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mardi 5 juin 2018

Esclaves économiques et chair à canon


Décidément les peuples occidentaux sont les otages d'une politique sacrificielle hallucinante menée en Europe par les USA via leurs affidés militaires et financiers. D'un côté Washington engage contre les européens, dont les entreprises sont déjà soumises aux traités de libre échange imposés par une servitude volontaire, une guerre économique; mais de l'autre côté L'OTAN, commandée par les USA demande à ces mêmes européens d'envoyer leurs soldats vers les frontières russes dans une obéissance aveugle au service d'une russophobie belliqueuse. 

Ainsi voit-on en ce début juin 2018 les européens mobilisés autour de nouvelles taxes d'importations étasuniennes sur l'acier et l'aluminium, mais aussi pour les exercices interalliés "Saber Strike 2018" dirigés contre la Russie ! Et même si les taxes étasuniennes réveillent la défense économique européenne qui pour une fois semble unanime, il semble cependant que les jeux soient fait car les gouvernements occidentaux ont abandonné aux institutions supranationales l'essentiel de leurs souverainetés économiques et même militaires.

Imposées par un environnements de crises multiples organisées, ces deux servitudes militaire et économique au service de la thalassocratie anglo-étasunienne paralysent les ambitions européennes et transforment leurs territoires en colonies étasuniennes ou les populations sont des troupeaux de consommateurs individualisés ou de chair a canon regroupés pour une nouvelle grande boucherie, cette fois dirigée contre l'insoumise Russie.

L'OTAN est qui plus est le point de rencontre de ces 2 esclavages économique et militaire imposés aux européens, notamment avec la demande expresse de Washington d'augmenter leurs budgets militaires. Pour ces derniers alors que le chiffre de 4% est évoqué souvent, le plancher des 2% du PIB national consacrés à la défense ne réussit  pas à être atteint par de nombreux pays membres de l'alliance.

Malgré cette période de crises multiples sur fond d'effondrement économique du système occidental, l'OTAN continue comme si de rien n'était et même multiplie en fréquence, importance et coûts les manœuvres et exercices interalliés, qui sont aujourd'hui dirigés essentiellement contre la Russie désignée par les derniers sommets de l'alliance "la menace principale menaçant l'Europe".

Ainsi le 3 juin les exercices interalliés "Saber Strike 2018" ont débuté vers les frontières russes, mobilisant 18 000  hommes et 5000 véhicules appartenant à 19 pays, membres ou alliés de l'OTAN dont un très important contingent polonais au premier rang.

La période de ces manœuvres "Sabre Strike" (avant le mondial de football en Russie) le théâtre européen où elles se déroulent (autour de l'exclave de Kaliningrad et sur les frontières russes) coïncide juste avec celle où une forte probabilité d'offensive ukrainienne est annoncée dans le Donbass. 

Au milieu de ces exercices de plus en plus nombreux, on observe également une augmentation de la militarisation des pays de l'Europe de l'Est par les forces étasuniennes via l'OTAN, et particulièrement en Pologne (qui vient de signer un contrat d'acquisition de systèmes antiaériens US "patriot") où un contingent de 6000 soldats doit s'installer de façon permanente. 

La Pologne qui est entrée dans l'OTAN en 1999 vient en effet de passer à une vitesse supérieure dans l'élargissement de l'organisation militaire étasunienne en Europe en organisant l'accueil de nouvelles bases américaines pointées vers la Russie : 
  • mars 2010 : Contrat d'acquisition du système d'armes "Patriot" pour 8.5 milliards d'euros,
  • juillet 2016 : Au sommet de l'OTAN pour la 1ère fois à Varsovie, la Russie est qualifiée d'ennemi,
  • mai 2017: Déploiement d'un nouveau quartier général étasunien en Pologne
  • mai 2018: La Pologne prête à injecter 2 milliards d'euros pour l'implantation d'unités blindés US,
  • 2018 : construction d'une base de missiles "Aegis"  prétendue défensive et pointée vers la Russie
  • etc...
Il faut noter que ces mesures bellicistes et russophobes provoquent non seulement de la part de Moscou des vives réactions, mais également des inquiétudes et des protestations au sein des populations des anciennes Républiques Socialistes soviétiques qui se voient à nouveau plongées dans une nouvelle guerre froide menaçant leur sécurité.

Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg a beau répéter à qui veut l'entendre que ces exercices et ces nouvelles infrastructures et déploiements étasuniens en Europe ne cherchent pas à provoquer l'escalade d'une nouvelle militarisation de l'Europe dans son ensemble, force est de constater que les faits provoqués par son organisation prouvent le contraire !

Et pendant ce temps là, la majorité des occidentaux regardent ailleurs, vers des sujets beaucoup plus graves comme la retransmission des matchs de foot ou la cueillette de passeport d'un grimpeur migrant...

Erwan Castel



samedi 25 juin 2016

Quand le bouclier devient glaive !

De la mythologie grecque à la mystification étasunienne

Aégis, le bouclier de Zeus qui plus tard, orné de la Gorgone arme le bras d'Athéna, la déesse de la guerre
Pétris d'un héritage symbolique où les armes des héros du Passé, rejoignent par leurs noms les grands mythes fondateurs du Monde, les militaires aiment toujours choisir une sémantique évocatrice pour baptiser leurs opérations ou leurs armes modernes. Et les soldats américains, avec naïveté et arrogance, respectent cette tradition universelle laissant ainsi parfois des indices qui ne trompent pas et dévoilent, au delà des discours hypocrites de la langue de bois diplomatique du Département d'état, la réalité de leurs intentions hégémoniques. 

Ainsi de ces grandes manœuvres de l'OTAN menées début juin 2016, officiellement destinées a tester une réaction défensive des pays européens mais qui de fait a porté dans un mouvement offensif leur nom évocateur "Anakonda" jusqu'aux portes de la Russie. Ce nom -en polonais- "Anakonda", n'est pas le caprice d'un général herpétophile mais bien l'expression zoomorphique tout autant que guerrière de la stratégie d'enserrement de l'Empire du milieu ("contaitment") si chère aux thalossacraties anglo-américaines depuis la fin du XVIIIème siècle.

Il en est de même des systèmes d'armes élaborés par l'industrie militaire étasunienne comme par exemple et pour rester dans le cadre géostratégique de l'Intermarum de l'Est européen, le système de combat "Aégis", présenté comme un ensemble défensif de "radars et différents armements tel que des missiles anti-navire et missiles anti-aérien". 
Or, le nom de baptême,"Aégis", de ce système de combat est emprunté à la mythologie grecque qui nous révèle que cette arme merveilleuse de Zeus et Athéna, représentée souvent sous la forme d'un bouclier défensif, s'avère dans les faits une arme offensive des plus redoutables.

Ornée de la tête hideuse de la Gorgone ou de Pallas, selon les versions du mythe, l'égide (Aégis) est en fait dans les récits mythologiques, et qu'elle soit servie par Zeus, Athéna ou Appolon une arme qui "déclenche le tonnerre et les éclairs, semant ainsi la terreur parmi les mortels" et préside même à la destruction de Troie.


En 1969, face à la menace des missiles anti navires, le marine de guerre étasunienne va développer l'ASMS (Advanced Surface Missile System) "Aégis" et qui va connaitre par la suite des améliorations et des variantes multiples. Ce système d'armes embarqué à bord de croiseurs et destroyers de plusieurs flottes occidentales (USA, Japon, Espagne, Corée du Sud, Australie, Norvège) n'était connu que des experts militaires jusqu'à l'éclatement de la crise ukrainienne.

