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dimanche 26 mai 2019

Les oubliés de l'Europe / 1


Edouard Chanot est un reporter de l'agence Sputnik France, que j'ai eu la chance de rencontrer lors de son passage à Donetsk à l'occasion des cérémonies des 9 et 11 mai derniers (malgré le boycott imbécile des Néant and Co). Un premier article d'un grande qualité est paru cette semaine concernant cette guerre qui sévit au coeur de l'Europe depuis près de 2000 jours. Nous y retrouvons ici Nikola Mirkovic de l'association humainiatire Est-Ouest et Christelle Néant de l'agence DONI.

S'il fallait résumer en un seul mot ce Donbass c'est bien par cette résilience (qualité que j'avais relevé personnellemnent dès 2015 comme par exemple ici), est bien la force principale de des femmes et ses hommes russes qui dans leur Histoire leur a permis de triompher de toutes les guerres et infamies subies. 

Merci à Edouard Chanot pour ce reportage de qualité.

Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik 

"Les obus cesseront-ils de tomber dans le Donbass? Car si le nouveau Président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré vouloir un cessez-le-feu, la guerre perdure dans cette République rebelle dont l'Occident semble détourner le regard. Sputnik s’est rendu sur le terrain. Reportage.

Le cessez-le-feu dans le Donbass sera «la première tâche» de son mandat: le 20 mai lors de son investiture, le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmait ses intentions pacifiques pour l'Ukraine de l'Est. Une rupture à Kiev, tant ces intentions rompent avec la virulence de son prédécesseur, le très va-t-en-guerre Petro Porochenko. Mais des intentions qui seront mises à l'épreuve.

Car le conflit perdure depuis le printemps 2014,  depuis que l'Est du pays s'oppose par les armes au gouvernement issu du Maïdan, mouvement ayant destitué Viktor Ianoukovytch, après qu'il ait refusé de ratifier un accord d'association avec l'Union européenne.

Depuis cinq ans, la paix en échec

Se sentant méprisée, la région majoritairement russophone conteste le virage vers Bruxelles et Washington de Kiev. La confrontation s'intensifia quand la Rada, le parlement ukrainien, eut abrogé le statut de langue régionale officielle du Russe le 23 février 2014. Le 7 avril, la République populaire de Donetsk proclama son indépendance, et l'armée ukrainienne y intervint alors avec brutalité, craignant ce qu’elle estimait être une contagion de l'annexion de la Crimée par la Russie en mars. Un conflit d'une violence oubliée en Europe depuis la guerre du Kosovo.  

Cinq ans plus tard, en dépit des accords de Minsk de février 2015 qui devaient mettre un terme aux bombardements, et bien que la violence soit sensiblement circonscrite depuis 2017, les obus tombent et tuent encore. Les chiffres s'élèvent désormais à 13.000 morts selon l'ONU, dont 4.000 civils. A ces derniers s'ajoutent 10.000 blessés. 

Une tragédie dont on détourne le regard en Occident, rejetant les causes sur Moscou, à l'image d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel, exigeant le 21 mai «des gestes» de la part de Vladimir Poutine pour «créer un dialogue», après que celui-ci ait signé le décrêt facilitant l’obtention de passeports russes aux habitants du Donbass.

Reportage exclusif :

Alors comment les Donbassiens survivent-ils? Pour le savoir, Édouard Chanot a suivi début mai 2019 Nikola Mirkovic, de l'ONG Ouest-Est, qui est venu en aide à des orphelins, des personnes âgées et des familles de victimes, le long de la ligne de front. Édouard Chanot fait partie de ces rares journalistes français à s'être rendu dans cette zone de guerre, dans la République autoproclamée de Donetsk. «A la rencontre de ce peuple à la résilience extraordinaire», nous dit-il. 

Source de l'article : Sputnik France 

jeudi 1 juin 2017

L'Histoire ne ment pas !

La vérité de l'Histoire survit toujours 
à l'Historiographie des propagandes.


Lorsqu'on parle Histoire, surtout dans le domaine public de l'enseignement ou de l'information par exemple, on s'aperçoit que sa vulgarisation est souvent accompagnée également d'une partialité déformant les événements du Passé pour mieux servir les idées du Présent.

C'est la fragilité de cette frontière entre vulgarisation et propagande (dans le sens négatif du terme) qui a tenté le Politis de vouloir contrôler le contenu de l'information historique.

Car si l'Histoire est un pilier fondateur de l'identité, il es également une fenêtre sur la Vérité, et dont l'ouverture dérange alors les différents colonialismes de la pensée des régimes totalitaires bien sûr mais également des régimes occidentaux dont la légitimité de l'ambition universaliste repose souvent sur la fondation de "mythes nationaux" réécris pour servir une opinion et non la Vérité.

C'est toute la fracture entre l'Histoire, cette science des faits du passé basée sur des travaux de recherche et un révisionnisme ininterrompus et l'Historiographie qui en fixe définitivement une interprétation intéressée.

Depuis le début de cette crise ukrainienne, le nouveau pouvoir kiévien né du putsch du Maïdan de février 2014 n'a eu de cesse que de vouloir imposer une vision identitaire ukrainienne ethno-centrée généralisant l'enclave galicienne rajoutée récemment au pays et expurgeant en revanche sa composante russe pourtant majoritaire et originelle...

