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vendredi 26 août 2022

"La Russie ne peut pas perdre ce conflit"

"Nous sommes sur une guerre hors limites"

Voici une nouvelle analyse du conflit russo-ukrainien en cours et qui est d'autant plus intéressante que son auteur, Hervé Juvin ne peut pas vraiment être considéré comme un "agent du Kremlin", mais au contraire s'impose comme un géopoliticien dépassionné, un intellectuel honnête dont le discours est par conséquent audible au dessus du brouhaha des fantasmes manichéistes agités par des propagandistes de salon qui, de chaque côté du front militaro-politique, rivalisent de courtisanerie stupide.

Une analyse brillante, même si j'y mets quelques petits bémols comme la vision européiste des Etats-nations de l'auteur à laquelle je préfère la vision d'une Europe des peuples.

Bonne écoute !

mercredi 29 juin 2022

Les origines du conflit entre l''OTAN et la Russie

Il est trop facile et surtout malhonnête d'aborder un mouvement de l'Histoire humaine comme ce conflit russo-ukrainien par un arrêt sur image d'où tout le narratif devrait commencer. C'est ainsi que procède depuis 4 mois la propagande ukro-atlantiste qui désigne la Russie comme responsable de cette nouvelle tragédie européenne.

Cependant, il est vital pour comprendre les origines et les développements actuels de cette tectonique ukrainienne de mettre dans une perspective historique les enjeux et les menaces qui ont déclenché en 1991, 2014 et 2022 un basculement de l'Europe vers un 3ème conflit mondial. 

Pour comprendre la position de la Fédération de Russie, qui mieux que son président peut expliquer cette cinétique géopolitique infernale déclenchée par l'expansion belliciste de l'OTAN vers ses frontières. Je republie ici le discours de Vladimir Poutine prononcé le 21 février 2022 à l'occasion de la reconnaissance des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk est un concentré en 50 minutes d'un siècle de relations à la fois entre l'Ukraine et la Russie puis entre la Russie et l'OTAN. 

Prenez le temps d'écouter et de réécouter ce discours et, s'il vous plaît en dehors des filtres idéologiques déformant, comme ceux des fantasmes globalistes russophobes autant que ceux, des fantasmes nationalistes pro-russes, car ce discours est avant celui d'un bon sens apolitique qui tisse autour des événements historiques et des revendications géopolitique la légitimité de ce qui peut-être nommé "notion d'empire", souvent trahi de l'intérieur et menacé de l'extérieur, et sur laquelle a été construite cette grande Russie, qui est aux avants postes d'un monde multipolaire luttant contre la dictature du Nouvel Ordre Mondial.


Pour conclure je pense vital de se débarrasser des idéologies politiques passéistes et clivantes pour adopter un positionnement métapolitique fédérateur (et fédéraliste) qui seul peut offrir une résistance victorieuse  au nom de cette "common decency" que Georges Orwell appelait de ses voeux pour lutter contre la dictature de la pensée unique et de sa marchandise.

Vouloir projeter des fantasmes communautaristes politiques, religieux ou ethniques dans son soutien au monde multipolaire et son idée d'empire est non seulement idiot mais même contre productif à l'émergence de cette révolution conservatrice ou patriotisme révolutionnaire au service des libertés et des traditions des peuples d'Europe.

Erwan Castel

vendredi 17 juin 2022

"Ite missa est !"

L'arrogance méprisante, l'impunité souveraine, l'amoralité criminelle et le sentiment de domination absolue génèrent parfois chez les bourgeois asservissant le Monde cette seule qualité de l'esclavagiste sûr que sa tyrannie est légitime : la franchise.

