"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.
En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.
Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.
Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.
Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté. Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.
Ce 19 avril 2019, la "colline 277" a accueilli un rassemblement solennel "De guerre en guerre" organisé dans le cadre du programme d'intégration du Donbass avec la Fédération de Russie.
Plusieurs invités de marque étaient venus de la Fédération de Russie se joindre aux députés du Conseil populaire de la RDP, aux représentants (parti politique de feu Zakharchenko et Pushilin), ainsi que des représentants de diverses associations comme l’Union des anciens combattants d'Afghanistan.
Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk» a rappelé l'importance cruciale de cette colline 277 dont les combats acharnés pour son contrôle et celui du village voisin de Stepanovka ouvrent la libération du Donbass en 1944 autant qu'en 2014 et sur cette terre gorgée du sang de l'Histoire il a conclu de guerre en guerre que «le prix que nos ancêtres ont payé et que nous avons payé est trop élevé. Nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier leur exploit ».
Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk»
Au cours de ce rassemblement des combattants ont été décorés pour les services rendus dont mon camarade et ami Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", ce volontaire afghan venu depuis 2014 se battre sur le front jusqu'en septembre 2017 où une terrible blessure l'a amputé de ses 2 jambes, mais pas de sa volonté de servir le Donbass inlassablement avec une énergie et une humilité incroyables !
Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", volontaire afghan infatigable malgré une terrible blessure au combat qui l'a amputé de ses 2 jambes
Les gens sont allés aussi se recueillir sur les tombes des soldats qui ont défendu jusqu'au dernier homme ce sanctuaire de l'Histoire et point stratégique. Ils sont enterrés au sommet de la colline au pied des débris de la stèle autour de leur chef de section "Medved" tombé au milieu d'eux et du devoir accompli.
Voici une vidéo que j'avais faite le 8 mai 2017
devant les sépultures des défenseurs de Saur-Moghila
La veille, 18 avril, le monde russe célébrait l'anniversaire de sa victoire fondatrice, remportée en 1242 par le prince Alexandre Nevski sur les chevaliers allemands au lac gelé de Peispi cette cérémonie a rappelé la permanence de l'Histoire du Donbass dont les soldats aller encore devoir défendre par 2 fois en moins d'un siècle la russité de leur terre et de leur existence.
Si comme l'a déclaré Vladimir Savelov, le député du Conseil du Peuple de la République "Nous sommes ici pour rendre hommage à nos héros qui, grâce à leur courage et à leur courage, ont pu renverser l’ennemi de notre pays", force est de constater que si l'Histoire ne se répète pas il lui prend parfois l'envie désagrable de bégayer et d'obliger les héritiers à honorer par de nouveaux actes héroïques ceux des anciens, à l'image de Lilia Egamberdieva, cette jeune infirmière militaire de 23 ans qui s'est sacrifiée le soir même de ce 19 avril 2019 pour sauver ses camarades.
Lorsque de l'Histoire, les actes et les lieux, le passé et le présent fusionnent autour du soldat, son devoir qu'il mène parfois jusqu'au sacrifice suprème devient sacré et son exemeple invincible !
que celui d'un homme qui se bat contre l'adversité "
Sénèque
Ces derniers jours à Donetsk et à la base de Piatnashka, je rencontre souvent la camarade Rafi Jabar, connu sous son indicatif "Abdullah". Ce volontaire afghan qui a rejoint le front du Donbass dès les premiers combats de 2014 fait partie de ces hommes exceptionnels et rares qui bornent, comme des phares dans une tempête, la navigation de votre vie.
Dimanche 10 mars 2019
"Abdullah" offre toujours un exemple élevé de l'engagement humain, non seulement au service du Donbass, mais aussi de cet humanisme malmené par la folie des hommes et que l'espérance qui survit dans les coeurs éveillés tente de faire toujours fleurir au milieu des ruines. Car pour nourrir la foi des hommes, les actes concrets est toujours plus efficaces que les idées théoriques.