On voit tous les jours dans cette Ukraine de plus en plus brune cette politique d'éradication forcée de l'Histoire russe, pourtant fondatrice de la nation ukrainienne :changement des toponymes, destructions des statues, ostracisation de la langue russe, censure des auteurs russes etc...

Et pourtant la réalité est là, et pas seulement dans les livres d'Histoire que les hystériques du Maïdan ont commencé à interdire, mais aussi et surtout dans l'identité des peuples composant l'Ukraine et dont la majorité se réclament appartenant au Monde Russe.

Voilà pourquoi régulièrement, au sujet de la Crimée ou du Donbass, on entend certains psychopathes du gouvernement de Kiev prôner un "dépeuplement" pur et simple de ces régions russes... Et quand bien même ces délires totalitaires et criminels seraient réalisable il n'en resterait pas moins moins la mémoire des pierres et du paysage façonnés par l'âme russe !!!

Christelle Néant a réalisé pour DONi la première partie d'un rappel historique, synthèse intéressante des faits historiques réels et qui ont dessiné, n'en déplaise aux excités bandéristes ou autre tartuffes nationalistes, l'identité slave de cette immense terre bordant entre Eurasie et Occident le Dniepr et la Mer Noire...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Observation : alors que j'ai toujours soigneusement et visiblement cité mes sources, des personnes ont récemment dénoncé des partages d'articles de DONi réalisés sur mon blog, sacrifiant la cause commune à l'intérêt personnel. Je regrette infiniment cette censure qui révèle d'abord chez ses auteurs une incohérence entre l'engagement déclaré et les actes réalisés (mais nul n'est parfait n'est-ce pas ?)  
Malgré tout, ne pratiquant ni la censure, ni la reductio ad hominem qui sont à mon avis des signes extérieurs d'une faiblesse intellectuelle refusant débat et critique, j'ai décidé de poursuivre ces partages d'articles lus ailleurs, dès lors que je les estime intéressants et servant à la libération de la Vérité sur le Donbass.

A bon entendeur, salut !

Erwan

L'article : 
La guerre du Donbass, les origines historiques profondes (1)

Article de Christelle Néant

Pour lire l'article suivre le lien ci dessus car : 

Les Tartuffe et les Torquemada ne sont pas encore sortis de leur cour d'école maternelle !!!

Comme je l'avais signalé observation, je choisi sur ce blog de publier les articles que j'estime servir la cause du Donbass y compris ceux des psychotiques du monopole de l'information qui viennent de prouver (une fois de plus) qu'ils ne sont que des Tartuffe venus reproduire dans le Donbass la dictature de la pensée unique qu'ils prétendent combattre.

Il s'agit du 3ème article de DONi censuré sur ce blog ! prouvant s'il en était besoin qu'il existe même du côté de la République de Donetsk des personnes pitoyables qui sacrifient la cause commune sur l'autel de leurs egos personnels et surdimensionnés.


Ceci est d'autant plus pathétique que je leur reconnais par ailleurs (et souvent) des mérites et même un talent certain dans le domaine de la réinformation (sinon je ne les partagerai ni ne les citerai ici) mais comme dit Brassens : "Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con : on est con !"

Malgré l'abjection de leur objection possédée par une volonté hystérique de monopoliser l'information je continuerai a citer les liens de leurs articles sélectionnés sans le texte mais en rappelant au lecteur les raisons de cette castration qui relève d'un débilisme intellectuel incohérent avec l'engagement idéologique officiellement annoncé...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

*
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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..

Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan






dimanche 23 octobre 2016

Quand la propagande devient imposture

Elena Volochine, la journalope du mois


Il y a propagande et propagande...

Lorsque l'information est liée au pouvoir par affidation politique ou dépendance économique, ses journaliste ne sont plus que des agents de communication servant d'autant plus la propagande officielle que la majorité de leurs statuts de contractuels ou pigistes les maintiennent dans une précarité sociale.

La propagande est permanente car le discours peut-être conscient et engagé ou inconscient et influencé par le seul fait qu'un journaliste regardera toujours les événements à travers le filtre de son éducation culturelle, religieuse et politique personnelle et aussi par exemple à travers la vision engagée de l'Histoire qui lui a été transmise par le système scolaire contrôlé par les gouvernements. 

Cette propagande est exacerbée pendant les périodes de tensions, de troubles, de confrontation politique mais surtout pendant les guerres. Cette "propagande de guerre" qui a été très bien décortiquée par Michel Collon connait 2 périodes : celle de l'avant guerre où les médias serves vont chercher à canaliser l'information afin de diaboliser l'ennemi, effrayer l'opinion, et la conditionner à l'éventualité d'une guerre; et celle e la guerre qui monopolise l'information en la consacrant à entretenir le sentiment patriotique et la notion de sacrifice. 

La propagande est donc une dimension inévitable du journalisme, mais on peut lui distinguer plusieurs déclinaisons, allant du journalisme engagé comme tel à celui de l'imposture délictueuse qui insulte la déontologie de ce merveilleux métier.

