Le 22 juin 1941, le IIIème Reich lançait contre l'URSS une offensive qui allait lui être fatale 4 années plus tard. Alors qu'en Occident les populaces souillent leur Histoire dans des polémiques politiciennes et sociétales aussi stupides que stériles, dans la Grande Russie, les mémoires familiales portent à travers le souvenir de leurs sacrifices personnels dans cet immense combat pour leur Liberté. Et la mémoire nationale ici n'est pas dirigée par une communication étatique descendante mais bien la réalité ascendante de tous les peuples de la Russie unis autour d'une destinée commune scellée par le sang de 26 millions de soviétiques.
"La guerre sacrée"
Cette année, dans le chambardement calendaire provoqué par la crise sanitaire du Coronavirus, les commémorations du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme reportées du 9 mai au 24 juin, coexistent avec le souvenir de cette agression allemande contre la Russie, qui marque l'entrée en guerre de l'URSS contre le IIIème Reich.
Ainsi cette journée du 22 juin a été marquée par les cérémonies traditionnelles réalisées sur "Saur Moghila", cette colline au Sud de la République Populaire de Donetsk où souffle les vents de l'Histoire, celui de 1943 lorsque des milliers de soldats de l'armée rouge tombèrent dans l'assaut de ce verrou stratégique tenu par les allemands et celui de 2014 où des milices républicaines combattirent jusqu'à la mort pour garder fermé les "chaudrons" où bouillaient les corps blindés ukrainiens emportés par leur haine...
"Le jour du Souvenir et du chagrin",
Exactement à 4 heures du matin un rassemblement a eu lieu
sur Saur-Moghila à l'heure précise où 79 ans plus tôt les
premiers bombardiers allemands déchiraient l'azur d'été.
Pour continuer en vidéo à évoquer ce maelstrom qui plongea l'Europe dans une des plus grandes boucheries de son Histoire, je republie ici cette magnifique animation au sable réalisé par Kseniya Simonova, une talentueuse jeune femme de Crimée, et qui fut présentée à Kiev en 2009, sous les applaudissements et les larmes du public, avant que le vent de folie du Maïdan (2013-2014) ne baillonne d'une fièvre russophobe délirante les mémoires ukrainiennes et leurs identités soviétiques.
Je pense que l'Histoire appartient aux peuples qui l'écrivent de leur sang et non à la raison des idéologies politiques, qui cherchent tantôt à l'exploiter tantôt à l'insulter...
Erwan Castel
Désolé, mais je suis accroc des chœurs de l'Armée rouge !:
En Russie, le 1er juillet est la journée dédiée aux vétérans des combats. A cette occasion et profitant de la proximité du site de Saur Moghila du polygone de Torez où nous réalisons nos entrainements actuellement, notre compagnie est allé visiter ce haut lieu du passé et du présent du fait des combats violents qui s'y déroulèrent à 75 ans d'intervalle. En effet sur cette plus haute colline du Donbass devenue sacrée par le sacrifice de milliers de soldats de l'armée rouge contre les forces allemandes, se déroulèrent ici en juillet 2014 de nouveaux combats héroïques contre les forces ukrainiennes et faisant à nouveau de Saur Moghila le symbole élevé de la lutte permanente du Donbass pour sa Liberté.
Lundi 1er juillet 2019
Au retour de nos exercices tactiques du jour, nous partons à quelques kilomètres au Sud de notre polygone d'entrainement pour visiter le site historique de Saur Moghila, cette hauteur stratégique dominant d'environ 300 mètres la steppe, et qui fut le théâtre de violents combats et sacrifices en 1943 et 2014. Lorsque nos pas nous ont hissé au milieu des décombres du monument commémoratif, les discussions joyeuses s'éteignent et les regards des jeunes volontaires (et moins jeunes !) deviennent graves et pensifs. Autour de nous un lieu de la mémoire blessé invitait dans nos esprits cette permanence de l'Histoire que nous vivons dans le Donbass depuis 5 années passées.
