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dimanche 9 octobre 2022

Merci monsieur Vernochet !

Jean Michel Vernochet est un géopolitologue et un essayiste pertinent observant l'hégémonie mondialiste et dénonçant depuis des années sa stratégie esclavagiste et dont les conclusions le classent bien évidemment comme un penseur "d'extrême droite" aux yeux de cette bien pensance occidentale pratiquant la "reductio ad hitlerum" lorsqu'elle ne peut opposer des arguments au bon sens commun des peuples. Je suis moi même accusé régulièrement d'être de la "fachosphère" bien que ma pensée évolutive soit plutôt situationniste, fédéraliste voire anarchiste (au sens philosophique du terme). Mais cela se saurait si les "chiens de garde" médiatiques de la dictature marchande comme ceux de BFMTV, Libération, RTBF, Streetpress, etc. affichaient ne serait ce que l'ombre d'une honnêteté intellectuelle et déontologie professionnelle.

Dans cet entretien à 2 voies réalisé avec Pierre Plas, Jean Michel Vernochet rappelle les enjeux fondamentaux et les menaces globales de ce conflit qui est le déclinaison d'un combat eschatologique concernant toute l'humanité.

Source : RadioInfoCité

Un regard mesuré et ancré sur un choc métapolitique en cours...

Erwan Castel


mardi 5 juillet 2022

Le "complexe militaro-intellectuel" occidental

Aujourd'hui, je partage une autre analyse intéressante réalisé par Pierre Conesa, un ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense et de animateur d'instituts stratégiques et qui a développé une vision pertinente de la géopolitique dénonçant entre autres impostures de la stratégie occidentale la "fabrication de l'ennemi".

Dans cet entretien donné à "Thinker view", Pierre Conesa décrit les acteurs et développe les mécanismes de pouvoirs et de manipulations mentale de ce qu'il appelle le complexe "militaro-intellectuel". Une vision très intéressante qui explique l'ensevelissement de la vérité sous l'imposture démocratique des gouvernances occidentales.

Une analyse certes occidentale et qui date de mars mais qui a le mérite de dénoncer brillamment l'hypocrisie criminelle d'un nouvel Ordre Mondial amoral

Bon visionnage !

"Comment arrive t-on à la guerre ?"


lundi 4 juillet 2022

Vers la multipolarité des identités et libertés

Pour Livre Noir, le géopolitologue Alexandre Del Valle nous livre une analyse dépassionnée apolitique et sans ambages de la tectonique ukrainienne mise en perspective internationale et temporelle claire et concise.

Vu le niveau, la densité et la durée de cette réflexion je préfère ne pas la polluer avec mes  commentaires superflus.

Bonne écoute !



samedi 28 mai 2022

"Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent"

"L'Occident nous a déclaré la guerre totale, 
une guerre contre le monde russe tout entier, 
et personne ne le cache maintenant !" 
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

Depuis ce mois de mai, les combats autour de Severodonetsk, Kramatorsk et Donetsk  s'intensifient, captant l'attention des regards mais la guerre ne se limite pas au Donbass ni ne s'arrêtera à sa libération prochaine, car Moscou, en intervenant dans cette guerre ukrainienne enflammant le Donbass depuis 8 ans a décidé de crever un abcès purulent sur ses frontières avant que la gangrène occidentale ne menace à son tour les peuples de Russie.

La ploutocratie mondialiste, après avoir échouer en 2014 à capturer la Crimée et le Donbass à cause de la volonté de leurs peuples, a décidé de pousser la Russie vers la guerre totale, de provocations militaires en violations des accords internationaux, allant même jusqu'à programmer pour cette année une nouvelle offensive de Kiev dans le Donbass, son intégration dans l'OTAN et une composante nucléaire pour les forces ukrainiennes.

N'importe quelle personne, avec une once de jugeote dans la cervelle devrait comprendre que cette situation belliqueuse sur ses frontières était tout simplement inacceptable pour Moscou.

Mais dans leur coutumière servitude volontaire, la veulerie des populations occidentales est même devenue complicité du chaos organisé dont elles sont pourtant les victimes collatérales et pire, la majorité des rares voix politiques qui le dénoncent proposent dans une paresse réactionnaire pathétique de jeter sur la plaie du mondialisme le sel d'idéologies communautaristes qui justement collaborent depuis des siècles à l'asservissement progressif des peuples que sa ploutocratie achève aujourd'hui.

Et dans cette phase terminale du capitalisme où tout est inversé dans une indistinction institutionalisée les réactionnaires se prennent pour des révolutionnaires et les nationalistes pour des patriotes autant que les droitdelhommistes pour des socialistes et les communistes pour des.... communistes !

Il suffit pourtant d'ouvrir les yeux !: ainsi de l'humiliation des psychopathes du régiment Azov qui, comme tous les bouffons nationalistes, ont démontré qu'ils étaient "forts avec les faibles et faibles avec les forts". éclairant avec leurs marches aux flambeaux immatures ce nationalisme politique qui n'est qu'une autre forme de ce communautarisme déviant, qu'il soit de gauche ou de droite, religieux ou ethnique. Car le nationalisme n'est que l'hérésie fondamentaliste et criminelle d'un sentiment patriotique charnel instrumentalisé et détourné pour servir des totalitarismes élitistes écrasant les vraies communautés naturelles. 

Voici une courte vidéo résumant parfaitement la réalité du
 nationalisme dont Azov n'est que le bubon ukrainien de
cette pensée unique protéiforme qui infecte l'humanité 
depuis des siècles et menace aujourd'hui toute la planète.

Le nationalisme est au patriotisme ce que le christianisme paulinien est à Joshua, le salafisme à l'Islam ou le bolchevisme à Marx: une hérésie universaliste, mortifère et criminelle ! et quiconque sait dépoussiérer son regard des croyances dogmatiques anthropocentrées occultant les lois naturelles et le sens commun universels me comprend... 

