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samedi 12 mars 2022

"Quand le vin est tiré, il faut le boire !"

Chaque guerre est différente de la précédente mais s'impose toujours au monde par une mécanique d'enchaînements d'événements, d'intérêts, de décisions et d'idéologies dont l'inertie à un moment semble échapper au contrôle de la raison et entraîner inexorablement le Monde vers une autre de ces tragédies dont pourtant les mémoires historiques de notre toute jeune espèce terrestre sont remplies.

Ainsi de ce nouveau conflit européen gravissime, commencé en avril 2014, sous management des services étasuniens par leurs putschistes de Kiev, et lançant contre un peuple russe vivant dans les frontières de l'Ukraine une opération militaire criminelle et à caractère génocidaire. 

Depuis le 24 février, après avoir échoué à faire entendre raison aux occidentaux, la Fédération de Russie a décidé de mettre fin à cette purulence atlantiste grandissant sur ses frontières occidentales et de "traiter le mal par le mal".

Ce conflit était prévisible: 

  • A cause de la problématique caractérisant la géopolitique moderne qui, en méprisant avec ses frontières étatiques artificielles les identités naturelles, culturelles, et historiques des peuples constitue le terreau de conflits successifs inéluctables,
  • A cause de l'évolution hégémonique de l'OTAN qui depuis l'effondrement de l'URSS, alors qu'elle aurait du disparaitre à l'instar du Pacte de Varsovie, est sortie de son espace et de sa fonction défensive pour devenir l'Hégémon belliciste du capitalisme,
  • A cause de la nouvelle crise systémique insoluble et mortelle du capitalisme et qui pousse une nouvelle fois sa ploutocratie mondialiste comme après les crises de 1907 et 1929 à vouloir jouer le joker de la guerre pour tenter une réinitialisation économique,
  • A cause de la servitude des appareils étatiques aux intérêts économiques d'une élite financière hors sol et apatride, et qui mettent à son service toutes les ressources de leurs absolutismes politiques jusqu'au sacrifice de leurs propres peuples,
  • A cause des idéologies dogmatiques qui, du monothéisme universaliste au droitdelhommisme cosmopolite, détruisent la diversité naturelle des peuples, au profit d'une pensée unique artificielle, protéiforme et universaliste détruisant leur sens commun pour les mettre en servitude,
  • Etc...
Et aujourd'hui, alors que quelques éveillés comme les situationnistes par exemple tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps, le monde occidental se réveille brutalement, un pied au dessus de l'abîme d'une troisième guerre mondiale, mais sans pour autant ouvrir les yeux et regarder la direction à suivre pour éviter la chute ! 

Pire que cela : on a l'impression que les occidentaux "persistent et signent" dans leur folie belliciste et suicidaire !

Après que les principes sécuritaires demandés par la Russie à force patience, diplomatie et pédagogie depuis 25 ans ont été systématiquement rejetés et par ceux là mêmes qui les invoquent pour justifier nombre de leurs propres guerres à travers le Monde, l'inévitable, que prévoyait en 1997 un sénateur étasunien nommé Biden, est non seulement arrivé, mais ces fous à lier, à commencer par ce Biden devenu président de la première puissance mondiale jettent aujourd'hui de l'huile sur le feu de cette guerre européenne dont ils ont allumé la mèche sur le Maïdan en février 2014.

Le naïf, l'idiot, le soumis, l'égocentrique (cumuls fréquents) ont en commun de croire qu'une guerre, c'est lorsque des hommes rougissent de leur sang la terre piétinée par la folie humaine. Or l'Histoire humaine nous apprend que d'autres guerres existent et qu'elles se concentrent toutes aujourd'hui  autour de l'épicentre ukrainien et dans un paroxysme jamais atteint:
  • Guerre idéologique
  • Guerre métapolitique
  • Guerre économique
  • Guerre de l'information
  • Guerre militaire...
Dans cette confrontation, il est nécessaire de combattre d'abord sa paresse intellectuelle et surtout de ne pas sombrer dans un manichéisme de pensée qu'une position occidentale, dans un matraquage propagandiste irrationnel et quasi théologique, tente d'imposer au Monde et dans un simplisme dogmatique qu'adoptent malheureusement nombre de "pro-russes" sacrifiant eux aussi leur pensée critique sur l'autel d'engagement idéologique fantasmé. 

Aujourd'hui et sans vouloir paraître un oiseau de mauvais augure, de même lorsque j'annonçais en mai 2014 que l'extension internationale de cette guerre du Donbass était inévitable, je pense - en espérant de toutes mes forces me tromper - que nous sommes entrés de plein pied dans cette 3ème guerre mondiale dont la tectonique augmentant continuellement depuis l'effondrement de l'URSS a fini par faire exploser son volcan ukrainien.

Les populations du Donbass sont bombardées depuis 8 ans dans un conflit qui
 a fait 15000 morts, des dizaines de milliers de blessés, des centaines de milliers de
déplacés, des millions de destructions et dans l'indifférence générale occidentale !
Ici, Kristina et son bébé Kira tuées par un bombardement ukrainien le 27 juillet 2014
au coeur de la ville de Gorlovka, une cité minière à 50 km au Nord de Donetsk. 

La décision de la Russie d'employer la manière forte pour imposer des principes sécuritaires pourtant internationalement reconnus (crise Est-Ouest de 1961 ou sommet de l'OSCE d'Istanbul et d'Astana de 2010 par exemple) n'est pas un choix mais un devoir pour éviter l'asphyxie totale par l'OTAN de son espace sécuritaire vital. Et ceci n'est en aucun cas l'expression d'une quelconque apologie de la guerre et encore moins une indifférence aux souffrances humaines qu'elle provoque mais une constatation amère, aux limites de la misanthropie, du prix que les peuples doivent payer depuis des millénaires pour garantir leur sécurité et leurs libertés.

Cette troisième guerre mondiale a commencé le jour où l'effondrement de l'Union soviétique a libéré l'Hégémon mondialiste des territoires géographiques et idéologiques dans lesquels elle confinait les ambitions militaires et économiques d'une ploutocratie capitaliste hors sol. Et qu'il soit bien noté ici que je ne défends pas une idéologie particulière par rapport à une autre mais simplement constate que cette guerre froide, par son équilibre imposé, était finalement bien plus salutaire que cette paix chaude provoquée par un mondialisme débridé et qui, de révolutions colorées en guerres asymétriques en passant par des terrorismes instrumentalisés, a finalement mené le Monde au bord d'un abîme insondable.


