur fonction initiale de dissuasion et s’intégrer dans l’architecture paneuropéenne sur la base d’approches collectives plutôt qu’en groupes étroits. Le principe de sécurité indivisible est interprété de manière sélective comme une justification de la course en cours vers un élargissement irresponsable de l’OTAN.
Il est révélateur que les représentants occidentaux, tout en se déclarant prêts à engager un dialogue sur l’architecture de sécurité européenne, évitent délibérément de faire référence à la Charte de sécurité européenne et à la Déclaration d’Astana dans leurs commentaires. Ils ne mentionnent que des documents antérieurs de l’OSCE, particulièrement la Charte de Paris de 1990 pour une nouvelle Europe qui ne contient pas l’obligation de plus en plus "gênante" de ne pas renforcer sa propre sécurité au détriment de la sécurité des autres États. Les capitales occidentales tentent également d’ignorer un document clé de l’OSCE, le Code de conduite de 1994 sur les aspects politico-militaires de la sécurité, qui dit clairement que les États choisiront leurs arrangements de sécurité, y compris l’adhésion à des alliances, "en gardant à l’esprit les préoccupations légitimes de sécurité des autres États".
Cela ne fonctionnera pas de cette façon. L’essence même des accords sur la sécurité indivisible est que soit il y a sécurité pour tous, soit il n’y a de sécurité pour personne. La Charte d’Istanbul prévoit que chaque État participant de l’OSCE a un droit égal à la sécurité, et pas seulement les pays de l’OTAN qui interprètent ce droit comme un privilège exceptionnel d’appartenance au club « exclusif » de l’Atlantique Nord.
Je ne commenterai pas d’autres directives et actions de l’OTAN qui reflètent l’aspiration du bloc « défensif » à la suprématie militaire et à l’utilisation de la force en contournant les prérogatives du Conseil de sécurité de l’ONU. Qu’il suffise de dire que de telles actions contreviennent aux obligations fondamentales paneuropéennes, y compris les engagements pris en vertu des documents susmentionnés de ne maintenir que des capacités militaires proportionnées aux besoins de sécurité individuels ou collectifs, compte tenu des obligations découlant du droit international, ainsi que des intérêts légitimes de sécurité d’autres États.
Évoquant la situation actuelle en Europe, nos collègues des États-Unis, de l’OTAN et de l’Union européenne lancent des appels constants à la "désescalade" et appellent la Russie à "choisir la voie de la diplomatie". Nous tenons à rappeler que nous avançons sur cette voie depuis des décennies. Les étapes clés, telles que les documents des sommets d’Istanbul et d’Astana, sont exactement le résultat direct de la diplomatie. Le fait même que l’Occident essaie maintenant de réviser à son avantage ces réalisations diplomatiques des dirigeants de tous les pays de l’OSCE suscite de vives inquiétudes. La situation exige une franche clarification des positions.
Nous voulons recevoir une réponse claire à la question de savoir comment nos partenaires comprennent leur obligation de ne pas renforcer leur propre sécurité aux dépens de la sécurité des autres États sur la base de l’attachement au principe de sécurité indivisible.
Concrètement, comment votre gouvernement entend-il s’acquitter dans ses pratiques de cette obligation dans les circonstances actuelles? Si vous renoncez à cette obligation, nous vous demandons de l’indiquer clairement.
Sans une clarté totale sur cette question clé liée à l’interconnexion des droits et obligations approuvée au plus haut niveau, il est impossible d’assurer l’équilibre des intérêts incarnés dans les instruments des sommets d’Istanbul et d’Astana. Votre réponse permettra de mieux comprendre l’étendue de la capacité de nos partenaires à rester fidèles à leurs engagements, ainsi que les perspectives d’avancées communes vers la diminution des tensions et le renforcement de la sécurité européenne.
Nous nous réjouissons de votre réponse rapide. Elle ne doit pas tarder car il s’agit de clarifier l’accord sur la base duquel Votre Président/Premier Ministre a signé les obligations correspondantes.
Nous espérons également que la réponse à cette lettre sera donnée à titre national, car les engagements susmentionnés ont été pris par chacun de nos États individuellement et non au sein d’un bloc ou au nom de celui-ci."
Sergeï Lavrov, Ministre russe des Affaires Etrangères
Globalement, Washington ne reculera pas et préférera même, sans engager directement l'OTAN mais en raflant au passage un prétexte pour de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, sacrifier l'Ukraine dans sa confrontation avec Moscou.
Ce qui en revanche risque de se passer avec cette lettre individuelle de Sergeï Lavrov c'est l'apparition de fissures dans le bloc atlantiste, lesquelles ont déjà commencé à apparaitre avec le refus de certains pays membres de livrer des armes à l'Ukraine et d'autres de ne pas déployer leurs troupes en Europe de l'Est en cas de conflit russo-ukrainien.