Ainsi de Constantin, Carolus Magnus, Louis XIV, Ford, Attali, Obama, Soros, Sarkozy et tant d'autres princes des églises, des armées ou des banques qui enferment les corps et les coeurs dans l'esclavage du verbe, de l'acier et de l'or.. George Friedman qui est le directeur de "Stratfor", cette société de renseignement et d’analyse qui est surnommée la "CIA de l'ombre" et dont voici un des discours est l'un des thuriféraires de cette ploutocratie hégémonique et évolutive qui sème le chaos à travers le Monde depuis des siècles :

En seulement 11 minutes tout est dit, soit le temps moyen d'une prêche inquisitoriale, qu'elle soit sermon, prône, khutba, ou conclusion d'un cours d'histoire républicaine ou analyse géopolitique de BFM TV et comme eux il dévoile les dessous de la bien pensance unique, ici en l'occurrence celle de l'hégémonie capitaliste cherchant à soumettre à son marché mondial la Fédération de Russie qui résiste à l'esclavagisme de sa marchandise. C'est la deuxième fois que je le publie sur ce blog mais il a pris, depuis cette année une dimension prophétique encore plus forte.

S'il vous plaît prenez ces 11 minutes de votre temps pour écouter l'argumentaire édifiant et sans ambages de ce Friedman qui vomit ici l'abjection amorale de ce monde moderne soumis au pouvoir paroxysmique de l'argent et de l'Etat.

A propos des USA, de la Russie, de l'Ukraine 
et de l'EuropGeorge Friedman au "Council on 
Foreign Relations de Chicago" le 4 février 2015

Chaque mot prononcé par ce Torquemada de la bien pensance  devrait faire secouer leurs chaînes par les esclaves de la marchandise... Or je ne vois à l'horizon aucun nuage de poussière soulevé par les rébellions des peuples européens à la reconquête de leurs libertés communes.

Je vois juste des troupeaux d'individualistes soumis répétant derrière leurs maîtres "Slava Ukraïna !".

Pathétique !

Une fois ce discours écouté, j'avoue qu'il n'y a plus rien à dire...

A part peut-être hurler aux peuples d'Europe :  "réveillez vous !!!" et agissez par la révolution, comme la Russie agit par la guerre, ou sinon restez esclaves.

.Erwan Castel

vendredi 4 février 2022

L'ultimatum de la Russie à l'OTAN


Depuis le 17 décembre 2021, la diplomatie russe est passé à l'offensive pour défendre les "lignes rouges" sécuritaires face à l'expansion obstinée et menaçante de l'OTAN jusqu'à ses frontières occidentales derrière lesquelles sont immédiatement les principaux centres névralgiques et de commandement de la Fédération (voir ici le rappel chronologique

Le fait est que les négociations, comme c'était malheureusement à craindre, ont échoué à cause de l'hypocrisie d'une Maison Blanche croyant dominer le Monde et qui, dans le domaine des zones d'influence sécuritaire légitimes, refuse aux autres dans une fuite arrogante irresponsable ce qu'elle exige pourtant autour de son propre territoire national. 

La réponse écrite en forme de fin de non recevoir collectif de l'administration Biden et de l'OTAN aux propositions russes de sécurité collective a eu au moins l'avantage d'acter noir sur blanc les intentions hégémoniques de Washington en Europe, ce à quoi Sergeï Lavrov a répondu ce 1er février par une lettre claire et sans ambages envoyée, afin de mettre les chefs d'Etat occidentaux devant leurs responsabilités historiques, à chaque pays de l'OTAN:


"Vous n’êtes pas sans savoir que la Russie est sérieusement préoccupée par l’aggravation des tensions politico-militaires aux abords immédiats de ses frontières occidentales. Afin d’éviter toute nouvelle escalade, la partie russe a présenté le 15 décembre 2021 les projets de deux documents juridiques internationaux interconnectés – un Traité entre la Fédération de Russie et les États-Unis d’Amérique sur les garanties de sécurité et un Accord sur des mesures visant à assurer la sécurité de la Fédération de Russie et des États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Les réponses des États-Unis et de l’OTAN à nos propositions reçues le 26 janvier 2022 démontrent de sérieuses différences dans la compréhension du principe de sécurité égale et indivisible qui est fondamental pour l’ensemble de l’architecture de sécurité européenne. Nous pensons qu’il est nécessaire de clarifier immédiatement cette question, car elle déterminera les perspectives d’un dialogue futur.