Ce système d'armes embarqué est composé :
  • D'un radar tridimensionnel d'acquisition et de poursuite AN/SPY-1D
  • De lanceurs verticaux MK41 du constructeur Lockheed Martin
  • Des missiles intercepteurs SM-3 développés par la société américaine Raytheon,

Dernières versions du missiles SM3 capables d'emporter des charges conventionnelles et nucléaires


Une version terrestre de ce système baptisée ("Aégis Ashore") a été conçue récemment. Plus stable et précise, cette version sera prochainement doté de la dernière version du missile SM3 Block IIA aux performances améliorées :
  • Portée opérationnelle : 2 500 km
  • Plafond : 1 500 km
  • Vitesse : 4,5 km/s (Mach 15,25)

Une présentation du système d'arme Aegis embarqué


Une nouvelle crise des missiles entre Washington et Moscou

"Le système anti-missiles des Etats-Unis est une menace 
pour la Russie et pour le monde" Vladimir Poutine
Le chef de l'Etat russe, lors de son allocution annuelle 
à la Douma, le 4 décembre 2014 a évoqué le système américain 
antimissile et les menaces qu'il représente pour la Russie. 

Provoqué par le coup d'état du Maïdan et les sécessions légitimes consécutives de la Crimée et du Donbass, le nouveau bras de fer qui oppose Moscou à Washington dans cette région stratégique de l'Intermarum (entre Mer Baltique et Mer Noire) a pris depuis quelques semaines la dimension d'une nouvelle "crise des missiles", 55 ans après celle de Cuba Quand Nikita Kroutchev avait lancé le déploiement à Cuba de missiles soviétiques au large des côtes américaines en réponse à ceux déployés par Washington en Turquie.

Cette nouvelle crispation de dimension nucléaire est cette fois du côté de Moscou, du fait du comportement belliciste de Washington, car non seulement l'OTAN a étendu son territoire vers l'Est jusqu'aux frontières de la Russie (en violation de la promesse donnée par Reagan en 1989) mais Washington y installe maintenant des systèmes d'armes stratégiques dont la portée des radars et des missiles couvre de nombreux centres vitaux de la Fédération. 

L'extension de l'OTAN, cette organisation "défensive" occidentale 

Ainsi le 12 mai 2016 a été inauguré sur la base aérienne de Deveselu, en Roumanie le premier site de missiles "Aégis Ashore Missile Defense System" d'un coût de 800 millions de dollars et qui était déjà opérationnel depuis décembre 2015. Un deuxième site identique, est en construction à Redzikowo en Pologne. Ces bases s'inscrivent dans un programme de développement d'un réseau Aégis plus vaste comprenant déjà une station radar en Turquie, en Italie, un poste de commandement en Allemagne et des navires lanceurs présents régulièrement dans les mers Baltique, Noire, Adriatique et Méditerranée (notamment sur la base navale de Rota en Espagne). Les USA ont prévu de disposer d'ici 2020 d'une centaine de navires (Croiseurs et destroyers) équipés du système de combat Aegis

Jusqu'à cette année le déploiement du "bouclier Aégis" était officiellement dirigé contre une menace iranienne ce qui aux yeux de nombreux experts et analystes n'est pas crédible, et lorsque le projet de sites de missiles Aégis, dans leur version terrestre, a été annoncé personne n'a été dupe qu'ils seraient dirigés vers Moscou et non vers Téhéran. 
D'ailleurs, le 13 mai 2016, au lendemain de l'inauguration e la base "Aegis ashore" de Roumanie, le Président Obama à Washington a lui même justifié la relance du programme Ballistic Missile Defence Système in Europe (BMDE) afin de faire face à « la présence croissante et la posture militaire agressive de la Russie dans la région baltique/nordique ». 
Observons qu'en disant cela le Président des USA a désavoué son vice-secrétaire américain à la Défense Robert Work qui la veille niait en Roumanie que le système visait à protéger l'Europe de toute menace russe.


Inauguration du "Aégis Ashore Missile Defense System" de la base de Deveselu, le 12 mai 2016 
Une menace inacceptable pour Moscou

Le déploiement de ces missiles stratégiques sur les marches de la Fédération de Russie est considéré par Moscou comme une atteinte directe à la sécurité de son territoire car, outre le fait qu'il est une violation du Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (INF) signé par les USA et l'URSS en 1987 et qui éliminait les missiles à moyenne portée (500-5500 km) du théâtre européen, il menace directement le coeur de la Russie.