Dans la nouvelle confrontation qui a éclaté entre Moscou et Washington (depuis la Géorgie en 1991 mais surtout l'arrivée au pouvoir de Poutine en 1999), les occidentaux, rallumant les braises de la guerre froide, se sont lancés dans une croisade médiatique russophobe paroxysmique, dans laquelle la haine hystérique exprimée n'a d'égal que la stupidité pathétique des méthodes employées par une meute de "chiens de garde" qui n'ont jamais autant mérité l'haplologie de "journalope"

Engagé sur le front de l'information (n'ayant eu aucune formation dans le domaine, je ne prétendrai jamais être un journaliste contrairement à nombre d'amateurs mégalomanes) je n'ai jamais caché mon engagement pro-russe notamment à travers celui consacré depuis 3 ans au mouvement anti-maïdan et à la rébellion du Donbass. Mais malgré cet engagement total au sein de la République Populaire de Donetsk j'essaye de conserver mon indépendance et ma liberté, contrairement à certains camarades qui, confondant soutien et soumission, sont devenus les chiens de garde serviles d'un pouvoir politique, aussi admirable soit-il...

Car selon moi, l'éthique du journalisme qui est défini par la "charte de Munich"  en 1971, ne peut-être garanti si l'indépendance professionnelle du journaliste est compromise.


Une honte nommée Volochine


Je tiens à remercier Elena Volochine pôur son reportage réalisé pour "France 24", car il concentre en 10 minutes la quasi totalité des exemples permettant d'illustrer l'abjection de la propagande de guerre occidentale actuelle qui ne peut construire son argumentaire que sur un fatras de mensonges où le ridicule tout comme sa sœur la connerie ne semblent pas connaître de limite.

Pour couper court aux critiques hurlant que cet article n'est autre qu'une contre propagande pro-russe tout aussi mensongère, je donnerai donc en premier lieu la parole à un journaliste français pro-maïdan installé à Kiev et qui commente ainsi le travail de la Volochine :


Christelle Néant, de DONi press, agence qui est gravement mise en cause dans le reportage, a fait une  critique à chaud de ce "bidonnage" honteux diffusé par France 24, mais je pense qu'il est intéressant d'approfondir ce travail de manipulation mentale qui en toute logique devrait provoquer des sanctions professionnelles contre son auteure et le média qui l'a commandité et cautionné. 

Maintenant je vous invite a regarder ce reportage séquencé et critiqué : 

1 / La présentation


Dans cette première séquence ou le reportage est présenté et introduit, il est intéressant de la sémantique dogmatique utilisée par les journalistes de France 24 qui en s'appuyant sur une apparente neutralité rigoureuse soutiennent la théorie d'une aide militaire russe dans le Donbass présentée comme une certitude et bien sûr un crime perpétré par Moscou :


"Guerre de communication et de désinformation car Moscou ne veut pas reconnaître sont implication qui est pourtant évidente..." (00'40")

Pour commencer, la neutralité du reportage qui est suggérée dans sa présentation s'effondre dès la 40ème seconde dans une syntaxe où la partialité du regard transpire déjà comme une fièvre bubonique... car France 2 oublie qu'une "guerre de la désinformation" est au minimum duelle et l'annoncer en portant directement une accusation exclusive contre l'un des deux belligérants montre bien un engagement et un parti pris pour son adversaire...

Par orgueil (et stupidité) ces journalopes de France 24 qui placent leurs conclusions pré-écrites en introduction se définissent d'entrée de jeu plus compétents que les experts militaires du renseignement de l'OTAN qui eux reconnaissent n'avoir (depuis plus de 2 ans !) aucune preuve tangible sur "l'implication" de l'armée russe dans le Donbass. Des experts du renseignement allemand, italien, l'ont reconnu : l'armée russe n'est jamais intervenue dans le Donbass, comme l'explique le Général Gomart, le Chef du Renseignement français lors d'une audition à l'assemblée nationale le 25 mars 2015, ou le chef du renseignement ukrainien lui-même qui dénonce le 4 février 2016 la présence dans le Donbass depuis 2 ans de.... 56 soldats russes !

Mais laissons cette super journaliste de France 2 nous expliquer en 10 minutes ce que les observateurs de l'OSCE n'ont pas repéré en 2 ans. :


"Comme toujours la DNR accuse le camp ukrainien d'être à l'offensive" (01'26")

Volochine omet de mentionner les comptes rendus réguliers de l'OSCE qui inventorie quotidiennement dans ses rapports les zones bombardées qui pour plus de 70% d'entre elles se situent sur le territoire des Républiques du Donbass. La même OSCE a aussi constaté à 4 reprises cette année des bombardements ukrainiens réalisés sur les postes des observateurs chargés de la surveillance du cessez le feu (Aleksandrovka, Yasinovataya et Shirokino). Ensuite,  les principales offensives terrestres qui ont eu lieu cette année,se sont déroulées à Yasinovataya (mars) Aéroport (mai) Debaltcevo (juin) et Kominternovo (octobre) A chaque fois les ukrainiens ont été battus (sauf à Yasinovataya où la ligne de front a reculé) après avoir attaqué notre première ligne de défense. 