La ruse de la Fédération de Russie est de ne pas dévoiler les réactions concrètes qu'elle mettra en œuvre contre les pays qui refuseront formellement les garanties de proposition collective qu'elle propose. Et la première conséquence d'un refus écrit aux propositions russes est de trahir officiellement, moralement et même juridiquement, les engagements internationaux de "sécurité indivisible" signés et sur lesquels reposent l'architecture du droit international... Dès lors que le bloc occidental, par les réponses demandées ce 1er février par Lavrov, déchirera les principes même de sécurité collective du passé et du présent, cela autorisera la Russie à appliquer où bon lui semble la même stratégie de développement de ses alliances comme elle a déjà évoqué de le faire dans les Caraïbes et en Amérique du Sud par exemple. Et l'arrogance actuelle des USA leur reviendra alors en pleine gueule comme un boomerang lancé trop fort par un imbécile !
Personnellement je vois aussi dans cette demande de réponse individuelle exprimée par le Ministre russe des Affaires Etrangères une opportunité offerte aux pays européens de se libérer de la tutelle étasunienne et du carcan de l'OTAN et de réfléchir à leur propre schéma de sécurité collective européenne, en partenariat avec la Russie. Mais là je rêve car à part la Hongrie, et peut-être 2 ou 3 autres pays, les poids lourds de l'Union Européenne et de l'OTAN resteront fidèles à leur vassalisation par Washington...
Mais sans nul doute les laquais occidentaux se souviendront demain, en mangeant leur merde, de cette table d'hôte européenne que la Russie leur avait proposé de partager aujourd'hui. Alors peut-être ne referont ils pas deux fois la même erreur de persister dans cette servitude volontaire à l'Hégémon de la marchandise étasunienne, et trahissant une nouvelle fois leurs engagements internationaux... ils défendront cette fois la bonne cause et la souveraineté des peuples d'Europe !
Alors, à vouloir gagner l'Ukraine, les USA auront perdu l'Europe, mais malheureusement ce scénario probable n'est pas pour demain, ni sans souffrance, car face au poker menteur brutal étasunien, Moscou doit jouer une partie d'échecs longue mais résistante.
Dans le Donbass, dans un froid vif (entre -5 et - 10°), l'ébullition du front continue d'augmenter progressivement provoquant des mises en alerte de combat régulières. mais c'est surtout les événements survenant à l'arrière du front ukrainien qui donnent à cette nouvelle escalade militaire une dangerosité nouvelle :
Des bruits de bottes
Les pays de l'OTAN accélèrent leurs aides militaires aux forces ukrainiennes, Londres et Washington transférant depuis quelques jours en urgence des centaines de tonnes d'armement (voir articles précédents) :
- Etats Unis: ATGM Javelin, MANPADS Stinger, armes légères, fusils de précision, munitions, hélicoptères Mi-17, véhicules, patrouilleurs, équipement de communication;
- Royaume-Uni : ATGM, véhicules blindés
- Pays baltes : ATGM, MANPADS, obusiers de 122 mm, munitions d'artillerie et d'armes légères
- Pologne : Véhicules de combat d'infanterie BMP-1, drones d'attaque
- Tchèquie : Véhicules de combat d'infanterie BMP-1, munitions d'artillerie
- Turquie : corvettes de type Ada, drones Bayraktar TB2, équipements de communication,
- Canada : divers équipements d'infanterie
- France : hélicoptères H225, H125, patrouilleurs maritimes.
Les missions de reconnaissance aériennes du renseignement militaire de l'OTAN s'esst encore intensifier le long du front du Donbass et des régions frontalières russes.
Les Etats Unis ont préparé un nouveau paquet de sanctions économiques contre la Russie qui seront déclenchées à la moindre action militaire russe en Ukraine et dans le Donbass.
De nombreux pays occidentaux évacuent le "personnel non essentiel" et les familles de leur ambassades en Ukraine et déconseillent de venir dans le pays.
Les compagnies aériennes internationales évitent si possible l'Ukraine et s'interdisent de survoler l'Est du Dniepr.
Washington et Moscou se renvoient à chacun la menace d'un false flag imminent tandis que des mercenaires étasuniens continuent d'arriver sur la première ligne du front,
Au moment où vont se dérouler les jeux olympiques d'hiver en Chine, se déroulent d'importants exercices de l'OTAN, en Méditerranée orientale et Mer Noire, et concentrations de troupes sur le flanc oriental de l'Alliance (je rappelle ici que l'attaque de la Géorgie contre l'Abkhazie et l'Ossétie ainsi que le coup d'Etat du Maïdan ont été réalisés pendant des jeux olympiques)
Le président Zelensky s'adressant aux ukrainiens a déclaré concernant la Crimée et le Donbass "Je sais que nous allons certainement nous réunir, et je suis sûr très bientôt".
Des bruits de canons
Concrètement les provocations ukrainiennes se poursuivent sur le front du Donbass, avec des bombardements et des reconnaissances offensives sur les positions républicaines
Sur le front de la République Populaire de Donetsk, au cours de la semaine écoulée, les forces ukrainiennes ont réalisé 10 bombardements et pour la seule journée du 22:
Maxim N. Kuzmenko
A 16h00 et 16h40, bombardements ukrainiens de Novolaspa et Golmoïsky (Nord Est de Gorlovka) avec des roquettes RPG et grenades automatiques AGS,
A 18h45, bombardement ukrainien de Dzerzhinskoye (Sud de la RPD) depuis les positions de Vodanoye. 3 obus de mortier de 82mm tirés,
A 02h05, bombardement de Kominternovo depuis les positions de Vodanoye. 1 obus de mortier de 120 mm tiré.
