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lundi 3 décembre 2018

La tentation du pire


Les alertes menaçantes et les alarmes médiatiques qui fusent de part et d'autre de la ligne de front du Donbass ressemblent depuis 4 ans à ce conte populaire du jeune berger qui criait tellement de fois "au loup" que plus personne ne l'a crû je jour où l'attaque survint réellement. Et je ne compte plus depuis longtemps les surenchères propagandistes des rapports militaires réalisées par ces pseudo-journalistes rampant dans les alcôves ministérielles à la recherche de sensationnalisme et cherchent à entretenir la peur et se donner de l'importance. Il est devenu lassant de trier le bon grain de l'ivraie dans cette avalanche de communiqués banalisant la menace et l'alerte. Et pourtant au milieu du bluff et de l'exagération, du mensonge et de l'omission, de la confusion et de l'erreur mixés par une propagande médiocre réalisée par des amateurs finissant même par croire à leurs impostures, se cache souvent des faits réels et inquiétants.

Ainsi, depuis l'incident de Ketch, derrière l'accélération de la guerre habituelle des communiqués, des décisions et des actions importantes sont engagées tant sur le plan politique, économique que militaire.

Par exemple la loi martiale décrétée en Ukraine et limitée aux oblasts russophones, frontaliers de la péninsule de Crimée, Russie, Mer d'Azov et Donbass a déclenchée une ostracisation et des mesures répressives à l'encontre des russes travaillant en Ukraine et de la population locale :
  • Interdiction d'entrée dans le territoire pour les russes de 17 à 60 ans
  • Mobilisation des réservistes 
  • Réquisition par l'armée de véhicules et domiciles privés
  • Interpellations accrues parmi les civils traversant les blockposts du front 
  • etc...
Sur le plan économique, la situation est plus cocasse car si de nombreux portes-paroles de ce camp occidental soutenant Kiev préconisent de nouvelles sanctions pour la Russie, sur le terrain, c'est plutôt l'Ukraine qui avec la fermeture du détroit de Kertch et la loi martial paye un coût économique fort à sa provocation.

Sur le plan militaire, on observe un renforcement des positions ukrainiennes et surtout une agitation au niveau des bases arrières et des bases logistiques qui dépasse celle des habituelles rotations d'unités qui rythment l'activité militaire du front depuis plus de 4 ans.



Dans cette ébullition nouvelle il faut observer tout d'abord que :
  • Ce nouveau séisme politico-militaire a largement débordé le théâtre d'opérations du Donbass pour s'étendre par son épicentre de Kertch et son onde de choc internationale à toute la région maritime partagée entre la Russie et l'Ukraine et qui remet la péninsule de Crimée dont le retour référendaire en Russie malgré les discours de principe était quasi acté par la communauté internationale, au cœur des discussions et des tensions bellicistes.
  • Ensuite c'est la première fois que forces ukrainiennes et forces russes sont sciemment confrontées directement l'une à l'autre, et même si il est très exagéré de parler de "bataille navale", les bateaux ukrainiens en infraction frontalière s'étant rendus dès la première action coercitive russe, la crise russo-ukrainienne, après 5 ans de mensonges ukrainiens le prétendant est réellement passé au stade de la confrontation armée.
Les objectifs de cet incident de Kertch sont simples et multiples :
  • Restaurer l'union occidentale autour d'une Ukraine de moins en moins crédible.
  • Remettre en cause les accords maritimes internationaux des Mer Noire et mer d'Azov 
  • Activer la militarisation par l'OTAN de la Mer Noire et sa rive ukrainienn
  • Prolonger et augmenter les sanctions économiques anti-russes (vote en décembre).
  • Stigmatiser une nouvelle fois la Russie sur la scène internationale.

Le Président ukrainien Porochenko même s'il n'a pas d'autres choix que d'obéir aux directives étasuniennes y voit quant à lui l'opportunité de redorer son image et revêtant l'uniforme de commandeur et de tenter de prolonger une vie présidentielle fortement menacée par son impopularité à la veille du scrutin présidentiel de mars 2019.
De leur côté, les nationalistes de la rue, aux bataillons en passant par  les rouages de l'administration profitent aussi de cette escalade pour exprimer à nouveau leur russophobie haineuse en paroles et en actes dans des manifestations,des répressions et provocations contre les russes ethniques..Ce contexte rend également plus facile l'ostracisation des russes par les pouvoirs de l'Etat ukrainien comme la saisie des biens de l'Eglise orthodoxe russe en Ukraine, les interpellations ou les interdictions de territoire par exemple.


Enfin, l'armée ukrainienne peut passer à l'étape suivante de la "loi de réintégration du Donbass" grâce aux pleins pouvoirs dont elle dispose via la loi martiale, sur les autorités civiles et militaires comme par exemple le transfert de la Garde Nationale sous son autorité, la mobilisation des réservistes etc.

C'est ainsi que l'on a observé la mise en formation de combat de 3 brigades ukrainiennes dans la région de Mariupol (front Sud de la RPD), l'arrivée d'une brigade parachurtiste à Kontantinovka (front ord de la RPD), des renforts logistiques, des réquisitions de moyens civils et hospitaliers pour l'armée etc...


La tentation du pire du Président Porochenko

Si on peut dire que la provocation ukrainienne organisée à Kertch a réussi du fait qu'elle a obligé les russes à employer la force et se placer ainsi dans le collimateur de la propagande de guerre lourde occidentale, en revanche le sacrifice par Kiev de cette vingtaine de marins n'a pas atteint la dramatisation tragique espérée (pas un tué ni un bateau de coulé) et qui aurait fait de Kertch un "casus belli" (intention que l'on retrouve dans la sémantique des réactions ukrainiennes). La provocation malgré sa gravité importante reste dans la catégorie des incident frontaliers rares mais classiques qui sont observés sur ces zones dites "contestés frontaliers" et qu'on retrouve un peu partout à travers le Monde.

Et Kiev semble vouloir aujourd'hui s'engager dans une fuite en avant !

A ce stade Porochenko, qui n'a plus rien à perdre, est pris à son propre piège et s'est donc lancé dans une surenchère délirante d'invectives à l'encontre de la Russie et dans lesquels il tient des discours dont l'incohérence exacerbée par l'inversion accusatoire coutumière de la propagande occidentale frise une stupidité affligeante.

Ainsi dans une interview récente au "Funke Média Group" allemand, le gouverneur de la colonie Ukraine par exemple considère les marins appréhendés par les gardes frontières russes de "prisonnier de guerre". Or pour qu'il y ait des "prisonniers de guerre" faufrait-il qu'il y ait une guerre entre les pays concernés . Ce qui n'est pas (encore) le cas et qui a même été souligné par le Porochenko lui-même lorsqu'il expliquait il y a quelques jours les conséquences de l'instauration de la loi martiale 'partielle) en Ukraine Moscou de son côté n'a pas accordé le statut de prisonnier de guerre incarcérant les 21 marins (officiers sous-officiers, marins et agants du SBU) au seul chef d'inculpation de "franchissement illégal de la frontière de l'État" aux termes de la partie 3 de l'art. 322 du Code pénal de la Fédération de Russie (franchissement illégal de la frontière d'un État, commis par un groupe de personnes lors d'un complot préliminaire, par un groupe organisé, ou faisant l'objet de violences ou de la menace de les utiliser).  

Ensuite Porochenko, poussant son délire alcoolisé jusqu'à la limite du comique troupier, a prétendu que Moscou "tente de créer un corridor terrestre reliant le Donbass occupé à la Crimée occupée, en capturant Berdyansk et Marioupol". D'une part cette assertion n'a aucun rapport avec l'infraction maritime commise par ses marins, et d'autre part le satrape de Kiev semble oublier que c'est Moscou justement qui, pour ne pas envenimer la crise en septembre 2014, avait empêché aux milices du Donbass poursuivant les débris de l'armée ukrainienne laminée dans le chaudron d'Illiovaisk, de prendre la ville de Mariupol, de se replier et de geler les opérations militaires pour engager des pourparlers diplomatiques (Minsk 1)


A ce stade de la crise, le seul qui fait raccord entre le Donbass et son front de Mariupol avec la Crimée et son détrit de Kertch c'est bien Porochenko, dont le discours belliciste doit-être mis en perspective avec plusieurs indicateurs qui sur ce front Sud du Donbass viennent de se mettre au rouge :
  • La mise en ordre de bataille de 3 brigades d'assaut ukrainiennes dans le secteur de Mariupol,
  • L'arrivée concentrée de correspondants de grands médias occidentaux dans ce secteur (6 médias serves de la propagande occidentale dont CNN, Associated Press   et la BBC.
On peut donc raisonnablement, au vu du contexte et des observations réalisées, s'attendre à une nouvelle provocation ukrainienne cherchant à accuser la Russie d'une nouvelle agression. Un false flag comme par exemple un bombardement de civils des quartiers ouvriers de Mariupol (dont on sait qu'ils sont majoritairement pro-russes) et qui serait médiatisé et présenté comme un "casus belli" accélérant encore plus les sanctions économiques anti-russes, la militarisation de l'OTAN, le projet de déployer une force d'interposition pro-occidentale et servirait peut-être même de prétexte à des opérations offensives ukrainiennes.