En effet 2 aspects sont à considérer concernant le système de combat Aégis :
  • Il annihile le principe même de dissuasion nucléaire qui repose sur un équilibre des efficacités des systèmes d'attaques et de défenses de chacun. Or l'intrusion dans le territoire russe de la couverture radar du réseau Aégis risque de neutraliser une riposte russe à une éventuelle frappe initiale étasunienne.
  • Ensuite ces lanceurs déclarés aujourd'hui défensifs sont techniquement opérationnels pour des missions d'attaques et cela de l'aveu même de leur constructeur Lockheed Martin qui décrit son lanceur vertical MK 41 en précisant qu'il est en mesure de lancer « des missiles pour toutes les missions offensives: anti-aériennes, anti-navire, anti-sous-marins et d'attaque contre des objectifs terrestres (...) Chaque tube de lancement est adaptable à n'importe quel missile, y compris ceux de plus grande taille pour la défense contre les missiles balistiques et ceux pour l'attaque nucléaire à longue portée ».
De plus si on rajoute à cela qu'aujourd'hui les missiles sont de plus en plus rapides (vitesses supérieures à Mach 15 !) et que les bases de lancement étasuniennes n'ont jamais été aussi proches des frontières russes, on comprendra pourquoi Moscou voit d'un mauvais œil ce déploiement stratégique et le considère tout simplement comme inacceptable !


La nouvelle ligne de fracture Est-Ouest, sur laquelle se déploient les missiles Aégis est correspond à cet axe géostratégique européen appelé Intermarum, entre Baltique et Mer Noire, aux portes mêmes de la Russie et  avec l'Ukraine en pivot central.

La réponse de l'armée russe 

Moscou bien sûr renforce à son tour les boucliers de défense stratégique disposés autour de ces centres névralgiques et les systèmes d'armes hypersoniques capable de contrer le rideau des missiles étasuniens. Mais l'armée russe a également, considérant que le principal problème posé par le système Aégis est sa couverture radar, développé des systèmes de contre mesure électroniques capables de rendre aveugles les systèmes d'armes étasuniens et notamment de neutraliser le système de combat Aegis.

C'est ainsi que le 10 avril 2014, alors que le destroyer ultra moderne USS Donald Cook armé de missiles Aégis et Tomahawk arrivait en Mer Noire sur fond de crise ukrainienne, un bombardier tactique russe Su-24, en le survolant a complètement neutralisé ses systèmes électroniques de détection, de tir et même de navigation, avant de simuler une douzaine d'attaques du fleuron de la marine de guerre étasunienne !

Suite à cet incident Washington a émis une protestation auprès de Moscou sans pouvoir cacher le choc provoqué par la neutralisation de tout son système de combat le plus performant...

Panique à bord du super destroyer Donald Cook, paralysé, aveuglé et encalminé par les contre mesure électroniques d'un seul avion russe

En résumé...

Cette nouvelle crise des missiles provoquée par la poussée agressive de l'OTAN vers les frontières de Russie et le coup d'état organisé par Washington en Ukraine démontre bien la perfidie occidentale de vouloir cacher une stratégie belliciste dangereuse sous les masques hypocrites et cyniques et de "révolutions démocratiques" et de "stratégies défensives"... 

Heureusement que la Russie, même menacée directement au coeur de son sanctuaire sait rester calme et confiante et, à la fois gardienne et protégée d'un territoire et d'une histoire millénaires inviolés, elle répond avec fermeté et même humour tout en déviant les pièges et les provocations occidentales. 

Erwan Castel

Vladimir Poutine, répondant à un journaliste au sujet des 
missiles "défensifs" étasuniens installés en Europe de l'Est.


La présentation initiale du réseau de défense Aégis et son faux prétexte iranien

Lire aussi, l'article sur l'alerte lancée par le Président russe le 21 juin 2016, le lien ici : 


Source de l'article :


vendredi 17 juin 2016

Dans les anneaux de l'Anaconda

Jusqu'où ira la provocation de l'OTAN ?


Il fallait oser mais le nouveau secrétaire de l'OTAN,  l'a fait : 

Alors que depuis la disparition de l'URSS et la dissolution du Pacte de Varsovie, l'organisation militaire européenne qui n'est qu'un cheval de Troie sous commandement étasunien, au service de Washington a progressé jusqu'au frontières de la Russie, Jens Stoltenberg s'est inquiété le 16 juin du fait que la Russie cherche "à constituer une zone d'influence par des moyens militaires"...

