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dimanche 24 juillet 2022

Nouvelle hystérie occidentale

"Si un clown entre dans un palais, il ne devient pas roi, 
c'est le palais qui devient un cirque"
Proverbe ottoman

Installation militaire ukrainienne détruite dans le port d'Odessa le 23 juillet 2022

Cela faisait longtemps (quelques jours en fait) que la propagande ukro-atlantiste ne nous avait pas fait un "caca nerveux" accusant les russes des pires crimes de guerre. Au lendemain de l'accord signé séparément entre Kiev et Moscou permettant de reprendre les exportations céréalières depuis le port d'Odessa, des cibles militaires ukrainiennes y ont été détruites par les forces aérospatiales russes...

Et Zelensky, ce clown ukro-atlantiste de jouer aussitôt sa tirade habituelle écrite par le dramaturge Biden et reprise en chœur par les chiens de garde occidentaux, qualifiant le bombardement de "barbarie russe flagrante".

Missile "Kalibr" russe arrivant sur un navire de guerre
ukrainien dans le port d'Odessa, le 23 juillet 2022

Concernant l'accord céréalier 

Cet accord séparé, signé sous l'égide de l'ONU à Ankara (qui se remplit les poches au passage avec une  ristourne de 30 % sur les céréales ukrainiennes) est limité exclusivement à l'exportation maritime économique et soumis à des conditions :

  • L'Ukraine doit déminer des couloirs maritimes pour permettre le passage des navires en toute sécurité en baie d'Odessa,

  • Les convois en mer seront sécurisés par les marines turque et russe, qui procéderont au contrôle des navires entrant pour éviter toute aide militaire vers l'Ukraine.
Le trafic maritime céréalier s'effectuera à partir des ports ukrainiens d'Odessa principalement et aussi des petits ports de Youjne et Kobleve situé à l'Est de la ville.

Concernant les opérations militaires russes

Concernant les opérations militaires russes en cours sur le front Sud du conflit (Kherson, Nikolaïev et Odessa)il n'y a dans l'accord d'Istanbul concernant les exportations céréalières aucune obligation pour Moscou d'interrompre ses frappes contre les cibles militaires ukrainiennes d'Odessa et il est prévu, à l'instar des "corridors humanitaires" organisés pendant les batailles urbaines de sanctuariser temporairement des couloirs maritimes et non l'ensemble des ports ukrainiens concernés par l'accord et de façon définitive.

Le bombardement russe qui a suivi la signature de l'accord (qui n'est pas encore mis en œuvre en raison des mines maritimes ukrainiennes toujours présentes) n'est donc en aucun cas une violation russe de ses termes, et d'autant plus qu'il visait et a détruit des objectifs militaires ukrainiens! 

Départ des missiles "Kalibr" russes ayant bombardé
les cibles militaires à Odessa ce 23 juillet 2022

Lors de ce bombardement russe, un navire de guerre ukrainien transportant des missiles anti navires "Harpoon" fournis par l'OTAN a été détruit et un autre endommagé. D'autres missiles "Kalibr" ont détruit, sur un chantier naval du port militaire, des ateliers de réparations des navires de guerre ukrainiens.

Concernant la perfidie ukro-atlantiste 

De ce côté là, "rien de nouveau sous le soleil" : avec ce fait divers du conflit russo-ukrainien au cous duquel les forces ukrainiennes ont subi un nouveau revers on peut observer que Kiev:

  • tente sur le terrain d'amalgamer le civil et le militaire, utilisant le premier comme bouclier humain et travestissant le second en victime de guerre.
  • cherche médiatiquement à diaboliser une fois encore Moscou mais dans une stupidité telle que, contrairement aux tirs russes, ce n'est un coup d'épée dans l'eau éphémère.
Cependant il est fort à parier que les ukrainiens vont vouloir profiter de cet accord économique et humanitaire d'exportations céréalières à destination des populations occidentales prises en otage par la russophobie suicidaire de leurs gouvernements pour tenter de protéger des ressources militaires par exemple en les entreposant dans ou à proximité immédiate des entrepôts agricoles.

En conclusion

Alors qu'Anthony Blinken, qui n'est plus à un mensonge près, déclarait que la Russie avait violé ses obligations en vertu de l'accord céréalier, le journal américain The New York Times a écrivait le même jour que les attaques contre le port d'Odessa ne violaient pas juridiquement et factuellement l'accord (Notons au passage et paradoxalement à leur gouvernement que les médias étasuniens lui sont bien moins serviles que les médias français).

Et pour mettre un terme à cette nouvelle hystérie occidentale, l'ONU dont il est difficile de dire qu'elle est agent du Kremlin a déclaré ce 24 juillet 2022 ne pas considérer la frappe sur les installations militaires à Odessa comme une violation du mémorandum sur les céréales

Fin de la partie ! 

