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lundi 5 septembre 2016

Des droits de l'Homme très variables

Source de l'article : le Saker francophone

Les défenseurs des droits humains complices 
des violations des droits de l’homme en Ukraine de l’Est


Par Roger Annis – Le 26 août 2016 – Source Strategic-Culture

Amnesty International et Human Rights Watch ont publié un rapport le 21 juillet 2016 sur la situation des droits humains dans la région du Donbass, en Ukraine de l’Est. Ce rapport ne peut être décrit que comme couvrant les crimes de guerre perpétrés par le régime de Kiev, depuis qu’il a lancé son opération anti-terroriste (une guerre civile) en avril 2014. La guerre a été déclenchée pour écraser la résistance dans le Donbass, résistance au coup d’État illégal et à la prise du pouvoir à Kiev, en février 2014, par le mouvement qui s’est lui-même nommé Maïdan.

De manière fortuite, des attaques à l’artillerie et autres par le Maïdan d’Ukraine contre les républiques populaires rebelles de Donetsk et Lugansk, dans le Donbass, se sont intensifiées au cours des deux derniers mois, au moment même où les défenseurs des droits humains préparaient la publication de leur rapport.

Le rapport de 65 pages des deux organismes est intitulé You Don’t Exist: Arbitrary Detentions, Enforced Disappearances, and Torture in Eastern Ukraine [Vous n’existez pas : détentions arbitraires, disparitions forcées et torture en Ukraine de l’Est]. Il minimise les détails sinistres, ainsi que la dimension internationale de la guerre civile anti-terroriste menée par l’Ukraine depuis plus de deux ans. Il soutient que les victimes de la guerre portent une responsabilité dans les violations des droits, égale à celle des auteurs. 

L’introduction dit :
  • Tant les autorités gouvernementales que les séparatistes soutenus par la Russie [sic] dans l’Est de l’Ukraine ont maintenu des civils en détention arbitraire prolongée, sans aucun contact avec le monde extérieur, y compris avec leurs avocats ou leurs familles. Dans certains cas, les détentions constituaient des disparitions forcées, ce qui signifie que les autorités en question refusaient de reconnaître la détention de la personne ou refusaient de fournir une information sur le lieu où elles se trouvaient ou sur leur sort. La plupart des détenus ont subi la torture ou d’autres formes de mauvais traitements…
La recommandation principale dans le résumé de l’introduction du rapport est la suivante :
  • Amnesty International et Human Rights Watch appellent le gouvernement ukrainien et les autorités de fait dans les DNR et LNR [République populaire de Donetsk et République populaire de Lugansk] à mettre fin immédiatement aux disparitions forcées et aux détentions arbitraires et au secret, et de mettre en place des politiques de tolérance zéro, en matière de torture et de mauvais traitements sur les détenus. Toutes les parties prenant part au conflit doivent s’assurer que les forces sous leur contrôle sont conscientes des conséquences des mauvais traitements infligés aux détenus en vertu du droit international et que les allégations de torture et de mauvais traitements en détention font l’objet d’enquêtes soigneuses et que leurs responsables sont tenus d’en rendre compte.
La méthode du rapport est bien connue, c’est la même que celle employée dans les rapports sur l’Ukraine produits par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme (OHCHR) il y a deux ans. Le dernier rapport de l’OHCHR sur l’Ukraine a été publié la semaine précédant le rapport d’AI/HRW et a été examiné ici par l’auteur de cet article.

Comme le Haut-Commissariat de l’ONU, Amnesty International et Human Rights Watch considèrent que les forces rebelles en Ukraine de l’Est ont les mêmes obligations de respecter les accords internationaux sur les droits humains que le gouvernement qui les attaque. Ce qui manque à cette équation est le fait que le gouvernement ukrainien est un signataire reconnu de la plupart des conventions internationales sur les droits humains et que pourtant il mène une guerre civile intérieure contre ses citoyens. Les rebelles, en revanche, sont ignorés et non reconnus par le monde, y compris par Amnesty International et Human Rights Watch, et donc incapables de devenir eux-mêmes signataires, comme ils seraient sûrement d’accord de le faire, si les conditions le permettaient. En tant que gouvernement membre des Nations unies et signataire des conventions internationales, le gouvernement ukrainien a-t-il une responsabilité et des obligations spéciales dans ce conflit ? Ou ses responsabilités sont-elles diminuées lorsqu’il peut affirmer, que ce soit vrai ou pas : «Hé, de l’autre côté, ils violent aussi les droits humains» ?

AI et HRW esquivent ces questions dérangeantes. Ils usent de la même terminologie insultante et péjorative que Kiev, pour décrire les forces rebelles attaquées. Les termes «autorités de fait» et «séparatistes soutenus par la Russie en Ukraine de l’Est» sont utilisés de manière interchangeable pour décrire les responsables élus à Donetsk et à Lugansk. Permettez-moi de rappeler que ces responsables ont héroïquement conduit leur populations à se défendre contre une attaque militaire brutale par les forces armées ukrainiennes et leurs alliés, des milices paramilitaires d’extrême-droite. Selon les chiffres sous-estimés des Nations unies, l’offensive ukrainienne a causé la mort de plus de 10 000 personnes. Elle a provoqué des dizaines de milliers de blessés et plusieurs millions de personnes chassées de leurs foyers ou de leur patrie du Donbass.

Comment les dirigeants de Donetsk et Lugansk sont-ils supposés suivre les subtilités de la guerre humanitaire recommandée par AI/HEW, lorsqu’ils sont méprisés et vilipendés au niveau mondial, même par les soi-disant défenseurs des droits humains ? N’y a-t-il personne, dans les lointains bureaux de Londres et de New York, pour se soucier des populations de Donetsk et de Lugansk, qui sont soumises quotidiennement aux tirs d’artillerie et à d’autres attaques avec l’encouragement actif et l’aide financière des gouvernements occidentaux (sans parler de l’aveuglement volontaire des organisations de défense des droits humains) ? AI et HRW n’ont pas de réponse à ces questions.

