Affichage des articles dont le libellé est CHOIX DONBASS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CHOIX DONBASS. Afficher tous les articles

samedi 1 octobre 2022

Un jour historique, au coeur de tous les dangers

 

Ce  30 septembre est une date historique pour la Russie, la Novorossiya et le Donbass ! 

La demande référendaire des populations des territoires de Lougansk, Donetsk, Zaporodje et Kherson a été actée ce 30 septembre à Moscou. C'est le début du retour vers leur mère patrie des territoires russes qui étaient pris en otage dans une Ukraine partie depuis 1991 dans une dérive accélérée vers un occident dégénéré et soumis au totalitarisme mondialiste russophobe.

En ce jour historique, j'ai pensé une nouvelle fois à tous mes camarades tués au combat pour que s'accomplisse ce rêve ainsi qu'à tous ceux, civils et militaires qui ont perdu une jambe, un parent, un enfant, un ami dans cette guerre génocidaire menée par les ukro-atlantistes depuis plus de 8 ans !

Je pense à Yulia, cette amie du quartier d'Oktyabrsky près de l'aéroport qui, les larmes aux yeux devant sa maison éventrée par des mortiers de 120mm ukrainiens, me disait en 2016: "ils (les ukrainiens) ont tout détruit : ma vie, mon pays, mes amis, ma maison, mon travail, mes rêves...". Je pense au sibérien "Sever", chef de section tué par un sniper sur le front de Promka en décembre 2017 et qui me parlait des aurores boréales et des horizons blancs colorant de leur symphonie naturelle le rêve des hommes libres qu'il est venu défendre ici sur cette terre noire du Donbass. Je pense au sergent Dietrich, tué devant Dokuchaïevsk, à la grand mère Anastasia déchiquetée dans son jardin et à tant d'autres parmi lesquels mon chef de bataillon Oleg Mamaïev et le président Alexandre Zakharchenko, tués eux aussi sur le front de leurs devoirs.

Aujourd'hui leur rêve vient (enfin) d'éclore dans les coeurs de cette population russe martyrisée depuis 8 longues années, et même si ses souffrances ne sont malheureusement pas terminées, la victoire et la Paix luisent désormais à l'horizon de ses enfants !

"Le destin nous appelle à un champ de bataille 
pour la Grande Russie !"
Vladimir Poutine, 30 septembre 2022

Mais il faut que l'euphorie naissante de cette réparation historique ne nous aveugle cependant pas car cette décision légitime de la Russie et qui relève d'un devoir civilisationnel risque fort d'accélérer le chaos voulu et organisé par l'impérialisme mondialiste. Le plus dur combat pour la liberté des peuples ne fait que commencer (et je pense ici à tous les peuples qui, à travers le Monde sont soumis aux étatismes capitalistes).

Le grondement d'ours de l'armée russe 

Maintenant que nous sommes dans le Donbass et la Novorossiya des membres à part entière de la grande Russie, les forces russes vont pouvoir se mettre en branle vers le front de l'Ouest ! 

Comme son animal totem, la Russie est prudente et parfois (souvent) lente à réagir, mais lorsque le danger menace ses enfants alors la terre tremble sous la charge de son armée.

Mobilisés du Daghestan montant vers le front 

Dans la frange occidentale de la fédération de Russie infectée par le consumérisme occidental, des petits bourgeois affairistes, traîtres et lâches qui ne peuvent pas faire jouer leurs relations corrompues quittent en tremblant leurs nids douillets de Moscou, Saint Petersbourg et autres villes russes sous influence libérale, fuyant leur devoir envers cette union des peuples sacrée qui forge la grandeur de la Russie depuis des siècles. Ils ne sont que des enfant gâtés ingrats que le pouvoir russe, une fois encore trop laxiste, aurait dû arrêter aux frontières et enchainer aux forges des usines d'armement !

Ailleurs, de tous les horizons de Russie, les enfants de l'empire convergent en chantant vers le front de l'Ouest, mobilisés et volontaires, fiers de servir la patrie, Ces hommes du Caucase, d'extrême orient, de Sibérie, de l'Oural etc ne sont pas ces nantis citadins qui à travers toute les furoncles bourgeois qui pourrissent les villes du Monde ne savent plus nommer un arbre ou reconnaitre un oiseau à son chant et trouver la source de leur âme. 

Sous les embrassades et les hourras les fils
de l'empire éternel partent au rythme du chant
mythique des anciens:  "les adieux de la slave" 

Tout comme en 1610 lorsque Moscou avait été prise par les polono-lituaniens c'étaient les peuples authentiques qui étaient venus libérer la grande Russie, alors que les boyards, ces aristocrates pourrissant sur leurs privilèges, avaient trahi l'empire. Le traitre à la patrie n'est pas comme le prétendent ces prétentieux vautrés dans leurs fauteuils d'affairistes, le bobo de gauche ou le l'écolo du dimanche. Eux ne sont que les crétins circulatoires qu'une marchandise capitaliste créé et agite en diversion pour que ne soit pas inquiété les banquiers et leurs bataillons de bourgeois pour qui la seule patrie s'appelle le pognon. 

En Tcherkassie, les descendants des peuples 
cavaliers au moment de partir au combat se 
souviennent et dansent leur joie de servir les
peuples de cette Grande Russie menacée.

Bien sûr, les merdias occidentaux vous parleront en se gaussant des rats qui fuient leur devoir mais jamais des centaines de milliers d'hommes, mobilisés mais aussi volontaires qui donnent une nouvelle chair à cette "union des peuples" restée intacte dans le coeurs des enfants de Russie de l'empire à la fédération en passant par l'Union soviétique. 

J'espère que les dirigeants de Moscou profiteront de la tempête pour purger définitivement la Russie de ses traitres et inaptes, ses corrompus et arrivistes, tous ces bourgeois qui, de droite ou de gauche ne veulent que se servir sans jamais Servir leur mère patrie... y compris dans les cénacles du Kremlin !

Le chant du cygne de l'armée ukrainienne

Pendant ce temps là les forces ukrainiennes, de rage, bombardent toujours les populations de Donetsk et jettent toutes leurs forces dans des attaques politico-militaires désespérées sur les fronts Nord et Sud avant qu'une nouvelle offensive des forces russes démultipliée ne s'abatte sur leur servilité criminelle.

