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lundi 19 septembre 2022

Une folie meurtrière devenue démentielle


Rentrant de mon service près d'un bâtiment en ruine de ma base, je voulais terminer une information brève concernant le nouveau bombardement ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporodje, survenu cette nuit (voir ci après) et qui suffit déjà à décrire cette psychopathie ukro-atlantiste que les russes d'Ukraine côtoient et subissent depuis 8 ans dans une impudeur devenue paroxysmique depuis 7 mois, mais un nouveau massacre a endeuillé la ville au million de roses.

Chaque jour des civils meurent au coeur des cités républicaines,. Rien que pour Donetsk,  hier dimanche 18 septembre, 9 personnes ont été tuées et 13 autres blessées par des obusiers de 155mm de l'OTAN,. le 17 septembre, 4 autres civils avaient été tués et ainsi de suite chaque jour que les dieux font et que les hommes défont. 

Aujourd'hui 19 septembre, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les obusiers de 155mm de l'OTAN des soudards de Zelensky a réussi à faire passer au second plan cette attaque dejà inadmissible sur la centrale nucléaire d'Energodar.

A 12h20, au moment où l'activité socio-économique extérieure bat son plein, un bombardement ukro-atlantiste s'est abattu au coeur de Donetsk, dans le district de Kuybishevsky situé à l'Ouest du centre ville. La place des commissaires de Bakou, le marché de Sokol (microdistrict de Tekstilshchik) et plusieurs centres commerciaux ont été touchés entre 12h15 et 12h23 par 9 obus de 155mm (calibre OTAN) tirés depuis les positions ukrainiennes de Netaïlovo, à 20 km, au Nord Ouest de Donetsk (secteur de Pervomaïske sur le front d'Avdeevka).

Bilan  provisoire : 16 tués dont 2 enfants 
et plusieurs blessés
 


Outre les nombreuses victimes fauchées par l'acier de l'OTAN, les destructions sont importantes, magasins de marché, centre commercial, maisons d'habitations, voitures.... et dans ces quartiers frappés au milieu de la journée, pas un seul objectif militaire, logistique ou énergétique pouvant intéresser des opérations militaires... Juste des centres de vie socio-économiques d'une population civile éloignée du front (10 km de la ligne de front) 


Au milieu des corps et des débris, des centaines d'éclats d'acier identifiés comme ceux d'obus de 155mm français tirés par canon CAESAR sont ramassés par les services de sécurité chargés de l'enquête. 


Lorsque les bonimenteurs droitdelhommistes français, Sarkozy, Hollande et Macron pour ne citer que les 3 derniers laquais du mondialisme libéral nous racontent vouloir sauver la population de Benghazi des bombes de Kadhafi, les femmes maliennes des couteaux des djihadistes ou les ukrainiens des chars de Poutine, il ne font que rejouer sur les planches ensanglantées du grand théâtre de leur bien pensance, juste planté dans son nouveau décor cosmopolite, cette inversion accusatoire hypocrite et criminelle rodée depuis que l'Europe est Occident. Et tous ces martyrologes infinis d'être ensuite cyniquement justifiés par ces vampires de la marchandise qui, toute honte bue, déclarent comme Madeleine Allbright devant les 500 000 enfants irakiens massacrés:  '"cela en valait la peine" !

Macron, ses prédécesseurs et tous leurs coreligionnaires mondialistes devront un jour passer devant les tribunal des hommes ou des armes pour rendre compte de leurs crimes organisés !


Si la mort de civils et d'enfants innocents est sans nul dote le drame le plus élevé dans cette tragédie humaine qu'est la guerre, et souvent inévitable lorsque les armées se disputent le contrôle d'une ville ou cherchent à y détruire des infrastructures militaires, logistiques ou de commandement, il reste cependant des valeurs qui devraient épargner au maximum les civils du feu des combats, à condition qu'elles soient respectées comme l'impose les règles d'engagement . 

Je ne cherche nullement ici à hiérarchiser les victimes mais les bombardements qui tuent au coeur de Donetsk ne sauraient être comparés à ceux qui visent en Ukraine les casernes, dépôts, centrales d'énergétiques ou structures logistiques utilisés par les forces de Kiev, car ici, si le drame humain reste le même, les civils de Donetsk sont tués parce qu'ils sont la cible des psychopathes qui depuis 8 ans mènent contre eux des bombardements terroristes à caractère génocidaire !


Une fois encore l'armée ukro-atlantiste, et grâce aux aides militaires d'une France droitdelhommiste et moralisatrice, tuent et mutilent des populations civiles au seul motif qu'elles sont russes..

Il ne s'agit pas ici d'un autre tragique "dommage collatéral" secouant toutes les guerres de haute intensité, mais bien d'un nouveau crime de guerre ukro-atlantiste et encouragé par cette absolution politico-médiatique donnée par les "démocraties occidentales" à des soudards néonazis, au seul intérêt qu'ils sont devenus les idiots utiles d'une hégémonie russophobe occidentale.


Plus à l'Ouest, le long du Dniepr...

Dans la nuit du 18 au 19 septembre, à 00h19, un missile ukrainien a frappé à nouveau le site de la centrale nucléaire de Zaporodje à Energodar laissant cette fois dans la mémoire des vidéos surveillance l'image d'une explosion impressionnante survenue à moins de 300 mètres des réacteurs nucléaires.

Cette fois l'impact qui est arrivé sur le secteur de la gare de la centrale a fait un cratère de 2 mètres de profondeur et 4 mètres de diamètre, Ce tir a provoqué en réaction une forte explosion qui a endommagé le bâtiment de la gare ainsi que des lignes de la centrale hydro-électrique d'Aleksandrovskaïa, qui ont été temporairement coupées.

