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vendredi 7 janvier 2022

Une moisson de sourires


Le païen odiniste que je suis profite d'une traditionnelle distribution de cadeaux pour souhaiteraprès les voeux traditionnels du Nouvel an, à mes amis chrétiens, connus et inconnus, un joyeux Noël, dans la paix du Christ et l'Amour de Notre Dame.

Au milieu des tempêtes, individuelles ou collectives, qui nous jettent comme des fétus de paille vers des souffrances et des inquiétudes, nous ne devons jamais perdre cette foi et cette espérance qui nous protègent de la résignation et de la servitude volontaires. Et sans nul doute ce sont les enfants qui incarnent le mieux cette espérance et cet amour de la Vie qui fait tenir debout les "grands", surtout en cette période de Noël. 

Chaque mois, à la mesure de mon salaire j'aide du mieux que je peux (pour 15 000 roubles en moyenne) des personnes en difficulté, connues ou inconnues, mais j'essaye à chaque Noël de "marquer le coup" en aidant des mamans à enchanter le Noël de leurs enfants au delà de difficultés quotidiennes rédhibitoires. Et une fois n'est pas coutume, j'ai choisi de rendre compte ici de ma modeste contribution à la joie de Noël, pour remercier les enfants du plaisir partagé et les amis qui m'ont accompagné et aidé dans cette action. 

A l'occasion de ce Noël 2022 (fêté le 7 janvier en chrétienté orthodoxe) j'ai pu dégager un budget de 40 000 roubles, grâce notamment à la générosité du Prince Wladimir Bariatinsky et de son épouse Yolande, de fidèles soutiens à la population du Donbass, et que je remercie avec les enfants contactés de leur gentillesse fraternelle.

Les enfants ciblés par cette action de Noêl sont des enfants, entre 4 et 10 ans, vivant dans des quartiers bombardés, ou avec des mamans célibataires aux revenus insuffisants, ou souffrant d'handicaps physiques ou mentaux importants...

Chaque lot de Noël contenait par enfant: 

-2 billets pour le cirque (enfant et accomp.), valeur: 1200 roubles

-1 aide financière de 1000 roubles,

-1 puzzle de 360 ou 500 pièces, valeur: 147 ou 240 roubles,

-1 paquet de bonbons: valeur 195 roubles en moyenne,

-1 carte de voeux et un sachet de Noël

Je remercie le Cirque qui a remis 10 invitations d'une valeur de 6000 roubles, me permettant ainsi d'augmenter le nombre des sourires et des rires d'enfants. La distribution des cadeaux s'est déroulé jeudi et vendredi avec l'aide de Carl qui a mis son temps, sa voiture, son bras gauche et son coeur à la disposition des enfants.

Au total, nous avons pu offrir ces lots de Noël à 18 enfants (13 familles) pour une valeur totale de 38 571 roubles (20 571 d'achats et 18 000 de dons).

Malheureusement, si les aides humanitaires et sociales de la Russie et des ministères de la République font un travail important auprès des hôpitaux, des orphelinats, des centres spécialisés des veuves et orphelins de guerre, il reste tellement à faire pour les enfants du Donbass et leurs familles impactées par la guerre, les malheurs de la Vie et la solitude et cette action n'est qu'une goutte d'eau au dessus d'un incendie.Aussi pour celles et ceux qui voudraient à leur tour apporter leur goutte d'eau au dessus du volcan Donbass, je les invite à contacter l'association "Urgence Enfants du Donbass" qui doit réaliser prochainement une nouvelle action humanitaire importante dans le Donbass :

https://urgence-enfants-donbass.fr/

ou me contacter à l'adresse mail suivante : 
erwankastel@mail.ru


D'autres aides humanitaires sont possibles dans le Donbass, comme par exemple aider à l'achat de médicaments ou de soins spécialisés, aider les blessés de guerre, les refuges pour animaux car lorsqu'on sort de cette bulle artificielle et rutilante qu'est le centre ville de Donetsk, la réalité d'un Donbass en souffrance croise votre regard au fur et à mesure que vous approchez du front où s'impose alors à votre coeur la souffrance du regard.
Mais au milieu des peurs, des incertitudes, deuils, des douleurs et des privations qui étreignent tant de familles le long de ces 480 kilomètres du front ce sont sans nul doute les enfants qui
nous motivent le plus à poursuivre nos épandages de colibris au dessus de l'incendie, car leurs sourires offerts sont sans nul doute le plus beau cadeau parmi ceux échangés pendant ce temps de Noël !