A Krasni Liman, par exemple, c'est tout un corps d'armée ukrainien qui tente depuis une semaine de réduire au silence la garnison héroïque de Krasni Liman qui se bat avec un acharnement incroyable face à un ennemi supérieur en nombre et emporté par l'inertie de son offensive du 7 septembre sur Izioum. 

Dans la foulée de leur progression jusqu'à la
rivière Oskol, les forces ukrainiennes ont lancé
une autre offensive double, au Sud en direction 
de Krasni Liman et au Nord vers  de Svatove.

Au moment où j'écris ces lignes se déroulent les combats parmi les plus violents depuis le début de cette troisième guerre mondiale en train de sortir de sa chrysalide russo-ukrainienne.

Situation sur le front Nord au 30 septembre 2022

Côté ukrainien, pour achever l'encerclement de Krasni Liman l'Etat Major ukrainien a lancé dans la bataille ses 4e et 17e brigades de chars, 25e brigades parachutiste, 80e brigade d'assaut aéroportée, 66e brigade mécanisée auxquelles se rajoutent des unités de défense territoriale, soit près de 20 000 hommes, l'équivalent d'un corps d'armée mécanisée et disposant d'appuis d'artillerie et d'aviation (petite flotte de combat et surtout des drones). 

Côté allié, c'est une garnison de 4000 hommes environ, l'équivalent d'une brigade mécanisée avec ses appuis d'artillerie et renforcée par des bataillons motorisés de volontaires ("BARS") russes et cosaques motivés mais avec peu d'armement lourd. En revanche un appui aérien russe important compense le rapport défavorable des forces terrestres : avions et hélicoptères d'attaque au sol fournissent à l'infanterie une force de réaction antichar rapide et précise.

Evolution du front au cours des derniers jours

Désolé de dissoner dans le discours bipolaire des propagandistes de salon qui noient leur intelligence dans un courtisanisme ridicule et un ego narcissique, mais la situation à Krasni Liman pour les forces alliées, si elle n'est pas encore désespérée est très critique ! Et même Denis Pushilin, le président de la République Populaire de Donetsk fraichement intégrée au sen de la Fédération de Russie a admis en revenant du Kremlin : "la situation à Krasny Liman reste difficile, nos forces résistent aux assauts de l'ennemi, des renforts sont amenés".

Situation à Krasni Liman au 30 septembre 2022

Concrètement, et par rapport à mon dernier SITREP concernant ce secteur, les forces alliées ont du opérer un repli vers Krasni Liman depuis les points d'appui de Drobishevo au Nord Ouest et Yampol au Sud Est, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de resserrer leur étau et de réaliser un encerclement opératif (avec leur artillerie) de Krasni Liman. Selon certaines sources non confirmées des combats urbains auraient commencé dans les quartiers Ouest de la ville.

A l'Est de Krasni Liman, la rivière Zherebets est élargie
par une ligne d'étangs sur laquelle une défense peut
s'appuyer mais qui réduit aussi le passage libre pour
des renforts ou des replis militaires russes et alliés.

Les forces ukrainiennes en resserrant leur dispositif au plus près de Krasni Liman peuvent exercer des pressions offensives permanentes sur ses défenses mais aussi (toute médaille à son revers) offrent à l'artillerie et à l'aviation russes des concentrations blindées sorties des masques forestiers bordant la rivière Donets. De leu côté les unités alliées de Krasni Liman ont été renforcés par les garnisons de Drobeshevo et Yampol qui fortifient leurs lignes défensives.

Les abords Ouest de Krasni Liman sont jonchés 
de cadavres et de véhicules russes et ukrainiens
témoins calcinés de la violence des combats.

Depuis une semaine les forces alliées retranchées dans Krasni Liman subissent des assauts permanents venant du Nord, du Sud et de l'Ouest, mais malgré des effectifs très inférieurs en nombre (1 contre 5) résistent avec une bravoure exceptionnelle, infligeant même de lourdes pertes à des forces ukrainiennes complétement enivrées par l'idée d'obtenir une nouvelle victoire. 

Au Nord de Krasni Liman, un mitrailleur russe
face à des unités de la 66ème brigade ukrainienne


Les ukro-atlantistes qui voulaient humilier la Russie en capturant Krasni Liman le jour du rattachement officiel des territoires de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporodje, ont non seulement échoué mais leurs forces ont subi des pertes terribles. Pour la seule journée du 30 septembre, les assauts suicidaires ordonnés par Zelensky pour apporter une victoire médiatique à l'Oncle Sam ont couté aux forces ukro-atlantistes devant Krasni Liman plus de 2000 hommes, soit l'effectif d'une brigade complète !

La menace sur Krasni Liman reste cependant très forte et sa capture toujours fort possible car les ukrainiens qui ont réalisé un encerclement opératif par les feux de leur artillerie essayent maintenant de faire sauter le verrou de Torskoe qui maintient vaille que vaille la liaison entre la garnison et les forces de réserve des 58ème et 20ème armées russes par le dernière route libre menant vers Kreminna.



"Mieux vaut tard que jamais !"

Après avoir stabilisé le front dans les secteurs de Kreminna à l'Ouest et Svatove au Nord, les forces de réserves des 58ème et 20ème armée russes ainsi que des appuis aériens ont pu faire mouvement en urgence vers Torskoe, ce village protégeant la dernière route qui, bien que bombardée par l'artillerie ukrainienne est la dernière porte encore ouverte pour Krasni Liman.

Ce sont d'abord des appuis aériens massifs des forces aériennes tactiques russes qui, en coordination avec l'artillerie détruisent les concentrations blindées ennemies avant qu'elles ne se lancent à l'assaut des positions alliées. 

Ici des hélicoptères d'attaque russe Ka 52
réalisant des tirs de barrage sur des blindés

Ici l'attaque d'un chasseurs bombardier Sukhoï 25
sur une unité blindée (filmée par un mercenaire)

Venant de Kreminna, des renforts blindés russes sont arrivés dans le secteur de Torskoe, sans confirmer si leur mission est de renforcer la défense de Krasni Liman, ou de couvrir la retraite de sa garnison vers l'Est ou de protéger Torskoe et le passage ultérieur de renforts plus importants. 


Certaines réseaux militaires pro-russes évoquent le mouvement vers Krasni Liman de 4 groupes bataillonnaires tactiques (BTG) de la 58ème armée (environ 4000 hommes), ainsi que le déploiement de bombardiers stratégiques chargés de bombes FAB 500 et FAB 3000 ce qui constituerait un renfort et un appui capables d'inverser la tendance actuelle. 

