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jeudi 29 novembre 2018

La girouette Trump dans le vent de la guerre


Si les conseillers en communication de Macron semblent totalement inaptes et dépassés par l'hybris délirant de leur patronn revanche ceux de Trump ressemblent plus à des geôliers à moins que le locataire de la Maison Blanche ne soit finalement qu'une girouette sans sans cervelle.

En effet, face à l'incident de Kertch dont tous les éléments recueillis attestent que c'est bien une provocation préméditée ukrainienne dans les eaux territoriales russes et en complète violation avec le droit maritime international, le Président étasunien nous a gratifié de déclarations successives changeantes et même contradictoires, pour finalement se ranger dans le camp des bellicistes néo-conservateurs qu'il prétend combattre et qui dans cette affaire ne semble pas étrangers à l'organisation de cette provocation ukrainienne en mer d'Azov.
  • Le 25 novembre, Trump ne réagit pas publiquement à l'incident.
  • Le 26 novembre, dans un premier temps, Trump déclare à une journaliste qui lui demandait son ressenti au lendemain de l'incident "Je ne suis pas content du tout. Nous n'aimons pas ce qui se passe de toute façon. Et j'espère que tout sera réglé", mais à ce moment là, le Président des USA refuse de condamner le Russie .
De leurs côtés, Jens Stoltenberg, secrétaire général de OTAN et Nikky Halley, représentante US à l'ONU, dont on sait qu'ils appliquent toujours et avec zèle la stratégie et le discours russophobes des néo-conservateurs réagissent quant à eux à l'incident en condamnant violemment la Russie en promettant d’accélérer et même de renforcer la militarisation de l'Ukraine.




L'Union Européenne sous la coupe de l'hégémonie militaro-industrielle étasunienne rentre dans la meute avec son Président Donald Tusk qui  "condamne le recours à la force par la Russie dans la mer D'Azov. Les autorités russes doivent rendre les marins et navires ukrainiens et s'abstenir de nouvelles provocations."
  • Le 27 novembre, Trump tout en ne le souhaitant pas évoque l'annulation possible de sa rencontre avec Poutine qui doit avoir lieu à Buenos Aeres dans le cadre du G20.
    Pendant ce temps là, la meute hurlante autour du Kremlin grossit d'heure en heure à l'image de Heather Nauertl la porte-parole de la diplomatie américaine accuse la Russie d'être responsable d'une "escalade grave et dangereuse" de la confrontation entre Moscou et Kiev, sans parler des ukrops de Kiev qui viennent d'instaurer la loi martiale dans leurs régions pro-russes et évoquent comme le Président Porochenko par exemple une "guerre totale avec Moscou".

    Le 28 novembre, alors que les raisons électoralistes de la loi martiale décrétée par Porochenko candidat impopulaire à sa propre succession sont évoquées unanimement stratégie occidentale d'étouffement économique de la Russie s'invite aussi dans la crise de Kertch (à moins qu'elle n'était déjà embarquée dans les bateaux chargés de la provocation) apportant d'autres éléments de réponses pour comprendre pourquoi une telle dramatisation est organisée autour d'un incident somme toute prévisible et mineur par rapport aux événements de 2014. 
    Ainsi l'ancien premier ministre ukrainien post Maïdan Arseni Iatseniouk tendant sa sébile exhorte que "l'UE doit en faire plus pour soutenir l’Ukraine" tandis que la porte-parole US Heather Nauert demande "Une chose que nous aimerions, c'est que nos alliés européens fassent davantage pour assister l'Ukraine" et la représentante de la diplomatie érasunienne d'évoquer le projet "North Stream" destiné à faire contourner l'Ukraine aux livraisons de gaz russes et dont on sait qu'il est un point de désaccord entre les européens et les USA qui n'en veulent pas. 
    Et le même jour, les occidentaux commencent à évoquer de nouvelles sanctions économiques contre Moscou... on connaît la musique !
    • Et le 29 novembre, Trump après avoir annoncé en embarquant dans le vol aérien vers le G20 que sa rencontre avec Poutine se déroulerait comme prévu à un «moment très opportun finit par changer de cap en annulant à son arrivée à Bueno Aeres sa rencontre avec son homologue russe mais tout en déclarant: "J'ai hâte (de participer) de nouveau à un sommet constructif (avec M. Poutine) dès que la situation sera résolue !"
    A ce stade des déclarations contradictoires et même incohérentes du Président de la 1ère puissance mondiale on peut vraiment se demander s'il lui reste encore un pouvoir décisionnel ou même une marge d'initiative, ou si la Maison Blanche n'est pas devenue tout simplement une annexe de Disney Land où Donald n'est qu'une marionnette. 

    Dans le gestion de la crise de Kertch, le Président des USA a montré son inutilité et surtout son impuissance. Déception pour la paix car si il y a bien un moment ou le dialogue s’avère justement crucial, c'est bien au cœur des conflits, mais sans surprise car cela prouve une fois de plus que Trump est pieds et poings liés dans le jeu du grand échiquier toujours tenu par les néoconservateurs bellicistes et russophobes .
    Car refuser un dialogue pendant une confrontation majeure entre 2 pays tiers, c'est bien fermer la porte à toute chance de médiation et de résolution pacifique du conflit mais donner un blanc seing à l'escalade dangereuse souhaitée par ceux là mêmes qui ont initié la provocation. 

