L'Arménie ce pays courageux à la croisée des empires russe, ottoman et perse est une nouvelle fois victime du cynisme occidental qui plie, se soumet aux ambitions impérialistes étasuniennes et aux intérêts des étatismes capitalistes devenus les rouages asservis de la ploutocratie mondialiste.
Alors que les pays occidentaux pour se lancer dans un guerre à mort contre la Russie (pour le moment par proxy ukrainien) décidée par Washington soutiennent un pouvoir néo nazis menant bombardements et épurations ethniques contre les populations russes d'Ukraine. Mais quand ils s'agit des arméniens, ces démocraties "droitdemhommidtes" regardent ailleurs lorsque les chrétiens de l'Artsakh et d'Arménie se font massacrer, sauf lorsqu'il s'agit d'acheter du pétrole auprès du régime agresseurc de Bakou qui regarde en riant leurs sanctions aller vers la Russie et augmenter ses exportations de pétrole....
Et les meilleurs alliés de Erevan sont ici la Fédération de Russie et la République islamique d'Iran où vivent en paix 600 000 arméniens et qui l'aident à contourner le blocus de Washington.
Cet Occident est bien l'incarnation de l'amoralité la plus abjecte...
Dernière minute :
La Turquie (OTAN) accuse l'Arménie d'être responsable des affrontements avec l'Azerbaïdjan (allié d'Ankara), l'OTSC ne semble pas très chaude pour partir dans une aventure militaire où la Turquie pourrait être partie prenante. Quant à la Russie qui est focalisée sur le conflit ukrainien (et quelque peu "en panne" depuis fin août), cela m'étonnerait qu'elle se lance tête baissée dans ce qui apparat un piège qui lui est tendu pour disperser ses forces sur un deuxième front au moment où elle veut les concentrer sur le premier.
Pour l'Arménie il ne lui reste que la capitulation de l'Artsakh à moins que du côté de l'Iran...
(Publié sur VK le 14 septembre)
Alors que la guerre russo-ukrainienne s`intensifie, ce volcan du.Caucase qu`est la région du Haut Karabagh vient de se réveiller à nouveau.
Dans la nuit de violents affrontements ont eu lieu entre l`Arménie et l`Azerbaïdjan : pillonnages d'artillerie et assauts terrestres ayant provoqué de nombreuses pertes des 2 côtés (le 1er ministre arménien Pashenyan déplore 105 soldats tués).
Les affrontements se dérouleraient dans la région du corridor de Zangezur, qui relie l'Arménie à l'Iran mais sépare la région azérie du Nakhitchevan du reste de l'Azerbaïdjan. Ce corridor est l'objectif du pouvoir de Bakou depuis qu'il a réactivé la guerre du Haut Karabagh en novembre 2020.
La situation est confuse, une patrouille de casques bleus russes aurait été attaquée par des soldats azéris. De son côté l'Iran déploie des forces militaires sur sa frontière avec l'Azerbaïdjan.
Pour le moment Erevan et Bakou se rejettent la responsabilité de ce nouvel embrasement militaire.
Ce matin à 6h00, des forces spéciales israéliennes ont donné l'assaut au moment où des milliers de musulmans se rassemblaient pour la prière du matin, portant leur attaque sur le mont du Temple jusque dans l'enceinte de la mosquée El Aqsa !
Peu importe les motivations sécuritaires qui seront mis en avant par la dictature sioniste, car attaquer un lieu de prière quel qu'il soit ne peut en aucun cas ramener l'ordre dans une région déjà secouée depuis des générations par des conflits intercommunautaires meurtriers (et ici il s'agit en plus d'un haut lieu sacré de l'Islam).
Dans un contexte déjà historiquement gravissime avec le conflit russo-ukrainien et toutes ses connexions internationales, le pouvoir israélien, en plein Ramadan choisit de provoquer la communauté palestinienne avec une extrême violence.
En Palestine occupée, ce volcan qui ne s'est jamais endormi depuis plus de 70 ans risque d'exploser à nouveau et dans une tectonique géopolitique mondiale devenue suicidaire.
Comme pour Kiev, nous observons à Tel Aviv un pouvoir menant une politique de terreur, instrumentalisant des communautarismes blessés pour mieux servir les intérêts d'un capitalisme mondialiste amoral.
A côté des incendiaires qui soutiennent l'hégémonie sioniste, certains idiots en regardant l'attaque de la mosquée El Aqsa, diront : "c'est leur problème pas le mien" d'autres diront certainement "rien à foutre de ces musulmans palestiniens" etc... tout comme pendant 8 années de terreur ukrainienne dans le Donbass l'immense majorité des populations avilies dans leur individualisme consumériste ne savaient même pas situer la Mer Noire sur une carte, jusqu'au jour où...
La région du Levant tout comme celle de la Mer Noire sont des poudrières internationales depuis que leurs atouts commerciaux sont devenus au fil de l'Histoire des empires des enjeux énergétiques et, aussi bien la crise sanitaire du Covid que le conflit russo-ukrainien nous ont démontré ces dernières années que la mondialisation nous rend plus que jamais dépendants les uns des autres et à la merci de ce que Edward Lorenz appelle "l'effet papillon".
La politique mondialiste montre une nouvelle fois sa stratégie du chaos, divisant pour mieux régner avant de jeter de l'huile sur le feu, et embraser des régions entières pour le plus grand plaisir de son complexe militaro-industriel...
Soutien total aux palestiniens ainsi qu'à tous ces peuples - et quelles que soient leurs identités religieuses, ethniques ou politiques - qui souffrent et luttent contre cette ploutocratie mondialiste criminelle !