La Charte de sécurité européenne signée lors du Sommet de l’OSCE à Istanbul en novembre 1999 énonçait les principaux droits et obligations des États participants de l’OSCE en matière d’indivisibilité de la sécurité. Elle a souligné le droit de chaque État participant d’être libre de choisir ou de modifier ses accords de sécurité, y compris les traités d’alliances, en fonction de leur évolution, ainsi que le droit de chaque État à la neutralité. Le même paragraphe de la Charte conditionne directement ces droits à l’obligation de chaque État de ne pas renforcer sa sécurité au détriment de la sécurité des autres États. Il précise en outre qu’aucun État, groupe d’États ou organisation ne peut avoir la responsabilité prééminente du maintien de la paix et de la stabilité dans l’espace de l’OSCE ou ne peut considérer aucune partie de l’espace de l’OSCE comme sa sphère d’influence.

Lors du Sommet de l’OSCE à Astana en décembre 2010, les dirigeants de nos nations ont approuvé une déclaration qui réaffirme cet ensemble complet d’obligations interconnectées.

Cependant, les pays occidentaux continuent à n’en retenir que les éléments qui leur conviennent, à savoir le droit des États à être libres de choisir des alliances pour assurer exclusivement leur propre sécurité. Les mots "en fonction de leur évolution" sont impudemment omis, car cette disposition faisait également partie intégrante de la compréhension de la "sécurité indivisible", et plus particulièrement dans le sens où les alliances militaires doivent abandonner leur fonction initiale de dissuasion et s’intégrer dans l’architecture paneuropéenne sur la base d’approches collectives plutôt qu’en groupes étroits. Le principe de sécurité indivisible est interprété de manière sélective comme une justification de la course en cours vers un élargissement irresponsable de l’OTAN.

Il est révélateur que les représentants occidentaux, tout en se déclarant prêts à engager un dialogue sur l’architecture de sécurité européenne, évitent délibérément de faire référence à la Charte de sécurité européenne et à la Déclaration d’Astana dans leurs commentaires. Ils ne mentionnent que des documents antérieurs de l’OSCE, particulièrement la Charte de Paris de 1990 pour une nouvelle Europe qui ne contient pas l’obligation de plus en plus "gênante" de ne pas renforcer sa propre sécurité au détriment de la sécurité des autres États. Les capitales occidentales tentent également d’ignorer un document clé de l’OSCE, le Code de conduite de 1994 sur les aspects politico-militaires de la sécurité, qui dit clairement que les États choisiront leurs arrangements de sécurité, y compris l’adhésion à des alliances, "en gardant à l’esprit les préoccupations légitimes de sécurité des autres États".

Cela ne fonctionnera pas de cette façon. L’essence même des accords sur la sécurité indivisible est que soit il y a sécurité pour tous, soit il n’y a de sécurité pour personne. La Charte d’Istanbul prévoit que chaque État participant de l’OSCE a un droit égal à la sécurité, et pas seulement les pays de l’OTAN qui interprètent ce droit comme un privilège exceptionnel d’appartenance au club « exclusif » de l’Atlantique Nord.

Je ne commenterai pas d’autres directives et actions de l’OTAN qui reflètent l’aspiration du bloc « défensif » à la suprématie militaire et à l’utilisation de la force en contournant les prérogatives du Conseil de sécurité de l’ONU. Qu’il suffise de dire que de telles actions contreviennent aux obligations fondamentales paneuropéennes, y compris les engagements pris en vertu des documents susmentionnés de ne maintenir que des capacités militaires proportionnées aux besoins de sécurité individuels ou collectifs, compte tenu des obligations découlant du droit international, ainsi que des intérêts légitimes de sécurité d’autres États.

Évoquant la situation actuelle en Europe, nos collègues des États-Unis, de l’OTAN et de l’Union européenne lancent des appels constants à la "désescalade" et appellent la Russie à "choisir la voie de la diplomatie". Nous tenons à rappeler que nous avançons sur cette voie depuis des décennies. Les étapes clés, telles que les documents des sommets d’Istanbul et d’Astana, sont exactement le résultat direct de la diplomatie. Le fait même que l’Occident essaie maintenant de réviser à son avantage ces réalisations diplomatiques des dirigeants de tous les pays de l’OSCE suscite de vives inquiétudes. La situation exige une franche clarification des positions.