Suite au rattachement des républiques de populaires de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson, la Russie se réserve le droit de déployer toutes les forces et moyens disponibles pour défendre leurs territoires. Alors que l'armement nucléaire focalisent l'attention de nombreux commentateurs, il faut rappeler qu'il existe dans l'arsenal russe des armes conventionnelles dont les effets dévastateurs si elles sont utilisées en paquets sont comparables à ceux d'une munition nucléaire tactique. C'est le cas des bombes aériennes FAB 3000 et FAB 5000 , des bombes thermobariques etc...

Un soldat ukrainien observe un bombardement
aérien russe réalisé de l'autre côté de la poche
de Krasni Liman sur d'autres positions de Kiev

En conclusion

Le sort de cette deuxième bataille de Krasni Liman va dépendre de la capacité des deux belligérants à acheminer rapidement dans ce secteur de nouveaux renforts ce qui n'est pas à l'avantage de Kiev qui pour ses opérations à l'Est de Kharkov a "raclé les fonds de tiroirs" pour constitue un corps de bataille mais qui, après 3 semaines d'offensives ayant profité de la faiblesse du dispositif russe à Balaklaïa, se retrouve aujourd'hui échoué sur les défenses de la petite garnison de Krasni Liman.

Par contre du côté russe, le dispositif réorganisé et renforcé après la surprise de Balaklaïa est en train de mettre en œuvre sa contre offensive, et je ne serais pas surpris que l'Etat Major russe lance des attaques également du côté de Kharkov afin d'y fixer les forces de réserve ukrainiennes susceptibles de venir renforcer le front de Slaviansk / Krasni Liman.

Reste à savoir si la réaction russe sera arrivée à temps pour sauver la défense de Krasni Liman et si tel est le cas, alors cette bataille sera le signal du reflux des forces ukrainiennes des territoires aujourd'hui russes qu'elles occupent encore. Et si Krasni Liman tombe, ce sera probablement la dernière victoire des forces ukrainiennes, leur "chant du cygne" avant la désintégration complète de l'Ukraine.

Quoiqu'il en soit l'Histoire retiendra que cette journée du 30 septembre, qui est aussi celle du début de la bataille de Moscou en 1941, c'est d'abord le retour d'une première partie des régions russes d'Ukraine vers la Russie.

Erwan Castel





jeudi 29 septembre 2022

"Damoï" ! (à la maison !)


Le rêve irrédentiste du Donbass de revenir vers sa mère patrie est en train de naître !

Enfin !

En 2014, dans un premier référendum populaire, les populations de Donetsk et Lougansk avaient majoritairement demandé leur rattachement à la Russie, dont elles avaient été séparées arbitrairement lors de la création il y a 1 siècle de l'Etat ukrainien sous l'égide de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Et l'indépendance de 1991 les en avait éloigné encore plus jusqu'à ce déchirement ontologique du Maïdan orchestré par les occidentaux en 2014, et qui a plongé l'Ukraine dans un conflit métamorphique autodestructeur, d'émeutes en coup d'Etat, de répressions en conflit régional, jusqu'à dégénérer aujourd'hui en guerre internationale, pour servir la tentative désespérée d'une ploutocratie mondialiste de sauver son système financier et l'hégémonie d'une pensée unipolaire totalitaire.


Acte 1 : Le référendum populaire 

En cette fin du mois de septembre 2022, un nouveau référendum populaire a été organisé sur les territoires des Républiques Populaires de Lougansk et Donetsk, mais aussi sur ceux, contrôlés par l'armée russe,  des régions de Zaporodje et Kherson qui quant à elles faisaient partie de l'ancienne région russe de la Novorossiya, créée dans le cadre de la reconquête des territoires russes sur les occupants ottomans au XVIIIème siècle par l'impératrice Catherine II.

Et le résultat est sans appel ! :

Dans la république de Donetsk: 99,23 %. 
Dans le république de Lougansk: 98,42%. 
Dans la région de Zaporodje: 93,11%  
Dans la région de Kherson: 87,05%.

Malgré les bombardements continuels des forces ukro-atlantistes, malgré les combats intenses secouant une ligne de front fragile, les populations de ces régions russes séparées de leur empire par les vents de l'Histoire et l'idiotie des politiciens se sont massivement rendues aux urnes de leur Liberté, sur place mais aussi dans toutes les régions de Russie ou de nombreuses habitants du Donbass ou de Novorossiya ont fui la guerre où tout simplement travaillent ou poursuivent leurs études par exemple. 

C'est le droit souverain des peuples à disposer d'eux mêmes, qui est un principe fondateur de la Charte des Nations Unies dès son article premier (point 2) et rappelé à l'article 55, qui a donc été invoqué légitimement par ces populations russes.

Certains arguent déjà que ces scrutins ne sont pas valides car les habitants des régions concernées qui se sont réfugiées du côté ukrainien et même dans les pays occidentaux n'ont pas voté. Quand bien même l'auraient-ils fait que cela n'aurait rien changé au résultat final, tout au plus diminué de quelques pourcents le score en faveur du rattachement. Ensuite rien ne les empêchaient de rester dans leurs territoires pour participer à sa destinée ou d'y revenir pour voter. Ces minorités pro-ukro-atlantistes ont déserté de leur plein gré leurs responsabilités et par conséquent elles se sont exclues de leurs communautés citoyennes et ne sont plus factuellement en droit de voter. 
Ceci est peut-être contestable mais c'est une réalité permanente des situations de ce genre: Lorsque Porochenko a été élu président ukrainien en 2014 avec seulement 54,70 % des voix, alors que les populations du Donbass et de Crimée (qui représentent plusieurs millions de voix pro-russes) s'étaient de facto exclues du scrutin, je n'ai pas alors entendu un thuriféraire des démocraties occidentales protester... bien au contraire ! (Idem pour Zelensky élu en 2019 avec 73,22% des voix).