Toujours ce 22 janvier Maxim Nikolaevich Kuzmenko 41 ans, un soldat de la république populaire de Lugansk a été capturé lors d'une infiltration d'un groupe de reconnaissance ukrainien sur le front de Svetlodarsk (Au Nord de Debalsevo entre Gorlovka et Lugansk).
Arrivée des mercenaires étasuniens...
Après l'information de décembre rendant compte de l'arrivée commune sur le front de Gorlovka de munitions chimiques et de mercenaires d'une société militaire privée étasunienne, voici maintenant que d'autres mercenaires américains se font connaître arrivant sur le front de Severodonetsk en face du front de Pervomaïsk (République Populaire de Lugansk).
Officiellement ces anciens membres des forces spéciales américaines se déclarent "groupe d'observation avancé d'instructeurs" auprès de la 53e brigade mécanisée ukrainienne où ils ont publié des photos et vidéos depuis les positions du premier bataillon du régiment Vladimir Monomakh (unité n° A0536).
Derrick Bales, identifiable par ses tatouages
Parmi ces mercenaires étasuniens, certains ont déjà été identifiés
comme Derrick Bales, un vétéran de la 173ème brigade étasunienne
Les différents renseignements obtenus font état d'environ 200 mercenaires anglo-étasuniens déployés actuellement en petits groupes disséminés le long de la ligne de front du Donbass.
L'arrivée de ces mercenaires étasuniens est à relier avec les informations récentes concernant la menace potentielle confirmée d'une opération sous faux drapeau qui chercherait à accuser la Russie ou les milices républicaines d'une escalade meurtrière sur le front.
... et départ des diplomates étasuniens...
Après avoir été initialement démentie par le Département d'Etat étasunien l'information annonçant l'évacuation des personnels diplomatiques "non essentiels" de son ambassade de Kiev a non seulement été finalement confirmée par plusieurs sources officielles mais rejointe par des informations similaires concernant d'autres services consulaires (Allemagne, Israël, Canada, Grande Bretagne...).
"Le Royaume-Uni ferme partiellement son ambassade en Ukraine, tous les services consulaires aux citoyens britanniques seront disponibles que sur rendez-vous."
"Le ministère allemand des Affaires étrangères prépare des plans pour évacuer les familles du personnel de l'ambassade en Ukraine en cas d'escalade",
Etc.
Par ailleurs de nombreuses compagnies aériennes occidentales ont reçu consigne de ne pas survoler la partie orientale de l'Ukraine et la Crimée "en raison de la forte activité des systèmes de défense aérienne" . Cette recommandation est valable prend effet à partir du 19 janvier et pour une durée de 3 mois.
Du côté de l'OTAN
Accentuant l'hystérie russophobe ambiante et au lendemain du pont aérien logistique réalisé pour armer les forces ukrainiennes en missiles antichars NLAW, le Conseil de géostratégie britannique a rapporté une information selon laquelle Liz Truss, la ministre britannique des Affaires étrangères envisage la possibilité d'une alliance tripartite Kiev-Londres-Varsovie définissant la Russie et la Biélorussie comme "territoires hostiles" sur cette carte:
"La Pologne, l'Ukraine et le Royaume-Uni renforcent leur coopération face aux menaces sécuritaires en Europe centrale et orientale". Liz Truss
Alors que Washington avait lié le renforcement militaire du flanc oriental de l'OTAN aux potentielles sanctions à venir, ce dernier a factuellement commencé avec notamment des déploiements dans l'Est de la Pologne, estimés à 30 000 hommes sur les frontières avec le Belarus et en Roumanie où des unités blindées étasuniennes sont en cours de déploiement.
Chars de combat M1 Abrams arrivant en Roumanie
Dernière minute :
La propagande occidentale repoussant chaque jour le record de de son délire russophobe vient d'annoncer détenir des informations selon lesquelles le Kremlin envisage de renverser le gouvernement ukrainien pour y imposer un président pro-russe.
En plus de leurs délires quotidiens les faucons étasuniens cherchent maintenant à attribuer la stratégie du "change power" qui est leur marque de fabrique (révolutions colorées, coups d'Etat, intervention militaires ou terroristes), à la Fédération de Russie !
Ce vendredi 21 janvier à Genève, la nouvelle rencontre Washington / Moscou représentés par leurs chef de la Diplomatie Anthony Blincken et Sergei Lavrov, autour de la crise sécuritaire en Europe de l'Est n'aura duré que 90 minutes.
Une fois de plus, aucune avancée n'est ressortie de cette rencontre très proche d'un dialogue inutile à cause d'une diplomatie étasunienne hypocrite et sourde qui selon son habitude n'a pas respecté ses engagements qui étaient de donner une réponse écrite aux propositions russes de Sécurité Collective envoyées le 17 décembre dernier et autour desquelles ont été organisées les 3 réunions des 10, 12 et 13 janvier derniers à Genève, à l'Otan (Bruxelles) et à l'OSCE (Vienne) mais au cours desquelles les occidentaux n'ont apporté aucune réponse concrète..
Le Secrétaire d'Etat Blincken a donc promis ce 21 janvier, et pour la troisième fois, qu'un document écrit du Département d'Etat américain serait transmis aux autorités russes MAIS qu'il ne s'agirait que de la liste des préoccupations de Washington concernant la Sécurité collective européenne et non d'une réponse, point par point, aux propositions russes de formuler des garanties pour la restaurer et la protéger.