Aussitôt exprimée cette vérité, les Torquemada de la bien pensance sont partis en croisade contre les rebelles de la pensée unique et quelques heures plus tard l'OBU réfutait son observation initiale... Peu importe vu l'inutilité crasse de ce "grand machin" comme l'appelait ironiquement le général De Gaulle.

Sauf certainement pour les thuriféraires français ou britanniques de la ploutocratie mondialiste dont les médias , à l'instar du clown kiévien, ne sont plus que des laquais serviles et ridicules d'une hégémonie capitaliste devenue folle à lier.

Erwan Castel 

Pour finir en riant:

Cela dit, au vu de cet ectoplasme déambulant 
sur les quais d'Odessa il est possible que la liste 
des objectifs russes en Ukraine soit augmentée et
qu' après la "dénazification" et la "démilitarisation", 
Moscou décide une "déconnerisation" de l'Ukraine   
Et là, il y aura du boulot !

samedi 2 juillet 2022

"Reculer pour mieux sauter"



En contrepoint de la déroute ukrainienne en cours à Lisichansk, les forces russes ont été contraintes de quitter l'ile au serpent, ce caillou au large d'Odessa dont l'influence sur le cours actuel du conflit est quasiment nulle mais qui depuis 4 mois est cependant au coeur du combat médiatique entre Kiev et Moscou.

Si la libération de Kherson réalisée début mars est incontestablement la première grande victoire stratégique des opérations militaires russes , en revanche, force est de constater qu'elles ont rencontré dans la région d'Odessa une résistance ukrainienne sensible qui leur a infligé 3 revers importants :
  • L'échec de la capture de Nikolaïev, ce verrou urbain contrôlant la route vers Odessa
  • La perte du croiseur-amiral Moskva qui assurait la couverture aérienne de la flotte russe
  • La retraite de la garnison de l'île au serpent qui contrôlait la circulation en rade d'Odessa
Ces derniers jours, malgré avoir repoussé par 3 fois des assauts aéro-amphibies ukrainiens sur l'île au serpent trop éloignée de la couverture venant de la base de Sébastopol, les forces russes ont été contraintes de l'abandonner suite à l'intensification des bombardements incessants subis depuis la côte ukrainienne.

Tandis que les propagandistes ukro-atlantistes mythifient cet épisode en victoire militaire majeure, leurs homologues russes et pro-russes quant à eux en minimisent l'impact sur les opérations en cours. 

La réalité, comme d'habitude, se situe entre les délires courtisans et il convient de définir les enjeux et menaces que représente pour chacun le contrôle de ce petit caillou maritime de seulement 20 hectares.



Une importance symbolique

Cette île au serpent qui est en quelque sorte la sentinelle maritime des côtes de la Novorossiya a été une première fois libérée par les russes après leur  guerre de reconquête contre les Turcs en 1787-1791 à l'époque de l'impératrice Catherine II qui fonda la Novorissiya ce qui développa considérablement cette région pontique des marches (Ukraïna) de l'Empire. Au lendemain de la guerre de Crimée menée par la thalassocratie britannique et ses laquais  pour bloquer la concurrence commerciale russe, l'île au serpent devient territoire roumain en 1856. Après la victoire de l'armée rouge sur les nazis et leurs alliés, cette êle est restituée à la Russie via la République Socialiste Soviétique d'Ukraine.

Lorsque les opérations militaires russes sont engagées en février pour démilitariser l'Ukraine et  mettre fin au conflit dans le Donbass, l'île au serpent est capturée par la flotte russe de la Mer Noire, sa garnison prétendument "massacrée" selon Kiev... jusqu'à ce qu'elle ressuscite quelques semaines plus tard crevant le ridicule d'un nouveau média-mensonge ukro-atlantiste.

Et depuis, cette sentinelle pélagique de 41 mètres d'altitude disputée entre les deux belligérants est au coeur de l'attention exacerbée des regards lorgnant cette région d'Odessa dernier accès ukro-atlantiste sur la Mer Noire (Ochakov plus à l'Est étant sous le feu de l'artillerie russe) et dernière étape pour Moscou réalise cette continuité territoriale novorossienne entre Donetsk et Tiraspol.

L'île au serpent et son phare russe - 1896

Une importance stratégique 

Ce caillou est stratégiquement très important par sa position de sentinelle maritime à la frontière avec la Roumanie (aujourd'hui pays de l'OTAN) et l'entrée de la baie d'Odessa. Un phare russe y avait été construit sous l'empire avec une première garnison et dès 1946 Moscou classe cette île dans la liste des sites militaires majeurs de la défense aérienne soviétique, qui y installera une station radar et des unités de défense anti aérienne et un avant poste des forces frontalières. 