Erwan Castel
Certains évoquent des jeunes palestiniens ayant jeté dans la rue des pierres sur des juifs se rendant eux aussi à la prière (cette année, le Ramadan coïncide avec la Pâques juive).
Mais qu'est ce qui peut justifier une telle répression aussi aveugle et disproportionnée? :
Aujourd'hui 8 mars est célébrée la journée de la Femme, et permettez au coeur de cette actualité brûlante ce message d'amour et d'admiration pour celles qui sont à mes yeux au coeurs des tempêtes humaines les hautes gardiennes de la Vie, des Traditions et de l'Espérance humaine.
Appeler la Femme "le sexe faible" est certainement une des pires inepties véhiculées par cette phallocratie monothéiste occidentale qui a infecté les mentalités européennes malgré quelques exceptions (qui confirment la règle) tel que le culte marial et le mythe de Jeanne d'Arc par exemple.
Souvent reléguées dans l'histoire des guerres occidentales à un rôle passif ou ignoré, les femmes se révèlent au contraire des combattantes à part entière, et plus encore ! car leur dimension féminine et maternelle leur confère la puissance symbolique de ce pourquoi l'Homme se bat jusqu'au sacrifice suprême, pour son sanctuaire et sa liberté !
Depuis que je suis arrivé dans le Donbass, les femmes croisées dans les quartier bombardées ou dans les tranchées ne m'ont pas seulement impressionné par leur élégance naturelle mais surtout par leur courage et leur amour de cette terre noire trop souvent rougie du sang de ses enfants, et je comprends pourquoi les mythes grecs à l'origine de ce mythe fondateur situent souvent le peuple des Amazones sur ces rives septentrionales de la Mer Noire où depuis huit années les filles de la Novorossiya ressuscitent leur légende avec une bravoure qui n'a pas à rougir de celle de leurs ainées de l'Armée rouge s'étant déjà levées il y 3 générations seulement contre la folie du nazisme.
La terre de Novorossiya berceau des Amazones légendaires Hercule contre les Amazones, vase grec VIème siècle avant JC
Si la guerre est souvent considérée comme une "affaire d'hommes", il ne faut pas cependant négliger le place des femmes dans l'Histoire militaire des peuples... Au contraire car la Femme est non seulement le symbole vivant du sanctuaire défendu, mère, compagne ou fille du guerrier, mais aussi se révèle une participante essentielle à l'effort de guerre. Et lorsqu'on regarde de près les révoltes, révolutions et guerres non seulement on y observe des femmes mais nombre d'entre elles y jouent un rôle décisif et symbolique dans l'écriture en lettres de sang des pages héroïques d'une aventure humaine malheureusement douloureuse.
En 2014, lorsque la guerre s'abat sur le Donbass, elles sont nombreuses les mères, les sœurs et les filles qui de Donetsk et Lugansk vont ramasser une arme, une trousse de secours, un sac de munitions et de vivres et se porter, sans ciller au devant de la folie blindée ukrainienne détruisant leurs foyers.
Ilona Bonevich, indicatif « Bonja » en 2014, cette femme commande une unité
spéciale, blessée au feu, deux fois décorée… avec le groupe du commandant Givi
et un effectif de 120 miliciens seulement elle va défendre la ville d'lliovaïsk, attaquée
par plusieurs bataillons blindés ukrainiens appuyés par des bombardements.
Devant la farouche résistance de cette poignée d'amoureux de leur terre, l'ennemi,
dépité, avait fini par battre en retraite, estimant leurs forces... à 3500 hommes !
Ouvrières, infirmières, ambulancières, messagères, mais aussi combattantes, ces femmes d'honneurs sont souvent présentes dans la tourmente, de l'arrière du front jusqu'au coeur des batailles, et leurs actions n'a rien à envier au courage et à l'héroïsme de leurs frères d'armes aux côtés desquels sont défendus avec courage les valeurs, les traditions et les libertés d'un peuple d'Europe menacé depuis 8 ans par une dictature ethnocentrée et génocidaire aux ordres d'une puissance étrangère.
Et à l'heure où les villes de la République Populaire de Lugansk, Severodonetsk et Lisichansk sont sur le point d'être enfin libérées par les forces républicaines appuyées par "le vent du Nord" mes pensées vont vers ces adolescents du "Bataillon de la jeune autodéfense" qui, en août 2014 se sont sacrifiés pour permettre aux milices d'échapper à l'encerclement et se replier vers une ligne de front qu'elles tiendront jusqu'à aujourd'hui :
Cette adolescente s'était portée volontaire avec ses camarades pour
défendre leur ville de Lisichansk en août 2014 : 72 jeunes, et sans
entraînement militaire, âgés de 16 à 18 ans dont 24 filles avaient formé
le "Bataillon de la Jeune autodéfense". Ils vont réaliser l'impensable:
résister pendant 2 jours face à 2000 soldats ukrainiens appuyés par
des blindés et de l'artillerie. 18 d'entre eux vont mourir pour leur terre
dont cette jeune fille héroïque, d'autres nombreux seront blessés et
certains réussiront même à échapper à l'encerclement et rejoindre les
rangs de la milice de Lougansk. Mémoire éternelle pour ces héros !
Aujourd'hui les femmes du Donbass, comme leurs sœurs palestiniennes, syriennes, yéménites, arméniennes, kurdes ... sont dans leur fidélité au passé un exemple universel pour l'avenir des peuples, de leurs dignité et Liberté.