D'autres diront que ces référendums ont été fait sous la pression d'une "armée d'occupation", dans ce cas, comment peuvent-ils m'expliquer par exemple que les 2 précédents référendums pro-russes de Crimée réalisés en janvier 1991 (94,30 %) et mars 1994 (78.40 %) qui accordant à cette péninsule russe, rattachée arbitrairement à l'Ukraine en 1954, le statut de République autonome puis une autonomie renforcée confirment rétroactivement l'écrasante majorité pro-russe exprimée en mars 2014 (96,77%. De même si la présence militaire dérange ces parangons droitdelhommistes, pourquoi ont-ils validé par exemple les référendums du Kosovo ou les élections en Irak sous occupation de l'OTAN ?

Bref je ne m'étends pas plus sur l'argumentaire imbécile des russophobes et leur rappellerai juste ce proverbe africain " Quand on veut monter en haut du cocotier il faut avoir le cul propre !"


Acte 2 : La demande de rattachement à la Fédération de Russie 

Dès l'annonce des résultats référendaires, les représentants de ces 4 régions pro-russes les ont officiellement transmis à Moscou accompagné d'une demande de rattachement au sein de la Fédération de Russie.

Je regrette souvent de n'avoir pas pris le temps, dans ce blog, d'informer plus souvent des actes et situations de la République Populaire de Lougansk, qui a bien des égards est exemplaire, aussi c'est la demande de son président, Leonid Passetchnik, que je partage ici :


"Cher Vladimir Vladimirovitch!

Depuis huit ans, les habitants de la République populaire de Lougansk sont soumis à des bombardements brutaux et à un génocide par le régime de Kiev. Dans leur colère impuissante face aux tentatives infructueuses d'invasion du territoire de la république et aux échecs en combat ouvert contre les défenseurs de la République, les néonazis n'ont fait qu'intensifier leur terreur et le bombardement des infrastructures civiles et industrielles, détruisant écoles, hôpitaux et jardins d'enfants. Le régime de Kiev, instigué par l'Occident, n'épargne personne: des personnes âgées, des femmes et, pire encore, des enfants sont tués. 

Le monde “civilisé” est silencieux. Pas un seul État ou organisation internationale n'a condamné les actions de Kiev dans le Donbass. Pendant ces huit années, seule la Fédération de Russie a fourni et continue de fournir une assistance complète aux habitants du Donbass, et nous ne doutons pas qu'ensemble, nous obtiendrons justice: les criminels de guerre seront jugés équitablement et tous ceux qui donnent des ordres criminels subiront le châtiment qu'ils méritent. 

Les habitants de la région de Lougansk vous sont sincèrement reconnaissants d'avoir reconnu l'indépendance de la République en février 2022. Cette décision était d'une grande importance pour nous. Nous sommes conscients du lien historique, culturel et spirituel avec le peuple multinational de la Fédération de Russie. Nous savons que le Donbass fait partie de la Russie et, depuis huit ans, nous nous battons pour réaliser notre rêve de retourner dans notre port d'attache. 

Le 20 septembre 2022, le Parlement de la République populaire de Lougansk a décidé d'organiser un référendum sur le rattachement à la Fédération de Russie en tant que nouveau sujet. 

Cher Vladimir Vladimirovitch, je m'adresse à vous au nom du peuple de la région de Lougansk! Compte tenu du fait que la population de la république a approuvé la décision lors du référendum, je vous demande d'examiner la question de l'intégration de la République populaire de Lougansk en tant que sujet de la Fédération de Russie!"

Leonid Ivanovitch Passetchnik
Président de la République Populaire de Lougansk

Cette demande de rattachement d'un territoire à un pays tiers, et qui n'est pas incompatible avec l'autodétermination des peuples est appelé "irrédentisme", et c'est un acte légitime aux yeux de l'ONU qui le 15 décembre 1960, dans sa résolution 1541 a définit que ce droit des peuples à disposer d'eux-mêmes pouvait donner lieu indifféremment à "l’indépendance et souveraineté, la libre association avec un État indépendant, et l’intégration à un État indépendant "

Acte 3 : L'examen et le vote du parlement russe

Il est peu probable que la Douma d'Etat ne valide pas les référendums de rattachement du Donbass et de la Novorossiya, surtout dans le contexte international actuel particulièrement critique où les peuples de Russie à travers le Monde sont victimes d'une ostracisation allant jusqu'à le répression et dans la situation militaire du front russo-ukrainien qui réclame un nouveau format  d'opérations militaires, plus radical et que seul un changement du statut juridique des régions concernées peut autoriser, 

Ce vote devrait intervenir dans les prochains jours et son résultat immédiatement enclencher une série de mesures politico-militaires drastiques mais aussi de déclarations diplomatiques radicales à l'encontre de l'Ukraine et des pays de l'OTAN.

Administrativement les régions de Zaporodje et Kherson deviendront probablement à leur tour des républiques populaires qui, avec celles de Donetsk et Lougansk, seront intégrées au sein d'une Fédération de Crimée, elle même partie intégrante de la Fédération de Russie. Et cette fédération de Crimée évoluera au fur et à mesure que seront libérés les autres terroitoires de la Novorossiya (Odessa, Krivoï Rog, Nikolaïev, Dnipropetrovsk) ou de la Russie ukrainienne (Kharkov) etc.

Et peu importe que l'hystérie occidentale qui suivra, hurlant que jamais ô grand jamais son opinion autoproclamée internationale alors qu'elle ne représente que 18% de la population mondiale, ne reconnaisse pas les résultats de ces référendums. Je rappellerai à ces donneurs de leçons insipides et hypocrites qu'en 1933, la Convention de Montevideo précisait que "l’existence politique de l’État est indépendante de sa reconnaissance par les autres États".


En conclusion

Tout va dépendre de la réaction politico-militaire occidentale qui a peut-être ici une dernière chance de revenir à la table des négociations pour rechercher un chemin vers la Paix. Mais, au vu des déclarations hystériques des chefs d'Etat occidentaux commentant les référendums pro russes et de l'attaque gravissime réalisée sur les gazoducs russes "North Sream I & II" ce lundi (qui est la première attaque 100% atlantiste de ce conflit et en dehors du théâtre d'opérations ukrainien), je doute que la Paix soit à l'ordre du jour des faucons étasuniens et des vrais cons occidentaux.

On peut donc s'attendre par exemple à un ultimatum russe demandant à Zelensky de quitter les nouveaux territoires russes occupés par ses forces armées, demande qui sera bien évidemment rejeté par Washington; et donc à partir de là le grand chaos risque de s'accélérer : sanctions, intervention russe massive, réaction de l'OTAN en Ukraine ("No fly zone" à l'Ouest de l'Ukraine, déploiement d'unités polonaises et roumaines, bataillons de volontaires occidentaux, intégration express de la Finlande et de la Suède etc) jusqu'au clash final qui peut-être (on a le droit de rêver) réveillera les consciences européennes face à la folie suicidaire du mondialisme.