Et l'OTAN, pour couronner ce cynisme et tout en critiquant également des manœuvres de russes réalisées au coeur du territoire de la Fédération, organise de son côté les plus grandes manœuvres jamais réalisées depuis la fin (officielle) de la Guerre froide. 

Ces manœuvres qui s’enchaînent sont de plus en plus importantes et agressives afficahant clairement des scénarios dans lesquels la Russie est désignée comme l'ennemi.

Rien que pour la première quinzaine de ce mois de juin :
- L'exercice maritime "Baltops 16", avec 6100 militaires, 45 navires et 60 avions de guerre de 17 pays différents
- Puis les manœuvres "Anakonda 16" déployant jusqu'au 17 juin, de la Pologne jusqu'aux pays baltes (à moins de 200 km de Saint Petersbourg) 31 000 hommes appartenant à 35 pays membres ou partenaires de l'OTAN.


Ces manœuvres "Anakonda", officiellement sous conduite polonaise est en réalité sous commandement de l’US Army Europe, qui affiche comme mission principal ne l'oublions pas de « promouvoir les intérêts stratégiques américains en Europe et Eurasie ».

Les exercices interalliés sont également l'occasion de déployer encore plus d'unités sur le sol Européen, mais aussi d’organiser des réseaux logistiques renforcés et projetés au plus près des frontières avec la Russie. Il est effectué la même stratégie de reconnaissance et d'équipement d'un futur champ de bataille sur le sol ukrainien. 

Au début de l'année 2016, le Pentagone a obtenu de la Maison Blanche l'autorisation de déployer en Europe un renfort conséquent d'unités blindés, ceci a été révélé par Robert Wark, un secrétaire adjoint à la Défense des USA au Wall Street Journal : au total devraient être déployées entre fin 2016 et 2017 en Lituanie, la Lettonie, l' Estonie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, 4200 militaires, 250 unités de véhicules blindés (notamment des chars "Abrams", des véhicules de combat d' infanterie "Bradley" et obusiers automoteurs "Paladin"). Il est prévu également d'acheminer 1700 unités de commandement, logistiques, auxiliaires... 

Robert Wark, a bien évidemment justifié ce déploiement de forces militaires américaines par "la croissance de l' agression russe".

Si on rajoute à ces gesticulations bruyantes et ces renforcements de l'OTAN, le déploiement des sites de radars et de missiles US en Roumanie et en Pologne à quelques distances de Kaliningrad, nous pouvons observer la mise en place complète d'un dispositif offensif dirigé contre la Russie. Cette activité militaire est de plus confirmée par les déclarations politiques de l'OTAN qui deviennent également de plus en plus agressives, notamment concernant l'Ukraine où l'organisation demande à la Russie de retirer ses troupes de Crimée et annonce la vente d'armes létales à l'Ukraine, en guerre contre un Donbass séparatiste et pro-russe.

Autre exemple de cette russophobie délirante, la Pologne, qui au moment du lancement de ces grandes manœuvres vers les frontières russes a annoncé un programme d'augmentation de ses effectifs de 150 000 hommes environ et 35 000 paramilitaires destinés à «empêcher la Russie de s’emparer du territoire polonais, comme elle a fait en Ukraine ». Cette milice de 35 000 paramilitaires seront formés et organisés sur le modèle des bataillons spéciaux ukrainiens formés à partir des radicaux nationalistes. Les 10 000 radicaux du groupe paramilitaire polonais "Strzelec", formeront le noyau de cette force "anti-russe" à qui sera alloué un budget de 34 milliards de dollars d’ici 2022

Voilà le ton est donné le style est défini et l'ennemi est clairement désigné !

l'Ukraine, au même titre que la Géorgie et le  Kosovo sont des partenaires participant aux manœuvres de l'OTAN
Ces manœuvres, en dehors de leurs objectifs politiques, militaires et médiatiques cherchent également à alimenter et augmenter le complexe militaro-industriel futur de Washington qui, avec ses 600 milliards de dollars annuel représente la moitié des dépenses militaires de la planète.