Personnellemnt j'ai eu plusieurs l'occasion de venir sur cette colline, seul ou avec des amis, en reportage ou lors de cérémonies, mais à chaque fois l'émotion est intacte au milieu de cet amas de béton et de ferailles gardé par les héros qui y sont tombés en défendant notre liberté. Car depuis les milliers de noms accueillant la montée vers le champ de bataille de 1943 aux sépultues où reposent ses défenseurs de 2014 le couronnant aujourd'hui , le vent de la steppe qui balaie cette colline ensanglantée semble porter jusque dans nos coeurs à l'écoute de l'Histoire les échos de leurs cris et les fracas de leurs combats réunis dans la mémoire... Ici pendant l'été 2014, des milices populaires d'autodéfense, unités improvisées aux faibles effectifs et mal équipées vont résister héroïquement pendant 3 mois aux assauts d'un corps blindé ukrainien piégé dans différents chaudrons le long de la frontière russe et qui tente de s'en échapper.
Bombardements ukrainiens au lance roquette multiple 'Grad" (122mm)
sur la colline historique de Saur Moghila où le monument commémoratif
qui est encore debout s'effondrera quelques jours plus tard
La hauteur de Saur Moghila et sa position centrale dans ce couloir bordant la frontière russe en font le verrou de la victoire. Et dans le dédale des monuments commémoratifs et des boyaux de la grande guerre patriotique, une section de volontaires va tenir jusqu'à la dernière cartouche face aux bombardements et aux assauts blindés ukrainiens qui vont assaillir la colline en juillet 2014. Les hommes ici sont tombés les uns après les autres, avec leur chef "Medved", sous les orages de l'artillerie et les assauts blindés ukrainiens et seuls 5 survivants, à court de munitions et blessés, parviendront à s'échapper de la submersion inévitable de leur position par les anciennes tranchées de la seconde guerre mondiale. Mais le sacrifice de cette poignée de volontaires n'a pas été vain, bien au contraire car le verrou de Saur Moghila qu'ils ont tenu suffisamment longtemps fermé a permis la défaite du corps blindé ukrainien, le coupant de son ravitaillement logistique et de ses renforts. Les unités républicaines vont récupérer le long de la frontière avec la Russie un nombre important de véhicules de combat, d'armement et de matériel ukrainiens et pouvoir ainsi lancer une contre offensive qui achévera la défaite de Kiev dans un nouveau chaudron à Iliovaisk en septembre 2014.
Une stèle, à quelques mètres de sa sépulture marque l'endroit ou "Medved" le chef de la section défendant la colline est tombé au combat en juillet 2014
Aujourd'hui Medved et ses frères d'armes veillent toujours sur cette colline au nom prédestinée de Saur Moghila (Mont tombe) et au delà de son horizon géographique et symbolique, ils nous offrent l'exemple toujours vivant dans nos coeurs de cette permanence de l'Histoire, des traditions et des valeurs pour lesquelles nous nous battons aujourd'hui, encore et toujours, et qui sont l'armature de la liberté des peuples. Puissions nous seulement nous montrer dignes de leurs exemple et héritage de combat.
Erwan Castel
Les autres extraits de mon journal du front, le lien ici : Journal du front
Pour les autres articles publiés ici sur ce site historique, le lien ici: Saur Moghila
"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.
En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.
Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.
Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.
Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté. Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.
Ce 19 avril 2019, la "colline 277" a accueilli un rassemblement solennel "De guerre en guerre" organisé dans le cadre du programme d'intégration du Donbass avec la Fédération de Russie.
Plusieurs invités de marque étaient venus de la Fédération de Russie se joindre aux députés du Conseil populaire de la RDP, aux représentants (parti politique de feu Zakharchenko et Pushilin), ainsi que des représentants de diverses associations comme l’Union des anciens combattants d'Afghanistan.
Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk» a rappelé l'importance cruciale de cette colline 277 dont les combats acharnés pour son contrôle et celui du village voisin de Stepanovka ouvrent la libération du Donbass en 1944 autant qu'en 2014 et sur cette terre gorgée du sang de l'Histoire il a conclu de guerre en guerre que «le prix que nos ancêtres ont payé et que nous avons payé est trop élevé. Nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier leur exploit ».