Heureusement que ces idéologies nationalistes dont la pensée hégémonique opère depuis près d'un siècle une mutation mondialiste, finissent soit par s'entretuer soit par être écrasées par les vraies rébellions, révolutions et guerres des peuples défendant leurs patries contre la folie des Etats-nations et du Mondialisme lesquels, contrairement aux discours superficiels divisant l'opinion pour mieux la soumettre, ne s'opposent pas ontologiquement mais se concurrencent seulement économiquement dans l'évolution capitaliste du marché national (mais colonialiste) vers un marché mondial suicidaire.


Je veux ma réflexion a-politique car ce domaine est perverti jusque dans les oppositions systémiques par cet anthropocentrisme maladif qui, depuis des millénaires conduit notre espèce vers les chimères suicidaire du pouvoir, du profit et de la démesure. Et à ce titre je me méfie comme de la peste de tous les étatismes bureaucratiques qui tous, mènent les gouvernances vers les fossés du népotisme, du clientélisme, de la corruption et du mensonge... et parfois comme en Ukraine vers les gouffres de la répression et de la guerre. Même les plus beaux projets comme celui de la République "populaire" de Donetsk, toujours victime d'une corruption atavique post soviétique tenace, n'échappent pas à cette perversion mafieuse de tout étatisme idéologique... d'où cet autre intérêt d'une radicale prise en main du Donbass par la Russie qui va enfin nettoyer la merde qui s'accumule dans certains ministères de Donetsk depuis l'assassinat du président Zakharchenko.

Ce bubon de 8 années que viennent de percer les forces armées russes n'est pas un conflit ukraino-ukrainien, ni même russo-ukrainien mais bien une guerre totale menée par les communautés de l'Etre contre la société de l'Avoir pour laquelle tous les nationalismes et communautarismes ne sont que les idiots utiles servant de marchepied à la mondialisation du capitalisme qui les a créé. 

Et toute personne qui, pour combattre ce mondialisme esclavagisant l'espèce humaine dans l'aliénation à sa marchandise mais surtout détruisant la planète et son équilibre naturel, préconise de "revenir" à un système ou une croyance précédente ne fait que cultiver une nouvelle fois ce terreau pourri d'où a émergé le pouvoir de l'argent sur le tuteur de l'Etat, alors qu'il conviendrait comme nous l'enseignent les agricultures traditionnelles de le brûler avant de nouvelles semailles...

Se réfugier dans les fantasmes communautaristes pour combattre le mondialisme participe tout autant à l'asservissement des peuples que de sombrer dans une apathie lâche et individualiste.

A l'image de cette conquête à la grenade d'une tranchée ukrainienne par une unité d'assaut russe le combat contre le mondialisme doit également se lancer mètre après dans l'inconnu d'un nouveau paradigme à imaginer et surtout à construire entièrement en dehors de tout système étatique ou idéologie nationaliste ou socialiste existante. 


Ce n'est que mon humble avis basé sur l'expérience et non les croyances, sur des raisonnements ouverts et non des certitudes arrêtées et surtout sur l'ordre naturel d'un sens commun universel et non sur les fantasmes d'idéologies manichéistes universalistes dans lesquelles se vautrent les larbins du mondialisme mais aussi tant de ceux qui prétendent lui résister...

Erwan Castel


"Tout ce qu'il y avait de bon, de grand, de généreux, d'indépendant chez l'homme, s'émousse peu à peu, se rouille comme un couteau resté sans usage. Le mensonge devient vertu; la platitude, un devoir. S'enrichir, jouir du moment, épuiser son intelligence, son ardeur, son énergie, n'importe comment, devient le mot d'ordre des classes aisées, aussi bien que de la multitude des pauvres gens dont l'idéal est de paraître bourgeois. Alors la dépravation des gouvernants - du juge, du clergé et des classes plus ou moins aisées - devient si révoltante que l'autre oscillation du pendule commence."
Pierre Kropotkine

samedi 20 juin 2020

Russian Lives Matter !



'Plein le cul" de voir les populations en Occident foncer avec autant de masochisme et de stupidité dans les chiffons rouges agités par un système mondialiste qui ne cesse de les diviser que pour mieux régner... "Black lives matter" est le dernier exemple de cette stratégie qui détourne et divise la colère populaire quand elle gronde contre la ploutocratie: 

Après 3 mois de crise sanitaire où  près de la moitié de la population mondiale s'est vue confinée par une menace exagérée et surtout une peur organisée, les peuples "veulent respirer" mais voilà: ils se retrouvent sous la guillotine d'une crise économique exacerbée qui risque de faire exploser la cocotte minute et des lois liberticides qui continuent à les enfoncer dans un esclavage physique et mental orwellien.

Depuis 3 mois la majorité des personnes, dans la liberté de penser de leur confinement physique et social, ont compris que cette crise sanitaire hystérique, bien au delà de la dangerosité du nouveau virus "Covid 19", révèle: 
  • Dans ses origines, la fragilité d'un système économique mondialiste qui non seulement lui a offert une libre circulation au virus (abolition des frontières par exemple) mais a aussi désarmé sanitairement de nombreux pays (externalisation des productions pharmaceutiques par exemple).
  • Dans ses conséquences, la volonté des gouvernements, gardiens de ce système mondialiste d'utiliser la peur civilisationnelle du virus (la peste est rappelons le un des cavaliers de l'apocalypse) pour imposer sur les populations de nouveaux contrôles et lois liberticides renforçant le totalitarisme du pouvoir. 
Et dans une colère grandissante, les fenêtrés des ploutocrates tremblaient déjà sous les piétinements annoncés des hordes populaires qui attendaient la fin du confinement comme un cheval affamé de soleil l'ouverture de son écurie.