You Don’t Exist consiste en 18 études sur le traitement des prisonniers, neuf par côté du conflit, en même temps qu’en recommandations sommaires. Il n’y a aucun doute sur la gravité des accusations contre les autorités ukrainiennes. Une litanie de rapports internationaux ont documenté les violations des droits humains en cours en Ukraine – détentions de personnes critiques et même meurtres de masse, comme à Odessa en mai 2014 ; harcèlement, détention et même meurtres de journalistes et de politiciens de l’opposition ; torture dans des prisons secrètes ; interdiction des médias en russe ; destruction de monuments témoignant du passé soviétique de l’Ukraine et élévation de deux collaborateurs de l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, au rang de héros nationaux ; et ainsi de suite. Comme le rapport de AI/HRW le reconnaît un tant soit peu prudemment et superficiellement, la situation en termes de détention illégale et de torture en Ukraine est si mauvaise, que le rapporteur de l’ONU chargé de l’enquête sur le sujet a pris la décision sans précédent, en mai 2016, d’annuler son enquête sur le pays.

Et du côté des rebelles ? Supposons que les biais avérés d’AI et HRW ne les aient pas empêchés de mener des enquêtes impartiales et que les allégations de mauvais traitements sur neuf prisonniers à Donetsk et Lugansk soient vraies. Supposons aussi, hypothèse honnête, que les forces rebelles adhéreraient aux conventions internationales et aux enquêtes qui en découlent sur le traitement des prisonniers si elles avaient confiance que de telles procédés ne seraient pas tout simplement utilisés comme instruments de propagande contre elles, comme c’est le cas aujourd’hui. Comment alors arriver à des conditions de détention qui satisferaient les conventions internationales et aux organismes de défense des droits humains ? En diffamant ceux qu’on cherche à influencer et en détournant les yeux d’une guerre cruelle qui est en premier lieu la source des violations des droits humains ? De nouveau, AI et HRW n’ont pas de réponse.

Mais en même temps, nos organisations de défense des droits humains disent effectivement que le gouvernement ukrainien n’a pas plus ni moins d’obligations légales que les forces rebelles, non reconnues. Cela banalise les violations de l’Ukraine en ne rendant pas plus responsable le gouvernement que ceux qui sont qualifiés d’«autorités de fait» et de «séparatistes soutenus par la Russie en Ukraine de l’Est».


Les graves parti-pris du rapport AI/HRW les disqualifient comme observateurs objectifs

Le profond parti-pris et les préjugés du rapport d’AI et de HRW en faveur de l’Ukraine et de ses soutiens occidentaux sont mis en évidence dans les trois pages du chapitre «Contexte», aux pages 8 à 10 du rapport. Nous y lisons la norme, la présentation du coup d’État du Maïdan par les gouvernements et les médias occidentaux («destitution» d’un président élu, selon le langage du rapport). Il y a «l’annexion» de la Crimée par la Russie, ignorant complètement la longue et complexe histoire du statut de la Crimée dans l’Ukraine post-soviétique et dans l’Ukraine soviétique avant cela, et ignorant le vote du référendum pour se séparer de l’Ukraine du 15 mars 2014. Il y a le blanchiment et la banalisation de la violence du nouveau régime du Maïdan à Kiev contre ses opposants. Le rapport met le terme «unités d’auto-défense» entre guillemets lorsqu’il décrit comment les gens du Donbass ont répondu à l’arrivée de paramilitaires vengeurs, extrémistes et néo-nazis sur leur territoire, à la suite du coup d’État du Maïdan.

C’est incroyable, mais ce rapport ne parle qu’une seule fois de l’accord de cessez-le-feu intitulé Minsk-2, du 12 février 2015. Il n’y a aucune mention de l’accord dans la section «Recommandations», nonobstant le fait que l’accord est approuvé par les gouvernements de la Russie, de l’Allemagne et de la France ainsi que par le Conseil de sécurité des Nations unies. (Kiev n’a pas signé Minsk-2, il a désigné un ancien président ayant une compétence fictive pour le signer.) Le rapport traite brièvement d’une unique clause de Minsk-2, celle relative aux échanges de prisonniers par les deux camps. (Comme toutes les autres clauses de Minsk-2, celle-ci n’a pas été respectée par Kiev.) Le texte complet de Minsk-2 est ici.

Minsk-2 offre une base complète pour la résolution du conflit armé en Ukraine de l’Est (Donbass). Mais les soutiens du gouvernement ukrainien, y compris les gouvernements français et allemand, n’ont jamais aimé cet accord et n’ont rien fait pour garantir son application. C’est parce que les recommandations centrales de l’accord traitent du cœur du conflit – qu’une décentralisation du pouvoir politique est nécessaire en Ukraine et que l’autonomie politique devrait être garantie aux régions qui ont une revendication politique et historique en ce sens. Kiev est catégoriquement opposé à la décentralisation et à l’autonomie. Les gouvernements occidentaux sont d’accord, comme, apparemment, les organismes occidentaux de défense des droits humains.

Un autre aspect particulièrement accablant du rapport d’AI et de HRW est l’usage du même langage incendiaire contre les républiques rebelles de Donetsk et Lugansk, que celui du gouvernement ukrainien. Les républiques populaires de Donetsk et Lugansk sont qualifiées d’ «auto-déclarées» – transmettant l’idée que les autorités gouvernementales là-bas n’ont aucune autorité morale ou légale. Les forces rebelles sont qualifiées de «séparatistes». C’est faux – la lutte au Donbass a toujours été une lutte contre la violence institutionnelle de l’État Maïdan d’Ukraine et en faveur de l’autonomie politique. Mais plus scandaleusement, le terme de «séparatisme» montre que les grands prêtres des droits humains sont inconscients que dans l’Ukraine actuelle, une étiquette de «séparatiste» contre un individu est une autorisation à le battre, à l’emprisonner ou à le ou la tuer, tandis que qualifier tout un mouvement en faveur de l’autonomie de «séparatiste» est la recette pour mener à la guerre civile. Imaginez deux organisations de défense des droits humains avec des décennies d’expérience politique derrière elles, parfaitement inconscientes du pouvoir incendiaire et destructeur du langage en période de conflit civil ! Cela défie toute compréhension.

Andrew Kramer, du New York Times, s’est inspiré des grands prêtres et a commencé son article en résumant le rapport AI/HRW par : «Un rapport, publié jeudi, par deux importants groupes de défense des droits humains, accuse les services de sécurité ukrainiens soutenus par l’Occident de pratiquer des abus et la torture de la même manière que les groupes rebelles qu’ils combattent.»