Alexei Muratov, président du comité exécutif central du mouvement public «République de Donetsk»
Au cours de ce rassemblement des combattants ont été décorés pour les services rendus dont mon camarade et ami Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", ce volontaire afghan venu depuis 2014 se battre sur le front jusqu'en septembre 2017 où une terrible blessure l'a amputé de ses 2 jambes, mais pas de sa volonté de servir le Donbass inlassablement avec une énergie et une humilité incroyables !
Abdul Jabar Rafi, "Abdullah", volontaire afghan infatigable malgré une terrible blessure au combat qui l'a amputé de ses 2 jambes
Les gens sont allés aussi se recueillir sur les tombes des soldats qui ont défendu jusqu'au dernier homme ce sanctuaire de l'Histoire et point stratégique. Ils sont enterrés au sommet de la colline au pied des débris de la stèle autour de leur chef de section "Medved" tombé au milieu d'eux et du devoir accompli.
Voici une vidéo que j'avais faite le 8 mai 2017
devant les sépultures des défenseurs de Saur-Moghila
La veille, 18 avril, le monde russe célébrait l'anniversaire de sa victoire fondatrice, remportée en 1242 par le prince Alexandre Nevski sur les chevaliers allemands au lac gelé de Peispi cette cérémonie a rappelé la permanence de l'Histoire du Donbass dont les soldats aller encore devoir défendre par 2 fois en moins d'un siècle la russité de leur terre et de leur existence.
Si comme l'a déclaré Vladimir Savelov, le député du Conseil du Peuple de la République "Nous sommes ici pour rendre hommage à nos héros qui, grâce à leur courage et à leur courage, ont pu renverser l’ennemi de notre pays", force est de constater que si l'Histoire ne se répète pas il lui prend parfois l'envie désagrable de bégayer et d'obliger les héritiers à honorer par de nouveaux actes héroïques ceux des anciens, à l'image de Lilia Egamberdieva, cette jeune infirmière militaire de 23 ans qui s'est sacrifiée le soir même de ce 19 avril 2019 pour sauver ses camarades.
Lorsque de l'Histoire, les actes et les lieux, le passé et le présent fusionnent autour du soldat, son devoir qu'il mène parfois jusqu'au sacrifice suprème devient sacré et son exemeple invincible !
Relisant sur le net un extrait oublié des Misérables de Victor Hugo, je ne peux m'empêcher de penser aux hommes de Saur Moghila où s'est récemment déroulée la commémoration de la libération du Donbass par l'armée rouge et 75 années plus tard les combats pour que naisse la jeune République populaire de Donetsk.
Milicien du Donbass plantant sur le mont Saur Moghila un drapeau honorant le sacrifice de "Medved" un chef de section qui a été tué ici avec plusieurs de ses hommes en défendant ce mont sacré. Ils y sont aujourd'hui inhumés au milieu du souvenir de leurs anciens.
" Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu’à propos d’un seul homme, ne fût-ce qu’à propos du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive.
La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte ; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions.
À de certaines heures, pénétrez à travers la face livide d’un être humain qui réfléchit, et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité. Il y a là, sous le silence extérieur, des combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d’hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales visionnaires comme chez Dante.
Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie ! "
Alors que Andry Parouby, Président du Parlement ukrainien, glorifie Adolf Hitler, le Donbass célébre le 75ème anniversaire de sa libération de l'envahisseur nazi.
"Saur Moghila" est un haut lieu de la géographie et de l'Histoire du Donbass. Sur cette colline située au Sud de la République de très violents combats se sont déroulés pendant la seconde guerre mondiale et un mémorial soviétique y fut inaugurer en 1967 pour matérialiser la mémoire du peuple du Donbass.
En 2014 lors de l'offensive de l'armée ukrainienne le long des frontières russes, la colline, redevenue point stratégique et verrou des chaudrons organisés par les milices républicaines, fut à nouveau le théâtre de combats très violents.
Sous les bombardements et les combats, la stèle du mémorial, haute de 36 mètres, s'est écroulée tandis que les défenseurs républicains résistaient au milieu des ruines jusqu'au dernier homme et le dernière cartouche.