Relancer, la guerre froide en Europe ce n'est pas seulement encercler la concurrente Russie, mais c'est aussi militariser l'Europe pour en faire à nouveau le futur champ de bataille éloigné des côtes américaines qui viendra au secours d'un système financier en faillite...

En attendant le nouveau matin du grand soir, ce sont plutôt les pays européens qui sont piégés dans les anneaux de cet Anaconda géant et affamé !

Erwan Castel  



Source, le lien : Mondialisation.com

Les manœuvres de l’Otan à la frontière russe. 
Une guerre en perspective ?

Par Chems Eddine Chitour
Mondialisation.ca, 10 juin 2016


«Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, 
mais je sais comment on fera la quatrième: avec des bâtons et des pierres.»

Paroles attribuées au grand physicien Einstein


6 Juin 1944,  C’est dit, avons-nous l’habitude  de dire : « le jour le plus long » pour qualifier l’opération de débarquement «  overlord » des alliés conduits par les Etats Unis . Dans l’imaginaire européen et notamment français, les Etats-Unis d’Amérique sont la grande nation qui est venue se sacrifier pour la libération de l’Europe du joug nazi. Pas un mot de l’apport de l’Union soviétique qui laissa sur le champ de bataille 20 millions de ses enfants.

 «6 Juin 2016, lit-on sur le site Avic cela ne vous rappelle rien? Pendant plus de 70 ans, ce jour a marqué, chaque année, ce que l’on a voulu imprimer à jamais dans les esprits des Européens, et des Français en particulier, comme le début de la libération de l’Europe le 6 Juin 2016, que se passe-t-il? Rien. Qui en parle? Les gros titres ont disparu. Il est loin derrière nous le grand film de propagande de «The Longest Day» (Le jour le plus long) dans lequel jouaient les plus grands acteurs des deux rives de l’Atlantique. Le chapitre du 6 Juin semble clos. Il sera désormais difficile de fêter cette date, ce n’est d’ailleurs plus nécessaire. Les Européens n’en auront pas moins, ancrée à jamais dans leur esprit, la notion qu’un jour les Américains sont venus les délivrer des Allemands, et qu’ils s’apprêtent à les défendre à nouveau contre une future invasion russe.»(1)

Quand on voit les petits pays baltes, on voit ce qu’ils pèsent par rapport aux USA. Et au passage, c’est quand même l’Urss qui a rendu leur liberté à ces ex-Républiques soviétiques en 1991. Leur liberté retrouvée grâce à l’Urss, les Républiques de l’Est ont été aspirées une à une par l’Empire. Quand De Gaulle a décidé de sortir de l’ Otan, il y a eu mai 1968…Ce même jour 6 juin 2016, l’Otan a mis en place en 1949 par le camp occidental pour contrer l’Union soviétique met en oeuvre des manœuvres militaires que la Russie qualifie de provocations. Pour l’histoire, l’empire soviétique avait mis en place le Pacte de Varsovie qui comprenait les ex-Républiques soviétiques et les pays satellites. 1989 arrive, l’empire soviétique s’effondre sous les coups de boutoir des Etats-Unis et du pape Jean-Paul II qui donna une dimension à Solidarnosc mouvement ouvrier polonais, avec son fameux «N’ayez pas peur». Graduellement, l’empire américain, malgré la promesse de ne pas mettre des troupes à ses frontières, concentra des moyens opérationnels et provoque régulièrement la Russie comme c’est le cas avec l’opération en cours Anaconda.


La stratégie étouffante de l’ «Anaconda»

«La Russie, lit-on sur le site Spoutnik, a raison d’affirmer que les Etats-Unis n’ont pas tenu leur promesse de ne pas étendre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) vers l’Europe de l’Est. Des documents dévoilent les particularités de cette histoire. (…) Dès que la Russie insiste sur le fait que les Etats-Unis ont présenté des garanties que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’est, l’Occident proteste. Selon l’observateur, les documents démontrent l’inverse et indiquent clairement que les autorités américaines avaient rapidement changé leur position ».