Dans le chantage nucléaire organisé par les occidentaux à Energodar quelle va être la prochaine mission confiée à leurs psychopathes de service ?  

Un nouveau massacre de civils à Donetsk, un autre bombardement visant un incident nucléaire à Energodar... deux nouvelles raisons pour la Russie d'en finir radicalement avec ces tarés ukro-atlantistes et d'envoyer en guise d'avertissement rouler leurs têtes jusqu'aux pieds de leurs parrains occidentaux (peut-être au sens propre comme au sens figuré).

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

L'AIEA demande le transfert de la centrale de Zaporojié à Kiev : 
la Russie, va-t-elle rompre le cordon ombilical globaliste ?


Par Karine Bechet Golovko

"L'enchaînement des événements autour de l'action de l'AIEA ne laissait aucun doute, quant à sa partialité et à son implication dans le conflit en Ukraine, comme arme globaliste. En exigeant le transfert pur et simple du contrôle de la centrale de Zaporojié à Kiev, sur demande de la Pologne et du Canada, le conseil des directeurs de l'Agence vient de signer son arrêt de mort international. N'étant objectivement plus indépendante, l'AIEA perd toute raison d'exister. Ce qui pose en perspective la possibilité même de l'existence aujourd'hui du système de gouvernance globale, issu de la Seconde Guerre mondiale, construit autour des organes internationaux, cooptés et devenus globaux.

Lors de sa visite à la centrale nucléaire de Zaporojié, Grossi et ses "experts" n'ont prêté qu'une attention superficielle aux tirs ukrainiens et aux demandes des habitants de les faire cesser. En revanche, immédiatement, Grossi a fait le lobby de l'instauration d'une zone démilitarisée autour de la Centrale et a imposé la présence permanente de deux représentants de l'AIEA à la Centrale.

La Russie a accepté la présence des "experts", qui devaient faire savoir aux pÔvres Occidentaux ignorants la réalité de la situation sur place. Il est vrai que les Américains et les Britanniques dirigent l'attaque contre la région de Zaporojié, il y a peu de chance qu'ils soient au courant de qui tire sur la Centrale ...

La Russie a également commencé les négociations à Vienne avec l'AIEA sur cette étrange zone démilitarisée, qui pourtant avait été antérieurement condamnée, et par le ministère russe de la Défense, et par le Kremlin. Comme si les négociations sont une fin en soi ... pour éviter de n'avoir à remettre réellement en cause ce monde global.

Désormais, les masques, qui n'existaient déjà plus, sont tombés, le Roi est nu, l'AIEA va au bout de sa mission et demande le retrait des forces russes, le transfert de la centrale à l'Ukraine et continue le travail - intermédiaire - sur cette zone démilitarisée, qui n'a d'importance que tant que la Russie tient la zone.

La résolution du Conseil des gouverneurs de l'AIEA a été présentée par la Pologne et le Canada, votée par 26 membres. Et pour que les choses soient bien claires, qu'il n'y ait pas de doute que la centrale n'est pas un but en soi, mais l'élément psychologique qui doit conduire la Russie à capituler, l'ambassadeur australien de préciser :

«Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l'exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijjia et tout autre territoire ukrainien à Kiev»

De son côté, la Russie déplore que les pays occidentaux aient introduit à l'AIEA une résolution anti-russe, qui ignore les tirs ukrainiens.  En effet, c'est une surprise de taille, surtout, que l'ambassadeur russe souligne lui-même que ces mêmes pays fournissent les armes à Kiev. Il rappelle par ailleurs, que la Russie et la Chine ont voté contre et :

"Le Burundi, le Vietnam, l'Égypte, l'Inde, le Pakistan, le Sénégal et l'Afrique du Sud se sont abstenus. Ainsi, la majeure partie de l'humanité a refusé de soutenir ce projet."

L'humanité, c'est certes, très beau, mais ce n'est pas elle qui va faire changer le cours du conflit, surtout dans son abstention. Une position aussi mesurée de la Russie dans ce contexte met en avant un malaise politique, une faiblesse, elle, réelle, qui se résume à cette question : les élites politiques russes, vont-elles enfin avoir le courage de rompre le cordon ombilical globaliste ? Un premier signe, désormais, sera celui des négociations concernant la zone démilitarisée : y participer serait non seulement contreproductif, mais enverrait un signal dangereux, puisque leur finalité a été formellement dite."

Karine Bechet Golovko

dimanche 3 juillet 2022

Les 155 mm de l'OTAN de retour sur le front de Donetsk

Les cadeaux de Macron continuent à tuer des civils russes 

Durant le mois de juin, les forces ukrainiennes ont mené des campagnes quotidiennes de bombardements meurtriers sur les zones résidentielles de Donetsk, Makeevka, Yasinovataya et Gorlovka utilisant, parmi les nombreuses munitions tirées, de nombreux obus de155mm, donc de l'OTAN et parmi lesquels des obus français des canons Caesar livrés à l'Ukraine par Macron.

Puis il y a 10 jours environ, ces bombardements intensifs où plusieurs centaines d'obus et de roquettes s'abattaient sue les centres villes républicains, faisant des dizaines de victimes, ont brutalement diminués jusqu'à une demi douzaine de tirs quotidiens et sur les périphéries urbaines, Et les 155mm de l'OTAN avaient même cesser de faire entendre leurs détonations sèches à l'horizon de Donetsk...

  • Batteries détruites par les russo-républicains avec leurs contre-batteries et aviation d'attaque? 
  • Artillerie lourde ukrainienne à court de munitions ou les réservant pour les vrais combats?
  • Brigades d'artillerie déplacées en urgence vers un front Nord en train de s'effondrer?
  • Demande de l'OTAN de ne pas utiliser ses armes au milieu des civils et surtout des journalistes?

