Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles

jeudi 9 juillet 2020

Persiste et signe !


Des milliers de volontaires sont venus dans le Donbass depuis 2014 rejoindre sa résistance Antimaïdan et sa rébellion armée contre une pseudo "Opération Spéciale Antiterroriste", ukrainienne, cette vomissure russophobe sortie du Maïdan et soutenue par les services étasuniens et les gouvernements occidentaux qui a fait depuis 6 années de guerre environ 20 000 morts au coeur de l'Europe.

Parmi ces volontaires internationaux, nous sommes un certain nombre de citoyens français, qui avons pris les armes sur le front du Donbass dans les rangs des forces de défense des républiques populaires de Donetsk et de Lugansk et dont je tairai ici l'effectif exact, les identités et les actions pour ceux qui en ont mené. Les volontaires français, venus dans le Donbass pour des durées généralement très courtes et des motivations très diverses, malgré leur faible effectif global, ont semble t-il marqué les esprits ukrainiens au point qu'ils déclenchent aujourd'hui une nouvelle procédure judiciaire à leur encontre

Personnellement je sers sous les armes la République Populaire de Donetsk, dont je suis devenu citoyen, depuis février 2015 (avec une seule interruption de 8 mois en 2016-2017), et j'assume mes états de service et mes actes sur le front, pour lesquels j'ai été récompensé, avec autant de force que je réfute les accusations du bureau du procureur de l'Ukraine qui qualifie les volontaires étrangers d'être des mercenaires et des criminels.

Ces accusations ne sont pas nouvelles, et elles resurgissent tel un serpent de mer ukrainien, tantôt sur des sites propagandistes tel Mirotvorets, un site qui prétend recenser tous les soutiens aux républiques populaires du Donbass, tantôt dans des médias propagandistes ou des communiqués officiels.
Et j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ces accusations que les ukropithèques veulent agiter comme une épée de Damoclès au dessus des volontaires français venus dans le Donbass et qui ne sont plus qu'une poignée aujourd'hui à assumer jusqu'au bout leur engagement (Et je ne parle pas des civils de la bande à Moreau - Brayard - Néant ces arrivistes venus faire leur shows médiatiques à Donetsk mais tout en se tenant très éloignés du volontariat militaire dont ils ont même cherché à dénigrer les engagements et les personnes pour ne pas fâcher les services francais et nuire ainsi à leurs intérêts personnels hexagonaux).

Dans le communiqué du bureau du procureur de l'Ukraine traduit ci après, les accusations portées contre les volontaires étrangers dans le Donbass font logiquement référence au code pénal ukrainien, mais surtout aux conventions de Genève pour tenter de donner une dimension internationale aux procédures judiciaires que Kiev veut et a déjà engager contre nous (mandat d'arrêt européen, Interpol, extradition etc...).


Comme je l'avais déjà expliqué dans un précédent article voici ma position concernant cet article 47 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève sur lequel s'appuie la procédure internationale que veut engager Kiev:

"Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, "spécialement recruté dans le pays ou à l'étranger" et qui "prend une part directe aux hostilités". Ce combattant doit également avoir un "avantage personnel" à participer à ce conflit, qui doit prendre la forme d'une rémunération "nettement supérieure à celle de ses homologues de l'armée régulière"

Sommes nous des mercenaires ?


Article 47 [ le lien ici ] - Mercenaires


1. "Un mercenaire n'a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre."

  • Ce point est peut-être le plus intéressant car il explique pourquoi les volontaires étrangers dans le Donbass sont souvent qualifiés par la partie ukrainienne (qui n'a pas obtenu pour les républiques la qualification de "terroristes" par l'ONU ) de "mercenaires". En effet les conséquences juridiques liées au statut de "mercenaires" restreignent considérablement les droits des intéressés, Kiev cherche ainsi à les placer hors du cadre des accords de Minsk qui prévoit une amnistie et pas seulement pour la poignée d'occidentaux venus dans le Donbass mais aussi les locaux, les russes, les serbes, les ossètes, les abkhazes etc et qui sont pléthore depuis 2014.

2. "Le terme «mercenaire» s'entend de toute personne :"

a) "qui est spécialement recrutée dans le pays ou à l'étranger pour combattre dans un conflit armé ;"
  • Dans le Donbass, il n'y a aucun "réseau de recrutement" organisé recrutant et accompagnant les volontaires venant combattre dans les milices. Au contraire il s'avère que pour les occidentaux, c'est plutôt "la croix et la bannière" pour arriver jusqu'à Donetsk et ensuite trouver un bataillon, et seules des cooptations individuelles et des infos directes et personnelles permettent aux intéressés de faire le trajet jusqu'à Donetsk et Lugansk, et à leurs frais. Ceci expliquant entre autres les faibles effectifs observés des occidentaux ainsi que les très nombreux cas de refoulement à la frontière russe pour ceux qui n'ont ni visa double entrée, ni contact sur place.

b) "qui en fait prend une part directe aux hostilités ;"
  • Sur ce point de la participation aux hostilités, d'accord, en notant toutefois que la dimension médiatique des volontaires occidentaux a souvent incité dans les premiers temps de la guerre les autorités locales à ne pas exposer trop dangereusement ces étrangers particuliers pour éviter l'exploitation diplomatico-juridique qu'aurait immanquablement provoqué leur mort au combat (voir l'exemple des djihadistes étrangers tués ou capturés en Syrie par exemple)

c) "qui prend part aux hostilités essentiellement en vue d'obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une Partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle nettement supérieure à celle qui est promise ou payée à des combattants ayant un rang et une fonction analogues dans les forces armées de cette Partie ;"
  • Après être arrivé à Donetsk au début de l'année 2015, je me suis engagé dans la milice républicaine, sans intégration administrative et sans salaire, en tant que volontaire. Ce bénévolat caractérise la grande majorité des volontariats réalisés durant la première année de guerre. Ce n'est qu'à partir de avril  2015 au sein du 4ème bataillon de la "Garde Républicaine" où après avoir servi bénévolement plusieurs mois nous avons perçu notre première solde de.... 2000 hryvnias (soit un peu plus de 50 euros). Au fil des mois et des mutations mon salaire mensuel a augmenté jusqu'à la barre actuelle des 17000 roubles (250 euros environ), ce qui correspond sans aucune prime spéciale au même salaire en vigueur dans l'armée républicaine. Personnellement je n'appelle cela (pour l'avoir vécu dans le passé) une rémunération de "mercenaire".