Le 25 mai 2020, sur fond de course présidentielle étasunienne et au moment de la fin du confinement sanitaire, 
un afro-américain est interpellé et froidement étranglé sur la voie publique par des policiers de Minneapolis 
(ville gouvernée par des démocrates donc dans un contexte fédéral responsables de leur politique sécuritaire).
Alors se produit l'indicible, ce crime de George Floydd, assassiné froidement par un policier en pleine journée. Cet assassinat a secoué toutes celles et ceux qui ont vu les 8 minutes de son agonie. Personnellement ce qui m'a révolté au plus haut point c'est :
  • 1 / L'exécution froide par un policier, d'un homme, fut-il un délinquant multirécidiviste, désarmé, immobilisé et qui n'avait pas opposé de résistance lors de son interpellation.
  • 2 / La complicité des autres policiers qui pourtant ont eu le temps d'analyser la situation au regard de la loi qu'ils doivent protéger et avaient le devoir d'intervenir.
  • 3 / L'attitude des témoins qui filment mais n'interviennent pas pour tenter d'éviter le meurtre, symptôme de la lâcheté et syndrome d'une société du spectacle amorale.
Et dès le lendemain ce meurtre intolérable (comme tous les meurtres) mais qui n'est malheureusement qu'un nouveau fait divers de cette société nord-américaine où la violence, à l'image de la libre circulation des armes à feu est quasi culturelle et fondatrice, devenait l`étincelle d'un tsunami sociétal qui en quelques jours allait devenir planétaire et sans jeu de mot, "viral"...

Si le mobile raciste n'est probablement pas étranger au comportement du flic Chauvin, il ne justifie pas à lui seul l'hystérie collective qui s'est emparée des déconfinés et dont le slogan "Lives Black Matters" généralisé trahit une organisation rodée et un réseau puissant qui n'est pas sans rappeler ceux qui en excitant les dynamiques populaires provoquent depuis 30 ans les révolutions colorées et autres printemps arabes à travers le Monde. 

Depuis 2 semaines le système mondialiste, sur fond de crise économique et surtout d'élections présidentielles étasuniennes où ses faucons de guerre qui n'ont jamais quitté le ciel espèrent bien pouvoir nicher à nouveau sur la Maison Blanche a répandu le poison de la division horizontale à travers le monde, noirs contre blancs, policiers contre manifestants, iconoclastes contre historiens, nationalistes contre cosmopolites.... et surtout cons contre cons !!!

Car, soyons sérieux un moment, et je pense surtout aux déclinaisons européennes de ce mouvement d'indignation autour de l’assassinat de Georges Floyd, il y a quotidiennement des milliers de meurtres inter-ethniques ou inter-communautaires à travers le Monde, chrétiens massacrés au Nigéria, kurdes massacrés en Syrie, palestiniens massacrés à Gaza, musulmans massacrés en Birmanie etc, et je ne compare pas ici les sorts de ces millions d'innocents tués pour ce ce qu'ils sont, mais je relève l'inégalité de leurs morts devant "l'opinion internationale" qui recouvre leurs dépouilles tantôt d'un brouhaha médiatique assourdissant, tantôt et le plus souvent d'un lourd silence méprisant, pour ne pas dire... complice. 


Après les massacres de Mariupol, de Donetsk, de Lugansk, le 27 juillet 2014 c'est au tour de Gorlovka, ville minière située au Nord de Donetsk,  d'être bombardée en son coeur par l'artillerie ukrainienne. 17 civils vont être massacrés dont Kristina et son bébé Kira et 43 autres blessés, les bombardements vont se poursuivre portant à 27 tués et plus de 100 blessés le nombre de victimes du régime de Kiev. Et ce martyr du Donbass de plus de 20 000 morts se poursuit encore aujourd'hui dans l'indifférence la plus totale des populations européennes voisines, pourtant capables de se mobiliser pour un meurtre commis à leurs antipodes !

Dans le Donbass où je vis depuis plus de 5 années des bombardements ukrainiens quotidiens tuent et blessent des hommes, des femmes et des enfants pour ce qu'ils sont, c'est à dire une population historiquement et culturellement russe et qui veut le rester. Au coeur de l'Europe du XXIème siècle, plus de 20 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, des centaines de milliers de réfugiés et déplacés, des millions des destructions, des milliards de dégâts.... mais pas un seul "Je suis Donbass" ou "Russian Lives Matters" qui est venu rider en 6 ans la surface de la bien pensance occidentale où pourtant sont décharnées régulièrement des tempêtes politico-médiatiques et pour des causes bien plus minimes et lointaines, qui certes méritent aussi une attention humaniste mais certainement pas autant poussée. 


Y aurait-il pour le théâtre de la marchandise des martyrs utiles que l'on agite comme des étendards au dessus des troupeaux et d'autres honteux que l'on cache sous le tapis des droits de l'Homme ? Personnellement, j'en suis convaincu dans ce Donbass quotidiennement bombardé par une politique systémique et génocidaire. Mais chuttt ! car car pour la bien pensance occidentale les maîtres de Kiev, en cirant les pompes de l'Union Européenne et léchant les rangers de l'OTAN font obligatoirement partie des "gentils" du grand échiquier ! Quant aux habitants du Donbass, ils ne sont ni noirs, ni jaunes, ni arabes.... ah, pire que cela ils sont russes ! Vade retro Satanas !.


Manifestation française en écho des manifestations américaines, avec une tentative de récupération médiatique nationale autour de l'affaire Adama Traoré, mort accidentellement lors d'une interpellation policière le 19 juillet 2016.