Et croyez moi, cet homme est un exemple, tant sur le plan métapolitique, militaire, qu'humain, grâce à une générosité de coeur, une grandeur morale et un courage exceptionnel qui n'ont d'égale que cette humilité qui est chevillée naturellement aux belles âmes.
En septembre 2017, Rafi perd ses 2 jambes au combat en sautant sur une mine et il est évacué sur Donetsk entre la vie et la mort. Grâce à l'aide vitale de ses camarades, les compétences des médecins et son moral d'acier, Abdulah non seulement est sauvé mais il continue, malgré sa souffrance et son handicap lourd, à offrir autour de lui son sourire éternel et son énergie incroyable, quelques jours à peine après sa terrible épreuve.
Aujourd'hui, Rafi Jabar travaille sans relâche pour pouvoir un jour quitter son fauteuil et, grâce à des prothèses, retrouver un meilleur confort de déplacement et de vie. Un long et pénible travail où il faut, avec des exercices et des réglages sculpter le corpset les prothèses qui sont appelées à en devenir le prolongement. Autour de notre camarade nous sommes plusieurs à l'assister, mais souvent c'est lui qui nous semble être plutôt notre assistant tant son moral invincible et jovial force le respect et même une admiration difficilement retenue.
Lorsque je regarde le corps déchiré de cet homme de 41 ans, je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces autres silhouettes croisées dans les rues de Donetsk, arc-boutées sur des béquilles traînant maladroitement une jambe coupée par l'acier ou le feu, ou sur les roues d'un fauteuil où se tordent leurs moignons et leurs souffrances. Ces hommes mais aussi ces femmes que la camarde a partiellement fauché sont innombrables entre Donetsk et Lugansk (et aussi en Russie et ailleurs où ils sont retournés comme Alexandre un camarade de combat, lui aussi amputé par une mine en 2015), mais la quasi majorité de ceux que j'ai rencontré et côtoie depuis 4 ans ont su garder, par nature ou volonté, cette dignité humaine incroyable et qui devrait faire mourir de honte les narcissiques de notre société du paraître qui sans cesse se plaignent et se lamentent de maux ridicules avec des mots dont la vacuité rivalise avec leur fatuité. Rafi Jafar, un "sacré bonhomme !"
Alors qu'à la Brigade Piatnashka, nous commençons à nous préparer pour notre déploiement sur le front, des nouvelles nous parviennent d' "Abdullah" ce volontaire afghan récemment grièvement blessé sur le front par une mine et évacué à l’hôpital de Donetsk entre la vie et la mort le 7 septembre dernier.
Confirmant sa force physique et surtout morale exceptionnelle, Rafi Jabar va aujourd'hui beaucoup mieux malgré l'amputation totale de ses deux jambes. Entouré par l'amitié fraternelle de ses camarades et l'attention professionnelle du personnel médical, le volontaire a déjà défini des projets d'avenir, toujours dans le Donbass et au service de sa population qu'il est venu défendre en 2014 et qu'il n'a pas l'intention de quitter.
Sa noblesse de coeur et son courage que couronnent un éternel sourire font de lui, n'en déplaise à sa modestie naturelle un exemple élevé qui nous donne de la force dans les difficultés et les fatigues rencontrées ici.
ON "Kharkiv" a déjà parlé du défenseur du Donbass Rafi Jabar avec l'indicatif d'appel "Abdullah", qui a rejoint les rangs des forces de résistance de la RDP afin que la jeune république ne revive pas le sort tragique de son Afghanistan natal.
Aujourd'hui, Abdullah a survécu à plusieurs opérations, a perdu les deux jambes et a informé les journalistes de l'Agence fédérale de presse sur cette journée tragique et de ses projets pour l'avenir.
Alors, au cours de cette nuit mal terminée, près des positions de son unité, des fusées éclairantes ont tiré, puis c'est arrivé de l'arrière. Les militaires se sont rassemblés et se sont mis en cercle. Au début de la matinée, les Afghans ont relevé et ont décidé d'aller vérifier ce que c'était.