En effet, depuis la nuit des temps, la Femme est en première ligne pour défendre ce foyer qu'elle incarne jusque dans son ventre, et de rentrer ainsi dans la légende héroïque des nations: de l'égyptienne Ahhotep, à Geneviève de Galard, l'ange de Dien Bien Phu, en passant par Zenobie la syrienne, Bodicea la celte, Hangaku Gozen la japonaise, Jeanne d'Arc la française, Anne Bonny l'anglaise, Animatou de Zaria l'africaine, Calamity Jane l'américaine, Phûlan Devî, l'indienne, Sophie Magdalena Scholl l'allemande, Laskarina Bouboulina la grecque, Rosa Luxembourg, Louise Michel, Marie-Claude Vaillant-Couturier; Lucie Aubrac, Marie, Dolores, Anne, Françoise, Greta et tant d'autres combattantes connues ou inconnues mais tellement nombreuses dans l'Histoire qu'il manquerait d'étoiles dans le ciel pour nommer toutes ces héroïnes...
Mais ici, dans ce Donbass en guerre j'avoue que les femmes sont exceptionnelles de courage, d'abnégation et de sacrifices pour leur pays et leur peuple, résistant avec une résilience incroyable à 8 années de guerre et de bombardements à caractère génocidaire.
Peut-être sont-elles portées aussi - et certainement - par cet héritage des femmes slaves en général et russes en particulier, qui se sont engagées massivement aux côtés des hommes pendant les guerres de leur Histoire et notamment aux XXème siècle où des unités complètes leurs ont même été consacrées, comme le "bataillon de la mort" et ses 2000 volontaires déployées sur le front germano-russe, pendant la Première Guerre Mondiale.
Mais c'est surtout durant la Grande Guerre Patriotique de 1941 à 1945 que, répondant au principe de l'égalité marxiste-léniniste de l'égalité citoyenne des milliers de femmes russes s'engagèrent dès 1941 dans les rangs de l'armée rouge régulière mais aussi dans ceux des partisans. Ces femmes s'engagèrent comme auxiliaires bien sûr mais aussi tankistes, snipers, aviatrices, et elles furent plus d'1 million a combattre sur le front russe pour défendre la Mère Patrie, soit 8% des effectifs totaux engagés pendant le conflit !
Aujourd'hui les filles de la Novorossiya ont prouvé qu'elles sont dignes des mythiques amazones ou des héroïques combattantes de l'Armée Rouge; défendant avec un courage exemplaire la terre de leurs ancêtres et de leurs enfants !
Certains sourires se sont éteints mais leurs regards continuent à briller dans le ciel de nos mémoires :
En cette journée du 8 mars, j'adresse mon admiration à toutes les femmes qui sont le vrai coeur des hommes et en particulier à celles qui sont au coeur des combats menés pour leur terre dont elles sont les gardiennes éternelles !
Je voulais offrir à toutes ces filles, sœurs, compagnes, mères et "babouchkas" de la Novorossiya, cet hommage, mais je m'aperçois avec tristesse que mes mots ne sont que le misérable écho de l'admiration que je porte à leur courage et leur dignité...
Aussi je me retire, laissant mon coeur leur adresser en silence ma reconnaissance éternelle pour le noble exemple qu'elles nous offrent...
Erwan Castel
"Ce pour quoi nous nous battons a plus de prix que nos vies !"
Alexandre Zakharchenko,
1er président de la République Populaire de Donetsk
Aux candidats à l'élection présidentielle française 2022.
Vous n'êtes pas sans savoir que l'Europe est au bord d'une guerre potentielle entre Russie et Ukraine, que le détonateur du Donbass menace de faire éclater et si je m'adresse modestement à vous aujourd'hui c'est parce que loin des délires et des fantasmes je suis depuis plus de 7 ans aux côtés du peuple du Donbass, sur cette tectonique géopolitique provoquée par le séisme organisé du Maïdan.
Certains me traitent de facho, de stalinien, de mercenaire, de rêveur ou de fou... peu importe et même tant mieux car cela prouve, s'il en était besoin, que je suis sans étiquette, sans maître, sans fanatisme et sans ambition autre que celle de servir au mieux la liberté des peuples contre les dictatures idéologiques, culturelles ou étatiques, et si besoin est, une arme à la main.
Mais ici, mon seul propos est d'interpeller votre responsabilité humaine et surtout votre éthique politique pour peser de tout vos poids et ensemble contre cette folie de Washington et de l'OTAN de vouloir s'emparer de territoires frontaliers de la Fédération de Russie (alors que cette même Maison Blanche interdit que des bases russes s'installent au large de ses côtes).
Je vous suggère de vous retrouver expressément dans une conférence de presse commune pour demander solennellement aux actuels dirigeants occidentaux et membres de l'OTAN, à commencer par Biden et Johnson, que la Paix des peuples soit placés au dessus des intérêts et que leur liberté de choisir leur destinée soit respectée comme la "décence commune" mais vos principes droitdelhommistes l'enseignent.
Cela demande, j'en ai conscience, de laisser de côté, le temps d'une déclaration commune, vos rivalités politiques, vos joutes électoralistes, vos dogmes idéologiques et vos égos personnels; mais, au regard de ce que vivent les enfants, les femmes et les hommes du Donbass depuis 8 années de bombardements, et de la menace grandissante d'une nouvelle offensive sur leurs cités et villages, mais aussi les autres pays d'Europe, cela n'en vaut-il pas la peine ?
Car j'écoute vos commentaires sur le sujet, vous les Zemmour, Mélenchon, Le Pen, Roussel, Lassalle, Asselineau, Kuzmanovik, Arthaud, Poutou and Co et j'observe que tous, vous défendez l'émancipation des pays européens face aux diktats du mondialisme militaro-industriel, et s'il est vrai que des nuances sensibles vous opposent, l'essentiel est cependant là dans vos beaux discours de campagne...
Alors chiche !