Depuis le mois de juin les bombardements ukrainiens, à part une courte accalmie en septembre, sont de l'ordre de 400 à 800 violations quotidiennes du cessez le feu occasionnant des victimes et des destructions quotidiennes... 

Alors oui, Elena Volochine, ne vous en déplaise, la DNR a toutes les preuves (confirmées par l'OSCE) et la légitimité d'accuser Kiev ! Et d'ailleurs mêmes si vous ne voulez pas les reconnaitre, vous aussi comme on peut le voir plus loin dans votre réquisitoire mensonger...


"Une guerre d'artillerie où les contacts avec l'ennemi sont rares" (02'15")

Pour justifier le matériel et les munitions en dotation au sein des forces de la DNR, Volochine essaye d'enfiler le masque d'un expert militaire pour réfuter les prises de guerre réalisées par les milices...

Sauf qu'elle oublie ce qui s'est passé de mai 2014 à mars 2015, à savoir, les redditions ou prises de toutes les casernes présentes dans le Donbass (police, armée, forces de frontières, sbu...) le ralliement aux milices avec armes et bagages de centaines de soldats et surtout les désastres des chaudrons (Sud, Iliovaisk et Debaltcevo) dans lesquels Kiev a perdu près de 40% de son parc blindé et artillerie par exemple...

Depuis cette époque effectivement la guerre du Donbass est "une guerre d'artillerie" et essentiellement du fait de Kiev qui tire chaque nuit des tonnes de munitions sur le front, tandis que les Républiques elles ne ripostent qu'en cas de nécessité de légitime défense.

Pour être honnête, il est vrai que les forces armées des Républiques qui étaient aux standards soviétiques, se sont alignées de leurs organigrammes jusqu'à leurs uniformes, sur un modèle russe au moment de leur modernisation, mais tout en continuant à se battre avec les matériels issus de la guerre (certaines unités hors mêlée sont encore équipées de SKS vieux de 60 ans !)

Pour finir, les Républiques conscientes de la problématique du ravitaillement des munitions, ont entrepris de moderniser et relancer la cartoucherie de Lugansk, engageant des frais qui seraient inutiles si la Russie assurait cette logistique...

Si Volochine, dans l'étude du conflit du Donbass veut étudier les ingérences des puissances étrangères auprès des belligérants, je l'invite plutôt à regarder les aides militaires étasuniennes, conseillers, instructeurs, matériels et même armements qui viennent même d'être officialisés par le congrès cette année (sans parler des contractors et mercenaires des pays de l'OTAN qui servent dans les rangs de l'ATO).. 
Mais cela demanderait de sa part de cette rigueur professionnelle et surtout cette honnêteté intellectuelle qui lui font cruellement défaut ! 


2 / L'accusation calomnieuse contre DONi Press


Volochine franchit ici les limites au delà desquelles la propagande partiale, encore acceptable si son engagement est déclaré, devient une imposture délictuelle qui réclame des sanctions professionnelles voire juridiques...


"Une mise en scène pour un prochain reportage" (00'15")

La scène se déroule à Zaitsevo, un village situé au Nord de Gorlovka et qui est bombardé quotidiennement depuis des mois.

Ici, le reportage de France 24 aborde le travail de l'agence de presse DONi dont nous apercevons dans le reportage Christelle Néant et Katia Katina qui travaillent pour elle. Si je sais émettre parfois des critiques vis à vis de cette jeune agence installée à Donetsk, je sais aussi reconnaitre la qualité du travail (que je partages souvent ici) et le dévouement de certains de ses membres.

Prenant ses impostures pour une généralité, Volochine accuse gravement DONi de réaliser des mises en scène mensongères afin d'accuser l'armée ukrainienne de violer le cessez le feu. Christelle Néant s'est expliquée précisément sur cette séquence du reportage, en signalant par exemple que l'un des 2 hommes surpris et enregistrés n'est pas en réalité un reporter de DONi mais "Anton" un volontaire servant dans les rangs de l'armée de la DNR.

Pour ce qui est de la conversation capturée, les russophones contactés repèrent que sa syntaxe qui est hachée révèle des collages évidents de plusieurs bouts de phrases pour un montage mensonger. Un technicien du son m'a également rapporté que la qualité de l'enregistrement, que Volochine veut nous faire croire réalisé par l'appareil porté en bandoulière par son technicien, est impossible à obtenir en plein air et avec les mouvements observés par le preneur de son.

Christelle Néant qui était présente lors de cette séquence s'explique en détail (08'00") sur ce bidouillage de France 2 : assemblages de conversations capturées à un autre moment (et qui concernaient une reconstitution de combat prévu à Saur Moghila près de la frontière russe) et présentées comme capturées sur le front à cet instant. Or sur la vidéo on voit nettement un troisième homme discuter mais "bizarrement" sa voix n'est jamais entendue sur l'enregistrement ! Autre miracle réalisé par France 2, on entend le commandant Altaï rire à la fin de sa prétendue capture son... or l'intéressé n'était pas présent au moment des faits...

Pour terminer avec ce bidouillage de France 2, il faut également relever qu'il se vante d'utiliser une technique d'espionnage (l'enregistrement à l'insu des personnes concernées) qui, si elle a sa place dans un roman de John Le Carré, est en revanche indigne d'un journalisme professionnel.