Conscientes du nouveau caractère de cette menace ukrainienne ainsi que de son contexte augmentant sa probabilité d'exécution pendant la période de cette loi martiale pré électorale, les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, sans toutefois procéder à une mobilisation ont augmenté le niveau d'alerte de leurs unités et élevé le niveau opérationnel de leurs forces de sécurité (police par exemple) pour participer si nécessaire à la défense militaire de leurs territoires.


Sur les polygones d'entrainement de la République populaire de Donetsk proches du front de Mariupol, des exercices tactiques des forces blindées et de leur artillerie d'appui ont été réalisés pour envoyer un message clair à Kiev : "nous sommes prêts à vous accueillir !"

Erwan Castel




mardi 27 novembre 2018

Alerte dans le Donbass


Alors qu'au cours des dernières 24 heures les forces ukrainiennes ont tiré plus de 300 munitions  de calibres supérieurs à 12.7mm sur le seul territoires de la République Populaire de Donetsk, les première conséquences de la crise de Kertch et de l'instauration de la loi martiale qui concerne les territoires limitrophes aux républiques et contrôlés parf l'armée ukrainienne sont observées.  

Le porte parole du Kremlin, Dmitry Peskov avait évoqué hier cette éventualité lorsque le parlement ukrainien avait voé la loi martiale pour les territoires du Donbass : "L'imposition de la loi martiale dans plusieurs régions pourrait potentiellement constituer une menace pour l'escalade de la tension dans la zone de conflit",

Les services de renseignements républicains rapportent que les Groupes opérationnels "Vostok" (Est) et "Sever" (Nord) de l'armée ukrainienne renforcent actuellement leurs déploiement sur la première ligne du front du Donbass dans le cadre d'une mise en alerte de combat survenue quelques heures après le vote de la loi martiale. Les premiers renforts ukrainiens montant sur le front proviennent des unités assignées aux bases, dépôts et polygones situés à l'arrière du front. 

Mais cette exacerbation potentielle des violences ne concerne pas seulement la ligne de front militaire mais également les territoires russophones sous la botte ukrainienne.

Concernant les populations du Donbass des territoires occupés par l'armée ukrainienne (Mariupol, Krasnoarmeisk, Avdeevka, Konstantinovka, Slaviansk, Mariupol, Severodonets etc...) et qui subissent depuis plus de 4 ans une oppression de la part des services de sécurité ukrainiens, cette loi martiale pourrait rapidement "autoriser" une répression sévère par le régime de Kiev. 

Cette menace est d'autant plus sérieuse que le 7 novembre 2018, soit deux semaines avant la provocation de Kertch qui a déclenché la loi martiale dans les territoires majoritairement peuplés par des russes ethniques, le gouvernement ukrainien a adopté une modification de la loi martiale (résolution n ° 934) intitulée  «Procédure à suivre pour procéder à l'évacuation obligatoire de catégories de population distinctes en cas d'introduction du régime juridique de la loi martiale » , dans laquelle les forces de l'ordre mais aussi l'armée et les autres organismes de l’exécutif ukrainien ont le droit d'interpeller et de déplacer arbitrairement par convoi routier ou ferroviaire des condamnés, des détenus, des des accusés mais aussi des suspects à qui une mesure de contrainte a été imposée.

Cette crainte de voire une politique répressive appliquée dans les territoires occupés mais aussi les oblasts russophones ukrainiens est d'ailleurs confirmée par les multiples arrestations arbitraires réalisées ces dernières semaines parmi les civils traversant les checkpoints de la ligne de front et qui ont été interpellés sur motif vague  de "sympathie" avec les "terroristes" des Républiques de Donetsk et Lugansk.

Lorsque l'on sait que parler russe en ukraine fait du locuteur un pro-russe potentiellemnt terroriste, cela laisse craindre le pire pour les régions russophones sous contrôle des hystériques russophobes du régime de Kiev !

Cette loi martiale va également servir la croisade menée contre le clergé du patriarcat de Moscou et qui après la reconnaissance de l'église autocéphale ukrainienne a entamé la saisie des biens immobiliers de l'église orthodoxe russe. Cette modification de la loi offrira la possibilité d'exercer une contrainte sur les clercs et les communautés résistant à l'éradication de leur église.
.
Il ne faut pas oublier enfin d'autres menaces comme celle toujours d'actualité d'une éventuelle attaque chimique sous faux drapeau qui est apparue elle aussi juste quelques jours avant la provocation de Kertch et que le contexte actuel, tant militaire, politique que médiatique rend encore plus plausible.

Tout en espérant que cette menace chimique ne soit pas exécutée, je pense toutefois que nous assistons bel et bien ici à l'exécution d'une feuille de route (provocations et réactions) belliciste programmée par Kiev (avec accord ou consignes de l'OTAN) au seuil de la nouvelle année et des élections présidentielles ukrainiennes, et dont l'incident de Kertch n'est que la première étape.

Erwan Castel



Une loi martiale presque "made in Porochenko"


Toujours à propos de la crise de Kertch et ses conséquences régionales et internationales, voici une analyse comme d'habitude pertinente de Karine Bechet-Golovko réalisée au le,demain de l'instauration d'une loi martiale partielle en Ukraine par le pouvoir en place.

Personnellement ce qui saute aux yeux lorsqu'on regarde la carte de la zone concernée par cette loi martiale est qu'elle concerne les territoires limitrophes de la Fédération de Russie et bien sût ceux du Donbass en proie à une guerre depuis plus de 4 ans et que la situation risque d' être exacerber par cette loi martiale, tant pour la ligne de front que pour les populations russes des territoires occupés par l'armée ukrainienne.

Erwan Castel


Source de l'article : Russie Politics

Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition

Les extrémistes mettent le feu au Consulat de Russie à Kharkov
Karine Bechet Golovko

Suite à la provocation dans le détroit de Kertch, où l'Ukraine a envoyé trois navires militaires sans suivre la procédure et a ainsi volontairement violé les frontières russes, provoquant une réponse inévitable de la Russie, Poroshenko a pu, non sans difficultés à l'intérieur, mais avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, faire passer la loi martiale et légitimer ainsi l'ouverture d'un deuxième front, contre toute opposition. La responsabilité de la communauté internationale dans le désastre qui se déroule en Ukraine et le danger que représente ce régime post-Maidan pour la sécurité de la région est pleine et entière.

Comme nous l'avions écrit hier, Poroshenko avait besoin d'un fondement sérieux pour renforcer sa position intérieure déplorable avant des élections qui le donnent perdant dans tous les cas de figure et le clan atlantiste, de son côté, avait besoin de renforcer son combat contre la Russie, qui tourne un peu en rond, sans produire les effets attendus à l'intérieur du pays. Donc, trois navires militaires ukrainiens ont violé les règles de passage du détroit de Kertch entre la mer Noire et la mer d'Azov, obligeant la Russie à défendre sa souveraineté.


Et le Conseil de sécurité de l'ONU a pu incarner cette division, ce qui finalement est sa seule fonction aujourd'hui, puisqu'il correspond à la logique internationale bipolaire d'après-guerre qui n'a plus cours. Dans son communiqué, cette ligne de partage est bien visible. D'un côté, ils ont refusé de traiter la question soulevée par la Russie, membre permanent, sur la violation de ses frontières par l'Ukraine et considèrent en bloc la Russie coupable - de ne pas avoir laissé trois navires militaires traverser sans déclaration préalable ses eaux territoriales. La position est simple: la Crimée est "annexée" donc l'Ukraine est victime, donc elle a carte blanche.