Et je compte bien renouveler cette année d'autres actions pour les enfants du Donbass !

Erwan Castel


Tickets de caisse du cirque et des magasins où ont été réalisés
les achats pour cette action de Noël, au cas où les insectes de 
la bande à Néant auraient l'idée de vouloir cracher leurs
calomnies psychotiques habituelles. A bon entendeur salut !

mercredi 11 avril 2018

Un appel du coeur

Le Donbass a attiré des volontaires tant sur le front militaire, que sur ceux de l'information et du soutien humanitaire. pour le Donbass, le soutien n'est pas légion, il fait le reconnaître et surtout le regretter et lorsqu'on écarte en plus les inévitables vautours et paumés qui voient dans la détresse d'un peuple en guerre l'occasion de satisfaire un égotisme cupide ou stupide, force est de constater qu'il ne reste plus beaucoup de gens sincères.

Mais en revanche la qualité compense le nombre comme par exemple Emmanuel Leroy, qui depuis le début du conflit s'est investi dans l'analyse et l'aide humanitaire qu'il réalise avec son épouse Estelle à travers des missions d'assistance logistique, rendue possible grâce à la générosité d'un réseau de donateurs fidèle et croissant.

J'ai eu le plaisir d'accueillir plusieurs fois ce couple à Donetsk qui en fondant l'association "Urgence Enfants du Donbass" aide sans compter les victimes de la guerre et du blocus qui se sont abattus sur le Donbass depuis 4 ans maintenant.

Voici un article humaniste et plein d'espérance que nous offre Emmanuel Leroy dont je recommande fortement l'association pour toutes celles et ceux qui veulent s'investir concrétement dans le Donbass pour soulager les cœurs et les corps.

Erwan Castel  

Le lien pour aider l'association :




Source de l'article: le Saker francophone

Le Donbass, laboratoire du solidarisme ?


Par Emmanuel Leroy − Avril 2018


Depuis bientôt trois ans que je vais régulièrement dans cette région en guerre apporter avec mes amis un maigre secours aux enfants du Donbass victimes de la guerre de conquête de l’OTAN, j’observe une société en profonde mutation, arc-boutée sur la volonté inébranlable de ne pas céder un pouce de terrain face aux hommes de la junte de Kiev et résistant victorieusement à tous les assauts tel un fameux village gaulois encerclé par les séides d’un nouvel empire marchand.


De mai 2015 lors de ma première visite jusqu’à la dernière en août 2017, j’ai vu la république de Donetsk restaurer ses routes, relever ses ruines, remplacer les milliers de vitrines brisées et changer les conduites d’eau ou de gaz perforées par les bombes et offrir aujourd’hui le spectacle d’une capitale pimpante, fleurie et avenante où il ferait bon vivre si l’on n’entendait tous les jours tomber les obus sur la ligne de front située à moins de 4 km du centre-ville et si l’on ne voyait la mort faucher presque chaque jour son tribut macabre de civils ou de miliciens.

J’y ai vu l’ancien Mc Do© de la place Lénine transformé en Don’ Mak© et cesser du jour au lendemain d’envoyer l’argent de la jeunesse de Donetsk alimenter les comptes en banque de cette multinationale de la malbouffe. J’y ai vu les banques fermées et les panneaux publicitaires débarrassés des images agressives de vamps dénudées vantant n’importe quelle marchandise frelatée. J’ai vu une société civile tout entière derrière son armée de volontaires, jusqu’à voir un père s’engager dans le même bataillon où le fils a perdu la vie au combat le mois précédent.