Dans les répercussions du meurtre de Floyd, le système mondialiste, je dois l'admettre, a réitéré un coup de maître gagnant, se jouant de l'émotion et surtout de l’imbécillité des gens, d'abord celle individuelle et instrumentalisée sous les avalanches émotionnelles déclenchées sur leurs réseaux sociaux, puis celle des foules manipulées par quelques agitateurs aux simplistes slogans, et que décrivait déjà en son temps Gustave le Bon ("Psychologie des foules", 1895). 

Si le racisme est une triste réalité intemporelle et universelle, en revanche le narratif actuel qui le décrit comme "systémique" n'existe aujourd'hui - à part dans certains Etats comme Israël par exemple - que dans l'imaginaire d'une propagande qui cherche à exacerber une réaction émotionnelle légitime au profit d'objectifs qui sont totalement étrangers au problème désigné. 

Il y a dans ce dossier de multiples indices et preuves qui dénoncent la manipulation réalisée par la ploutocratie mondialiste, et peut-être même préméditée, depuis l'interpellation étrange de George Floydd conduisant à son assassinat (d'abord menotté sans problème, mis dans la voiture de police, puis ressorti pour être plaqué au sol et étranglé sous des caméras) jusqu'aux récupérations internationales d'un mouvement de protestation prétendument "anti-raciste" mais qui rapidement excite des haines communautaristes à travers la récupération d'une rhétorique racialiste et le détournement d'une symbolique (genou en terre) aux contextes passéistes non comparables. 

Pour faire court, je n'évoquerai ici qu'un aspect de ce que je considère comme un nouveau et honteux détournement de l'émotion publique par un système politico-médiatique amoral et froid servant des intérêts privés, élitistes et même.... esclavagistes ! 

"Lives Black Matters" est un mouvement né aux USA en 2013 et qui dénonce la persistance de discriminations et violences à caractère raciste, envers la communauté afro-américaine. La force de ce mouvement s'appuie sur des dons lui permettant de financer ses campagnes de communication, et ses actions juridiques, et rapidement son poids médiatique est devenu une force instrumentalisable par l'opposition politique du moment, surtout dans une campagne électorale où elle a besoin entre autres, de déstabiliser son adversaire et de trouver des financements.

Pour connaitre qui tire les ficelles il suffit souvent de suivre l'argent : 

Aujourd'hui, pour faire un don à "Lives Black Matters" il faut transiter par "Act Blue" qui répartit ensuite l'argent selon les demandes et voici qui en sont les bénéficiaires depuis le début de cette année 2020 : 

  • Bernie Sanders, 186 millions de dollars...... démocrate 
  • Jo Biden, 119 millions de dollars..................démocrate
  • etc...
Et si vous grattez un peu plus concernant "Lives Black Matters" vous découvrirez que ce mouvement militant pour les droits civiques de afro-américains soutient aussi les mouvements mondialistes tel que LGTB ou les printemps arabes, et que lui-même a été soutenu et financé par la fondation "Open Society" du milliardaire Georges Soros, financeur de la majorité des révolutions, conflits communautaires et coups d'Etat qui ont touché ces 20 dernières années les pays "non alignés" qui résistent au Nouvel Ordre Mondial.
Parmi les preuves de cette collusion entre les fondations "Open Society" de Soros et "Lives Black Matter" de DeRay Mac Kesson est le siège au conseil d'administration de première  offert au leader de la seconde (et un salaire de 165 000 $ au passage).

Si vous n'avez pas encore compris, les indignés du moment, plus crétins qu'antiracistes comme le montre le déboulonnage de la statue aux Antilles françaises de Victor Schoelcher, député blanc de la Martinique mais aussi et surtout abolitionniste ayant mit fin définitivement à l'esclavage en 1848, qui se jettent comme des taureaux fous de rage sur le premier chiffon rouge agité devant leurs nez. 


Et si l'on gratte aussi du côté de la déclinaison française du mouvement qui se cristallise autour du collectif Adama Traoré qu'anime avec talent et charisme indéniables sa sœur Assa, on découvre les mêmes types connexions que celles qui soutiennent la maison mère étasunienne: 

En effet, Assa Traoré qui bénéficie d'un arrêt de travail depuis la mort de son frère il y a 4 ans, est soutenue dans ses actions militantes par l'association "Opej-Baron Edmond de Rothschild" une oeuvre caritative dédiée à la protection des enfants juifs soutenue par la fondation Rothschild (réseau Soros)....

Tous les excités qui suivent et dépassent mêmes les harangues d'une Assa Traoré manipulée ou ceux qui tentent de traduire dans la rue les indignations d'un Eric Zemmour manipulateur ne sont, in fine, que les idiots utiles d'une ploutocratie mondialiste qui organise et multiplie les conflits horizontaux communautaires pour éviter de faire face à une révolte verticale populaire contre son pouvoir. 

La recette du "diviser pour mieux régner" est connue et archi-connue depuis l'Antiquité, mais cela n’empêche pas la plèbe de se vautrer toujours et encore dans la même gamelle lorsqu'elle est resservie sous de nouvelles sauces médiatiques émotionnelles... c'est désespérant ! Aujourd'hui la plèbe joue même les rôles des gladiateurs dans les nouveaux jeux du cirque de la marchandise auxquels elle est invitée.

Cette hystérie collective née autour d'un assassinat intolérable bien réel, ne semble donc n'être bien qu'un chaos de plus organisé par un système qui cherche à déstabiliser un président républicain sortant, renforcer ses opposants démocrates et alimenter au passage leur campagne politico-médiatique. Donc une affaire initialement très américano-américaine entre faucons et vautours d'un même impérialisme mondialiste et qui va même aussi offrir à ses laquais outre Atlantique des opportunités pour semer à leur tour le poison de la division au sein de leurs populations européennes exaspérées par leurs politiques désastreuses.