C'est peut-être la raison pour laquelle la police ukrainienne a regardé sans réagir les nationalistes attaquer le consulat de Russie à Kharkov et provoquer un incendie, qui n'a été condamné par aucune organisation, aucun pays. Nous sommes assez loin des idéaux d'état de droit et de démocratie invoqués assez souvent en Europe pour justifier l'attitude de l'Ukraine :

C'est aussi pourquoi certainement, l'ONU ne voit rien à redire au fait que Poroshenko introduise la loi martiale en Ukraine, puisqu'ils veulent à tout prix croire la fable qui leur fut racontée :


Personne ne s'est demandé pourquoi après le rattachement de la Crimée, la loi martiale n'a pas été introduite, ni avec la guerre civile dans le Donbass, question posée par de plus en plus d'analystes ukrainiens "non alignés". Mais là, après que trois navires de guerre, dont deux construits récemment avec l'aide de l'Occident, aient été sans aucune difficulté arraisonnés par les gardes-frontières russes (ce qui au passage montre l'efficacité de tout ce programme international de réarmement de l'Ukraine...), la loi martiale est passée en force par Poroshenko. Peut-être que Poroshenko n'en avait pas besoin avant.

Mais les autres candidats aux présidentielles et les anciens présidents ukrainiens ont unanimement condamné ce pas dangereux et liberticide de Poroshenko contre les élections et son peuple. C'est pourquoi, finalement, la loi martiale a été adoptée non pas pour 60 jours, mais pour 30 jours et sur une partie du territoire. Mais elle jouera dans la mer Noire et dans le détroit de Kertch, ce qui peut pousser à renforcer le conflit avec la Russie.



Or, quoi que veuille croire le clan atlantiste, dont la France qui soutient aveuglement l'Ukraine, les atteintes aux droits et libertés sont particulièrement importantes, car cette loi permet l'introduction d'un régime juridique extraordinaire suspendant les libertés constitutionnelles et légitimant les restrictions de la liberté de circulation, de la liberté de réunion, de l'activité des partis politiques et des médias, les atteintes à la propriété privées, le travail obligatoire des civils pour l'armée, l'internement forcé de citoyens étrangers pouvant être dangereux pour la sécurité nationale, etc. La presse ukrainienne est elle-même inquiète et à la Rada, Timochenko n'a même pas pu énumérer toutes les limitations qu'entraîne la loi martiale sur l'ensemble du territoire, puisque dans le décret de Poroshenko elles ne sont pas limitées au territoire où sera mis en vigueur la loi martiale.

Poroshenko a donc, dans un premier temps, 30 jours pour écraser l'opposition. Ensuite, si nécessaire, il peut tout à fait prolonger la loi martiale. Mais évidemment, la Russie est coupable. Manifestement ,elle sera aussi coupable de ce régime liberticide arrivé sur les cendres du Maidan. C'est, certes, plus confortable. Mais tout a un prix et cette posture met en danger la sécurité européenne.


Car cette masse décérébrée extrémiste lancée hier dans les rues de Kiev exigeant la guerre, la vraie, contre la Russie, pourra sans aucun problème infester les pays européens, amorphes, sans que l'UE ne fasse rien pour aider les populations.

Quels intérêts défendent l'UE et nos dirigeants ? Il est vrai que Macron, face aux mouvements de contestation populaire, doit bien envier Poroshenko ...

Karine Bechet Golovko

Bilan de la provocation de Kertch


Rappel des faits : le 25 novembre 2018 matin 3 unités militaires navales ukrainiennes, en violation de du code maritime international qui exige une déclaration et autorisation préalable entre les services frontaliers des pays concernés, ont voulu forcer  le passage du pont de Kertch, situé dans les eaux territoriales russes. Les gardes-frontières maritimes russes, après de nombreux avertissements ignorés par la marine ukrainienne ont alors fait légitimement usage de la force pour bloquer le passage à ces navires. (^pour les détails, voir l'article précédent "Alerte en Mer Noire" et ses mises à jour

Aujourd'hui les preuves que cet incident est le fruit d'une provocation ukrainienne apparaissent comme le nez au lieu d'un visage comme par exemple les témoignages des marins ukrainiens (toujours détenus par les autorités russes) et qui révèlent que les agents du SBU embarqués avec eux dirigeaient l'opération navale.

Vidéo de l'éperonnage du remorquer d'assaut ukrainien qui 
voulait forcer illégalement le passage dans les eaux territoriales russes

Dans la foulée un raz de marée prévisible de réactions ukrainiennes et occidentales a été déclenché pour accuser la Russie d'avoir provoquer un "Casus Belli" en Mer Noire. Parmi les réactions ukrainiennes principales, en dehors des vociférations russophobes habituelles d'ukropithèques s'agitant devant l'ambassade de Russie à Kiev, c'est la demande immédiate du Président Porochenko d'instaurer la loi martiale en Ukraine qui attire l'attention et soulève le voile sur les motivations réelles de cette provocation grossière... 

Car il est à noter qu'au plus fort des combats en 2014 et 2015 (combats de Slaviansk, chaudrons d'Iliovaisk et de Debalsevo par exemple) provoquant des centaines de pertes dans les rangs ukrainiens "officiellement" causés par des unités russes selon la propagande ukrainienne, le Président Porochenko n'a jamais instauré de loi martiale ni même évoqué cette possibilité. 

Qu'est ce qui a changé depuis 2014 ?

Il ne faut certainement pas regarder du côte de Donetsk et Lugansk où la guerre reste enlisée par les accords de Minsk dans les tranchées du Donbass mais plutôt du côté de Kiev où se déroule la course électorale pour les élections présidentielles ukrainiennes de mars 2019.


Échec de la provocation ukrainienne à Kertch


Lorsque les 3 unités navales ukrainiennes veulent forcer le passage après avoir refusé d'obtempérer aux injonctions des gardes frontières russes, la nature de leur mission suicide est plus qu'évidente : provoquer les forces russes et les obliger a engager le feu contre elles.

L'idéal pour Kiev aurait été que les barcasses ukropithèques soient coulées brutalement dans des eaux rougies par le sang de ses marins sacrifiés sur l'autel de la russophobie.

Or il n'en a été rien, car les marins des services frontaliers russes et les soldats du FSB ont fait preuve d'un sang froid et d'une retenue professionnelles dans l'usage de la force provoqué par la violation de leurs frontières. Alors qu'ils pouvaient, et légitimement, envoyer par le fond bateaux et équipages ukrainiens en quelques minutes, les russes ont procédé à un blocage non létal et même risqué pour le "Don" leur propre patrouilleur. Plus tard devant l’entêtement des marins ukrainiens la saisie de leurs unités s'est déroulé avec seulement 6 blessés dans leurs rangs qui ont été immédiatement pris en charge par les services médicaux russes.

Et pour clore la gestion de crise exemplaire des autorités russes, ces dernières qui étaient en droit de saisir définitivement des navires ukrainiens et même de les détruire les ont saisi et maintenu à quai en attendant une négociation pour leur éventuelle restitution peut-etre en échange des bateausx de commerce russes saisis par Kiev (comme le "Sever" par exemple)

Si l'incident provoqué par Kiev a inévitablement eu lieu, en revanche Moscou en a pris immédiatement le contrôle pour que ses objectifs suicidaires ne puissent atteindre les sommets de la crise internationale espérée par Porochenko. 


Échec de Porochenko au parlement ukrainien


Immédiatement, Porochenko faignant la victimisation dans une inversion accusatoire russophobe a évoqué l'instauration de le loi martiale dans le pays. Cette précipitation et dramatisation d'un incident frontalier et des réactions envisagées pour un incident qui n'est pas une nouveauté dans l'histoire des contestés frontaliers à travers le Monde révèle d'une part qu'il s'agit bien d'une provocation ukrainienne programmée et que ses objectifs sont plus du côté de Kiev que de Moscou ou même la Crimée.

Concernant cette idée d'appliquer la loi martiale à l'Ukraine, l'opposition au Président Porochenko, et malgré une russophobie hystérique partagée, a immédiatement compris son objectif politique qui est de vouloir neutraliser voire même d'annuler les élections présidentielles ukrainiennes pour lesquelles le Président sortant est loin d'être le challenger.
Et la réaction de Yuri Kasyanov, qui a annoncé récemment être candidats aux élections présidentielles, résume à elle seule le dessous de cet incident de Kertch : "Il me semble que les événements survenus près du pont de Kertch ne sont pas une provocation de la Russie contre l'Ukraine, mais une provocation du pouvoir de Kiev contre le peuple ukrainien. A première vue, tout ce qui s'est passé ne semble être qu'une opération bêtement planifiée et une autre manifestation de la lâcheté". 