Peut-être un peu des 4 hypothèses...

En tous cas cette légère accalmie dans les bombardements ukrainiens semble être terminée car le 1er juillet 2022 de nouveaux bombardements ukro-atlantistes ont frappé les cités républicaines toute la journée, avec notamment du 155 mm occidental dont plus de 100 obus ont été tirés sur Donetsk, Makeevka et Yasinovataya :

Bombardement ukrainien de Donetsk le 1er juillet 2022

Voici au milieu des tirs habituels de 120mm, 122mm,152mmm et 220 mm (plus de 200 munitions) de l'arsenal classique ukrainien les tirs des canons de l'OTAN fournis à l'Ukraine: 

  • 04:00 - de Lastochkino sur Novobakhmutovka : 5 obus de 155 mm
  • 08h00 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 09:15 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 10:20 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 10:55 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm
  • 11:25 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 11:45 - de Peski sur Donetsk (district de Kyivky) : 5 obus de 155 mm
  • 12:00 - de Peski sur Donetsk (district de Kyivky) : 5 obus de 155 mm
  • 15:00 - de. Pervomaiskoye sur Donetsk (district de Kuibyshevsky): 10 obus de 155 mm
  • 15:15 - de Pervomaiskoye sur Donetsk (district de Kuibyshevsky): 10 obus de 155 mm
  • 16:40 - de. Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm  
  • 16:45 - de Novomikhailovka sur Donetsk (district de Petrovsky) : 10 obus de 155 mm
  • 16:45 - de Avdiivka sur. Makeevka (district de Gornyatsky) : 5 obus de 155 mm 
  • 17:40 - de Novomikhailovka sur Donetsk (district de Petrovsky) : 5 obus de 155 mm 
  • 17:45 - de Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 18:00 - de. Avdiivka sur Yasinovataya : 5 obus de 155 mm 
  • 18:00 - de  Avdiivka sur Makeevka (district de Chervonogvardeisky) : 5 obus de 155 mm
  • Etc.... 

La famille ukro-atlantiste des 155 mm

Dans le cadre de la normalisation atlantiste de son armée, Kiev a dirigé l'évolution de son artillerie issue de l'arsenal soviétique vieillissant vers des systèmes d'armes et des munitions modernes. 

Le 155 mm est le calibre roi de l'artillerie de l'OTAN, notamment par la gamme immense de ses obus qui peuvent répondre à tout type de missions, percutant, fusant, incendiaires, chimiques, antipersonnel, antichar, électromagnétique etc. et même nucléaire tactique. De plus ces dernières années le complexe militaire industriel occidental a développé dans ce calibre des munitions autopropulsées (disposant d'une fusée qui, après la propulsion initiale de l'explosion du tir permet d'augmenter la portée de la munition), des munitions guidées (via GPS) jusqu'à des obus à sous munitions intelligentes capables par exemple de repérer et se diriger ver des blindés). Bien sûr beaucoup de ses obus spéciaux sont hors de prix et donc en trop faible quantité pour influencer significativement un conflit de haute intensité et symétrique qui réclame un emploi massif et soutenu des appuis feu.

C'est donc pourquoi, parmi les milliers d'obus occidentaux de 155mm déjà utilisés sur le front ukrainien (un millier rien que dans le secteur de Donetsk), moins d'une centaine d'obus spéciaux ont été employés.

Le système d'artillerie principal occidental fourni à l'armée ukrainienne et en quantité non négligeable est le M777 étasunien qui est un obusier tracté de 155mm dont plus d'une centaine a été fourni à l'Ukraine par les États-Unis, l'Australie et le Canada. 

M777 étasunien en Ukraine. Portée maximale 40 km
Cadence de tir, env. 4 coups / minute

Mais dans la configuration d'un champ de bataille numérisé, où l'emploi important des drones d'observation permet de géolocaliser rapidement une batterie ennemie, ces armes tractées lentes à manœuvrer et mettre en batterie sont très vulnérables aux ripostes terrestres ou aériennes qui peuvent frapper de plus en plus rapidement. De plus le chargement manuel de l'arme limite sérieusement sa cadence de tir.

Voilà pourquoi l'OTAN essaye plutôt d'envoyer à l'Ukraine de ses obusiers modernes, automoteurs ou montés sur camion, dont la mobilité, les systèmes de tirs numérisés et les chargement automatisés permettent des mises en batterie et décrochages des points de tir très rapides tout en assurant un bombardement minimum.

Quelques uns des obusiers de 155 mm que l'OTAN fournis aux forces ukrainiennes:

ASH krab polonais, 18 minimum donnés à Kiev qui en a
commandé 54 autres à Varsovi. A noter que cet obusier
est équipé d'un canon français Nexter (portée 40 km)

PzH 2000 allemand, Environ 12 déjà livrés par les Pays Bas
et l'Allemagne qui en prévoit 100 pour l'Ukraine (portée 56km)

M 109 HowitzerA3GN de fabrication étasunienne. 22 ont
été livrés à l'Ukraine par la Norvège (portée 30 à 40 km)

SpGH "Zuzana" slovaque. Ce canon de 155mm (portée 40 
km) Bratislava a déjà livré à Kiev 8 des 16 obusiers prévus 
dans la première livraison pour le front ukrainien 

Canon français CAESAR de 155mm montés sur camion
Paris en a déjà livré 18 à l'Ukraine et prévoit de continuer.
Canon Nexter d'une portée de 40 à 50 km selon les obus.
Ici l'arrivée du deuxième lot de CAESAR en Ukraine.