Montrez nous qu'en plus de vos qualités politiques qui vous ont mené jusque dans la lice électorale vous avez aussi des qualités humaines qui subordonnent toutes vos ambitions de mortels à l'espérance d'une paix éternelle entre les peuples.
Et chez ceux d'entre vous qui accepteront d'unir leur intelligence de coeur avec celles de leurs adversaires politiques, le public reconnaitra au milieu de ce fatras d'invectives et de quolibets qui déshonorent les débats actuels, ce qui fait la grandeur de la fonction politique dont vous briguez la plus haute responsabilité nationale.
Recevez mesdames et messieurs les candidats mes salutations polies, cordiales ou fraternelles, mais toutes respectueuses de la fonction que vous ambitionnez !
Unité aéroportée russe en route vers le Kazhakstan pour appuyer l'opération anti terroriste du gouvernement contre les émeutiers pro-occidentaux
Il est des moments où, passez moi l'expression "ça fait chier d'avoir raison". Lorsque beaucoup trop de personnes jugeaient le départ d'Afghanistan des forces étasuniennes d'humiliation pour Washington, j'avançais l'hypothèse qu'en réalité il ne s'agissait que d'une passation de commandement au cours de laquelle les faucons étasuniens confiaient la garde du chaos afghan à ceux qui avaient été le prétexte de leur intervention initiale en échange d'une exportation du terrorisme salafiste vers les pays non alignés de la région. Farouchement attachés à leur fantasme d'une déroute étasunienne en Asie Centrale, certains se sont moqués, d'autres m'ont même insulté ne supportant pas voir leur pensée unique misérable contestée.
Or qu'apprenons nous aujourd'hui des services de renseignements russes et kazakhstanais via Konstantin Kosachev, vice-président du Conseil de la fédération de Russie:
"Au Kazakhstan, des militants du Moyen-Orient et d'Afghanistan opèrent, ils ont déjà encerclé au moins deux emplacements des forces armées kazakhes déployées, leur offrant une résistance professionnelle et efficace. Et ce n'est plus une protestation civile et encore moins le cas intérieur du Kazakhstan. C'est une menace pour nous tous".
Et effectivement, d'autres sources confirment que parmi les membres des groupes armés en action contre le régime Kazakhstanais figurent des jordaniens, des irakiens, des syriens, et autres membres de l'organisation terroriste l'Etat Islamiste, et qui auraient pour beaucoup transité par l'Afghanistan pour venir servir le chaos mondialiste au Kazakhstan.
Aujourd'hui en Russie et dans sa zone d'influence, il n'existe quasiment plus de conflit, révolution ou même protestation sociale qui ne soit pas connecté et même souvent commandité et piloté par des agents étrangers occidentaux, c'est une réalité héritée de la guerre froide mais qui depuis 30 ans s'est intensifié et surtout radicalisé en modes opératoires de plus en plus violents.
Et pour éviter d'être taxé de "complotiste paranoïaque" je citerai ici un rapport de 2019 de la "RAND Corporation" ("Research ANd Development") qui est un think thank stratégique étasunien très influent, et qui proposait une liste d'actions prioritaires pour intensifier la déstabilisation de la Fédération de Russie, en soutenant ou fomentant contre elle et ses alliés des guerres hybrides :
Fourniture d'armes létales à l'Ukraine... Fait
Soutien aux terroristes en Syrie... Fait
Changement de pouvoir au Belarus... Echec
Aggravation des tensions dans le Caucase du Sud... Fait
Diminution de l'influence russe en Asie centrale... En cours.
Provoquer la présence russe en Moldavie... Attendu.
Et les tensions entre Moscou et Washington s'aggravant chaque jour depuis le Maïdan, il est plus que vraisemblable que nous assistions à une recrudescence d'actions violentes organisées autour de la Russie (voire même sur son territoire) dans toute sa zone d'influence, comme aujourd'hui dans le Kazhakstan.
Evolution de la situation au Kazakhstan :
Pour ce qui est de l'évolution de la situation, les forces de sécurité kazakhstanaises sont à priori en train de reprendre le contrôle du terrain, appuyées par les premières unités d'une force de maintien de la Paix internationale envoyée, à la demande du gouvernement d'Astana, par la Russie, le Belarus, l'Arménie, le Tadjikistan et le Kirghizistan, membres avec le Kazakhstan de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective.
6 janvier 2022 à Alma Ata (Almaty), de violents combats
avec armes de guerre opposent les émeutiers à des forces de
sécurité qui nettoient la ville rue après rue, étage après étage.
6 janvier 2022, arrivée des forces russes au Kazakhstan,
par gros porteurs Il 76 et qui sont immédiatement dirigées
vers les points sensibles pour en assurer la sécurité.
Dans Alma Ata (Almaty) les combats entre les forces de sécurité et les émeutiers se poursuivent au milieu de quartiers dévastés par les pillages organisés, et le bilan provisoire très lourd révèle bien une organisation, un équipement et même des tactiques du côté des manifestants qui excluent définitivement la thèse d'un soulèvement populaire spontané :
18 tués et 748 blessés parmi les forces de l'ordre !
30 morts parmi les émeutiers selon le siège de la coordination indépendante,
2298 arrestations, des centaines d'armes saisies,
Après s'être fait initialement surprendre par la tempête de violences jaillissant des manifestations, malgré le limogeage immédiat du gouvernement, la diminution du prix du gaz liquide et son plafonnement, le pouvoir a engagé une riposte à la hauteur des attaques et des pillages subis et qui ont visé autant les structures gouvernementales que la population dot des centaines de magasins, lieux publics, centres culturels etc. ont été pillés et saccagés.