Et dans cette course des suivistes occidentaux, les français se sont une fois encore hissés sans problème sur la plus haute marche du podium de la médiocrité avec un déferlement, autour de la version Adama Traoré de "Lives Black Matters", de déclarations, génuflexions, vociférations aussi débiles que les réactions crispées qu'elles ont provoqué de la part de ces "patriotes" donnant à leur tour du "Lives White Matters" avec sauce identitaire brune et avariée...
Tous ces bouffons français, qui hier étaient prêts à en découdre avec la tyrannique Macronie, s'épuisent aujourd'hui les uns contre les autres dans des aboiements stériles qui monopolisent le débat et dévient les énergies de leur véritable objectif jusqu'à la trêve estivale où là tout le monde se concentrera sur le bronzage de son nombril. Qu'ils soient cosmopolites, "blacks blancs beurs" (expression qui va certainement être bientôt "politiquement incorrecte"), racialistes ou racistes, de gauche ou de droite, bras tendu ou poing levé, tous ces français ne sont que les zélés "idiots utiles" d'un système libéral que beaucoup parmi eux prétendent combattre.  

Les foules se dirigent alors vers le nouveau cirque politico-médiatique dressé sur la grand place du déconfinement pour occuper, émasculer et diviser les indignés dans des joutes horizontales et idéologiquement enfermées où les gladiateurs drapés dans leurs banderoles sorossiennes sont tellement occupés à s'étriper de leurs slogans qu'ils en oublient leurs rêves de marronnage. Comme lors de la campagne "je suis Charlie", ces pauvres hères de la société du spectacle hurlent dans les rues des slogans venus d'ailleurs et en suivant l'ombre d'émotions qui ne leurs appartiennent même plus. 

Ils me font penser à ces ukrainiens qui pendant l'hiver 2013-2014 se précipitaient sur la place du Maïdan sous le regard pétillant de Jo Biden (déjà lui !) venu applaudir une prétendue "révolution de la dignité" dont les organisateurs et les acteurs financés par les gouvernements occidentaux et l'Open Society de Georges Soros (encore lui !) allaient faire provoquer un chaos total et un démantèlement de l'Ukraine, ainsi qu'une guerre meurtrière dans le Donbass.

Si les images du meurtre de Georges Floyd ont indigné légitimement des centaines de millions d'êtres humains au sens humaniste du terme, je suis désolé de constater - et à contre courant de la moraline bien pensante - qu'après la manipulation de leurs émotions par un système surfant sur le buzz médiatique provoqué, ce sont malheureusement de nouveaux "nègres de maison" qui se sont rassemblés ensuite dans les rues, et pour aller où bon leurs maîtres les envoient, c'est à dire émotionnellement le plus loin possible des palais des princes et des banquiers où fermentent leurs nouveaux esclavages.


Erwan Castel

Et le pompon de ce théâtre tragi-comique : 

Lors les précédentes élections présidentielles étasuniennes en 2008, Jo Biden (à gauche) main dans la main avec Robert Byrd, un suprématiste blanc qui fut même pendant un temps dignitaire du tristement célèbre Ku Klux Klan avant de s'apercevoir que cela n'était pas compatible avec ses affaires.

dimanche 19 avril 2020

С праздником Пасхи !

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Dimanche 19 avril 2020

Bien qu'étant un affreux apostat s'étant retourné vers les dieux de ses forêts européennes, je reste respectueux de toutes les autres traditions religieuses sachant faire je pense la différences entre sacré, religion et église, ces trois déclinaisons de la foi spirituelle, ce dynamisme universel qui caractérise notre espèce humaine tout en embellissant les traditions de ses communautés multiples et diverses.

Après avoir explorer de nombreuses religions, je suis convaincu comme le rappelait le philosophe Ramakrishna, que, à l'instar des rayons d'une roue en bois, "elles mènent toutes au centre mais ne sont pas le centre". Et toute prétention communautaro-centrée exprimée par tel ou tel croyant n'est à mon coeur qu'une hérésie de la foi qui relève de cette pensée unique fanatique et intolérante qui a donné dans notre Histoire tant d'hégémonies idéologiques, qu'elles soient religieuses, politiques, économiques ou culturelles. 

Dans le Donbass en guerre, la foi religieuse est devenue au fil des bombardements quotidiens un bouclier permettant de supporter l'insupportable et de renforcer cette capacité de résilience exceptionnelle des populations de Donetsk et Lugansk luttant pour leur libertés et traditions russes. Et ceci est valable autant pour les communautés chrétiennes, juives, musulmanes que païennes qui cohabitent harmonieusement dans un monde russe que beaucoup de Torquemadas français pseudo nationalistes devraient regarder de plus près au lieu de fantasmer sur une Russie blanche et chrétienne qui n'existe que dans leurs délires xénophobes dont les échos meurent dans des églises catholiques désertées.

Universel et universalisme, bien que de la même étymologie sont dans leurs déclinaisons ontologiques très différents, voire même opposés, car la foi religieuse qui est une réalité universelle qui historiquement ne survit et s'épanouit que dans le cadre de traditions communautaires respectées et non dans celui d'un universalisme idéologique prônant l'individualisme comme seul échelon du rapport au divin (voir par exemple Guillaume d'Ockham et les nominalistes). 
Cet universalisme idéologique principalement monothéiste montre en Occident toute la vacuité de sa déclinaison ecclésiastique qui n'a connu des variables que pour mieux servir son prosélytisme ou le système politique dans un échange d'intérêts et de pouvoirs réciproques. Mais à l'heure du Mondialisme effréné, après avoir pendant des siècles concilié avec les traditions pré-chrétiennes que pour mieux s'implanter dans les campagnes européennes mais aussi en éradiquer les cultes anciens et endémiques (christianisations des fontaines, culte marial, calendrier solaire etc) le Vatican moderne, en épurant ses rites de toute leur dimension magico-religieuse héritée du passé, est revenu à l'essence même de son absolutisme abrahamique, et du discours paulinien de ses origines auquel répond en écho parfait le pape François lorsqu'il déclare "nous sommes tous des migrants". 