d) "qui n'est ni ressortissant d'une Partie au conflit, ni résident du territoire contrôlé par une Partie au conflit ;"
  • Sur ce point particulier, je dirai oui et non, car si les volontaires occidentaux arrivent effectivement dans le Donbass en tant que ressortissants étrangers, en revanche (pour ceux qui ne sont pas venus y faire que des safaris-selfies de courtes durées) une normalisation administrative est engagée pour ceux qui s’intègrent et s'inscrivent dans la durée: livret militaire, numéro d'identification citoyenne, certificat de résidence et passeport national. Le volontaire devient alors un citoyen à part entière de la République où il vit, travaille et pour laquelle il se bat.

e) "qui n'est pas membre des forces armées d'une Partie au conflit ;"
  • Les volontaires étrangers dans le Donbass sont intégrés et dispersés individuellement dans les unités régulières du Ministère de la milice ou du Ministère de l'Intérieur des républiques de Donetsk et Lugansk. Il n'y a pas dans les républiques du Donbass des Sociétés Militaires Privées étrangères, style "Blackwater", comme il en existe du côté de Kiev, où d'unités autonomes et spécialisées dans l'accueil de volontaires étrangers comme les bataillons spéciaux autonomes ukrainiens, par exemple le régiment "Azov" qui ont accueilli au total depuis 2014 environ 17 000 volontaires étrangers (chiffre officiel) issus pour la plupart des "fachosphères" occidentales.

f) "qui n'a pas été envoyée par un Etat autre qu'une Partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit Etat."
  • Non le volontariat dans le Donbass est une décision individuelle personnelle qui ne correspond aucunement à une politique étatique et, pour parler de la Russie qui est accusée d'organiser ce "mercenariat" dans le Donbass, il suffit de regarder pour s'en convaincre le nombre de faits de justice où la bureaucratie parfois procédurière jusqu'à la connerie, renvoie en Ukraine ou dans leurs pays d'anciens miliciens en situation irrégulière. Et pour ne parler que des volontaires français étant venus dans le Donbass, parmi ceux qui sont repartis en France via la Russie après expiration de leur visa d'entrée initial, ils ont écopé après leurs interpellations d'une amende, d'une expulsion juridique, d'une interdiction de territoire de 5 ans et même pour certains d'une peine d'emprisonnement à Rostov de plusieurs mois. On ne peut donc pas vraiment pas parler ici de "réseau du Kremlin' en soutien aux défenseurs du Donbass! (heureusement, une procédure a été organisée depuis auprès des ministères des affaires étrangères de Donetsk et Lugansk pour demander sur place un visa de transit auprès des services consulaires de Rostov)


Pour conclure, ce clabaudage du procureur général de l'Ukraine est selon moi un nouveau coup d'épée dans l'eau semblable à celui répété depuis 2014 lorsque Kiev cherche à faire qualifier les républiques populaires de Donetsk et Lugansk d' "états terroristes", ce que l'ONU a toujours refuser de faire.

Peu me chaut d'être accusé de "terrorisme" (Kiev), de "nazisme" (street press), de "stalinisme" (prayvi sector), d' "espionnage", de "désertion", de "vol" (Brayard, Néant...) par des individus qui ne prouvent ici que leur débilité mentale et/ou leur servitude à de groupes subversifs et d'intérêts extérieurs. Je sais exactement pourquoi je suis dans le Donbass, quelles idées j'ai décidé de mettre au bout d'un fusil et quelles utilisations j'ai fait de ce dernier sur le front depuis plus de 5 années. Et j'emmerde ceux que cela dérange !

Quant aux accusations de terrorisme ou de crimes lancés régulièrement par les ukropithèques à l'encontre des volontaires venus se battre dans le Donbass, elles relèvent aussi comme les précédentes d'une débilité, calomnie, et inversion accusatoire mises au service de la propagande de guerre russophobe occidentale.

Avec Macron la France, qui était déjà le laquais de la stratégie de l'OTAN et du capitalisme libéral depuis longtemps, n'a de cesse que de s'investir de plus en plus aux côtés du nouveau régime de Kiev. Cette collaboration francais aux bombardements quotidiens des covils du Donbass (amors que Paris est signataires des accords de paix de Minsk !) s'exerce politiquement, économiquement, militairement et judiciairement comme le prouvent les communiqués officiels, les sanctions économiques anti russes, les fournitures, contrats militaires et les interpellations politiques calomnieuses répétées de Hubert Fayard le représentant honoraire de la République Populaire de Donetsk en France par exemple.
Nul doute que la "vingtaine de volontaires français" repérés dans le Donbass (avec la complicité avouée de Laurent Brayard) sont dans le collimateur de Kiev mais aussi dans celui de Paris qui vont tout faire pour transformer judiciairement lors de leurs collaborations politico- militaro-industrielles les fiches "S" déjà collées sur leurs dos, en condamnations politiques. 
Et je parie que la signature de prochains contrats industriels entre Paris et Kiev dépendra de cette chasse aux volontaires réclamée par le procureur de Kiev ! 

«Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur» disait Georg Von Freundsberg, à la bataille de Vicence en 1513, et sans vouloir me comparer au lansquenet bavarois, je me fous royalement de toutes ces accusations, étant citoyen de la République Populaire de Donetsk et côté français fiché "S" depuis bien plus longtemps pour activisme séparatiste breton dans cet Etat jacobin où je n'ai jamais considéré que mon rapport identitaire avec lui dépasse le cadre administratif imposé par son hégémonie historique.

Je suis un volontaire breton venu dans le Donbass défendre une population européenne (au sens civilisationnel du terme) agressé militairement par un Etat pro-occidental et ethnocentré au service de l'hégémonie russophobe des USA, de l'OTAN et de l'UE.

En revanche, il serait plus pertinent d'observer ce qui se passe sur le front ukrainien du Donbass à l'aune de ces nouvelles accusations de "crimes" et de "mercenariat" lancées par le bureau du Procureur de l'Ukraine, car en terme d'inversion accusatoire on atteint ici des sommets inégalés ! 
  • 6 années de bombardements et de blocus de populations civiles du Donbass, de tortures de prisonniers, de répression dans leurs territoires occupés...
  • Des milliers de combattants étrangers déployés sur le front ukrainien dans des bataillons spéciaux nationalistes, des sociétés militaires privées étrangères...
Aujourd'hui c'est sans conteste l'Etat ukrainien et l'Etat français, pour ne citer que les 2 concernés par le sujet de cet article, qui devraient être traînés devant un nouveau tribunal de Nuremberg pour n’être plus que des criminels et des mercenaires au service de la ploutocratie internationale américano-sioniste !

Et de citer en conclusion feu Alexey Mozgovoy, le commandeur du bataillon "Prizrak" de la République Populaire de Lugansk:

"N'ayez pas peur pour la peau, 

craignez pour l'honneur!" 

Alexey Mozgovoy

A suivre...


Erwan Castel



"Le Bureau du Procureur général a enregistré une procédure pénale contre la participation de mercenaires étrangers au FNP de la Fédération de Russie dans le conflit armé du Donbass

07.07.2020

Les procureurs du Département de la surveillance des crimes commis dans les conflits armés, le Bureau du Procureur général, ont saisi l'ERD* des informations sur la participation de mercenaires à des conflits armés, des actions intentionnelles visant à modifier le territoire ou la frontière de l'Ukraine en violation de la Constitution de l'Ukraine. à la mort de personnes ou à d'autres conséquences graves, ainsi qu'à la participation à des groupes armés non statutaires dans une attaque contre des entreprises, des institutions, des organisations ou des citoyens, qui a entraîné la mort de personnes ou d'autres conséquences graves (partie 4 de l'article 447, partie 3 Article 110, cinquième partie de l'article 260 du code pénal ukrainien).

Les procureurs ont constaté que, de 2014 à aujourd'hui, 20 citoyens de la République française ont participé au conflit armé contre l'Ukraine dans le cadre de formations armées irrégulières imprévues dans les territoires temporairement occupés des régions de Donetsk et Lugansk, entraînant la mort et d'autres conséquences graves.

Selon l'article 47 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève pour la protection des victimes de la guerre, ce sont des mercenaires et leurs actions violent la Convention internationale pour la répression du recrutement, de l'utilisation, du financement et de la formation des mercenaires, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 4 décembre 1989.

L'enquête préliminaire a été confiée aux enquêteurs du Département principal des enquêtes du Service de sécurité d'Ukraine.

La sanction maximale prévue par ces articles est passible d'une peine d'emprisonnement à perpétuité avec ou sans confiscation de biens."

Note :
* ERDR : Registre unifié des enquêtes préliminaires (ERDR) est une base de données électronique créée à l'aide d'un système automatisé, selon laquelle les données sur les infractions pénales et le déroulement des enquêtes préliminaires dans les procédures pénales sont collectées, stockées, protégées, enregistrées, recherchées"

samedi 13 juin 2020

Le jour du drapeau



Le 12 juin est célébrée le "jour de la Russie", une occasion pour les populations des républiques de Donetsk et Lugansk d'exprimer à nouveau à travers le drapeau et l'hymne russes leur sentiment d'appartenance à cette grande Russie et leur volonté politique d'intégrer la Fédération de Russie. 


Vendredi 12 juin 2020

Dès le matin de ce vendredi 12 juin, un soleil estival radieux était venu dorer le chants des oiseaux, le rire des enfants, les robes des femmes et les aigles impériales des drapeaux républicains, comme pour mieux célébrer dans une chaude lumière cette journée dédiée au drapeau de la grande Russie.

Autour du drapeau russe hissé au coeur de Donetsk sur sa centrale place Lénine, les trois couleurs ont fleuri massivement aux frontons des bâtiments publics, au coeur des espaces publics mais aussi sur les balcons, les vêtements et même les joues des enfants et des jeunes filles du Donbass, tandis qu'aux portes des cités résonnaient à nouveau les tirs énervés d'une armée ukrainienne assiégeante.




A l'image de leur hymne qui chante "les peuples de Russie", les populations de la Fédération, dans leur immense et reconnue diversité ethnique, religieuse, culturelle, linguistique se reconnaissent dans ce drapeau symbolisant une identité historique et destinée communes mais aussi supra-communautaire.

Et pendant ce temps là, les populations occidentales crispées autour de communautarismes abscons foncent tête baissée dans les chiffons rouges agités par les metteurs en scène pervers d'un mondialisme et manipulés se retrouvent dos à dos enchaînés à une histoire par des pulsions de racisme et d'antiracisme toutes aussi stupides et ridicules les unes que les autres.