«J'ai jeté un coup d'œil au chemin, il semblait n'y avoir aucun changement. Il y a du bois mort, de l'herbe, et si quelqu'un rampait, je le remarquerais certainement. C'est ma position, je connais chaque feuille, chaque brindille. Puis je suis allé de l’autre côté du talus, revenu en arrière et suis resté là environ dix minutes. Je ne comprenais pas pourquoi la fusée éclairante avani fonctionné. Et puis j'ai fait un pas et j'ai sauté», se souvient Rafi.
Pour la vie de leur ami, les camarades d'Abdullah ont vraiment dû se battre: des analgésiques ont été rapidement introduits et des tresses appliquées. Les soldats de l'armée de la RPD ont dû transporter Rafi sur lui jusqu'à 700 mètres, après que l'officier du peloton a conduit le soldat blessé dans la ville. Cependant, sur la "succursale", sur le chemin de l'hôpital, la voiture a calé. Et voici venu l'aide d'une fille rencontrée par hasard et qui a appelé un taxi.
«Nous lui avons demandé de nous laisser la voiture et il a accepté, que Dieu nous protège de sa santé. Avec cette voiture, ils m'ont amené ici. Je savais juste que je devais y aller, être dans les bras des médecins de Donetsk », explique le défenseur du Donbass.
Même dans cet état, Rafi a tenu au dernier moment à informer le commandant de bataillon de la situation sur son secteur avant. Et sitôt rempli son devoir, il a immédiatement perdu conscience.
Le défenseur du Donbass a souligné qu'il ne resterait pas longtemps à l'hôpital. Immédiatement après la réhabilitation et le traitement, il souhaite à nouveau aider les habitants du RDP. Les plans d' "Abdullah" - aider les enfants du Donbass, victimes de la guerre fratricide. En particulier, il pense non pas à des actions ponctuelles comme celles consistant à donner des sacs à dos, chacune pour un ours ou à des «ricanements», mais à un travail plus approfondi sur la socialisation des enfants après leur sortie des orphelinats.
«Les gens viennent souvent là-bas et pensent qu’ils aident vraiment, quand ils donnent un ours en peluche, ils le font et le mettent sur Internet, en disant "regardez quel bon gars je suis" - j’aide les orphelinats. Ce n'est pas que - de cette manière, ils ne causent qu'un préjudice latent à ces enfants. Ils leur apprennent à penser qu'ils sont pauvres, orphelins, qu'ils apportent tout, qu'ils donnent tout ... Ils ne sont pas complètement adaptés à la vie. Les choses les plus importantes commencent après la sortie de ces orphelinats », a déclaré Rafi.
Le combattant s'est porté volontaire pour s'occuper de ces «diplômés» et tenter de les guider dans la vie dans une période difficile, quand chacun d'entre eux se trouvait au seuil de l'orphelinat et observait la vie avec une perte, craignant de faire des projets.
La nouvelle est tombée via le tam tam des bataillons jusqu'aux premières lignes du front :
Rafi Jabarest un volontaire afghan qui a rejoint Donetsk dès 2014 pour lutter les armes à la main aux côtés de cette population russe qui lui a tout donné. Cet homme hier, jeudi 7 septembre 2017, a rencontré une mine antipersonnelle et son destin sur le front du Donbass.
Lors d'une mission de reconnaissance, "Abdhullah" a eu une jambe arrachée et l'autre grièvement blessée et malheureusement probablement elle aussi perdue. Cet homme a une fois encore montré que son courage n'était une vaine flagornerie des propagandistes. Après avoir rampé seul pour sortir de la zone minée il a ensuite été évacué par ses camarades sur plusieurs centaines de mètres sous les tirs ennemis.