Résultat, le parlement ukrainien, la Verkhovna Rada, soucieux de ne pas voir son hémicycle se transformer encore en ring de boxe, a adopté le 26 novembre, mais de façon partielle, cette loi martiale en Ukraine appuyée par le Président Porochenko par 276 voix pour (sur 424 députés), avec des aménagements dans les contraintes et les territoires d'application qui montrent bien qu'il s'agit plus d'une nouvelle gesticulation russophobe de principe, destinée à ne pas faire perdre la face au pouvoir en place tout en discréditant sa provocation grossière qui ridiculise plus l'Ukraine qu'elle ne la victimise. 

Extrait du discours de Porochenko après révision à la baisse de son projet d'instaurer la loi martiale : "Sur la base des résultats de la discussion, il est supposé que la loi martiale sera introduite exclusivement dans les régions situées le long de la frontière russe, le long du segment transnistrien de la frontière ukraino-moldave et le long de la mer Noire et de la mer d'Azov - exactement là où une grève peut être frappée. Je tiens à lire une liste de ces régions, sur lesquelles les conditions de qualification sont clairement soulignées: il s'agit des régions suivantes: Vinnitsa, Louhansk, Nikolaev, Odessa, Soumy, Kharkov, ainsi que Chernigov, Kherson et les eaux intérieures de la zone d'eaux Azov-Kertch".


Mais il reste le joker occidental


Si le Président Porochenko a lancé une provocation dans l'espace maritime intercontinental de la Mer d'Azov plutôt que sur le front militaire du Donbass par exemple, c'est certainement parce que ce domaine est régit par des lois internationales maritimes et qu'il espérait, dans l'environnement d'une Crimée toujours non reconnue comme territoire russe par la communauté internationale, que cette dernière se précipiterait à sa suite dans une charge contre Moscou.

Et le Conseil de sécurité des Nations unies convoqué logiquement en urgence, va confirmer que l'incident sert effectivement la stratégie occidentale anti-russe qui s'exprime dans tous les domaines possibles aux quatre coins du globe et qui peut-être même a été l'inspiratrice de cette provocation pour protéger sa marionnette kiévienne et s'offrir encore un prétexte pour de nouvelles représailles économiques et militaires contre la Russie.

En effet ce Conseil des Nations Unies sous contrôle des occidentaux, alors que les faits accusent l'Ukraine dans l'incidents de Kertch, a bloqué la question de la Russie concernant la situation dans le détroit de Kertch, 7 membres ayant voté contre 4 pour et 4 autres se sont abstenus. 

Le représentant adjoint russe, Dmitry Polyansky, commentant la décision partiale du Conseil a déclaré qu'il regrettait les résultats du vote. Il a noté que le Conseil de sécurité mettait en péril sa réputation en appuyant la position de l'Ukraine dont les intentions réelles, qui sont mêmes reconnues au sein des milieux politiques d'opposition ukrainiens anti-russes, sont de saboter un processus électoral pour lequel Porochenko est en mauvaise position et exacerber le conflit qui sévit dans le Donbass depuis 5 ans bientôt.


Et du côté de l'OTAN...

Jen Stoltenberg, secrétaire Général de l'OTAN

Le soutien de l'OTAN au régime de Kiev est quant à lui encore plus virulent comme en témoigne la réunion d'urgence réalisée d'ailleurs dans la capitale ukrainienne pour symboliser par son lieu de quel côté sr positionne le bras armé du Mondialisme dans cette crise majeure.

Et là aussi les occidentaux vont montrer rapidement leur jeu dans cette affaire de Kertch. En effet après les discours diplomatiques de façade qui prétendent vouloir "maintenir le dialogue" en appelant  à une désescalade des tensions et un retour en Ukraine des marins et agents du SBU toujours prisonniers des services russes,  l’Alliance atlantique par la voix de son secrétaire général Jen Stoltenberg demande à Moscou de garantir aux navires ukrainiens la liberté de navigation dans le détroit de Kertch et la mer d’Azov. 

Or cette liberté de circulation des navires ukrainiens en Mer d'Azov a toujours été garantit par la Russie (y compris pour les unités militaires) a condition qu'ils se conforment aux procédures de navigation dans les mers intracontinentales telles que définies par les lois maritimes internationales, ce qui n'a pas été le cas le 25 novembre 2018.

Après cette accès de mauvaise foi, Stoltenberg, ce porte-flingue russophobe de la ploutocratie mondialiste, finit par se lâcher :

« La situation en Ukraine et autour, y compris la mer d’Azov, la mer Noire et la militarisation de la Crimée, a été évoquée maintes fois lors des réunions avec la Russie, déclare Jens Stoltenberg, le secrétaire-général de l’Otan. Nous avons même remis le sujet sur le tapis il y a quelques semaines lors du dernier conseil Otan-Russie. L’Otan a entrepris les plus importants des renforcements de sa défense collective depuis une génération. La Russie doit comprendre que c’est une conséquence de ses actions ».



Nous y voilà !!!

Et vient d'être à nouveau avoué le véritable but de la stratégie occidentale en Ukraine, ce "pivot stratégique de l'Europe" comme le rappelait le géopoliticien et conseiller spécial US Zbigniew Brzeziński, à savoir la militarisation atlantiste de cette région à cheval entre l'Eurasie et l'Occident.

Les buts inavoués mais évidents de la provocation de Kertch organisé par Kiev et certainement ses parrains occidentaux sont désormais confirmés :
  • Tenter de redorer le blason de Porochenko voire même de reporter les élections présidentielles 
  • Engager de nouvelles sanctions internationales anti-russes par les occidentaux et parallèlement de nouvelles aides financières aux mendiants de Kiev
  • Accélérer et renforcer la militarisation de l'Ukraine par l'OTAN malgré le fait qu'elle ne soit pas membre de l'alliance
et accessoirement :
  • exacerber les manifestations russophobes en Ukraine et chercher une union nationale favorable au régime actuel
  • et certainement radicaliser et relancer également les provocations de l'armée ukrainienne dans le Donbass.
Manifestation russophobe devant l'ambassde de Russie à Kiev à l'issue de l'incident de Kertch

En conclusion, si l'incident de Kertch a été littéralement un "coup d'épée dans l'eau" pour le "piètre" Porochenko, en revanche il reste un formidable prétexte pour la stratégie belliciste occidentale d’accélérer son mouvement vers une confrontation ouverte avec la Russie comme vont certainement le confirmer de très probables nouveaux trains de sanctions anti-russes et opérations de l'OTAN en Ukraine ...

Erwan Castel 

dimanche 25 novembre 2018

Point de situation en mer Noire

Suite à l'aggravation des tensions en Mer d'Azov entre Russie et Ukraine, j'ouvre ici un point de situation qui sera mis à jour au fur et à mesure des événements et dans un ordre antéchronologique. il fait suite à l'article "Alerte en Mer Noire" publié le 25 novembre à 12h00.  



27 NOVEMBRE 2018 



26 NOVEMBRE 2018, 22h00

Voici la chronologie détaillée des événements liés à la provocation ukrainienne de Kertch qui permettent d'apprécier la réalité de la provocation ukrainienne que la rigueur et la retenue des forces russes assignées à la protection de leurs frontières.

24 NOVEMBRE 2018
  • À 16 h 40 le 24/11/2018 dans la zone économique exclusive de la Fédération de Russie, à une distance de 28 à 30 km au sud-est de Megano, les forces et les équipements du FSB de Russie dans la République de Crimée ont été découverts et Les navires de la marine ukrainienne ont été identifiés: le navire de soutien Gorlovka (numéro U-753) et le remorqueur Yany Kapu (numéro A-947), qui se dirigeaient vers le nord-est en direction du détroit de Kertch.
  • À 21 h 30, à l'approche d'un groupe de navires de la marine ukrainienne se rendant à la frontière avec la Fédération de Russie, pska-302 les informa de la procédure à suivre pour franchir la frontière de la Fédération de Russie et des règles de navigation sur le chenal Kerch-Yenikalsky, en prévoyant le dépôt d'une demande auprès de l'administration maritime du port de Kerch en 48 heures et une confirmation en 4 heures. que les navires de la marine ukrainienne n'a pas été fait. Les commandants des navires de la marine ukrainienne ont répondu que le franchissement de la frontière avec la Fédération de Russie et le passage du détroit de Kertch par un groupe de navires n'étaient pas prévus. 
  • À 22 h 23, 30 pska-302 ont informé le groupe de navires de la marine ukrainienne de la fermeture de la zone située dans la mer territoriale de la Fédération de Russie à l'approche du détroit de Kertch depuis la mer Noire. Un groupe de navires de la marine ukrainienne manoeuvre dans la ZEE de la Fédération de Russie à une distance de 6 à 7 milles de la frontière de la Fédération de Russie, sur la traversée du détroit de Kertch.