Dans le cadre du conflit en cours, l'île au serpent est un site prioritaire pour 
  • contrôler le trafic maritime en baie d'Odessa, 
  • assurer la couverture radar et antiaérienne de la baie d'Odessa 
  • avoir un avant poste à 40 km de la frontière roumaine de l'OTAN 
Mais, depuis la perte du Moskva débridant les attaques aériennes ukrainiennes et la livraison par l'OTAN à l'Ukraine de missiles anti-navires britanniques "Harpoon" d'une portée de 280 km, menaçant la flotte russe en baie d'Odessa et ses ravitaillements vers l'île au serpent, y maintenir sa garnison devenait de plus en plus difficile ou au mieux de moins en moins rentable. C'est d'ailleurs probablement la destruction par missile "Harpoon" ce 17 juin 2022 du ravitailleur russe "Spasatel Vasily Bekh" qui a certainement motivé l'Etat-Major russe à quitter cette île qui de plus était sous le feu augmenté par les aides occidentales de l'artillerie côtière ukrainienne distante que de 35 km.

Mais l'île au serpent est aussi stratégique sur le plan économique car au début des années 1980, des prospections maritimes ont permis de mettre à jour d'importantes réserves d'hydrocarbures à moins de 40 km de l'île dont les nappes s'étendent jusqu'à son domaine maritime. Voilà pourquoi des plates-formes de forage russes de la société Chernomorneftegaz sont installés dans ce secteur de la Mer Noire qui depuis est contesté par la Roumanie qui lorgne sur ses ressources en pétrole et en gaz dont les tonnages estimés correspondent à 20 années de consommation énergétique. En  2009, la Cour internationale de justice des Nations Unies a tranché, donnant 80% de l'espace maritime contestée à la Roumanie et le reste avec la possession de l'île à l'Ukraine.

Fin juin, les plateformes de forages russes, malgré leur protection militaire et celle de l'île au serpent ont été attaquées à deux reprises par des missiles antinavires rasant ukrainiens, subissant selon les russes eux-mêmes "des dommages importants". Et aujourd'hui leur couverture déjà poreuse a sérieusement diminué avec le départ de la garnison de l'île, ce qui remet également en question le maintien de ces unités de production devenues des cibles militaires.


"Reculer pour mieux sauter" 

Concernant l'île au serpent, il est évident que la Russie n'a pas renoncé à son contrôle et que celui ci sera à nouveau reconquis lorsque l'offensive sur Odessa sera engagée. Mais pragmatiquement l'Etat Major n'a pas jugé rentable d'y subir une attrition de la part des forces ukrainiennes, qui de plus bénéficiaient des 100 % du renseignement militaire de l'OTAN opérant sur le littoral et dans le ciel roumain. 

Même si la plupart des attaques aéronavales, de missiles et de roquettes ukrainiennes étaient repoussées et détruites, celles utilisant des obus d'artillerie ou des missiles sol-mer rasants provoquaient des pertes et destructions qui à la longue pouvaient s'avérer importantes. Il était donc militairement logique de renoncer temporairement à ce caillou maritime, et s'adapter autrement aux menaces ukrainiennes dans la baie d'Odessa.

Et c'est maintenant au tour des forces aérospatiales russes de rendre la vie impossible à la nouvelle garnison ukrainienne de l'île qui subi depuis son arrivée d'intenses bombardements y compris au phosphore pour empêcher toute installation de missiles de l'OTAN, lesquels menaceraient directement le port militaire russe de Sébastopol.

Le sort de l'île au serpent se jouera à nouveau lors de l'offensive russe sur Nikolaïev qui probablement interviendra avant la fin de l'année, mais en attendant, il reste prioritaire pour Moscou, en Mer Noire et sur les autres fronts du conflit de régler radicalement le problème de la cobelligérance occidentale (armements, mercenariat et renseignement) ...

Obusier de 155mm ukrainien sur camion "Bohdana" mis en service fin 2021 et utilisé
 pour le première fois en mai 2022 sur le front, comme ici en train de tirer sur l'île au
Serpent. Ce canon que beaucoup confondent aujourd'hui avec le Caesar français
également engagé dans le conflit est un exemple de la normalisation occidentale
des forces ukrainiennes. Portée 50 km, tirant des obus auto propulsés de 155mm 


En conclusion 

Si les forces russes ont effectivement subi un revers sans défaite sur l'île au serpent et qui a été amplifié par l'incompétence de leur propagande à l'expliquer simplement, l'annonçant trop tardivement et dans une contradiction définissant hier le lieu comme stratégiquement vital et aujourd'hui comme insignifiant, je suis convaincu que ce navire naturel au large d'Odessa fera à nouveau parler de lui dans quelques mois, lorsque la bataille d'Odessa commencera.

Les forces ukrainiennes de leur côté, dont la propagande a oublié qu' "à vaincre sans péril on triomphe sans gloire" n'ont finalement reconquis pour le moment qu'un mythe propagandiste qu'il va leur falloir reconstruire et surtout défendre au prix cher s'il ne veulent pas l'abandonner à leur tour.