Anthony Blincken a maintenu les obsessions hégémoniques d'un Washington qui, alors que ses troupes sont à 8000 kilomètres de leurs frontières, exige de la Fédération de Russie qu'elle retire ses troupes de son propre territoire occidental ou, tente d'étouffer la problématique de l'extension de l'OTAN en enfermant les discussions autour de la crise ukrainienne qui n'est que sa conséquence.
Pour résumer, les USA, "jouent la montre", "bottent en touche" pour gagner du temps pendant lequel l'OTAN accélère ses livraisons d'armes aux forces armées ukrainiennes (vois par exemple article précédent).
De son côté le ministre russes Lavrov, tout en restant poli et ouvert a déclaré à son homologue étasunien Blinken que le non-respect par les États-Unis des exigences de garantie de sécurité de la Russie aurait les conséquences les plus graves.
Conférence de presse de Sergeï Lavrov - 21 janvier.
L'OTAN, de son côté a déjà opposé un refus catégorique à la demande de Moscou de voir les forces de l'alliance atlantique doivent se retirer jusqu'à leurs frontières de 1997, et pire des laquais comme Macron a même proposé de déployer des troupes supplémentaires en Roumanie !
Alors que la plupart des laquais occidentaux montrent un zèle imbécile et irresponsable à relayer la rhétorique russophobe hystérique des ukro-atlantistes il existe cependant des contre exemples, encore trop rares de reportages et d'analyses occidentales qui présentent avec une objectivité sincèrement recherchée les mécanismes ayant conduit à cette crise majeure européenne.
Quand les ukro-atlantistes jettent de l'huile sur le feu
Il semble que l'hypocrisie, le "deux poids deux mesures", la diffamation mensongère et l'inversion accusatoire soient les piliers de la rhétorique occidentale, et depuis des siècles, et qu'ils atteignent des sommets historiques et hystériques autour de cette crise sécuritaire européenne qui depuis 2014 s'est cristallisée en Ukraine.
Alors que les diplomaties occidentales aboient et demandent à la Russie de ne pas envenimer des tensions régionales déjà ensanglantées par un conflit armé dans le Donbass, que peut-on observer ?:
Une escalade militaire majeure et impunie initiée dans le Donbass par Kiev,
L'arrivée sur le front de renforts ukrainiens et paramilitaires nationalistes,
Une augmentation en volume et rythme des aides militaires de l'OTAN à l'Ukraine,
Un déploiement en augmentation de spécialistes occidentaux dans les forces de Kiev,
Une intensification des missions de reconnaissance de l'OTAN aux frontières russes,
L'arrivée sur le front du Donbass de mercenaires de Sociétés privées occidentales,
Etc.
Alors que les forces ukrainiennes sont par définition aux ordres de leurs parrains et mécènes occidentaux, ces derniers ne font rien pour les obliger à respecter les accords de paix signés à Minsk, au contraire, ils encouragent, par une impunité organisée et des soutiens politiques, financiers et logistiques exponentiels que la menace d'une offensive de Kiev dans le Donbass se concrétise chaque jour un peu plus.
Ainsi par exemple et pour cette seule journée du 21 janvier :
BM 30 ukrainien de 300 mm "Smerch"
Côté ukrainien :
A Krasnoarmeisk (55km au Nord Ouest de Donetsk) sont arrivés d`autres renforts ukrainiens dont 8 Lance-Roquettes Multiples : 6 de type BM 30 «Smerch" et 2 de type BM 27"Uragan".
Ces LRM sont des systèmes d'artillerie effectuant des "saturation de zone" avec une gamme de munitions diverses adaptées aux objectifs : explosives, thermobarriques, antichars, à sous munitions (antichars ou antipersonnelles)...
Une salve d'un BM 30 (12 roquettes de 300 mm) peut "traiter" une surface de 672 000 m2 (soit 70 terrains de football). Sa portée est de 70 km.
BM 30 ukrainiens en action dans le Donbass en 2014
Le BM 27 (16 roquettes de 220mm) à une portée de 35 km et peut également disperser des mines antipersonnelles PFM 1 (312 par roquettes)
Les préparatifs d'offensive ukrainienne continuent donc et même s'intensifient sur fond de militarisation et de russophobie atlantistes outrancières...
Coté OTAN
Tout au long de la journée le ciel ukrainien a accueilli des aéronefs de reconnaissance de l'OTAN pour des missions de renseignement électronique sur les régions frontalières russes et bélarusses.
Drone stratégique étasunien RQ-4A "Global Hawk"
Aux premières heures de la matinée un Boeing KC135R ravitailleur
(LAGR864) de US Air Force en mission au dessus de la Mer Noire
Puis sont apparus en même temps un Boeing de reconnaissance USAF RC-135W
"Rivet Joint" (JAKE11), un drone de reconnaissance USAF RQ4 Global Hawk (UAVGH000)
et un Boeing de reconnaissance de l'US Navy P8 Poseidon (AE67FE) en mer Noire
Les aéronefs espions de l'OTAN ont réalisé leurs missions d'observation habituelles de la ligne de front du Donbass ainsi que des régions frontalières russes, à l'exception du drone "Global Hawk" de la base étasunienne de l'île de Dalma aux Émirats arabes unis qui a terminé par une mission d'observation sur la frontière ukraino-bélarusse:
Du côté de la Russie
Commentant les rencontres diplomatiques Est-Ouest et la situation militaire dans le Donbass, Viktor Vodolatsky, premier vice-président de la commission de la Douma d'État sur les affaires de la CEI, l'intégration eurasienne et les relations avec les compatriotes, a déclaré que toutes les mesures du droit international et de la Constitution fédérale seront appliquées pour protéger les citoyens russes du Donbass.