    Et les buts des occidentaux sont clairs et confirmés dans leurs réactions viscérales à l'incident de Kertch dont les conséquences et objectifs sont de :
    • Militariser l'Ukraine et les mers Noire et Azov (Jens Stoltenberg de l'OTAN)
    • Relancer de nouvelles représailles économiques contre la Russie (Union Européenne)
    • Renforcer l'isolement politique de la Russie (ONU et USA)
    • Prolonger la vie présidentielle de Porochenko 
    • Exciter la guerre dans le Donbass sur le cadavre des accords de Minsk
    Si le droit est bien du côté de la Russie et de ses forces de sécurité qui à Kertch ont simplement rempli leur devoir (et avec beaucoup de retenue), en revanche ce sont les occidentaux, perdant en Syrie, qui en trichant en Ukraine ont repris la main dans cette confrontation avec Moscou où, à l'exemple des ses 3 bateaux  sacrifiés dimanche dans le détroit de Kertch, il veulent utiliser l'Ukraine , une fois sa militarisation achevée,comme un bélier contre la Russie.

    Et le spectre d'une nouvelle guerre de Crimée d’apparaître à l'horizon de la nouvelle année 2019, en plus de celle qui dans le Donbass se réchauffe à nouveau.

    Erwan Castel

    jeudi 11 octobre 2018

    Maitre, valets et chiens


    L'aide étasunienne au coup d'Etat du Maïdan a permis de poser un collier sur le chien ukrainien, quant aux aides européennes et sanctions anti-russes, ainsi que la coopération avec l'OTAN, elles sont la laisse qui garde l'Ukraine sous le contrôle des occidentaux.

    Volker, le conseiller spécial étasunien pour l'Ukraine l'a rappelé vertement aux bouffons ukropithèques qui ont tendance a prendre leurs désirs pour des réalités et oublier qu'ils ne sont que le spectacle d'un théâtre de marionnettes.


    Source de l'article : Novorossiya Today

    Quand Volker décide des lois en Ukraine 
    et des sanctions anti-russes en Europe  :
    Que reste t-il de la souveraineté ?


    Rappelons que les responsables de l'UE et les dirigeants des pays européens répètent à qui mieux mieux que les sanctions qu'ils adoptent à l'égard de la Russie ne sont en rien liées à la politique américaine, qu'elles reflètent, au contraire, la politique propre de ces pays, totalement indépendante des Etats-Unis. Le représentant américain en Ukraine, Kurt Volker, manifestement pas au courant de ces nuances, vient de faire voler en éclats cette jolie fable affirmant devant les députés ukrainiens que s'ils ne s'exécutent pas, il fera lever les sanctions européennes contre la Russie. Quid de l'indépendance, de la souveraineté, de ces mythes nécessaires au fonctionnement des Etats? Mais heureusement, la presse européenne n'en parle pas. Le déshonneur est sauf!

    Dans une émission politique ukrainienne sur la chaîne 112, le député ukrainien Alexandre Viskul fait sensation en révélant les paroles de Kurt Volker, le représentant des Etats-Unis en Ukraine en charge des négociations avec la Russie:

    En septembre 2014, l'Ukraine avait adopté, avec difficultés, une loi temporaire sur le statut du Donbass (voir notre texte ici), qui arrivait à terme et le conflit n'étant toujours pas réglé, il fallait en prolonger la validité. Les députés ukrainiens n'étaient pas favorables à cela, surtout les extrémistes qui envisagent toujours une solution militaire beaucoup plus radicale. Solution qui, elle, n'entre pas dans les plans de leurs curateurs américains, qui doivent pouvoir transférer la responsabilité du conflit sur la Russie, ce qu'une agression ouverte de grande ampleur ne permettrait pas. Surtout qu'elle justifierait une intervention proportionnée de la Russie - officiellement.


    Ainsi, le député Alexandre Vilkul raconte devant caméras comment cette loi a été adoptée, par le Parlement souverain ukrainien. Volker, dans une réunion non publique a clairement expliqué la situation aux députés ukrainiens et pourquoi ils devaient voter la prolongation de cette loi, quelles que soient leurs convictions:
    • "Si maintenant, chers députés ukrainiens, même vous les plus nationalistes, ne votez pas cette loi, alors la moitié des pays européens lèveront les sanctions et donc cette construction qui existe aujourd'hui s'écroulera"

    Selon ses paroles, les Européens ne soutiennent déjà pas la politique des sanctions, car elle porte atteinte à l'économie de ces pays: "ils n'ont là-bas aucune certitude de ce qu'est la vérité et de ce que n'est pas la vérité".

    La loi a été adoptée. Le chantage a fonctionné.

    Cela règle la question de l'indépendance des parlementaires ukrainiens, qui adoptent les lois qui leur sont dictées. Cela règle la question de l'autonomie des groupes nationalistes ukrainiens, qui se plient quand, manifestement, le chef parle. Comment, après cela, veut-on que les Ukrainiens respectent les Européens? Comment peut-on espérer que le Format Normandie puisse aboutir à quelque chose - si le chef, le seul respecté, le seul qui fasse peur, n'est pas là?

    Mais se pose aussi la question de l'indépendance des pays européens et de leur politique étrangère, autant qu'il soit possible de l'appeler ainsi.

    Donc, sur un mot des Etats-Unis, et comme un seul homme, les pays européens lèveraient les sanctions contre la Russie? Et des sanctions qui ne correspondent déjà pas à leur intérêt? Mais ils pourront défendre leur intérêt lorsque cela entrera dans les intérêts américains? Sans même parler du mépris évident des Etats-Unis pour ces pays européens qui se sont couchés comme une veille prostituée devant la force brute, du point de vue européen, cela signifie que non seulement il n'existe plus de politique étrangère au niveau des pays membres de l'UE, puisqu'elle a été transférée, mais que celle des organes de l'UE est également inféodée. 

    L'on comprend mieux pourquoi la presse européenne ne reprend pas les paroles de ce député, ne tente pas de faire le jour sur des paroles aux conséquences non négligeables.