Mais ici en Russie, à part quelques rares exceptions le clergé chrétien n'a pas détruit les traditions anciennes de même que les autres clergés avec qui il cohabite sereinement. Au contraire, les traditions préservées unissent les différentes communautés religieuses dont les grands rassemblements festifs sont ouverts à tous. 

Pour conclure et illustrer mieux que mes lignes cette foi universelle protégeant les traditions contre l'universalisme de la pensée, voici un chant traditionnel russe célébrant la Pâques chrétienne orthodoxe....


Pâques, qui est par excellence la fête du Printemps, est un moment fort pour les chrétiens orthodoxes d'exprimer leur unité communautaire mais aussi une appartenance identitaire très ancienne et supra-communautaire qui dépasse celui de la seule célébration religieuse...
Alors que les catholiques ont oublié leurs racines européennes (jusqu'à prétendre qu'elles sont chrétiennes !), les traditions païennes dans le monde orthodoxe sont restées vives et même sacrées fusionnant, à l'instar de l'église chrétienne primitive celtique des premiers siècles, l'identité et la foi populaire natives avec un message religieux nouveau qui, lorsqu'il n'est pas trahi par son propre clergé, les respecte. 

Bonnes fêtes de Pâques à tous et à toutes....

Erwan Castel



vendredi 10 avril 2020

Pensée du jour


Un des rares points positifs, et d'ailleurs peut-être le seul, d'une hospitalisation forcée, est de pouvoir parfois libérer la pensée des contingences et préoccupations quotidiennes. Ainsi je cherche a comprendre modestement par delà les champs de batailles physiques et idéologiques, les racines des esclavages et des révoltes qui rythment un effondrement en cours et que je crois malheureusement être plus aujourd'hui celui de l'âme humaine que du système qui l'asservit...


Mais il reste toujours "la foi et l'espérance"...

Alexandre Zakharchenko (1976-2018), président et bâtisseur de la République Populaire de Donetsk. Son assassinat par un attentat terroriste le 31 août 2018 va, contrairement aux objectifs de ses assassins occidentaux, sublimer la résistance armée et renforcer le projet sociétal que le peuple du Donbass a bâti autour de ses traditions et libertés.

Lorsque je tente modestement d'observer les spasmes de notre monde post-moderne et que j'appelle de mes voeux à être les symptômes de la mort prochaine du système mortifère qui en est le moteur, je suis effaré de voir combien les Hommes dans leur ensemble continuent à s'accrocher à ses chimères qui aveuglent leurs libertés de conscience depuis des millénaires.

Est-ce par conditionnement, habitude ou servilité, par manque de courage, d'imagination ou de culture, ou peut-être un peu tout cela à la fois, que les populations se laissent porter par les courants de l'individualisme et des idéologies dogmatiques au lieu de saisir l'opportunité de reprendre leurs destinées en main dans cette dynamique du "surhomme" qui domine à la fois leurs peurs et leurs pulsions. Car force est de constater qu'au milieu des crises multiples et exponentielles qui nous happent vers l'inéluctable chaos régénérateur, l'immense majorité des individus persistent au milieu du naufrage à s'accrocher aux débris pourris de leurs certitudes qui leur sont autant liberticides qu'elles sont désuètes. 

Au lieu de regarde, par delà des vagues qui déferlent sur eux, la montagne dont le sommet luit de la promesse d'un nouveau printemps, les "homo, de moins en moins sapiens" se déchirent ou se réfugient dans la vacuité de réseaux sociaux abscons, incapables de comprendre que ces derniers servent  surtout de valve de dépressurisation pour éviter que de vraies rébellions explosent et menacent réellement le système dont ils sont les esclaves .

Beaucoup critiquent, et à juste titre les avidités, cupidités et carriérismes individuels des élites politiques occidentales qui dirigent des gouvernances toutes dédiées au service d'une ploutocratie internationale, ce nouveau clergé du dieu Mammon. Mais ces "indignés" dans leur immense majorité ne valent pas mieux que leurs maîtres dénoncés car ils persistent à vouloir réagir via les prismes dogmatiques de communautarismes idéologiques religieux, ethniques, politiques ou autres. Ces faux dissidents sont in fine comme ces gladiateurs enfermés dans l'arène des cirques romains et qui s'étripent entre eux en maudissant ceux qui, depuis leurs hautes tribunes des pouvoirs politiques, financiers et médiatiques, tendent leurs pouces vers le sol en se riant de leur stupidité suicidaire . 

Aujourd'hui les peuples tournent en rond autour de leurs désespoirs et de leurs peurs car chacune de leurs réactions au système est aussitôt captée par des fantasmes stériles et contre productifs qui factuellement lui sont aussi utiles à maintenir son pouvoir que le diable est utile à l’adoration de dieu. Des complotistes hurlants qui ne regardent que les personnes à décapiter aux communautaristes qui dirigent leurs haines vers telle ou telle communauté politique ou ethnique, aucune révolte occidentale n'a malheureusement aujourd'hui la vraie consistance d'une rébellion salvatrice, car les européens ont oublié que la Liberté se gagne les armes à la main en avançant dans l'inconnu et non en ruminant des certitudes enchaînées à des dogmes idéologiques hors sol.