Mais ce nouvel épisode, même s'il est sans conséquence importante sur le cours des opérations, montre bien par les sensibilités et les susceptibilités qu'il provoque l'enjeu majeur d'Odessa dans ce conflit russo-atalantiste et dont l'île au serpent est la sentinelle maritime.

A suivre...

Erwan Castel



mardi 3 mai 2022

Des 2 mai 2014 aux 2 mai 2022

Le 2 mai 2014 des militants pro-atlantistes brûlaient des manifestants anti-Maïdan à Odessa

Le 2 mai 2014 restera un évènement majeur dans les mémoires de celles et ceux qui suivaient avec attention les événements ukrainiens dont nous étions quelques uns à pressentir qu'ils portaient en eux les germes d'une nouvelle tragédie européenne.

Lorsque la manifestation pacifique des pro-russes d'Odessa, qui réclamaient alors un statut fédéraliste pour protéger leur identité culturelle russe, tourne au massacre de la maison des syndicats ou 47 d'entre eux vont être assassinés puis brûlés et plus de 200 blessés, sans compter les disparus, mon engagement anti-Maïdan, exprimé depuis novembre 2013 s'est radicalisé ainsi que ma volonté de venir le porter sur le terrain des affrontements.

"On ne peut se rappeler sans un frémissement d'horreur 
la terrible tragédie d'Odessa, où des manifestants pacifiques 
ont été sauvagement assassinés, brûlés vifs dans la Maison des 
syndicats. Les criminels qui ont commis cette atrocité n'ont pas 
été punis, personne ne les recherche. Mais nous connaissons 
leurs noms et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour 
les retrouver et les traduire en justice"            Vladimir Poutine

Mais la pire ignominie, dépassant même l'horreur absolue de ce massacre aux fumées d'Oradour sur Glane, fut sans nul doute le traitement médiatique abject que les médias occidentaux ont consacré à cet événement majeur, qu'ils ont servilement relégué au rangs de fait divers sans y relever les meurtres intentionnels et la présence de paramilitaires nazis protégés par le nouveau pouvoir kiévien vomi du Maïdan.

Rétrospectivement, ce massacre d'Odessa préfigurait cette guerre totale qui aujourd'hui nous conduit à pas certains vers une nouvelle tragédie européenne dont tous les rouages de le dynamique infernale étaient alors mis en place par la mafia mondialiste :

  • Russophobie hystérique des partisans d'un mondialisme ultra libéral hégémonique,
  • Violence inouïe des séides ukrainiens au service du projet atlantiste dans la région,
  • Complicité des gouvernances et instances occidentales des répressions organisées,
  • Collaboration des médias occidentaux pour cacher la Vérité et orienter les opinions,
  • Etc...

Quelques jours avant cette tragédie d'Odessa, le 15 avril 2014, alors que Turtchinov, président ukrainien par intérim, avait lancé  à force blindés, chasseurs bombardiers et obusiers lourds cette "Opération Spéciale Antiterroriste", hallucinante contre les populations russes du Donbass également révoltées par leur ostracisation brutale, j'écrivais ici :
  • "Le soutien aveugle des gouvernances occidentales à la stratégie du chaos mondialiste, aujourd'hui dirigée contre la Russie, est d'une monstrueuse et criminelle irresponsabilité car il menace les peuples d'Europe d'une nouvelle tragédie de l'Histoire. Cette tragédie, dont le détonateur a été déclenché sur le Maïdan a vu sa première étape explosive engagée avec ces opérations militaires hallucinantes et disproportionnées lancées contre les populations russophones d'Ukraine (ATO). Il est urgent que les consciences européennes se réveillent car l'Histoire nous enseigne bien dans la permanence millénaire de nos mentalités qu'il est des cinétiques géopolitiques qui sont comme des avalanches : elles deviennent vite incontrôlables, s'accélérant sans fin en broyant tout sur leur passage jusqu'au cataclysme final qui ici peut prendre la consistance d'une nouvelle boucherie européenne... et mondiale !" (dans l'article intitulé Le choc de l'Histoire... et de nos responsabilités)
8 années plus tard, j'avoue que cela m'irrite d'avoir eu raison quand beaucoup me considérait aveuglé par une misanthropie pessimiste et imbécile, car de fait nous sommes bien et tous sous cette avalanche géopolitique et militaire qui, de Charybde en Scylla, a fait de muer cette crise ukrainienne en guerre civile, puis la guerre civile en guerre locale et, depuis le 24 février, en guerre régionale, dans une logique infernale laquelle est excitée par les faucons de guerre de l'OTAN, la servilité des irresponsables occidentaux et l'apathie des populations européennes quand ce n'est pas leur suivisme de moutons bêlant joyeusement sur le chemin de leur abattoir.