Je lisais le matin même de cette journée du drapeau russe, dans le galimatias des réseaux sociaux, ce "patriote" français très représentatif de tant d'autres " indignés et nostalgiques, et qui proposait aux internautes, comme un "grand défi" de poster des photos du drapeau français partout sur internet .... quel défi, quel courage !! Confirmation de la résistance pathétique au mondialisme de ces "rebelles 2.0" dont les agitations stériles se perdent dans des impasses virtuelles masturbatoires où le système dominant laissent réapparaître les bubons communautaristes jettent ses esclaves les uns contre les autres gardant ainsi leurs colères éloignées des palais d'une ploutocratie mondialiste responsable de leurs détresses.

Hésitant quelques secondes entre pitié et rire, j'ai préféré fermer la fenêtre virtuelle de mon ordinateur d'où j'observe le naufrage final d'un occident asservi pour partir me balader sous un soleil déjà chaud, dans les vraies rues d'une vraie république où claquent dans les vents de la fierté et du courage les bannières d'une histoire assumée, d'une destinée choisie et d'une Liberté conquise depuis 6 ans par les larmes et le sang.



Avec le principe de l`identité du sol, de nombreux systèmes politiques occidentaux ont souvent ignoré la réalité des identités ethniques que leurs hégémonies ont conquises, au profit de celles fantasmée, que leur mythologies nationales ont inventé. A ce titre, la France, dans ses politiques absolutistes, jacobines ou mondialistes artificielles définies par un pouvoir élitiste déconnecté de ses peuples, en est un parfait exemple. 

Alors qu'en France le mot "Patrie" fait hérissé tantôt les poils, tantôt les sexes, en Russie, le patriotisme, bien que leitmotiv de la communication étatique, reste avant tout un dynamisme populaire et apolitique réel, et donc partagé et animé par toutes les communautés du pays. Et qu'il ait été impérial, soviétique ou fédéral, chaque système historique russe a renforcé dans l'Histoire de cet Empire immense et multiple les qualités cumulatives d'un patriotisme à la fois naturel (les diversités) et acquis (l'idée d'empire), qui peut aujourd'hui se mesurer dans le Donbass à travers la volonté identitaire russe tenace de sa population et l'identité fédérale inter-nationale des volontaires composant ses milices.

12 juin 2020. Journée de la Russie à Lugansk.
Le drapeau russe qui est pour les populations de Donetsk et
Lugansk autant une identité de coeur qu'un objectif politique 
a été célébré au milieu des bannières des républiques locales 
mais aussi de celles des volontaires venus des quatre horizons 
de la grande Russie défendre la Liberté du Donbass. 

Erwan Castel

A l'occasion de cette journée du drapeau russe, Denis Pushilin, 
le Président de la République Populaire de Donetsk a observé :

"Les habitants du Donbass se rapprochent pas à pas de leur cher objectif : 
l'unité avec la Russie" 


lundi 8 juin 2020

Le choix des armes et surtout du combat !

"La guerre est toujours juste lorsqu'elle est nécessaire
et les armes sont sacrées lorsqu'elles sont l'unique ressource des opprimés"

Nicolas Machiavel, "Le Prince" (1515)

Ce 12 juin est en Russie la "journée du drapeau" et pour moi l'occasion de coucher ici quelques réflexions qui me viennent à l'esprit au sujet du Donbass à l'aune des crises ontologiques secouant des populations occidentales dont les seules réactions à la phase finale de leur mise en esclavage par le système mondialiste semble des spasmes imbéciles  d'idéologies moribondes qu'il organise lui-même pour protéger sa dictature de la marchandise...

Le drapeau en Russie n'est pas un symbole adulé ou conchié au gré de discours politiques comme l'est aujourd'hui par exemple le drapeau français, mais la représentation des réalités territoriales et humaines multiples d'une "idée d'empire" métapolitique forgée à travers ses déclinaisons historiques tsariste, soviétique et fédérale. Ici on parle des communautéS et des peupleS de Russie unis autour d'un drapeau qui n'appartient à aucune d'entre elles en particulier et symbolise une destinée commune civilisationnelle et apolitique , partagée individuellement et librement. 

A ce titre et n'en déplaise à ceux qui, par amour ou haine, voudraient y porter leurs fantasmes idéologiques sectaires, les républiques populaires du Donbass sont bien l'expression vivante et combattante de cette "idée d'empire" qui selon moi est la seule capable de protéger les peuples naturels, et de vaincre ce mondialisme qui étend son ombre mortifère sur leurs libertés et leurs traditions qui sont les feuillages et les racines de leurs identités et dignités respectives.


L'aigle impériale qui orne souvent les drapeaux de la Fédération de Russie et des républiques  qui en font partie ou s'en réclament rappelle, non pas une idéologie politique  historique particulière, mais bien cette "idée d'empire" qui est au coeur d'une vision métapolitique et même civilisationnelle partagée par tout un ensemble de peuples et communautés unis dans leur diversité.

Après plus de 6 années de combats et de bombardements, le Donbass, à travers ses 2 Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk autoproclamées, continue de résister à l'agression militaire ukrainienne issue du coup d'Etat du Maïdan de février 2014. Ici et ailleurs, les raisons et motivations des uns et des autres ont souvent été décrites, privilégiant personnellement la position du Donbass dont la rébellion relève beaucoup plus d'un sens commun collectif que d'une idéologie politique choisie ou imposée, même si son contexte géopolitique Est-Ouest ne peut être ignoré, surtout lorsqu'il s'agit d'expliquer les enlisements radicaux, militaire et diplomatique du conflit. 