En attendant, le 28 septembre les USA, suivis par la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Lituanie etc ont demandé à leurs ressortissants en Russie de quitter immédiatement le territoire fédéral. Ca a commencé !

"Qui vivra verra :"

Erwan Castel

mercredi 21 septembre 2022

"Nous rentrons à la maison !"


Sur le front russo-ukrainien, si les mouvements opératifs ont fortement diminué côté ukrainien en revanche l'intensité des combats n'a pas faibli, bien au contraire, car les forces ukro-atlantistes maintiennent leurs pressions offensives dans de nombreux secteurs et les forces russo-républicaines, qui ont reçu leurs premiers renforts au lendemain de la percée réussie par les forces ennemies à l'Est de Kharkov, sont visiblement en train de se réorganiser pour une nouvelle phase offensive avec des moyens et des objectifs plus élargis.

Situation générale du front au 21 septembre 2022

Concrètement du Nord au Sud:

  • Sur le front de Kharkov, si de violents combats se poursuivent dans les quartiers Est de Koupiansk sur la rive gauche à l'Est de l'Oskol, le front s'est stabilisé sur cette rivière entre la frontière de la région russe de Belgorod au Nord et le front au Nord de Slaviansk où elle passe le relais à une autre rivière dans une orientation Ouest Est : la Donets (ou Siversky Donets).
  • Sur le front de Slaviansk, à partir de deux têtes de ponts réalisées sur la rivière Donets et d'une autre en aval du barrage sur l'Oskol, les forces ukrainiennes attaquent et cherchent à encercler la ville de Krasni Liman qi verrouille leur progression vers l'Est le long de la Donets subissant des pertes importantes de la part d'une garnison russe renforcée, mais pas assez fournie pour mener des contre attaques.
  • Sur le front de Severodonetsk Lisichansk, les forces ukrainiennes ont repris aux forces alliées la localité de Bilogorovka à partir de laquelle elles pourraient mener une troisième tête de pont sur la Donets et/ou mener des attaques en direction de Lisichansk s'ils elles n'étaient pas bloquées par un manque d'effectifs d'assaut et d'appuis et une forte résistance alliée qui a également renforcer ce secteur du front Nord Donbass
  • Sur le front d'Artemovsk, au Nord de la ville, les forces alliées peinent depuis 2 mois à conquérir le point d'appui de Soledar dans des combats de rues lents et très couteux et plus au Sud, ne disposent pas d'effectifs suffisants pour réaliser rapidement un mouvement offensif enveloppant cette ville d'Artemovsk que les ukrainiens ont de plus renforcé avec des unités d'infanterie et d'artillerie.
  • Sur le front de Donetsk, de violents combats continuent autour des bastions ukrainiens de Avdeevka, Krasnogorovka et Marinka, au Nord Ouest et Sud de la cité républicaine soumise à des bombardement meurtriers ukrainiens de plus en plus importants dirigés contre ses populations civiles. Plus au Sud sur l'amorce du front de Zaporodje les 2 adversaires repoussent leurs attaques mutuelles dans le secteur de Vougledar.
  • Sur le front de Zaporodje, le situation est relativement stable, essentiellement animée par des duels d'artillerie et quelques reconnaissance offensives de part et d'autre, principalement dans le secteur au Sud de la ville, près du Dniepr, d'où pourrait surgir une nouvelle offensive ukrainienne en direction de Energodar le long de la rive gauche (Sud) du fleuve ou vers Melitopol, en direction de la Mer Noire.
  • Sur le front de Kherson, l'offensive ukrainienne engagée contre les forces russes déployées au Nord du Dniepr, malgré des pertes et des échecs tactiques se poursuit à partir de la tête de pont d'Andrivka sur la rivière Ingoulets et du saillant de Visokopillya, au Nord Est, mais toutefois sans obtenir de succès significatifs, en dehors des destructions par les HIMARS étasuniens des infrastructures russes à l'arrière du front.
Illustrant parfaitement cette exacerbation 
en cours des opérations militaires alliées
voici le bombardement incendiaire d'unités
ukrainiennes sortant d'Ozerne pour opérer
vers le contournement Est de Krasni Liman.

Arrivant sur le flanc occidental de la Fédération, de nombreuses forces russes terrestres appartenant à la Garde Nationale et au Corps de défenses sont en train de se déployer autour de l'Ukraine ainsi que de nouveaux appuis aériens avec notamment des moyens stratégiques lourds (bombardiers Tupolev 95 par exemple) qui jusqu'ici n'avaient quasiment pas été engagés. A noter également des renforts importants au sein des forces auxiliaires russes comme le groupe Wagner et les volontaires tchétchènes qui alignent chacun l'équivalent d'une division.

De leur côté, l'essoufflement rapide des forces ukrainiennes tend à confirmer que leur percée à l'Est de Kharkov et leurs têtes de pont réalisées sur les rivières Oskol et Donets au Nord et Ingoulets au Sud risquent d'être qualifiées de "victoire à la Pyrrhus" tant elle ont subi des pertes importantes et raclé les fonds de tiroirs des réserves opérationnelles. Et je n'en veux pour preuve que les nouveaux renforts ukrainiens acheminés en urgence par trains vers Kharkov, mais qui sont puisés dans les forces de défense de Kiev. 

En résumé le front russo-républicain, après les initiatives opératives ukrainiennes des fronts Sud et Nord est dans l'attente d'un nouveau changement stratégique pour lequel la Russie, qui veut reprendre une initiative offensive forte sur le terrain, vient d'ouvrir le prologue politique: 


Un prélude politique au "Vent du Nord" 

Souvenons nous qu'après l'échec des dernières actions diplomatiques russes proposant un traité de sécurité collective pour mettre un terme au conflit dans le Donbass et avant d'engager l'option militaire pour contraindre le régime de Kiev à en respecter les principes, une reconnaissance officielle des Républiques de Donetsk et Lougansk a été votée par le parlement russe le 21 février, aussitôt suivi d'un accord d'assistance militaire mutuelle.