25 NOVEMBRE 2018
  • À 02h05 le 25 novembre de cette année. pskr "Izumrud" dans la ZEE de la Fédération de Russie dans les coordonnées W = 44 ° 50 'N, D = 36 ° 29' WD a trouvé le BAC "Nikopol" et "Berdyansk" qui se dirigeait vers l'est en direction du détroit de Kertch. 
  • À 3 h 45, le BAK "Nikopol" et "Berdyansk" se sont approchés de la zone où se trouvaient les navires de la marine ukrainienne: le navire ravitailleur "Gorlovka", le remorqueur "Yany Kapu". Jusqu'à 5 h 30, le ravitaillement en carburant des deux LHC a été effectué à partir du navire d'assistance Gorlovka. 
  • À 5 h 35, BAK "Berdyansk" (indicatif d'appel "Schooner-175") a informé le poste d'observation technique (m. Takil) du passage prévu des navires de la marine ukrainienne (remorqueur "Yana Kapu" (indicatif d'appel "Desna-947"), BAK "Nikopol" ( indicatif d'appel "Schooner-176"), BAK "Berdyansk" (indicatif d'appel "Schooner-175")) au port de Berdyansk dans le détroit de Kertch à 06h00, heure de Kiev (07h00, heure de Moscou).
  • À 5 h 45, le commandant de la Pska-302 a informé le commandant de la BAK de Berdyansk: «Afin de mettre en œuvre le droit de la Fédération de Russie, en tant qu’État côtier, d’assurer la sécurité dans l’espace maritime conformément au paragraphe 2 de l’Art. 12 FZ-155 du 31 juillet 1998 "À propos de la Seconde Guerre mondiale, TM et PZ RF", passage pacifique à travers le TM de la Fédération de Russie dans la zone (coordonnées) est temporairement suspendu, ce que vous avez précédemment informé. Nous vous recommandons de ne pas traverser la RF GG tant que les restrictions ne sont pas levées et que les réglementations obligatoires ne sont pas respectées dans le port de Kertch ». 
  • À 5 h 50, le commandant du Berdyansk BAK a reçu des informations. "Conformément aux dispositions du traité entre la Fédération de Russie et l'Ukraine" sur la coopération en matière d'utilisation de la mer d'Azov et du détroit de Kertch du 24 décembre 2003, "nous avons droit à la liberté de navigation".
  • À 6 h 30, le commandant du Pska-302 a informé le commandant du BAK «Berdyansk» que, dans le canal de Kerch-Yenikalya, une procédure d'autorisation était en place pour garantir la sécurité de la navigation et qu'elle était effectuée conformément au plan de capitaine approuvé du plan de Kerch. La demande de passage du détroit est soumise en 48 heures et 24 heures, confirmée en 4 heures. La partie ukrainienne ne remplit pas ces conditions. À cet égard, il est interdit de suivre le canal Kerch-Yenikalsky sur les navires de la marine ukrainienne (conformément aux paragraphes 20 et 38 des résolutions obligatoires dans le port de Kertch, approuvé par arrêté du ministère des Transports de la Russie du 21 octobre 2015, dans le détroit de Kerch). navires). Ce groupe de navires de la marine ukrainienne a ignoré ces informations et a continué de suivre la route en direction de la mer territoriale de la Fédération de Russie.
  • À 7 h 10, dans les coordonnées W = 44 ° 52 'N, D = 36 ° 31' VD, les navires de la marine ukrainienne ont franchi la frontière de la frontière de la Fédération de Russie pour se rendre dans le détroit de Kertch (en violation du paragraphe 3 de l'article 25 de la Convention des Nations Unies de 1982 sur le droit de la mer, clause 2 de l'article 12 de la loi fédérale du 31.07.1998, n ° 155-З «sur les eaux de la mer intérieure, la mer territoriale et la zone contiguë de la Fédération de Russie»). 
  • À partir de 07.20 pskr "Don", pskr "Emerald" a pris des mesures pour empêcher le passage des navires de la marine ukrainienne, le canal Kerch-Yenikalsky, appelé navires ukrainiens par radio, a exigé de quitter immédiatement la mer territoriale de la Fédération de Russie (conformément à l'article 30 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982) années). Les tribunaux de la marine ukrainienne ont ignoré l'obligation de quitter la mer territoriale de la Fédération de Russie.
  • À 8 h 35, les navires de la marine ukrainienne ont été amenés au combat: les installations d'artillerie ont été découvertes, les canons d'artillerie ont été levés à 45 degrés et dirigés vers les navires et bateaux de la Fédération de Russie (en violation de l'article 19 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, paragraphe 2 de 11 FZ-155 du 31 juillet 1998 «sur la seconde guerre mondiale, TM et PZ RF»). La partie russe a informé les navires de la marine ukrainienne que, dans le TM de la Fédération de Russie, la menace d'utilisation d'armes serait considérée comme une violation du droit international et des lois de la Fédération de Russie.
  • À 10 h 35, un groupe de navires de la marine ukrainienne dans les coordonnées W = 46 ° 09 NL, D = 36 ° 33 VD a signalé au quartier général de la base navale "Ochakovo" de la marine ukrainienne qu'ils avaient été capturés par des navires de la garde côtière du FSB de Russie, le FSB, il était difficile de remorquer des bateaux tapez "Gyurza" à la vitesse maximale, sortez et allez au-delà du fairway. 
  • De 10 h 35 à 18 h 30, à la suite de la manœuvre des navires-frontières russes, un groupe de navires de la marine ukrainienne a été bloqué à proximité du mouillage n ° 471 (au sud du détroit de Kertch).
  • À 18h30, un groupe de navires de la marine ukrainienne afin de percer le blocage a décollé de la dérive, a commencé à se déplacer de 200 degrés pour quitter la mer territoriale de la Fédération de Russie, à la vitesse du char Berdyansk, Nikopol - 20 nœuds, MB Yany Kapu - 8 nœuds. Pskr "Don", Pskr "Izumrud" ont entamé la persécution d'un groupe de navires de la marine ukrainienne et leur ont imposé l'obligation de faire escale (conformément à l'article 30 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, tirée du paragraphe 2 de l'article 12 de la loi fédérale du 31 mars 1991). N ° 155 - FZ "Sur les eaux maritimes intérieures, la mer territoriale et la zone contiguë de la Fédération de Russie").
  • Entre 19h00 et 20h40, "Don" et "Emerald" ont poursuivi un groupe de navires de la marine ukrainienne, un appel à communiquer sur le canal 16 de la bande VHF, envoyant des signaux sonores, lumineux et pyrotechniques à propos de l'arrêt. Le groupe de navires de la marine ukrainienne ne s'est pas conformé aux exigences en matière d'immobilisation et n'a pas contacté les communications (en violation de la clause 2 de l'article 12 de la loi fédérale du 31.07.1998 n ° 155-ФЗ sur les eaux de mer intérieures, la mer territoriale et la zone adjacente de la Fédération de Russie », 30 de la loi de la Fédération de Russie du 1 er avril 1993 n ° 4730-I «relative à la frontière de la Fédération de Russie».
  • À 20 h 42, "Emeraude" a averti un groupe de navires de la marine ukrainienne de la mise en œuvre de la fusillade préventive en cas de non-respect des signaux et des impératifs d'immobilisation (conformément à l'article 30 de la loi de la Fédération de Russie du 1er avril 1993, n ° 4730-I "sur la frontière de la Fédération de Russie" , p. 9, 11 du décret n ° 80 du gouvernement de la Fédération de Russie du 24 février 2010 «portant approbation du règlement d'utilisation des armes et du matériel militaire dans le cadre de la protection de la frontière de la Fédération de Russie, de la zone économique exclusive et du territoire continental» Russie Pied Shelf « ). En raison du fait que les navires des agences des frontières ont épuisé toutes les mesures en raison des circonstances prévalentes nécessaires pour prévenir les violations de la législation de la Fédération de Russie par les bateaux de la marine ukrainienne,
  • Conformément au Règlement pour l’utilisation des armes et du matériel militaire dans le respect de la frontière de la Fédération de Russie, de la zone économique exclusive et du plateau continental de la Fédération de Russie, approuvé par décret du Gouvernement de la Fédération de Russie 
  • n o 80 du 24 février 2010, le commandant d’Izmrud a décidé de tir d'une installation d'artillerie aéroportée en direction des navires de la marine ukrainienne. 
  • À 20,45 pskr "Emeraude" dans les coordonnées de la Fédération de Russie W = 44 ° 53'47 SSh, D = 36 ° 25'76 VD dans la mer territoriale a effectué des tirs d'avertissement dans la direction du but du groupe (BAC "Berdyansk", "Nikopol", MB "Yany Kapu ") Sur le côté gauche, à l'angle du parcours arrière, à partir de la ligne médiane d'Emerald
  • 2 kbt, qui permettait de voir le fait de la mise en œuvre de tir préventif (conformément au paragraphe 10,12,13 du gouvernement de la Fédération de Russie du 24 février 2010 n ° 80 "sur l'approbation du Règlement pour l'emploi des armes et du matériel militaire tout en protégeant la frontière de l'Etat de la Fédération de Russie, la zone économique exclusive et le plateau continental de la Fédération de Russie »). Un groupe de navires de la marine ukrainienne n'a pas répondu aux exigences d'arrêt, n'a pas contacté la communication, a continué de se déplacer vers la ligne de la frontière de la Fédération de Russie.
  • À 20 h 50, Emerald a averti BAK "Berdyansk" que, en cas de non-respect de l'obligation de s'y attarder, des armes seront utilisées pour tuer (conformément aux paragraphes 24 et 25 de la résolution du gouvernement de la Fédération de Russie du 24 février 2010, no 80). utilisation d’armes et de matériel militaire tout en protégeant la frontière de l’État de la Fédération de Russie, la zone économique exclusive et le plateau continental de la Fédération de Russie "). BAK "Berdyansk" demandes d'arrêt ignorées. 
  • À 20,55 pskr, "Emeraude" dans les coordonnées W = 44 ° 51'3 SS, D = 36 ° 23'4 VD dans la mer territoriale a utilisé une arme pour vaincre le LHC "Berdyansk". 
  • À 20 h 58, le BAK «Berdyansk» s'est engouffré dans la dérive. Le commandant du bateau a téléphoné pour informer des blessés à bord et a demandé de l'aide.
  • À 21h06, "Izumrud" a arrêté le BAC "Berdyansk" et en a retiré 7 membres d'équipage, dont 3 blessés, qui ont reçu les premiers soins, afin de porter secours au bateau de la marine ukrainienne. Les principales mesures à prendre pour assurer leur survie ont été appliquées. 
  • À 21h15, "Don" a arrêté et arrêté MB "Yany Kapu". 
  • À 21 h 27, l'hélicoptère du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, le Ka-52 dans la mer territoriale de la Fédération de Russie, a arrêté le char Nikopol et la flotte de la flotte de Suzdalets de la flotte russe de la mer Noire s'est approchée de la station pour surveiller ses actions. 
  • À 23 h 21 pskr, "Don" a procédé à la détention du BAC "Nikopol". 