La IIIème guerre mondiale de l'information

Depuis la restauration de l'économie et de la puissance militaire russes, alors que la logique aurait voulu qu'elle soit à nouveau respectée dans le concert des nations, on a observé au contraire une russophobie occidentale croissante en parallèle d'une expansion continuelle de l'OTAN dans la zone d'influence russe et des opérations de déstabilisation de plus en plus radicales menées jusqu'à à ses frontières. Ce "Russian bashing" exponentiel et qui renait des cendres psychologiques encore chaudes de la Guerre Froide (révélées par les lapsus réguliers de responsables occidentaux utilisant encore en 2022 le terme "soviétique" pour parler de la Russie), n'est pas que la conséquence des nouvelles tensions et confrontations Est-Ouest mais surtout le conditionnement mental des populations occidentales à une nouvelle guerre mondiale et leurs sacrifices sociaux, économiques et physiques.


Cette guerre de l'information, elle n'est pas nouvelle dans l'esprit et l'Histoire regorge de ces conditionnements psychologique des populations aux sacrifices dit "patriotiques" ou idéologiques mais qui ne servent souvent en réalité que les intérêts d'une élite qui au contraire profite sans vergogne des guerres auxquelles elle ne participe jamais. En revanche, ce qui est nouveau et qui va donner à cette guerre mondiale de l'information ce sont:
  • Les vecteurs infinis de communication, via les médias officiels, les médias alternatifs, l'internet mais aussi les productions culturelles, la publicité, saturant l'environnement d'une dépendance consumériste occidentale,
  • L'instrumentalisation des émotions par des stratégies de communication paradoxalement de plus en plus virtuelles mais qui, par un matraquage visuel choquant empêchent toute analyse, qui pour être rationnelle doit être complète et dépassionnée,
  • L'inculture des occidentaux consuméristes, socialement individualisés mais médiatiquement massifiés, qui sacrifiant leur esprit critique, confondent l'Histoire et les idées avec l'historiographie et les idéologies propagandistes étatiques.
Voici une excellente mise au point réalisée par le média "Livre Noir" concernant la propagande mensongère ukro-atlantiste:


L'asservissement physique, mental, économique, culturel a malheureusement toujours existé dans l'Histoire humaine mais souvent ceux qui y étaient soumis gardaient en conscience leurs vraies libertés bafouées. Aujourd'hui, les servitudes modernes, souvent volontaires ont rejoint dans leurs expressions l'intégrisme des servitudes idéologiques qu'elles servent au point que les propagandistes eux mêmes finissent par croire à leurs propres mensonges !


La IIIème guerre mondiale économique

Lorsque des responsables politiques occidentaux engagés dans une avalanche exponentielle de sanctions économiques contre la Russie appellent à intensifier les représailles économiques contre la Russie, évoquant même une mise sous embargo totale de la Fédération, ils démontrent pathétiquement:
  • Leur servilité de larbin idéologique servant une ploutocratie dominante,
  • Leur déconnexion avec la réalité des interdépendances économiques,
  • Leur mépris des peuples sacrifiés sur l'autel de la marchandise,
  • Et surtout qu'un embargo ou blocus économique est juridiquement un acte de guerre !
"Sanctions" économiques contre la Fédération de Russie

Les occidentaux hésitent a entrer de plein pied dans un conflit militaire direct de peur de subir un enlisement ou pire une défaite mortelle, et pourtant il leur faut étendre comme un vampire leur domaine et développer cette économie de guerre qui, dans une fuite en avant criminielle, tente de retarder leur inéluctable effondrement systémique.

Depuis plusieurs décennies, la stratégie des USA ,qui hébergent aujourd'hui cette ploutocratie capitaliste apatride utilisant leur puissance pour son expansion mondialiste, est de faire leurs guerre surtout à partir de proxy: Etats dépendant de leur manne financière, organisations terroristes, Sociétés Militaires Privées, qui provoquent le chaos dans les pays non alignés, particulièrement lorsque ces derniers disposent de ressources énergétiques convoitées, contrôles les routes stratégiques ou se trouvent dans la zone d'influence de la Russie, de l'Iran ou de la Chine par exemple.

Dans le cas de l'Ukraine, l'objectif des occidentaux est 
  • de menacer la Russie par une militarisation atlantiste sur ses frontières, 
  • de déstabiliser la région pontique, ce "pivot stratégique" entre Europe et Eurasie
  • d'engager les ukrainiens dans une guerre contre les populations russes 
  • de provoquer une intervention russe radicale 
  • Afin de pouvoir déclencher une guerre économique à outrance contre la Russie. 
Et cette guerre mondiale économique que veulent les USA contre la Russie leur permettra, dans ses effets collatéraux, de soumettre encore plus les pays européens serviles à la dictature de sa marchandise idéologique. 

Et peu importe aux faucons étasuniens si des centaines de milliers d'ukrainiens meurent au milieu de leur pays détruit et il se trouvera certainement un psychopathe occidental à déclarer dans quelques années, comme cette Madeleine Albright à propos des 500 000 enfants irakiens morts sous le blocus et les bombes de l'OTAN, : "Ca en valait la peine !".


La IIIème guerre mondiale militaire

Aujourd'hui le monde occidental semble vouloir persister dans sa folie suicidaire concernant la Russie en général et l'Ukraine en particulier, en continuant à soutenir les forces armées ukrainiennes devenues progressivement depuis 2014 les auxiliaires, pour ne pas dire les idiots utiles, d'une alliance atlantique devenue un vecteur de déstabilisation mondial comme le démontre les chaos qu'elle a organisé en Asie centrale, au Levant et jusqu'au Maghreb.

Aides militaires aux forces ukrainiennes en guerre contre la Russie

De même qu'il est foncièrement malhonnête de vouloir faire démarrer la chronologie de cette guerre en Ukraine au 24 février 2022, alors qu'elle sévit depuis 8 ans dans le Donbass il est tout aussi malhonnête d'oublier que ce conflit contre les populations russes de Donetsk et Lugansk ne s'est internationaliser que maintenant. En réalité les aides militaires occidentales à l'effort de guerre ukrainien contre sa population russe ont commencé progressivement depuis 2015 avec des programmes de formation, d'équipement, de normalisation et de contrôle mené par l'OTAN et qui aujourd'hui risquent de basculer vers un engagement direct des forces occidentales dans les combats :
  • Renseignement militaire opérationnel au profit des forces de Kiev (engagé depuis 7 ans),
  • Guerre électronique à priori engagée ponctuellement depuis mars (à confirmer),
  • Assistance technique et logistique augmentées exponentiellement depuis janvier,
  • Mise à disposition de l'effort de guerre ukrainien de ressources logistiques militaires de pays tiers appartenant à l'OTAN,
  • Déploiement de mercenaires occidentaux sur le front ukrainien, individuels ou collectifs,
  • Implication de forces spéciales de l'OTAN dans des missions de combat ukrainiennes,
Ces deux derniers points me paraissent de plus en plus évident car l'urgence imposée par les opérations militaires en cours ne permet plus aux forces ukrainiennes d'attendre les cycles de formation - même accélérés - aux emplois des armes modernes occidentales qui leur sont livrées massivement depuis 2 semaines d'autant plus que le Pentagone a déclaré ce 10 mars 2022 que les États-Unis envisagent d'envoyer d'autres armes sophistiquées, notamment des systèmes de défense aérienne, plus importants que les actuels systèmes de missile antiaérien portatif; c'est à dire des systèmes d'armes sol-air plus sophistiqués que les actuels "Stinger" et dont l'emploi nécessite une formation spécialisée et longue... sauf si des spécialistes déjà formés, sous couvert de société militaires privées par exemple, débarquent en Ukraine avec eux !