Et je pense aujourd'hui, pour avoir suivi cette rébellion du Donbass  jusqu'à porter à mon tour les armes dans ses tranchées, que cette nouvelle page de l'histoire pontique concerne bien tous les peuples d'Europe, autant par ses menaces et enjeux que dans ce qu'elle révèle, par opposition, ce qu'est devenu aujourd'hui cette péninsule Eurasiatique occidentale. En effet le Donbass, en s'opposant au coup d'Etat du Maïdan refuse d'abord ce modèle occidental dont la post-modernité orientée vers une société individualiste et consumériste symbolise une décadence civilisationnelle qui, après une longue succession d'absolutismes dogmatiques religieux, politiques, économiques et culturels, a conduit progressivement les peuples de l'Ouest européens dans une servitude totale et suicidaire à l'égard d'un Nouvel Ordre Mondial, hégémonique et amoral. 

Mais dans cette région bordant les rives septentrionales de la Mer Noire et dont l'unité historique est connue sous le nom de Novorossiya, les populations russes, qui lui ont façonné sa géographie humaine moderne au temps de l'impératrice russe Catherine II, ont conservé leur identité russe à travers des traditions historiques, religieuses et culturelles que n'ont pas entamé les systèmes politiques se succédant depuis 3 siècles dans la gouvernance de cette région d'Europe.

Jusqu'au coup d'Etat du Maïdan...


En avril 2014, face au coup d'Etat russophobe du Maïdan, la contestation populaire du Donbass reprend rapidement le chemin d'un séparatisme déjà revendiqué par le passé et animée par une volonté, grandissante depuis l'indépendance de l'Ukraine, d'intégrer la Russie de ses origines.

Dans une Ukraine post-soviétique engluée depuis son indépendance dans le marasme d'un système oligarchique aux corruptions récurrentes, le mécontentement populaire était régulièrement courtisé par les mondialistes dont le vampirisme, sous les leurres d'une "occidental way of life", lorgnait cet immense territoire pour y pouvoir faire avancer leurs pions militaro-industriels jusqu'aux frontières de cette Russie qui persiste à leur rester "non alignée". Cette lutte politique pour le trône de Kiev a ainsi été marquée notamment par une "Révolution orange" (2004) et une "Révolution de la dignité" qui aboutira finalement à un renversement du président élu Ianoukovitch, en février 2014.

Or, au lendemain du coup de ce coup d'Etat du Maïdan où avait déjà été exhumée des placards du nazisme une propagande de guerre russophobe, le nouveau pouvoir ukrainien, entièrement contrôlé par ses parrains occidentaux, plutôt que de rechercher une union nationale dans une relance économique prioritaire et épurée de la corruption ambiante, a préféré se lancer dans une croisade clivante et violente contre les populations russophones d'Ukraine constituant plus de la moitié de sa population.

A l'image des matriochka, ces poupées russes s’emboîtant les unes dans les autres, on peut offrir plusieurs niveaux de lecture à cette guerre du Donbass qui depuis plus de 6 ans a réveillé l'épicentre d'une tectonique européenne très ancienne, où les empires puis les grandes puissances modernes se disputent le contrôle de cette porte méditerranéenne qu'est la Mer Noire. Nous pouvons observer en effet dans ce conflit du Donbass la continuité de:
  • La rivalité multimillénaire entre l'empire maritime dominant (thalassocratie) et l'empire immuable du milieu (Russie); c'est le conflit éternel entre le liquide des relations commerciales et le solides des traditions terrestres tel que décrit par Zigmund Baumann par exemple.
  • Le contrôle militaire occidental de cette porte maritime permettant d'exclure la Russie ("stratégie du containment" théorisée par Kennan en 1948 mais qui remonte à la fin du XVIIIème siècle, lorsque la libération de ses terres pontiques occupées par les ottomans va permettre à la Russie de concurrencer le monopole oriental de la thalassocratie britannique).
  • L'expansion de l'OTAN vers les frontières russes occidentales immédiatement derrière lesquelles se trouvent la majorité des centres géopolitiques russes qui, sans le glacis des républiques socialistes soviétiques, se retrouvent sans profondeur stratégique et sous la menace immédiate des missiles occidentaux. 
  • La complexité d'un Etat politique ukrainien artificiel (qui n'existait pas avant la révolution bolchevique) aux multiples identités qui, depuis l'effondrement d'un soviétisme qui les unissait, se sont progressivement rapprochées vers leurs berceaux Est ou Ouest au fur et à mesure de effondrement socio-économique général du pays. 

Mais mon propos ici n'est pas d'évoquer à nouveau la situation du Donbass sous ses prisme géopolitique ou historique, mais d'attirer votre attention sur la dynamique populaire qui s'y exprime depuis 6 ans, par delà les idéologies politiques et malgré une guerre meurtrière éprouvante et les difficultés économiques qu"elle occasionne.

Car, soutenue ou haïe, force est de constater que la rébellion du Donbass est toujours là, intacte et fidèle à elle même dans ses objectifs originels et populaires. Et, pour ceux qui prennent le temps d'écouter autre chose que les discours officiels, on peut observer ici que ni les pouvoirs politiques ni les appareils d'Etat des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk monopolisent l'expression de cette dynamique politico-militaire opérée en 2014 devant les blindés ukrainiens, mais que cette dernière reste incontestablement celle d'un peuple tout entier qui défend volontairement et massivement, des tranchées du front aux manifestations culturelles des centres villes, ses traditions et libertés russes.

Dans la nébuleuse dissidente des populations occidentales ployant sous la servitude d'un mondialisme amoral, on observe de plus en plus de crispations communautaristes - religieuses, politiques ou ethniques - qui, par les divisions qu'elles provoquent se font en réalité le jeu d'un système qui, par des crises organisées ou des émotions médiatisées détourne les populations vers des querelles horizontales stériles, alors que le vrai combat pour la Liberté des peuples est par définition a-politique et vertical, comme celui mené par le Donbass pour défendre depuis 6 années de guerre son identité naturelle, ses libertés et ses traditions.