Les dissidences occidentales en se perdant dans des luttes horizontales ou des circonvolutions byzantines ne regardent pas au dessus d'eux et surtout au dessus du cirque auquel appartiennent même ces marionnettes politico-médiatiques qui clabaudent du haut de leurs tribunes et que parfois des révolutions viennent éjecter pour aussitôt les remplacer par d'autres marionnettes aussi serviles qu'esclavagistes. Il serait temps que les peuples regardent au delà des chaines de leurs consumérisme individualiste et de leurs peurs collectives organisés par un système orwellien accompli pour désigner et combattre leur véritable ennemi. Cet ennemi, il n'est pas de gauche ou de droite, musulman ou chrétien, blanc ou noir, il n'est même pas cette haute finance internationale qui profite aujourd'hui de sa dictature de la marchandise... 

L'ennemi des peuples de la Terre, c'est cette pensée unique qui est la matrice de toutes les tyrannies de l'Histoire depuis qu'un prétexte prétendu divin mais réellement dominateur et jaloux a demandé à ses larbins "...remplissez la terre et l'assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre." Depuis, tel un vrai virus, cette pensée unique métamorphose ses impérialismes esclavagistes de système religieux en système économique, politique ou culturel...

Tant que la matrice de la pensée unique sera féconde dans l'esprit humain perverti par la vanité de sa conscience, la diversité du Monde, donc les libertés animales, végétales et humaines, et par conséquent la survie du vivant dans son ensemble seront en danger mortel. Décapiter les princes, les clercs et les banquiers qui nous asservissent n'est pas la finalité du combat mais juste la toute première étape d'une révolution majeure qui doit s'opérer en priorité dans le coeur de l'Homme, 

La résistance à mener est donc à la fois une guerre verticale contre les tyrannies et un combat herméneutique contre la pensée unique qui les fait naître. Et pour ne pas se perdre dans les combats et defendre ses vraies traditions, l''Homme doit d'abord se dépouiller des dogmes qui prétendent en faire partie mais qui sont en réalité les carcans idéologiques - et souvent exogènes - de sa conscience collective native. Alors seulement les peuples d''Europe, dans la reconquête de l'imaginaire de leurs mythes fondateurs pourront libérer vers de nouvelles hauteurs intérieures leurs libertés civilisationnelles.

Heureusement il reste encore, ici et là des peuples qui ose défier le système esclavagiste de la marchandisation du monde, non pas en s'accrochant aux derniers débris encore flottant des archaïsmes politiques qui l'ont fait naître, mais en projetant avec audace et imagination vers l'A-venir, leurs valeurs humaines forgées par l'Histoire et la Nature dans une entité sociétale supra communautariste et adogmatique. 

Et ces peuples libres, comme celui du Donbass par exemple, ne luttent par pour leur confort, ni même pour leur présent, mais pour leurs traditions et leurs libertés et und survie naturelle et ontologique lointaine, au delà du chaos qui s'annonce, de l'espérance humaine.
Et ces femmes et ces hommes peuvent regarder vers l'Est les premières lueurs d'un printemps qui leur répond avec d'autant plus de confiance qu'ils ont su abandonner leurs oripeaux du passé tout comme ils refusent, les armes à la main, les esclavages du présent.

Erwan Castel

"Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tragiquement seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les formules commodes qui permettent toujours d’entrer dans une des chapelles bien étiquetées de l’échiquier politique. Nous naviguons sur une mer inconnue et personne ne peut comprendre vers quels continents nous cinglons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque parti nous est étranger, chaque militant reste notre frère. Un véritable activiste refuse toutes les formations de l’heure mais il accepte tous les hommes de courage. Et c’est pourquoi nous sommes joyeusement seuls.

C’est justement parce que nous refusons toutes les compromissions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. "
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Jean Mabire
"La torche et le glaive", éditions Libres opinions, 1994


dimanche 5 avril 2020

Pour une rébellion totale

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"Face de bouc", dans l'incohérence débile de ses algorithmes, me propose ce matin de partager des souvenirs dont certains avaient été censurés lors de leurs publications initiales...

Depuis mon enchaînement hospitalier sur les rives du temps, c'est pour moi une nouvelle occasion de mesurer l'écoulement des mes années passées ici dans ce Donbass en guerre, et surtout de l'appel du front qui résonne chaque jour plus fort dans mon coeur, presque aussi fort que l'appel des "grands bois" guyanais...


Dimanche 5 avril 2020

Dans la gestion occidentale de la crise sanitaire du Covid19, on observe que l'inertie des bureaucrates n'a pas permis une anticipation appropriée à la pandémie même lorsque les politiques l'avaient correctement prise en compte. Et dans certains pays comme la France pn a vu que ce labyrinthe de procédures administratives où règne une expertocratie cupide peut même être un outil efficace pour un pouvoir amoral désirant profiter de la situation pour resserrer le carcan sur son peuple.

On s'aperçoit donc que la bureaucratie, quel que soit le Politis qu'elle prétend servir, est souvent elle aussi un problème...

Dans ces jeunes républiques de Donetsk et Lugansk, secouées par les combats, les bombardements et les sacrifices fondateurs, mais aussi malheureusement encore minées par les trahisons, le népotisme et la bureaucratie débile, le front est devenu au fil de ces 6 années de guerre le "coeur aventureux" de ce Donbass.

Et, entre les terrils silencieux et les mornes ruines qu'une nature toujours triomphante des folies humaines reverdit les noirceurs, les sillons crevassant en zigzags interminables cette terre cosaque, ne sont pas seulement les tranchées où se battent, vivent et meurent depuis plus de 2000 jours et nuits des milliers de combattants mais les veines ouvertes d'une Europe encore une fois infectée par ce virus idéologique occidental et cannibale que l'on nomme "pensée unique".