Décidément, le nom de l’opération est expressif, l’opération vise à étouffer la Russie tout comme le ferait l’Anaconda vis-à-vis de ses proies. Nous lisons: «Deux mille soldats parachutistes, Polonais, Américains et Britanniques, sautent mardi sur le nord de la Pologne, au début des plus grandes manoeuvres organisées en Europe de l’Est depuis la chute du communisme, pour montrer la force du flanc oriental de l’Otan face à la Russie. L’exercice Anaconda se déroule à un mois d’un sommet que l’Otan doit tenir à Varsovie les 8 et 9 juillet pour consacrer le renforcement de sa présence en Europe de l’Est. Le scénario de cet exercice de dix jours ne laisse aucun doute. Il prévoit la défense de «l’Union des Bleus» contre de «petits hommes verts», en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée et au conflit séparatiste en Ukraine.

«Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental», a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz.» (3)

«Au total, 31 000 soldats de 24 pays y participent, dont 19 pays de l’Otan et des pays associés à l’Alliance dans le cadre du Partenariat pour la Paix, telle l’Ukraine. Avec 3000 véhicules, 105 avions et 12 navires. (…) La Russie affiche le plus grand calme, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, se contentant mardi de dire que ces exercices «ne contribuent pas à favoriser l’atmosphère de confiance et de sécurité» en Europe.»(3)

«Certains spécialistes boutefeux incitent à la confrontation; «Il y a toujours actuellement, malheureusement, un déficit de confiance mutuelle» entre l’Alliance et la Russie, a-t-il ajouté, précisant que le dialogue se poursuivait néanmoins au niveau des ambassadeurs. (…) Judy Dempsey, analyste de Carnegie Group, considère que l’Otan devrait renforcer son infrastructure pour garantir le déploiement rapide de forces supplémentaires dans la région. De même, l’exercice en cours lui semble «petit par rapport à ce que fait la Russie», avec ses manœuvres qui sont «sophistiquées, grandes, intimidantes», en particulier dans l’enclave de Kaliningrad, située entre deux pays membres de l’Otan, la Pologne et la Lituanie.» (3)


Une guerre nucléaire est -elle probable ?

Oui! C’est en tout cas le sentiment du britannique, Sir Richard Shirreff, qui était encore commandant en chef adjoint de l’Otan pour l’Europe en 2014, qui annonce une guerre nucléaire à l’horizon 2017 «plausible» selon ses termes. Dans son roman intitulé en anglais «2017: guerre avec la Russie», le scénario d’une guerre déclenchée, of course, par la Russie fait planer la menace nucléaire, sur l’innocente Union européenne l’année prochaine. Selon sa fiction, dès l’an prochain, la Russie se mettrait à occuper l’Ukraine pour s’assurer une ouverture terrestre en Crimée, puis envahirait les trois pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, tous membres de l’Otan. «Nous devons juger le président Poutine à ses actes et non à ses paroles, a-t-il déclaré, il a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force et a obtenu ce qu’il voulait par ce moyen. Dans une période de tension, une attaque contre les États baltes… est tout à fait plausible.», selon Le Dailymail, qui rapporte les propos du général a l’émission Today de la BBC Radio 4» (4).

«(…) Ce n’est pas la Russie qui a envahi la Géorgie, mais au contraire l’armée géorgienne qui a attaqué les troupes russes d’interposition qui se trouvaient dans la région séparatiste d’Ossétie du Sud, fortes d’un mandat international. (…) En ce qui concerne la Crimée, c’est par un référendum populaire que la population criméenne a demandé son rattachement à la Russie suite au coup d’État du Maïdan fomenté par certains pays de l’Otan. Quant à l’Ukraine, personne ne croit sérieusement à l’occupation du pays par la Russie.»(4)

