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vendredi 18 novembre 2022

Crime de guerre ukrainien revendiqué

Une vidéo est apparue il y a quelques jours su les réseaux sociaux montrant un groupe de soldats russes tués dans la cour de maisons dans le secteur de Makievka, sur le front de Lougansk (ne pas confondre avec l'autre Makievka près de Donetsk).

Un drone repère une dizaine de corps de soldats russes

J'avais évoqué alors sur mon canal d'information continue Telegram que l'alignement et les postures des corps ne correspondaient pas à description initiale ukrainienne se vantant du  résultat d'un tir de mortier de 120mm. 

La confirmation qu'il s'agit bien d'une exécution sommaire de prisonniers est venue d'un soldat du groupe ukrainien qui a fait une vidéo des derniers instants avant le massacre.

Au moins 11 soldats russes ont été exécutés. Le massacre des prisonniers a été perpétré par des militaires de la 80e brigade d'assaut aéroportée des forces armées ukrainiennes

Grâce à leur propre vidéo certains des assassins ukrainiens ont été identifiés: 2 d'entre eux sont originaires de Novovolynsk, Arthur Bortnichuk et Nazar Mikhailovsky. A noter que ce sont des combattants des forces régulières ukrainiennes et non d'unités spéciales, du Secteur Droit néo-nazi ou de mercenaires.

Alors que les ukro-atlantistes nous sortent de nouvelles fables victimaires à Kherson, les médias occidentaux feraient mieux de regarder les véritables crimes de guerres bandèristes et rapportés par leurs propres auteurs...

Erwan Castel

samedi 29 octobre 2022

L'OTAN en guerre contre la Russie

 


L'évènement militaire de ce 29 octobre 2022 est une nouvelle série d'attaques ukrano-atlantistes réalisées contre la base navale de Sébastopol en Crimée.

Je ne reviendrai pas ici sur la stratégie exponentielle d'équipement des pays occidentaux au profit des forces armées ukrainiennes mais bien ici sur la stratégie d'engagement des forces de l'OTAN sur le théâtre d'opérations russo-ukrainien et qui vient de franchir ce 29 octobre 2022 un nouveau cap avec une série d'attaques contre la base de la flotte russe de la Mer Noire, à Sébastopol.

Cette nuit une vague de drones aériens (entre 12 ou 16 selon les sources) a attaqué sans succès la base de la flotte de la Mer Noire, abattus par la défense antiaérienne de Sébastopol. 
L'artillerie antiaérienne de Sébastopol en action

Plus tard, aux premières heures matinales, une seconde attaque a été lancée cette fois avec des drones marins dont certains ont réussi à traverser la défense russe pour toucher 2 bâtiments de surface : la frégate lance missiles de classe 11356R "Amiral Makarov, qui a été endommagée ainsi que le dragueur de mines "Ivan Golubets" qui escortait les exportations céréalières quittant Odessa. En outre une digue du port a été également touchée dans la baie voisine de Yuzhnaya.

Il s'avère dès à présent que cette attaque contre la base navale russe de Sébastopol a été non seulement faite avec l'assistance d'un soutien aérien électronique de l'OTAN, mais également avec des drones d'attaque marins britanniques très vraisemblablement pilotés à distance par des spécialistes de sa majesté le roi de la perfide Albion.

Attaque des drones marins britanniques 

Alors que les propagandistes pro-russes racontaient comme à leur habitude ridiculement contre productive que tous les drones avaient été abattus ou pire que les fumées qui s'élevaient sur la côte étaient celles de pneus  brulés pour un exercice des mobilisés, les propagandistes ukro-atlantistes tentaient de nous faire croire que la flotte de la Mer Noire n'existait plus pour apporter plus de crédit à une victoire médiatique certaine.

Ce qui est sûr, c'est que l'OTAN est ici l'acteur principal des attaques, tout comme lors de celle contre le croiseur Moskva le 13 avril dernier et qui devait provoquer son naufrage. 

1 / L'assistance aérienne électronique 

Les aéronefs de renseignement de l'OTAN reniflent le conflit depuis 2015, des drones d'observation stratégiques ou avions de guerre électronique, de plus en plus fréquents et en plus grand nombre, jusqu'à assurer une permanence quotidienne le long des frontières russes et de la ligne du front du Donbass pendant 8 ans. Le Pentagone a reconnu plusieurs fois que les informations collectées par ses ressources aériennes mais aussi satellitaires été transmises à l'Etat-Major ukrainien lorsqu'elles le concernaient.

Depuis février les aéronefs de l'OTAN qui, au dessus de l'Ukraine, ont passé le relais à une constellation de satellites militaires et privés, se sont repliés dans l'espace international de la Mer Noire ou ceux de pays de l'OTAN (Pologne, Roumanie, pays baltes etc)

Ainsi, au même moment que se déroulaient les attaques contre Sébastopol des aéronefs de l'OTAN étaient en mission dans le même secteur !


2 / L'armement spécialisé de l'OTAN

Concernant les drones marins qui ont atteint leurs cibles, ce ne sont pas des armes ukrainiennes comme l'étaient par exemple les missiles anti-navires "Neptune" qui ont frappé le "Moskva" en avril, mais des drones "high tech" de la Royal Navy.


A priori le type de drone utilisé est un modèle de drone "ultra" perfectionné de conception britannique et il 
est hautement improbable que le service et l'usage parfaitement maitrisés soient assuré par des opérateurs ukrainiens mais bien par des spécialistes de l'OTAN.

Comme pour les drones aériens, plusieurs drones marins semblent avoir été lancés vers leurs cibles certainement pour obtenir plus d'effet destructeur mais aussi saturer les systèmes de défense russe et réussir pour quelques uns d'entre eux à traverser leurs boucliers. 

Ici un drone marin britannique qui a été détruit
par un hélicoptère MI 8 des gardes côtes russes 

De la co-belligérance à la belligérance 

Non loin de la Crimée se trouve la base d'Ochakov (dans l'embouchure du Boug Méridional à l'Ouest de Kherson) qui abrite le "73ème centre des opérations spéciales maritimes", qui avant février était encadré par environ 300 membres des SBS et SAS britanniques, officiellement "instructeurs". Cette base officieuse de l'OTAN a ouvert en 2017 et je doute fort que tous les SBS soient partis en février !

En réaction à cette nouvelle attaque contre Sébastopol, la Russie a décidé de suspendre sa participation à "l'accord sur les céréales" et a interpeller l'ONU au sujet de cette attaque d'aujourd'hui et celle contre les North Stream I et II de la Baltique qui portent sans conteste la signature de l'OTAN dans leur exécution et constituent donc de facto un "casus belli" contre la Russie.

L'OTAN participe directement depuis avril à des attaques "ukrainiennes" contre les ressources et les forces russes, avec une probabilité croissante devenue aujourd'hui certitude. Quelle sera la réponse de la Russie sachant qu'elle a été déjà promise en cas de ce type de scénario. 

Moscou se doit de réagir vite et fort car sinon les discours forts du Kremlin sur la défense forte du sanctuaire national se dégonfleront comme des ballons de baudruche invitant les ukro-atlantistes à pousser toujours plus loin dans l'inadmissible leurs attaques provocatrices. 

Le temps des "opérations spéciales" est bel est bien terminé, celui de la guerre doit commencer !