    Karine Bechet-Golovko

    mardi 24 avril 2018

    Les représailles continuent


    En préambule deux petites remarques personnelles :
    • L'appellation de "sanctions" qui a été choisi par les pays qui ont lancé depuis 2014 cette offensive continuelle sur l'économie russe est complètement fausse mais choisie sciemment car elle sous entend être une réaction à une infraction un règlement ou une loi en vigueur (on parle de sanctions disciplinaires, sportives etc.). Or ces mesures anti-russes, qui ne sont que vengeance suite aux objectifs majeurs manqués par le coup d'Etat du Maïdan (Crimée et Donbass), en étant contraire au Droit international et au Droit du commerce devraient plutôt s'appeler "représailles".  
    • Je ne suis pas aussi optimiste et fanfaron que nombre de propagandistes qui disent que les "sanctions" égratignent à peine l'économie russe. Certes les parades organisées par Moscou les ressources immense de la Fédération et la solidarité des peuples de Russie ont permis d'atténuer les destructions de cette guerre économique lancée contre le pays, mais je pense que les blessures sont bien là, sinon pourquoi continuer à supporter l'effet boomerang inévitable d'un tel terrorisme économique ? Reste à savoir combien de temps la Russie va t-elle pouvoir encore encaisser les chocs ?

    Lors du dernier sommet du G7 où l'Ukraine était invitée, Moscou a été à nouveau accusé de "déstabiliser la situation dans le monde", par les pays occidentaux qui, n'étant pas à une incohérence près ont aussi exprimé leur volonté de continuer à coopérer avec la Russie.

    "Compte tenu de la responsabilité de la Russie dans le conflit, nous exhortons la Russie à stabiliser sans délai la situation sécuritaire au Donbass. Nous rappelons que la durée des sanctions économiques liées au Donbass est clairement liée à la mise en œuvre complète et irréversible des accords de Minsk par la Russie. Ces sanctions ne seront annulées que si la Russie remplit réellement ses engagements, mais nous sommes également prêts à prendre d'autres mesures restrictives si les actions de la Russie l'exigent ".

    En présence de leur marionnette ukrainienne, les membres du G7 ont psalmodié leur "soutien indéfectible à la souveraineté de l'Ukraine" Donbass mais également Crimée dont  le retour en Ukraine est la condition sine qua non à l'arrêt des représailles économiques.

    Les leitmotivs habituels des occidentaux qui ne sont que prétextes pour continuer l'étranglement économique de leur principal empêcheur de penser en rond ont cette fois été teinté d'une agressivité russophobe encore plus virulente accusant Moscou d'une "dégradation de la situation des droits de l'homme dans la péninsule et les violations et les abus commis contre sa population par la Russie en Crimée."

    Concernant le Donbass, alors qu'ils n'ont pas levé le petit doigt lorsque Kiev a pondu sa "loi pour la réintégration du Donbass" qui signe l'arrêt de mort des accords de paix signés à Minsk, les pays du G7 ont renouvelé leur soutien dans ce processus, "seule solution durable au conflit" et le travail de l'OSCE sur le terrain.

    Dans une inversion accusatoire hallucinante, les pays occidentaux du G7 qui depuis des décennies  renversent à force révolutions, coups d'Etats et guerres les pays non alignés, ont "appelé  la Russie à cesser son comportement irresponsable et déstabilisateur, y compris l'ingérence dans les systèmes démocratiques des pays" et "de respecter ses obligations internationales, ainsi que ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU)"...

    Fallait oser mais les cons, c'est vrai que ça ose tout ! 

    Erwan Castel

    Article référence : Tass


    mercredi 31 janvier 2018

    Au final des représailles plutôt productives


    Depuis 4 ans les occidentaux en meute suivant leur veneur étasunien s'acharnent à vouloir étrangler la Russie avec des prétendues "sanctions économiques" qui de par leur illégalité au regard du droit international et du droit du commerce d'avèrent être finalement des représailles bellicistes.

    Comme prévu les USA ont tiré une nouvelle salves de représailles économiques contre Moscou aveuglés par cet arrogance qui prétend vouloir mettre à genou le plus grand pays du monde qui s'étend sur pas moins de 11 fuseaux horaires !

    Poutine a réagi aux nouvelles sanctions américaines qui ont inclus tout le cabinet ministériel Russe, Medvedev compris et 96 milliardaires Russes en disant:

    "je regrette que mon nom ne figure pas dans cette liste américaine !
    Nous n'allons pas répondre symétriquement, cela ne sert absolument à rien, nous allons par contre renforcer nos forces armées, on va développer notre économie, notre agriculture, notre santé publique et l'éducation de nos enfants on va se concentrer sur nous, sur nos problèmes intérieur, laissons leur leurs sanctions !"

    De fait les principales victimes de ses "sanctions abri russes" sont ces pauvres clébards de l'Union européenne qui courent et clabaudent autour de l'ours eurasiatique pour le bon plaisir de leur maître qui ne veut pas qui ses laquais commercent avec la Russie tandis que cette dernière est sollicitée par Washington pour lui vendre des moteurs fusées ou du gaz !

    Tandis que les européens voient leur économie déjà bancale sacrifiée sur l'autel d'une russophobie psychotique, la Russie s'adapte s'organise et résiste à l'assaut en se renforçant chaque jour, tant sur le plan économique que politique, militaire et même social.

    Et là où les amerloks, pour qui la seule mesure du bonheur est le fric, se plantent complètement c'est en pensant que de telles représailles économiques qui pénalisent le peuple vont le pousser à se révolter contre son gouvernement.

    Des amis iraniens rencontrés en Guyane en 2011, évoquant le blocus économique imposé à leur pays par les mêmes Tartuffe du Mondialisme, me disaient qu'il avait soudé au contraire les nuances de la société iranienne dans une union prioritaire face à l'agression extérieure.