C’est clair, les gens du Donbass qui souffrent de bombardements et d’attaques quotidiens par l’armée ukrainienne ne peuvent pas compter sur les héros des droits humains que sont Amnesty International et Human Rights Watch pour les soutenir. Le peuple ukrainien dans son ensemble non plus, pour qui les conséquences de cette guerre sont un désastre économique intérieur, des violations massives des droits humains et la vue de leur pays utilisé comme pion, dans les menées irresponsables de l’Otan pour provoquer la guerre avec la Russie, avec tous les risques de frappes nucléaires.

Le secours au Donbass et à l’Ukraine viendra d’une solidarité accrue pour contrer cette guerre, dans le pays et au niveau international, et du soutien de gouvernements solidaires. Si on considère que l’OTAN lance les dés nucléaires en Europe de l’Est, la responsabilité des forces progressistes et anti-guerre dans le monde pour lutter contre cela devrait être évidentes.

Roger Annis 

Article original paru sur CounterPunch

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

Roger Annis est un retraité de l’aérospatiale à Vancouver BC. Il écrit régulièrement pour CounterPunch et rassemble ses écrits sur A Socialist in Canada. Il est rédacteur en chef du site The New Cold War: Ukraine and beyond. On l’atteint à l’adresse rogerannis@hotmail.com.

samedi 28 février 2015

Le détonateur Nemtsov

Quand le berger sacrifie un mouton pour crier "au loup !"
et faire bêler son troupeau d'esclaves


Dans la nuit du 27 février, alors que doit se dérouler 2 jours plus tard une manifestation anti-gouvernementale, Boris Nemtsov, un des leaders pro-occidental de l'échiquier politique russe est abattu en pleine rue de Moscou sous les coupoles du Kremlin.

Aussitôt, alors que le Président russe, Vladimir Poutine condamnait aussitôt et fermement cet attentat, annonçant qu'il superviserait personnellemnt l'enquête, le maître de la Maison blanche entouré du claubaudage servile de ses laquais et satrapes de l'Union Européenne lancait une accusation à peine voilée contre le Président Poutine au dessus de corps encore chaud de Nemtsov.

Cette précipitation occidentale russophobe en dehors d'être une ingérence agressive dans les affaires d'un pays étranger; dévoile de facto quels sont les objectifs et à qui profite ce crime et même certainement qui en sont les commanditaires. Car l'Occident, en guerre contre la Russie et enlisé dans la crise ukrainienne qu'il a lui-même provoqué, cherche aujourd'hui à étendre l'incendie jusqu'au Kremlin dont la légitimité et la puissance se sont renforcés suite à l'agression génocidaire menée par Washington lançant son chien kiévien contre le Donbass.

Pour vaincre Moscou (les USA ont le droit de rêver !), deux solutions : soit une guerre militaire contre cet empire aux 100 nationalités, que personne dans l'Histoire n'a réussi à soumettre, soit une révolution pro-occidentale renversant le gouvernement de la Fédération de Russie à l'image des révolutions colorées des années 1990. 

Mais comment y arriver quand la politique de restauration du pays tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, menée par Vladimir Poutine est soutenue par plus de 80 % de la population ?


LE TEMPS DE SACRIFICES...

Après la défaite historique à Debaltcevo où l'armée ukrainienne a été sacrifiée par son gouvernement pour faire échouer les accords de Minsk, c'est au tour des occidentaux de sacrifier un de leurs pions, positionné sur l'échiquier politique russe, pour tenter de radicaliser une manifestation anti-Poutine devant se dérouler 2 jours plus tard et surtout exacerber la russophobie entretenue depuis des mois par une propagande de guerre étasunienne.

Depuis l'histoire d'Abraham présentant son fils sous la lame d'un couteau, le sacrifice des siens est devenu une marque de foi élevée chez les peuples judéo-christianisés, c'est un geste de soumission totale et de fidélité à une cause, le geste sacré...
Cet "ultima ratio" est souvent dans l'Histoire des Hommes, qu'il soit provoqué sciemment ou simplement exploité cyniquement, est souvent le détonateur tant attendu pour déclencher par un effet domino une escalade libérant les tensions...
Dans l'Histoire les assasinats politiques sont nombreux a être considérés comme des "casus belli" de la mort de Pompée à Rome à celle de François Ferdinand à Sarajevo, ou plus près de nous l'assassinat de Juvénal Habyarimana au Rwanda...


A QUI PROFITE LE CRIME ?

Comme l'a très bien analysé le journaliste Laurent Brayard (le lien : ICI ) les quatres balles qui ont traversé le corps de Nemtsov sur fond de crise ukrainienne, visaient en réalité le Kremlin, que l'Occident cherche par n'importe quel prix à discréditer et affaiblir.


Nemtsov était sans conteste un opposant politique virulent, et un "insider" occidental reconnu et soutenu par la CIA via ses organisations et fondations "bon gouvernementales" comme la NED par exemple. Mais de là à imaginer que le pouvoir qui bénéficie d'un soutien historique de la part de sa popultaion, éxécute de cette manière, à cet endroit , et à ce moment précis un personnage médiatisé par les occidentaux, relève d'une bouffée délirante ridicule !

Non, ce crime, qui est condamnable, malgré les agissements subversifs et immoraux du personnage, ne profite qu'aux ennemis de la Russie, qui vont "surfer" sur une émotion détournée et exacerbée pour exciter la russophobie de leurs populations et obtenir du congrès américains l'autorisation de livrer des armes à Kiev. Laurent Brayard, fait un parallèle pertinent avec l'assassinat de Jaurès "dernier rempart vers la haine viscérale « du boche » "

Les jours prochains vont nous faire savoir si ce nouveau "false flag" est un pétard mouillé comme l'attentat contre le Boeing MH 17 en Ukraine le 17 juillet dernier, où au contraire un pas de plus dans l'escalade engagée par Washington contre Moscou. 
Si il n'obtient pas des troubles dans les rues de Moscou l'émotion scénarisée cherchera au moins l'accord du Congrés pour une aide militaire en Ukraine, l'augmentation des sanctions anti-russes et le déploiement de nouvelles unités de l'OTAN aux frontières de la Fédération.

Ce qui est certain, c'est que la russophobie psychotique des occidentaux lobotomisés par leur merdiacratie risque d'être paroxysée jusqu'à l'aveuglement définitif de l'esprit critique des foules serviles. Le Président Poutine doit réagir vite et en douceur pour reprendre la main, car il est fort à parier que d'autres provocations vont éclater peut-être dès dimanche 1 mars dasn les rues de Moscou...