En ce sens on peut sans se tromper affirmer que la rébellion du Donbass est une véritable révolution populaire qui a su imposer sa volonté à l'Ukraine par les armes et au reste du Monde (y compris la Russie) par par sa résilience, sa ténacité et la maturité de ses républiques autoproclamées. Si cette rébellion armée du Donbass, qui a tant coûté aux populations de Donetsk et Lugansk, avait été, comme la propagande de guerre ukraino-occidentale veut faire croire, une opération imposée par un petit groupe idéologique ou pire une puissance extérieure, jamais son unité combative populaire n'aurait pu durer aussi longtemps, au milieu des morts, des blessés des destructions et des privations subis. 


Aujourd'hui, à celles et ceux pour qui les mots "Liberté" et "Tradition' ont encore un sens, l'ennemi est sans conteste cette dictature mondialiste d'une marchandise qui, dans la phase finale d'un esclavage orwellien, veut s'imposer jusque dans la plus petite de nos libertés individuelles et tout contrôler jusque dans le secret de nos intimités les plus anodines. 

Ce libéralisme capitaliste et amoral est l'ennemi de la Vie et de la Liberté autant que de la Nature et des peuples qui les chérissent défendent... Il est l' Ennemi ou plutôt, au vu des délires suicidaires agitant la dissidence, il devrait l'être !

Car les occidentaux, conditionnés par 2000 ans d'absolutismes idéologiques communautaro-centrés divers, continuent de croire à leurs fantasmes jusqu'à foncer encore et toujours dans les chiffons rouges propagandistes et aujourd'hui médiatiques qui sont agités devant des taureaux de leurs certitudes dogmatiques. Depuis la saturation de l'analyse critique par les avalanches d'images qu'elle provoque la société du spectacle excite les émotions de foules de plus en plus instrumentalisées ce qui est l'énorme paradoxe de notre époque où l'accès à toutes les informations possibles est généralisé.  Le fait est que ce système déclenche régulièrement et avec toujours la même facilité déconcertante des éruptions de haine viscérale qu'elle soit religieuse ou laïque, raciste ou antiraciste, fasciste ou antifasciste, machiste ou féministe, écologiste ou climato-sceptique, Raoult ou anti Raoult, etc. etc... détournant les énergies dissidentes de leur combat prioritaire et toujours bizarrement, quand une contestation générale antisystémique incite les esclaves à secouer leurs chaines.

N'avez vous pas remarqué que dans ce théâtre cynique post-moderne, toute opinion se radicalise et devient agressive: l'homme de gauche ou de droite ne peut survivre que dans leurs extrêmes, la féministe est devenue femen etc. jusqu'au végétarien qui est devenu vegan... tous se prêtant plus ou moins inconsciemment au cirque médiatique d'une bien pensance hypocrite où l'émotion a remplacé la raison.  Ainsi, en offrant aux radicalisations diverses, même les plus insignifiantes, des tribunes spectaculaires, le système politico-médiatique via ces idiots utiles, envoie les communautaristes, à l'instar des gladiateurs, se foutre sur la gueule - enfin surtout sur leurs réseaux sociaux masturbatoires et indolores - jusqu'à leur faire oublier qu'ils sont tous les esclaves du même maître et atteints du même syndrome de pensées uniques communautaro-centrées. 

Ainsi, pendant que les idiots se chamaillent au fond de l'arène, la ploutocratie du haut de ses tribunes radicalise son système liberticide et son pouvoir totalitaire. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à observer les querelles médiatico-sociétales organisées parce que passionnelles et donc stériles, autour de l'instrumentalisation politicienne de l'épidémie du Covid19 ou des violences policières.
Et si vous rajoutez en fond de tableau et surtout de connerie, ce manichéisme auquel semble devoir se soumettre toute vision et analyse politique ou sociétale occidentale, ce qui transforme l'agora en ring de boxe, alors on achève de poser la pierre tombale sur le trou où s'est enlisée toute seule la pensée critique et de sceller la mise en esclavage de la liberté de penser, après avoir entraver celle de s'exprimer.

Quand est que les gens comprendront qu'un débat ne peut-être passionnant et constructif que s'il est préalablement dépassionné et ouvert à la critique ?


L'exemple du Donbass


Personnellement, n'étant pas compétent pour cela, je ne sais plus comment faire comprendre à des dissidents occidentaux parmi lesquels je compte beaucoup d'amis (de droite ou de gauche, girondins ou jacobins), que leurs certitudes dogmatiques et leurs émotions incontrôlées fonçant dans le premier chiffon rouge agité par le système politico-médiatique en font des collabos car elles annihilent leurs capacités à se libérer et même souvent à réfléchir. Comment ouvrir les yeux des esclaves sur la manipulation mentale de cette ploutocratie qui, pour exciter leurs fantasmes, n'hésite pas à mettre en scène ses propres détracteurs, du moment qu'ils détournent eux-mêmes leurs rhétoriques vers des passions communautaristes et des querelles horizontales qui servent de diversions au pouvoir dominant et justifient même sa radicalisation. 

Engagé dans les rangs de la milice de la République Populaire de Donetsk depuis plus de 5 ans, je suis perçu tantôt comme un fasciste, un communiste, un marginal, par ceux qui veulent à tout prix me coller une étiquette sur le dos pour rassurer la vacuité de leurs dogmes idéologiques. Ces crétins me regardent en fonçant les sourcils comme les idiots qui regardent le doigt montrant la lune, et malheureusement trop rares sont ceux qui ne rentrent pas dans cette catégorie !