Nous voulons recevoir une réponse claire à la question de savoir comment nos partenaires comprennent leur obligation de ne pas renforcer leur propre sécurité aux dépens de la sécurité des autres États sur la base de l’attachement au principe de sécurité indivisible.

Concrètement, comment votre gouvernement entend-il s’acquitter dans ses pratiques de cette obligation dans les circonstances actuelles? Si vous renoncez à cette obligation, nous vous demandons de l’indiquer clairement.

Sans une clarté totale sur cette question clé liée à l’interconnexion des droits et obligations approuvée au plus haut niveau, il est impossible d’assurer l’équilibre des intérêts incarnés dans les instruments des sommets d’Istanbul et d’Astana. Votre réponse permettra de mieux comprendre l’étendue de la capacité de nos partenaires à rester fidèles à leurs engagements, ainsi que les perspectives d’avancées communes vers la diminution des tensions et le renforcement de la sécurité européenne.

Nous nous réjouissons de votre réponse rapide. Elle ne doit pas tarder car il s’agit de clarifier l’accord sur la base duquel Votre Président/Premier Ministre a signé les obligations correspondantes.

Nous espérons également que la réponse à cette lettre sera donnée à titre national, car les engagements susmentionnés ont été pris par chacun de nos États individuellement et non au sein d’un bloc ou au nom de celui-ci."

Sergeï Lavrov, Ministre russe des Affaires Etrangères

Globalement, Washington ne reculera pas et préférera même, sans engager directement l'OTAN mais en raflant au passage un prétexte pour de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, sacrifier l'Ukraine dans sa confrontation avec Moscou.

Ce qui en revanche risque de se passer avec cette lettre individuelle de Sergeï Lavrov c'est l'apparition de fissures dans le bloc atlantiste, lesquelles ont déjà commencé à apparaitre avec le refus de certains pays membres de livrer des armes à l'Ukraine et d'autres de ne pas déployer leurs troupes en Europe de l'Est en cas de conflit russo-ukrainien.

La ruse de la Fédération de Russie est de ne pas dévoiler les réactions concrètes qu'elle mettra en œuvre contre les pays qui refuseront formellement les garanties de proposition collective qu'elle propose. Et la première conséquence d'un refus écrit aux propositions russes est de trahir officiellement, moralement et même juridiquement, les engagements internationaux de "sécurité indivisible" signés et sur lesquels reposent l'architecture du droit international... Dès lors que le bloc occidental, par les réponses demandées ce 1er février par Lavrov, déchirera les principes même de sécurité collective du passé et du présent, cela autorisera la Russie à appliquer où bon lui semble la même stratégie de développement  de ses alliances comme elle a déjà évoqué de le faire dans les Caraïbes et en Amérique du Sud par exemple. Et l'arrogance actuelle des USA leur reviendra alors en pleine gueule comme un boomerang lancé trop fort par un imbécile !

Personnellement je vois aussi dans cette demande de réponse individuelle exprimée par le Ministre russe des Affaires Etrangères une opportunité offerte aux pays européens de se libérer de la tutelle étasunienne et du carcan de l'OTAN et de réfléchir à leur propre schéma de sécurité collective européenne, en partenariat avec la Russie. Mais là je rêve car à part la Hongrie, et peut-être 2 ou 3 autres pays, les poids lourds de l'Union Européenne et de l'OTAN resteront fidèles à leur vassalisation par Washington...

Mais sans nul doute les laquais occidentaux se souviendront demain, en mangeant leur merde, de cette table d'hôte européenne que la Russie leur avait proposé de partager aujourd'hui. Alors peut-être ne referont ils pas deux fois la même erreur de persister dans cette servitude volontaire à l'Hégémon de la marchandise étasunienne, et trahissant une nouvelle fois leurs engagements internationaux... ils défendront cette fois la bonne cause et la souveraineté des peuples d'Europe !

Alors, à vouloir gagner l'Ukraine, les USA auront perdu l'Europe, mais malheureusement ce scénario probable n'est pas pour demain, ni sans souffrance, car face au poker menteur brutal étasunien, Moscou doit jouer une partie d'échecs longue mais résistante.