Aujourd'hui dans le même souci de préparer le terrain politique et de donner une dimension juridique aux nouvelles opérations militaires qui font probablement fondre sur l'Ukraine prochainement, la Russie avec ses alliés a engagé le processus d'intégration référendaire des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, mais aussi des régions de Zaporodje et Kherson. 

Voici le type d'adresse envoyé par les gouvernements de Donetsk et Lougansk ainsi que par les administrations russes de Kherson et Zaporodje, ici le message envoyé par Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk :

Cher Vladimir Vladimirovich!


Je vous prie d'envisager l'entrée de la République populaire de Donetsk dans la Fédération de Russie le plus rapidement possible en cas de décision positive à l'issue du référendum, ce dont nous ne doutons pas. Le peuple du Donbass, qui souffre depuis longtemps, méritait de faire partie d'un grand Pays qu'il considérait toujours comme sa Patrie.
Cet événement sera la restauration de la justice historique, dont des millions de personnes russes aspirent à l'avènement.

Denis Pushilin,
Chef De La République Populaire De Donetsk

  1. Des référendums vont donc se dérouler du 23 au 27 septembre dans les territoires de Lougansk; Donetsk, Zaporodje, Kherson concernant le retour de ces territoires historiquement et identitairement russes au sein de la Fédération de Russie.
  2. Les résultats officiels seront annoncés le 28 ou le 29 septembre, après quoi les territoires concernés dont les républiques populaires de Donetsk et Lougansk pourront envoyer un demande officielle d'adhésion à la Russie. 
  3. Le 30 septembre ou le 1er octobre, cette demande pourra être officiellement accordée et les documents pertinents seront signés au Kremlin avec la participation de Poutine, Pouchiline et Pasechnik.

Voici le témoignage de Charles d'Anjou, 
actuellement en reportage sur les fronts 
russo-ukrainiens concernant ces référendums.

L'Institut républicain de Crimée pour la recherche politique et sociologique a mené une enquête auprès de la population des territoires libérés :

Ceux qui sont prêts à participer à un référendum sur l'adhésion à la Russie :
- DPR - 86%,
- LPR - 87%,
- Région de Kherson - 72%,
- Région de Zaporozhye - 83%.
Ceux qui soutiennent l'entrée de leurs régions au sein de la Fédération de Russie :
- RPD - 94%,
- LPR - 93%,
- Région de Kherson - 80%,
- Région de Zaporozhye - 87%.

Ce référendum d'intégration à la Russie, que le Donbass appelle de tous ses voeux depuis 8 ans, risque d'être le scrutin le plus dangereux de l'Histoire, depuis sa tenue technique sous la menace des canons ukro-atlantistes jusqu'à ses conséquences diplomatico-militaires inévitables à venir. Mais il est l'étape nécessaire pour que soient enfin mis en mouvement les moyens permettant d'en finir avec cet impérialisme occidental !


Voilà le très prochain tracé modifié des frontières entre l'Ukraine et la Russie
Ce tracé inclus du Nord au Sud les Républiques de Donetsk et Lougansk, les régions
de Zaporodje et Kherson, dans leurs territoires contrôlés et ceux encore occupés par Kiev.
Du côté de Moscou

Le président de la Douma a répondu que le parlement soutient le processus de référendum et étudierai à son issue la demande potentielle d'un rattachement à la Fédération de Russie. De son côté, Dimitri Medvedev, ancien président de la Fédération et actuel Vice-président du Conseil de sécurité de Russie à déclaré:

"Les référendums dans le Donbass sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants de la LNR, de la DNR et d'autres territoires libérés, mais aussi pour le rétablissement de la justice historique."
Ils changent complètement le vecteur du développement de la Russie depuis des décennies. Et pas seulement notre pays. Car après leur mise en place et l'acceptation de nouveaux territoires en Russie, la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible.
L'empiètement sur le territoire de la Russie est un crime dont la commission vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense. Mais il n'est pas moins important qu'après les amendements à la Constitution de notre État, pas un seul futur dirigeant de la Russie, pas un seul fonctionnaire ne puisse revenir sur ces décisions.
C'est pourquoi ces référendums sont si redoutés à Kyiv et en Occident. C'est pourquoi ils doivent être effectués"

Dernière minute !: 

Le Président Vladimir Poutine est intervenu ce 21 septembre pour signifier qu'un décret a été signé, et en vigueur dès de jour, concernant une mobilisation partielle dont les principaux points sont les suivants :

- La mobilisation partielle concerne les réservistes (300 000 pour commencer)

- Les mobilisés avant leurs déploiement recevront une formation militaire complémentaire tenant compte de l'expérience des opérations spéciales en cours

- L'objectif immédiat est la libération complète du Donbass ;

- le statut juridique des volontaires et des milices du Donbass va être défini rapidement

- en cas de menace à l'intégrité territoriale de la Russie, tous les moyens disponibles seront utilisés. 

Du côté de l'OTAN, 

Sur le plan politique, Washington et ses valets ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaitraient pas les référendums engagés, ce qui n'est pas surprenant pour ces pseudos "démocraties" qui ne reconnaissent que les référendums qu'ils organisent et à condition que les résultats soient favorables à leurs intérêts ploutocratiques.

Sur le plan militaire c'est une autre affaire car si les territoires concernés demandent leur rattachement à la Russie et que le parlement russe l'accepte, cela signifie que ces régions appartiendront au sanctuaire national de la Fédération et par conséquent bénéficieront de toutes les protections adéquates, y compris celle définie par la nouvelle doctrine d'emploi de l'arme nucléaire dont la dimension défensive sera alors activée pour leurs territoires. 

Si l'OTAN persiste à poursuivre sa cobelligérance, devenue depuis plusieurs mois une belligérance factuelle exponentielle, elle n'aura pas d'autre choix que d'entrer officiellement en guerre avec la Russie en déployant des troupes en Ukraine, d'abord à l'Ouest (bouclier antiaérien puis aérien) puis progressivement vers la ligne de front jusqu'au premier affrontement avec une force russe qui risque de faire déborder le volcan ukrainien dans toute l'Europe, réveillant (enfin) les populations occidentales et les mettant (je l'espère) en face de leur servitude suicidaire !

"Brigitte, fais tes valises, on déménage dans le bunker !"

Car ses territoires de ces régions qui restent à libérer seront alors "de jure" des territoires nationaux russes occupés par une force militaire ennemie. Le 8 juillet dernier, le Président Poutine avait déclaré "nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses". Aujourd'hui, "de facto" les "choses sérieuses" viennent de commencer !