J’ai vu des femmes engagées dans les forces spéciales dépenser le temps précieux de leurs permissions pour nous accompagner dans des maraudes près de la ligne de front pour apporter de la nourriture et des douceurs aux babouchkas et aux enfants qui vivent dans des maisons délabrées ou dans des bunkers souterrains datant de la guerre froide.

J’ai vu des volontaires venus de Russie, des deux Amériques, de France, de Serbie, d’Arménie, de Géorgie, d’Allemagne ou d’Italie et d’autres parties du monde encore pour offrir leur vie dans cet affrontement total qui oppose deux conceptions du monde parfaitement antagonistes et irréductibles l’une à l’autre et que l’on peut résumer dans la lutte éternelle entre Carthage et Rome, entre les puissances de la mer et celles de la terre, et au-delà entre le monde fluide de l’argent et le monde où les choses qui sont sacrées ne s’achètent pas.

Je suis en train d’achever la lecture du livre en hommage au Donbass de Zakhar Prilépine, cet auteur russe, célèbre dans son pays, et que j’ai eu le plaisir de rencontrer au salon du livre russe à Paris en février dernier. Nous avons d’ailleurs convenu de réaliser ensemble une mission humanitaire à Donetsk ces prochaines semaines.

La lecture de ce livre que je vous recommande chaudement pour comprendre comment et pourquoi cette rébellion du Donbass contre Kiev et ses donneurs d’ordres occidentaux a pris chair, donne un éclairage particulièrement intéressant à tout ce que j’ai pu observer moi-même sur le terrain depuis bientôt trois ans. Ce qui ressort de manière très claire de cet ouvrage étonnant, et fort bien écrit par ailleurs, est que cette sédition a été réalisée par des hommes qui n’avaient aucun intérêt matériel à la faire et qui au contraire avaient tout à perdre, et d’abord leur vie, en refusant les ukases de Kiev. L’entrée en rébellion n’a pas été faite, ou suscitée, par les oligarques du Donbass, bien au contraire, ces derniers ont tout fait pour la saboter et ils étaient prêts à s’entendre avec leurs homologues de Kiev ou de Kharkov pour sauvegarder leurs intérêts et leurs rentes. Non, cette révolution a été faite par des insurgés venus du peuple, mineurs et paysans, encadrés par des gens de la classe moyenne – Alexandre Zakharchenko, le Président de la République Populaire de Donetsk était électromécanicien avant le début de la guerre − alors que les bourgeois de Donetsk, hauts fonctionnaires et dirigeants d’entreprise, ont quitté le Donbass pour Kiev ou la Russie dès les premiers coups de feu pour sauver leur peau et leurs comptes en banques, bien convaincus que sans eux, personne ne serait capable à Donetsk et à Lugansk de remettre l’économie et l’administration en marche.

Et c’est là que le miracle s’accomplit, car les rebelles du Donbass, confrontés à une guerre d’agression très violente entre 2014 et 2015 puis à une guerre d’usure et à un blocus sans faille depuis lors, ont non seulement réussi à stopper les assauts des troupes de Kiev et de leurs alliés de l’OTAN, mais ils ont surtout réussi à remettre sur pied des circuits commerciaux, des usines fermées depuis des lustres ou détruites pendant la guerre, des administrations indispensables à la vie quotidienne (hôpitaux et santé, services des eaux, du gaz, de l’électricité, des transports, de l’entretien des routes, des écoles, des universités…). Tout cela fonctionne mais, et c’est cela qui est véritablement révolutionnaire, pas sur des principes libéraux et pas non plus sur des principes socialistes, même si un grand nombre d’entreprises ou de commerces abandonnés par les oligarques ont été nationalisés. Le Donbass est en train de montrer au monde que le profit n’est pas le destin d’un peuple et qu’une société, même en guerre, peut s’épanouir sans lutte des classes, dès lors que les prévaricateurs et les banquiers sont hors du jeu.