26 NOVEMBRE 2018
  • À 00h40 le 26 novembre de cette année. Le PSKA-605 a livré les soldats blessés de la marine ukrainienne au port de Kertch. Les blessés ont été envoyés pour traitement au 1er hôpital de la ville de Kertch. 
  • Le convoi des navires de la marine ukrainienne immobilisés à destination du port de Kertch a été inauguré à 1 h 10.
  • À 6 h 40, les navires de la marine ukrainienne arrêtés ont été livrés au port de Kertch pour complément d'enquête. 


26 NOVEMBRE 2018, 09h00


Les 3 unités navales ukrainiennes qui avaient tenté de passer illégalement et en force dans les eaux territoriales russes au niveau du pont de Kertch sont rentrés à quai dans un port russe proche sous la surveillance d'hélicoptères d'attaque russes, après avoir été stoppés par les gardes frontières de la Fédération de Russie. 2 d'entre eux (le remorqueur d'assaut "Yany Kapu" et la bateau d'artillerie "Berdyansk") ont été endommagés sérieusement lors de l'opération des gardes frontières. 6 marins ukrainiens ont été blessés lors de l'incident et sont rentrés à bord des bateaux après avoir reçu des soins médicaux. Au total 23 marins ukrainiens ont été arrêtés  au cours de l'opération.


Comme on pouvait s'y attendre Porochenko a déclenché le ramdam recherché par cette provocation organisée pour demander l'instauration de la loi martiale et probablement au passage tenter de faire annuler les élections présidentielles où il est pronostiqué perdant à sa propre succession (voir la mise à jour précédente)

De son côté les occidentaux se déchaînent depuis hier soir dans des analyses partielles et partiales des événements dont le seul but est d'alimenter leur russophobie hystérique et délirante dont voici quelques exemples :
  • Le quotidien français "Le Monde" fidèle à sa servilité zélée à la ploutocratie mondialiste russophobe titre son communiqué sur l'incident "La Russie ouvre le feu et capture des navires ukrainiens en mer Noire" reprenant plus loin in extenso l'inversion accusatoire de Porochenko qui dénonce "un acte agressif de la Russie visant une escalade préméditée" . Le Monde fait également un amalgame entre l'incident maritime et le conflit du Donbass en dénoncant toujours au passage Moscou : "Il s’agit d’une première, Moscou niant toute intervention dans le conflit qui se déroule dans l’est de l’Ukraine".
  • Le quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (FAZ) reprend tout simplement le communiqué de Kiev qui affirme que «la Russie a violé la Charte des Nations Unies en augmentant la militarisation de la mer d’Azov». sans toutefois utiliser l'expression ukrainienne «d'occupation russe de la Crimée»
  • Le quotidien norvégien "Aftenposten" décrit "une situation extrêmement tendue liée au blocage  du détroit de Kertch par un navire russe" et que "les navires russes ont ouvert le feu sur les navires de la flotte ukrainienne et menacé de provoquer une guerre ouverte". Quant aux raisons de l'incident, le quotidien norvégien, comme de nombreux autres médias mainstream répète la formulation du communiqué de l'UE : "la raison est la construction par la Russie d'un pont sur le détroit de Kertch et la militarisation de la mer d'Azov. Nous appelons à une désescalade immédiate".
  • Le quotidien polonais "Rzeczpospolita" quant à lui se joue un film, citant le tweet de Nikki Haley,la russophobe possédée et représentante permanente des USA à l'ONU, qui reprend le délire du correspondant de guerre américain Nolan Peterson, travaillant en Ukraine:  "C’est le moment le plus dangereux que j’ai vu ici en Ukraine au cours de ce dernières ces dernières années. Ce soir (dimanche 25), la guerre que beaucoup d’Américains ne peuvent imaginer que grâce aux films hollywoodiens est en train de devenir une réalité. Ce soir en Ukraine, nous allons nous coucher sans savoir ce que nous réserve demain"
Evidemment tous ces "journalopes" presstituées du système qui les nourrit et soutient le régime fasciste de Kiev oublient entre autres faits : 
  • Que le pont de Kertch, est un projet ancien datant de l'Ukraine et qui a été accéléré après la mise en place d'un blocus de la péninsule russe par Kiev après son retour référendaire en Russie.
  • Concernant l'incident en lui-même, que les navires ukrainiens ont été bloqués lors du passage des eaux territoriales russes uniquement parce qu'ils ne s'étaient pas soumis au protocole administratif du Droit maritime international et refusant d'obtempérer aux avertissements des gardes frontières de la Fédération il ont déclenché l'usage logique et légitime de la force par ces derniers.
  • Sur n'importe quelle carte il est visible que le transit par le détroit de Kertch impose aux navires de passer dans la zone des eaux territoriales russes (12 milles au large des cotes continentales ou insulaires) et donc de se conformer au droit maritime international des mers extérieures et intérieures.
Voir au sujet du statut de la Mer d'Azov ce rappel juridique en forme d'avertissement réalisé la semaine dernière par Moscou : Mise au point concernant la Mer d'Azov


A suivre...


26 NOVEMBRE 2018, 03h30


La Russie a confirmé dans un communiqué l'arraisonnement des navires de combat par les forces navales russes ukrainiens en infraction et de l'arrestation de leurs équipages par le FSB, tout en précisant avoir trouvé des "preuves irréfutables" de la préparation de cette provocation par le régime de Kiev, et qui seront bientôt rendues publiques.

Lors de l'opération de protection des frontières russes contre les unités navales ukrainiennes en infraction :
  • Le bateau d'artillerie "Nikopol" s'est volontairement rendu aux autorités russes
  • Le bateau d'artillerie "Berdyansk" a résisté, obligeant les gardes frontières à faire usage de leurs armes. le bateau a été endommagé et selon le service de presse de la marine, 6 marins ukrainiens auraient été blessés dont 2 grièvement (à confirmer)
  • Le remorqueur d'assaut "Yany Kapu" lui avait éta endommagé lors de l'éperonnage réalisé en matinée par le patrouilleur russe "Don", pour lui barrer le passage sous le pont de Kertch 
En ce moment les navires ukrainens saisis sont dirigés vers les quais en remorquage à l'exception du "Nikopol" qui n'a pas subi d'avarie, tandis qu'une procédure pénale est ouverte en Russie contre les unités ukrainiennes pour violation des frontières de la Fédération.