Erwan Castel

mardi 21 juillet 2020

Quand les indignés ne sont que des collabos



L'Occident moribond ne survit plus désormais qu'au rythme des incendies dramatiques de ses monuments désertés, comme celui de la cathédrale de Nantes survenu ce 18 juillet.

Aussitôt, et alors que l'enquête n'a pas abouti, les passions diverses sont venues déverser sur le brasier et avec une quasi délectation, l'huile des haines communautaristes actuellement médiatisées...

Et c'est certainement cela qu'il faudrait le plus pleurer car ces haines communautaristes sont certainement bien l'incendie le plus dramatique qui ravage aujourd'hui les populations en Occident, un incendie allumé par un système mondialiste et attisé par des communautarismes haineux et stupides.

Tout d'abord, en guise d'introduction, une petite mise au point en forme de clin d’œil à l'intention des communautaristes francais et noirs, concernant cet incendie de Nantes :
  • Lorsque les "patriotes français" hurlent dans une dynamique victimaire - la même  qu'ils critiquent par ailleurs, qu'un de leurs monuments a été incendié par des "étrangers", ils oublient volontairement ou non que cette cathédrale, est autant chrétienne qu"elle n'est pas française, datant du royal-duc Jean V qui régnait alors sur une Bretagne souveraine et indépendante.
  • Cette Bretagne indépendante avait aboli le servage et interdit le principe de l'esclavage dès le Xème siècle sous le règne du roi Alain II "Barbetorte", et par conséquent, contrairement aux arguties fallacieuses des communautaristes noirs, dont l' "anti racisme" n'est que l'hypocrisie de leur propre racisme, la dite cathédrale n'a pas pu être financé par les bénéfices de l'esclavage.
Tout cela pour dire ma colère vis à vis de tous ces excités qui profitent tels des vautours du premier fait divers pour déverser leurs haines communautaristes qui n'ont d'égal que leurs ignorances profondes et leurs fantasmes dogmatiques.

Il en est ainsi dans ce monde post-moderne soumis à la voracité d'une dictature mondialiste et délétère de la marchandise et dont la ploutocratie, paradoxalement, excite des clivages communautaristes que pour mieux imposer à terme le cosmopolitisme de sa pensée unique...

En effet, le Nouvel Ordre Mondial de la marchandise et du spectacle organise en Europe de l'Ouest depuis une quarantaine d'années une véritable hétérogénéité des consciences via une multiplications de radicalisations sociétales diverses qui trouvent dans une migration massive organisée par le système, le terreau idéal de leurs actions ou réactions clivantes.  Et la conséquence principale et recherchée de ce bordel organisé des revendications communautaristes, est qu"aucune conscience globale anti mondialiste ne peut surgir pour renverser le système esclavagiste anglo américain et ses contremaîtres qui sont les etats occidentaux, tous à la solde des organisations hors sol (UE, OTAN, FMI,...) qui ne sont que les courroies de transmission d'une ploutocratie internationale apatride.

Et malgré que cette stratégie du "Diviser pour mieux régner" soit connue et archiconnue par les populations depuis que s’enchaînent dans la ronde infernale de l'Histoire les hégémonies monothéistes, politiques ou militaires, il y a toujours des crétins pour tomber dans les panneaux du théâtre des diversions émotionnelles jouées avec par les serviteurs "journalopes" de la ploutocratie que ses dissidents "ré-informateurs" dont le zèle des uns n'a d'égal que la stupidité des autres. 

Ainsi peut-on observer sous les balcons des princes et banquiers hilares les foules se déchirer dans les luttes horizontales débiles et stériles qu'ils excitent et souvent organisent: vrais racistes contre faux anti-racistes, fausse gauche contre fausse droite, vrais sionistes contre faux antisémites, faux migrants contre vrais jacobins, faux musulmans contre faux chrétiens, faux démocrates contre vrais fascistes, faux écolos contre vrais assassins  etc. mais où toujours s'opposent de vrais cons contre d'autres vrais cons !