Dans le livre de Zakhar Prilépine, ce dernier qui se décrierait volontiers comme un patriote socialiste, relate ses nombreuses rencontres avec le Président Zakharchenko, qui se verrait lui plutôt comme un monarchiste, ce qui intrigue manifestement Prilépine qui ne s’attendait pas à cette réponse et ce qui est extraordinaire c’est que cette mayonnaise improbable est en train de prendre sur ces terres noires du Donbass. À Donetsk aujourd’hui, un président de la république nostalgique du temps des tsars est aux côtés d’un patriote socialiste qui a fleureté avec le national-bolchevisme et ils luttent tous deux contre un Système qui a érigé l’argent en valeur suprême. Le point nodal de leur combat est la recherche du bien commun pour les populations slaves du Donbass et non pas la recherche des privilèges ou des avantages pour quelques-uns, que ce soient des boyards ou une nomenklatura quelconque.

Plus précisément encore, et le livre de Prilépine le montre très bien, se dessine dans le Donbass une nouvelle philosophie politique où la solidarité prime sur l’égoïsme. La puissance régalienne qu’incarne Alexandre Zakharchenko est en mesure de rétablir les équilibres et de réparer les injustices : un exemple parmi des dizaines : des conseillers lui ayant fait remarquer que les prix du marché central de Donetsk avaient tendance à s’envoler, Zakharchenko est allé voir le directeur et lui a demandé de faire baisser les prix. Devant le refus de ce dernier, il lui a alors annoncé qu’il était muté sur un autre poste, et le lendemain, le directeur s’est retrouvé en première ligne sur le front et revêtu de l’uniforme ad hoc pour méditer sur les dangers de s’opposer à l’autorité régalienne lorsque celle-ci veut protéger les intérêts du peuple. La « punition » devait durer trois mois, mais comme le directeur était père de famille nombreuse, grâce à la magnanimité du Président, elle fut ramenée à un mois. Quoi qu’il en soit, dès le lendemain, les prix sur le marché avaient baissé de manière substantielle, et tous les autres marchés de la capitale s’étaient alignés.

Mais alors me direz-vous, le solidarisme, qu’est-ce que c’est ? Eh bien c’est cela ! L’exact contraire de l’atomisation des individus que l’on observe dans toutes les sociétés occidentales afin de les laisser sans défense contre la « main invisible » du marché. Tout est fait dans le Donbass pour protéger une communauté, un peuple – sans considération raciale – sans chercher à privilégier une catégorie plutôt qu’une autre. À la différence de la Révolution française qui fut une révolution bourgeoise qui mit les boutiquiers au pouvoir à la place de l’aristocratie, la révolution du Donbass est une authentique révolution populaire qui s’est débarrassée de ses oligarques et qui est en train, sous nos yeux, de créer un modèle pour le monde de demain. J’y suis d’ailleurs à nouveau invité en mai prochain pour assister au 4e anniversaire de l’indépendance de la République de Donetsk et j’irai avec plaisir saluer son Président et le féliciter pour le travail accompli.

Il serait temps que les partisans sincères de l’Euromaïdan, ceux qui ont cru mettre un terme à la corruption en Ukraine, ouvrent les yeux pour se demander s’ils ne se sont pas trompés de camp et cessent enfin cette guerre voulue par les Anglo-Saxons contre leurs frères slaves du Donbass.

Emmanuel Leroy

Président de l’association humanitaire
Urgence Enfants du Donbass

mardi 1 novembre 2016

La leçon de guerre

Des enfants d'Europe entre blessure et initiation

De ces anges aux ailes brisées, vous n'entendrez jamais parlé dans les médias serves occidentaux, car ils n'ont pas droit à la compassion de cette bien-pensance prétendue "universelle"...

... Pourquoi ? parce que tout simplement ils s'appellent Anastasia, Roman, Irina ou Vladimir et qu'ils sont russes !