    La Russie est aussi comme cela: un pays dont le sentiment patriotique naturel est toujours vivant, supérieur et indépendant de la situation économique ou politique du moment.

    Lorsque que de tels pays sont attaqués, leur ciment patriotique devient un blindage et une source de résistance...

    Erwan Castel

    samedi 27 janvier 2018

    Une fuite en avant...vers la guerre !

    Le siège du Département du Trésor des États-Unis à Washington 


    Comme prévu, une nouvelle augmentation des représailles économiques contre la Fédération de Russie a été décidée unilatéralement par Washington, sur fond de tensions aggravées sur les fronts en Syrie et dans le Donbass.

    Ces actions russophobes hystériques des occidentaux, comme cette volonté d'humilier la Russie en lui refusant sa participation aux grands événements sportifs internationaux ne font que prouver la dimension fanatique et belliciste de la politique étasunienne.

    La campagne électorale présidentielle russe va certainement voir Washington multiplier, avec ses laquais occidentaux, des provocations internationales pour tenter d'inviter les réactions russes recherchées dans le débat politique national.

    Février et mars risquent d'être sous haute tension, tant en Russie que dans les pays où ses alliés et ses intérêts sont menacés par un interventionnisme militaire occidental.

    Dans ce registre le front du Donbass va devenir très sensible car pour le Président Poutine présente autant des menaces sur le plan international que des enjeux sur le plan national.

    En effet, en cas d'attaque générale ukrainienne, ce que laisse à penser la "loi pour la réintégration du Donbass" qui vient d'être votée à Kiev, une réaction militaire russe pour stopper les combats serait aussitôt déclarée casus belli par les occidentaux avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. 
    En revanche, une non intervention russe alors que des massacres seraient en cours contre la population russe du Donbass, provoquerait un contestation politique intérieure très importante.

    Le détonateur du Donbass risque donc d'être déclenché par les USA, qui se sont enlisés au Moyen Orient avec un dollar qui s'effondre. Washington aujourd'hui n'a plus grand chose à perdre à part quelques millions d'européens consommables et remplaçables....

    Erwan Castel

    Source de l'article : RT

    Ukraine : Washington adopte de nouvelles sanctions anti-russes, 
    Moscou menace d'une «riposte»

    26 janv. 2018, 21:32

    Les Etats-Unis poursuivent inlassablement leur politique de sanctions anti-russes, le Trésor américain adoptant ce 26 janvier un nouveau train de mesures. Moscou dénonce une campagne «absurde» et laisse entendre qu'il pourrait réagir.

    Un an après l'investiture de Donald Trump, et ce malgré les espoirs d'améliorations des relations russo-américaines que le candidat républicain avait pu soulever durant sa campagne, Washington poursuit sa politique de sanctions anti-russes en liaison avec le dossier ukrainien, politique initiée par Barack Obama.


    Maintenant la pression, le Trésor américain a ainsi annoncé ce 26 janvier 2018 un nouveau train de mesures punitives visant neuf entreprises, notamment des géants russes de l'énergie tels que Gaz-Alyans et Kaliningradnefteprodukt. 21 personnes figurent également sur la liste noire du Trésor américain. Outre des citoyens russes, sont également concernés des dirigeants des républiques autoproclamées de la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine.

    Plus précisément, ces nouvelles sanctions financières concernent quatre turbines fabriquées par l'Allemand Siemens, et détournées, selon les Occidentaux, vers la Crimée. Depuis le référendum sur le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie de mars 2014, la péninsule est soumise à des sanctions de l'UE et des Etats-Unis, qui interdisent aux entreprises occidentales d'y avoir des activités commerciales.


    «Une campagne de sanctions absurde qui n'a abouti et n'aboutira à aucun résultat», prévient Moscou 
    Moscou n'a pas tardé à réagir à ces énièmes mesures américaines anti-russes. «[C'est] une campagne de sanctions absurde qui n'a abouti et n'aboutira à aucun résultat», a ainsi déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «Si les autorités américaines préfèrent rompre les liens économiques [...] avec la Russie, c'est leur droit, comme nous nous réservons le droit de riposter», a-t-il souligné.  

    Washington ne peut pas se débarrasser de l'illusion qu'il est possible de nous faire peur par des refus de visas américains ou des interdictions commerciales»
    Avec ces nouvelles sanctions imposées «sous le prétexte inventé de l'implication de la Russie dans la crise ukrainienne», les Etats-Unis ne font que «montrer au monde entier leur propre impuissance», affirme la diplomatie russe. «Washington ne peut pas se débarrasser des illusions qu'il est possible de nous faire peur par des refus de visas américains ou des interdictions commerciales», déplore-t-elle encore dans son communiqué.

    Léonid Sloutsky, président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, chambre basse du Parlement russe, avait précédemment déclaré : «Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie [...] vont encore dégrader les relations entre Washington et Moscou». Le député russe a en outre déclaré que Moscou serait dans l'obligation de répondre par des contre-mesures.

    Depuis le coup d'Etat pro-Union européenne du Maïdan en Ukraine en février 2014, les relations entre Moscou et les Occidentaux n'ont eu de cesse de se dégrader. Tandis que l'OTAN déploie toujours plus de moyens et de troupes en Europe de l'Est au nom de la supposée menace russe, Washington accuse Moscou depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2016 d'ingérence dans ses affaires intérieures.