La IIIème guerre mondiale métapolitique

Le massacre de Verden, en octobre 782

Si dans les temps anciens nombre de guerres ont cherché leur justification derrière des idéologies idylliques dont elles n'étaient en réalité que des hérésies grossières, force est de constater que cette stratégie de dissimulation des motivations réelles et qui a l'avantage également de leurrer les foules et motiver les soldats est toujours d'actualité, seuls les narratifs ayant changé. 

Là où hier les soudards de Charlemagne brûlaient les villages germains au nom de la religion  de l'amour christique, les nouvelles hordes occidentales détruisent des villes au nom de la démocratie.
Je suis sincèrement désolé si je heurte ici les croyances de personnes parmi lesquelles je compte de nombreux amis mais rassurez vous, je sais faire la différence entre la Foi, le Sacré, la Religion, et surtout l'Eglise qui souvent trahit dans l'Histoire les croyants jusqu'à être l'hérésie de ses propres références..

En à peine plus de 1000 ans l'Occident est passé d'une théologie politique à une politique théologique où les Droits de l'Homme ont remplacé la bible sur le même autel d'une pensée unique, dogmatique et hégémonique, et tandis que les mots et les armes évoluaient dans des capacités de destructions mentales et physiques exponentielles, les banquiers ont remplacé les princes et les journalistes sont devenus les nouveaux clercs de grand-messes cathodiques. L'hégémonie d'un "Homme nouveau" universaliste paulinien a passé le relais à celle d'un Nouvel Ordre Mondial sorrosien 

Je ne rentrerai pas ici dans les faux débats de la guerre idéologique préférant dans mon coeur païen avoir comme seule référence le grand livre de la Nature mais, lorsque j'observe le niveau de la décadence occidentale dont les derniers épiphénomènes actuels (transhumanisme, transgenrrisme, migrationnisme, wokisme etc,) rappellent pathétiquement dans leurs intégrismes délirants ces obscurantismes monothéistes qui ont mené et cherchent encore à mener des communautés vers d'autres folies anthropocentristes. 

Si je suis heureux d'être du côté, même imparfait, de la Fédération de Russie car elle reste un bastion des valeurs traditionnelles et naturelles des communautés de l'Etre tout en étant tourné vers l'avenir, je suis également triste que l'Homme moderne, qui a en main toutes les clés de sagesse et de science pour que soit joué à nouveau toute la symphonie de l'Harmonie persiste à vouloir s'extraire de l'Ordre de la Nature et dans des délires de dominations criminels et suicidaires. 

Et de douter sincèrement que notre espèce depuis plusieurs millénaires mérite l'appellation de "Sapiens Sapiens"

Respecter les réalités naturelles de la diversité des peuples est le cap des mes engagements successifs refusant dans une radicalisation croissante les délires étatiques hors sol, leurs idéologies hypocrites, hégémonies militaro-industrielles, mythes nationaux et absolutismes communautaristes mortifères ou bellicistes, et j'ai trouvé, dans la Fédération de Russie le cadre métapolitique le plus proche de ce qu'on appelle la "notion d'empire" et qui aujourd'hui est à l'avant garde du combat mené d'une monde multipolaire contre un monde - un système devrait-on dire plutôt tant il est "hors sol - unipolaire.

Pour mener avec succès ce combat titanesque, la Fédération de Russie devra certainement mettre de côté temporairement certains de ses principes, pour assurer sa sécurité intérieure, renforcer sa gouvernance et détruire également l'ennemi intérieur... comme le font tous les pays en guerre...

Mais je reste confiant dans les objectifs métaphysiques finaux de cet immense "heartland" qu'est la Russie et qui utilise le même mot ("mir") pour désigner à la fois le Monde et la Paix !


Conclusion

Le monstre Scylla aux multiples têtes

"Quand le vin est tiré il faut le boire !" dit un proverbe français et je pense qu'il peut s'appliquer à cette guerre déclenchée en Ukraine il y a 8 années par les ukro-atlantistes et qui depuis le 24 février montre dramatiquement au Monde toute la dimension internationale des enjeux et des menaces que représente cette région pontique qui est au coeur de l'Europe.

Reste à savoir si les occidentaux, qui ont ouvert la bouteille se contenteront de cette gueule de bois que constituera bientôt l'échec cuisant de leur démentielle stratégie atlantiste de l'Ukraine (et des autres pays "non alignés") ou si, dans un alcoolisme incontrôlé et une dépendance suicidaire à l'ivresse de leur hégémonie militaro-industrielle il vont vouloir continuer à boire jusqu'au coma éthylique de l'humanité ! 

J'invite tous ceux qui ont la patience de lire ces lignes jetées sur l'écran étoilé d'un vieux smartphone à ne pas se laisser entrainer par leurs passions dans les ornières de fantasmes creusés avec les pelles du mensonge et de la manipulation mentale par les propagandes s'affrontant da chaque côté des fronts militaire, économique, métapolitique...

Qu'ils soient pro-occidentaux ou pro-russes je conchie avec véhémence tous ces larbins propagandistes occidentaux, à l'instar de ces français, de BHL à Moreau, qui du fond abyssal de leur paresse intellectuelle ou de leur inculture générale, essayent d'analyser l'Histoire en mouvement a travers le prisme de leurs croyances manichéistes, car c'est justement ce genre de vision fantasmée qui sème le chaos à travers le Monde depuis des millénaires !

Car nous sommes entrés dans cette IIIème guerre mondiale poussés par cette obstination des occidentaux à vouloir imposer depuis des siècles la litanie de leurs pensées uniques esclavagistes et  l'absolutisme de leurs systèmes hégémoniques. Et si la guerre militaire en Ukraine se terminera cette année, et sans nul doute par la victoire des forces armées de la Fédération de Russie, elle n'est - malheureusement - que le premier théâtre d'opérations d'un nouveau type de conflit mondial protéiforme et décomplexé, qui s'était annoncé en Serbie (1999), en Géorgie (2008) et qui finalement a éclaté dans le Donbass en 2014.

Sursum Corda !

Erwan Castel


jeudi 27 juin 2019

Et en Iran, ça continue...