En procédant à nouveau, comme en février, par un processus politique préalable, le président Poutine ne fait pas que jeter les bases juridiques sur lesquelles il va organiser contre  les ukro-atlantistes un nouveau format militaire plus radical, mais aussi il offre une ultime occasion à l'OTAN de jeter l'éponge et de revenir à la raison commune avant que ne claque définitivement la porte des négociations et s'ouvre celle de la guerre totale. 

Là où certains verront une "fuite en avant du président russe" je ne vois que la logique mortifère d'une stratégie atlantiste commencée au lendemain de l'effondrement du bloc soviétique il y a 30 ans et qui,  de crise en intervention armée, de coup d'Etat en conflit militaire, a finalement réussi a pousser la Russie dans ses derniers retranchements d'où depuis février 2022 elle n'a plus d'autre choix que de "ramasser le gant" avant qu'il ne soit trop tard. On ne peut se réjouir de cette cinétique infernale conduisant les peuples dans ce nouveau chaos mondial, car avant que ne se construise (je l'espère de tous mes voeux) un nouveau paradigme multipolaire respectant les diversités humaines, il va nous falloir d'abord affronter les conséquences dramatiques de l'ouverture criminelle de cette boite de Pandore un jour de février.... 2014 sur le Maïdan ! 

La grande inconnue pour les semaines à venir est de savoir quel va être le niveau de réaction de l'OTAN, avec quel statut, et quels moyens. La stratégie habituelle occidentale, qui consiste à jeter de l'huile sur le feu et déclencher des conflits via des idiots utiles et des proxys pour pousser leurs adversaires, dans des réactions en chaîne inévitables, à en porter la responsabilité juridique internationale, risque de n'être pas suffisante pour aider Kiev. Soit les faucons de Washington jettent l'éponge, soit ils assument leur stratégie et déclarent la guerre à Moscou, avec toutes les conséquences que cela comporte. 

Pour conclure, et même s'il reste du chemin à parcourir pavé de sang et de larmes, je partagerai ici cette chanson d''espoir et de joie interprété par Natalia Kachura et Margarita Lisovina, deux artistes de Donetsk qui incarnent ce peuple héroïque du Donbass qui depuis 8 années se bat et souffre le martyr pour gagner sa liberté et son retour au sein de la Mère Patrie !

Erwan Castel

"Nous rentrons à la maison !
Nous avons défendu ce droit !
Le dernier à se battre
Nous rentrons à la maison !"


mercredi 29 juin 2022

Les origines du conflit entre l''OTAN et la Russie

Il est trop facile et surtout malhonnête d'aborder un mouvement de l'Histoire humaine comme ce conflit russo-ukrainien par un arrêt sur image d'où tout le narratif devrait commencer. C'est ainsi que procède depuis 4 mois la propagande ukro-atlantiste qui désigne la Russie comme responsable de cette nouvelle tragédie européenne.

Cependant, il est vital pour comprendre les origines et les développements actuels de cette tectonique ukrainienne de mettre dans une perspective historique les enjeux et les menaces qui ont déclenché en 1991, 2014 et 2022 un basculement de l'Europe vers un 3ème conflit mondial. 

Pour comprendre la position de la Fédération de Russie, qui mieux que son président peut expliquer cette cinétique géopolitique infernale déclenchée par l'expansion belliciste de l'OTAN vers ses frontières. Je republie ici le discours de Vladimir Poutine prononcé le 21 février 2022 à l'occasion de la reconnaissance des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk est un concentré en 50 minutes d'un siècle de relations à la fois entre l'Ukraine et la Russie puis entre la Russie et l'OTAN. 

Prenez le temps d'écouter et de réécouter ce discours et, s'il vous plaît en dehors des filtres idéologiques déformant, comme ceux des fantasmes globalistes russophobes autant que ceux, des fantasmes nationalistes pro-russes, car ce discours est avant celui d'un bon sens apolitique qui tisse autour des événements historiques et des revendications géopolitique la légitimité de ce qui peut-être nommé "notion d'empire", souvent trahi de l'intérieur et menacé de l'extérieur, et sur laquelle a été construite cette grande Russie, qui est aux avants postes d'un monde multipolaire luttant contre la dictature du Nouvel Ordre Mondial.


Pour conclure je pense vital de se débarrasser des idéologies politiques passéistes et clivantes pour adopter un positionnement métapolitique fédérateur (et fédéraliste) qui seul peut offrir une résistance victorieuse  au nom de cette "common decency" que Georges Orwell appelait de ses voeux pour lutter contre la dictature de la pensée unique et de sa marchandise.

Vouloir projeter des fantasmes communautaristes politiques, religieux ou ethniques dans son soutien au monde multipolaire et son idée d'empire est non seulement idiot mais même contre productif à l'émergence de cette révolution conservatrice ou patriotisme révolutionnaire au service des libertés et des traditions des peuples d'Europe.

Erwan Castel

mardi 22 février 2022

Jour J+1, Réactions

"La reconnaissance de la LPR et de la DPR se fera à l'intérieur 
des frontières des régions de Donetsk et Louhansk". 

Chef du Comité de la Douma d'Etat Leonid Kalachnikov.

Dans la nuit du 21 au 22 février 2022, quelques minutes après la reconnaissance des Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk par la Fédération de Russie, les réactions fusent de partout, liesse donbassienne, colère ukrainienne, crispation occidentale, excitation étasunienne, satisfaction russe ...

Les ukro-atlantistes, en jouant avec cette mentalité russe qui refuse coûte que coûte d'abandonner ses populations en danger, ont forcé Moscou par une violente escalade militaire a étendre sa protection militaire directement sur le territoire du Donbass. 

Nous entrons  depuis hier soir dans une nouvelle phase de la crise ukrainienne dont les tensions régionales et internationales ne risquent pas de diminuer, bien au contraire.


Un accord pour 10 ans a été immédiatement signé entre les républiques du Donbass et la Fédération de Russie :

• Défense conjointe. 

• Protection conjointe des frontières des républiques du Donbass. 

• Le droit des parties d'utiliser l'infrastructure militaire et les bases militaires sur le territoire de l'autre. 

• Reconnaissance des documents délivrés par les organismes gouvernementaux les uns des autres. 