Une nouvelle fois ces "putains de mines" aveugles, lâches et sournoises ont frappé un homme courageux dans cette guerre meurtrière comme tant d'autres, militaires mais aussi civils qui depuis 3 ans se battent et survivent sur le front.
A son arrivée à l'hôpital, Rafi avait perdu tellement de sang qu'un appel urgent à été lancé dans le réseau des donateurs qui se sont présentés aussitôt qux portes des urgences. Affaibli et amputé des 2 jambes, le volontaire afghan a continué à faire preuve d'une combativité et d'un moral exemplaires dès sa prise en charge hospitalière.
En 2014, j'avais partagé ici une interview éloquente de ce volontaire afghan venu offrir son courage et sa vie dans le Donbass. Aujourd'hui mes pensées vont vers lui, couché sur son lit de souffrances, mais entouré de tout l'amour de cette fraternité qu'il incarne dans le coeur de tous ceux qui le connaissent tel qu'il est : généreux dans ses actes, modeste dans sa personnalité et noble dans son âme.
Un autre combat l'attend désormais, long et douloureux, mais connaissant sa volonté et sa patience infinie, je ne doute pas un seul instant de sa victoire !
Certains comparent le volontariat pour les milices du Donbass aux brigades internationales de 1936 en Espagne. Certes la dimension antifasciste est toujours là 80 ans plus tard, mais les milices à Donetsk et Lugansk sont plus que cela pour la simple raison que leur dynamique n'est pas portée par une idéologie politique mais par un patriotisme qui vient soutenir la rébellion armée d'un"sens commun" selon la définition de Orwell, ce sentiment supra politique qui pousse un peuple à refuser une tyrannie où une injustice politique ou sociale.
Et ce que nous voyons se former aux confins de l'Occident et l'Eurasie est le réveil d'un peuple soutenu par des individus d'identité étrangères, mais qui partagent avec ses citoyens révoltés la conscience d'appartenir à une communauté de l'Etre naturelle et émancipée des définitions hors sol qu'elles soient celle du religieux, du politique, de l'ethnique, du culturel et bien évidemment de l'avoir qui vide de leur substance ontologique les populations de la Terre, en détruisant leurs corps sociaux intermédiaires.
Dans le Donbass, n'en déplaisent aux nationalistes qui cherchent à réduire leur patriotisme à un communautarisme revendiqué (religieux, ethnique, idéologique), nous pouvons observer des asiatiques, des caucasiens, des européens, des sibériens, des chrétiens, des musulmans, des animistes, ou bouddhistes, des communistes, des nationaux bolcheviques, des socialistes, des anarchistes etc... se réunir en brigades armées pour résister à l'hégémonie atlantiste des USA.
Ce patriotisme supra communautariste a cette immense force de dépasser les identités tout en conservant leurs forces respectives que les volontaires font converger au service d'une cause supérieure et commune, forgeant ainsi une fraternité militaire et humaine exceptionnelle et invincible.
Abdhullah, est un volontaire afghan de 36 ans, musulman venu dès les premiers combats rejoindre la milice du Donbass. Il incarne cette internationale des peuples natifs qui aujourd'hui, tout en se libérant de l'absolutisme des Etats du passé organise le vrai combat victorieux contre l'hégémonie criminelle du mondialisme de la marchandise.
Un beau guerrier avec une belle âme pour un belle cause !
Erwan Castel
"Je suis Afghan, de l’ethnie afghane. Je suis venu ici à mon initiative et de mon plein gré.
Beaucoup diront : « Que fait-il ici, va-t-en et occupe-toi de tes propres affaires, blablabla, etc. »
Mais en l’occurrence, ce qui s’est passé en Ukraine s’est également produit dans notre pays. Il y a environ 36 ans. Notre pays a été divisé en deux camps. L’un était aidé par l’Union Soviétique, l’autre par le monde entier avec les USA à leur tête. Malheureusement, nous avons perdu cette guerre, et les conséquences sont manifestes.