Bref, Volochine prend vraiment les téléspectateurs de France 24 pour des cons, et elle le confirme dans la foulée .


"Des ourals aux plaques d'immatriculations de l'armée russe" (00'45")


Volochine qui semble croire que sa parole est sacrée continue donc, toute honte bue, ses mensonges en affirmant par exemple que le camion militaire oural filmé a une "immatriculation de l'armée russe". 
Mensonge car "DK" suivi d'un numéro est précisément une immatriculation militaire de la République de Donetsk ! 

Comment accorder la moindre confiance à une personne ayant recours à ce genre de mensonge grossier et stupide ?


"La DNR a désormais son armée qui s'entraîne dans des camps à ciel ouvert" (00'56")

En dehors du fait que Volochine devrait nous expliquer où existe t-il des camps d'entrainement militaire couverts, cette précision allusive sous-entend que les blindés sont russes. Donc en plus de son public, France 2 prend aussi les services de renseignement de l'OTAN pour des cons qui n'ont pas été capables de nous sortir une seule photo de blindés russes dans le Donbass depuis plus de 2 ans, contrairement aux journalopes occidentaux qui nous inondent de ce genre de "fake" : 


Une photo d'archive de 2009 en Géorgie comme preuve d'un invasion russe en 2014 en Ukraine !



"Sous couvert d'anonymat, dans un témoignage rare, ce combattant accepte de raconter" (2'29")

Là et au vu des mensonges précédents, la pseudo interview sous couvert d'anonymat d'un milicien permet à Volochine de postuler au Guiness book du ridicule. En effet si l'anonymat est une requête fréquente rencontrée dans les reportages d'investigation, en revanche le décor de l'entretien et les détails révélés par l'informateur doivent permettre d'authentifier le lieu la qualité de l'informateur et ses informations. Or ici pas l'ombre d'un fait précis d'une date ou d'une preuve quelconque, il n'y a rien qu'un vague lieu commun d'une propagande de guerre, qui aurait pu être même enregistré derrière un rideau parisien, pour tenter de pimenter au montage un reportage en manque de sensationnel...


3 / La condamnation de l'action humanitaire russe !


Au fur et à mesure que le reportage se déroule, Volochine, malgré son patronyme slave laisse transpirer dans ses commentaires une russophobie psychotique telle, qu'elle en arrive à condamner une aide humanitaire dispensée aux populations bombardées du Donbass uniquement parce qu'elle vient de Russie ! 

Donc pour ce faire, Volochine qui est obsédée par les aides russes en DNR traverse au Nord de Donetsk une zone ravagée par la guerre, sans plus le remarquer et encore moins expliquer qui a bombardé. Tout juste évoque t-elle des bombardements qui daterait d'il y a 2 ans sans plus de précision !

Sur ce point précis Volochine, qui n'est plus à un mensonge près, oublie de préciser que dans ce secteur Nord de Donetsk, les bombardements continuent depuis les combats de l'hiver 2014-2015 et que chaque semaine des obus continuent de tomber dans le quartier qu'elle visite. Il suffit de consulter les rapports militaires quotidiens de la DNR et même l'OSCE pour le constater où d'y vivre comme moi depuis 6 mois. 

La Russie aide effectivement la population bombardée du Donbass et c'est tout à son honneur ! Depuis le début du conflit, un quarantaine de convoi de centaines de camions ont fait parvenir de l'aide alimentaire et médicale, des vêtements, équipements de vie courante etc... dans le Donbass.. Depuis la réouverture des liaisons ferroviaires entre Russie et Donbass, effectivement des matériaux de construction qui sont certainement acheminés dans les Républiques afin de pouvoir reloger des familles ayant perdu leurs maisons ou réparer des habitats endommagés.

Oser critiquer une telle action humanitaire relève autant d'une stupidité sans borne que d'une immoralité fanatique

Et surtout, la Volochine au lieu de cracher son fiel comme une possédée devrait d'abord lire le protocole des accords de Minsk, dont le point 7 demande à "garantir l'aide humanitaire dans le Donbass" !


4 / L'invention du désert économique


La mauvaise foi continue en prétendant dévoiler des circuits indirects utilisés par la Russie pour assurer une activité bancaire et économique via l'Ossétie du Sud, (mais qui enverrait dans le même temps des véhicules militaires russes identifiables à travers la frontière !) 
Volochine continue à nager en plein délire, et pourtant le volet économique est un sujet intéressant comme par exemple la fermeture des établissements bancaires menacés par les sanctions occidentales, ou le blocus économiques ukrainien qui a coupé les salaires des fonctionnaires y compris dans le hôpitaux et les écoles ainsi que les pensions de retraite etc... Autant de situations dramatiques qui justifieraient à elles seules des restaurations économiques russes même par pays tiers interposé...


"Au marché la plupart des stores sont baissés" (01'26")

Mayak est l'un des nombreux marchés de Donetsk. Il est essentiellement spécialisé dans la téléphonie et la micro-informatique et ferme en milieu d'après midi et le lundi. La prise de vue de ce marché réalisé par Volochine est intentionnellement faite pendant les heures de fermeture des magasins pour illustrer ainsi un autre lieu commun de la propagande de guerre occidentale qui prétend que Donetsk est une cité vidée de ses habitants et dont l'économie vit au ralenti ! 