Erwan Castel

lundi 10 octobre 2022

La colère de l'ours !

Après les attaques directes contre les gazoducs stratégiques russes de la Mer Baltique et celle menée contre le pont de Crimée, une réaction russe était prévisible et elle ne s'est pas faite attendre !

Les forces armées de la Fédération de Russie viennent de lancer sur les infrastructures militaro-industrielles et énergétiques dans toute l'Ukraine une campagne violente de bombardements réalisés avec des missiles de croisière et des drones kamikaze. 

Aux premiers résultats des frappes russes réalisées ce matin, et qui continuent, nous assistons à un KO technique de l'Ukraine.

Kiev, ce matin 10 octobre 2022
Arrivée d'un missile sur Dnipropetrovsk
La centrale électrique de Kiev en feu

Une réunion du conseil de sécurité de la Fédération de Russie est imminente et il ne serait pas surprenant qu'elle lance au régime ukro-atlantiste de Kiev un ultimatum radical à l'issue duquel, si les marionnettes de Washington ne capitulent pas, le conflit militaire deviendra radical et sans quartier.

Les attaques des forces aérospatiales russes ont commencé à l'aube et à 10h20 près de 200 frappes avaient déjà été enregistrées:

  • 47 dans la région de Nikolaïev
  • 60 ont été dénombrés à Kyiv
  • 15 à Lvov
  • 27 dans la région de Vinnitsa
  • 20 à Kharkov
  • 15 dans la région d'Odessa
Le nombre de missiles russes tirés en même temps est constant pour toutes les vagues de bombardements, afin d'infliger le maximum de dégâts aux objectifs visés mais aussi, pour y parvenir, saturer les systèmes de défense anti-aérienne ukro-atlantistes.

Déconnexion internet dans la plupart des grandes villes ukrainiennes

Le premier bilan provisoire :

  • Kiev et région : la tension électrique est tombée. Internet et de téléphonie mobile en panne.
  • Vinnitsa et la région : un coup sur l'infrastructure ferroviaire.
  • Ivano-Frankivsk et la région : bombardements sur les infrastructures.
  • Lvov et la région : l'électricité et les communications mobiles ont partiellement disparu.
  • Ternopil et la région : interruptions des lumières.
  • Khmelnitsky et la région : bombardements sur les objets d'infrastructure.
  • Dniepropavlosk et la région : bombardements sur les infrastructures.
  • Jitomir et la région : infrastructure énergétique endommagée.
  • Poltava et la région : plus d'électricité.
  • Kharkov : plus d'électricité.
  • Région de Tcherkassy : pannes d'électricité.

Les cibles visées par les forces russes en Ukraine ont été élargies aux administrations des services de sécurité, aux centres énergétiques, aux carrefours ferroviaires, aux stations électriques, aux ponts sur le Dniepr etc....

Bâtiment industriel détruit à Dnipropetrovsk
Missile russe explosant sur Lvov

Au moment où je termine cet article urgent, une nouvelle vague de missiles et drones russes frappe la  servilité atlantiste de l'Ukraine et même si il y a peu de chance que ses laquais bandéristes reviennent à la raison, j'espère que leurs parrains occidentaux vont enfin comprendre que la Russie défendra par n'importe quels moyens la sécurité de ses peuples.

Malgré ma satisfaction de voir la Russie engager les mesures plus radicales à la hauteur des menaces et des attaques subies depuis 2014, je ne peux m'empêcher de penser aux  victimes civiles, quel que soit le côté du front où elles habitent qui sont victimes de cette folie initiée par l'hégémonie occidentale aux frontières de la Russie. 

3ème vague de frappes russes sur l'Ukraine- 10 octobre 2022

L'Ukraine est en train de revenir au Moyen Age ! 
Comme ironisait un ami de Moscou : "La prochaine cargaison de l'OTAN pour la junte de Kiev: des bougies" 

La Russie quant à elle, est passé enfin à la vitesse supérieure !!

A suivre...

Erwan Castel
Près de la frontière polonaise, centre ville de Lvov

Dernière minute

En début d'après midi les frappes russes ont cessé, confirmant qu'elles étaient une riposte contrôlée aux attaques ukro-atlantistes contre les infrastructures russes:

Voici le bilan en milieu d'après midi : 

Le matin du 10 octobre, les forces armées russes ont lancé des frappes massives de missiles à travers l'Ukraine. Outre les quartiers généraux et les points de contrôle de l’armée, de la SBU et de la Garde nationale, les infrastructures énergétiques ukrainiennes ont fait l'objet de frappes systématiques. 

Ni les centrales nucléaires ni les centrales hydroélectriques n'ont été touchées, et ce n'est pas nécessaire dans le cas présent.


Voici les frappes confirmées à cette heure:
  • Kiev: Centrale thermique-3, Centrale thermique-5, Sous-station 110 Vokzalna, Centrale thermique Darnitsa 
  • Rovno: poste de Rovno 330 kV - le coup porté à l'installation a provoqué la surcharge des postes de 110 kV et la perte d'électricité dans la ville
  • Khmelnytskyi: sous-station 330/110 kV de Khmelnytskyi - comme il n'y a pas d'électricité dans toute la ville, seule la sous-station 330 kV a pu être touchée, ce qui a provoqué des pannes dans les sous-stations de traction Rakovo, Stara, Termoplast, Ozernaya, Dubovo et Grechany.
  • Ternopil: poste de Ternopil 330/110/35 kV - pas de lumière dans toute la ville, les postes 110 kV de Zagreblya, Ternopil support, Galitskaya, Promyshlennaya, Plotycha, ZhBI en sont alimentés.
  • Sumy: poste Konotop de 330kV - le choc a provoqué des coupures de courant dans toute la région. 
  • Kharkov: la ville entière est privée de lumière, d'eau, de communications et le métro est en panne. Cela peut vouloir dire panne simultanée des sous-stations Zalyutino, Kharkivska, Losevo, ainsi que de la centrale de Kharkov CHP-5, de la centrale de Zmievskaya, de la centrale de Chuguevskaya CHP-2. Mais en raison du manque de communication dans la région, il n'est pas encore possible de confirmer la mise hors service de toutes les installations.
  • Krivoy Rog: centrale thermique de Krivoy Rog, l'une des plus grands d'Ukraine.
  • Zhytomyr: sous-station de Zhytomyr 330/110 kV 
  • Lvov: Centrale thermique de Lvov-1
  • Ivano-Frankivsk: centrale thermique Burshtynskaya 
  • Vinnitsa: des retards de trains ont été enregistrés, ce qui peut être la preuve d'une défaillance des sous-stations de traction individuelles. Mais il n'y a pas de données à ce sujet dans les sources ouvertes.
La panne de certaines structures clés du réseau électrique ukrainien a entraîné une surcharge de l'ensemble du système énergétique ukrainien: les centrales nucléaires ne pouvaient pas faire face à la charge.

Le visage du président Poutine lors du compte rendu de l'attaque contre le Pont de Crimée

Le Président Poutine a déclaré a déclaré ce matin : 

"Nous n'avons pas de doute sur les auteurs (de l'attaque du pont de Crimée) et nous ne pouvons pas laisser sans réponse des crimes de ce type. Aujourd'hui, ce matin, après avoir pris conseil avec le Ministère de la Défense, il y a eu des frappes sur les cibles énergétiques à destination militaire en Ukraine. Dans le cas où il y aurait d'autres attaques visant la Russie, nos réponses seront dures et conséquentes et personne ne peut en douter."