Pour Kiev la reddition très rapide de ses marins est un camouflet car ils appartenaient à des unités d'élite de la marine servant sur des unités ultra modernes destinées à armer les bases navales du régime et servir sa propagande anti-russe, notamment dans le cadre de la nouvelle base symbolique de Mariupol dans le Donbass occupé par l'armée ukrainienne.

Lors de la création de cette flotille de petits bateaux blindés rapides et modernes capable d'opérer dans les eaux peu profondes de la Mer d'Azov, la propagande ukrainienne avait tout misé sur leurs capacités opérationnelles et la combativité de leurs commandants sélectionnés parmi les meilleurs cadets de la marine. Commentant les début de la provocation, Andrei Klimenko, "expert du Maidan des affaires étrangères", et spécialiste des affaires maritimes avait déclaré :

"Les six bateaux de la marine d'artillerie sont commandés par des lieutenants qui étaient eux-mêmes des cadets il y a quatre ans, ont chanté un cantique. Je connais personnellement beaucoup d'officiers et je sais qu'ils sont parme les plus motivés de l'armée.. Ils veulent se venger de l'humiliation qu'ils ont subie en février-mars 2014 (le retour de la Crimée en Russie), et ils ont cette motivation sans laquelle aucune victoire est possible ...Les gardes-frontières russes et officiers du FSB ont peur de ces très jeunes lieutenants et de ces bateaux d'artillerie, car ils ont compris ce qu'ils vont avoir à se mettre sous la dent" 

Encore un ukropithèque qui a perdu l'occasion de fermer son claque merde !




Les réactions ukrainiennes

Depuis hier, les forces navales et côtières ukrainiennes sont en état d'alerte maximale et l'Etat Major a annoncé que toute sa flotte avait pris la mer. 

Au milieu de la nuit des militant ukrainiens plus pitoyables qu'autre chose ont commencé à venir devant l'ambassade de Russie à Kiev pour protester et menacer de l'incendier avec des pneus et de l'essence.


A Kiev "Porochenko lors d'une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité présidé par  Turtchinov, "le pasteur sanguinaire" (père de l'Opération Spéciale Antiterroriste déclenchée en 2014 contre le Donbass alors qu'il était Président par intérim au le,demain du coup d'Etat du Maidan), a proposé l’imposition de la loi martiale en Ukraine suite à cet incident militaire avec les forces russes. 

Concrètement cela signifierait une éventuelle annulation des élections présidentielles ukrainiennes.


Confiant dans la décision de la Verkhona Rada d'adopter à huis clos la loi martiale Porochenko déclare que la loi martiale "ne limitera pas les libertés civiles", qu'elle "ne signifie pas une mobilisation immédiate" et "n'oblige pas à déclencher une guerre offensive avec la Russie", qu'elle "ne fermera pas la frontière" et, d'une manière générale, "l'Ukraine ne combattra personne", Et bien sûr  au milieu de toute cette pommade incohérente avec la définition même d'une loi martiale, la probabilité d'une annulation des élections est royalement ignorée par le satrape de Kiev.

Pour appuyer sa demande le Président Porochenko a affirmé que la Russie menaçait de mener des opérations terrestres contre l'Ukraines et qu'il s'était déjà concerté avec les militaires et Andrei Paryubi (co-fondateur du "parti social-nationaliste ukrainien" néo nazi devenu Svoboda) actuellement Président de l'assemblée nationale, la Verkhona Rada, 

"Nous avons eu une discussion approfondie avec les militaires. Il m'ont demandé de soumettre lors de la réunion du Conseil de sécurité une proposition pour proposer l'adoption de la loi martiale et appeler la Verkhona Rada a examiner la demande, si possible dès demain lors de sa réunion extraordinaire ", a déclaré Porochenko .

Mais cette position belliciste qui prolonge la provocation de Kertch ne fait pas l'unanimité dans la classe politique ukrainienne et des opposants au président ukrainien estiment quant à eux que l'incident de Kertch a été orchestré par Porochenko justement dans cette intention d'instaurer la loi martiale et de faire annuler les élections présidentielles où il n'est pas en bonne position pour gagner. "lls veulent déclarer la loi martiale. Pas un état de guerre. Ne pas rompre la relation avec l'agresseur. Et avec la loi martiale, Porochenko donnera le pouvoir aux dictatoriaux".

"Il me semble que les événements survenus près du pont de Kertch ne sont pas une provocation de la Russie contre l'Ukraine, mais une provocation du pouvoir de Kiev contre le peuple ukrainien. A première vue, tout ce qui s'est passé ne semble être qu'une opération bêtement planifiée et une autre manifestation de la lâcheté". 
Yuri Kasyanov, candidat aux élections présidentielles

En effet la loi martiale qui a été déjà envisagée dans la loi de réintégration du Donbass votée cette année à Kiev donne le pouvoir de police aux militaires annule les élections, interdit la tenue de manifestations de rue, limite les activités politiques, renforce la censure en prenant le contrôle de tous les médias, fait taire les critiques en condamnnant leurs auteurs et annule les élections...

"La proposition d'imposer la loi martiale, exprimée par les autorités, est une tentative peu coûteuse de perturber l'élection présidentielle. Conséquences d'un incident avec les navires russe, spécialement spécialement provoqué et absolument prévisible, la tactique d'un candidat sans espoir, Porochenko, pour étendre son pouvoir de son équipe criminelle à l'agonie. Il n'en sortira rien. Aucune auto-affûtage ne vous aidera. Après le changement de régime, il sera nécessaire d'enquêter par définition sur les causes et les objectifs des événements actuels dans la mer d'Azov", a déclaré l'ancien chef adjoint de l'administration présidentielle, Andrei Portnov."


Du côte de l'UE et de l'OTAN

L'Union Européenne et l'OTAN qui avaient étaient sollicitées immédiatement par une Ukraine jouant sont rôle de victime jusqu'au bout ont demandé cyniquement aux 2 parties d'engager une désescalade de la crise tout en alignant leur discours sur la propagande ukrainienne : "Nous attendons de la Russie qu'elle restaure la liberté de passage dans le détroit de Kertch et nous appelons toutes les parties à agir avec le maximum de retenue afin d'aboutir à une désescalade immédiate de la situation"

Pendant ce temps un groupe naval d'assaut des USA  est entré dans la mer Méditerranée après avoir passé le détroit de Gibraltar dans la soirée du 25. À bord des navires amphibies est embarqué un corps expéditionnaire de marines de 2000 soldats. 

Le groupe naval autour de son porte avions "Iwo Jima"se dirige vers la Méditérannée orientale. 


Du côté du Donbass

La situation militaire sur le front du Donbass probablement exacerbée par l'incident de Kertch connait également une aggravation. Les forces ukrainiennes ont bombardé les positions républicaines tout au long de la soirée notamment sur les lisières Ouest de Donetsk (Trudovsky et Staromikhailovka) à partir de 22h30 avec des armes de tous calibres, du lance grenades d'infanterie à l'obusier automoteur de l'artillerie lourde.

A suivre...


25 NOVEMBRE 2018, 22h20



La crise maritime opposant l'Ukraine et la Russie dans le détroit de Kertch semble s'être aggravée encore avec peut-être des échanges de tirs entre marins ukrainiens et les gardes frontières russes procédant à la saisie de leurs bateaux.

Devant le refus d'obtempérer des marins ukrainiens, les forces russes, appliquant le protocole du droit maritime ont engagé l'arraisonnement des unités navales ukrainiennes en infraction. ves dernières semblent avoir résister car le bateau d'artillerie ukrainien "Berdiansk" a été endommagé et un de ses marins blessé.

A l'heure actuelle les forces russes (FSB et Armée) sont montées à bord des 3 bateaux ukrainiens et les ont saisi. Les équipages ukrainiens ont été arrêtés mais des sources ukrainiennes prétendent que certains se seraient réfugiés à l'intérieur des cales de leur bateaux.

Dans le même temps, des hélicoptères et chasseurs russes ont repris les airs pour patrouiller à nouveau dans la région de Kertch.

Le ministère des Affaires étrangères de l'Ukraine vient de contacter de toute urgence l'Union européenne et l'OTAN.

A suivre !