Je lui fais confiance pour protéger ses tours avec hardiesse et imagination et balayer d'un revers ces pions arrogants et minables venus défier la Sainte Russie éternelle. 


Erwan Castel

Le meurtre de Nemtsov vu par une vidéo-surveillance


QUI ETAIT NEMTSOV ?

Voici un extrait d'un article partagé sur ce blog en décembre 2014 ("La 5ème colonne étasunienne en Russie")  décrivant les principaux "insiders" chargés par la Maison blanche de déstabiliser et renverser le régime du président Poutine. Ces derniers, ne réussissant pas à mobiliser l'opposition russe très diminuée depuis l'agression de l'OTAN en Ukraine, (la manifestation organisée par Navalny en décembre n'a mobilisé que quelques centaines de badauds). Washington a donc décidé de sacrifier un pion pour mieux hurler au loup et tenter de d'exalter une russophobie nécessaire pour préparer l'opinion a accepter la 3ème guerre mondiale.


(Extrait)

Avec Navalny, Nemtsov était un des acteurs clé du mouvement de contestation anti-Poutine centrés autour de Solidarnost qu'il a créé en 2008 avec Vladimir Ryzhkov et d’autres. Nemtsov n’est pas quelqu’un qui conteste la corruption. D’après le Business Week Russia du 23 Septembre 2007, Nemtsov introduisit le banquier russe Boris Brevnov à Gretchen Wilson, citoyenne étasunienne et employée de l’International Finance Corporation, une succursale de la Banque Mondiale. Wilson et Brevnov se sont mariés. Avec l’aide de Nemtsov, Wilson est parvenue à privatiser Balakhna Pulp and Paper Mill (NdT: grosse entreprise de papier) au prix dérisoire de 7 millions de dollars. L’entreprise fut lessivée et ensuite vendue à la banque Swiss Investment de Wall Street, CS First Boston Bank. Les rapports financiers disent que les revenus de l’usine étaient de 250 millions de dollars. [1]

La CS First Boston Bank paya également tous les frais de déplacement de Nemtsov au très exclusif forum économique mondial de Davos en Suisse. Quand Nemtsov devint un membre du cabinet directeur, son protégé Brevnov fut nommé président d’Unified Energy System of Russia JSC. Deux ans plus tard, en 2009, Boris Nemtsov, aujourd’hui le “monsieur anti-corruption”, utilisa son influence pour dégager Brevnov des accusations de détournement de fonds par milliards des biens d’Unified Energy System of Russia. [2]

Nemtsov accepta aussi de l’argent de l’oligarque emprisonné Mikhail Khodorkovsky en 1999 quand celui-ci utilisait ses milliards pour essayer d’acheter le parlement ou la Douma. En 2004, Nemtsov rencontra l’oligarque milliardaire en exil Boris Berezovsky dans une réunion secrète avec d’autres exilés russes influents. Lorsque Nemtsov fut accusé de financer son nouveau parti politique “Pour une Russie dans la légalité et sans corruption” avec des fonds étrangers,  les sénateurs américains John McCain, Joe Liberman et Mike Hammer du conseil national de sécurité du président Obama volèrent à son secours. [3]

Le sbire très proche de Nemtsov, Vladimir Ryzhkov de Solidarnost est aussi très lié avec les cercles suisses de Davos, il a même financé un Davos sibérien. D’après les compte-rendus de presse russes d’Avril 2005, Ryzkhov forma un comité 2008 en 2003 pour “attirer” les fonds de Khodorkovsky emprisonné ainsi que pour soliciter des fonds des oligarques en fuite comme Boris Berezovsky et des fondations occidentales comme la Fondation Soros. Le but déclaré de la manœuvre étant de rassembler les forces “démocratiques” contre Poutine. Le 23 Mai 2011, Ryzhkov, Nemtsov et plusieurs autres enregistrèrent un nouveau parti politique le Parti de la Liberté Populaire de manière à pouvoir aligner un candidat président contre Poutine en 2012. [4]

NOTES : 

[1] Business Week Russia, Boris Nemtsov: Co-chairman of Solidarnost political movement, Business Week Russia, September 23, 2007, accessed in http://www.rumafia.com/person.php?id=1648.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Russian Mafia.ru, Vladimir Ryzhkov: Co-chairman of the Party of People’s Freedom, accessed in http://www.rumafia.com/person.php?id=1713.
__________

Nemtsov, l'ami de l'Occident décadent, dépravé et immoral

Nemtsov l'ami de l'incendiaire US  Mac Cain (à gauche)

Nemtsov l'ami du Maïdan avec Timochenko et Porochenko
Nemtsov, l'ami d'Obama, et sa brebis galleuse sacrifiée 

D'autres articles sur le sujet :
- Site Spoutnik, le lien ici : Les articles sur Boris Nemtsov 
- Site Saker Italia,le lien ici :False flag à Moscou



mercredi 21 janvier 2015

Quand les journalopes distillent leur venin

De la mauvaise foi à la diffamation criminelle.

Des centaines de milliers de musulmans se sont rassemblées dans les rues de Grosny suite à l'affaire Charlie Hebdo

Les attaques terroristes menées à Paris les 7,8 et 9 janviers derniers ont provoqué une onde de choc sur la scène internationale, et la quasi totalité des pays, apportant leur soutien à la France, les ont unanimement condamné.

La semaine suivante, les "survivants de Charlie" ont récidivé en publiant dans le numéro suivant publié circonstanciellement à des millions d'exemplaires à travers le monde de nouvelles caricatures du prophète. Ces nouvelles caricatures considérées comme blasphématoires, ont généré de nombreuses manifestations de protestations à travers le monde musulman, avec différents degrés de violence selon les pays, où même des morts ont été parfois déplorés

Je ne reviendrai pas ici sur la récupération honteuse réalisée au plan national français de cet événement dramatique pour prétexter des divisions politiciennes, une augmentation de la surveillance des citoyens et de la dictature de la pensée. (voir l'article ici : Libérons les "Charlie"
Mais il s'agit ici de dénoncer une nouvelle instrumentalisation de l'émotion légitime provoquée par l'événement et détournée pour être mise sur le plan international, au service d'une russophobie psychotique exacerbée par la crise ukrainienne.