A Alma Ata une équipe de journalistes a été mitraillée a essuyé les tirs d'émeutiers qui ont tué leur chauffeur et blessé un reporter. Ailleurs dans la ville c'est le Directeur adjoint de l'académie des frontières qui a été tué ainsi que plusieurs cadets.
Si les forces de sécurité ont repris le contrôle de nombreux carrefours urbains et bâtiments, la situation reste difficile car de nombreux groupes d'émeutiers organisés continuent de résister et ont bloqué certains quartiers d'Almaty où des fusillades et des explosions continuent jour et nuit (là aussi la logistique militaire des manifestants révèle une préparation bien antérieure aux événements, voire une aide extérieure comme l'observe ci dessus Konstantin Kosachev). Ailleurs, des manifestations ont repris, comme par exemple à Aktau (A l'Ouest sur les bords de la Mer Caspienne) où les manifestants bloquent la route de l'aéroport.
Ici devant le parlement régional d'Aktiobé (Au Nord Ouest du pays)
une voiture bélier (certainement conduite par un de ces "manifestants
pacifiques" récemment évoqués par l'Union Européenne) fonce sur les
forces de l'ordre, qui ne tirent même pas, blessant un policier qui est ensuite
tabassé au sol. Il ne manque plus qu'un BHL, chemise blanche et tignasse au
vent, applaudissant ces "glorieux manifestants pacifiques portant les valeurs
de la démocraties au coeur d'un dictature sanguinaire" (Maïdan 2014) pour
signer ce nouveau simulacre de révolution populaire aux portes de la Russie.
L'Etat major qui dirige l'Etat d'urgence appliqué à tout le pays et coordonne l'opération antiterroriste a annoncé que "ceux qui refusent de déposer les armes seront détruits". Dans la capitale Nur Sultan (ex Astana) les bâtiments gouvernementaux sont désormais sécurisés au maximum
Les forces de réaction rapide des pays de l'OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective) dont l'assistance urgente a été demandée par le président Kassym-Jomart Tokaïev continuent d'être déployées sur les centres névralgiques du pays (dépôts, centres industriels, aéroports, stations de communications...). 5000 parachutistes russes sont déjà arrivés, d'autres unités russes mais aussi belarusses, kirghizes, arméniennes et tadjikes viennent renforcer ces casques bleus dont la mission de maintien de la paix durera "aussi longtemps que nécessaire".
Vraisemblablement, lorsque l'Etat de droit sera rétabli et que les réseaux et soutiens étrangers des manifestations auront été prouvés, le Kazhakstan va entrer dans une nouvelle période géopolitique dont le premier acte sera de foutre à la porte du pays toutes ces organisations du soft power étasunien que la cupidité de Nazarbaiev a laissé venir semer leurs graines subversives russophobes.
Quand aux parrains occidentaux et leurs larbins ukrainiens, je ne doute pas un seul instant qu'ils poussent des cris d'orfraie dès qu'apparaitront le visage tuméfié d'un émeutier kazhak, ou les casques de soldats russes protégeant un carrefour...
Peu importe, le Kazhakstan ne rejoindra pas leur funeste tableau de chasse et mieux encore il est devenu un avertissement pour toute nouvelle tentation mondialiste du côté du Belarus ou de l'Ukraine par exemple...
Tout d'abord il est important de rappeler quelques données concernant cet immense pays d'Asie centrale, qui est une autre ex-république soviétique devenue indépendante en 1991 et qui présente des enjeux géo-stratégiques majeurs :
Un monstre géographique : 2 724 910 km2, (9ème plus grand pays) mais avec une faible densité démographique (20 millions d'habitants) et sans accès maritime ouvert.
Une frontière immense avec la Russie: 6846 km.
1533 km de frontière avec la Chine
Production pétrolière croissante (14e rang mondial)
Des réserves minières mondiales exceptionnelles :
1er producteur mondial d'uranium,
8% des réserves ferreuses mondiales,
2ème réserve mondial de manganèse,
30% des réserves mondiales de chrome,
9ème producteur mondial de charbon,
mais aussi producteur de potassium...
Une production agricole importante:
Exportation de céréales et bétail
Une diversité identitaire complexe:
70 % de kazhaks (majoritairement musulmans)
20¨% de russes essentiellement au Nord.
Abrite Baikonour, la principale base spatiale russe.
En plus de ses atouts économiques le Kazhakstan représente un maillon stratégique vital à la stabilité sécuritaire méridionale de la Russie au carrefour d'une ligne stratégique Nord Sud, (comme l'Ukraine sur le flanc occidental est au carrefour d'une ligne stratégique Ouest-Est) et à laquelle ici il faut rajouter un enjeu identique la Chine, le Kazhakstan, carrefour majeur de ses nouvelles routes de la soie.
La Russie ne peut donc se permettre de voir le Kazakhstan devenir comme l'Ukraine un porte avion continental opérant dans sa zone d'influence économique et sécuritaire vitale, Et dans le contexte catastrophique généré par le Maïdan et celui, très critique, des relations Est-Ouest que la crise ukrainienne a provoqué, il est évident que cette fois la réaction russe sera immédiate et radicale pour éviter un nouveau chaos sur son flanc Sud.
Rappel des faits
Régulièrement le Kazhakstan, malgré une croissance économique constante depuis son indépendance, est en proie à des troubles sociaux économiques comme dans tous ces régimes oligarchiques qui ont pris en otage nombre des anciennes républiques socialistes soviétiques qu'ils ont racheté aux enchères de Gorbatchev. Mais on observe aussi de plus en plus souvent un parasitage de ces mouvements populaires par des forces subversives occidentales qui tentent de réorienter leurs revendications socio-économiques vers un changement de pouvoir radical au profit du bloc atlantiste, grâce notamment au "Soft power" des Organisations "Non Gouvernementales" étasuniennes de la nébuleuse subversive Soros que finalise le "Hard power" des factions extrémistes entrainant des foules vers des "révolutions colorées" et autres coups d'état violents.