Or voici par exemple une photo prise sur un marché de Donetsk situé pourtant à portée des canons ukrainiens qui chaque matin accueille plusieurs milliers de visiteurs...




5 / L'entretien où Volochine persiste et signe 



Dans le très court entretien qui suit le débat, Volochine esquive rapidement le sujet de son reportage pour se concentrer sur le prétendu effondrement de l'économie russe, occasionné par les sanctions occidentales et l'effondrement du cours du pétrole (comme si ce dernier n'était pas contrôlé par Washington via l'Arabie Saoudite par exemple), avant que le journaliste ne la recentre sur le Donbass.


"Les usines ne fonctionnent pas" (01'22")

Et hop ! encore un mensonge de Volochine qui répète les lieux commun de la propagande kiévienne et d'autant plus inadmissible qu'étant venue sur place elle aurait pu enquêter sur le sujet ! Mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir 

Dans le Donbass, l'économie, certes ralentie en 2014 par la guerre, continue de fonctionner et la production est toujours là, des produits alimentaires aux ressources énergétiques. Si on prend l'exemple du Charbon qui est le secteur phare du Donbass. Avant le guerre l'oblast de Donetsk produisait 2,8 millions de tonnes de charbon par mois. 

En 2014, la guerre et surtout la perte dans les territoires occupés par Kiev d'importants complexes miniers notamment au Nord de Donetsk, de Avdiivka jusqu'à Slaviansk  a considérablement fait chuter la production. Mais en 2015 un programme industriel restauré a permis de relancer l'activité minière sur les 88 mines présentes sur les territoires des Républiques pour atteindre le million de tonnes mensuel dès 2015 et le dépasser en 2016. 

Aujourd'hui le Donbass, non seulement produit sa propre consommation mais se permettait même d'exporter en direction de l'Ukraine jusqu'à ce que cette dernière augmente ses bombardements (la DNR a envoyé par exemple 300 tonnes de charbon à l'Ukraine en juillet) 


"il doit y avoir des élections mais seulement dans le cadre de la législation ukrainienne" (03'41")

Pour terminer cet entretien Volochine nous offre pour ceux qui ne l'auraient pas encore repéré, une démonstration de sa mauvaise foi et de son cynisme mis au service d'une information partielle et donc partiale . Si cette journaliste de France 2 a effectivement raison quand elle précise que les élections locales engagées par les Républiques du Donbass ne s'inscrivent pas dans le cadre législatif ukrainien demandé par les accords de Minsk (point 4: "Entamer un dialogue sur la réalisation d'élections locale et désignation des territoires concernés"), elle oublie de mentionner que c'est Kiev qui en est responsable.

En effet les nouveaux accords de Minsk signés le 11 février 2015 prévoyaient la finalisation de leur feuille de route pour la fin de la même année, mais, hormis une stabilisation de la ligne de front,  rien n'a évolué depuis 2 ans, entre autre parce que :

  • Kiev, en violation du point n°1, ne cesse de bombarder quotidiennement la population civile et d'attaquer régulièrement les positions républicaines;
  • Kiev, en violation du point n°8 ,continue de maintenir un blocus économique contre les populations du Donbass;
  • Kiev, en violation du point n°10, mainitient et même renforce les unités de mercenaires étrangers sur le front du Donbass;
et surtout :
  • Kiev, en violation des points N°4 et 11, refuse de réformer sa constitution pour permettre la mise en oeuvre d'élections locales et la définition d'un statut spécial

En plus d'être une collabo de Washington et Kiev, ce qui est pathétique chez cette femme, que Gérard Depardieu avait légitimement affublée en juin 2013 du juste nom de "salope", c'est l'amateurisme de son travail, aussi je l'invite à relire les commentaires de son mentor le docteur Goebbels qui, contrairement à elle, avait au moins un talent certain dans la manipulation mentale des foules.

Quant au média France 24, à la pointe de la merdiacratie, il n'en est pas à son premier coup d'essai ni au dernier d'ailleurs comme l'a relevé récemment Sébastien Hairon qui épingle un nouveau reportage collabo sur l'Ukraine diffusé récemment.



Quand la propagande est détruite par ses propres impostures 


Pour conclure et en m'excusant de la longueur de cet article, je pense sincèrement que la notion de propagande peut cependant être compatible avec le travail de l'information à condition :
  • Que l'engagement idéologique soit clairement annoncé
  • Que les faits ne soient pas déformés ou pire inventés de toutes pièces
  • Que le message soit étayé par un argumentaire vérifiable 
Cela demande au journaliste ou la personne qui prétend faire de l'information, de travailler vraiment, en réalisant un travail analytique fondé sur une recherche approfondie et souvent longue, ainsi que de posséder une culture politique et historique solide...

Ce qui ne semble pas évident en 2016, au vu des évolutions du journalisme qui pour mieux contrôler cette société du spectacle en devient lui même un pur produit stupide, additionnant sans honte incompétences, superficialité et servilité...

Mais le plus grave reste certainement l'existence d'un public se gavant de ces impostures bellicistes...