Leur sacrifice héroïque qui a rejoint sans rougir celui de leurs aînés de la grande guerre patriotique a permis la destruction complète d'un corps blindé ukrainien et la libération des postes frontières.
Aujourd'hui, stigmatisé par le passé autant que le présent, Saur Moghila est devenu le symbole vivant de cette lutte du Donbass pour sa Liberté.
Plusieurs fois par an s'y déroulent des cérémonies et des commémorations patriotiques.
Cette année les commémorations de cette libération du Donbass ont résonné plus gravement dans les cœurs meurtris par le meurtre du Président Alexandre Zakhartchenko.
Un projet de restauration du mémorial est en cours pour ce haut lieu où soufflent, avec le vent de la steppe, l'Histoire et l'âme de ce peuple héroïque des bords de la Mer Noire.
Saur Moghila, le "Mont tombe" fut d'abord un vieux tumulus antique, sarmate ou scythe qui aurait certainement été oublié des hommes si les dieux n'avaient tracé à nouveau depuis 1 siècle le chemin d'une histoire glorieuse au travers de sa petite colline dominant la steppe jusqu'en Russie... En 1943, des combats intenses sont menés par l'armée rouge pour reconquérir ce point stratégique commandant la plaine alentour, et en 2014, les milices républicaines continuent l'écriture de cette page glorieuse en défendant cette colline au prix de nouveaux sacrifices importants... Aujourd'hui Saur Moghila est devenu un symbole intemporel de la résistance du Donbass, réunissant dans une même destinée géographique et historique les héros du passé et du présent...
Ce 8 mai, les cérémonies commémorant la victoire de 1945 et qui seront clôturées demain par une grande parade militaire à Donetsk, nous ont conduit à ce mémorial mythique de Saur Moghila. Dans ce haut-lieu de la Seconde guerre mondiale situé dans le Sud de la République de Donestk à proximité de l'actuelle frontière avec la Fédération de Russie, les héros du Présent ont été invités pendant l'été 2014 à poursuivre avec leur sang l'écriture de cette page glorieuse de l'Histoire du Donbass et sans jamais avoir à envier l'héroïsme de leurs aînés de l'armée rouge...
Lorsque les hordes blindés ukrainiennes foncent à l'été 2014 vers les frontières avec la Russie pour en prendre le contrôle, elles vont se précipiter étirant leurs forces et leur logistique dans des chaudrons successifs où elles vont fondre comme neige au soleil, en abandonnant aux milices d'autodéfense improvisées et dépenaillées équipements et matériels militaires...
Mais pour qu'un chaudron arrive à ébullition, il lui faut un couvercle solide ... C'est le rôle que va rejouer pendant l'été 2014 Saur Moghila, cette petite colline d'environ 300 mètres seulement mais qui permet de surveiller et verrouiller la steppe alentour jusqu'à la Russie...
En août 1943, ce point stratégique avait déjà été le théâtre de violents combats entre les allemands et l'armée rouge qui va finalement le conquérir après une série d'assauts violents et meurtriers.
Un tour d'horizon au sommet de cette petite colline
permet de comprendre son intérêt stratégique
En 2014, l'Histoire semble vouloir se répéter jusque dans les idéologies remuées par les propagandes des nouveaux adversaires qui se disputent à nouveau ce vieux tumulus antique...
Malgré des bombardements ukrainiens d'une rare intensité et permanents, les miliciens vont tenir la position verrouillée et particulièrement unité, commandée par "Medved" qui réussi cet exploit de tenir ce point haut repoussant les uns après les autres les assauts des groupes blindés (environ 4000 hommes) qui tentaient désespérément de sortir du chaudron Sud...
Saur Moghila le 5 juillet 2014
bombardement ukrainien avec des roquettes "Grad"
Mission accomplie ! Le verrou de Saur Moghila à tenu le temps qu'il fallait pour que plus à l'Est soient réduits au silence les chars ukrops, et lorsque l'unité à court de munitions est contrainte d'abandonner sa position il est trop tard pour Kiev, car son corps blindé a complètement disparu dans les combats et les fuites éperdues de ses soldats (dont beaucoup franchiront alors la frontière vers la Russie pour échapper à la mort avant d'être expulsés vers l'Ukraine...)