Le bras de fer entre Washington et Téhéran continue dans une alternance régulière d'escalades militaires et verbales inquiétantes.

Aux dernières nouvelles, tout comme avec la Russie, l'arrogance étasunienne souffle le chaud et le froid, promettant un jour des négociations et le lendemain engageant de nouvelles sanctions...

Mais l'Iran, tout comme la Russie, le Vénézuela ou la Corée du Nord refuse de devenir le laquais de l'impérialisme étasunien et continue à défendre bec et ongles sa souveraineté politique, économique et territoriale.

Aujourd'hui, Washington et Téhéran semblent bien être dans cette infernale impasse où céder aux pressions de l'autre revient à perdre la face dans une logique de capitulation.

Ainsi nous assistons à une surenchère verbale entr Rohani et Trump, l'un accusant de déséquilibre mental l'autre qui menace "d'effacer l'Iran" de la surface de la terre !

Certes, le régime iranien n'est pas vraiment "ma tasse de thé" mais il me semble aujourd'hui primordial de le soutenir dans sa confrontation majeure à cet impérialisme mondialiste qui est l'ennemi commun des peuples encore insoumis à son esclavagisme militaro-industriel.

D'ailleurs, à ce titre il est intéressant d'observer dans ce dossier iranien le silence de certains "pro-russes" français qui derrière un antimondialisme de façade ne sont en fait que des communautaristes catholiques (islamophobes jusqu'à être "sionistes compatibles) animés par un opportunisme narcissique et souvent cupide, dont les ambitions en Russie ou dans le Donbass sont de se servir et non servir la cause des peuples.

La guerre à au moins cette qualité de faire tomber les masques et de montrer les vrais visages des cupides, des fanatiques, des menteurs des imbéciles et des crapules.

Ne pas soutenir l'Iran dans son combat international, ou nom de principes communautaires ou civilisationnels occidentaux c'est finalement procéder d'une autre forme d'ingérence idéologique appartenant à ce même universalisme arrogant que celui de cette pensée unique qui veut aujourd'hui soumettre la Perse.

Dans leur diversité évolutives, mes peuples insoumis à l'impérialisme étasuniens doivent, au delà de leurs différences communautaires ou idéologiques, savoir construire une résistance unie contre la dictature mondialiste, et dont la victoire ne pourra que favoriser une amélioration ultérieure de chacun des membres...

Article référence : RT


La fuite en avant de Trump 

Alors que le président iranien Rohani venait d'accepter le principe de discussions autour du nucléaire iranien, son homologue étasunien Trump, dont l'imprévisibilité commence à être prévisible, jette à nouveau de l'huile sur le feu en menaçant Téhéran d'une "guerre courte"...

« Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire. […] Et je ne parle pas de troupes au sol », a péroré Trump sur la chaîne Fox Business Network.
Par ailleurs, le président étasunien poussé à nouveau les dirigeants iraniens qu'il insulte ("égoïstes et stupides") à se radicaliser en maintenant l'étranglement du pays :
« L’Iran peut faire ce qu’il veut, cela m’est égal, j’ai tout le temps qu’il faut. Mais leur pays est en détresse économique […] Leurs dirigeants devraient prendre soin de la population »

C'est tout simplement hallucinant d'entendre le Président de la 1ère puissance mondiale imaginer bombarder massivement un pays (ce que sous entend explicitement la promesse d'une guerre courte sans troupes au sol) dans une naïveté criminelle et stupide (aucune guerre ne peut être gagnée sans intervention terrestre).

Ensuite, accuser un régime, certes critiquable, d'une situation économique consécutive à un blocus extérieur imposé alors qu'il remplit justement les conditions pour sa levée (respect de l'accord nucléaire) relève d'un cynisme ahurissant qui interroge la santé mentale du locataire de la Maison Blanche mais aussi des laquais occidentaux qui le suivent dans ce dossier comme des clébards enragés...

Car il est évident qu'ici Trump procéde d'une fuite en avant visant à fermer toutes les portes des négociations, aidé en cela par la servilite lâche d'une communauté européenne dont les pays se retirent de l'accord sur le nucléaire iranien non pas à cause de son non respect iranien mais parce que les occidentaux ne sont plus aujourd'hui que le paillasson de Washington...

L'Iran qui se trouve finalement être le dernier pays respectant cet accord sur le nucléaire, a fixé au 7 juillet la date au-delà de laquelle Téhéran cessera de s'y soumettre unilatéralement, si les autres signataires du traité ne reviennent pas sur leur folie.

Finalement dans ce bras de fer opposant Téhéran à Washington et qui continue dangereusement, on ne peut que donner raison à l'ayatollah Ali Khamenei lorqu'il juge les USA d'être «le régime le plus vicieux au monde ».

Erwan Castel

Article référence : Ouest France 

samedi 22 juin 2019

Le jour de la mémoire et de la tristesse


Le 22 juin 1941, les forces armées du IIIème reich attaquaient l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, plongeant les peuples de la Russie dans une tourmente sanglante dont ils ne sortiront qu'aux prix de sacrifices monstrueux (27 millions de tués civils er militaires).

Tandis que dans de nombreux pays d'Europe, qui pourtant furent libérés du joug nazi par les soldats de l'armée rouge, les monuments à la gloire des vainqueurs de cette guerre mondiale sont détruits sur fond de russophobie délirante pratiquant un négationnisme honteux de l'Histoire européenne.

Dans le Donbass les populations de Donetsk et Lugansk se souviennent avec d'autant plus d'émotion de cette page tragique de leur Histoire, qu'aux portes de leurs cités une nouvelle horde les assiège de cette haine criminelle qui veut détruire leur Liberté et leur identité russe.

Ainsi durant cette semaine, les forces ukrainiennes ont continué leurs bombardements soutenus contre les positions militaires mais aussi les quartiers résidsentiels des républiques populaires de Donetsk et Lugansk, provquant de nouvelles pertes parmi les défenseurs républicains mais aussi blessant à nouveau 2 civils, le 21 juin (un homme de 62 ans lors d'un bombardement de Vesele au Nord de Donetsk), et le 22 juin (une fillette de 13 ans blessée aux jambes par des éclats d'obus à Gorlovka).


78 ans après le début de la seconde guerre mondiale, les peuples de la Russie sont à nouveau en danger et dans le Donbass, leur avant poste occidental, la guerre subie par les populations de Donetsk et Lugansk est la concrétisation meurtrière de cette hégémonie étasunienne exercée en Europe via ses laquais de l'OTAN et UE, et ses idiots utiles installés au pouvoir à Kiev...

Si les guerres et leurs contextes ne sont bien évidemment pas comparables, il n'en demeure pas moins, dans la réceptivité émotionnelle suscitée par leurs tragédies, que pour la majorité des peuples de Russie il y a le ressenti d'une continuité de l'Histoire.