A ce niveau des événements il apparaît évident que les 3 bateaux ukrainiens avaient reçu une mission de kamikazes pour cette provocation ukrainienne cherchant à tout prix un "casus belli" imputable aux russes et à valider par la communauté internationale et l'OTAN, Les occidentaux, n'en doutons pas un seul instant, vont s'empresser de jeter de l'huile sur ce nouveau feu qu'ils ont très probablement incité.

Dans quel but cette provocation ukrainienne intervient-elle aujourd'hui ?
  • Militairement, pour inciter les forces de l'OTAN à accélérer leur renforcement en Ukraine et notamment en Mer Noire pour engager le blocus de la Crimée et protéger les ports de Odessa, Berdyansk et Mariupol lors de l'inévitable guerre qui surviendra entre Kiev et Moscou.
  • Diplomatiquement, pour offrir aux occidentaux une nouvelle raison pour déclencher des sanctions économiques contre Moscou.
  • Politiquement, pour permettre à Porochenko (avec l'accord de Washington) de reprendre la main dans une campagne ou son impopularité est grandissante. Il se peut même qu'il cherche en envenimant l'incident jusqu'à une confrontation ouverte avec Moscou à faire annuler tout simplement les élections pour lesqueles de plus en plus de personnes le déclarent perdant.
Dans les prochaines heures, si l'escalade militaire continue, elle risque également de s'étendre sur le front terrestre du Donbass où l'Ukraine sait pertinemment qu'au delà de ses mensonges propagandistes il n'y a pas de soldats russes déployés devant son armée. 


La fermeture russe du passage sous le pont de Kertch par un pétrolier,
suite au coup de force des 3 bateaux ukrainiens pour passer sans autorisation.

A suivre...


25 NOVEMBRE 2018, 20h00

Les marins ukrainiens ont engagé un nouveau bras de fer avec les autorités russes en refusant de débarquer à Kertch et se soumettre comme prévu au contrôle administratif des gardes frontières préalable à une éventuelle autorisation de passage sous le pont et dans les eaux territoriales russes. il faut préciser que cette procédure n'est pas exceptionnelle mais appartient au code maritime international en vigueur sur toutes les mers extérieures ou intérieures du Monde. 

Le prétexte est que l'Ukraine ne reconnait pas la mer d'Azov comme un espace extra territorial et donc ne veut pas se soumettre à ce protocole international. Ici  la volonté de Kiev de "jouer au con" pour relancer un nouvel incident après l'échec de la provocation initiale est évident.

La marine russe de son côté a également envoyé des renforts dans le secteur avec 2 autres patrouilleurs de gardes côtes; le "Syktyvkar" et le "Kizlyar" qui seront rejoints bientôt par la corvette "Garder". La Russie dispose de plus de 120 unités navales dans ce secteur maritime prêtes à intervenir.




Une vidéo a été publiée montrant le patrouilleur russe en phase d'approche des bateaux ukrainiens ayant tenté ce matin de forcer le passage dans les eaux territoriales russes. En fin de séquence on peut voir les bateaux d'artillerie ukrainien à tribord et leur remorqueur d'assaut à bâbord.

Extrait vidéo du FSB sur l'incident maritime du matin

A suivre...


25 NOVEMBRE 2018, 19h00


Les 2 bateaux d'artillerie ukrainiens partis en renfort du port de Berdyansk sont restés en dehors des eaux territoriales russes, tandis que  ceux qui avaient été bloqués par les gardes frontières russes ont été autorisés à accoster à Kertch pour régulariser leur situation et demander l'autorisation de traverser le domaine maritime russe vers la Mer d'Azov.

L'armée russe reste sur pied de guerre et ses avions Sukhoi 25 et hélicoptères Ka 52 continuent de patrouiller l'espace aérien au dessus du détroit de Kertch.


Chasseurs russes patrouillant au dessus du pont de Kertch 
reliant la Crimée au continent

De son côte, le commandant des forces navales ukrainiennes, Igor Voronchenko, pour sauver la face a fait une déclaration tonitruante affirmant que les unités navales ukrainiennes restaient déployées prêtes à détruire une tentative de débarquement de forces russes sur le sol ukrainien !

La réalité est que cette provocation grave de Kiev qui avait été prévue par les services de renseignement russes et même les discours des politiciens et militaires ukrainiens est pour le moment sous contrôle, la situation ayant été stabilisée grâce au sang froid des gardes frontières russes qui ont préféré utilisé leur patrouilleur "Don" comme un bélier contre le bateau ukrainien plutôt que de faire feu avec son armement, ce qui était le "casus belli" recherché par Kiev.

A suivre...


25 NOVEMBRE 2018, 17h00

Rappel des faits : Aujourd'hui a eu lieu un incident majeur dans le secteur du détroit de Kertch, entre la Mer d'Azov et son prolongement intercontinental, la Mer d'Azov : 3 navires ukrainiens (1 remorqueur d'assaut et 2 bateaux d'artillerie) voulant rallier la base navale ukrainienne en construction de Mariupol, ont voulu forcer le passage du détroit de Kertch sans respecter le protocole international qui demande une déclaration préalable et un accord pour traverser les eaux territoriales russes (12 milles au large des côtes et iles de la Fédération de Russie). Devant leur refus d'obtempérer et leur mépris des avertissements des gardes frontières russes, ces derniers ont mené un éperonnage du remorquer d'assaut ukrainien qui ouvrait la route (voir l'article ici : Alerte en Mer Noire !)



Suite à cet incident majeur qui n'est qu'une étape supplémentaire dans l'escalade politico-militaire organisée par Kiev en Mer d'Azov (base navale en construction, provocations régulières et violations du statut de cet espace maritime), une brutale exacerbation de la situation est observé dans le secteur :
  • Envoi de 2 bateaux de guerre ukrainiens de classe Gyurza en renfort de la flotille (3 unités) bloquées dans le détroit de Kertch
  • Fermeture du passage aux navires civils et commerciaux
  • Mise en alerte de l'armée russe basée dans la région 
  • Envoi sur zone d'hélicoptères Ka 52 et de chasseurs d'attaque russes
Hélicoptères d'assaut russes Ka52 en renfort vers 
le détroit de Kertsch, en Mer d'Azov.

Des informations commencent à arriver concernant l'incident et ses conséquences techniques: 

Les unités navales initialement incriminées :

Côté russe
  • Côté russe le patrouilleur frontalier PSCR  "Don" d'une longueur de 56,5 mètres et d'un déplacement de 1 620 tonnes.
  • 3 autres patrouilleurs russes sont venus immédiatement en appui du "Don" après le début de l'incident. 
Coté ukrainien
  • Le remorqueur d’attaque BUK-239 "Yani Kapu" d'une longueur de 17 mètres avec un déplacement de 20 tonnes.
  • Les bateaux d'artillerie  "Berdyansk" et "Nikopol" du projet 58155 "Gyurza-M" d'une longueur de 23 mètres et d'un déplacement de 54 tonnes.
L'éperonnage a fortement endommagé le remorqueur d'assaut ukrainien (Coque et moteur principal) et selon les sources ukrainiennes également le patrouilleur "Don" qui l'a bloqué.

La Russie a immédiatement fermé le détroit de Kertch à la navigation maritime et mis ses unités du secteur en alerte maximale

A 11h30 la marine ukrainienne vient d'envoyer 2 nouveaux bateaux blindées de classe "Gyurza", de ceux bloqués dans le détroit de Kertch.  Ces bateaux blindés sont armés de systèmes de missiles Fagot,.d'un canon de 30 mm, et de mitrailleuses de 7,62 mm et 14,5 mm. ce sont de petites unités navales conçu pour naviguer dans les eaux peu profondes de la Mer d'Azov et qui reposent leur force sur leur vitesse rapide de déplacement (pouvant monter jusqu'à 28 nœuds) et leur furtivité aux radars due à une coque profilée et biseautée.

Le "Berdiansk" unité appartenant à la flotte des "moustiques" ukrainiens qui est construite 

A 13h12, 2 hélicoptères d'attaques russes de type Ka52 ont simulé une attaque pour faire partir les bateaux ukrainiens. 

A 13h42, un pétrolier russe a été amarré sous le pont de Kerch bloquant le passage vers la Mer d'Azov 

A 14h00, les bateaux ukrainiens, voyant que le passage ne pouvait plus être forcé, ont fait demi-tour et se sont dirigés vers le mouillage surveillés par les 2 hélicoptères d'assaut russes Ka 52.

A l'heure actuelle les 2 parties se rejettent mutuellement la responsabilité de l'incident tandis que de nombreux bateaux et navires russes et ukrainiens convergent vers le détroit de Kertch fermé.

A suivre...


Erwan Castel