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Pour suivre les événements en temps réel je vous invite à rejoindre mon canal Telegram (en français) ou je partage au fil des heures l'évolution de la situation :

samedi 8 octobre 2022

Une deuxième rencontre avec Guy Boulianne


Après une première rencontre réalisée le 13 mars dernier 3 semaines après le début des opérations spéciales russes en Ukraine, Guy Boulianne m'a invité à un nouvel entretien ce 5 octobre, au moment où le conflit russo-ukrainien amorce une nouvelle étape dans son escalade sous une pression atlantiste dont l'ingérence devient de plus en plus belligérante.

Merci à Guy Boulianne et toute son équipe pour cette fenêtre d'information où il est possible d'alerter l'opinion sur les menaces réelles que fait peser sur le Monde cette stratégie mondialiste amorale et belliciste.

Source de l'article Guy Boulianne info

Dans l'article, vous pouvez également trouver un lien permettant d'écouter l'entrevue en audio. Sinon, vous pouvez aussi retrouver la vidéo de la rencontre sur Odyssée

Guy Boulianne, anime un média alternatif portant un regard pertinent sur l'actualité, dans un esprit ouvert que je salue et tourné vers la concorde des peuples aujourd'hui divisés et jetés les uns contre les autres par la fuite en avant sans limite d'une hégémonie mondialiste cherchant dans les conflits à échapper à l'effondrement de sa propre démesure.

Dès que je trouve du temps, je rajouterai un sommaire minuté de ce long entretien long entretien (3h13).... par Freyja que je suis bavard !

Erwan Castel

vendredi 7 octobre 2022

Bon anniversaire au Commandeur !

Quand le Capitaine à la barre se retrouve au coeur d'une tempête, il appartient normalement à tout son équipage de resserrer les rangs autour de son commandement. Aujourd'hui la Russie est ce bateau affrontant une des plus forte tempête de sa longue Histoire, et dont les orages d'acier ne font que commencer. Alors que les couards quittent le navire que d'autres montrent leur inaptitude à servir avec surpassement, je témoigne de cette confiance et cet allant qui anime plus que jamais les gens des peuples seulement armés de leurs traditions, de leur courage et de leur foi.

Aujourd'hui Vladimir Poutine a 70 ans et je souhaite que ses armées déposeront sur l'autel de la Grande Russie les lauriers de sa victoire contre ce mondialisme mortifère voulant dresser les peuples les uns contre les autres pour mieux les aliéner à sa marchandise déshumanisante. L'heure n'est pas aux critiques et aux clivages mais à l'union sacrée autour d'un combat non moins sacré et merde pour ceux qui veulent tirer la couverture à eux où refusent de tout donner pour pour la Victoire des peuples contre la ploutocratie libérale, qu'elle soit nationale ou internationale.

Cher Président, ne lâchez rien, ni aux ennemis, ni aux traitres, ni aux lâches, 

Force et Honneur !

Erwan Castel

Voici une analyse 

Source de l'article : Réseau International

Le manifeste révolutionnaire de Vladimir Poutine 
changera à jamais la politique mondiale

par Andrew Korybko

"Poutine endosse le manteau de Lénine dans les conditions internationales modernes sans aucun programme idéologique autre que la promotion de la multipolarité, de la souveraineté et des valeurs traditionnelles.

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé un discours détaillé vendredi après-midi tout en incorporant ultérieurement quatre anciennes régions ukrainiennes à la Fédération de Russie, ce qui équivalait à un manifeste révolutionnaire qui changera à jamais la politique mondiale. Il a commencé par défendre la dernière initiative politique de son pays sur la base du droit à l’autodétermination de la Charte des Nations unies, qui, selon le dirigeant russe, a été indéniablement exprimé de manière démocratique par des millions de personnes au cours de la semaine dernière.

Il a ensuite indiqué les intentions pacifiques de son pays en appelant Kiev à accepter immédiatement un cessez-le-feu et à reprendre les négociations, mais le président Poutine a ajouté que Moscou ne discuterait pas du statut de ces quatre régions qui viennent d’être incorporées à la Fédération de Russie. À ce sujet, il a promis de protéger leur peuple avec tous les moyens à sa disposition, ce qui peut être interprété comme réaffirmant l’allusion de la semaine dernière sur l’utilisation possible d’armes nucléaires en légitime défense en dernier recours si nécessaire.

C’est à ce moment-là que le président Poutine a commencé son manifeste révolutionnaire en expliquant l’état actuel des relations internationales. Selon lui, les élites occidentales ont arraché leurs masques et montré leur véritable visage impérialiste. Ils veulent piller et détruire tous ces pays qu’ils ne peuvent pas contrôler, y compris la Russie [en tant qu’empire, ils pillent déjà toutes les Nations qu’ils contrôlent]. Tous les pays qui pratiquent des politiques indépendantes et souveraines sont ciblées, y compris parfois les alliés des États-Unis.

L’Occident collectif, tel qu’il l’a décrit, à la volonté de dominer. Il veut des Colonies, pas la liberté pour tous, le pillage au lieu du partenariat, et des esclaves au lieu de citoyens. Le soi-disant « ordre fondé sur des règles » n’est rien d’autre qu’un double standard hypocrite que personne d’autre n’a accepté, ce qui est prouvé plus récemment par le fait qu’ils sont en faveur de l’indivisibilité des frontières chaque fois que cela leur convient, comme dans le cas des derniers référendums, mais contre elle chaque fois que cela fait avancer leurs intérêts dans une allusion à la Serbie et au Kosovo.

Les ambitions de l’apartheid sont à l’origine de ces deux poids, deux mesures, a conclu le président Poutine, qui, a-t-il ajouté, ne sont rien de plus que de l’impérialisme et du parasitisme par lesquels l’Occident vole tous les autres. Ils ne se repentiront pas de leurs anciens crimes de colonialisme et de génocide, mais accuseront plutôt ceux qui se défendent de cela et plus encore. Les crises mondiales de l’alimentation et du carburant ont été causées par leurs propres politiques, a-t-il été affirmé, mais ils ne veulent pas les résoudre, mais les exploiter.

La cause de la « dissuasion » qui, selon le dirigeant russe, est incluse dans tous les documents de sécurité n’est rien de plus qu’un euphémisme pour saper le développement de chaque centre de pouvoir indépendant et souverain dans l’ordre mondial multipolaire émergent. La Russie, cependant, est toujours faussement blâmée pour tout ce qui ne va pas dans le monde, même si c’est la faute de l’Occident collectif et en particulier celle de ses élites voyous.

Le président Poutine a ensuite défini l’attention sur le schéma historique de ces mêmes élites utilisant la guerre – à la fois conventionnelle et hybride – pour résoudre temporairement leurs propres problèmes. L’économie américaine s’est remise de la Grande Dépression en raison des profits qu’elle a tirés de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la crise des années 1980 a été résolue par le pillage de l’URSS lors de son effondrement et surtout après. Le dirigeant russe a averti de manière inquiétante que d’autres complots parasitaires et déstabilisateurs à l’échelle mondiale pourraient être programmés à l’avenir.