Le mémorial de la deuxième guerre mondiale après les bombardements de 2014
Plus tard, d'autres chaudrons comme ceux d'Iliovaisk ou Debalsevo vont achever la désintégration de l'armée ukrainienne, sauvée in extrémistes par les accords de Minsk.
Mais Saur Moghila, cette colline culminant la région et surtout haut lieu de l'Histoire, réveillée par les canons du Présent restera avec l'aéroport de Donetsk le symbole de cette résistance héroïque du Donbass face à l'agression atlantiste des putschistes du Maïdan.
Ici le passé et le présent communient dans des ruines immortelles et invaincues.
Mais le prix payé pour cette mission vitale fut à la hauteur du sacrifice consenti sur ce même lieu 70 années auparavant : seuls 5 survivants, la plupart blessés purent s'échapper du sanctuaire complètement détruit par les boyaux souterrains du passé....
Aujourd'hui, des milliers de citoyens des jeunes Républiques ont fait le déplacement sous un ciel pluvieux pour honorer le sacrifice de ceux qui ont garanti à 70 ans d'intervalle la préservation de leur identité millénaire.
Des soldats de l'unité de "Medved" tombés en 2014 sur ses pentes
continuent à garder autour de leur chef ce sanctuaire éternel
Lorsque Kiev la brune, autant débile qu'impuissante s'invite aux commémorations Alors que la foule arrivait malgré une pluie battante, peu après 9h00 du matin, 2 explosions importantes ont secoué la steppe à proximité du mémorial, et les services de sécurité et de déminage intervenants immédiatement ont récupéré des éléments des engins explosifs ainsi que repéré et désamorcé 5 autres bombes qui avaient été placées à l'entrée du site. Fort heureusement aucune victime n'est a déploré dans ce nouvel et lâche attentat visant la population civile du Donbass. Une enquête est en cours mais les premiers indices techniques relevés sur place confirme une tentative de sabotage ukrainien contre cette journée commémorative...
Les familles, ignorant cette nouvelle menace impuissante lancée par Kiev au coeur de leur Histoire ont continué à gravir sous la pluie froide la colline ensanglantée pour rendre hommage aux héros du passé et du présent, qui y ont défendu leur avenir libre.
La foule en marche vers le sommet de la colline
Contrairement aux francais qui viennent d'élire Macron pour suicider encore plus leur pays, les femmes, les hommes et les enfants du Donbass ne trahissent pas leur terre, leur peuple et leur Histoire...
Ici le peuple du Donbass honore les sacrifices de feux qui ont construit leur liberté avec des prières des fleurs et des chants mais surtout en s’efforçant à chaque instant de s'en montrer dignes...
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
Autres articles sur les cérémonies de Saur Moghila
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D'une guerre à une autre, les héros ne meurent pas !
Le 8 décembre 2016, sur la crête de la vague des flash-mobs qui relie les communautés russes du Monde entre elles, la petite ville de Snijne (République Populaire de Donetsk) a rejoint ce qui est en train de devenir une tradition, en rendant hommage aux héros tombés en défendant la colline de Saur Moghila pendant la "Grande Guerre Patriotique" contre les divisions allemandes et à nouveau en 2014, contre les divisions ukrainiennes...
Ce sanctuaire historique réveillé par les vents de l'Histoire pendant l'été 2014, a vu une section de miliciens faire honneur à leurs grands anciens tombés 70 ans plus tôt pour défendre cette terre noire du Donbass dont l'Histoire est écrite en lettres de sang depuis des siècles.
A Snije (République de Donetsk) le 8 décembre 2016
"На безымянной высоте" - 2016
Aujourd'hui le sanctuaire de Saur Moghila n'est plus qu'un champ de ruines témoignant de la violence des assauts de l'armée ukrainienne qui pendant 2 mois a tenté en vain de faire sauter ce verrou qui fermait le chaudron Sud dans lequel un corps blindé de 3500 hommes avait été piégé dans son offensive par les milices républicaines.