Et les choix politiques des propagandistes dans une forme de guerre de communication illustrant le présent et le passé confirment également cette continuité émotionnelle de l'Histoire. Ainsi du côté de Kiev on célèbre Stépan Bandera, collaborateur au nazisme et criminel de guerre ukrainien, que l'on détruit les statues du soviétisme mais aussi des militaires ayant vaincu le IIIème Reich, comme celle du maréchal Joukov par exemple, et du côté de Donetsk et Lugansk on associe dans une même symbolique commémorative des défenseurs du passé et ceux du présent...

La grande différence cependant entre les 2 visions propagandistes qui s'affrontent par dessus cette nouvelle ligne de front européenne, et je peux en témoigner quotidiennement, c'est que, contrairement à l'idéologie ethnocentrée du nouveau pouvoir de Kiev, "la haine de l'autre" n'esxiste pas dans les Républiques de Donetsk et Lugansk.

Erwan Castel


jeudi 20 juin 2019

L'Iran annonce la couleur !

Vu du Donbass (21)


Les forces de défense antiaériennes iraniennes ont abattu un drone stratégique étasunien opérant une mission d'observation le long de leurs côtes maritimes.

Il s'agit d'un drone stratégique "Triton" de l'US navy spécialisé dans la reconnaissance maritime et terrestre. Appartement à la même famille que le "Global hawk", son grand frère qui espionne plusieurs fois par mois les régions frontalières russes et le Donbass, ce type d'appareil par son altitude de vol, son rayon d'action et la portée de ses appareils électroniques et optiques peut réaliser des missions de reconnaissance d'une grande précision tout en restant à distance de ses objectifs.

Bien sûr, le Pentagone qui a reconnu la perte de son aéronef de reconnaissance prétend qu'il était au moment de sa destruction dans l'espace aérien international, argument foutaise lorsque l'on sait que l'équipement embarqué à bord de ce type de drone peut "fouiller" le terrain jusqu'à 200 km environ en latéral de son cap.

Et quand bien même !

Cette destruction de ce type de drone espion étasunien, après les menaces d'intervention militaire de Washington, est donc totalement légitime et permet de mesurer la détermination de Téhéran de défendre la souveraineté de son territoire et sa capacité opérationnelle à le faire.

Washington, de son côté s'est précipité sur l'événement pour jeter à nouveau de l'huile sur le feu en qualifiant le tir défensif iranien, par la bouche de son locataire de la Maison Blanche, de "d'énorme erreur"...

L'escalade exponentielle, continue donc entre Iran et USA.

Affaire à suivre...


Le 21 juin 2019

In extremis !!!

L'escalade qui oppose L'Iran et les USA à bien failli franchir son point de non retour hier avec l'annulation par Trump au dernier moment de frappes militaires étasuniennes qu'il venait d'autoriser.

Éclair de lucidité du locataire de la Maison Blanche devant les conséquences incalculables d'une guerre contre l'Iran ?

Pression de la Russie pour une résolution diplomatique viable et acceptable par tous de la crise ?

Preuves indiscutables de Téhéran que sa destruction du drone étasunien était justifiée par une violation de l'espace aérien iranien et le silence hostile de son radar IFF ?

Peut être plusieurs raisons à la fois et probablement d'autres...

Le fait est que ce nouvel épisode de la confrontation entre Téhéran et Washington révèle une confusion certaine dans les courroies de transmission de l'appareil étasunien tandis qu'on observe une maîtrise calme et confiante de la part des forces de défense iraniennes qui respectent le droit international autant que l'inviolabilité de leurs frontières.

Car selon les sources informées l'armada étasunienne et de nombreuses bases s'étaient mises dans une alerte de combat qui n'a pas pu échapper à des forces de défense et de renseignement iraniennes s'attendant à recevoir leurs frappes.

Je pense qu'il va y avoir du "rififi" du côté du Pentagone qui vient déjà de voir Kanahan son ministre de la défense s'enfuir des les premiers jours de la crise !

Côté USA nous avons donc un coktail explosif d'amateurisme, de mensonge et de folie que Trump hésite à boire... Pour le moment !

Erwan Castel

A suivre...

Articles réference :



mardi 18 juin 2019

Au fou !


Mike Pompéo un des néo-conservateurs va t-en guerre qui pousse le Monde vers le chaos 

Dans une logique autant criminelle que suicidaire et aux dimensions internationales certaines et incalculables, les USA via l'incendiaire Pompeo annoncent envisager une intervention militaire contre l'Iran...

Tout comme dans le Donbass, on observe en Iran (mais aussi au vénézuéla et ailleurs) une dichotomie de l'appareil étasunien du pouvoir. D'un côté les beaux discours présidentiels cherchant à entretenir le mythe droitdel'hommiste de démocraties occidentales oeuvrant pour le "bien" des nations, et de l'autre la réalité d'un appareil d'Etat qui use de tous les moyens, y compris les coups les plus tordus, pour provoquer des renversements de gouvernements, des coups d'Etat, des guerres et des blocus économiques pour servir une ploutocratie internationale amorale et criminelle.

Aujourd'hui l'Iran est le pays immédiatement visé par cet impérialisme étasunien devenu complétement fou !

Et dans le concert de ces cupides, faux culs, criminels et leurs laquais, s'est joint à la meute se rassemblant pour l'halali autour de la panthère perse, Israël bien sûr qui s'accroche à son projet supremaciste régional qui ferait rougir de jalousie les pires dictateurs de l'Histoire.

En Guyane, il arrive que des jeunes anacondas ayant les yeux plus gros que le ventre s'étouffer en tentant d'avaler des cabiaïs qu'ils croient affaiblis par leur traque.... 
C'est bien ce qui risque d'arriver aux occidentaux s'ils s'aventurent dans les vallées de la Perse.

En attendant, la meute des clébards clabaudant autour de Téhéran nous apprend qui sont pêle mèle les profiteurs, les commanditaires et certainement également les exécutants de ces attaques contre les pétroliers attribuées et avant même une quelconque enquête, à l'Iran, ce nouveau diable désigné par la thalassocratie étasunienne....


Et le 20 juin (publié sur FB):

USA/IRAN ... J-10 ?

L'accord signé sur le nucléaire iranien il y a 10 ans limitait le stock d'uranium de Téhéran à 300 kg enrichis à 3,67% maximum.

Or, malgré le respect de cet accord par Téhéran, que confirme l'Agence Internationale à l'Energie Atomique chargée d'en contrôler l'application, Washington et ses laquais occidentaux non seulement ont continué à étrangler l'Iran dans un blocus insensé mais ont même déchiré l'accord en question, provoquant une nouvelle crise explosive dans la région.

Devant les accusations arbitraires lancées contre l'Iran concernant les attaques récentes de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, Téhéran a déclaré considérer les limites de l'accord comme caduques si les occidentaux ne gisaient pas l'arche arrière dans leur stratégie militaro-économique belliciste.