Le monde entier est privé du droit de choisir son mode de vie alors que l’Occident collectif impose son modèle radical à tous les autres au détriment des conceptions traditionnelles de la famille et des valeurs. Des exemples de cela sont incarnés par la soi-disant « idéologie du genre », qui supprime les références au genre des parents et enseigne même aux enfants de l’école primaire ce que le président Poutine a décrit comme des évaluateurs dégradés et pervers qui mènent à l’extinction. Pour cette raison, il les a accusés de soutenir le « pur satanisme ».

Le dirigeant russe a également fait référence à Jésus, qui a dit que les faux prophètes seront reconnus par le fruit toxique qu’ils portent, tout le monde – y compris beaucoup en Occident lui-même – le réalise, a-t-il dit. Les centres de pouvoir émergents qui représentent la majorité de l’humanité et qui défendent leurs intérêts en tant qu’États indépendants définissent l’avenir des relations internationales, a-t-il déclaré, et c’est pour cet avenir que la Russie se bat. Il est inévitable, a-t-il dit, que l’hégémonie occidentale soit brisée.

L’histoire a appelé la Russie à jouer ce rôle exactement comme elle l’a fait à maintes reprises dans le passé pour arrêter tous ceux qui aspirent à la domination mondiale, a proclamé le président Poutine. Il a promis que sa civilisation millénaire sauverait les enfants de l’esclavage et des expériences visant à mutiler leur âme. La Russie ne sera jamais annulée, mais se renforcera en se consolidant sur la base de valeurs universelles. Avec l’histoire de son côté, la Russie et le monde entier gagneront tandis que l’élite occidentale perdra.

En analysant brièvement son manifeste révolutionnaire, il est clair que la Russie se considère désormais comme le chef des forces anti-impérialistes mondiales qui s’opposent conjointement à l’Occident collectif et à son élite de voyous. Il ne fait plus aucun doute qu’une nouvelle guerre froide est parmi tout le monde et que cela changera la politique mondiale. Le président Poutine assume le rôle de Lénine dans les conditions internationales modernes sans aucun programme idéologique autre que la promotion de la multipolarité, de la souveraineté et des valeurs traditionnelles.

Contrairement à l’ancienne Union soviétique, cependant, le président Poutine ne s’attend pas à ce que la Fédération de Russie s’effondre un jour. Au contraire, elle continue d’étendre son territoire comme en témoigne l’incorporation vendredi après-midi de quatre régions anciennement ukrainiennes alors même qu’aucun membre de la communauté internationale ne l’a encore reconnue. En défendant unilatéralement ses intérêts tels que ses dirigeants les comprennent sincèrement indépendamment de la controverse, la Russie vient de catalyser des changements mondiaux irréversibles."

Andrew Korybko

source : Greanville Post

traduction Réseau International


jeudi 6 octobre 2022

Une course de vitesse avant l'hiver !

Obusier automoteur de 122mm du groupe "Wagner" après un "travail"
contre  les positions
ukrainiennes de Artemovsk - début octobre 2022.

Situation générale 

Beaucoup d'encre et surtout beaucoup de sang coule depuis quelques jours autour des offensives ukrainiennes menées sur les fronts Nord et Sud du conflit russo-ukrainien. Après l'échec de sa 1ère phase stratégique (stratégie de choc blindé visant à obtenir une capitulation de la politique atlantiste de Kiev), et l'épuisement de sa 2ème phase stratégique malgré des gains territoriaux importants ayant permis le rattachement de 4 territoires russes d'Ukraine, l'Etat Major russe engage un "second format" militaire dans le Donbass que j'annonçais le 28 août dernier et dont l'expression est reprise aujourd'hui par plusieurs commentateurs. 

Malheureusement, et comme d'habitude, l'attentisme russe qui est le revers de médaille de sa résilience a donné suffisamment de temps aux forces ukro-atlantistes pour, à leur tour, prendre ses initiatives opératives avec des offensives séquencées, sur le front Sud en direction de Kherson et sur le front Nord en direction des frontières Nord de la République Populaire de Lougansk.

Situation générale du front russo-ukrainien au 5 octobre 2022
Alors que les forces ukrainiennes ont réussi des progressions au Nord et au Sud,
leurs bastions dans le Donbass craquent sous les assauts répétés des forces russes

Une course de vitesse entre les offensives de Kiev, 
et les renforts russes.... avant l'hiver arrivant !

Il y a sans conteste une ténacité des forces ukro-atlantistes à poursuivre "coûte que que coûte" leurs attaques avec un courage qu'il serait malhonnête de ne pas remarquer et des procédures tactiques occidentales efficaces fondées sur des appuis modernes d'artillerie  et de renseignement aérien, une combinaison entre des unités terrestres autonomes et mobiles pratiquant une techno guérilla ainsi qu'une numérisation de plus en plus importante du champ de bataille (assistance drone et satellite, IFF embarqué, situation en temps réel jusqu'au 1er échelon tactique des unités adverses).

La guerre opérative est revenue à une phase dynamique sur les fronts Nord et Sud avec notamment aussi, le retour sur le champ de bataille de la composante blindée qui anime autant les assauts ukro-atlantistes que les contre-attaques et freinages russes voulant prioritairement éviter l'encerclement de leurs forces et offrir à l'Etat- Major de Kiev des "victoires à la Pyrrhus".

Duel impressionnant entre un char T64 BV
ukrainien et un char T80 BV russe vainqueur

1 / Sur le front Nord

En face de ces mouvements offensifs ukro-atlantistes, les forces alliées (qu'il convient d'appeler "forces russes" depuis les rattachements des territoires), dont les moyens et les effectifs sont seulement en cours de réorganisation, n'ont pas d'autre choix que de rompre le combat lorsque celui-ci risque d'aboutir à leur encerclement. C'est ce qui s'est passé sur le front Nord après le 7 septembre, date de l'enfoncement du secteur de Balaklaïa où, pour ne pas augmenter les pertes déjà subies et importantes, l'Etat Major russe, à défaut de n'avoir pas su anticiper l'offensive ukro-atlantiste dans sa juste menace, a su anticiper enfin ses conséquences en ordonnant un repli vers la ligne formée par la rivière Oskol. 

Situation sur le front Nord au 5 octobre 2022

Cette mesure a permis d'éviter l'encerclement de nombreuses unités russes comme par exemple la 1ère Armée blindée de la Garde qui était stationnée autour d'Izioum. Malheureusement les sous effectifs russes et le manque de temps n'ont pas permis d'établir une ligne de front solide sur l'Oskol et les forces de Kiev ont pu ainsi poursuivre leurs progressions inertielles à travers 2 têtes de pont réalisées dans les secteurs de Koupiansk et Krasni Liman. Aujourd'hui, les combats se déroulent sur les frontières occidentales de la République Populaire de Lougansk récemment rattachée à la Fédération de Russie.

2 / Sur le front Sud

La situation sur le front Sud est encore plus séquencée du coté ukro-atlantiste : après avoir initié une offensive fin août contre la tête de pont russe (100km X 40 km) située sur la rive Nord du Dniepr (laquelle avait été annoncée depuis fin juillet pour vraisemblablement faire diversion au profit de celle du front Nord), les forces ukro-atlantistes, après avoir pu compenser les pertes importantes subie lors de cette première phase ont engagé début octobre (en alternance avec les attaques sur le front Nord) une deuxième phase offensive en direction de Kherson.