Erwan Castel, volontaire en Novorosiiya




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S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

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lundi 26 septembre 2016

Faire monter le roi sur son trône

Porochenko recule pour mieux tomber 


Cette rentrée 2016 aura été marquée par un sensible retour au calme sur le front du Donbass, où bien que n'étant pas respecté par Kiev, la trêve décidée le 1er septembre a donné lieu a une diminution importante des violations du cessez le feu (à moins de 100 tirs quotidiens en moyenne)

Parallèlement à cette accalmie militaire relative, ,nous avons pu observer une relance de l'action diplomatique amorcée lors du sommet du G20 en Chine entre les présidents russe francais et allemands et portée par les Ministres des affaires étrangères des deux derniers à Kiev.

Porochenko le dos au mur et au bord du gouffre 

Cette visite qui pour le moment n'a pas encore porté ses fruits est cependant importante car les propositions du Ministre francais Jean-Marc Ayrault et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier marque un virage important dans le discours tenu par les occidentaux dans ce dossier.
Les occidentaux en effet, alors qu'ils s'étaient jusqu'à présent distingués par un alignement servile sur la politique de Washington et une confiance absolue dans celle menée par Kiev, ont évoqué, au grand dam de Porochenko and Co, pour la résolution du conflit dans la Donbass la nécessité :
  • De valider des élections locales dans le Donbass
  • De mettre en oeuvre la loi d"amnistie
  • D'organiser un statut spécial pour Donetsk et Lugansk
Ceci est certainement la conséquence du sabotage des accords de Minsk et de la mendicité agressive organisés par Kiev et qui finit même par irriter aujourd'hui ses partenaires de l'Union Européenne dont les projets d'investissements en Ukraine attendent depuis 2 ans une stabilisation du pays.

Pour mettre en oeuvre ces 3 points essentiels, Porochenko sera obligé de revenir sur ses propres rodomontades récentes et, provoquant certainement la ire de son aile radicale, engager une réforme de la constitution ukrainienne sans laquelle les accords ne peuvent être mis en oeuvre.

Et c'est là que cela risque de coincer du côté du Président car pour beaucoup d'ukrainiens encore accrochés à l'illusion de l'intégrité territoriale de leur pays aux frontières artificielles en plus d'engager une reconnaissance des Républiques de Donetsk et Lugansk ce serait ouvrir une boite de Pandore car vraisemblablement les autres régions de l'Ukraine demanderaient également l'accès au statut spécial, que ce soit pour des raisons identitaires ou oligarchiques.

En attendant la roue tourne, et "les accords de Minsk doivent maintenant avancer car il n'y aura pas de plan B" martèlent les diplomaties occidentales qui demandent à Porochenko d'engager la réforme constitutionnelle amorçant cette décentralisation avant la fin de l'année
(elle devait initialement être faite avant la fin 2015) 
La balle est donc dans le camp de Kiev qui vient de bénéficier de la réactivation des aides du FMI et du renouvellement des représailles économiques occidentales consécutives au retour de la Crimée en Russie, soutiens que les ministres allemand et francais ont conditionnellement  liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk.

L'acceptation de ces propositions occidentales, pour débloquer les accords de Minsk, serait considéré comme une trahison nationale du gouvernement, et ce projet est aujourd'hui jugé inacceptable non seulement par l'aile radicale qui le considère comme un "plan de capitulation" (Oleh Liachko, chef du Parti radical) mais également par le propre parti du Président Porochenko, le Bloc Petro Porochenko, qui considère irréalisable ces accords et accuse même les ministres français et allemand de faire le jeu du Kremlin.

Menacé par son aile radicale qui mène le "parti de la guerre" et par ses oligarques qui veulent protéger leurs fiefs, Porochenko cherche à gagner du temps lâchant du lest millimètre par millimètre pour tenter de conserver son pouvoir. Par exemple il vient d'accepter le processus d'amnistie et de libération mutuelle des prisonniers détenus de chaque côté de la ligne de front. Cette action fait certes partie des accords de Minsk mais surtout c'est un point (et peut-être le seul) sur lequel Porochenko peut espérer obtenir un consensus car concernant aussi la libération des prisonniers ukrainiens les membres du parti de la guerre ne peuvent s'y opposer. Quant aux autres points, qui touchent à des questions territoriales et de souveraineté il probable que leur simple évocation à la Verkhona Rada déclenche de nouveaux pugilats dans la meute des représentants ukrops.


Quand les occidentaux prêchent le vrai pour imposer le faux

Les ministres allemand et francais en visite dans le Donbass ukrainien, avec Pavel Zhebrivsky  (a gauche)
C'est ici que nous pouvons nous demander quelles sont les intentions réelles des représentants occidentaux venus négocier cette hypothétique réanimation des accords de Minsk, d'autant plus que la position des USA, qui restent le chef d'orchestre de la diplomatie occidentale, révèle quant à elle une dissonance importante avec le discours présenté par ses partenaires intervenant à Minsk. En effet, d'une part les tensions entre Moscou et Washington ne cessent d'augmenter comme en témoigne la situation du conflit syrien, et et autre part les faucons étasuniens continuent a pousser leurs pions militaro-industriels en Ukraine et l’encouragent à la guerre (en autorisant la vente d'armes létales à l’Ukraine par exemple)