A ces obusiers il faut rajouter bien sûr l'approvisionnement en munitions dans laquelle les pays livrant les armes mais aussi d'autres pays de l'OTAN tentent de fournir, mais en vain, aux forces armée ukrainiennes des moyens de rivaliser avec l'écrasante puissance de feu russe. Ainsi les USA qui sont le plus gros fournisseur d'armes et de munitions à l'Ukraine (25 milliards de dollars à ce jour) ont annoncé l'envoi de 200 000 obus de 155mm pour le mois de juillet ce qui correspond à... 4 jours de consommation du côté de l'artillerie russe !

Ces aides occidentales tout aussi médiatiques qu'elles sont ne peuvent cacher leur insignifiance numérique et pire leur diversité d'origine complexifie leur maitrise opérative et leurs maintenances et approvisionnements logistiques.

Quelques problèmes temporels, organisationnels et techniques :
  • Formations longues  des servants par les pays fournisseurs, sur des bases nationales comme Canjuers en France) ou des bases de l'OTAN en Allemagne notamment,
  • Acheminement des aides occidentales par des réseaux et dépôts longs et impactés par les bombardements russes,
  • Approvisionnement en munitions et pièces de rechanges spécifiques à chaque matériel, avec spécialisations des dépôts et mécaniciens,
Le résultat est que ces aides occidentales n'auront aucun impact décisif sur le cours des opérations militaires et que probablement elles disparaîtront dans la fournaise des bombardements russes et la débâcle ukrainienne. 

Ensuite une avalanche de problèmes consécutifs à ces aides apparait dans les pays européens, soumis eux-mêmes à l'OTAN, car ils ne peuvent satisfaire le caractère urgent des demandes ukrainiennes sans puiser dans leurs propres arsenaux nationaux et des budgets déjà exsangues. Ainsi de la France qui n'avait que 119 canons Caesar disponibles en avril (entre le stock industriel et son parc militaire) mais qui en a livré 18  et veut continuer de se saigner pour les bandéristes de Kiev quand la fabrication d'un seul canon demande 9 mois et que les capacités actuelles de productions ne dépassent pas 10 unités par an.

Pour quels résultats ?

Il est clair que les obusiers de 155mm connaissent des succès tactiques ici et là de par leurs performances de portée et précision, mais dans une efficacité tellement locale et éphémère que leur engagement médiatiquement mythifié n'est finalement que politique et industriel car il flatte le sacrifice ukrainien et remplit les carnets de commande des industriels occidentaux.

Là où les 155mm occidentaux sont réellement performants c'est dans les crimes de guerre perpétrés par l'artillerie ukrainienne contre les populations du Donbass !

Et ça continue : bombardements ukrainiens sur
les quartiers Nord de Donetsk le 2 juiller 2022

Mais qu'attendent donc les populations européennes pour descendre dans la rue et exiger de leurs gouvernements de droite ou de gauche, si nécessaire par la force, de ne plus les entraîner dans cette défaite inévitable du régime bandériste ukrainien ? 

Le retour d'Ukraine dans des cercueils de soldats finlandais, allemands, polonais ou français ? 

Peut-être mais alors il sera trop tard !

A propos des canons CAESAR capturés 

Pour finir une mise pont concernant le buzz propagandiste réalisé autour de la prétendue capture de canons CAESAR par la Russie :

Depuis plusieurs jours, une rumeur circule concernant 2 obusiers CAESAR tombés entre les mains des forces russes. Malheureusement cette bonne nouvelle n'a pas été confirmée de façon incontestable par des preuves visuelles mais juste par des messages croisés sur des réseaux sociaux et caricaturés par des sites propagandistes par définition peu fiables (comme "Donbass Insider" par exemple) 

Après avoir affirmé que 2 CAESAR ont été capturé par les russes, ce qui est très peu crédible vu que cette artillerie opère au minimum à 20 km à l'arrière du front sur des positions éphémères (10 minutes maximum), la version a ensuite évolué vers une vente réalisée par un réseau de contrebande pourri comme il en existe partout en Ukraine. Mais sincèrement, même si cette hypothèse est un peu plus plausible, je ne la crois pas très crédible car au vu du caractère politique et militaire sensible de ces aides occidentales, ces obusiers de 155mm dont Kiev espère en recevoir des centaines d'autres sont logiquement entourés d'une surveillance particulière. Et si une telle corruption était réelle elle ne peut être faite qu'à un haut niveau du commandement militaire ukrainien achetant la complicité de tout une chaîne de responsables et qui n'aurait alors pas demandé la somme ridicule de 120 000 dollars pièce pour des canons coutant 5 millions d'euros l'unité (surtout sachant les risques encourus) !

Quid alors ? 

Bien que ne rejetant pas totalement cette hypothèse alléchante, je pense que, si il y a eu effectivement contrebande ukrainienne d'obusier de 155mm vers la Russie, elle pourrait au pire pour Kiev concerner plutôt son tout nouveau obusier de 155mm sur camion "Bohdana" que beaucoup confondent avec le médiatique canon CAESAR :

Obusier de 155mm ukrainien sur camion 2S22 "Bohdana"
entré en service en mai 2022, il est fabriqué sur le modèle
des obusiers sur camion occidentaux comme le Caesar.

Pour comparaison, un 155mm français CAESAR

Pour être un minimum honnête il me parait impératif d'user du conditionnel concernant ce genre d'information et de ne pas se précipiter, comme un larbin sur sa gamelle, sur la moindre rumeur flattant son engagement. Ainsi par exemple de cette vidéo de drone montrant soit disant un canon Caesar détruit sur le front. Si on agrandi l'image, la largeur du véhicule et la longueur du canon ne correspondent pas au CAESAR français mais plutôt à un 2S7 "Pion" de 203 mm (ce qui n'exclut pas la possibilité qu'un CAESAR ait été détruit ailleurs).