Le 8 juin 2014 à Slaviansk (au Nord Ouest de Donetsk) le premier enfant du Donbass tombait sous les obus ukrainiens lors du bombardement d'un église. Depuis plus d'une centaine d'enfants sont morts, et des centaines d'autres ont été blessés, victimes d'un terrorisme d'état frappant le coeur de d'une Europe anesthésiée.

Cette année, plusieurs enfants ont été à nouveau les victimes des soudards de Kiev, certains ne se sont pas relevés, mais tous porteront à jamais les stigmates de la haine, dans leurs chairs où leurs coeurs, car depuis plus de 2 ans la guerre a décoloré l'univers des enfants du Donbass, et pour des milliers d'enfants, les détonations des canons ukrops ont remplacé le chants des oiseaux...


Un volontaire rencontré par une équipe de News Front venue visiter sa position avancée déclarait que la pire chose vécue par lui dans cette guerre était la mort des enfants. Et ces morts et blessés innocents ne sont pas de ces "victimes collatérales" réalité malheureuse et inévitables d'une guerre urbaine moderne, mais bien des objectifs déclarés dans cette guerre à caractère génocidaire lancée par la junte de Kiev qui se réjouit lorsque les anges du Donbass pleurent dans leurs caves secouées par les bombardements. 

Pour s'en convaincre il suffit d'écouter le sadisme de Porochenko cette marionnette étasunienne qui depuis plus de 2 ans pratique en toute impunité un terrorisme halluciné :

"Les enfants resteront dans les caves !"

Ce mois d'octobre, un court métrage a été réalisé par Nina Vedmitskaya, sur ce thème dramatique des enfants du Donbass, victimes de l'agression ukrainienne lancée contre leur terre depuis avril 2014. Dans cette fiction s'appuyant sur des faits réels survenus à Donetsk en 2014, un parallèle historique est fait entre les événements de la seconde guerre mondiale et ceux d'aujourd'hui...

Si "comparaison n'est pas raison", il faut cependant admettre que ce parallèle entre 1941 et 2014 est d'autant plus légitime qu'il est imposé par les ukrainiens eux-mêmes qui pour justifier leur "opération anti terroriste" ont réanimé par delà l’héritage d'une guerre froide rallumée par Washington les slogans anti-bolcheviques véhiculés par la propagande de guerre nazie il y a plus de 70 ans. A cela il faut rajouter l'idéologie revendiquée par de nombreux bataillons spéciaux qui assument leur héritage nazi jusque dans leur symbolique régimentaire...

"Leçon non apprise 14/41"
Film réalisé par Nina Vedmitskaya 


Novorossiya Today en juin dernier rappelait le tragique anniversaire de la mort du 1er enfant du Donbass tué à Slaviansk en 2014. depuis plusieurs autres ont été victimes des bombardements ukrainiens sur la ligne de front, à Kominternovo, où plus récemment le 27 octobre, lors du dernier bombardement de Makeevka...


Dans le secteur du front où je réside, je croise chaque jour des enfants jouant à la guerre dans leurs jardins labourés par les bombardements tandis que des futures mamans revenant du marché en écoutant le ciel où sifflent les obus. Au milieu des ruines l'innocence et l'espérance restent toujours intactes dans les coeurs invincibles du Donbass.

Chaque semaine, des enfants naissent dans le Donbass, protégés par l'amour et la foi de leurs familles tandis que l'âge de l'innocence de leurs aînés s'efface prématurément devant celui du devoir qui les conduit vers les portes des casernes...

Tandis qu'en Occident des enfants gâtés jouent frénétiquement à la guerre sur des écrans tactiles hors de prix, ici, entre Donetsk et Lugansk une nouvelle génération de la guerre est en train de naître en Europe, victime d'un destin dramatique qui a détruit ses rêves merveilleux mais qui lui a offert en conscience les promesses héroïques d'une liberté restaurée.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya







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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 
Erwan





mercredi 23 décembre 2015

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

Aux enfants du Donbass...