    Pour autant les Européens, qui ont vraisemblablement été poussés par Washington à suivre sa politique de sanctions contre la Russie en 2014, ont commencé à se désolidariser des Etats-Unis à partir de juillet 2017. En janvier 2018, l'ambassadeur de France en Russie dénonçait par exemple le caractère extraterritorial des sanctions décidées unilatéralement par les Etats-Unis.

    vendredi 15 décembre 2017

    L'UE servile et suicidaire

    Le président du Conseil européen Donald Tusk avant le début d'un sommet de l'Union européenne à Bruxelles le 14 décembre 2017. LUDOVIC MARIN/AFP

    Comme on pouvait s'en douter, les valets étasuniens de l'Union Européenne, malgré les dommages collatéraux importants subis par les économies européennes, renouvellent sur fond de campagne électorale russe, les représailles économiques contre Moscou.

    Espérant crisper l'électorat russe contre Poutine, les USA,qui n'ont quasiment aucune relation économique importante avec la Russie sacrifient celles des pays de l'Union Européenne. 
    Alors que le Maïdan est désormais reconnu comme une opération de la CIA, que L'OTAN augmente sa présence en Ukraine chaque année, que les aides militaires occidentales létales sont engagées, que les forces ukrainiennes sont formées par des instructeurs de l'OTAN, etc... les Etats de l'UE sanctionnent toujours et encore la Russie pour "son implication dans le conflit ukrainien" !

    Fallait oser le faire mais, chez ces toutous européens tellement serviles qu'ils sont prêts à se sacrifier contre l'ours russe pour leur maître étasunien, la connerie et la trahison ne semblent vraiment plus avoir de limite...

    Erwan Castel

    Source de l'article : Figaro.fr

    Ukraine: l'UE d'accord pour reconduire les sanctions économiques contre la Russie

    Par   Journaliste Figaro Le figaro.fr  AFP agence  
    Publié le 14/12/2017 à 21:49

    Les dirigeants de l'UE ont donné jeudi leur feu vert à la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie pour son implication dans le conflit ukrainien, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk.

    Les dirigeants de l'UE ont donné jeudi leur feu vert à la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie. «L'UE est unie sur la reconduction des sanctions économiques contre la Russie», a écrit Donald Tusk sur Twitter. La décision, prise au cours d'un sommet européen à Bruxelles, devra encore être officiellement adoptée par les 28 pays de l'Union européenne, probablement dès la semaine prochaine, selon un porte-parole de l'Estonie, le pays qui assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à fin décembre.

    Des sanctions en vigueur depuis 2014, au plus fort de la crise ukrainienne

    Ces sanctions touchent des banques, des entreprises de défense et des compagnies pétrolières russes, et interdisent aux Européens les investissements financiers en Russie. Elles avaient été décidées à l'été 2014, au plus fort de la crise ukrainienne, quelques mois après l'annexion de la Crimée par la Russie, suivie par l'offensive de rebelles prorusses dans l'est de l'Ukraine. Moscou avait répliqué en décrétant un embargo sur les produits agricoles européens.

    Le conflit, qui a connu récemment un regain, a fait plus de 10.000 morts malgré l'accord trouvé à Minsk en 2015 censé instaurer une trêve. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir les rebelles séparatistes, notamment en leur fournissant des armes, ce que Moscou dément catégoriquement. Les sanctions ont jusqu'ici toujours été reconduites pour des périodes de six mois et c'est à nouveau le cas cette fois-ci, selon une source diplomatique. Elles arrivaient à échéance fin janvier 2018.



    jeudi 3 août 2017

    La guerre économique est déclarée !

    Publié initialement dans News Front, le lien : ICI


    Date de publication: 03 08 2017, 06:32

    Depuis une semaine un relent de guerre froide est revenu glaçant à nouveau les relations entre Moscou et Washington, après que le congrès étasunien ait voté un nouveau cortège de «sanctions» économiques contre la Russie qui en retour, a expulsé logiquement et légitimement 755 diplomates US de son territoire. En effet, ces nouvelles «sanctions» économiques qui aux yeux du droit international ne sont que des «représailles» économiques d’autant plus illégales qu’elles ne sont fondées que sur le mensonge d’une prétendue ingérence russe dans les élections étasuniennes, détériorent gravement une situation déjà tendue et les chances de normaliser les relations entre Moscou et Washington.

    Comme prévu, le Président Trump a entériné en les signant les nouvelles représailles économiques contre la Russie., confirmant qu’il n’a plus aucune autre marge de manœuvre que de continuer la stratégie d’étranglement militaro-économique de la Russie engagée par ses prédécesseurs. Les mesures définies par le Congrès américain concernent :

    • des restrictions de visa à l’égard des citoyens russes
    • des sanctions contre un certain nombre de sociétés d’état russes, pétrole, défense et secteur financier
    • des mesures restrictives à l’égard de la Crimée

    Ces représailles économiques sont les plus importantes répressions engagées contre la Russie depuis 2014 et surtout, elles ont été élargies jusque dans sa zone d’influence occidentale notamment par des restrictions contre les projets énergétiques russes dans une Europe qui subit déjà depuis 2 ans des dommages collatéraux à ces «sanctions».

    En effet ces nouvelles mesures répressives à l’encontre de la Fédération de Russie ressemblent de plus en plus à un véritable blocus économique visant, non pas à «sanctionner» mais bien à asphyxier ce «Heartland» qui s’oppose à l’hégémonie étasunienne, la nouvelle thalassocratie du moment (après dans le passé celles de l’ Angleterre, l’Espagne…)

    Et ces mesures cette «stratégie du Containment» des USA  provoque aussi des dommages collatéraux aux pays de l’Union Européenne qui sont ici sacrifiés pour protéger le leadership de leur souverain économique : contraintes et interdictions  de coopérer ou participer à des projets avec la Russie, en eaux profondes, dans l’Arctique, etc… Sans qu’ils soient nommément spatialement identifiés ces projets ciblés sont principalement les projets North Stream et South stream reliant la Russie à l’Europe pour son approvisionnement énergétique, mais aussi les partenariats d’exploration et d’exploitation de nouveaux gisements (fournitures d’équipements et de technologie par exemple) etc…

    Malgré une désapprobation immédiate et ferme de l’Union Européenne et de Moscou qui a répondu en réduisant drastiquement l’effectif diplomatique étasunien en Russie, Trump a donc signé cette loi qui plonge définitivement le monde dans une vive atmosphère de nouvelle guerre froide. La démocratie parlementaire montre ici la fragilité de son système, basé sur un parlement d’élus déconnectés de l’avis du peuple pour la durée de leurs mandats mais soumis aux intérêts d’un pouvoir militaro-industriel qui finit par lui dicter ses décisions, que même le Président lui-même ne peut contester.