Destruction en juin 2022 d'un obusier ukrainien 
décrit comme étant un Caesar français. 

Lorsqu'on évolue dans le cadre d'un conflit ouvert où le front de l'information est vital il est important de ne pas commettre d'erreur (je ne dis pas ici que je n'en commets pas moi-même) car elles sont aussitôt exploitées par la partie adverse pour discréditer l'ensemble de l'argumentaire. Un exemple récent, et qui concerne toujours l'obusier de 155mm français est l'erreur commise par de nombreux réseaux pro-russes qui ont illustré la livraison documentée à l'Ukraine d'obus français à sous munitions OTR F1 (interdites par la convention d'Oslo) par une photo d'un obus LU 211 non explosé tiré sur Donetsk. Du coup les propagandistes pro-Kiev ont logiquement balayé l'argumentaire et avec lui la criminalité des bombardements sur Donetsk, sur la simple erreur que le LU 211 est un obus classique et non à sous-munitions.

Le renseignement et l'identification militaires, que j'ai pratiqué professionnellement pendant plus de 10 ans, nous apprennent qu'il ne faut jamais se fier à une certitude mais toujours confirmer plusieurs fois, ET SUR LE TERRAIN REEL l'information recherchée ou obtenue (d'où l'importance toujours primordiale des "URH" (unité de recherche humaine) même à l'heure de la guerre électronique). Et en aucun cas se fier aux fantasmes sympathiques mais souvent délirants relayés par les propagandistes de salon. 

Tant qu'il n'y aura pas une preuve tangible de la capture de cet obusier français par la Russie (qui pourtant inonde les réseaux de photos de soldats ukrainiens troquant leurs missiles Javelin contre une boite de ration ou de soldats russes au volent de Hummer capturés sur le front etc.) je considérerai cette information comme un mensonge grossier et contre-productif de propagandistes qui n'ont rien à envier à la stupidité de leurs homologues occidentaux.

Erwan Castel


vendredi 24 juin 2022

A propos de la "dénazification" de l'Ukraine

"Pour rejoindre la famille européenne sur un pied d'égalité, l'Ukraine doit revenir sur son histoire, c'est-à-dire cesser de glorifier ceux qui ont collaboré avec les nazis et tué des dizaines de milliers de Juifs. Il y a Babi Yar à Kiev, la rue qui y mène s'appelle Stepan Bandera, qui est glorifié dans les écoles et qui a tué des dizaines de milliers de Juifs et collaboré avec les nazis. L'Europe, ce sont des valeurs économiques, des valeurs juridiques, mais aussi des valeurs morales. Vous ne pouvez pas à la fois commémorer les Juifs qui ont été assassinés par les nazis et des dizaines de milliers d'Ukrainiens et faire l'éloge de ceux qui ont assassiné les Juifs. C'est impossible! Dans ce cas, l'Ukraine n'a pas sa place en Europe, à moins qu'elle ne tourne le dos à son histoire".

Depuis 1945, le bandérisme ukrainien, ce collaborateur zélé du nazisme n'a jamais disparu, refugié dans son sanctuaire galicien de cette région de Lvov où le souvenir de l'arrivée des SS en 1941 est considéré comme une libération, et depuis 2014, l'impérialisme étasunien pour décomplexée une russophobie historique va organiser une alliance mortifère avec ce nazisme ukrainien qui n'a d'égale que celle réalisée en Syrie avec le pire fondamentalisme islamiste pour servir une rapacité mondialiste amorale.

Et pourtant...

Dès que l'on évoque le nazisme allemand, à part chez quelques crétins nationalistes, l'opinion qui dispose d'une mémoire historique européenne n'a pas besoin d'une propagande idéologique quelconque pour condamner et rejeter cette page criminelle de l'Histoire européenne, 
Mais dès que l'on évoque le nazisme ukrainien, dans cette partie occidentale de l'Europe où il n'a laissé aucune cicatrice, les épaules se haussent, les regards se détournent et si les langues officielles se délient, c'est pour répéter stupidement les sermons cathodiques de la bien pensance mondialiste qui parraine sa résurgence aux frontières d'une Russie diabolisée par sa ploutocratie aux abois.

Si nous autres, les pro-russes dénonçant la résurgence factuelle du nazisme en Ukraine, aussitôt on nous accuse  d'être les thuriféraires d'une propagande mensongère du Kremlin quand ce n'est pas de pratiquer une inversion accusatoire contre la sainte démocratie occidentale droitdelhommiste.

Je voudrais voir la tronche de tous ces crétins mondialistes lorsque Arno Klarsfeld qui est l'avocat de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France et coqueluche des chaires médiatiques de la Bien Pensance déclare :


Donc si j'écoute Arno Klarsfeld dont on ne peut pas vraiment prétendre qu'il est un agent du Kremlin nous dire clairement que l'idéologie nazie est institutionalisée en Ukraine, et qu'il demande, à sa manière une dénazification du pays, je me dit que la Russie est en train d'exaucer ses voeux, au moins sur ce sujet précis mais fondamental pour une compréhension de la tectonique géopolitique entrée en en éruption depuis le 24 février.