Le pire est que dans cette logique de l'avalanche nous assistons aujourd'hui à cet emballement des événements dont les pires sont:
  • des aides militaires illimitée de l'OTAN notamment avec des armes lourdes en redéfinissant le rapport des forces vont obliger la Russie de consacrer plus de moyens dans le conflit en personnels et matériels,
  • une internationalisation du conflit, avec son extension possible dans la Transnistrie pro-russe ce qui entrainerait la constitution d'une alliance en Moldavie ou un engagement des forces bélarusses en Ukraine, 
  • une extension de l'OTAN en Europe, comme par exemple avec cette intégration discutée de la Finlande laquelle, avec ses 1300 km de frontières communes et sa proximité de Saint Pétersbourg (100 km), serait pour Moscou un nouveau casus belli.
Le 2 mai 2014, les forces spéciales ukrainiennes lancent un assaut sur Slaviansk

Ce même 2 mai 2014, à Slaviansk, au Nord de la République Populaire de Donetsk, cette "Opération Spéciale Antiterroriste" criminogène lançait son premier assaut mécanisé avec l'appui des mêmes paramilitaires radicaux nationalistes qui du Maïdan au Donbass en passant par Odessa sèment depuis 8 ans terrorisent et massacrent ceux qui revendiquent leur identité ou sympathie comme russes.

En menant un assaut militaire contre des barrages improvisés dressés par des civils en colère le gouvernement fantoche ukrainien aux ordres de Washington (je rappelle que l'opération militaire ukrainienne contre le Donbass a été décidée le 13 avril 2014, lors de la visite à Kiev du Directeur de la CIA John Brennan) faisait basculer la crise ukrainienne dans un conflit moderne qui, dans une escalade recherchée et entretenue à évoluer vers une guerre régionale qui aujourd'hui menace de devenir mondiale.

Ce premier assaut du 2 mai va échouer, grâce à la motivation des volontaires de Slaviansk ceux venus de Russie et au commandement d'Igor Girkin indicatif "Strelkov", un tacticien émérite qui, contre toute attente et logique opérative, va réussir à résister aux assauts et bombardements ukrainiens suivants... pendant encore 3 mois.

Colonne de véhicules blindés russes se dirigeant vers Slaviansk fin avril 2022

Et ce 2 mai 2022, on apprend que 2 patrouilleurs maritimes russes de la classe "Raptor" (dernière génération ultra raide) ont été à priori détruits au large d'Odessa (près de l'île aux serpents) par des drones d'attaque ukrainiens "Bayraktar TB2" (fabrication turque. Ce nouveau coup dur pour la flotte russe de la Mer Noire confirme bien quelle était l'importance de son croiseur-amiral "Moskva" coulé le 13 avril dernier et dont la mission de combat principale était d'assurer la couverture antiaérienne embarquée en Mer Noire.

Vidéo des caméras de tir des Bayraktar TB2 
revendiquant la destruction des 2 patrouilleurs

Quant à Slaviansk 8 années plus tard, son secteur est à nouveau au centre des opérations militaires actuelles, mais cette fois russes, qui viennent d'arriver le 2 mai 2022 aux abords cette première localité au Nord de Slaviansk et de Kramatorsk où qui est le centre du corps de bataille ukrainien dans le Donbass.

Et tout comme les revers subis par a flotte de Sébastopol, les premiers combats terrestres qui se déroulent au Nord de Kramatorsk confirment par leur violence la radicalisation d'un conflit russo-ukrainien qui ressemble de plus en plus à une première bataille mondiale tout comme Slaviansk était il y a 8 ans la première bataille du conflit du Donbass !

Erwan Castel

dimanche 2 mai 2021

2 mai 2014, l'épicentre de la terreur frappe Odessa

 

Il y a 7 ans...

Le 2 mai 2014, plusieurs dizaines de manifestants anti-maïdan été assassinés et brulés vifs dans la maison des syndicats d'Odessa par des paramilitaires néo-nazis et des policiers à la solde du nouveau pouvoir pro occidental de Kiev.

Voici une courte vidéo (3mn) résumant cette
tragédie du 2 mai 2014 à Odessa :


Une spirale de la violence infernale

Il y avait eu d'abord 2 mois plus tôt ces snipers du Maïdan tuant indistinctement manifestants et policiers au lendemain sabotant l'accord politique réalisé entre le président Ianoukovitch et l'opposition en provoquant une explosion de colère instrumentalisée et d'où a surgi le coup d'état ukrainien du 23 février 2014 et l'arrivée au pouvoir d'une junte bandériste possédée par une russophobie hystérique qui depuis 7 ans ne cesse de conduire le pays vers le chaos total.