Avant de venir à Donetsk mettre mes idées au bout d'un fusil, j'observais depuis l'hiver 2013 cette crise ukrainienne qui allait accoucher de cette guerre abjecte du Donbass au printemps 2014, (période à laquelle je décide de créer ce présent blog), provoquant cette revendication séparatiste et d'intégration à la Russie qui s'apparente à une vraie révolution conservatrice, populaire et fédéraliste.  

Lorsqu'on observe l'évolution des événements qui secouent le coeur de l'Europe on peut constater que le Maïdan a surtout scellé un crépuscule occidental et réveillé un printemps russe via ce choc entre l'Ukraine et les républiques de Donetsk et Lugansk, qui sont leurs deux acteurs régionaux. Mais surtout, cette rébellion du Donbass sonne aussi la reconquête radicale par les peuples naturels de leurs souverainetés et destinées trop longtemps étouffées par des absolutismes idéologiques, politiques, économiques ou culturels: et cela explique certainement entre autres raisons majeures pourquoi la bien-pensance occidentale a jeté sur ce conflit meurtrier aux confins des territoires géographiques et des cycles historiques européens une chape de plomb politico-médiatique hallucinante et criminelle. 

Comme la précédente révolution populaire armée européenne que fut la guerre d'indépendance irlandaise de 1916-1923, le peuple du Donbass, pour protéger ses traditions et sa dignité, a préféré la guerre du loup libre à la paix du chien servile. 

Rafi Jabar, indicatif "Abdullah", est un volontaire, musulman originaire d’Afghanistan, venu en 2014 aider la population russe du Donbass à se défendre contre l'agression ukrainienne. Bien que grièvement blessé et amputé de ses 2 jambes en septembre 2017, "Abdullah" continue de travailler pour le Donbass, sa nouvelle patrie, et de soutenir les volontaires venus s'engager dans ses milices.
Respect !!

Ce qui caractérise cette rébellion du Donbass et en fait un exemple pour les autres peuples cherchant à s'émanciper de leurs esclavages, c'est certainement qu'elle s'inscrit dans un combat supra-communautaire qui n’obéit à aucune idéologie politique particulière directrice, n'en déplaise aux  imbéciles qui veulent y voir dans son déclenchement et organisation "la main de Moscou". Contrairement au rattachement référendaire de Crimée qui fut accompagné par la Russie, cette dernière dans le Donbass n'a fait que suivre le choix souverain d'une nation en situation de légitime défense et qu'elle soutient aujourd'hui (et quel qu'en soit le prix) par devoir humanitaire vis à vis des peuples composant le monde russe.

Cette dimension impériale, que symbolise l'aigle bicéphale des drapeaux s'y référençant, offre une force politique et militaire exceptionnelle à ces jeunes et petites républiques populaires de Donetsk et Lugansk, écrasées entre un bélier ukrainien conduit par l'OTAN et un pont levis russe que le Kremlin ne peut encore abaissé sans risque majeur pour une paix mondiale déjà fortement fragilisée par un chaos mondialiste organisé.

En effet, en dehors du soutien politique, économique et humanitaire de Moscou, Donetsk et Lugansk bénéficient, depuis plus de 5 ans, d'un l'afflux continuels de volontaires venant se défendre aux côtés de leurs populations la liberté et les traditions du Donbass et combattre la dictature d'une marchandise occidentale qui depuis 30 ans incendie les pays "non alignés". 

Ici point de discours communautaristes ou idéologiques à la con comme ceux que l'on peut entendre en Occident; côte à côte se battent pour le Donbass des communistes, des orthodoxes, des nationaux  bolcheviques,  des musulmans, des asiatiques, des athées, des caucasiens, des royalistes, des juifs, des anarchistes etc, etc.
Ces femmes et ces hommes venus des quatre horizons et qui tiennent ici bec et ongle plus de 460 kilomètres de front, risquant quotidiennement leurs vies avec des salaires misérables sont infatigables et invincibles car animés par l'amour partagé pour la Liberté des peuples et de leurs patries charnelles. 

Voilà le socle populaire des valeurs collectives telles que la Liberté, l'Egalité et la Fraternité (tiens cela me rappelle quelque chose) qui, lorsqu'elles sont servies par des qualités individuelles telles que le Courage, la Résilience et le Sacrifice, offrent aux peuples la force pour défendre leurs traditions et libertés de faire le douloureux choix des armes.

Qui dit choix des armes, dit combat.... 

Or le premier combat que doit mener un esclave s'il veut se marronner, c'est celui contre ses propres démons intérieurs que sont les peurs de ses ignorances et les haines de ses certitudes toutes ces émotions et passions imbéciles qui le font se recroqueviller dans des idéologies communautaristes figées et suicidaires et des dogmes liberticides comme l’intangibilité des frontières artificielles par exemple qui, avec la préemption néocoloniale des ressources naturelles est la source de la plupart des conflits depuis le XXème siècle. 

En cela, le Donbass devrait servir d'exemple aux dissidents occidentaux qui veulent se libérer du mondialisme mais de facto ne font que le servir, tous ces "rebelles 2.0" qui haranguent les réseaux sociaux mais ont oublié que c'est dans la rue et contre les pouvoirs que se font les vraies révolutions, et aussi à tous ces frustrés moribonds qui pour défendre leurs identités mythifiées se gargarisent avec des fantasmes communautaristes hors sol qui interdisent justement la réalisation de cette union sacrée métapolitique vitale autour des vraies "patrie charnelles".

"Je dis ça, je dis rien" 


Erwan Castel

L'étendard de la Brigade Internationale "Piatnashka" 

dimanche 7 juin 2020

Comment Paris "garantit" la paix de Minsk...