Ainsi la production d'uranium qui vient d'être quadruplée devrait dépasser la barre des 300 kg définie par l'accord ce 27 juin prochain et Téhéran envisage de relever également son enrichissement si aucune désescalade occidentale n'a été engagée avant le 7 juillet.

La situation actuelle est donc plus que tendue car devant les enjeux, intérieurs pour un Trump ouvrant sa 2ème campagne présidentielle et extérieurs pour un Iran économiquement asphyxié, aucun des 2 partis ne peut "perdre la face"

Seule une médiation tierce permettrait (peut-être) d'éviter ou du moins de retarder cette guerre planifiée depuis des années par des néo-conservateurs étasuniens excités par l'hégémonie sioniste régionale de l'État d'Israël.

L'Europe aurait pu jouer ce rôle si ses diplomaties majeures n'étaient pas servilement alignées sur la vision belliciste étasunienne, comme ce laquais de Macron qui a également quitté l'accord nucléaire pour plaire à son maître Trump.

Il reste donc peut-être (et encore) la Russie pour tenter d'éteindre l'incendie et sans humiliation pour chacun...

Mais le Kremlin, qui est aussi dans leur collimateur, sera t-il entendu par ces fous de guerre de Wahington Tel Aviv et Ryad, après qu'il ait su déjouer leurs plans criminels pour détruire la Syrie ?

Réponse dans les prochains jours...

Erwan Castel

Voir les articles ici : 

Europe -Israël
- WPSD

mercredi 3 avril 2019

A force de jouer au con...


On pourrait rendre compte quotidiennement des provocations étasuniennes à l'encontre de la Russie ou de ses alliés, 
  • tant en Amérique du Sud où Washington s'indigne de l'envoi au Vénézuela d'une centaine de soldats russes en accord avec Caracas alors que des milliers de GI sont en opértions illégales, 
  • qu'au Moyen Orient où Trump en violation des résolutions de l'ONU cherchant à protéger un plan de paix régional soutient les prétentions agressives de Tel Aviv sur Jérusalem ou le Golan pour provoquer Damas et Téhéran, 
  • ou bien en Europe où l'OTAN est désormais ouvertement hostile envers la Russie de de la Mer Baltique à la Mer Noire, cet "Intermarium" continental dont le contrôle par Washington est destiné à couper les relations entre Occident et Eurasie.
L'objectif stratégique de l' "ntermarium" imaginé par Józef Piłsudski était de ressusciter le projet du Commonwealth polono-lituanien, dans le contexte d'une volonté de désintégrer la zone d'influence vitale de l' empire russe , puis de l' Union soviétique, en ses constituants ethniques.qui a recu une vive opposition de la part de la Russie bien sûr mais aussi de l'Allemagne qui voyait aussi sa zone d'influence fortement menacée.

Mais aujourd'hui, dans le cadre de la réactivation de la stratégie aglo-américaine russophobe du "Containment" libérée par la chute de l'URSS, la zone "Intermarium" est revenue au premier plan des nouvelles tensions exponentielles Est-Ouest européennes comme l'illustre la carte de l'expansion de l'OTAN de ces dernières années et qui lui correspond parfaitrement. 

Après avoir évoqué dernièrement le cas de la Géorgie que Washington veut intégrer dans son allaince militaire européenne, j'évoquerai ici 2 autres exemples récents de cette stratégie russophobe étasunienne.




Les 2 exemples récents que j'ai choisi illustrent l'augmentation sensible et belliciste des activités aériennes et navales de l'OTAN, à la fois en Mer Baltique et en Mer Noire et qui a commencé de façon exponetielle au lendemain de la préemption par les occidentaux de l'Ukraine et des résistances majeures qu'ils y ont rencontré (Crimée et Donbass).


1 / Simulation d'attaque aérienne stratégique sur la flotte russe de la Baltique 



Le lundi 1er avril (et ce n'est pas un poisson !), un bombardier nucléaire étasunien B52-H a effectué un exercice d'attaque à proximité des frontières de l'exclave russe de Kaliningrad. La "stratoforteress" qui avait décollé de la base aérienne britannique de Fairford s'est approché en milieu de journée (13h05) des frontières russes depuis une altitude de 8000 mètres. 

Ce B52-H qui peut emporter des armes nucléaires fait partie de la flotte aérienne stratégique récemment redéployée par Washington en Europe au mois de mars, première depuis la fin de la "Première Guerre froide" et sur fond de tensions de plsue ne plus vives avec Moscou et de rupture étasunienne du traité de non prolifération des armes nucléaires à moyenne portée.


2 / Vers une occupation navale de l'OTAN en Mer Noire 


Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Washington ce même 1er avril, Kay Bailey Hutchison, le représentant étasunien permanent auprès de l'OTAN, a déclaré que  seront proposés : 
  • l'envoi de navires de l'alliance militaire en Mer Noire afin d'assurer "la protection des navires ukrainiens transitant entre les mers Noire et d'Azov" par le détroit de Kertch, 
  • une augmentation des missions de renseignement dans la région, principalement avec des aéronefs de reconnaissance électronique.
Réalisée après l'entrée en Mer Noir d'un nouveau groupe naval important de l'OTAN, cette demande de la représentante étasunienne à l'OTAN ressemble plus à une politique du fait accompli qu'à une concertation équilibrée avec les pauys membres de l'alliance, et montre bien par là qui est le maître et qu'il se moque des principes et réglements régissant des organisations internationales qui doivent être soumises coûte que coûte à sa stratégie russophobe agressive.

L'accélération d'une telle politique internationale étasunienne illustrant de manière vive l'arrogance et la volonté de Washington de rechercher une confrontation avec la Russie, n'est en fait qu'une nouvelle stratégie mais cette fois par la mer en direction de cette base de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la Mer Noire et qui a réussi à s'échapper des griffes du Maïdan en étant embarquée dans la péinsule de Crimée. 

De toute évidence Washington veut abroger la Convention de Montreux qui depuis réglemente le passage des détroits (Dardanelles et Bosphore) et limite la durée et le tonnage en Mer Noire des navires militaires étrangers à ses pays riverains. L'OTAN, dont les représentants ont déjà évoquer l'incompatibilité de leurs projets avec cette accord international contraignant, veut s'étendre de façon illimitée et permanente en Mer Noire pour y controler les ports russes et pouvoir paralyser la flotte de Sébastopol.

Compte tenu du faible respect du droit internationel en vigueur, il est probable dque les USA décident unilatéralement, tout comme pour le Golan ou le traité INF (non prolifération des armes nucléaires de moyenne portée), de bafouer cette convention de Montreux, via par exemple un nouvel incident russo-ukrainien organisé par Kiev dans le détroit de Kertch.