Si la situation autour le ville de Kherson s'est stabilisée au profit des forces russes, en revanche au Nord-Est, les forces ukro-atlantistes ont réussi une percée le long du Dniepr jusqu'à Dudchanoye, menaçant alors les forces russes d'un encerclement Nord en rejoignant la tête de pont élargie d'Andrivka. 

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front de Kherson.

Cette percée ukrainienne ici aussi a bénéficié du sous-effectif des forces russes, d'une steppe agricole très peu urbanisée et propice aux grandes attaques blindées, mais aussi à l'usure importante de la logistique russe par les HIMARS de l'OTAN qui détruisent systématiquement depuis plus de 2 mois, les dépôts de munitions, de carburant, les ponts... sur le Dniepr pour isoler au maximum la tête de pont russe.

Dans leur nouvelle aide militaire (aujourd'hui quasi hebdomadaire)
Washington a livré à nouveau 4 nouveaux HIMARS ainsi que de
nombreuses munitions et autres armes, pour 625 millions de $.

Le chant du cygne de l'armée ukrainienne

Dans toute guerre il ne faut pas seulement regarder l'écume de la vague la plus proche mais aussi sa force et surtout celles qui suivent pour exploiter son action et, dans le cas de ces offensives ukrainiennes force est de constater que leurs succès réels et incontestables sont aussi relatifs et surtout très fragiles :
  • Si le gain de territoires sur l'adversaire est effectivement un objectif militaire important, la destruction ou la capture des forces ennemies reste la priorité d'une armée au combat. Or, à part Balaklaïa où effectivement l'effet de surprise a été payant, et Krasni Liman où la garnison a attendu jusqu'au dernier moment des renforts qui ne sont pas venus, les forces ukro-atlantistes ne sont jamais parvenues à infliger des pertes importantes aux forces russes qui se sont dérobées devant chaque risque d'encerclement.
  • Lors de leurs progressions, où forcément elles se retrouvent en position vulnérable, les forces ukro-atlantistes ont payé un prix très cher pour chaque portion de terrain conquise, notamment par les tirs de barrage de l'artillerie et les attaques aériennes russes renforcées par l'arrivée des drones iraniens. Sachant que l'Etat Major ukrainien a jeté dans ces offensives la majorité de ses réserves opérationnelles, il risque de se retrouver en situation délicate devant a prochaine offensive russe.
  • A ce rapport des pertes défavorable pour Kiev se rajoute la dispersion de ses forces sur des secteurs sans lignes de défense solides ni coupures naturelles ou urbaines importantes permettant d'organiser rapidement des résistances. Alors que de puissantes forces russes s'accumulent à Belgorod face au front Nord, et en Crimée face au front Sud, l'Etat-Major ukrainien envoie en urgence les dernières réserves peu formées de la ville de Kiev vers Kharkov et renforce les défenses de Nikolaïev et Odessa.
Aujourd'hui, même si la menace d'une nouvelle offensive ukrainienne reste présente (sur le front de Zaporodje par exemple) je pense que l'objectif de l'Etat Major ukro-atlantiste est de capitaliser les gains territoriaux obtenus en espérant que le climat (de fortes pluies ont déjà gonflé les rivières et ramolli la steppe) dissuade l'Etat-Major russe de mener une offensive pendant la saison hivernale. Mais, pour n'évoquer que les attaques russes de février et mars on peut observer que la raspoutitsa, même si elle handicape effectivement les mouvements blindés et logistiques, n'est pas rédhibitoire à une offensive en "terrain souple".

Ces succès ukro-atlantistes, tactiques sur le front Sud et stratégiques sur le front Nord vont très certainement s'essouffler rapidement et devenir le chant du cygne d'une armée en pleine hémorragie. Les aides militaires de l'OTAN auront beau faire des dégâts incontestables aux forces russes, la guerre est d'abord un rapport de forces et de volonté humaines dont seule une stratégie d'engagement direct et massif des forces occidentales pourrait espérer relever le défi. Le nouveau refus poli de l'OTAN et de l'UE de voir l'Ukraine intégrer l'alliance atlantique montre bien la frilosité (augmentée par la pénurie de gaz ! :)) des occidentaux à envoyer leurs soldats mourir pour la gloire de Bandera. Mais, avant de déménager dans son bunker, Zelensky a encore le droit de rêver !

Cela dit, il serait quand même temps, maintenant que les territoires du front sont sanctuaire fédéral, que l'Etat Major russe "se sorte les doigts du c..." !


Le front ukro-atlantiste du Donbass craque

Si sur les fronts Nord et Sud ce sont les forces ukro-atlantistes qui progressent, en revanche, sur le front central, entre Artemovsk et Donetsk (voir première carte), ce sont les forces russes qui sont parvenues ces derniers jours à briser de nouvelles défenses ennemies pourtant solidement organisées depuis longtemps.

Forces spéciales du groupe Wagner en progression dans les quartiers d'Artemovsk 


1 / Sur le secteur d'Artemovsk (Bakhmut)

Depuis 2 mois les forces républicaines avec les unités d'assaut du groupe Wagner mènent des assauts têtus et couteux contre les fortifications ukrainiennes réalisées dans les villes industrielles de Soledar et Artemovsk, entre Gorlovka et Lisichansk. La mort au combat du commandant de secteur du "groupe "Wagner" Oleksii Nahin, indicatif "Terek", lors d'une attaque menée le 20 septembre témoigne de la violence des combats autant que du courage des forces russes montant inlassablement à l'assaut des bunkers ukrainiens. 

Lisière de Artemovsk après 2 mois de combats

Début septembre, les forces de Kiev ont également engagé dans ce secteur clef d'Artemovsk-Soledar défendant Slaviansk et Kramatorsk (20 km au Nord-Ouest) des offensives contre les forces russes et qui ont été repoussées en leur faisant subir de lourdes pertes.

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front d'Artemovsk / Soledar.

Dans la foulée de l'échec des attaques ukrainiennes les forces russes ont engagé une nouvelle série d'assauts sur la garnison affaiblie de Artemovsk, jusqu'à prendre pied dans son tissu urbain et y engager de violents combats contre des forces de Kiev désorganisées.

Groupe Wagner au combat devant Artemovsk 

Les assauts russes, emmenés par les unités Wagner spécialisées dans le combat en zone urbaine ont réussi enfin à casser les lignes de défenses fortifiées ukrainiennes, grâce à l'appui décisif des unités d'artillerie de la République Populaire de Lougansk qui en augmentant leur mobilité et leur dispersion ont su rendre inefficace le travail des HIMARS étasuniens déployés en défense de Slaviansk et Kramatorsk.

L'artillerie de la République Populaire de Lougansk 
appuie avec ses Lance Roquettes Multiples de 122mm
"Grad" l'assaut des groupes Wagner sur Artemovsk.

Dépités par l'échec sanglant de leurs attaques vers l'Est, les forces ukrainiennes complétement désorganisées et dépourvues de renforts suffisants (ce derniers ayant été dédiés à l'offensive Nord) ont commencé à se retirer de certains quartiers d'Artemovsk / Soledar où cependant les combats continuent. 

Retraite des unités ukrainiennes d'Artemovsk
"Nous quittons l'enfer, deux jours sans eau, 
sans communication et sans nourriture."