A Grosny, capitale de la Tchétchénie province caucasienne autonome de la Fédération de Russie, une manifestation monstre (certains évoquent 800 000 personnes) a été réalisée par la communauté musulmane soufie emmenée par le président Raman Kadyrov en personne.


Les médias occidentaux à l'occasion de cet événement, en voulant couvrir la manifestation à Grosny ont surtout recouvert la vérité du voile mensonger d'une propagande de guerre diffamatoire et  hallucinante dirigée contre la Tchétchénie, Kadyrov, et à travers lui, la Russie et Vladimir Poutine. 

La technique de manipulation mentale utilisée par les médias serves occidentaux est tellement simpliste qu'elle réussit a insinuer dans la tête des millions de Charlie lobotomisés le contraire même de la réalité Tchétchène.

Décortiquer un par un les média-mensonges serait long et inutile tant ils se font tous et parfois à la virgule près les mêmes perroquets d'une dépêche unique émanant des services de communication des laquais étasuniens qui gouvernent les occidentaux.

Les terroristes sont islamistes, 
                    Les islamistes sont musulmans, 
                                        Les musulmans sont manifestants,
                                                            Les manifestants sont Kadyrov
                                                                                Kadyrov est derrière Poutine...
                                                                                                                                        ... Donc ? 
Poutine est un terroriste bien sûr ! 

On peut en effet relever, soit directement dans l'analyse, soit dans des syllogismes suggérés :

- Un amalgame entre les manifestations violentes menées notamment en Afrique par les mouvements islamistes attaquant les symboles français et chrétiens, et la manifestation à Grosny 
Or, aucun acte ou parole de violence (crémation de drapeau français par exemple) ni menace physique ont été observés ou entendus.

- Une présentation diffamante du président Kadyrov est réalisée avec cette vision partielle et partiale le décrivant comme un islamiste radical et un dictateur tyrannique ! 
C'est oublier que ce gouvernement tchétchène est en première ligne depuis des années contre les djihadistes intégristes. Les coups d'Etat, les guerres de 1994 et 1999, ont ravagés la Tchétchénie en proie au terrorisme wahhabite. Les journalistes oublient de mentionner le combat mené contre les islamistes par Kadyrov ou ses père et frère Kadyrov assassinés par les djihadistes...

- La diabolisation de Poutine car c'est l'objectif obsessionnel final des "journalopes" occidentaux en ce moment, arrivent toujours en fin d'article, à se demander si les pluies ne viennent elles aussi ne viennent pas toutes de Moscou.. 
Ici l’événement à Grosny est utilisé comme un cheval de Troie dans les esprits  fragilisés des millions de Charlie obéissants. A chaque ligne diffamante, le nom de Poutine, présenté quasiment comme un parrain mafieux, est systématiquement lié à celui de Kadyrov qui lui est associé à l'islamisme radical.
Mais quel rapport existe t-il entre les manifestations des islamistes radicaux, celles des tchétchènes et un président orthodoxe qui a présenté ses condoléances à la France quelques heures après l'attentat du 7 janvier et propose un renforcement de la coopération anti terroriste.

Le pire, n'est pas le simplisme stupide de cette propagande grossière, mais le fait que des millions de personnes avalent les couleuvres qu'on leurs présente ! Que les journalistes occidentaux manipulent l'émotion sincère de millions de personnes pour diriger leurs consciences vers une russophobie servant des intérêts militaro industriels est tout simplement infâme.

Mais le pire c'est que cette propagande criminelle ose, toute honte bue, présenter les victimes tchétchènes du terrorisme comme ses auteurs, et la Russie comme leur protecteur, alors que c'est précisément l'inverse dont il s'agit ! Car les "nébuleuses" terroristes sont bel et bien financées par les néo-conservateurs étasuniens qui en perdent plus ou moins volontairement le contrôle pour les voir ensuite se retourner contre les populations occidentales elles-mêmes mais étrangement jamais contre leurs intérêts géostratégiques, bien au contraire...


Libérons la Vérité 

Certes, Kadyrov ne correspond pas aux critères occidentaux de la démocratie, pas moins d'ailleurs que nos propres gouvernements, mais quel rapport avec les objectifs annoncés et animés de cette manifestation tchétchène qui étaient d'abord :
- L'expression d'une solidarité face au terrorisme wahhabite, 
- La profession d'une foi sincère et communautaire envers l'Islam, 
- La cohésion d'un peuple et d'un pays à nouveau menacés par le terrorisme,
- La dénonciation des crimes commis au nom de l'Islam par le wahhabisme, 
- Mais aussi, la défense du prophète et de la foi des musulmans insultés par les caricatures. 

Dans ce rassemblement, dont les journalistes eux-mêmes reconnaissent les parfaites organisation et tenue, les Tchétchènes nous rappellent avec dignité et humanisme qu'on peut être farouchement anti-terroriste et solidaire des victimes tombées en France; profondément musulman et s'associer aux chrétiens occidentaux, sans pour autant cautionner des caricatures dont les conséquences pour ne pas dire les objectifs sont de semer la haine communautariste pour diviser, affaiblir et soumettre les peuples au Nouvel Ordre Mondial.


Dénonçons la croisade médiatique

De même que l'OTAN a réalisé des bombardements militaires sur des objectifs économiques au nom de la "démocratie" et des "droits de l'Homme" ( Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye etc...) nous assistons aujourd'hui à une nouvelle croisade médiatique menée contre les dissidents du système, au nom de la "liberté d'expression". 

"Sois Charlie tais toi et suis nous !"

Profitant d'une émotion légitime et consensuelle, le système en perte de confiance nous a embarqué au nom de la liberté d'expression dans le chasseur bombardier de la pensée unique s'envolant vers Moscou !

Quiconque désormais critique la politique éditoriale de Charlie Hebdo sera suspecté de pratiquer une subversion terroriste, il devra être "repéré, traiter et réintégrer" selon les propres termes de la gestapo médiatique.

Je réfute à quiconque le droit de me voler la dynamique de mes sentiments pour la diriger vers ses intérêts et y enfermer ma mon esprit critique car je refuse autant le terrorisme des armes que celui de la pensée  

Primo : Charlie Hebdo, en dehors de tout jugement de valeur personnel fait preuve d'une incroyable hypocrisie car il prétend se faire le parangon de la liberté d'expression et tirer tous azimuts sauf sur les femen par exemple ou sur les juifs. D'ailleurs concernant cette dernière communauté il serait intéressant de rappeler l'affaire Siné, viré du journal pour une caricature antisémite. 
LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET LE DROIT A LA CARICATURE DOIT SE FAIRE DANS L’ÉGALITÉ

Secundo : Dans le contexte actuel, je trouve stupide et irresponsable de jeter de l'huile sur le feu en choquant une communauté certes intolérante et xénophobe, en produisant des caricatures bêtes, obscènes et méchantes et qui n'apportent rien au débat. 