"Mais nous voyons que chaque jour des avions militaires de l'OTAN atterrissent sur le territoire de l'Ukraine et chaque jour ils chargent l'Ukraine d'armes meurtrières, des armes qui tueront, entre autres, des citoyens de la Fédération de Russie, cela ne peut être autorisé"
Et donc, au contraire des exigences arrogantes de Washington qui demande à ce que les forces russes cessent de manœuvrer chez elles, les forces armées russes non seulement maintiennent leur présence dissuasive aux frontières de la menace ukrainienne contre le Donbass mais engagent avec les forces bélarusses des exercices conjoints visant à coordonner leur préparation de combat :
En conclusion
J'ai relevé cette semaine sur les réseaux 1 analyse géopolitique française et 1 reportage italien dans le Donbass qui méritent d'être cités en exemple tant ils sont des OVNIS au milieu de la meute hurlante et sans pour autant tomber dans une contre-propagande symétrique aussi ridicule
Sur le grand échiquier
Une analyse claire qui dénote de la
la propagande habituelle du Monde
Réalisée en 2019, toujours d'actualité.
Sur le terrain du Donbass
Dans le contexte de la grave crise actuelle, le Donbass
attire à nouveau des journalistes comme ces italiens de la
RAI à qui on doit ce reportage honnête, correct et objectif.
Chaque jour, dans une russophobie hystérique croissante les faucons de guerre occidentaux nous bombardent d'allégations toutes plus fantaisistes les unes que les autres mais unies dans cette volonté on ne peu plus claire de conditionner l'opinion publique à une nouvelle en Europe, en incriminant bien évidemment le "diable" russe !
Dans le précédent article, j'avais déjà évoqué les fantasmes de la propagande ukro-atlantiste concernant l'invasion russes de l'Ukraine, les attaques contre l'Ukraine par des hackers forcément russes, un false flag chimique russe qui serait imminent, comparant ces hallucinations à un delirium tremens idéologique qui, au vu des nouvelles informations se révèle être un doux euphémisme cachant une véritable schizophrénie collective de l'administration étasunienne.
Maintenant les opérations sous faux drapeau ukrainien qui vont être menées par des russes dans le Donbass évoluent vers des actes de sabotages et des attentats à l'explosif !:
le 13 janvier, Jake Sullivan, conseiller spécial du président Joe Biden déclarait que Washington "dispose d'informations indiquant que la Russie a déjà prépositionné un groupe d'agents pour mener des opérations sous fausse bannière dans l'est de l'Ukraine", mais sans toutefois dévoiler une seule de ces "informations"...
le 14 janvier, Jen Psaki, la porte parole de la Maison blanche a déclaré "La Russie a dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de "sabotage" afin de créer un "prétexte" pour une invasion"et que "L'armée russe prévoit de commencer ces activités plusieurs semaines avant une invasion militaire, qui pourrait commencer entre mi-janvier et mi-février", mais sans apporter aucune preuve...
Jen Psaki, le 14 janvier 2022
le 14 janvier, l'amiral John Kirby, le porte parole du Pentagone déclarait que Washington "dispose d'informations indiquant que la Russie a déjà prépositionné un groupe d'agents pour mener des opérations sous fausse bannière dans l'est de l'Ukraine", et que "ces agents sont entraînés à la guérilla urbaine et à l'utilisation d'explosifs pour mener des actes de sabotage contre les forces alliées de la Russie (les milices pro-russes),en se faisant passer pour des Ukrainiens"
Jon Kirby, le 14 janvier 2022
Dès lors, tous les clébards occidentaux s'en donnent à coeur joie, rejoignant avec zèle et excitation la meute aboyante étasunienne qui pourtant leur ressert mais avec une sauce ukrainienne le même plat que Colin Powell avait agité en 2003 devant l'ONU au sujet des armes de destruction massives irakiennes ou celui de Sarkozy en 2011 au sujet d'une menace libyenne contre Benghazi.
Cette accusation de false flag russe qui exacerbe l'accusation d'une "invasion russe" imminente de l'Ukraine encourage et même protège désormais toute acte criminel ukrainien en direction des républiques de Donetsk et de Lugansk car c'est Moscou qui sera aussitôt sentencié dans l'opinion publique par un "on vous l'avez bien dit !" de la Maison Blanche, qui libérera aussitôtet sans vergogne ses tsunamis économiques contre la Fédération de Russie et ses aides militaires à ses kamikazes ukrainiens.