Si les citoyens de Snije ont choisi la chanson populaire " Les hauteurs sans nom", c'est pour le thème patriotique qu'elle évoque mais aussi pour l'étrange similitude entre les faits qui l'ont inspiré et la page d'Histoire écrite en 2014 à Saur Moghila.
En effet, la chanson fait référence à un combat défensif héroïque mené en septembre 1943 par une section de l'Armée rouge accrochée sur une colline près du village biélorusse de Rubezhanka dans la région de Kalouga. Cette unité commandée par lieutenant Eugène Poroshina et forte de seulement 18 hommes a défendu le temps nécessaire ce point d'appui vital pour l'offensive russe, subissant les assauts ininterrompus de plus de 500 allemands appuyés par des avions, de l'artillerie et des chars d'assaut. Seuls 2 soldats survivront à l'enfer de la bataille, après avoir défendu ce , de 224 mètres jusqu'à la dernière cartouche.
Dans le Donbass, à Saur-Moghila (le "Mont Tombe"), c'est aussi une section qui va défendre jusqu'à la dernière cartouche les 277 mètres d'une petite colline mais dont l'importance stratégique justifiait également leur sacrifice. Ici aussi "Medved" le chef de section est tombé au milieu de ses hommes après avoir défendu la colline jusqu'à la dernière cartouche. Les semaines de résistance héroïque de cette poignée de volontaires un peu plus de 20 hommes) a permis aux forces républicaines de réduire les unités ukrainiennes prises au piège dans le couloir frontalier avec la Russie que ferme à l'Ouest cette colline mythique.
Sur les 2 collines, un mémorial a été construit immortalisant le sacrifice des soldats russes.
Au début des années 60, cette chanson a été écrite par le poète Mikhaïl Matusovskiy pour les besoins du film patriotique "Silence" réalisé par Vladimir Basov (sorti en 1964)
Interprétation de Mark Bernes sur des images d'archives
"На безымянной высоте"
Na byezymyannoy vysotye - Les hauteurs sans nom
Paroles Michael Matusovsky - Musique Benjamin Basner (1964)
Merci à Héléna Sydorova pour la traduction...
Un bosquet de fumée au pied de la colline, Le coucher de soleil éclatant à la fois… Et seulement trois d'entre nous sont resté en vie Sur les dix-huit garçons en ligne. Combien d'amis proches et si chers Restés sans sépulture dans l'obscurité Près d’un village inconnu Sur une hauteur sans nom. Une fusée flambait en tombant Comme une étoile fondue entièrement. Celui, qui une fois dans sa vie l'a vu, Ne pourra jamais l’oublier. Il n’oublie pas, Il n’oublie pas Ces attaques acharnées Près d’un village inconnu Sur une hauteur sans nom. Les Messerschmitts tournoyaient au-dessus de nous, Ils étaient visibles comme si c’était le jour… Portant notre amitié devenait de plus en plus forte Dans le contre-feu d'artillerie. Malgré ces épreuves qui t’ont frappé, Tu étais fidèle à ton rêve de vie Près d’un village inconnu Sur une hauteur sans nom. Tous les garçons viennent souvent dans mes rêves, Mes amis de mes jours de guerre, Notre cagna en trois couvertures, Un pin brûlé au-dessus d’elle. Comme si je suis de nouveau avec eux Debout sur une ligne de feu Près d’un village inconnu Sur une hauteur sans nom.
Cette nuit le canon a tonné à chaque heure au dessus de la terre gelée du Donbass pendant que les flash-mobs russes de solidarité continuent à se répandre à travers le Monde comme des semailles de résistance et d'espérance, pour les écouter voir le lien suivant sur VKontakte : Notre flashmob
Quelques autres nouveaux flash-mobs parmi la vingtaine entendus ces derniers jours
A Novosibirsk (Russie), le 11 décembre 2016
"Песня о тревожной молодости"
A Telmanovo (République de Donetsk), le 12 décembre 2016
"Спят курганы тёмные"
A Sebastopol (Russie -Crimée), le 12 décembre 2016
A Makeevka (République de Donetsk) le 12 décembre 2016
"Десятый наш десантный батальон"
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