Alors que Printemps russe fleurissant en Crimée au mois de mars 2014 avait presque fait oublier la folie meurtrière qui s'échappait de Kiev, en avril, lorsque Turtchinov qui allait rapidement devenir le "pasteur sanguinaire", déclenche cette hallucinante "Opération Spéciale Antiterroriste" contre les russophones d'Ukraine (et sur coaching John Brennan, le directeur de la CIA venu en personne à Kiev superviser son lancement), l'indignation et l'inquiétude s'emparent à nouveau des populations russes de l'ancienne Novorossiya diabolisés officiellement par le pouvoir comme de nouveaux "untermenschen" (sous hommes) selon la définition du nazisme qui d'ailleurs se trouve être la référence idéologique sacrée des putschistes du Maïdan.

Et dans les villes de la Novorossiya, d'Odessa à Kharkov, en passant par Kherson Zaporodje, Donetsk, Lugansk etc... les populations russophones extrêmement majoritaires dans le Sud Est du pays s'organisent et descendent pacifiquement dans la rue pour réclamer après celui de la Crimée un référendum mais où il est encore question souvent seulement de fédéralisation garantissant leur identité culturelle russe.

En réaction le pouvoir de Kiev, qui n'est qu'une junte de putschistes majoritairement bandéristes (dont les scores électoraux n'ont jamais dépassé 5%) ayant formé arbitrairement un "gouvernement par intérim" (les élections n'auront lieu qu'en juin), va lancer à travers la Novorossiya ses hordes de hooligans et autres skinheads nostalgiques de l'image violente du nazisme. Et les heurts qui se font de plus en plus violents entre les "euro-maidans" et les "pro-russes" vont rapidement se transformer en massacres de ces derniers. 

Les paramilitaires nationalistes de Prayvi Sector, auxiliaires des unités ukrainiennes peu motivées par cette opération de maintien de l'ordre, engagent les combats armés à Slaviansk dès le 15 avril, et déclenchent des premières fusillades autour de Donetsk comme celle du 1er avril à Krasnoarmeisk (voir post précédent).


Mais le cataclysme de l'horreur va se déclencher à Odessa ce 2 mai 2014 lorsque les manifestations se terminent par des affrontements violents et un massacre organisé dans la maison des syndicats où s'étaient réfugiés des dizaines de fédéralistes désarmés.


Un sacrifice sur l'autel de l'OTAN

Avant de rappeler les événements il me parait important de rappeler le contexte géopolitique et même géostratégique qui a motivé Kiev d'encourager et même d'encadrer une telle opération terroriste meurtrière contre sa population :

Lorsque les occidentaux soutiennent et commanditent le coup d'état du Maïdan, il ne faut pas croire que c'est pour la démocratie ou les droits de l'homme, et le profil idéologique des putschistes suffit à le confirmer. En réalité, 10 ans après l'échec de la "révolution orange", le Nouvel Ordre Mondial engage à partir du Maïdan une préemption territoriale de l'Ukraine au profit de l'OTAN beaucoup plus radicale mais dont la victoire va restée inachevée avec le retour référendaire de la Crimée en Russie et paralysée avec la rébellion armée du Donbass. 

Or la péninsule de Crimée pour, c'est pour Moscou autant une population russe qu'elle a en devoir d'écouter et protéger que cette base navale de Sébastopol (fondée par Catherine II au XVIIIe siècle pour protéger l'accès à la Méditerranée). 

Aujourd'hui, l'importance géostratégique de cette base et flotte de la Mer Noire sur la façade occidentale russe qui a le défaut majeur de n'offrir aucune profondeur stratégique à ses centres vitaux fédéraux, s'est encore accrue avec les portées augmentées des armements technologiques actuels. Sébastopol tout comme Kaliningrad sur la Baltique sont des boucliers vitaux de la défense russe, surtout depuis que l'OTAN progresse vers ses frontières.

Aussi, lorsque Sébastopol échappe aux griffes de l'OTAN, cette dernière dépitée de n'avoir pu remporter le premier prix de l'opération Maïdan ne peut se permettre de voir Odessa, qui est l'autre grand port de la région lui fermer l'accès à la Mer Noire. Ordre est donc donné aux laquais occidentaux de Kiev d'étouffer dans cette ville russe "fondée en 1794 ex nihilo par l'impératrice russe Catherine II", et par n'importe quel moyen toute revendication séparatiste ou fédéraliste.

Carte blanche était donnée à la haine et au crime...


Un massacre surgit du passé

Voici un reportage retraçant les événements et le 
contexte idéologique qui ont mené au massacre le
2 mai 2014 de dizaines de manifestants à Odessa.

Dés le 4 mai, à partir des documents et témoignages qui inondaient les réseaux sociaux russes et ukrainiens, et quelques sites d'information libre occidentaux, j'avais pu faire ici un premier compte rendu de ce massacre organisé par Kiev, et dont on attend toujours le jugement des coupables toujours en liberté et même sa condamnation formelle par les démocraties occidentales pourtant si promptes à s'émouvoir de l'assassinat policier d'un citoyen américain ou très attentives aux souvenirs des massacres du passé comme celui d'Oradour sur Glane par exemple et dont le martyr d'Odessa résonne comme un écho.