Erwan Castel

dimanche 19 juin 2022

"Le Bunker", 3ème saison

Sur ce front Nord du Donbass, l'Etat Major a opté une stratégie de mouvement fondée sur la sécurisation prioritaire de ses troupes d'assaut qui avancent sur 4 secteurs distincts dans une combinaison tactique du feu de l'artillerie qui permet de détruire l'avantage défensif des ukrainiens et préparer les assauts progressifs des russes et alliés, 

  • Au Nord, vers Slaviansk 
  • A l'Est, vers la libération totale de Severodonetsk
  • Au Sud Est, vers Zolotoe 
  • Au Sud, vers Artemosk
Forces russes entrant dans les quartiers résidentiels
libérés (et évacués) de Severodonetsk pour le dernier
assaut sur la zone industrielle "Azot", avant d'engager
ensuite la bataille pour la libération de Lisichansk, 

De son côté, l'Etat Major ukrainien est arcbouté à 3 priorités:

  • Maintenir opérationnel un réseau de routes approvisionnant à l'Est de Kramatorsk le bastion de Severodonetsk / Lisichansk.
  • Résister le plus longtemps possible à Severodonetsk pour permettre l'arrivée de renforts matériels de l'OTAN et humains ave les brigades en formation,
  • Se préparer à la bataille de Slaviansk, au Nord de Kramatorsk dont les défenses sont déjà bombardées par l'artillerie russe.
T72 polonais arrivant sur le front de Severodonetsk
Lisichansk avec des appuis d'artillerie 

Dans Severodonetsk, des combats font toujours rage autour de cette usine "Azot" dont l'encerclement final par les forces russes et leurs alliés n'est plus qu'un question d'heures, et si les ukro-atlantistes repliés dans ce Kombinat chimique datat de l'époque soviétique ne profitent pas de l'entrouverture existant encore au Sud de leur position pour tenter de rejoindre le reste du bastion situé à Lisichansk (de l'aure côté de la rivière Donets), alors nous assisterons probablement à une répétition du scénario d'Azovstal (entre le 21 avril et le 15 mai) ou plus de 2300 militants des dernières unités ukrainiennes de Marioupol s'étaient fait piéger comme des rats dans les souterrains de l'aciérie. 

Vue aérienne de la zone industrielle "Azot"

"Azot", l'usine chimique de Severodonets est certes moins étendue que Azovstal mais elle dispose des mêmes caractéristiques infrastructurelles et humaines :

  • Complexe industriel lourd disposant de bâtiments solides et élevés et de souterrains profonds et bétonnés (anciens abris antiatomiques soviétiques),
  • 2000 à 2500 combattants retranchés parmi lesquels de nombreux nationalistes ukrainiens et des mercenaires occidentaux plus nombreux qu'à Marioupol,
  • De nombreux civils (entre 200 et 500) toujours bloqués dans l'usine par les forces de Kiev pour servir de bouclier humain contre les tirs et d'otages pour éventuellement s'exfiltrer.

Situation à Severodonetsk au 18 juin 2022

Aujourd'hui l'étau se resserre autour des derniers combattants ukrainiens restés dans Severodonetsk et qui se sont retranchés à l'abri des souterrains de l'usine Azot et de leurs otages civils tandis qu'en surface, la présence des citernes chimiques limitent les tirs des forces alliées les encerclant.

Dans toutes leurs batailles urbaines, les forces russes
organisent des corridors d'évacuation des civils ainsi que
de reddition des unités ukrainiennes encerclées. photo VCG 

Après avoir refusé l'évacuation de la totalité des civils qui étaient dans le complexe industriel tes forces ukrainiennes depuis 2 jours tentent des négociations pour qu'ils puissent être évacués vers Lisichansk en même temps que leur propre repli militaire vers cette deuxième ville du bastion. Proposition évidemment refusé par l'Etat Major russe qui demande que soient utilisés les corridors humanitaires déjà opérationnels vers la République Populaire de Lougansk, en proposant aux forces ukrainiennes présentes de déposer les armes et se rendre.

Nationalistes ukrainiens du bataillon spécial Karpatka
dans les sous sols de l'usine "Azot" de Severodonets

Dans un précédent article sur les occidentaux venus se battre pour le "Banderistan" étasunien, j'avais partagé une troisième vidéo de mercenaires étasuniens au combat dans Severodonetsk. Leur effectif exact n'est pas connu mais ont été confirmées des groupes de britanniques, d'étasuniens, de polonais et même de brésiliens appartenant soit à des bataillons spéciaux nationalistes soit à cette "Légion Internationale pour la Défense de l'Ukraine" qui compterait sur l'ensemble du front entre 3 000 et 20 000 selon les sources extrêmes s'intéressant à elle.

Jordan Gatley, un des mercenaires britanniques
en Ukraine, tué à Severodonetsk le 10 juin 2022.

Extrait de cette vidéo montrant les mercenaires 
étasuniens au combat près de l'usine "Azot"

Dans cet article précédent le tweet d'un mercenaire US dénonce déjà  les pertes importantes subies par cette légion internationale et depuis, d'autres témoignages et documents le confirme : "it is a absolutle shit !"

Evacuation de mercenaires étasuniens blessés
vers les franchissements de fortune installés sur la 
rivière Donets pour tenter de rejoindre Lisichansk.

Autour de la zone industrielle "Azot" de violents combats continuent entre les forces ukrainiennes dont on estime leur effectif entre 2000 et 2500 combattants et les forces russo-républicaines qui progressent en sécurité mètre par mètre. Contrairement à l'aciérie d'Azovstal dont l'immense surface et la rareté de sites chimiques permettaient des bombardement massif de son périmètre, l'usine Azot est plus insérée dans l'espace résidentiel et surtout dispose de plusieurs cuves de produis chimiques extrêmement dangereux. les forces alliées doivent donc avancer prudemment avec dans certaines zones des appuis feu limités à l'aviation d'attaque au sol seule qui peut garantir des tirs de précision aux rayonnements limités.

Chasseurs bombardiers Sukhoï 25 russes en
action au dessus de Severodonetsk.