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION N'EST PAS LA LIBERTÉ D'INSULTER 


Tertio : Il y a là une distorsion du concept de laïcité réduit au seul fait de pouvoir rejeter jusqu'à l'insulte une croyance religieuse. Car au départ, le principe de laïcité est lié à la séparation de l'Eglise et de l'Etat et non à une croisade idéologique ou théologique de l'un contre l'autre. Au contraire la constitution dès la révolution affirme :“ Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ” (article 10) jusqu'à celle de 1958 qui prétend "... Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances"
LA LIBERTÉ D'EXPRESSION COMME CELLE DE CROIRE OU NE PAS CROIRE NE DOIT PAS TROUBLER L'ORDRE PUBLIC

Pour moi si l'assassinat des caricaturistes est un acte de barbarie totale, la récidive des survivants de Charlie montre un égocentrisme bête et méchant et irresponsable, mettant en danger inutilement la sécurité publique de milliers de citoyens français à travers le monde.


Vers un conditionnement russophobe et belligène.

Quand le gouvernement, surfant sur l'événement pour mettre en place un "french patriot act" avance que la sécurité des français légitime la restriction de leurs libertés individuelles et que les 3/4 des moutons bêlent d’acquiescement  est tout simplement hallucinant ! Un Etat digne de ce nom et responsable face à une telle situation de crise, devrait commencer par limiter la liberté d'expression de quelques uns qui menacent la sécurité de tous (car cette affaire provoqué également des actes islamophobes stupides en retour) plutôt que restreindre les libertés de tous pour protéger le droit élitiste d'une minorité moribonde (avant les événements, 30000 exemplaires et hebdo en faillite)

L'affaire Charlie Hebdo en touchant les communautés juive et musulmane dans leur dimension internationale a externaliser sa récupération et tente de diriger aujourd'hui sa dynamique contre la Russie. Alors que c'est en Afrique que les manifestations anti-Cahrlie sont les plus violentes et meurtrières, c'est vers la Russie et ses républiques musulmanes que se tournent les regards accusateurs des occidentaux, influencés par la crise ukrainienne qui n'a rien avoir avec cette affaire.

Entre Bush, Sarkozy, Obama et Hollande la diatribe est identique : "Nous sommes en guerre et qui n'est pas avec nous est contre nous !" et la propagande de l'amplifier aux quatre horizons.
Le détournement est désormais international et le modèle occidental doit être universel jusque dans sa conception émotionnelle.

Les occidentaux et leurs médias n'ont donc pas peur de faire le grand écart et d'associer selon leurs intérêts les mêmes terroristes soit avec ceux qui les combattent (Tchétchénie) ou de avec eux-mêmes et les dictatures wahhabites pour renverser des gouvernements laïcs (Irak et Syrie)... la seule cohérence à cette stratégie suicidaire se trouve dans l'inventaire et la Maîtrise des ressources géostratégiques.

Kadyrov dans son rassemblement contre le terrorisme islamique, ne pouvait ignorer le problème des caricatures blasphématoires de Charlie Hebdo, qu'aucun musulman ne peut cautionner. Cependant il a su rester pacifique et juste rassurer son peuple q'un tel désordre moral et provocateur n'arriverait pas sous son autorité. il a su calmer les esprits tout en les rassurant de sa protection.

La merdiacratie a préféré l'amalgamer aux fous d'Allah...


Le blasphème devenu la référence de l'Occident

L'acte criminel va servir aussi à poursuivre la destruction des valeurs occidentales qui cimentent les peuples d'Europe. Au nom de la liberté s'est mis en place une société permissive où les valeurs sont bafouées y compris celles qui servent de repère et de balises à l'évolution de la civilisation.

1 / Selon moi la blasphème qui est à l'origine ou le prétexte de l'attentat ne dois pas être oublié ou balayé d'un revers de la "liberté d'expression" car il est pour moi une déclinaison du "droit d'iconoclasme" hérité des hébreux, et pratiqué par toutes les religions monothéistes avant d'être sécularisé par les révolutionnaires. 
OR CE DROIT EST SELON MOI INADMISSIBLE CAR CONTRAIRE AUX PRINCIPES DE RESPECT ET DE LIBERTÉ. 
Sans justifier l'acte barbare commis contre Charlie Hebdo, il faut l'expliquer et réagir pour na pas avoir à le revivre.

2 / En tant que païen ma tolérance est fondée sur le respect des croyances et la défense des cultes à condition qu'ils se soumettent aux lois et valeurs natives du territoire. 
La religion et ses églises représentantes, même si elles ne participent plus à la gouvernance exécutive représentent un pilier essentiel de la verticalité du pouvoir. En effet un pays s'appuie sur les pouvoirs exécutif, militaire, législatif mais aussi moral. Aujourd'hui l'Etat veut prendre le contrôle et fusionner tous les pouvoirs dans ses mains pour les soumettre à celui qui semble aujourd'hui sa seule préoccupation : le pouvoir économique de la thalassocratie étasunienne.

Lorsque le Président Kadyrov dénonce les manipulations des services occidentaux, c'est parce que cela est conforme à une stratégie d'excitation des sentiments et de leur récupération partiquée par Washington depuis longtemps, et qui a été observé dans nombre de révolutions colorées ou arabes et particulièrement lors de la Révolution du Maïdan.

Le blasphème est devenu ainsi, au fil des siècles la règle absolue d'un Occident dégénéré. blasphème religieux, moral, politique, économique, médiatique, les valeurs sont réécrites et détruites selon les intérêts du moment quitte même à ce que les démocraties ploutocrates sans plus aucun autre repère que le fric blasphèment les valeurs de la Démocratie républicaine.