Officiellement, 46 personnes ont été tuées assassinées et brûlées vives et près de 250 autres blessées, mais aujourd'hui on sait par les témoignages et le familles de nombreux disparus et blessés que ces chiffres sont malheureusement en dessous de la réalité.

Alors que cette tragédie européenne immense est passée sous silence par la merdiacratie occidentale aux ordres des parrains d'un Maïdan qu'il faut sanctifier en "révolution de la dignité" dans le temple de la pensée unique marchande, Odessa est au contraire un véritable électrochoc au sein des populations de la grande Russie ainsi que dans les milieux de la dissidence antimondialiste qui suivent l'évolution de la crise ukrainienne.

Malgré des motivations divergentes, les volontaires étrangers ayant rejoint par la suite le combat séparatiste du Donbass reconnaissent unanimement comme principal fait déclencheur de leur engagement radical, ce massacre abject d'Odessa.

Il y aura pour beaucoup d'entre nous un avant et un après Odessa, cette journée révélant toute la tragédie ukrainienne, la criminalité de la stratégie atlantiste et l'ignominie du monde occidental.

Jamais nous n'oublierons ces images d'horreur,
Jamais nous ne pardonnerons à leurs auteurs,
Et jamais nous ne déposerons les armes
avant la victoire de la Liberté et de la Justice.

Et il ne faut pas croire que ce massacre génocidaire d'Odessa perpétré par les séides du régime pro occidental de Kiev n'est qu'un tragique "dérapage" de son maintien de l'ordre, car à partir du cet épicentre de l'horreur qui a frappé la maison des syndicats d'Odessa ce 2 mai 2014, les auxiliaires ukrainiens de l'OTAN vont enchainer jusqu'à aujourd'hui d'autres meurtres de masse et crimes de guerre dans le Donbass : à Mariupol le 9 mai, à Krasnoarmeisk le 15 mai; puis à Slaviansk, Donetsk, Lugansk, Gorlovka où les populations civiles sont bombardées par l'aviation de combat et l'artillerie ukrainienne au cours des jours suivant la tragédie d'Odessa.

Et depuis 7 ans les soudards ukrainiens ne sont sont jamais arrêté de terroriser les populations du Donbass, qu'elles soient sur les territoires qu'ils occupent ou le long de ces 480 km de ligne de front qu'ils soumettent quotidiennement au feu de leurs canons. 

C'est bien une politique génocidaire russophobe qui est mise en œuvre par le régime de Kiev, sous l'égide de Washington et avec les soutiens politiques militaires et financiers de l'UE et de l'OTAN. 

Erwan Castel

Souvenir éternel aux victimes d'Odessa 
premiers martyrs de l'inévitable renaissance de la Novorossiya !




lundi 5 avril 2021

"Le sang des traitres"

Odessa le 3 avril 2021, des bandéristes du "Corps National" ukrainien brulent les drapeaux de la
Russie et du parti ukrainien d'opposition "Pour la vie" devant le consulat de la Fédération.
 

Il semble bien que les nationalistes radicaux sont à la haine et la peur ce que les mouches sont à la merde et au sang. En 2014, les paramilitaires bandéristes ukrainiens furent le fer de lance de du chaos du Maïdan qui devait déboucher sur un coup d'Etat, la seule voie illégale permettant à une minorité politique d'opposition d'occuper le pouvoir. Puis ce fut le massacre d'Odessa où ces skinheads brulèrent vifs des dizaines de manifestants fédéralistes dans lamaison des syndicats d'Odessa. Dans la foulée de  ce putsch néo-nazi que les commentateurs occidentaux sans vergogne ont nommer la "révolution de la dignité", ces paramilitaires, financés par les oligarques ont formé des bataillons spéciaux de fanatiques qui depuis 7 ans, s'illustrent plus par leurs exactions et crimes de guerre que par leurs prouesses militaires.

Aujourd'hui, alors que la violence resurgit à l'horizon du Donbass jusqu'à une probable guerre russo-ukrainienne, ces fanatiques refont surface, bavant la haine et la stupidité et multipliant dans une multiplication de manifestations violentes attaquant les partisans de la Paix ou même le gouvernement qui à leurs yeux hésite encore à déclencher la guerre contre les "moskals". 

Ainsi par exemple, le 3 avril, des membres du "Corps National", une organisation paramilitaire créée par le néo nazi Biletsky, fondateur du bataillon spécial "Azoz" et qui veut fédérer la nébuleuse des nationalistes, bandéristes, hooligans, néo nazis pullulant en Ukraine, ont organisé à quelques centaines de mètres du massacre du 2 mai 2014, une manifestation sauvage devant le Consulat de Russie. Au cours de cette action politico-médiatique,  les néo-nazis s'en sont pris à la Russie et au parti d'opposition ukrainien "Pour la Vie" qui s'oppose à une nouvelle offensive contre le Donbass, en brûlant notamment devant le Consulat de la Fédération leurs drapeaux réunis.