Noël est un moment centré autour de la famille et particulièrement des enfants. Aussi je dédie ce petit dessin animé russe aux enfants qui depuis les salons ouatés des villas occidentales jusqu'aux caves lézardées du Donbass bombardé, continuent a nous offrir la pureté de leurs rêves éternels...

Puissions nous par nos actes permettre qu'un jour leurs voeux (et les nôtres) soient enfin exaucés dans un monde nouveau débarrassé du luxe amoral et de la haine meurtrière... 

En attendant pour conserver nos regards d'enfants et transmettre cette Tradition qui entretient la Foi et l'Espérance en nos coeurs, j'offre aux enfants d'Europe de tous les âges ce conte russe "Le Tsar et le cygne", qui appartient à leur patrimoine fondateur...



La période solsticiale reste un moment fort de la Tradition, "ce murmure des temps anciens et du Passé" qui traverse intacte les époques et les mentalités... Des païens aux chrétiens les cultes européens ont conservé l'importance de cette période sacrée annonciatrice d'un nouveau cycle solaire, à partir de laquelle la lumière gagne sur l'obscurité...

Les enfants s'ils sont capables de rêver devant cette histoire de l'Atlantique à l'Oural, sont en mesure de construire avec le même coeur l'avenir de notre Europe réconciliée...

C'est pour eux qu'aujourd'hui nous nous battons sur la terre noire du Donbass dont ils sont l'avenir européen, et nous les remercions de tout coeur car leurs sourires sont une énergie formidable qui nous aide à poursuivre notre devoir...


Erwan Castel, Volontaire en Novorossiya

"Les gens polis" et leur légende née en Crimée entre un chat et un enfant
Pour connaître l'histoire des "gens polis et de cette photo , voir le lien ici : Des Hommes au grand coeur

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Je reproduis ci après le témoignage de Emmanuel Leroy de l'association


"Nous savons que chacun des obus qui tombent 
peut enlever la vie des enfants du Donbass"

Emmanuel Leroy


"Retour et bilan de la mission d’Urgence enfants du Donbass qui dans la personne d’Emmanuel Leroy et de sa compagne Estelle Moser, s’étaient rendus à Donetsk à la rencontre des autorités locales et des principaux partenaires humanitaires locaux pour venir en aide aux enfants du Donbass. Emmanuel Leroy qui a pourtant été un témoin privilégié de la situation présente dans la région bombardée par les Ukrainiens n’a fait l’objet d’aucune attention médiatique en France, nous lui donnons en ce jour la parole pour revenir sur ses impressions et son expérience.


Emmanuel Leroy, vous êtes membre d'Urgence enfants du Donbass/Ukraine, vous avez effectué un voyage dans le Donbass avec votre compagne, pourriez-vous nous présenter l'association ?

Avec de nombreux amis nous suivons attentivement ce qui se passe en Russie depuis plusieurs années et plus généralement tout ce qui a trait au monde slave. Cela nous a amené à prendre position contre la guerre de l’OTAN en Serbie et au soutien de la minorité serbe du Kosovo. De ce fait, nous sommes parfaitement lucides sur les raisons qui poussent l’OTAN à accentuer sa pression sur la Russie à travers la déstabilisation ou la prise de contrôle d’anciens états de l’Union soviétique comme la Géorgie et l’Ukraine, et même dans la guerre en Syrie. Car, il faut être réaliste, derrière la volonté de faire tomber Bachar el-Assad, il y a la volonté d’atteindre la Russie.

De manière plus directe et plus personnelle aussi, j’ai été horrifié par les méthodes utilisées par les milices de Kiev pour s’emparer du pouvoir et notamment j’ai été scandalisé par le traitement que les médias occidentaux ont réservé au drame d’Odessa. En outre, et c’est peut-être cela qui est le plus choquant, c’est que dans cette guerre contre le Donbass, depuis que Porochenko et ses commanditaires ont compris qu’ils ne prendraient jamais Donetsk ou Lougansk par la force, c’est une politique de terreur contre les populations civiles qui a été mise en place avec les bombardements systématiques des zones résidentielles qui ne présentent aucun intérêt stratégique, ni même tactique mais qui ont simplement pour but de terroriser les civils et de leur faire payer leur soutien au camp de la liberté.