    Dans cette offensive contre Moscou, il est peu probable que  les pays Union Européenne écrasés au passage par le rouleau compresseur économique étasunien, puissent faire autre chose que les molles désapprobations d’un chien dont la gamelle dépend de celui qui vient de lui resserrer son collier. Les USA ont d’ailleurs engagés sans hésitation ces nouvelles représailles assurés de la servitude ou au pire de la paralysie des pays occidentaux, devenus colonies économiques et militaires étasuniennes.

    Ces répressions économiques élargies des USA ne constituent pas seulement un nouveau wagon accroché au train des «sanctions» engagées contre la Russie depuis 2014, elles franchissent une étape majeure dans la confrontation Est-Ouest qui vient de s’ouvrir et la réaction diplomatique spectaculaire de Moscou, qui jusqu’à présent avait toujours refusé le jeu de l’escalade, le prouve bien.

    Le soir même de la signature de Trump autorisant cette loi d’étranglement économique de la Russie, le 1er ministre russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que les USA  ouvraient une guerre commerciale à part entière de la Fédération de Russie, et avait «mis fin à l’espoir d’améliorer nos relations avec la nouvelle administration américaine».

    Vraisemblablement le gouvernement de Vladimir Poutine et le parlement d’Etat ne vont pas en rester là et engager à leur tour une nouvelle riposte légitime destinée à contrebalancer les effets de cette loi étasunienne, enrayer la chute du rouble, et protéger avec fermeté les intérêts des peuples de la Russie.

    Erwan Castel, pour News Front

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    Opération "10 euros pour un Printemps"

    Au delà des 10 000 roubles qui correspondent à mes frais mensuels moyens (alimentation, déplacements, hébergement, et travail) je reverse l'argent reçu auprès des civils du quartier bombardé d'Oktyabrsky dans lequel je vis (voir le lien ici : "Un Printemps pour Octobre")

    Ces aides déjà réalisées en coordination avec les autorités civiles du district d'Oktyabrsky seront désormais portées réalisées en partenariat avec le Centre de représentation et portées au crédit de son action humanitaire au profit des populations bombardées du Donbass.

    Des comptes rendus financiers et d'actions seront réalisés régulièrement sur ce blog ainsi que celui dédié à Oktyabrsky (lien ci dessus)

    Merci beaucoup de votre soutien moral et financier qui permet de consolider l'espérance et l'amitié entre les peuples.

    Erwan Castel

    mardi 1 août 2017

    Un gambit par le fou

    La tentation étasunienne d'armer et lancer
     son bélier ukrainien contre le rempart russe

    "Le yankee et son kamikaze" 
    La stratégie étasunienne cheval de bataille de la finance internationale est dans les cordes, concurrencée par la Chine et la Russie, mise en échec en Syrie, piétinant au Vénézuéla, défiée en Corée du Nord et surtout giflée par les sanctions russes qui viennent de punir son arrogance en expulsant 755 diplomates étasuniens de la Fédération de Russie. 

    Dans un article précédent, nous avions envisagé que la réponse inévitable du département d'Etat étasunien qui vient d'être fermement rappelé à l'ordre et au respect des lois internationales par Moscou, ne pourrait se faire que par procuration, et idéalement sur le théâtre d'opérations ukrainiens où, contrairement à la Syrie, toutes les options militaires sont encore ouvertes. 

    La question de livraison d'armes américaines à Kiev est un serpent de mer qui resurgit régulièrement depuis 3 ans dans ce conflit entre les forces ukrainiennes pro-OTAN et les forces séparatistes pro-russes qui fait rage dans le Donbass. Depuis plus de 2 ans, un plan d'aide militaire, soutenu par les vautours néoconservateurs tel John Mac Cain, voulant relancer la guerre cherche à contourner les difficultés techniques (normalisation et instruction), politiques (budget, accord du congrès) et diplomatiques (accords de Minsk, Russie)

    Jusqu'à présent hormis des petites livraisons réalisées via les sociétés privées de sécurité qui opèrent en Ukraine, et des fournitures d'équipements non létaux et de véhicules de liaison, aucun armement n'avait été officiellement fourni à l'Ukraine. Mais cette année de trousse médicale en radio, de treillis en gilet pare-balles, sont apparues des livraisons d'optiques de tirs destinées notamment aux fusils de précision des snipers déployés sur la ligne de front du Donbass.

    Dans le même temps les exercices interalliés occidentaux, intégrant l'armée ukrainienne, mais aussi les instructeurs chargés de la former et préparer son intégration dans l'OTAN se multiplient et se rapprochent du Donbass, à l'image des drones stratégiques US qui viennent renifler sa ligne de front .



    Au lendemain de l'expulsion des diplomates étasuniens, dans son édition du 31 juillet 2017, le Wall Street Journal annonce la mise en oeuvre d'un plan de livraison d'armes pour l'Ukraine.