Le 1er janvier, le prix du carburant (gaz liquide) a doublé,
Le 2 janvier des manifestations éclatent, notamment à Mangistau et Almaty,
Le 4 janvier, des heurts violents éclatent entre manifestants et force de l'ordre,
04 janvier 2022, violents heurts entre les policiers et
manifestants près de la place Astana dans Almaty
04 janvier 2022, les manifestants repoussent les
forces de l'ordre hors du centre de Almaty
Le 5 janvier, le gouvernement est limogé et l'état d'urgence instauré à Mangistau et Almaty, puis en soirée à l'ensemble du pays.
Quand protestation populaire rime avec révolution colorée
Aujourd'hui s'il est encore trop tôt pour tirer conclusions et perspectives de ces nouvelles agitations déstabilisant encore un pays frontalier de la Fédération de Russie, on peut toutefois relever que le Kazhakstan est courtisé depuis plusieurs années par les faucons de guerre de Washington car, contrôler ce pays qui est à la fois un carrefour stratégique des nouvelles routes de la soie chinoises et un glacis du flanc méridional russe, permettrait à Washington de se positionner avantageusement face à Moscou et Pékin.
Il ne s'agit pas pour moi de prendre parti dans une vision manichéiste pour telle ou telle force politique de pouvoir ou d'opposition mais de mettre en perspective régionale les enjeux et les menaces que représente le contrôle de ce maillon essentiel de l'Asie centrale qui à la jonction de l'Asie, de l'Eurasie et même dans sa partie occidentale de l'Europe.
Parmi les points communs existant entre le Kazakhstan et l'Ukraine, en dehors des enjeux et menaces géo-stratégiques déjà évoquées, c'est le profil oligarchique délétère du pouvoir en place dans lequel beaucoup d'anciennes républiques socialistes soviétiques ont sombré après leurs indépendances en 1991.
Ces ploutocraties post soviétiques capitalistes, amorales, d'une part organisent des pouvoirs élitistes, corrompus et autoritaires hautement impopulaires et d'autre part ouvrent par cupidité leurs pays aux pires organisations d'influence occidentales dont les agendas hégémonistes sont de soumettre les "pays non alignés" à un Nouvel Mondial lui aussi ploutocratique.
1 / Un travail de sape occidental à long terme :
Le président oligarque Nazarbaïev qui a organisé le pouvoir oligarchique au Kazakhstan, a ainsi ouvert les portes de son pays aux officines étasuniennes officielles ou mercenaires qui ont opéré sous couvert d'aides économiques ou de partenariats culturels un conditionnement des mentalités à une russophobie graduelle:
Au lendemain de la braderie criminelle de l'URSS réalisé par Gorbatchev, les USA se sont précipités vers les républiques d'Asie Centrale, plus abandonnées à elles mêmes face à des défis modernes que sereinement accompagnées dans la construction de leurs indépendances. Les proies principales du Nouvel Ordre Mondial dans la région sont l'Ouzbékistan, le Kazakhstan et l'Afghanistan où Washington a finalement confié la garde du chaos aux talibans.
Voici quelques exemples des reptations subversives étasuniennes réalisées au Kazakhstan depuis 30 ans :
En 1992, en échange d'un accord commercial important avec Washington le Kazakhstan est approché par l'OTAN et rejoint le Conseil de coopération Nord-Atlantique piloté par l'Alliance militaire.
En 1993, sous couvert des programmes de désarmement nucléaire et chimique, Washington a fourni plus de 200 millions de dollars au Kazakhstan pour y implanter des ressources d'assistance technique.
En 1993, les USA implantent au Kazhakstan l'USAID (l’agence américaine pour le développement international) qui depuis va investir près de 2 milliards de dollars dans l'assistance technique et les investissements vers l'économie de marché mondial.
Depuis 1993, sous couvert de programme de santé publique (SIDA par exemple), les USA soutiennent et financent l'émergence de ONG kazakhstanaises droitdelhommistes connectée aux réseaux Soros and Co comme "US Peace Corps" par exemple.
En 1994, sous couvert de programmes scientifiques, les USA implantent au Kazhakstan "International Science and Technology Center" et le "Global Initiatives for Proliferation Prevention" pour décider des partenariats technologiques possibles.
En 1995, le Kazhakstan participe au Programme du Partenariat pour la Paix (PPP) de l'OTAN pour lequel il participe depuis à des exercices conjoints annuels de maintien de la paix, avec conseillers militaires étasuniens.
En 1998, est créée une chambre de commerce américano-kazakhe qui a depuis accompagné l'implantation de plus d’une centaine de compagnies américaines au Kazakhstan
En 2001, sous couvert de programmes antiterroristes les USA mettent en place un partenariat stratégique avec le Kazakhstan qui soutient logistiquement l'intervention occidentale en Afghanistan en ouvrant notamment ses bases à l'OTAN.
En 2002, sous couvert de programme de développement des petites entreprises à l'économie de marché, Washington qui soutient son adhésion à l'OMC signe avec Astana un partenariat pour le développement des affaires.
En 2003, sous couvert de luttes anticorruption, les USA mettent la pression sur le pouvoir Kazhakstanais qui soutient alors l'intervention et la politique étasunienne en Irak jusqu'à y envoyer un contingent symbolique.