Etienne de Poncins, l'ambassaqeur français à Kiev et Aivaras  Abromavicius le Directeur d’UkrOboronProm 

Dans la série de la collaboration française au totalitarisme ukrainien, voici une nouvelle aide accordée à la France tellement généreuse de 900 000 euros qu'elle vient d"accorder à Ukroboronprom, le premier conglomérat industriel d'armement ukrainien, certainement dans le cadre de ses obligations vis à vis d'accords de paix pour lesquels l'Elysée s'est porté garant en septembre 2014 puis février 2015 !

900 000 euros me direz vous c'est une goutte d'eau qui ne va pas influencer la marée militaire ukrainienne qui s'abat sur le Donbass depuis plus de 6 ans. Certes, mais les petits ruisseaux faisant les grands fleuves, il est bon de rappeler ici les précédentes collaborations à dimension militaire du régime français au régime ukrainien... ces deux laquais zélés de l'OTAN qui se serrent se serrent les coudes (même si Kiev n'est encore que candidat à l'intégration) pour nourrir une un encerclement de la Russie réactivé depuis la fin de l'URSS.
Et il ne s'agit, sans nul doute, que de la petite partie visible de la collaboration française à l'effort de guerre russophobe commandité par Washington dans le Donbass depuis 2014.

Comme tout collabo qui se respecte, le régime macronien, dans une lâcheté n'ayant d'égal que son mépris pour les peuples et ses propres engagements internationaux, maquille ses aides sous des formules ronflantes telle que ce "diagnostic du système de gouvernance d’entreprise" qui nous feraient presque oublié la vocation militaire du client tout comme ce dernier d'ailleurs qui ne manque pas de rappeler sur son site que les armes offensives développées par Ukroboronprom, ne sont finalement destinées qu'à "protéger l'État et de sauver la vie des militaires ukrainiens" (ben voyons !) !

Un des derniers nés de Ukroboronprom : le lance roquette RPV 16, capable de tirer une roquette thermobarique (munition qui projette un aérosol hautement inflammable capable de détruire des personnels, munitions et équipements même abrités) de 93mm destinée à détruire jusqu'à une distance de 1000 mètres" "des points de tir abrités de l'ennemi, équipements légèrement blindés et véhicules, des effectifs ennemis derrière les abris, les obstacles et dans la zone dégagée de son rayon d'efficacité". Soit des caractéristiques correspondant très précisément à la nature de la ligne de front du Donbass...
Donc, lentement mais surement, contrat après contrat, les collabos parisiens continuent de soutenir ce régime criminel ukrainien qui tue quotidiennement, grâce aux multiples perfusions occidentales (FMI, UE, OTAN, Pentagone etc...) les russes du Donbass en bombardant sans relâche les populations civiles. 

Et bien sûr ces aides françaises sont puisées directement dans les poches des contribuables français au milieu des priorités de dépenses publiques nationales qu'imposeraient normalement les crises économique et sanitaire en cours...

Erwan Castel

Merci à Guillaume Lopez pour l'info.

Source de l'article: ua ambafrance.gouv

"La France octroie un financement afin de soutenir la réforme de la gouvernance d’UkrOboronProm 
C’est en ces termes que s’est exprimé Aivaras Abromavicius, Directeur général du conglomérat, lors d’un point presse tenu en commun avec l’Ambassade de France. L’Ambassadeur de France en Ukraine Etienne de Poncins a pour sa part souligné « l’enjeu essentiel » que représente « la modernisation des entreprises d’Etat pour la réforme du secteur public en Ukraine ».

« La direction d’UkrOboronProm, mandatée en ce sens par les autorités ukrainiennes, souhaite procéder à une profonde transformation de ce conglomérat à l’importance stratégique. Nous croyons que le renforcement et l’optimisation des processus de gouvernance d’UkrOboronProm constitue un point de départ pour l’amélioration des performances de l’entreprise. Par conséquent, c’est sur cet aspect que la France a décidé de concentrer son aide, apportée sous forme d’assistance technique financée par un don du Trésor français », a précisé l’Ambassadeur.

Cette prestation financée par la France visera notamment à établir un diagnostic du système de gouvernance d’entreprise en vigueur au sein du conglomérat, et à élaborer les documents nécessaires à la mise en œuvre des standards internationaux de gouvernance dans l’ensemble des entreprises gérées par UkrOboronProm.

« En définitive, notre objectif est de créer au sein d’UkrOboronProm plusieurs holdings sectorielles solides et politiquement indépendantes, pouvant s’appuyer sur des entreprises de premier plan et disposant d’un système de gestion transparent et efficace. Pour ce faire, nous avons besoin d’un examen indépendant de l’état actuel de la gouvernance ; c’est pourquoi nous accordons une grande valeur à cette coopération avec la France. Cette aide, d’un montant de près de 900 000 euros, est très importante pour nous. Destinée à financer l’intervention d’un cabinet de conseil international de premier plan, elle permettra de renforcer la réflexion et l’expertise dans le cadre de cette réforme du conglomérat », a déclaré Aivaras Abromavicius.

Selon son Directeur général, UkrobOronProm a déjà effectué un travail de revue des entreprises formant le conglomérat – suivant une méthode d’évaluation multifactorielle intégrant le rôle de chacune d’entre-elles dans le secteur de la défense, son potentiel à l’export, son capital intellectuel, ainsi que les principaux problèmes rencontrés dans leur gestion. En se fondant sur les résultats de cette évaluation, la direction d’UkrOboronProm est convaincue que le futur modèle de gouvernance devra distinguer, d’une part, les fonctions de développement des entreprises à fort potentiel et, d’autre part, la remise en ordre de marche des autres actifs du groupe."