• La Russie prendra des mesures pour soutenir les systèmes financiers et bancaires de la RPD et de la RPL, sur la base du fait que le moyen de paiement y est le rouble russe.


Dans le Donbass

Au centre ville de Donetsk quelques minutes 
après que la Russie ait reconnu officiellement
les Républiques de Donetsk et Lugansk.

Rallye automobile à Lugansk pour fêter la reconnaissance
le soir du 21 février 2022 quelques minutes après l'allocution
du Président Russe Vladimir Poutine.

Peu après minuit des premières unités russes entrent dans
les Républiques de Donetsk et Lugansk pour prévenir une
une réaction militaire ukrainienne violente à le reconnaissance
des républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Le 22 février matin les républiques de Donetsk et Lugansk ont ratifié Traité d'amitié et de coopération avec la Fédération de Russie Décision soutenue à l'unanimité des 2 parlements.

Parlement de la DNR, matin du 22 février 2022
Parlement de la LNR matin du 22 février 2022

A / Au sujet de l'engagement des forces russes dans le Donbass:

  1. Le président russe Poutine a suggéré que le Conseil de la Fédération de Russie donne son accord pour l'utilisation des forces armées russes à l'extérieur du pays en relation avec la situation en RPD et en RPL.
  2. Le Conseil de la Fédération a autorisé l'utilisation de l'armée dans le Donbass
Valentina Matvienko, Présidente du 
Conseil de la Fédération de Russie

B / Au sujet de la définition des frontières des Républiques Populaires:


Le président russe Poutine a clarifié une question qui taraudait les commentateurs : dans l'acte de reconnaissance des républiques de Donetsk et Lugansk, 
quelles sont les frontières définies ?

La réponse est simple : si la Russie reconnait les républiques, donc elle reconnait aussi leurs constitutions qui définissent leurs territoires à ceux des anciens oblasts (régions administratives) dont elles sont issues.
  • "Nous les avons reconnues, ce qui signifie que nous avons reconnu tous les documents fondamentaux, y compris la Constitution, et la Constitution a défini les frontières dans les régions de Donetsk et de Lougansk au moment où ils étaient en Ukraine."

Pour rappel, feu les accords de Minsk définissaient aussi les frontières des entité séparatistes à celes des oblasts de Donetsk et Lugansk.

Pour la République de Donetsk, en blanc le territoire occupé par Kiev.


En Ukraine

La session du Conseil de Sécurité de l'Ukraine réuni en urgence a été ajournée pour une durée indéterminée, a déclaré un porte-parole de Zelensky.

Le président ukrainien attend les ordres de Biden 

A Kiev des véhicules blindés prennent la direction de Kharkov

A l'international

Sur le plan international, l'onde de choc provoquée par la reconnaissance russe des républiques du Donbass n'est pas surprenante tant les dogmatismes idéologiques des occidentaux et leur russophobie 

Réactions à la reconnaissances des RPD/L 

Du côté de la meute qui a oublié les événements récents en Ukraine dans le Donbass ou leur propre comportement occidental au Kosovo ou en Lybie par exemple: 

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken sur Twitter :
"La décision de la Russie de reconnaître "l'indépendance" 
de soi-disant républiques contrôlées par ses propres mandataires 
est un acte prévisible et honteux. Nous les condamnons dans les 
termes les plus forts possibles et soutenons l'Ukraine, comme je 
l'ai dit ce soir au ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba."

  • OTAN: le Secrétaire général la condamne et déclare cela sape les efforts visant à résoudre la situation en Ukraine
  • Grande Bretagne: Le premier ministre l'a qualifié de violation du droit international. 
  • Danemark: Le ministre  des Affaires étrangères a qualifié la décision d'hostile et a appelé à la fin de la violation du droit international. 
  • Union Européenne: l'a qualifié de violation du droit international, a promis de réagir fermement et de répondre à la Fédération de Russie par des sanctions. 
  • USA : l'attendaient et sont prêts à y répondre immédiatement. 
  • Lettonie: Le président a promis d'initier une résolution selon laquelle elle ne sera jamais reconnue. 
  • Pologne: Le Premier ministre a appelé à une réunion urgente du sommet de l'UE et à l'imposition de sanctions contre la Russie. 
  • Serbie: cette décision sur le Donbass changeait complètement l'ordre mondial. Le secrétaire général de l'OTAN . 
  • Italie: Le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu'elle est contraire aux accords de Minsk et empêche la résolution de la crise par la diplomatie. 
  • Géorgie:  Le président géorgien a condamné la décision du président russe de reconnaître la RPD et la RPL et l'a qualifiée de répétition du scénario de 2008. 
  • Moldavie: Le président moldave a condamné la reconnaissance par la Russie de la RPL et de la RPD. 
  • Allemagne: Le ministère des Affaires étrangères appelle la Russie à annuler la décision de reconnaître la DNR et la LNR. 
  • Belgique:  Le ministère des Affaires étrangères a condamné la reconnaissance par la Russie de la DNR et de la LNR 
  • France: Le président a appelé à des sanctions contre la Russie en raison de sa reconnaissance de la DNR et de la LNR 
  • Bulgarie: Le Premier ministre  a condamné la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de la DNR et de la LNR,
 Du côté des pays "non alignés"

"Je pense que cette décision sauvera sans aucun doute des vies et empêchera beaucoup de violences. Selon notre analyse, cette décision vise à sauver la vie des gens" "Cette décision est soutenue par beaucoup car elle vise à éviter la violence et la perte de vies humaines."

Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine
  • Le Venezuela, Cuba et le Nicaragua ont reconnu le LNR DNR. 
  • L'Abkhazie salue la décision de la Russie sur le Donbass. 
  • L'Ossétie du Sud soutient la reconnaissance des républiques du Donbass. 
  • Les Houthis yéménites ont soutenu la reconnaissance de l'indépendance de la LDNR. 
  • Le président syrien a déclaré que Damas serait prêt à reconnaître la LDNR.


Pays qui condamnent la Russie : - États-Unis - Royaume-Uni - République d'Irlande —  République du Ghana —  République française —  Royaume de Norvège —  République d'Albanie —  République du Kenya 

Pays demandant le dialogue/Rester neutre : - Les gens de la République de Chine —  République fédérale du Brésil —  États-Unis du Mexique - Emirats Arabes Unis —  République gabonaise - République de l'Inde