En 2003, USA et Kazhakstan s'engagent pour amorcer une coopération militaire avec la formation des forces spéciales, la modernisation de la flotte en Mer Caspienne, l'échange d'informations antiterroristes avec l'OTAN etc.
En 2005, en échange de programmes bilatéraux militaro-industriels, les USA soutiennent la réélection (3ème mandat) du président Nazarbaïev lequel donne son accord à Georges W Bush pour relancer le partenariat stratégique.
En 2006, on dénombre 360 associations d'entreprises américano-kazhakstanaies, faisant des USA le premier investisseur étranger, dans le pétrole et le gaz (11 milliards de dollars), le service aux entreprises, les télécommunications et l’électricité.
En 2007, les USA en échange de leur soutien à la candidature du Kazhakstan pour la présidence de l'OSCE engagent des programmes de normalisation administrative et implantent des conseillers dans l'appareil d'Etat.
En 2008, les USA créent un "Centre culturel américain" à Almaty ainsi qu'un "Information Ressource Center" à Astana et parallèlement accueillent dans leurs universités 1456 étudiants kazakhs,
En 2009, sous couvert du programme nucléaire iranien, Barak Obama et Nazarbaïev envisagent d'implanter une banque nucléaire civil intermédiaire sous contrôle occidental au Kazakhstan pour contourner la proposition russe.
En 2015, le Kazhakstan devient membre de l'OMC...
Etc...
Malgré cette stratégie d'infiltration où apparaissent clairement les intentions subversives pro-atlantistes, les occidentaux n'ont pas vraiment réussi à minimiser les relations du Kazhakstan avec la Russie qui reste son premier partenaire historique, économique et politique, surtout depuis la démission du président Nazarbaiev et son remplacement en 2019 par un président Tokaîev qui, bien que poursuivant le système oligarchique de son prédécesseur, semble être beaucoup moins attiré par les miroirs aux alouettes occidentaux.
2 / Une crise qui arrive à point nommé pour Washington
Le chaos qui vient d'éclater au Kazakhstan suite à la décision irresponsable du gouvernement d'accepter une inflation inadmissible des prix des carburants profite surtout aux occidentaux qui depuis plusieurs semaines sont engagés dans un bras de fer critique avec Moscou autour de l'Ukraine et de l'OTAN.
De là à imaginer la main de Washington derrière cette éruption kazhakstanaise il n'y a qu'un tout petit pa qui se rapetisse chaque jour surtout si on considère que ces émeutes interviennent sur les frontières russes à quelques jours seulement de négociations Est-Ouest qui s'annoncent difficiles, et qui ont germé dans les villes majoritairement kazakhes où précisément sont implantées la plupart des ONG étasuniennes et pro occidentales
Plusieurs indices immédiats font penser qu'il y a "anguille sous roche" comme par exemple :
Des manifestations apparues dans la communauté kazakhe sous influence occidentale,
Des slogans anti-russes alors que la communauté russe est située au Nord du pays,
La couverture immédiate des émeutes par la BBC, Voice of America ou Radio Liberty,
Une coordination des manifs par le canal NEXTA contrôlée par les services polonais,
Etc.
Et certains d'évoquer, sans pouvoir à ce stade le confirmer, la figure de Mukhtar Ablyazov, un opposant au régime précèdent de Nazarbayev et aujourd'hui réfugié politique en France qui se révèle être autant un agitateur politique qu'un escroc international ayant détourné des milliards de dollars, commandité des assassinats, au point d'être inscrit dans la liste rouge d'Interpol et d'avoir plusieurs mandat d'arrêt internationaux sur sa tête. Mais la France cette pute droitdelhommistes sélective, lui a accordé l'asile politique pour la simple raison qu'il est un opposant politique au régime "non aligné" du Kazhakstan !
Le président Kassym-Jomart Tokaïev qui succéda à Noursoultan Äbichouly Nazarbaïev; le 1er président du Kazhakhstan indépendant (29 ans de mandats renouvelés) a mené un contre feu radical et sur deux directions pour tenter de stopper lette crise explosive:
En limogeant le gouvernement et inversant la flambée des prix du carburant il sanctionne une gestion économique suicidaire et entend la colère de la population.
Puis, en engageant une répression policière sévère à l'encontre des fauteurs de troubles et des casseurs, il entend également maintenir l'Etat de droit dans le pays.
Et surtout en menant cette double réaction à la fois autoritaire et consensuelle il sonde les manifestants pour définir si leurs revendications socio-économiques somme toute légitimes après une hausse de 100 % des prix du carburant ne cachent pas en réalité le projet plus radical de réaliser un coup d'Etat pur et simple au profit d'intérêts étrangers.
Le fait est que loin de se calmer, malgré le limogeage du gouvernement, les manifestants se radicalisent à la fois dans des violences de plus en plus chaotiques et des discours de plus en plus russophobes.
Ainsi en cours de journée, de nouvelles revendications exigeaient ;
La démission de l'ensemble de l'appareil d'Etat et du pouvoir présidentiel,
La création d'un gouvernement intérimaire composé de manifestants actifs,
La tenue de nouvelles élections.
Mais aussi, et très éloignées de la crise des prix du carburant :
Le retrait du Kazakhstan de toutes les alliances avec la Russie,
La qualification de la période soviétique comme de crime contre ses pays satellites,
La libération de tous les prisonniers politiques.
Pour celles et ceux qui se souviennent des revendications du Maïdan en janvier et février 2014 évoluant d'une revendication socio-économique vers un discours politique russophobe, ils e peuvent que constater que celles des émeutiers du Kazhakstan en sont l'exacte copie, conforme à la même dictée étasunienne.