Cette action, somme toute assez ridicule ne mériterait même pas une brève entre les annonces des ramassages des poubelles et les prévisions amoureuses des horoscopes si elle n'était pas symptomatique d'un virus idéologique qui infecte l'Ukraine, principalement à l'Ouest et depuis sa collaboration avec le IIIe Reich nazi.

Défilé des collabos bandéristes dans les rues de Lvov (Ouest Ukraine)

Aujourd'hui, même en Ukraine des voix s'élèvent contre cette infection bandériste qui touche depuis le Maïdan les plus hautes sphères du pouvoir politique, et que les gouvernements successifs de Turtchinov (par intérim), Porochenko et Zelensky, ne sachant pas comment s'en débarrasser (perso je connais une méthode politiquement incorrecte mais efficace), préfèrent orienter leur violence haineuse soit contre leurs opposants politiques, soit contre les populations russophones d'Ukraine et du Donbass.

C'est le cas du député Ilya Kiva, membre du parti d'opposition "Pour la Vie" qui demande la destitution du président Zelensky, dont "chaque jour de son pouvoir constitue une menace pour la société ukrainienne" entrainant plus que jamais l'Ukraine dans une une quadrilogie qu'il résume à «guerre, faim, pauvreté et maladie».

Parmi les idiots utiles de cet effondrement ukrainien, le député Kiva désigne justement ces organisations radicales, bandéristes ou néo-nazies dont le "Corps national" de Bilietsky : 

"Le processus de destruction de notre pays a été lancé. Toute une cohorte de militants a été préparée qui seront prêts à tirer sur les gens dans les rues demain. Ils font partie de certaines organisations, comme le Corps national, ils obtiennent des fonds par racket, détruire des entreprises, kidnapper des gens. Cela fait partie du plan final. Décomposition de la société et destruction de l'Ukraine en la transformant en un atout et une colonie"

Concernant les relations avec Moscou aujourd'hui dégradées jusqu'à entrer dans un conflit armé russo-ukrainien, le député du groupe d'opposition "Pour la vie" déclare: "Nous rétablirons la paix et rétablirons notre relation, et nous nous considérons vraiment comme faisant partie d’une grande famille slave"

4 avril 2021, Ilya Kiva, dont le grand père est un héros de 
la Grande guerre patriotique dénonce une nouvelle fois
l'idéologie nazie, "ce sang des traitres" de l'Ouest du pays
qui infecte aujourd'hui toute l'Ukraine post-Maïdan:

"Que se passe t-il en Ukraine occidentale ?
Aujourd'hui les traitres sont au pouvoir,
idéologie de Hitler et saluts nazis..." 

Mais, en attendant, force est de constater que cette idéologie nazie est bien virulente en Ukraine, non pas tant portée par des idéologues politiques qui se cachent encore derrière des doux euphémismes patriotiques mais surtout au sein de cette jeunesse perdue entre un rêve soviétique passé et une utopie occidentale future.

Et cette stratégie occidentale poussant l'épave ukrainienne vers la guerre réveille les vents jumeaux de la peur et de la haine qui sèment dans les cervelles plates ces idéologies  mortifères, que saluent à nouveau en pleine lumière les bras tendus et insignes nazis pullulant sur le front du Donbass :

Mars 21, un soldat ukrainien ponctue son tir au
RPG 7sur le front du Donbass par un salut nazi 

Avril 21, un soldat ukrainien, lors d'un exercice héliporté,
arbore sur son treillis la "totenkopf", insigne des unités SS.

Des exemples comme ceux là, il y en a quotidiennement des dizaines sur le front du Donbass, et pas seulement au sein des bataillons spéciaux nationalistes qui sont la vitrine militaire de la résurgence du nazisme pour tous les nationalistes radicaux européens (et qui ont d'ailleurs de nombreux volontaires dans leurs rangs). 

Ces paumés criminels, qui seront demain hachés par la mitraille républicaine ou pendus lors d'un nouveau Nuremberg, sont révélateurs de la décadence européenne dont les peuples dépossédés de leur spiritualité civilisationnelle s'accrochent aux chimères les plus suicidaires sorties de la folie humaine.

En attendant, tout comme leurs frères en psychopathie, les islamistes salafistes, ces fascistes comme on les appelle génériquement en Russie, sont les idiots du Capital mondialiste et la gangrène des peuples d'Europe !

Erwan Castel

Bataillon spécial "Azov" à l'idéologie ouvertement nazie (et devenu depuis un régiment) lors d'un
 rassemblement d'intimidation dans les rues de la ville de Mariupol,ville du Donbass occupée par
 l'armée ukrainienne et dans laquelle ses soudards ont commis un massacre impuni le 9 mai 2014.