Mais selon moi, au vu des activités militaires "habituelles" du front, le plus probable qu'il puisse arriver pour faire péter le détonateur militaire ukrainien d'une guerre économique étasunienne, c'est la répétition d'un scénario du type de celui de 2103 à la Goutha en Syrie (avec ou sans arme chimique) pour pouvoir accuser à chaque étape de sa mise en œuvre les pro-russes républicains et les forces spéciales russes :
les ukrainiens initieraient des bombardements suffisamment meurtriers pour les forces républicaines afin de les pousser à réagir,
au cours des ripostes républicaines, un "false flag" ukrainien pourra alors facilement viser des populations civiles avoisinantes dans une frappe ou un attentat meurtrier,
les pertes subis par les civils mobiliseront et conditionneront alors l'opinion internationale autour des sanctions occidentales et/ou une attaque ukrainienne majeure.
Kiev maintenant n'attend que le feu vert de Washington pour partir se suicider et seul dans la steppe du Donbass, car pas une seule botte de l'OTAN ne veut venir se faire trouer la peau pour Donetsk, Lugansk et encore moins Sébastopol, d'où l'arrivée de plus en plus importante des têtes inertes du "Secteur Droit" et autres idiots utiles néo-nazis de la ploutocratie mondialiste, qui iront même en chantant rejoindre en enfer leur gauleiter Bandera.
Après comment évoluera l'escalade militaire en elle-même, plusieurs scénarios sont possibles, depuis une offensive ponctuelle pour déstabiliser la défense républicaine à un retour à cette guerre d'attrition qui dans le rapport de force de 5 contre 1 favorisera à terme l'Ukraine, même à pertes égales, en passant par une offensive générale tentant d'enlever coûte que coûte le Donbass en quelques jours.
Quoiqu'il en soit, la Fédération de Russie, une fois les sanctions dites "infernales" déclenchées contre elle n'aura rien à perdre de plus que de traiter une bonne fois pour toute ce furoncle ukrainien et de libérer toute la Novorossiya !
Clôturant un triathlon diplomatique autour de la sécurité collective en Europe réalisé d'abord les 10 et 12 janvier à Genève et Bruxelles, les représentants de Moscou et Washington (étasuniens ou occidentaux qui ne sont que leurs "alignés") se sont rencontrés à Vienne sous les hospices de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à l'occasion d'une de ses réunions régulières.
Alexandre Loukachevitch, le représentant permanent de la Russie à l'OSCE a rencontré les responsables de cette organisation composée de 57 pays européens et eurasiatiques, dont la présidence tournante vient de passer à la Pologne depuis le 1er janvier.
Cette troisième réunion de Vienne, confirmant les 2 précédentes n'a pas été vraiment l'occasion de réels pourparlers" mais plutôt un constat de blocage grave des relations entre Washington (et ses larbins de l'OTAN) et Moscou au sujet de la Sécurité collective en Europe.
Sans vouloir me faire l'apôtre de ce manichéisme que je hais par dessus tout, force est de constater que dans cette crise majeure des relations russo-étasuniennes que beaucoup d'analystes considèrent plus grave que celle des missiles de Cuba qui était en 1961 du même registre sécuritaire, le rôle des Etats Unis et de l'OTAN n'est que de jeter de l'huile sur le feu en méprisant les revendications de la Fédération de Russie que même un enfant penché sur une carte de l'Europe comprendrait aisément qu'elles sont légitimes.
En fait, la partie occidentale a montré au cours de ces trois réunions qu'elle refusait de discuter des clauses mêmes du traité de sécurité collective proposé par Moscou le 17 décembre dernier et qui pourtant était l'ordre du jour de ce triathlon diplomatique. Et pire que cela, les occidentaux ont profité de ces rencontres pour multiplier leurs ultimatums et menaces antirusses autour de l'escalade militaire observée dans le conflit du Donbass, dont ils sont pourtant bien plus partie prenante que la Russie avec leurs conseillers et instructeurs, leurs moyens de reconnaissance, leurs livraisons d'armes, leur logistique etc...
Extrait de la conférence de presse de Alexandre Loukachevitch,
le représentant permanent de la Russie à l'OSCE, qui acte le
blocage des discussions Est-Ouest au sujet de l'OTAN et de
l'Ukraine et ses conséquences catastrophiques potentielles
pour la sécurité collective en Europe et dans le Monde.
Même la secrétaire générale de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Helga Schmid a déclaré que "la situation dans la région est périlleuse", pendant l’ouverture de ce Conseil permanent.
"Il est impératif de trouver, par la voie diplomatique, un moyen d’enrayer l’escalade et de commencer à rebâtir la confiance, la transparence et la coopération... c'est un besoin urgent face à un environnement imprévisible".
Je veux bien la croire mais comment l'OSCE, qui certes est une plateforme d'échanges internationale où Russie et USA sont sur un pied d'égalité juridique mais n'a aucun pouvoir décisionnel et encore moins coercitif pourrait forcer l'OTAN à s'engager vers une désescalade en Europe de l'Est ? Sans remonter jusqu'à la crise yougoslave où en 1999 l'OSCE a même collaboré à l'agression de l'Alliance atlantique contre la Serbie (via les mensonges de Walker, son directeur de mission, au sujet du massacre de Račak), il suffit d'observer son impuissance actuelle face aux violations ukrainiennes quotidiennes des accords de Minsk dans le Donbass dont elle rend compte pourtant à chacun de ses rapports d'observation.