Dès lors, il apparait clair que ces manifestations, même si elles ont une dimension initiale populaire et sincère se sont transformées en cheval de Troie pour mener un nouveau "chaos constructif" pour reprendre le terme cher aux faucons américains dans leur stratégie de renversement des pouvoirs non alignés et surtout ceux qui disposent de ressources naturelles vitales importantes ou qui font partie de la zone d'influence économique et sécuritaire russe. Or le Kazakhstan coche ici à toutes les cases pour devenir une privilégiée d'un Nouvel Ordre Mondial réactivant à pleine vitesse une Guerre Froide 2.0.
Le mode opératoire, les images des affrontements, les revendications russophobes jusque dans le déroulement de la crise rappelle étrangement la crise du Maïdan par laquelle l'Europe a replongé dans une nouvelle confrontation Est-Ouest exponentielle et très dangereuse pour la paix régionale mais aussi mondiale.
Mais aujourd'hui cet autre feu kazakh allumé aux portes de la Russie, si il a la même couleur et odeur il présente des différences importantes qui d'ailleurs confirment l'hypothèse qu'il est bien prémédité et télécommandé et semble pressé par un calendrier global immédiat qu'il veut rejoindre alors que son prédécesseur ukrainien était resté concentré à Kiev et avait mis 3 mois à germer.
Primo, si les troubles commencent effectivement à Janaozen puis Aktau, dans l'Ouest du pays, on les voit s'étendre beaucoup trop rapidement dans de nombreuses villes du pays pour qu'il n'y ait pas eu de préparation et coordination du mouvement.
Secundo, les violences éclatent après seulement 3 jours de manifestations et une retenue initiale des forces de l'ordre qui ont même préféré évacuer des centres villes, révélant également ici une coordination et une intention putschiste.
Tertio, tout comme sur le Maïdan avec les hooligans néo-nazis et autres paramilitaires bandérsistes, on voit ici des bandes armées locales (gangs mafieux kazakhs) initier également des émeutes et les attaques contre les représentants et bâtiments gouvernementaux.
Quarto, les émeutiers ont rapidement pris pour cible des bâtiments officiels, des gares de transport aérien ou ferroviaire dans des assauts aux tactiques et des coordinations obligatoirement préméditées depuis longtemps
Un premier bilan provisoire au 6 janvier faisant état pour la seule ville d'Almaty de 13 tués parmi les forces de l'ordre (dont 2 décapités) et plus de 300 blessés. Côté destructions, plus de 300 magasins ont été pillés et plusieurs bâtiments administratifs incendiés. Les dégâts occasionnés par les émeutiers dépassent déjà 92 millions de dollars.
3 / Une réaction russe immédiate, légitime et radicale
Alors que dans le Nord Est du Kazakhstan les populations russes et russophones qui sont plusieurs millions, lèvent des groupes d'autodéfense dans leurs régions, motivées par les slogans russophobes de plus en plus violents animant les émeutes en cours, le Kremlin, pour ne pas répéter les erreurs de 2014 où il avait laissé le Maïdan ukrainien dégénérer en coup d'Etat, a réagit au quart de tour et de façon radicale.
"Wagner", une société privée de sécurité russe au services des intérêts de la Fédération de Russie
Après avoir appelé à une résolution pacifique de la crise kazhakstanaise, le président russe a rencontré en urgence son homologue du Bélarus pour répondre militairement à la demande d'assistance adressée par Astanaà la CEI face à une situation échappant à son contrôle.
Ce 6 janvier, l' Organisation du Traité de Sécurité Collective a confirmé l'envoi d'un force pour rétablir l'état de de droit au Kazakhstan, tandis qu'une première unité de 300 hommes de la société Wagner serait déjà arrivée depuis 24 heures pour sécuriser les aéroports qui seront vraisemblablement utilisés pour projeter cette force de réaction rapide de l'OTSC.
Des forces spéciales russes appartenant aux 76ème division d'assaut et 45ème brigade spéciale aéroportées sont déjà à l'œuvre sur le terrain.
Une force multinationale de maintien de la paix
est en cours de déploiement au Kazakhstan sur
demande de son gouvernement et en conformité
avec les accords de sécurité collective régionale.
Cette force qui sera composée d'unités venant de
Russie, du Belarus, d'Arménie, du Tadjikistan et
du Kirghizistan. Des unités aéroportées russes sont
déjà arrivées pour sécuriser des points sensibles.
A l'heure où j'écris ces lignes les infos qui tombent en cadences infernales sur les réseaux militaires et civils du net confirment la réaction rapide et radicale des forces de l'ordre et des soldats arrivant sur place pour rétablir l'ordre, et même si les troubles et les violences continuent, on peut espérer voir cette folie criminelle être rapidement matée et avec la violence adéquate nécessaire.
Si l'embrasement du Kazhakstan était un test des occidentaux pour jauger la détermination russe à défendre ses lignes rouges avant les négociations Est-Ouest de la semaine prochaine, il a pleinement confirmer que la patience du Kremlin appartenait désormais au passé et qu'il ne prend plus désormais de gant pour défendre sa zone d'influence sécuritaire !
8 ans après les émeutes du Maïdan, la Russie a enfin sorti les griffes.
Mieux vaut tard que jamais !
Erwan Castel
Et pour finir en riant (c'est à l'Est la période de Noêl) voici la dernière blague de l'Union Européenne datée de ce 6 janvier 2022:
"L'UE appelle également les autorités à respecter le droit fondamental
de manifester pacifiquement et à la proportionnalité dans l'usage de la
force pour protéger leurs intérêts légitimes de sécurité et pour s'acquitter
de leurs obligations internationales". Service de politique étrangère de l'UE0
"Manifestation pacifique" version démocrate kazakh !