Donc nous pouvons affirmer que :
  • Fanatiques invétérés du système libéral économique auquel ils se sont volontairement soumis, la France et l'Allemagne espèrent certainement dans une progression des accords de Minsk pouvoir désengager progressivement les représailles économiques contre Moscou et qui les sanctionnent eux-même sérieusement au milieu d'une crise économique déjà grave. Le simple fait de corréler ces "sanctions économiques" anti-russes aux accords de Minsk est révélateur de cet objectif non avoué car ces représailles sont d'abord consécutives au retour de la Crimée et ensuite, la Russie n'est pour rien dans l'enlisement de la situation dans le Donbass.
Mais,
  • L'évolution du pouvoir ukrainien issu du Maïdan en système totalitaire national oligarque ethno centré ne fait que se confirmer et montre que Porochenko n'a joué dans sa réalisation qu'un rôle de préparateur "modéré" politiquement acceptable. Or ce dernier, qui s'accroche désespérément et logiquement à son pouvoir, est devenu aujourd'hui inutile aux ambitions étasuniennes pressées par leur calendrier anti-russe. Il faut donc pour Washington éjecter sa marionnette et passer à l'étape suivante avec des nouveaux fantoches qui en apparence seront plus indépendants de la Maison Blanche à l'image des djihadistes actuels en Syrie qui servent toujours ses intérêts sans en porter les couleurs.
Donc la conclusion pessimiste qui s'impose mais qui malheureusement est hautement probable est que les ministres Ayrault et Stenmeier, sont venus jouer un simulacre de conciliation qu'ils savent voué à l'échec, soit parce que Porochenko va engager une nouvelle stratégie de freinage et saboter encore les accords, soit parce qu'il va subir un inévitable coup d'état en tentant leur passage en force.



Je pense que les occidentaux recherchent la deuxième solution et cherchent à en finir avec l'impopulaire Porochenko qui ne leur sert plus à rien sauf peut-être a provoquer un nouveau coup d'état collabo. Ce coup d'état s'il reste risqué quant à ses suites les déresponsabiliserait d'un retour (espéré mais non avoué) à une guerre inévitable tout en pouvant la limiter à l'Ukraine. 

Enfin et surtout cette perspective conforterait secrètement, par une nouvelle équipe de Kiev plus radicale, la stratégie russophobe étasunienne engagée en Ukraine et que l'échéance électorale américaine et la détérioration de la situation syrienne rendent urgente...

Savchenko, l'hystérique nationaliste ingérable que Poutine a relâché des prisons russes vers l'Ukraine comme on lance une grenade dégoupillée, a d'ailleurs encore récemment appelé à un troisième Maïdan pour renverser Porochenko tout en défendant la décentralisation pour toute le pays qui permettrait le renforcement des fiefs nationalistes et maintiendrait le Donbass, dont elle sait le contrôle militaire impossible, dans l'Ukraine.

Porochenko ne peux plus reculer comme il le fait depuis février 2015, date de la signature des accords de Minsk 2 et doit aujourd'hui assumer ses responsabilités et ses engagements, poussé sur un trône en forme de guillotine par ses parrains occidentaux qui veulent parier sur le pire... Cette tactique de "faire monter le roi sur son trône" pour mieux l'en faire descendre n'est pas pour déplaire aux nationalistes radicaux qui n'attendent que ca pour renverser un président jugé trop faible à leur goût...

En attendant il faut prendre ce qu'il y a à prendre à savoir l'accalmie sur le front qui profite aux familles du Donbass et le possible retour des prisons ukrainiennes des détenus des Républiques de Donetsk et Lugansk dans le cadre de l'amnistie proposée.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Rapport de situation hebdomadaire de Christelle Néant

observation : La cause commune étant pour moi supérieure aux délires psychotiques individuels je continuerai à partager le travail de tous les acteurs de la réinformation y compris ceux qui pratiquent à mon encontre une censure ad hominem hystérique...


Plan de la vidéo

SITUATION MILITAIRE
00'34" - Bilan des bombardements ukrainiens sur la semaine écoulée
01'36" - Pertes hors combat ukrainiennes
02'30" - Commandos de l'armée polonaise dans le Donbass et vote du sénat américain
03'29" - Changements récents dans le niveau des bombardements

SITUATION POLITIQUE
04'05" - Accord de désengagement des forces signé à Minsk
05'04" - Proposition écrite d'échange total des prisonniers
06'51" - Approvisionnement en eau de la République Populaire de Lougansk
07'17" - Savtchenko et le pouvoir ukrainien
08'03" - Analyse de l'évolution de la situation en Ukraine
12'11" - La campagne des primaires dans le Donbass

SOCIETE
12'48" - Aide humanitaire de 'armée de la République Populaire de Donetsk à un orphelinat

DIVERS
13'52' - L'enquête sur le crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LA A KIEV
16'45" - Le cirque à la Rada
17'20 - Bagarres musclées et menaces entre députés à la télé ukrainienne

CRIMEE ET ELECTIONS EN RUSSIE
18'36" - La position de l'Ukraine concernant les élections législatives russes.
19'53" - Conclusion et rappel concernant le voyage pour les francophones dans le Donbass