Donc, avec mes amis et notamment le Président Alain Fragny avec qui je travaille depuis longtemps, nous avons créé Urgence Enfants d’Ukraine en septembre 2014 pour apporter notre soutien aux enfants du Donbass victimes de cette guerre atroce où la mort peut tomber du ciel n’importe où, n’importe quand…

Cette association recueille des fonds auprès de donateurs privés, car nous ne sommes subventionnés ni par l’état français, ni par les grandes entreprises françaises. A ce jour, nous avons déjà effectué deux missions à titre privé dans le Donbass, la première en mai 2015 où nous avons réalisé deux opérations : la première a consisté à participer au financement d’un convoi humanitaire transportant des médicaments et des vivres pour l’hôpital de traumatologie de Donetsk et la seconde a été d’offrir des vêtements, des jeux et des jouets pour des enfants d’un centre de réadaptation ayant subi des traumatismes psychologiques graves du fait de la guerre. La seconde s’est déroulée les 3 et 4 décembre dernier où nous sommes venus apporter des fonds à quatre familles d’enfants gravement blessés et lourdement handicapés et où nous avons remis une somme d’argent destinée à améliorer le quotidien du centre de réadaptation que nous avions déjà visité au mois de mai.




Voudriez-nous nous expliquer cette appellation différenciée de l'association, pourquoi Ukraine en France et Donbass à Donetsk ?

Les Français ne sont pas réputés pour être très forts en géographie, et lorsqu’il s’est agi l’année dernière de baptiser notre association, certains de nos amis nous ont fait remarquer que peu de gens en France savaient où se trouve le Donbass et que d’autre part, les rares fois où les médias français parlaient de cette guerre, c’était l’Ukraine qui était citée et non pas le Donbass, encore moins Novorossia. Comme notre méthode de collecte de fonds consiste à envoyer des courriers à des milliers de donateurs potentiels et que beaucoup d’entre eux ne connaissent pas le Donbass, nous avons dans un premier temps décidé de baptiser officiellement en septembre 2014 notre association Urgence Enfants d’Ukraine. Ce n’est qu’au mois de mai suivant, lorsque nous sommes venus pour la première fois dans le Donbass que nous avons compris à quel point la fracture était profonde entre les habitants du Donbass et ceux qui ont usurpé le nom de l’Ukraine. Désormais, il est devenu clair pour nous que le préfixe « ukr » est devenu en Nouvelle Russie synonyme de mort, de tortures, d’abominations.

C’est la raison pour laquelle nous avons réuni notre conseil d’administration début décembre 2015 afin de changer le nom de l’association et de choisir définitivement Urgence Enfants du Donbass et tant pis pour les Français qui ne savent pas encore où se trouve le Donbass.

L’autre raison nous ayant conduit à ce changement de nom est que nous souhaitons obtenir l’accréditation officielle pour Urgence Enfants du Donbass de la part de la République Populaire de Donetsk afin d’être habilités à intervenir officiellement sur place et à faciliter nos démarches, aussi bien avec les autorités de la RPD qu’avec les autres associations humanitaires du Donbass que nous avons rencontrées dernièrement.





Qu'aurez-vous retenu de votre voyage et quels ont été les moments forts de votre séjour ?

Ce qui m’a le plus marqué lors de mes deux visites dans le Donbass c’est le courage tranquille de la population qui affronte cette situation de guerre avec la même détermination que celle de leurs parents et grands-parents qui ont subi l’invasion nazie.

Je retiendrai pour ma part trois moments qui m’ont particulièrement touché durant ce dernier séjour :

Le premier est le plaisir et l’émotion d’avoir retrouvé Raïssa notre traductrice, au poste frontière d’Uspenka lorsque nous nous sommes retrouvés après une longue attente à la frontière. Alors que, comme la plupart des habitants de Donetsk, elle survit avec des revenus dérisoires, elle avait tenu à venir avec un superbe châle qu’elle a offert à mon épouse. Ce sont des gestes que l’on n’oublie pas.