Après les clercs et les princes, ce virus contrôle aujourd'hui les banquiers qui sont au pouvoir grâce au trahisons des bourgeois, et pour les intérêt de cette nouvelle élite dominante qui leur est une fois encore totalement étrangère, les peuples s'étripent de moins en moins joyeusement mais avec de plus en plus de destructions, les uns contre les autres. Et le pire c'est que probablement ce virus survivra à l'effondrement de ce système financier suicidaire qu'il infecte pour s'imposer demain dans la nouvelle tyrannie qu'est l'intelligence artificielle décelable déjà à travers les dictatures des experts et des scientifiques, et dont les systèmes bureaucratiques aussi stupides que totalitaires ont été les pionniers..
Cette bureaucratie, plus ou moins policière et de plus en plus aveugle et amorale  est d'ailleurs la cage idéale dans laquelle les absolutismes enferment leurs peuples pour mieux les asservir, Mais tout comme les trônes, cette survit aux changements des pouvoirs dont chacun s'efforce d'en améliorer les barreaux. 


Heureusement il existe encore des hommes et des femmes qui osent se dresser face à l'adversité et refuser l'asservissement des peuples au système en cours. Et dans les tempêtes de l'Histoire ces Hommes sont comme Alexandre Zakharchenko, des capitaines menant leurs peuples vers la liberté On peut mesurer leur empreinte dans l'Histoire lorsque la tyrannie de la pensée unique tue leur corps, car leur esprit devient alors un puissant phare qui continue d'éclairer le chemin de la Liberté et alimenter les coeurs de ses combattants. 

De son vivant, Alexandre Zakharchenko savait passer par dessus les fourches caudines de l'administration lorsque les objectifs et l'urgence l'exigeaient. Car il était avant tout un chef de guerre.

Aujourd'hui l'Ukraine doit observer avec délectation, derrière ses bombardements terroristes des populations de Lugansk et Donetsk, le sabotage instinctif des jeunes républiques du Donbass réalisé par leurs propres systèmes bureaucratiques, d'où l'inertie stupide, la suspicion maladive et la corruption d'usage n'ont jamais vraiment disparu d'une machinerie désuète qu'il a bien fallu remettre en marche pour restaurer, en 2014, l'état de droit lorsque oligarques et fonctionnaires ukrainiens étaient partis planquer leurs magots du côté de Kiev.

Mais "les habitudes ont la vie dure" dit-on, surtout lorsqu'elle sont mauvaises et que, de la loi, la lettre écrase l'esprit. Et aujourd'hui, profitant de la normalisation des états républicains, des bureaucrates et autres ronds de cuirs qui seraient des modèles inépuisables si Georges Courteline est encore de ce monde...

Il y avait déjà ce centre ville de Donetsk qui, en reprenant vie autour des hauts ministères avait créé à quelques minutes seulement des champs de ruines du front une bulle spatio-temporelle d'où s'échappe depuis 6 ans la réalité de la guerre et de la souffrance (à part dans des sempiternels et insipides communiqués officiels que plus personne n'écoute). Et le pire aujourd'hui est que si la bureaucratie creuse encore plus profond le fossé entre la gouvernance et le peuple, ce n'est pas à cause d'une volonté politique mais bien à cause d'un ramassis de bureaucrates de couloir cachant leur stupidité inertielle dans les rouages rouillés de procédures du passé, 

Et cette amère constatation d'une bureaucratie qui, à l'heure de l'informatique, produit toujours plus de tonnes de paperasseries inutiles que de résultats n'est pas réservée qu'au Donbass où à la Russie mais est aussi visible dans tellement de pays dits "modernes" qu'elle me fait regretter la loi de la jungle et l'anarchie.

Heureusement, il reste les soldats du front pour maintenir vive dans la nuit cette flamme de l'espérance qui maintient l'Homme sur le cap de son coeur...  Et sur son chemin la bureaucratie, cette machinerie qui stérilise les peuples, devient un obstacle liberticide dès lors qu'elle ne partage pas les mêmes objectifs de victoire et le même sens du sacrifice que le soldat, le travailleur ou le rebelle. 

"Le sens de l’histoire de la Russie consiste à saisir ce complexe social et à le surmonter. Le libéralisme était inacceptable pour les monarchistes, pour les bolcheviks, pour les soviétiques, pour les intellectuels du « siècle de l'argent », et pour les traditionalistes orthodoxes à divers degrés. Les USA représentent le libéralisme dans sa forme définitive. Si le rejet du libéralisme au cours des siècles est l’essence de l’identité russe, cela signifie que la Russie s’identifie aujourd’hui à l’anti-américanisme."

Alexandre Douguine


Tous les états modernes souffrent de cette même gangrène bureaucratique dont l'absurdité devient même contre-productive comme par exemple lorsqu'il s'agit :
  • d'appliquer une procédure de plus de 6 mois pour l'obtention d'un passeport DNR, alors que l'obtention du passeport russe dont elle est la première étape est une expression administrative identitaire réclamée par l'ensemble de la population et la Fédération de Russie.
  • de suspendre pour 4 mois les accréditations de 2 reporters de guerre qui sont présentes sur le front chaque jour et pour l'une depuis le début du conflit, sous prétexte qu'elle n'ont pas appelé un responsable de secteur un dimanche matin avant d'aller interviewer des civils qui venaient d'être bombardés.
  • de convoquer au tribunal de Lugansk le nom d'un héros de la rébellion assassiné dans un attentat et qui auparavant par son engagement et son courage a permis en 2014 que soit créé la République de Lugansk !
  • etc...etc...

Si les gouvernements des républiques de Donetsk et Lugansk réussissent à survivre depuis 6 ans à l'ennemi extérieur, il serait temps et même urgent qu'elles s'occupent sérieusement aussi de l'ennemi intérieur en assainissant le marais putride de leur bureaucratie, dont l'inertie et la stupidité réglementaires ont de plus en plus souvent des airs de trahisons....

La république méritera pleinement de sa population le jour où elle aura su se débarrasser de ses vieux oripeaux.... Alors le printemps russe brillera haut et fort à nouveau au dessus de la steppe.

Erwan Castel