Le principal problème pour les forces ukrainiennes de Severodonetsk est que les 3 ponts les reliant au bastion ukrainien de Lisichansk ont été détruits et que leur imbrication urbaine avec les forces russes ne permet plus un appui d'artillerie efficace pour leurs défense. Du coup les évacuations sont longues, difficiles par les moyens de fortune organisés sur la rivière Donets et surtout vulnérables car dès que les ukrainiens s'éloignent de la ligne de contact ils se retrouvent sous le feu de l'artillerie russe.

Dans les segments boisés de la rivière Donets, les 
ukrainiens tentent de bricoler des franchissements

Dans les zones résidentielles libérées par les forces alliés, la situation reste très tendue car les ukrainiens poursuivent leurs bombardements depuis Lissitchansk et le principal travail des forces russes et républicaines sécurisant ses quartiers est d'évacuer la population loin des bombardements, Pendant les 4 derniers jours, plus de 1000 personnes ont pu ainsi être mises en sécurité loin du front. 

En périphérie Sud Est de Severodonetsk, le secteur de Meltikone a été entièrement libéré par les forces russes et républicaines qui ont sécurisé la zone jusqu'à l'aéroport de Severodonetsk inclus. Au cours de ces opérations, de nombreux soldats et militants nationalistes ukrainiens ont été fait prisonniers :

Colonne de prisonniers ukrainiens évacués 
 

Entre Meltikone et l'usine Azot, le 24e bataillon spécial "Aïdar" a été vaincu, laissant sur le terrain de nombreux morts et blessés. Parmi les militants capturés on compte Sergeï Melnichuk, le commandant de "Aïdar" en personne, coupable d'avoir ordonné des exécutions sommaires et des tortures, ainsi que de beaux "spécimens" nationalistes montrant à quel point l'Occident ukro-atlantiste est dégénéré.

Sergeï Melnichuk avait déjà été capturé en 2014

Il reste quelques groupes de ce bataillon néo-nazi, encerclées par les forces alliées entre Severodonetsk et la rivière et peut-être d'autres qui ont réussi à rejoindre l'usine "Azot". Dans tous les cas cette unité a déjà rejoint dans les égouts de l'Histoire le bataillon "Azov" liquidé à Marioupol.

Ici un beau représentant de ces "guerriers de lumière" défendant
les valeurs de la démocratie et des droits de l'Homme, capturé à 
Severodonetsk par les méchants tchétchènes du méchant Kadyrov
du méchant Poutine. Mais chut ! : "il n'y a pas de nazi en Ukraine !".

Il faut reconnaître que dans les bunkers ukrainiens, hier à
Marioupol, aujourd'hui à Severodonetsk, demain à Avdeevka
et jusqu'à Kiev, "il y a du lourd" en crétins et criminels !
Et pour finir en fanfare voici pendant la bataille de Severodonetsk l'utilisation d'un poste de tir antichar français "Milan" par..... les forces républicaines de Lougansk qui l'on trouvé dans un dépôt ukrainien capturé. Et les missile français, que les ukropithèques ont oublié avant d'abandonner leurs positions leur sont aussitôt restitués, avec la méthode russe bien entendu!

Poste de tir antichar français "Milan" récupéré
pour combattre les forces ukrainiennes dans
la bataille de Severodonetsk. "Merci Macron !"

En conclusion :

Je pense que l'Etat Major ukrainien a déjà retiré de Severodonetsk la plupart de ses unités régulières, fortement diminuées par 1 mois de combats et bombardements et pour certaines, peu motivées pour s'enfermer dans un nouveau bunker fatal, et qu'il réorganise la défense de ce bastion à l'Est de Kramatorsk à partir de Lisichansk Seuls sont restés dans Severodonetsk des têtes brulées, nationalistes des bataillons "Aïdar" "Karpaptka" and Co ainsi que des mercenaires étrangers comme les anglo-américains, les géorgiens et autres aventuriers se jouant des films jusqu'à leurs civières. 


Cependant, si les approvisionnements logistiques à l'Ouest de ce secteur sont maintenus ouverts suffisamment longtemps, il n'est pas exclu que l'armée ukrainienne qui a déjà concentré plus de 100 000 hommes sur ce  front Nord du Donbass décide d'y jeter ses dernières forces pour tenter d'y gratter un avantage pour les potentielles négociations diplomatiques (Zelensky a encore le droit de rêver !)

En attendant la démilitarisation et la dénazification de l'Ukraine se poursuit dans le Donbass, contre  des ukropithèques enragés et lâches qui préfèrent bombarder des civils que d'affronter les forces russes et alliées puis de se terrer dans des bunkers, comme des rats dans des égouts, pour abandonner lamentablement leurs fantasmes criminels.

Erwan Castel

Obusier tracté de 122mm D30 de la République Populaire de Lougansk en action
contre des positions ukrainiennes à Severodonetsk - photo VCG


vendredi 17 juin 2022

"Nous avons besoin d'une victoire"

Au dessus de Donetsk la haine occidentale vient à nouveau salir les nuages du juin.
Bombardement ukrainien du district de Kievsky le 17 juin 2022.

Macron est bien rentré à Paris ce 16 juin en soirée comme  les autres laquais Scholz à Berlin et Draghi à Rome après leur visite de soutien à l'effort de guerre étasunien mené contre Moscou en Ukraine, avec le sang ukrainien et l'argent des contribuables occidentaux. 

Et la fin de la visite des proxénètes français, italien et allemand à la prostituée ukrainienne de l'Oncle Sam a été confirmée dès les premières heures de ce 17 juin par de nouveaux bombardements massifs des populations civiles de Donetsk:

17 juin 2022, bombardement ukrainien du district de 
Kievsky dans le  Nord du centre ville de Donetsk).