    Ce plan de livraisons d'armes létales que certains propagandistes osent encore affubler du cynique  euphémisme de "défensives" s'il est réalisé rapidement et en grande quantité constituerait à n'en pas douter une nouvelle étape importante dans cette escalade folle qui nous mène lentement mais sûrement vers une nouvelle guerre mondiale. En effet il est hautement probable que la livraison à l'armée ukrainienne engagée contre la population civile du Donbass d'armes létales lui permettant de relancer une offensive violente contre ses lignes de défense provoquerait en retour un engagement direct de Moscou aux côtés de rebelles pro-russes, lequel malgré les fantasmes kiéviens n'a pas encore eu lieu en raison de la réaction en chaîne militaro-diplomatique qu'il risque de provoquer.

    Le pouvoir militaro-industriel US a repris la main et le chemin de la guerre

    Jusqu'à présent la Maison Blanche, consciente de cette réaction en chaîne potentielle et probable, n'avait pas oser donner son feu vert pour une telle livraison d'armes, y compris du temps de l'administration Obama pourtant responsable du séisme du Maïdan. 

    Mais aujourd'hui, et paradoxalement à la défaite de Clinton, les néo-conservateurs n'ont jamais autant en position de force que depuis le déclenchement fin juillet de nouvelles représailles économiques contre la Russie, illustrant au passage la prise en otage du président Trump, forcé de rallier leur stratégie russophobe agressive, et dont la réaction russe légitime et cinglante a ouvert une nouvelle étape vers une confrontation ouverte.

    Parmi les armes étasuniennes prévues de renforcer l'armée ukrainienne se trouvent des systèmes d'armes antiaériennes destinées à protéger les unités d'artillerie et d'assaut de Kiev d'une riposte  russe.éventuelle mais aussi des missiles antichars portatifs de dernière génération de type "Javelin" capable de détruire les véhicules blindés en service dans les forces républicaines.

     Le missile anti-char Javelin

    Et le faux-prétexte d'une ingérence russe dans son élection présidentielle semble renforcer encore plus une mise à l'écart du président Trump, déjà dans le collimateur des néo-conservateurs, dans les discussions autour de cette livraison d'armes à l'Ukraine.  Ainsi un haut fonctionnaire de l'administration US avoue que le Président n'a pas été informé de ce projet alors que son Secrétaire américain à la Défense James Mattis, l'a quant à lui approuvé !

    Lors des pécédente proposition d'armer l'Ukraine il était question d'équiper d'armes défensives seulement les forces de sécurité ukrainiennes situées dans la région de Kiev. Cette fois leur utilisation sur le théâtre d'opérations du Donbass est envisagé "en cas d'urgence" ...

    Si l'Allemagne et la France, qui sont garants des accords de paix pour l'Ukraine signés à Minsk, restent sceptiques quant aux effets de ces livraisons d'armes, en revanche le Département d'Etat étasunien appelle les pays de l'OTAN (notamment le Canada, le Royaume Uni, la Pologne la Lituanie russophobes) à les soutenir. Le général Curtis Scaparrotti, Commandant en chef de l'armée américaine en Europe et de l' OTAN.quant à lui exhorte toujours avec force d'armer l'Ukraine contre la Russie, appuyé par le nouveau Conseiller spécial étasunien pour l'Ukraine Kurt Volker, dont le parcours et les responsabilités dans le giron du faucon de guerre Mac Cain, ne laissent planer aucun doute sur son idéologie ouvertement russophobe et belliciste.

    Pendant ce temps là, sous couvert de manœuvres interalliées de plus en plus nombreuses et renforcées, l'OTAN continue sa militarisation des pays de l'Est européen aux plus près des frontières orientales de la Fédération, redonnant vie à l'Intermarum, ce glacis militaire reliant la Baltique à la Mer Noire et destiné à isoler militairement et économiquement la Russie. 
    Dans le Donbass, malgré une "trêve du pain" qui est sensée "calmer le jeu" jusqu'à celle de la rentrée scolaire, les combats et bombardements ukrainiens ont repris de la vigueur au moment même du durcissement des relations américano-russes des derniers jours et à la veille de la prochaine réunion de Minsk qui doit avoir lieu le 2 août prochain.


    De l'idiot utile du Maïdan au bélier sacrifié de l'OTAN


    Au jeu des échecs, le sacrifice d'un pion, pour créer une ouverture d'attaque, s'appelle un "gambit" (gambit du roi, de la tour etc...) la tentation pour les USA de sacrifier l'Ukraine en l'armant et la jetant contre la Russie pour provoquer cette dernière est grande et risque même d'aboutir car Kiev pas seulement d'un pion sur le "grand échiquier" mais surtout le fou principal de l'arsenal pointé contre Moscou !

    Plus que jamais l'Europe est assise sur un baril de poudre et l'Ukraine en est le détonateur !

    Mais la Russie, qui vient de frapper du poing sur la table diplomatique, veille au grain et désormais montre les crocs aux soudards qui rôdent un peu trop près de ses murailles. Et les gigantesque manœuvres "Zapad 2017(du 14-20 septembre 2017), mobilisant 100 000 soldats russes et biélorusses devant le "passage de Suwalki", ce point faible de l'articulation occidentale de l'OTAN  constituent un message on ne peut plus clair envoyé aux adeptes du chaos : attention l'ours est réveillé !

    Espérons que côté occidental, la raison l'emporte sur la folie (on a bien le droit de rêver non ?)