Les progressions se poursuivent de combat de rue en combat de maison, dans Soledar et Artemovsk, mais aussi à l'entour comme à Dibrovo, un gros village libéré par les cosaques du 208e régiment de cosaques. 

Ce secteur est à surveiller particulièrement car si la percée russe est consolidée et poursuivie vers Slaviansk ou, plus au Sud Konstantinovka, elle pourrait fragiliser et même remettre en question tous les efforts ukrainiens au Nord de la rivière Donets, car elle menacerait, cette fois par le Sud le bastion de Slaviansk / Kramatorsk où, je le rappelle est positionné le coeur du corps de bataille ukro-atlantiste dans le Donbass sans que puisse encore apparaître le sort final de cette nouvelle bataille.


2 / Sur le secteur de Donetsk

Plus au Sud, sur le front de Donetsk, les forces russes continuent également de mener des assauts sur les fortifications des bastions de Marinka, Krasnogorovka et Avdeevka, qui sont les positions les mieux organisées (depuis 8 ans) et défendues du front ukrainien du Donbass et derrière lesquelles sont positionnées les unités d'artillerie ukro-atlantistes tuant quotidiennement les civils de Donetsk.

Chaque jour les obusiers de l'OTAN massacrent des civils au 
centre ville de Donetsk pourtant éloigné du front et vide de tout 
objectif militaire susceptible d'être ciblé par les forces de Kiev.

La ville de Donetsk depuis 8 ans est enserrée au Nord et à l'Ouest par les forces ukrainiennes bombardant quotidiennement les positions mais aussi les quartiers résidentiels. Et depuis février, surtout avec l'arrivée démesurée des aides occidentales, les bombardements terroristes meurtriers sont en constante augmentation.

Pour libérer leurs territoires et éloigner l'artillerie ukro-atlantiste des populations civiles, les forces russes (milices locales, forces fédérales et volontaires), tout comme sur le secteur d'Artemovsk évoqué ci dessus, mènent des bombardements et des assauts permanents sur les positions ennemies.

Localisation des combats sur le front de Donetsk au 5 octobre 2022

Mi-août, dans des combats acharnés, les forces alliées avaient réussi à prendre le contrôle du village de Peski, sur les lisières Nord de Donetsk et qui est un poste avancé de le défense extérieure du bastion ukrainien d'Avdeevka et de ses dernières routes d'approvisionnement.
La défense de Kiev est depuis organisée sur une ligne de défense Sud Pervomaïske- Vodyane-Opitnoe. Depuis cette semaine et dans le prolongement de leur saillant réalisé, les forces russes ont engagé une offensive sur Pervomaïske.

Infographie du réseau "Rybar" concernant
la situation sur le front d'Avdeevka - Peski.

La difficulté de ce secteur est qu'il impose un corridor urbanisé et bordé d'étangs empêchant de déployer un dispositif d'assaut en ligne. A la sortie de Peski se trouve un ensemble de ponts et carrefours routiers battus par les feux ukrainiens et qu'il est nécessaire de neutraliser avant de lancer un assaut terrestre vers Pervomaïske.

La zone de défense ukrainienne à franchir, entre 
Peski (russes) et Pervomaïske (ukrainiens).

La plupart des tirs de l'artillerie russe sont dirigés vers ce front au Nord de Donetsk près duquel se croisent les véhicules militaires et les ambulances. Les combats continuent pour le contrôle de Pervomaïske et je ne peux que regretter une fois encore que des propagandistes se précipitent pour annoncer que cette localité est déjà libérée (certainement pour contrebalancer les succès ukrainiens ailleurs), tandis que leurs homologues ukro-atlantistes annoncent de leur côté que ses défenses kiéviennes ont écrasé les assauts russes. 

Quand est-ce que ces courtisans quitteront leurs fauteuils et leurs fantasmes de trolls pour comprendre que la guerre n'est pas un jeu vidéo et que l'information n'est pas un marchepied pour se faire remarquer et mousser auprès des princes ?

J'ai en revanche un profond respect pour ces soldats de l'information qui, en permanence aux côtés des soldats, "mouillent leur treillis" et parfois de leur sang pour rendre compte de la situation réelle du terrain.

Champ de bataille entre Peski et Pervomaïske

En conclusion 

Le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov vient d'être promu au grade de colonel général, le 3ème grade le plus élevé des forces armées russes, au lendemain de ses vives critiques à l'encontre du haut Etat Major russe, une manière indirecte pour le président Vladimir Poutine d'acter les observations de son "fidèle fantassin". La défaite subie à Krasni Liman, parce qu'elle était évitable, est certainement "la goutte qui a fait déborder le vase" de cet atavisme momifiant trop souvent le commandement des corps d'armées et armées engagés dans une impéritie rigide et irresponsable incapable d'anticiper et de s'adapter en dehors des procédures écrites dans des manuels poussiéreux. 

Et sur le terrain le courage exceptionnel des soldats et officiers de terrain russes rejoints par les premiers mobilisés, montre au Chef que son outil de combat réel est efficace et mérite juste aujourd'hui des moyens adaptés, des généraux audacieux et des ordres vifs à la hauteur de leurs qualités. 

En cela, je ne raconte rien d'autre que cette histoire qui se répète à chaque entrée dans un nouveau type de guerre : les manuels de combat s'écrivent et se réécrivent sans cesse sur le champ de bataille avec la sueur et le sang des soldats et il faut virer ceux qui s'endorment sur les éditions poussiéreuses des doctrines, des certitudes et des paresses humaines. 

Les renforts, les mobilisés expérimentés mais aussi des volontaires arrivent chaque jour pour se porter sur le front et défendre la Russie.

Erwan Castel

Parachutistes russes 


dimanche 2 octobre 2022

La fin du "Trop peu, trop tard !"

Comme j'avais osé le craindre sous mon devoir de réserve lors des précédents SITREP, la ville de Krasni Liman est tombée aux mains des forces ukrainiennes au lendemain de la déclaration de rattachement à la Fédération de Russie de la République Populaire de Donetsk dont elle fait partie. 

De jure, les forces ukrainiennes ont donc envahi une ville russe ! 

Ce nouveau recul des forces alliées sur le front russo-ukrainien n'est pas, loin s'en faut, une catastrophe stratégique qui scellerait le cours futur des opérations militaires, mais cependant c'est un événement suffisamment grave pour le Kremlin car il constitue à la fois: 

  • un revers militaire, du fait de l'importance stratégique de Krasni Liman sur ce front Nord Donbass car il menace d'un effondrement la ligne de front constituée sur le rivière Donets et libère les forces de réserve du corps de bataille ukrainien de Slaviansk.
  • un affront politique, car depuis le 30 septembre cette ville comme toutes les localités des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporodje et Kherson est une ville de la Fédération de Russie qui vient de lancer un ultimatum au pouvoir de Kiev pour qu'il cesse le combat.
Alors que le pantin étasunien Zelensky, dans une overdose multiple, pérore que "les Russes seront tués un par un tant que Vladimir Poutine sera au pouvoir", de nombreuses voix s'élèvent en Russie mais aussi en Ukraine pour dire que les forces ukrainiennes vont payer demain un prix mortel de leur rebuffade de Krasni Liman. Dans le précédent SITREP j'ai décrit cette bataille de Krasni Liman (et quelle que soit son issue) comme le déclencheur de l'inévitable deuxième format militaire russe en Ukraine et qui ne se terminera qu'avec la capitulation sans condition du régime mondialiste de Kiev quels que soient le prix à payer pour la Russie mais aussi pour collatéralement pour l'Europe occidentale qui porte une immense responsabilité dans cette tragédie orchestrée par la ploutocratie mondialiste de par la vassalisation volontaire de ses Etats-nations au capitalisme amoral et la domestication de leurs populations à un consumérisme individualiste.