Ce martyr augmenté des familles du Donbass, devenu litanie quotidienne depuis 8 années de bombardements ukrainiens de leurs zone résidentielles atteint depuis plusieurs semaine entre les des paroxysmes qui n'avaient jamais été vécus, mais au plus fort des combats de 2014 menés entre les milices populaires et les soudards de Kiev.

Et si Macron est bien rentré dans ses pénates lutéciennes, ses étrons offerts avec les autres clébards de l'OTAN aux criminels de Kiev sont toujours là et même de plus en plus visibles comme ces canons de 155mm dont une nuée ardente de 88 obus s'est abattue sur le seul district de Kievsky à Donetsk ce matin.

Eclat d'obus de 155mm français ayant explosé
sur le marché Mayak de Donetsk le 17 juin 22

Autre vue des bombardements ukrainiens sur 
Donetsk du 17 juin 2022 matin 

Et la ville de Donetsk n''est pas la seule cité républicaine a avoir été prise pour cible par les forces ukrainiennes. 50 kilomètres plus au Nord, sur le front de Gorlovka, la ville de Golmoïsky a été également bombardée massivement provoquant plusieurs victimes civiles et de nombreuses destructions: 

Habitante de Golmoisky tuée par des tirs ukrainiens le 17 juin matin

Ailleurs les forces ukrainiennes ont frappé la ville de
Krasny Luch, à 50 km à l'arrière de la ligne de front.
Ici le dépôt militaire qui était probablement visé en feu 

Bien que le président de la République Populaire de Donetsk, dans une maladresse propagandiste coutumière ait annoncé en fin de matinée que "les 6 points de tir à partir desquels l'artillerie ukrainienne a pilonné Donetsk ont tous été supprimés", les bombardements ukrainiens continuent à terroriser le centre ville. 

De 9h20 à 15h00, heure à laquelle j'interromps le temps d'un service ce compte rendu, ce ne sont pas moins de 147 obus de 155mm de l'OTAN qui se sont abattus sur la capitale républicaine, et je n'ai pas encore fait le décompte des autres munitions (roquettes, obus de 120, 122, 152, 220 mm etc).

Bombardements ukrainiens sur Kievsky
Donetsk - 17 juin 2022

20h00, de retour chez moi j'entends toujours claquer dans l'air les détonations et les arrivées des obus et roquettes qui se croisent dans des duels d'artillerie décalées. et sur la carte où j'essaye de visualiser les bombardements ukrainiens, la carte de Donetsk disparait sous les symboles des tirs ukrainiens, tout comme la ville disparaît sous les fumées noires des bombardements.

Bombardements ukrainiens sur Donetsk - 17 juin 2022

Depuis les bombardements de la Serbie en 1999, l'OTAN est devenu une véritable organisation criminelle, semant le chaos  à travers le Monde, directement ou via ses auxiliaires réguliers ou ses idiots utiles terroristes. Depuis 8 ans Washington a trouvé, avec le régime de Kiev, le moyen de cumuler le statut étatique et la dimension terroriste de son hégémonie mondialiste grâce à des laquais occidentaux trahissant leurs peuples pour installer ce chaos suicidaire au coeur de l'Europe, mais qui profite tant à la ploutocratie mondialiste.

Quand la guerre n'est que le prolongement 
de l'économie par d'autres moyens

Macron, comme tout bon capitaliste amoral, qu'il soit de gauche ou de droite, ne donne pas des canons aux assassins de Kiev pour protéger une certaine idée de la démocratie ou des droits de l'homme et encore moins pour aider à faire revenir la paix en Ukraine, mais bien pour lécher les pompes de l'Oncle Sam et engraisser ses capitaines d'industrie et jeter de l'huile sur le feu !

Bombardements ukrainien du district de Kievsky
(Donerts) le 17 juin 2022

Peu importe les discours des politiciens de tout bord, le temps n'est plus aux beaux discours qu'ils soient donné à Donetsk, Kiev, Saint Petersbourg ou Paris, la voix des canons à remplacé les voies de la diplomatie dans Donbass ce pays "où les oiseaux ne chantent plus" "nous avons besoin d'une victoire " une pour tous" !!.

Cette chanson illustre bien cette population du Donbass, debout depuis 8 années dans des orages d'acier de plus en plus violents.

Je préfère les chants de l'âme des armes et des larmes aux discours des propagandes... 

plus que jamais !

Erwan Castel

"Ici les oiseaux ne chantent pas !"

de Boulat Okoudjava



Ici les oiseaux ne chantent pas,
les arbres ne poussent pas,
nous seuls, épaule contre épaule,
prenons racine dans cette terre.
La planète brûle, et tourne,
la fumée recouvre notre Patrie
et oui, seule la victoire nous importe,
une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.

(Refrain)
Le feu meurtrier nous attend,
et pourtant il est impuissant.
Loin vos doutes, dans la nuit, part
notre dixième bataillon de débarquement. 

A peine la bataille s’est-elle éteinte,
qu’on nous donne un nouveau mot d’ordre,
et le postier va devenir fou
à essayer de nous retrouver.
Le missile rouge monte au ciel,
la mitrailleuse tire sans relâche…
Et oui, seule la victoire nous importe,
une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.

 De Koursk et d’Oriol
la guerre nous a menés
jusqu’à la porte de l’ennemi –
c’est la réalité, mon frère.
Un jour nous nous en souviendrons –
et nous aurons nous-mêmes du mal à y croire…
Mais aujourd’hui, seule la victoire nous importe,
une pour tous, nous ne négocierons pas son prix.