    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

    Le sénateur US Mac Cain qui soutient les violences néo-nazies et russophobes ukrainiennes depuis le Maïdan (il n'y a pas que son cancer qu'il faut lui retirer du cerveau)  s'est déclaré ravi à l'annonce de la future livraison d'armes à Kiev

    Sources de l'article :



    *
    *       *


    Pour m'aider à libérer la vérité 


    Ce blog est le premier des 3 blogs que j'ai ouvert autour du soutien aux Républiques Populaires du Donbass, un travail d'information passionnant mais long et bénévole qui réclame votre soutien financier pour être réalisé et me permettre de vivre dans ce Donbass où je suis arrivé en janvier 2015 pour concrétiser mon engagement auprès de la population civile victime d'une guerre à caractère génocidaire lancée contre elle par les succubes occidentaux du Maïdan depuis avril 2014.

    Vous pouvez envoyer vos dons sur le compte référencé ci après en n'omettant pas s'il vous plaît de mentionner le numéro référence à 10 chiffres qui figure au bas de ce Relevé d'Identité Bancaire.


    La moindre petite somme est ici la bienvenue, sachant qu'avec 10 euros une personne peut vivre décemment entre 4 et 5 jours (pour exemple la location d'une maison individuelle coûte 50 euros par mois)


    Opération "10 euros pour un Printemps"

    Au delà des 10 000 roubles qui correspondent à mes frais mensuels moyens (alimentation, déplacements, hébergement, et travail) je reverse l'argent reçu auprès des civils du quartier bombardé d'Oktyabrsky dans lequel je vis (voir le lien ici : "Un Printemps pour Octobre")

    Ces aides déjà réalisées en coordination avec les autorités civiles du district d'Oktyabrsky seront désormais portées réalisées en partenariat avec le Centre de représentation et portées au crédit de son action humanitaire au profit des populations bombardées du Donbass.

    Des comptes rendus financiers et d'actions seront réalisés régulièrement sur ce blog ainsi que celui dédié à Oktyabrsky (lien ci dessus)

    Merci beaucoup de votre soutien moral et financier qui permet de consolider l'espérance et l'amitié entre les peuples.

    Erwan Castel

    dimanche 28 mai 2017

    "Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con..."

    Le G7 persiste et signe contre la Russie



    Tandis que la ligne de front du Donbass est soumise à une nouvelle escalade d'agressions de l'armée ukrainienne, le sommet du G8-1=7 (suite à l'éviction de la Russie après le référendum de Crimée) à Taormine, en Sicile, vient de se terminer sur une conclusion russophobe violente à propos de l'Ukraine.

    Les occidentaux qui n'ont toujours pas digérer la volonté des peuples de Crimée et du Donbass de refuser leur coup d'Etat du Maïdan, nous resservent leurs plat de sanctions économiques à la sauce propagandiste d'une prétendue invasion russe du territoire ukrainien :

    «Les sanctions pourront être levées quand la Russie remplira ses engagements. Toutefois nous sommes prêts à prendre des mesures restrictives supplémentaires contre la Russie si nécessaire», peut-on lire dans la déclaration finale.

    Pauvre G7 ! Si la Russie avait envahi l'Ukraine, ses soldats seraient allés en 3 jours à Kiev fusiller Porochenko et sa clique de bandéristes pour crimes de guerre avant de continuer pour botter le cul des Merkel, Hollande, Jüncker et autres suppôts criminels de l'impérialisme étasunien...

    Primo, la présence des soldats russes qui ont protégé la tenue du référendum de Crimée en 2014 était légale et même constitutionnelle dans le cadre du maintien de la flotte russe de la Mer Noire dans la Péninsule. Plus de 97 % de la population s'est prononcée pour un retour de la Crimée en Russie aptes une courte parenthèse ukrainienne de 60 ans ( dont les 2/3 dans une République soviétique)

    Secundo, la résistance des oblasts de Donetsk et Lugansk, devenus Républiques Populaires indépendantes face à l'agression de l’armée ukrainienne, s'est organisée autour de milices d'autodéfense civiles locales devenues au fil des combats des armées régulières. Depuis que je vis à Donetsk et sur la ligne de front je n'ai jamais vu d'unité militaire constituée venue de Russie...

    Il faudrait que les dirigeants occidentaux qui sacrifient les intérêts de leurs peuples à ceux de la ploutocratie mondialiste étasunienne cessent de prendre leurs cauchemars pour des réalités car cela risque de finir par se réaliser !

    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

    Allez pour finir, un clin d’œil du sage Brassens, que j'adresse
    à Macron le dernier "blanc bec" de la bande des cons

    Source de l'article : RT

    Le G7 prêt à prendre des sanctions supplémentaires 
    contre la Russie sur le dossier ukrainien


    Suspendu du G8 après le rattachement de la Crimée suite à un référendum d'autodétermination, la Russie est toujours dans le viseur du G7. Son rôle présumé dans le conflit ukrainien et le rattachement de la péninsule sont pointés du doigt.

    «Les sanctions pourront être levées quand la Russie remplira ses engagements. Toutefois nous sommes prêts à prendre des mesures restrictives supplémentaires contre la Russie si nécessaire», peut-on lire dans la déclaration finale du sommet du G7 à Taormine, en Sicile, révélée le 27 mai.

    Le communiqué se poursuit sur un ton particulièrement virulent : «Nous soulignons la responsabilité de la fédération de Russie dans le conflit [ukrainien] et le rôle qu'elle doit jouer pour restaurer la paix et la stabilité.»

    Les sept pays du sommet ont par ailleurs réitéré leur condamnation du rattachement de la Crimée à la Russie en 2014, après un référendum d'autodétermination dans la péninsule. Moscou avait été suspendu du G8 après le rattachement.

    Des sanctions économiques avaient été prises la même année pour l'implication présumée de la Russie dans le conflit est-ukrainien.

    Moscou a toujours fermement démenti les accusations occidentales selon lesquelles elle soutiendrait les rebelles, qui contestent le pouvoir des autorités ukrainiennes dans l'Est du pays.