Et en Europe, tout devient politique et fanatique, à l'image de ses Tartuffe observés depuis des siècles au sein des 3 monothéismes exogènes qui voudraient étendre leurs interprétations dogmatiques particulières à toute leur propre religion autant qu'une haine sectaire, inculte et débile qu'à celles des autres, oubliant qu'Elohim, Yahvé ou Allah sont leur même dieu abrahamique dont ils ne semblent avoir retenu que la jalousie et le monopole. 

Aujourd'hui, dans cette société du spectacle de la marchandise où l'exception devient la norme, toutes les opinions radicales veulent imposer émotionnellement leur dictature de la pensée, à l'image de ce mouvement LGBTQ+ qui n'est que la minorité d'une minorité et qui ne doit sa visibilité qu'à des provocations sponsorisées par le système dominant  même si la majorité des individus concernés ne se reconnaissent pas dans l'obscénité étalée...

Et lorsqu'une église chrétienne brûle où qu'un noir est assassiné on voit aussitôt se déchaîner les unes contre les autres les passions dopées de communautaristes et avec une telle virulence qu'on peut se demander si ces faits divers ne sont pas pour eux jouissifs dans la mesure où ils alimentent leur haine psychotique des autres. 

"Mais c'est la réalité, tu ne peux pas la nier !" me disaient récemment des crétins intégristes voulant généraliser les uns les dérives salafistes à l'ensemble du monde musulman, les autres l'esclavagisme pratiqué par les jésuites, ou encore pour d'autres les pogroms subis par les juifs etc, etc. Et il en est de même pour tous ces autres crétins nationalistes qui confondent immigrés et migrants, culture et ethnie, peuple et nation, nation et Etat, Europe et Occident juste pour servir leurs visions fantasmées et/ou fascistes de la Vie.

Pauvres Tartuffe et Torquemada, non seulement vous êtes, dans vos absolutismes idéologiques divers les accélérateurs de l'effondrement occidental mais en plus les idiots utiles zélés d'un mondialisme qui est le nouvel esclavage des peuples...

Pendant ce temps là, en Russie, les communautés réelles constituant l'empire (chrétiens, musulmans... européens, asiatiques... communistes, nationaux bolchéviques... etc.) sont solidaires et se retrouvent au coude à coude pour défendre les libertés du Donbass contre l'impérialisme anglo-saxon de l'UE et de l'OTAN....
Ici il n'est pas question d'un prétendu Christ roi ou d'un califat islamique, d'une identité blanche ou d'une repentance du passé, et lorsque une église ou une mosquée est bombardée par les canons ukrainiens TOUTES les communautés viennent aider les victimes et défendre leur territoire commun, avec des volontaires venus des quatre horizons d'un monde russe dont l'idée d'empire repose sur une destinée de vie commune réelle et non sur des dogmes idéologiques communautaristes et fantasmés.

Voilà pourquoi, communautaristes, que vous soyez religieux, ethniques, politiques, culturels ou autre, je vous conchie "royalement" car en vous complaisant dans vos pugilats horizontaux débiles vous servez "de facto" les desseins d'un système contre lequel vous prétendez vous opposer alors que le vrai combat à mener, et tous ensemble, est vertical contre la ploutocratie mondialiste. Et tandis que vous hurlez contre vos voiles, kippas ou croix, vos ethnies, blanches, noires ou sémites, vos orientations sexuelles alimentaires, vos violences du passé ou vos conneries du présent, vous vous mettez surtout mentalement à genoux pour tous par exemple porter silencieusement un masque qui au delà d'une protection sanitaire déclarée et discutable, n'est qu'un nouveau bâillon et bien réel symbolisant cette aliénation de la marchandise mondialiste et de son système liberticide, jamais atteint auparavant, et dont vous n'êtes que les pitoyables esclaves volontaires et surtout idiots utiles suicidaires.

Si les peuples natifs d'Europe, dans toute leurs diversités communautaires ne se réveillent pas pour reconquérir leurs souverainetés dans les ruines des Etats-nations absolutistes, alors l'Occident entraînera l'héritage homérique dans une tombe qui sera scellée autant par les trahisons politiques que les communautarismes collabos qui prétendent leur réagir.


Erwan Castel