Nous allons donc assister probablement à une réaction violente à la fois sur le front contre les forces ukrainiennes mais aussi probablement à une "réforme" organique radicale autour de cette stratégie russe qui, n'en déplaise aux courtisans manichéistes, a montré depuis 7 mois qu'elle ne parvenait pas à ses objectifs assignés soit parce qu'elle est inadaptée à la dynamique des opérations militaires dopées et menées par l'OTAN, soit parce qu'elle est mal conduite sur le terrain, souffrant d'une rigidité atavique notamment de ses chaînes de commandement et logistique et qui est incompatible avec les exigences d'un combat moderne fondé sur l'initiative des décisions, la rapidité de l'exécution et la mobilité des moyens.

Cela dit, "rien de nouveau sous le soleil" et l'Histoire nous apprend qu'à chaque fois que se découvre un nouveau type de guerre, cela provoque des réformes radicales et urgentes en cours d'action et qui peuvent même conduire à des "purges" dans les Etats Majors lorsqu'ils sont incapables de s'adapter aux situations nouvelles. Je n'en veux pour mémoire que la purge du commandement militaire français réalisée par le général Joffre en 1914 après l'enfoncement du front. Face à l'impéritie des Etats Majors face un nouveau type de guerre moderne, 162 généraux seront relevés de leur commandement et mutés dans des placards militaires au fin fond du pays, ce qui donnera naissance au terme "limogeage".

Car l'armée n'apprend véritablement que sur le champ de bataille réel, les manœuvres et exercices qui précédent les conflits n'ayant pour seules conséquences que de renforcer l'entrainement des unités dans le confort d'une croyance stratégique dogmatique ânonnée dans l'onanisme fainéant des écoles de guerre et du népotisme des affectations. A part les entrainement de certaines unités d'élites et forces spéciales, le soldat sur les terrains de manœuvre n'apprend pas la guerre, il ne fait qu'un exercice militaro-médiatico-politique qui se déroule toujours bien !

Depuis 7 mois, à l'exception du front situé entre la Crimée et le Dniepr (régions de Kherson et Zaporodje) et confié en février et mars à la 58ème armée, les 2 phases stratégiques initiales russes n'ont pas pleinement atteint leurs objectifs militaires et ont échoué dans leurs objectifs politiques, donnant ainsi une force  psychologique aux forces ukrainiennes. Je ne reviendrai pas ici sur les différentes raisons internes et externes (sous évaluation de l'ennemi, sous effectifs engagés, dispersion des forces, limitation des cibles stratégiques, mobilisations ukrainiennes, aides occidentales, co-belligérance de l'OTAN...) qui ont conduit à cette situation actuelle où l'initiative opérative est même passée depuis le 27 juillet dans le camp ukrainien. 

Mais il apparait que les deux plus importants défauts observés du côté russe sont une "retenue" dans les moyens de destruction engagés et une lenteur de réaction au niveau du commandement militaro-politique. Si le premier peut s'expliquer par l'intention initialement juste coercitive des opérations militaires russes et qui voulaient faire plier le pouvoir kiévien vers un retour à une neutralité politico-militaire de l'Ukraine frontalière, en revanche le second relève d'un atavisme obsolète et profond d'une chaine de commandement rigide où l'anticipation et l'initiative restent mentalement considérées comme hérétiques. Ce même "défaut dans la cuirasse" existe aussi au sein d'une bureaucratie russe momifiée dans une paperasserie cauchemardesque et qui, comme la chaîne commandement militaire, établit ses procédures sur 2 piliers : la peur du chef et la suspicion envers le subalterne !

Lorsque le président Poutine arrive au pouvoir, il a pleinement conscience de cette lourdeur systémique et contre productive (à laquelle s'ajoute d'autre tares comme la corruption et le népotisme) et il entame alors au milieu du délabrement organisé par ses prédécesseurs des réformes profondes (mais toujours en cours) tout en dénonçant dans un style typiquement russe cette mentalité inepte qui ronge la société jusqu'aux forces régaliennes chargées de sa sécurité :

Une blague du Président Poutine mais
qui n'est pas vraiment destinée à faire rire

Aujourd'hui, les enjeux et les menaces du conflit militaire engagé par les ukro-atlantistes aux frontières ukrainiennes de la Russie depuis 2014 et dans lequel meurent chaque jour de plus en plus de soldats et civils russes imposent un "nettoyage des écuries d'Augias" prioritaire ! 

C'est ce que disent depuis des années des patriotes qu'ils soient militaires comme feu le colonel Alekseï Mozgovoï, le colonel Girkin ("Strelkov") ou politiciens comme feu Vladimir Jironovsky, Guennadi Ziouganov etc. Et aujourd'hui, le sang qui coule appelle à réagir promptement et sans gants.

C'est le message qu'a voulu faire passer, au lendemain de la perte de Krasni Liman, le président tchétchène Ramzan Kadyrov, dont on ne peut mettre en cause ni sa fidélité au président russe ni son courage pour défendre avant toute chose les valeurs de la Grande Russie :


"J'ai toujours dit: il n'y a rien de mieux que la vérité exprimée, bien qu'amère, offensante, mais la vérité. C'est la seule façon d'avancer. Par conséquent, je ne peux pas garder le silence sur ce qui s'est passé à Krasny Liman.

La défense de ce secteur était dirigée par le commandant du district militaire central, le colonel général Alexander Lapin. Ce même Lapin, qui a reçu l'étoile du héros de Russie pour la prise de Lisichansk, bien que de facto qu'il n'y soit pas et n'y était pas là. Lapin a également été nommé au commandement des troupes du district militaire de l'Ouest.

Le colonel général a déployé des combattants mobilisés de la LPR et d'autres unités sur toutes les frontières de la direction de Liman, mais ne leur a pas fourni les communications, l'interaction et l'approvisionnement en munitions nécessaires. Il y a deux semaines, le commandant général de division des forces spéciales d'Akhmat, mon cher frère Apty Alaudinov, m'a personnellement signalé que nos combattants pourraient devenir une cible facile. À mon tour, j'ai informé Valery Gerasimov, le chef d'état-major général des forces armées de la Fédération de Russie, du danger. Mais le général m'a assuré qu'il n'avait aucun doute sur le talent de leadership de Lapin et ne croyait pas qu'une retraite était possible à Krasny Liman et ses environs.

Une semaine plus tard, Lapin déplace son quartier général à Starobelsk, à une centaine de kilomètres de ses subordonnés, alors que lui-même siège à Lougansk. Comment gérer rapidement des unités à 150 km d'elles ? En raison du manque de logistique militaire élémentaire, nous avons aujourd'hui abandonné plusieurs localités et un grand morceau de territoire.