Regardez ce qui s’est passé en Afghanistan – combien de personnes sont mortes. Et pour ajouter l’affront à la blessure, ceux qui ont aidé les USA à l’époque, ont été automatiquement inclus dans les rangs des « Séparatistes ». C’est tout. Et la majorité, presque la totalité sont morts.
Je me suis retrouvé en URSS en 1985, dans le cadre d’un accord bilatéral entre l’URSS et l’Afghanistan. J’ai fait ma scolarité à la Boarding School 9 de la ville de Volgograd. Fondamentalement, j’ai reçu une bonne éducation soviétique. Une éducation soviétique.
Et si ils commencent tous à dire : « Il est pro-russe, il est pro-russe, pro-ci ou pro-ça » : croyez-moi, en réalité, nous avons eu de sérieux problèmes avec les nouvelles autorités russes démocratiques. Nous étions traités en étrangers.
Je ne suis pas venu ici pour le gouvernement russe ni pour aucun autre gouvernement. Je suis ici pour les Slaves, pour ce peuple, le peuple le plus amical qui soit, peuple qui est malgré ça victime d’une campagne d’extermination.
Nous [les Afghans,] on nous a « réglé notre compte »? Pas tout à fait, mais ils l’ont presque fait. Et maintenant ils sont venus faire la même chose aux Slaves. C’est ici qu’ils doivent être arrêtés.
Vous voyez, tous ces gens, qui pensent soutenir la cause juste, on leur montre des atrocités, on leur montre comment des gens portant la croix de St. George [décoration russe] violent, tuent. Ce sont des saboteurs. Comment ils tuent quelqu’un. On leur montre ça. Ils le regardent, et croyant en ce qu’on leur montre, ils viennent nous attaquer. Ils nous combattent, et ils pensent que leur côté est le bon côté. La même chose, exactement la même chose a été faite en Afghanistan. Exactement la même chose, comme une copie carbone. Vous comprenez ? Et maintenant, le problème n’est plus de savoir s’ils sont bons ou mauvais. Le problème est qu’ils restent ignorants du mal qu’ils portent sur leurs épaules. Ils ne savent pas ce qu’ils font.
[Rires] Ils me paient si bien que je dois mendier les cigarettes !
Je suis ici par ma propre volonté. Je ne tue pas des gens pour de l’argent. Je ne tue pas les gens pour de l’argent. Je suis ici par mes propres moyens.
Mes camarades, combattant à mes côtés, ce sont des Ossètes, des Russes, des Cosaques, des Kalmuks, des Iakoutes ... une famille entière de l’Union Soviétique combat à mes côtés ! Nous sommes l’union des tribus, comme auparavant, vous comprenez. Il y a même des Ukrainiens ici avec nous ! Vous ne pouvez pas diviser les gens comme ça !
Ce n’est pas comme si on était venus et qu’on avait commencé (la violence). Vous ne pouvez pas dire : « Oh, vous êtes tous venus ici et c’est à ce moment que les problèmes ont commencé. Personne ne vous veut ici. »
Ils [les Américains] ne veulent personne ici, pas les Slaves, personne !
Ces Ukrainiens, qui ont oublié leurs racines, ils ne se considèrent plus comme des Slaves. Mais même eux n’auront pas leur place ici ! Ils n’ont pas besoin de Slaves ici ! Ils ont besoin de ces types comme le vainqueur de l’Eurovision – et si vous êtes comme ça, vous serez bien installé, vous aurez un foyer ici. Personne d’autre ne sera toléré. Croyez-moi, regardez juste comment ils ont fait en Afghanistan !
Q: Ils feront la même chose ici qu’en Afghanistan ?
Avec des Slaves, ils feront bien pire. Car les Slaves, ils sont cette couche qui porte sa propre civilisation, son propre impératif de civilisation.
Et à sa racine, [cet impératif] est opposé à tout ce business, opposé à toute cette domination du monde. Ils ne veulent pas de Slaves. Vous comprenez ? Ils ne veulent pas leur esprit. Vous comprenez ? C’est comme ça.