D'ailleurs ce 2 avril, le Secrétaire Général de l'OTAN Sotltenberg a d'ailleurs annoncé  le renforcement du groupe militaire de la mer Noire.





Cette situation est particulièrement inquiétante, surtout dans cette région aux ejneux stratégiques très élevés et où une guerre Est-Ouest s'est déjà déclarée dans le Donbass via les ukrainiens et les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk.

D'ailleurs pour illustrer l'unité du théatre d'opérations maritime des mers Noire et d'Azov avec celui terrestre du Donbass, les USA  via le général Scaparrotti, commandant en chef de l'armée américaine en Europe, ont demandé le 5 mars dernier un renforcement des forces militaires en Europe pour contenir la Russie.

Dans le Donbass, Le Pentagone désormais soutient ouvetement l'armée ukrainienne en guerre contre les pro-russes du Donbass avec aides financières des exportations d'armes létales, de ses ressources de renseignement, des instructeurs étasuniens et canadiens etc... Et ce soutien de plsu en plus direct dans la guerre du Donbass n'hésite pas à y dépécher directement sur le front des agents des services de renseignement américains, des "conseillers militaires", mais aussi des experts et responsables du commandement militaire US.

Ainsi une autre délégation étasunienne est venu ce 26 février visiter ou plutôt inspecter la ligne de front ukrainienne avec entre autres le Colonel Kevin Vofford, attaché de défense, le lieutenant-colonel Eric Adam, attaché militaire adjoint, le colonel Shaimos Quinn, attaché de marine et un représentant du lieutenant David Langis, attaché de défense.

Erwan Castel

mardi 26 mars 2019

L'OTAN sur la ligne rouge de Moscou


Au moment du triste anniversaire des premiers bombardements de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord en Serbie, les USA avec leurs laquais occidentaux lancent de nouvelles manœuvres interalliées de l'alliance militaire aux frontières de la Russie, en Géorgie. Ce pays est devenu depuis la chute de l'URSS la proie des occidentaux qui y orchestrent une politique russophobe et qui a plongé le pays dans deux guerres civiles (1992 et 2008) contre les régions d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud  qui ont été forcées de faire sécession pour protéger leurs libertés identitaires.

L'OTAN, dissimulé comme d'habitude dans le cheval de Troie des rapprochements économiques avec l'Union Européenne a donc débarqué progressivement en Géorgie sous le mandat de Saakashvili (2004-2013) en y  engageant un processus d'intégration de ce territoire transcaucasien qui est convoitée par la "stratégie de containment" occidentale. Cette stratégie anglo-americaine d'encerclement du "heartland"  cherche, depuis le XIXème siècle à réaliser un blocus militaro- économique de la Russie en contrôlant ses portes maritimes vers les mers chaudes (par où transitent depuis la grande majorité des matières stratégiques), appliquant ainsi l'adage "qui contrôle les mers contrôle la terre" formulé par Walter Raleigh dès le XVIème siècle.

Devant cet élargissement offensif de l'OTAN, Moscou lance depuis plus de 20 ans des avertissements de plus en plus sévères au fur et à mesure que les bases stratégiques de l'OTAN se rapprochent des frontières russes, se rappelant la trahison opérée par les occidentaux au moment de la chute de l'URSS, et la métamorphose de l'alliance de défense atlantique en organisation militaro-politique de conquête territoriale. 

Ainsi en 2018, évoquant la Géorgie, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait affirmé qu' "une entrée de la Géorgie dans l'OTAN pourrait provoquer un conflit terrible".

Malgré cela, les occidentaux persistent dans leur hégémonie boulimique et leur russophobie hystérique et maintiennent leur extension de l'OTAN vers l'Est, ce qui ne peut logiquement mener à court terme qu'à une confrontation ouverte avec la Russie. 

Jens Soltenberg, le secrétaire général de l'OTAN à Tbilissi le 25 mars 2019

Ainsi le Secrétaire de l'OTAN, Jens Soltenberg, venu assister aux manœuvres de l'alliance auxquelles participent 21 pays (dont les USA, l'Allemagne, la France et le Royaume Uni) a t-il déclaré le 25 mars à Tbilissi, dans un discours provocateur prononcé à l'occasion d'une conférence de presse avec le 1er ministre géorgien Bakhtadzé :
  • «Les 29 alliés ont clairement indiqué que la Géorgie deviendrait un membre de l'Otan... Nous allons continuer de travailler ensemble pour préparer l'adhésion de la Géorgie à l'Otan»,
  •  «Nous n'acceptons pas que la Russie ou n'importe quelle autre puissance puisse décider qui peut être membre» de l'OTAN »
Imaginons un instant la réaction des USA si une alliance militaire était signée entre la Russie et le Mexique frontalier du Texas, surtout au vu du caca nerveux que vient de nous faitre Washington quand 100 militaires russes sont arrivés cette semaine à Caracas pour prêter main forte au gouvernement Maduro menacé par une tentative de putsch de l'opposition. 

Regardons maintenant une carte de l'élargissement de l'OTAN en Europe pour constater, n'en déplaise aux propagandistes occidentaux qui hurlent quotidiennement à l'hégémonie russe, que c'est bien l'OTAN qui mène une conquête territoriale vers la Russie depuis la disparition du Pacte de Varsovie, atteignant désormais ses frontières occidentales derrière lesquelles se situent, et à très courte distance les grands centres névralgiques de la Fédération de Russie.


Rappel historique : 

L'OTAN est une organisation militaire à caractère défensif basée sur l'obligation d'assistance mutuelle des pays occidentaux dans le contexte de la guerre froide entre USA et URSS. 
Lorsque l'URSS s'effondre en 1990, les anciennes républiques socialistes soviétiques d'Europe deviennent indépendantes, et le Pacte de Varsovie qui était le pendant de l'OTAN est dissous sur la base d'accords réalisés entre Reagan et Gorbatchev mais qui vont être aussitôt trahis par les occidentaux, Washington en tête.

1990: 

Lorsque Gorbatchev liquide l'URSS, la question de la réunification allemande est au coeur des pourparlers avec les occidentaux qui se déroulent à Moscou le 9 février 1990 entre James Baker, le secrétaire d’État étasunien et Édouard Chevardnadze, le ministre soviétique des affaires étrangères et Mikhail Gorbatchev le dernier président de l'URSS qui défend le principe d'une Allemagne réunie mais neutre. Le représentant étasunien bataille pour une intégration de Berlin au sein de l'OTAN, en agitant le danger d'une Allemagne nucléaire et indépendante et qu'il est préférable d'intégrer dans l'OTAN. 