Le deuxième moment fort fut l’accueil extraordinaire que nous a réservé Tatiana Stanislanovna avec ses jeunes pensionnaires dans son établissement situé non loin de l’aéroport de Donetsk. Des chants, des poèmes, des danses pour nous remercier d’avoir tenu notre promesse et d’être revenus pour les aider. Il était difficile de garder les yeux secs avec un tel spectacle chargé d’émotion.

Enfin, le troisième fait qui nous a beaucoup touchés eut lieu pendant la conférence de presse rendant compte de notre visite lorsque le Ministre des Affaires étrangères nous remit, à mon épouse et moi-même, deux cadeaux en gage d’amitié pour l’action que nous avons menée en faveur des enfants martyrs du Donbass. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces deux objets, un palmier et une rose du Donbass, ont été sculptés dans du métal provenant des obus ukrainiens qui tombent chaque jour sur les habitants.


Avez-vous trouvé une autre situation que celle que vous aviez rencontrée dans le Donbass en mai 2015 ?

Hélas non ! La guerre est toujours présente et les bataillons de représailles ne respectent pas le cessez le feu. Nous avons entendu, comme en mai dernier, tomber les obus sur Donetsk, et nous savons que chacun de ces tir peut arracher à la vie, des enfants, des femmes ou des hommes, n’importe où, n’importe quand.


Quelle est la situation des enfants dans le Donbass ?

Je ne suis pas le mieux placé pour en parler car je ne vis pas ici, mais je n’ai pas oublié ce que Porochenko a promis quand il a dit, en parlant des habitants du Donbass, que « vos enfants vivront dans des caves… ». Seul un malade mental, un être totalement dénué d’humanité peut parler ainsi. Les enfants que nous avons rencontrés ne vivent pas dans des caves, ils ont le regard fier, ils aiment leur terre et ne la laisseront jamais tomber dans les griffes de ceux qui trahissent leur peuple pour le bénéfice des Anglo-saxons.


Allez-vous poursuivre vos actions dans la République populaire de Donetsk et quels sont vos projets futurs ?

Un prochain voyage est programmé pour le printemps prochain où nous reviendrons avec les fonds que nous aurons levés afin de continuer notre action de soutien au peuple du Donbass. Au-delà de l’aide directe que nous pouvons apporter en soulageant un peu la misère des enfants que nous avons rencontrés, il est important que les gens ici sachent que le peuple français ne les oublie pas.


Vous avez peut-être un petit mot pour les Français, notamment parce que vous êtes un des rares Français à être venus parmi les populations du Donbass ?

A titre personnel, je voudrais rendre hommage aux volontaires Français qui sont venus ici, offrir leur vie et lutter pour la liberté. D’une certaine manière, ils réitèrent les exploits de leurs grands anciens de l’escadrille Normandie-Niémen en luttant eux aussi contre le fascisme. Ils représentent ici l’image d’une France libre et non asservie aux intérêts de l’OTAN. Ils sont à l’avant-garde du grand affrontement qui se dessine et je leur tire mon chapeau pour le courage qu’ils ont montré en venant s’engager ici. A ce titre, ils doivent être exemplaires et montrer la meilleure image possible de la France, celle de la bravoure, du courage et du désintéressement. A eux aussi, comme à tous les courageux habitants du Donbass je crie aussi : STAVAI DONBASS ! (Lèves-toi Donbass !)

Merci grandement à vous d'être venus avec Estelle Moser à Donetsk, nous espérons pouvoir à nouveau vous suivre et accueillir dans la capitale de la RPD, bonnes fêtes de Noël à vous et au plaisir de vous retrouver sur les chemins du Donbass."


Laurent Brayard pour DONi.Press

Sources de l'article : 

- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Site DONi Press, le lien : ICI

Photo Laurent Brayard