Maintenant, ils disent que nous ne sommes que des mercenaires payés. Mais c’est exactement le contraire. Le côté ukrainien a essayé de m’enrôler, en me disant: « On paie bien, viens de notre côté. » Mais en fait, je suis un musulman, et je ne tue pas les gens pour de l’argent. Vous comprenez ?
C’est écrit dans le Coran que si quelque chose de mal se passe quelque part, tu dois essayer de t’y opposer. C’est écrit dans le Coran qu’on ne doit rien faire pour de l’argent – oui, on a le droit de faire du commerce.
On peut commercer, acheter, vendre, mais seulement dans les limites autorisées. On n’a pas le droit de faire des choses basses et abjectes – comme ce qu’ils font. Et c’est pourquoi je suis ici.
C’était attendu depuis longtemps. C’était attendu depuis longtemps, et en principe il n’y a rien de surprenant dans le fait que des musulmans prennent parti pour les Slaves maintenant. Parce que le monde s’est divisé en deux camps, et les petits pays, les petits Etats, ils ne peuvent plus vivre tout seuls. Ils doivent choisir un camp. Ils doivent s’associer à d’autres, et il n’y a pas tellement de choix. Ou bien les Slaves, ou bien l’Amérique, avec l’Angleterre.
Il y a aussi d’autres personnes qui disent: « Regardez, il y a la Syrie, il y a l’Irak. » Mais là-bas, à la fois le gouvernement et l’opposition ne sont que des marionnettes entre les mains des mêmes maîtres. Et c’est tout.
Et cette idée du Jihad qui a été créée au Moyen-Orient, il est bien facile de voir pour qui ils travaillent. Vous comprenez ? On m’a dit qu’il y a une journaliste charmante de l’Echo de Moscou qui décrit les choses comme si… elle a parlé de la manière dont « l’Islam radical », soi-disant, pour une raison ou pour une autre, plus ou moins, nourri par la Russie en quelque sorte. Mais la réalité est que du côté ukrainien, il y a des mercenaires qui tuent des gens pour de l’argent, et elle oublie commodément de le mentionner. Elle n’en parle même pas ! Et bien sûr, il est facile de deviner qui tire les ficelles. Il est facile de savoir qui donne le ton en ce qui concerne nos journalistes.
Nous étions tout récemment à Donetsk ; nous sommes allés à un magasin, et le propriétaire nous a dit: « Les gars, pas besoin de payer, prenez ce que vous voulez, prenez-le gratuitement, vous êtes nos seuls défenseurs. Vous êtes des gens bien! Continuez à nous défendre. Vous êtes les meilleurs ! » Mais on ne peut rien prendre gratuitement. Nous avons l’obligation de payer. Nous devons montrer que nous ne sommes pas des pillards, ni des tueurs, ni des voleurs.
Nous ne nous attendons pas à du favoritisme ; nous ne créons aucun problème. Nous sommes là, et nous voulons que tout le monde sache que nous sommes venus ici pour défendre cette terre même. Pour la protéger du mal qu’apportent ces pro-Occidentaux. Je veux signaler que notre terre a encore beaucoup d’hommes forts.
Le moment est venu de payer notre dette. Lorsque je suis venu étudier en URSS, j’étais nourri trois fois par jour, j’avais tellement de nourriture que 5 enfants [en Afghanistan] auraient pu se gaver. Le moment est venu pour moi de payer cette dette.
Il y a très longtemps, mon père – il est mort en Afghanistan. Il a été assassiné par des valets des Américains. Maintenant c’est le moment pour moi, son fils, de combattre leurs chiens. Et c’est tout.
Je voudrais leur dire ceci: « Ne craignez rien, nous sommes tous avec vous, tous à vos côtés, Russes, Ossètes, Tchétchènes, Afghans, nous sommes tous là, juste à côté de vous, comme une même et grande famille. »"