Au cours de ces pourparlers le représentant de la Maison Blanche affirmera à trois reprises que :
  • "La juridiction militaire actuelle de l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’Est"
Puis le président allemand Helmut Khol, le 10 février rencontre a son tour Gorbatchev au sujet de la réunification allemande et confirme la promesse des USA : 
  • "Nous pensons que l’OTAN ne devrait pas élargir sa portée, assure le chancelier d’Allemagne occidentale. Nous devons trouver une résolution raisonnable. Je comprends bien les intérêts de l’Union soviétique en matière de sécurité." 
A ce stade de l'évolution historique  du paysage géopolitique européen, il est question d'un démantèlement des organisations militaires internationales nées de la guerre froide (soutenu par le president français Mitterand qui souhaite renouer un partenariat libre entre Russie et Europe de l'Ouest), ce que la Russie va convenir en dissolvant le Pacte de Varsovie. Mais de leur côté les USA tergiversent et trompent une nouvelle fois Moscou en promettant à Gorbatchev le 18 mai 1990 via leur secrétaire d'Etat Baker que :
  • "L’OTAN va évoluer pour devenir davantage une organisation politique. (…) et la CSCE (future OSCE), une institution permanente qui deviendrait une pierre angulaire d’une nouvelle Europe."
On pourrait multiplier les exemples de cette duplicité occidentale orchestrée au moment de l'effondrement de l'URSS, mais resterait totalement incompréhensible la naïveté de Gorbatchev et sa plus grande faute politique de n'avoir pas exiger que soient figées juridiquement ces promesses occidentales sur le papier de traités internationaux .

Les raisons de cette perfidie étasunienne sont multiples mais personnellement je pense que Washington craint plus que la Russie militaire la concurrence économique et politique d'une Europe renforcée et unie économiquement à la Russie.

On connait la suite : les occidentaux conservant le cap idéologique de la guerre froide  et vont continuer a diviser l'Europe et soumettre sa ortie occidentale à leurs bottes (UE et OTAN) en considérant toujours la Russie comme un ennemi politique, économique et militaire.
Libéré par la chute du "rideau de fer" Washington va alors organiser dans la zone d'influence de la Russie des ingérences visant à déstabiliser ses partenaires en menant sur leurs territoires une stratégie de préemption économique via l'UE et militaire via l'OTAN. 

Cette offensive occidentale engagée qui profite des difficultés économiques et de l'instabilité politique des anciennes républiques soviétiques va engager dans un premier temps un programme de "révolutions colorées" qui rapidement vont déboucher sur des cycles d'actions  et réactions de plus en plus violentes, et qui finiront par se traduire par des guerres civiles régionales, une guerre entre la Géorgie et la Russie et dernièrement en Ukraine,  le coup d'Etat du Maïdan et la guerre dans le Donbass. 

Et cet expansionnisme de l'OTAN en Europe est également bien sûr à relier aux événements violents qui agitent depuis la même période, sous couvert de combats droitdel'hommistes et antiterroristes, les pays intertropicaux détenteurs de ressources non contrôlées par Washington ("Révolutions arabes" et guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Congo, Yemen, etc. sans oublier la crise vénézuélienne organisée par Washington).

Aujourd'hui l'OTAN qui se prétend être le bras armé de l'ONU montre ouvertement la réalité de sa duplicité d'hier, en bafouant justement les résolutions de cette dernière comme par exemple lorsque récemment Trump reconnait là souveraineté de l'occupation israélienne de Jérusalem et du Golan, ou que la zone d'exclusion aérienne décidée au dessus de la Libye est interprétée par la France et ses alliés comme une porte ouverte à une agression illégale d'un pays souverain... entre autres exemples de l'arrogance atlantiste.


Et l'OTAN, aujourd'hui, en surfant sur l'inversion accusatoire de la propagande de guerre étasunienne prétexte de cette nouvelle turbulence internationale créée par Washington pour tomber son masque et relancer une nouvelle guerre froide ouverte contre la Russie, mais cette fois beaucoup plus dangereuse que la précédente car Washington dans une fuite en avant :
  • Utilise des auxiliaires, idiots utiles ou alliés qui se révèlent souvent incontrôlables comme les djihadistes de Daesh ou le géorgien Saakashvili qui provoque une guerre contre la Russie en 2008. 
  • Métamorphose la confrontation Est-Ouest qui pendant la guerre froide était restée.... froide, en théâtre de conflits régionaux européens de plus en plus violents (Transnisstrie, Haut Karabagh, Ossétie, Abkhazie, Donbass).
  • Engage des guerres périphériques à cette nouvelle confrontation Est-Ouest et éclatent durablement sur tous les continents provoquant des déséquilibres aux répercussions internationales contraignant Moscou à des engagements militaires exponentiels.
De son côté, Moscou n'a plus le choix car entre autres paramètres:
  • La Russie subit une relance de la "stratégie du Containment" de son territoire que le statut quo de la 1ère guerre froide avait au moins su gelé, menaçant ses routes stratégiques et énergétiques vitales et menaçant son économie.
  • La chute des anciennes Républiques socialistes de l'Europe de l'Est dans l'OTAN, a fait disparaître la profondeur stratégique indispensable à la Russie dont les centres vitaux sont désormais à portée des bases étasuniennes.  
  • Depuis 2014, une guerre économique et une guerre contre les russes du Donbass, pousse Moscou vers une escalade de cette confrontation avec les occidentaux et leurs alliés, notamment leurs kamikazes géorgiens et ukrainiens.

Sauf d'assister à un changement de cap miraculeux de la stratégie internationale étasunienne, celui promis par Reagan et espéré par le candidat Trump, nous risquons d'arriver sous peu à un casus belli entre Moscou et la nébuleuse atlantiste qui arrivée sur la ligne rouge tracée par le Kremlin annonce quand même aujourd'hui son intention belliqueuse de la franchir.

L'impérialisme étasunien qui considère le Monde comme son domaine colonial ne cesse depuis des années de poser des détonateurs de plus en plus sensibles aux quatre horizons de son terrain de chasse aux matières premières. 

Lequel de ces détonateurs va exploser en premier, déclenchant une inévitable réaction en chaîne internationale et violente ? 

Dans cette hypothèse de rupture potentielle d'une paix déjà incendiée, l'intégration de la Géorgie ou de l'Ukraine dans l'alliance militaire sous commandement étasunien constituerait sans nul doute un franchissement inacceptable de cette ligne rouge tracée par un Kremlin désormais acculé sur ses frontières. 

Aujourd'hui les regards se tournent avec une inquiétude justifiée vers le Donbass, le Venezuela, le Golan, la Géorgie et autres feux allumés par Washington et ses alliés, sans savoir lequel sera l'épicentre du prochain séisme mondial. 

Ce qui est certain c'est que Moscou ne se fera plus berner par la duplicité mensongère et criminelle des occidentaux et que ces derniers savent que depuis la Géorgie et la Crimée que l'ours est désormais réveillé, toutes griffes dehors. 

Erwan Castel