CONCLUSION :

Aujourd'hui quand la République au nom de la "liberté d'expression" voue un quasi culte (jusqu'au timbre poste annuel) à des femem, égéries iconoclastes qui se dénudent, agressent physiquement des clercs, et détruisent des objets sacrés (mais pas dans tous les lieux de cultes !), je ne me pose plus de questions sur le détournement idéologique des valeurs perverties et suis convaincu que le véritable objectif recherché est d'individualiser les êtres humains en brisant tous leurs corps sociaux intermédiaires issus des identités naturelles culturelles ou historiques.
Ainsi vidés de toute substance sacrée les consommateurs robotisés pourront plus facilement être soumis à la dictature de la pensée unique.

Pour arriver à cette "zombification" de l'humanité, le système procède de la théorie du chaos : il apporte la guerre et la dictature au nom des "droits de l'homme" et de la "démocratie" et même au nom de la "liberté d'expression", il apporte aujourd'hui la division en excitant les haines communautaristes.

Car les islamistes comme les islamophobes qui s'affrontent sont d'abord les idiots utiles du Nouvel Ordre Mondial, Kadyrov et Poutine l'ont compris depuis longtemps, et c'est pour cela qu'ils respectent leurs valeurs sacrées et combattent ceux qui les bafouent.

Erwan Castel





vendredi 2 janvier 2015

Oliver Stone à l'assaut du mensonge

"A l'Ouest, on ne vous dit pas la Vérité"


Oliver Stone est un réalisateur hors normes, sa carrière cinématographique est parsemé de succès incontestables récompensés par de multiples Oscars: "Wall Street", "JFK", "W", Il s'engage également personnellement dans les combats de son époque.  Volontaire il part au Viêt Nam en 1967 et sera décoré des prestigieuses Purple Heart et Bronze Star, pour sa bravoure au combat. Cette période intense influencera ses visions professionnelle et humaine de l'Histoire qu'il signe dans sa trilogie "Platoon" "Né un 4 juillet" et "Entre ciel et Terre".

Observateur attentif des événements du Monde, Oliver Stone les analyse dans une perspective historique lointaine, avec honnêteté et courage. C'est ainsi qu'il décrit les manipulations et les complots orchestrés par les Etats Unis et dénonce leur hégémonie mondialiste et par exemple, termine en ce moment un film sur Edward Snowden le transfuge de la CIA qui a révélé les ingérences et subversions des USA à travers le Monde.

Concernant l'Ukraine, cet homme libre de 69 ans, vient de s'engager dans un combat pour libérer la Vérité et dénoncer la stratégie de préemption mise en oeuvre par les USA dans cette région stratégique pénétrant sur la zone d'influence traditionnelle de la Russie.

Dans le cadre de la série de documentaires (voir à la fin de cet article) qu'il est en train de réaliser sur "Une autre Histoire de l'Amérique", Oliver Stone s'est déplacé en Europe de l'Est. Au cours de ce voyage et préparant un documentaire sur la crise ukrainienne, le réalisateur critique a rencontré sur le terrain les acteurs de ce choc de l'Histoire et se faire sa propre opinion, libérée de la dictature de la propagande officielle. 

Il a accordé 2 entretiens à la chaîne "RUSSIA TODAY" que vous trouverez ci après.

Voici donc un ambassadeur de choc au service de la Vérité qui vient d'endosser à nouveau son uniforme d'homme libre pour déchirer le voile du mensonge qui recouvre l'Ukraine. 
Soyons certains que son action sera comme à l'accoutumé percutante et réveillera certainement l'esprit critique de nombreux occidentaux quotidiennement tondus par le mainstream médiatique de la propagande de guerre.

Erwan Castel

Les empreintes de la CIA sont partout 
dans le massacre du Maïdan 

1er janvier 2014, Entretien publié sur le site "RT", le lien : ICI


Le coup de force à Kiev est douloureusement semblable à opérations de la CIA pour évincer les dirigeants étrangers indésirables en Iran, le Chili et le Venezuela, a déclaré le cinéaste américain Oliver Stone après avoir interviewé le président déchu de l'Ukraine pour un documentaire.

Oliver Stone a passé quatre heures à Moscou parler à Viktor Ianoukovitch, qui a été destitué du pouvoir lors du coup Février 2014, le cinéaste a écrit sur sa page Facebook.

"Les détails seront développés dans le documentaire, mais il semble clair que les soi-disant "tireurs" qui ont tué 14 hommes de la police, environ 85 blessés, et ont tué 45 civils qui protestaient, étaient des provocateurs extérieurs aux  partes en présence," a-t-il dit. "De nombreux témoins, y compris les fonctionnaires Ianoukovitch et de police, estiment que ces éléments étrangers ont été introduits par des factions pro-occidentaux - avec la marque de la CIA sur eux."

Le cinéaste a ajouté que les événements à Kiev, qui ont conduit à l'effondrement du gouvernement ukrainien et l'imposition d'un nouveau régime hostile à la Russie, étaient semblables à ceux d'autres pays, qu'il a appelé "technique de la puissance douce de l'Amérique appelée« Regime Change 101 "

Historiquement il y a eu les coups d'Etats contre le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh perpétré par la CIA en 1953 et contre le président chilien Salvador Allende en 1973 - ces deux dirigeants qui menaient des politiques non souhaitées par Washington ou ses alliés.

Plus récemment, il y a eu le coup d'Etat 2002 au Venezuela, où le président Hugo Chavez a été brièvement déposé "après que des manifestants pro et anti-Chavez aient essuyé des tirs par les tireurs mystérieux dans les immeubles de bureaux" et les manifestations anti-gouvernementales contre le successeur de Chavez Nicolas Maduro, qui "était presque renversé par la violence visant à les manifestants anti-Maduro », comme Stone le rappelle.

"Une sale histoire au coeur d'une autre, mais à la suite de ce coup tragique, l'Occident a maintenu le récit dominant de la Russie en Crimée», tandis que la réalité c'est «les Etats-Unis en Ukraine." 
"La vérité n'est pas diffusée à l'Ouest », note Stone. «C'est une perversion surréaliste de l'histoire qui se passe une fois de plus, comme dans la campagne« ADM »Bush pré-Irak. Mais je crois que la vérité finira par sortir dans l'Ouest, je l'espère, à temps pour arrêter la folie ".


L'évaluation critique de Oliver Stone sur la crise ukrainienne a provoqué sur Facebook une tempête de commentaires des utilisateurs pro-ukrainiens, qui l'accusaient de prendre l'argent détourné de Ianoukovitch, la propagande du Kremlin, qu'il était simplement un idiot et une variété d'autres défauts.