Pour résumer ma pensée, l'OSCE n'est qu'un arbitre sans cartons rouge et jaune, sans sifflet et de plus corruptible ! Et le fait que sa présidence tournante (1 année) est depuis 2022 confiée à la Pologne réputée pour être un des pays les plus russophobes de l'Union Européenne n'augure pas une amélioration de son rôle; même si son représentant actuel, le ministre polonais des Affaires étrangères Zbigniew Rau a déclaré en façade: "Il semble que le risque de guerre dans la zone de l’OSCE n’ait jamais été aussi intense au cours des 30 dernières années. C'est un défi de taille pour l’Organisation dont le but est précisément de bannir la guerre d’Europe."
Alexandre Loukachevitch, représentant permanent russe à l'OSCE
Malgré ces belles déclarations l'issue de cette réunion, Alexandre Loukachevitch a exprimé une nouvelle fois "la déception" et "le manque d'optimisme" de la partie russe de n'y avoir pas vu d'avancées significatives, et de positionnements véritablement indépendants de la part des pays occidentaux dits "souverains".
Alors que "les occidentaux avaient largement le temps d'étudier les lignes directrices des propositions russes, aucune réponse approfondie n'a été formulée et nous allons essayer d'accélérer la diplomatie" a déclaré Alexander Loukachevitch lors de sa conférence de presse. Sans ambages et tout en restant strictement sur le terrain diplomatique ouvert, le représentant russe à l'OSCE, regrettant que les recommandations passées du "groupe des sages" visant améliorer le fonctionnement de l'organisation n'est pas été prises en compte, constate:
"Le pire c'est que nous avons perdu l'habitude de nous écouter les uns les autres et de se mettre d'accord, donc il y a une confrontation ouverte qui se fait contre la Russie, et cela est un grand problème. Il faut renoncer à cette logique vicieuse qui consiste à considérer la Russie comme un adversaire". A. Loukachevitch
"La gravité du problème c'est que la dégradation des instruments de contrôle des armements (abandon étasunien du traité INF) et les activités militaires (extension de l'OTAN) sont allés tellement loin que se sont effondrées toutes les barrières de la stabilité stratégique. Par l'action des américains et de l'OTAN l'architecture de sécurité en Europe a été détruite". A. Loukachevitch
La Russie demande donc que les occidentaux d'envoyer rapidement une réponse écrite à ses propositions de garanties juridiques solides concernant la Sécurité collective à ses frontières et en attendant ne juge pas utile de poursuivre des discussions stériles et d'où ne sort qu'une agressivité russophobe occidentale.
"C'est pour cela que nous avons demandé la formulation juridique et de façon contraignante pour éviter tout scénario militaire de cette démarche de l'OTAN contre les intérêts de la Fédération de Russie". A. Loukachevitch
"Cette situation en elle même, la vitesse avec laquelle les territoires sont conquis (par l'OTAN) et sur lesquels des armements peuvent être installés pouvant touchés très rapidement des intérêts de la Fédération de Russie, est à mon sens factuelle". A. Loukachevitch
"Dire que l'Alliance a un caractère défensif c'est faux ! Cela fait longtemps que ce n'est plus le cas, je dirai même de façon beaucoup ferme s'agissant de l'extension de l'OTAN qu'il s'agit en réalité d'une expansion de la présence de l'OTAN en Europe et c'est le coup le plus fort qui a été donné contre son propre système de défense ! Il s'agit donc de bloquer cela de façon juridique". A. Loukachevitch
Concernant la souveraineté des Etats européens et l'indépendance des décisions prises au sein de l'OSCE le représentant russe a constaté:
"On a l'impression que la Fédération de Russie ne travaille pas avec des Etats souverains qui sont membres de l'OSCE, mais avec les membres différents groupes et alliances, et donc les représentants sont groupés autour de cette discipline euro-atlantique, et ils parlent et s'expriment de la même façon (...) c'est une érosion du décalogue d'Helsinki, et on s'éloigne de la Sécurité Européenne. Même lorsque les documents sont préparés nous avons ces instruments de sujétion qui sont mis en place et qui ne correspondent pas aux intérêts nationaux et cela est dangereux". A. Loukachevitch
Et Alexandre Loukachevitch de rappeler aussi certaines positions étasuniennes trahies:
Le 5 février 1990, lors du mémorandum sur la réunification allemande, le représentant étasunien James Baker déclarait : "En réponse à Monsieur Gorbatchev, concernant la réunification de l'Allemagne et la possible extension de l'OTAN, "si vous acceptez une présence de l'OTAN en Allemagne qui une part de l'OTAN, il n'y aura pas une extension de l'OTAN d'un pouce vers l'Est et c'est ma promesse" (extrait de la transcription des pourparlers - Archives du Pentagone).
Le 12 février 1990, lors de la conférence sur le traité "Ciel ouvert" James Baker à Edouard Chevardnadzé "Et si l'Allemangne unie rentre dans l'OTAN, nous devrons faire attention à ce qu'il n'y ait pas d'extension de l'OTAN vers l'Est".
En Russie, le vice ministre des Affaires Etrangères Sergueï Ryabkov, qui avait dirigé la délégation russe à Genève est arrivé aux mêmes conclusions:
"Les négociations avec les États-Unis et l'OTAN sur les garanties de sécurité sont au point mort, et ni Washington ni Bruxelles ne sont prêts à discuter des exigences de la Russie". S. Ryabkov.