Mais le pire ce n'est pas que Lapin soit médiocre. C'est le fait qu'il soit couvert au sommet par les chefs de l'état-major général. S'il n'en tenait qu'à moi, j'aurais rétrogradé Lapin au rang de soldat, je l'aurais privé de ses décorations et, une mitrailleuse à la main, je l'aurais envoyé au front pour laver sa honte avec du sang.

Le népotisme de l'armée ne mènera pas au bien. Dans l'armée, il faut nommer des personnes de caractère fort, courageuses, de principes, qui s'inquiètent pour leurs combattants, qui s'arrachent les dents pour leurs soldats, qui savent qu'un subordonné ne peut pas être laissé sans aide et sans soutien. Il n'y a pas de place pour le népotisme dans l'armée, surtout dans les moments difficiles.

Nous n'en avions pas assez après (la perte d') Izioum ? Même moi alors, j'avais demandé: tirez sur la concentration militaire de l'ennemi dans Izioum capturée par les nazis, d'autant plus que notre artillerie à l'époque avait une telle opportunité. Ils auraient éliminé les principaux satanistes et fascistes d'un coup. Il faut réaliser les opérations militaires spéciales au sens plein du terme, et non flirter. Utilisez toutes les opportunités et toutes les armes pour défendre NOTRE territoire. Donetsk est toujours bombardé. Les résidents des 4 territoires réunis veulent être protégés.

Je ne sais pas ce que le ministère russe de la Défense rapporte au commandant en chef suprême, mais à mon avis, des mesures plus drastiques devraient être prises, jusqu'à la déclaration de la loi martiale dans les zones frontalières et l'utilisation de petites armes nucléaires tactiques. Il n'est pas nécessaire de prendre toutes les décisions en tenant compte de la communauté ouest-américaine - elle l'a déjà dit et fait beaucoup contre nous.

Hier, il y avait un défilé ukrainien à Izioum, aujourd'hui un drapeau à Liman, et demain ?
 
Tout irait bien si ce n'était pas si grave." 

Ramzan Akhmadovitch Kadyrov, 
Président de la République Populaire de Tchétchénie

J'ai de la sympathie, je le reconnais, pour cet homme loyal et franc qui loin des courtisans à breloques met son âme, sa foi et son énergie au service de la Russie, de son peuple et de la Vérité. Et peu me chaut les quolibets des propagandistes crétins qui crachent sur ces hommes libres dès que leur parole n'est pas la régurgitation courtisane et stupide de la doxa officielle. A l'exception de son avis sur l'emploi des armes nucléaires tactiques je plussoie aux remarques du Lieutenant général Kadyrov tout en évitant de faire du général Lapin le bouc émissaire d'un problème existant et malheureusement systémique, que Moscou doit régler en urgence prioritaire.

Ces hommes tel que Strelkov et Kadyrov sont de vrais représentants des peuples russes, du patriotisme dans un idée d'empire et du "sens commun" de l'Union des peuples; et le Président Poutine le sait bien et certainement s'appuie même sur leurs colères, toujours loyales et respectueuses, pour légitimer indirectement la vitale radicalisation militaire et politique en cours (car sinon il seraient "écartés" depuis longtemps) et par la même occasion le nettoyage des salons ministériels de ces insectes rampants recherchant égotiquement les regards et les miettes d'un pouvoir qu'ils font semblant de servir dans un zèle servile, ridicule et improductif (sauf pour eux mêmes bien sûr). 

 Du côté de Krasni Liman

Sur le terrain, la situation autour de Krasni Liman est très difficile, les forces alliées ayant subi des pertes importantes dans les combats défensifs et dans leur repli en direction de Kreminna (20 km à l'Est) sous les feux de l'artillerie ukrainienne.

Cette carte date du 1er octobre car les informations récentes ne sont pas encore confirmées dans leur cartographies

Le député de la Douma et général à la retraite Andrey Gurulyov qui, après avoir commandé la 58ème armée était le Commandant adjoint du district militaire Sud (région de la Mer Noire) jusqu'en 2019 dit dans un ton également accusatoire "ne pas comprendre comment la chute de Krasni Liman n'a pu être évitée" et 3 semaines après le choc initial sur Balaklaïa. 

Beaucoup d'hommes et de matériels ont été laissés sur le terrain, les renforts sont arrivés "trop peu et trop tard"... comme toujours depuis 7 mois...

Même Vladimir Solovyov l'animateur du média 
d'Etat "Russia 1er" condamne la défaite subie à 
Krasni Liman  "Quelle est cette stratégie ? vous 
dites que nous n'avons pas assez d'hommes ? 
Nous avons 1 million d'hommes, il faut arrêter"

Où se déclenchera le tsunami russe ?

Il est bien sûr difficile de spéculer sur le secteur et la date de l'inévitable réaction militaire russe qui non seulement a été politiquement annoncée mais dont la préparation concrète connaît une accélération massive et rapide depuis la mi septembre. 

Sur le front de Kharkov ? 

Possible car il est impératif pour Moscou de récupérer les territoires perdus pour la sécurité des populations, poursuivre la destruction du corps de bataille ukrainien du Nord Donbass qui reste le plus important des forces ukrainiennes, de poursuivre la libération du Donbass et aussi de laver l'humiliation subie. 

Sur le front de Donetsk ? 

Ce serait significatif mais peu rapide car du secteur de Gorlovka à celui de Dokuchaievsk, une offensive frontale sur les positions ukrainiennes qui sont parmi les plus fortifiées du front serait longue et coûteuse. On peut cependant s'attendre à des campagnes de bombardements intenses sur les positions ukrainiennes.

Sur le front de Zaporodje ?

Ce front, qui est resté le plus stable depuis 5 mois est une inconnue car il peut être le théâtre d'opérations offensives, aussi bien de la part des forces ukro-atlantistes par exemple en direction de Volnovakha, Melitopol ou Energodar (où se situe la centrale nucléaire de Zaporodje) que des forces alliées, en direction de Zaporodje.

Sur le front de Kherson ?

Sur ce front la probabilité de voir être lancée une contre-offensive russe est grande et pour plusieurs raisons : épuisement des forces ukrainiennes dans des attaques suicidaires menées depuis fin juillet sur la tête de pont russe au Nord du Dniepr, objectifs stratégiques majeurs, notamment Nikolaïv et Odessa et étirement des lignes logistiques ukrainiennes dont les forces se sont concentrées au Nord, 

Les moyens des forces russes dont l'engagement maximal est désormais rendu possible grâce au changement de statut des régions de Kherson à Lougansk donne aussi le possibilité à l'Etat-Major russe d'engager concomitamment plusieurs offensives pour fixer sur leurs secteurs et détruire localement les forces ukrainiennes.

Ce qui est aujourd'hui certain, c'est que la chute de Krasni Liman a touché le nerf patriotique russe. "Ré zo ré !" comme on dit en Bretagne, trop c'est trop et ce nouveau revers met fin définitivement à cette stratégie du "trop peu, trop tard" que je dénonce avec d'autres personnes libres de tout fantasme servile, depuis... fin mars 2022. 

"Mieux vaut tard que jamais" dit-on mais cela ne nous fera pas oublier tout ce temps et ces vies perdues depuis 8 ans et 7 mois ! 

La Russie toujours poussée par le bellicisme anglo-étasunien vers le chemin du chaos est aujourd'hui devant les ruines de sa patience et n'a plus d'autre choix que de lancer contre son ennemi mortel une charge radicale et sans pitié.

Erwan Castel