Le réalisateur a répondu avec un post le jeudi suivant, disant qu'il ne défendait pas le président ukrainien évincé mais plutôt observait le tableau d'ensemble de l'implication américaine en Ukraine, a la fois actuellement et dans le passé.

Dès 1949, la CIA soutenait les nationalistes ukrainiens issus du bataillon Nachtigall, rapporte Stone, ajoutant que l'Union soviétique agira de même avec les guérillas infiltrées au Canada et au Mexique.

"La grande réalité est que les Etats-Unis n'ont jamais renoncé à l'aide de l'Ukraine comme un tremplin dans le ventre de l'Union soviétique, devenue la Russie maintenant», a déclaré Stone "Cette politique de la guerre froide 2.0 continue de manière plus meurtrière et qu'ils le sachent ou non, la population civile ukrainienne est au coeur et a beaucoup souffert de cette croisade idéologique."

En plus du documentaire sur le coup d'Etat ukrainien, Stone travaille actuellement sur un film sur le dénonciateur de la NSA Edward Snowden, qui a obtenu l'asile en Russie après avoir exposé la pratique de la surveillance électronique de masse menée par les USA et ses alliés.

Snowden s'est retrouvé coincé en transit à l'aéroport de Moscou alors que son passeport a été annulé et il ne pouvait pas continuer son voyage versl' Amérique latine. Le Etats-Unis veulent le juger pour ses actes, mais pour de nombreux militants des droits humains et les défenseurs de la vie privée, il est un héros héroïque, qui est persécuté pour avoir révélé des secrets sales d'un gouvernement.
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Oliver Stone: 
les Ukrainiens souffrent de «croisade idéologique» 
des États-Unis contre la Russie


1er janvier 2014, Entretien publié sur le site "RT", le lien : ICI

En réponse à ceux qui ont critiqué ses allégations selon lesquelles que des "agitateurs extérieurs" ont été impliqué dans la crise ukrainienne, Oliver Stone est intervenu sur les réseaux sociaux pour faire défendre son argument, en disant que les Ukrainiens sont les victimes d'une stratégie américaine qui s'apparente à la guerre froide 2.0.

Cette semaine, Stone a provoqué une tempête politique avec ses points de vue sur ce qu'il croit avoir déclenché la crise ukrainienne, après un entretien privé avec Viktor Ianoukovitch, l'ancien président ukrainien qui a été évincé par un coup d'Etat en février  2014.

"Il semble clair que les soi-disant "tireurs" qui ont tué 14 hommes de la police, environ 85 blessés, et ont tué 45 civils qui protestaient, étaient des provocateurs extérieurs aux  partes en présence," a-t-il dit. "De nombreux témoins, y compris les fonctionnaires Ianoukovitch et de police, estiment que ces éléments étrangers ont été introduits par des factions pro-occidentaux - avec la marque de la CIA sur eux."

Selon le cinéaste et écrivain d'origine américaine, l'Ukraine est le dernier pays dans une longue liste à être la proie de la «technique de la puissance douce de l'Amérique appelée « Regime Change 101. »

Les commentaires de Stone ont résonné comme un tremblement de terre des deux côtés de la fracture ukrainienne, le poussant à s'expliquer sur sa déclaration initiale. Dans le message qui suit, Stone commence par expliquer qu'il n'a aucune sympathie particulière pour Ianoukovitch.

"Pour ceux d'entre vous qui sont en colère suite à mon analyse sur l'Ukraine d'hier, je leur prie de bien vouloir essayer de comprendre la vision plus grande que j'offre," a-t-il écrit sur sa page Facebook. «Je n'ai pas de dossier sur  Viktor Ianoukovitch, il pourrait bien être le président le plus corrompu que l'Ukraine n'ait jamais eu. L'Ukraine a une histoire dramatique de la corruption. Ce n'est pas mon sujet. "

Toutefois, il a ensuite fait valoir qu'il y a "de nombreuses preuves de l'ingérence pro-occidental de tiers" en Ukraine, en mentionnant spécifiquement Victoria Nuland et John McCain, deux hauts responsables américains qui apparaissaient dans les rues du centre de Kiev à l'apogée de l'épreuve de force sur le Maïdan entre la police et les manifestants.

Il a également mentionné les organisations spécifiques du gouvernement américain, tels que l'USAID, qui opère en Ukraine depuis l'effondrement de l'Union soviétique, et de la National Endowment for Democracy, dont il a fait remarquer «apparemment  très bien organisée sur Facebook et Twitter," suggérant une possible méthode d'organisation des manifestants pour un rassemblement anti-gouvernement.


Oliver Stone a posé la question de savoir pourquoi tant de policiers ukrainiens ont été tués et blessés pendant les rassemblements violents parfois, "Pourquoi personne dans le nouveau gouvernement n'a réalisé d"enquête ?"

En effet, il y a eu beaucoup de spéculations que les soi-disant snipers Maidan travaillaient à la solde de ceux qui essayaient d'orchestrer les manifestations, et que c'était leur objectif de tirer sur les membres des deux parties pour déclencher des troubles sociaux plus profonds.

Pour appuyer son avis que les États-Unis sont intervenus en Ukraine depuis une longue période, Stone a fait une référence historique lorsque en 1949, James Forrestal, alors que secrétaire à la Défense, avec la coopération de la CIA, a créé une force de guérilla au nom de code «Nightingale» qui était composé d'Ukrainiens ultra-nationalistes.
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Sources de l'article 
- Site "RT", 1er entretien avec Oliver Stone, sur le massacre du Maïdan le lien :ICI 
- Site "RT", 2ème entretien avec Oliver Stone, sur :ICI 

Autres articles sur le sujet
- Site "L'EXPRESS", le lien : ICI
- Site "UKRAINA.RU", Obama indigné par les propos de Oliver Stone, le lien : ICI
- Site "RESEAU INTERNATIONAL", le lien : ICI

Articles sur Oliver Stone et la Russie
- Site "LA VOIX DE LA RUSSIE", "Oliver Stone défend Poutine et rencontre Snowden", le lien : ICI
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Une série incontournable

"Une autre Histoire de l'Amérique" par Oliver Stone

1 / La seconde Guerre Mondiale



Les autres épisodes de cette série 

le lien : ICI

(Chaîne Daily Motion "Soutien à la rébellion du Donbass" en construction)