"Les pourparlers ont montré que les États-Unis et l'OTAN ne sont pas prêts à discuter des principales exigences de la Russie, ils ne les perçoivent tout simplement pas. Dans le même temps, ils expriment leur volonté de ne discuter que des questions qui leur conviennent. Ainsi, les prédictions sur l'absence de surprises dans les négociations se sont confirmées." S. Ryabkov.
"Par conséquent, s'il n'est pas possible de parvenir à un accord, d'autres méthodes et techniques seront utilisées pour tenir compte des besoins de la Russie. Jusqu'à présent, rien ne garantit que les États-Unis feront des concessions, mais les contacts entre les pays se poursuivront selon diverses orientations. Dans le même temps, il n'y aura pas de nouveau cycle de négociations entre la Russie et les États-Unis. S. Ryabkov.
Concernant particulièrement l'Ukraine et le Donbass, le vice ministre russe des Affaires Etrangères a déclaré :
"L'Ukraine se délecte de l'illusion de la vengeance Les choses les plus impensables peuvent arriver à la tête des autorités ukrainiennes, il faut mettre un terme à cela. Nous mettons fermement en garde l'Ukraine, l'OTAN et les États-Unis contre les attaques contre les habitants de Donetsk et de Lougansk. Nous appelons l'Ukraine à revenir à la mise en œuvre du paquet de mesures des accords de Minsk L'hystérie anti-russe totale règne au Congrès américain, la volonté de torpiller les moindres germes de bon sens dans les relations avec la Fédération de Russie domine". S. Ryabkov.
Et Sergueï Ryabkov de rappeler à l'occasion quelques exemples du "2 poids, 2 mesures" de la vision étasunienne du droit international.
"Il semble que les États-Unis défendent le droit des pays de choisir leurs propres arrangements de sécurité uniquement lorsque ces arrangements profitent aux États-Unis eux-mêmes. S'ils vont à l'encontre des intérêts américains, les États-Unis feront tout pour les faire dérailler.
• Angela Merkel pensait que North Stream 2 était bon pour la sécurité énergétique allemande. Mais les États-Unis voulaient vendre leur GNL, alors ils ont fait (et font encore) un long chemin pour arrêter le projet.
• La Turquie et l'Inde veulent acheter des systèmes d'armes russes. Mais les États-Unis veulent augmenter leurs propres ventes d'armes et menacent donc ces pays de sanctions.
• Le Brésil voulait renforcer sa sécurité médicale avec des vaccins russes. Mais les États-Unis veulent leur vendre leurs propres produits, alors ils les pressent ouvertement de ne pas coopérer avec la Russie.
Et ce ne sont là que quelques exemples très récents. Quoi que vous pensiez des exigences russes pour que l'Ukraine ne rejoigne pas l'OTAN, ne vous laissez pas berner par des déclarations hypocrites sur des principes et des droits sacrés.". S. Ryabkov.
Pour rester optimiste malgré tout, je pense que les USA ont été surpris de la fermeté de la position russe et surtout de la rapidité de ses réactions et dans ce domaine sécuritaire, le paquet de garanties juridiques proposés en décembre, la réaction fulgurante et internationale des forces de l'OTSC au Kazakhstan et la détermination de la diplomatie russe aux 3 réunions des derniers jours.
C'est pour le moins un coup d'arrêt à l'arrogance étasunienne qui est d'autant plus surprise qu'elle a du mal à définir précisément, quels sont les types de réactions et les secteurs où pourrait être déclenchées les mesures militaro-techniques de la défense russe, qui peuvent âtre multiples et internationales comme l'a laissé entendre Sergeï Lavrov, le Ministre russe des Affaires Etrangères; en lançant le 13 janvier après midi que la Fédération de Russie autorise le déploiement de son armée et de ses infrastructures au Venezuela et à Cuba "en réponse à l'expansion de l'OTAN vers l'Est".
Que les réactions russes, même les plus radicales, s'exercent sur le continent européen dont les populations sont quantité négligeable pour les USA, comme l'ont prouvé les dizaines de villes européennes rasées par leurs bombardiers il y a 75 ans, c'est une chose, mais qu'elles mettent le pied dans leur pré carré latino-américain, c'est autre chose qui va piquer sérieusement les pieds de l'Oncle Sam.
Aussi, Washington vient-il de promettre une réponse écrite et fouillée au propositions russes dans la semaine (laquelle sera étudiée par le ministre russe de la Défense pour rapport au Président), tandis que Stoltenberg demandait instamment à la Russie de maintenir le dialogue diplomatique... La machine de guerre occidentale à priori n'est pas équipée de vision nocturne ni de gilet pare balles efficaces.
En attendant la réponse écrite de Washington (qui pour moi ne changera rien et cherchera encore à gagner du temps), un grand coup de chapeau aux représentants de la diplomatie russe qui donnent à leurs "partenaires" occidentaux une nouvelle leçon d'éthique et de culture politique internationale, franche et ferme, sans agressivité ni langue de bois. Cela change des Blinken, Le Drian et autres laquais aboyeurs de la ploutocratie mondialiste !