Pour l’auteur, la Russie profiterait de l’affaiblissement de l’Otan sur la scène internationale et déciderait d’envahir l’Europe occidentale, pour se dégager de l’encerclement de l’Alliance atlantique.(…) Et puis pourquoi ne pas desserrer l’étau autour de la la Russie pour lui ôter la raison d’une attaque? Le refroidissement des relations, selon l’auteur, viendrait de la Russie dont le nucléaire serait le pivot, non de défense, mais d’attaque: «Ne vous faites pas d’illusions», a-t-il affirmé, «L’utilisation de l’arme nucléaire fait entièrement partie de la stratégie militaire de Moscou.» Une affirmation un peu osée quand on sait que les USA, en liaison avec l’Otan, prévoient de déployer en Europe centrale des bombes d’aviation nucléaires de haute précision et n’excluraient pas la possibilité d’une attaque nucléaire préventive en Asie ou même en Europe. Les USA restent encore le seul pays au monde à avoir utilisé des bombes.» (4)

Selon l’ancien commandant de l’Otan:

«L’attaque viendrait par la Baltique. Cela tombe bien, les Américains qui ont déjà implanté une base antimissiles en Roumanie aux portes de la Russie (…) Bref, des allégations catastrophes juste utiles à semer la panique dans l’opinion publique pour permettre aux néo-cons (néo-conservateurs) à Washington de réclamer des crédits toujours plus élevés pour l’armement(..) Enfin, si une troisième guerre mondiale classique semble très peu probable, en revanche, il existe une autre forme de guerre mondiale qui est en train de se développer, c’est la guerre terroriste islamique qui est en même temps une guerre sous faux-drapeau du bloc occidental à la Russie, dont l’onde de choc de plus en plus puissante se répand à partir du Moyen-Orient, en Europe atlantiste et en Europe russe, et qui risque de s’étendre sur tout le globe, y compris peut-être, cette fois-ci aux USA.» (4)


L’interventionnisme  occidental avec tous les prétextes

Les pays occidentaux ont toujours  eu des visées expansionnistes. On connait les ravages du concept du devoir des civilisations des races supérieures en France théorisé au XIXe siècle par les Renan et les Gobineau er mis en pratique par Les politiques à l’instar de Jules Ferry en France de Rhodes en Angleterre avec là aussi des théoriciens chantres de l’homme blanc et de son fardeau : « The white man burden » dirait  Rudyard Kipling. Les autres pays européens ne  furent pas en reste, citons brièvement l’Allemagne  de Bismarck et  du kaiser Guillaume  qui auront sur la conscience l’extermination des hereros.

La relève prise en main par les Etats Unis fut rapide et l’on doit l’essor de la Nation américaine à l’extermination des indiens. Une constante que l’on retrouve à travers les siècles. L’ingérence à tout prix et pour tout motif. Le but étant de subjuguer des peuples faibles pour les asservir et les spolier de leurs identités culturelles et ou religieuses ainsi que de leurs ressources.

Il semble que l’ingérence soit dans l’ADN de ces pays et notamment de l’hyper-puissance américaine selon le mot d’Hubert Védrines ancien ministre des Affaires étrangères de la France. on dénombrerait plus de 250 guerres auxquelles les Etats-Unis ont participé depuis leur «création» il y a 250 ans.

Dans un article lumineux Vijay Prashad fait l’inventaire de tous les motifs d’intervention mis en avant par l’Empire pour intervenir et apporter la désolation.  L’auteur rapporte comment cela a commencé avec la mise à mort de l’Irak puis de son président Saddam Hussein. «Assis dans son palais présidentiel, en 1991, le président irakien, Saddam Hussein, et son ministre de la Culture, Hamad Hammadi, ont rédigé une lettre à Mikhaïl Gorbatchev, Hussein et Hammadi espéraient que l’URSS aiderait à sauver l’Irak de l’agression occidentale. Hammadi, qui avait compris les changements bouleversant le monde, a dit à Hussein que la guerre ne visait «pas seulement à détruire l’Irak, mais aussi à éliminer le rôle de l’Union soviétique pour que les États-Unis puissent contrôler le destin de toute l’humanité». En effet, après la guerre du Golfe de 1991, l’Urss s’est effondrée et les États-Unis ont émergé comme l’unique superpuissance. L’âge de l’unipolarité américaine avait commencé».(5)

«Un président américain jubilatoire, George H.W. Bush, a inauguré un nouvel ordre mondial, à savoir ‘un monde où la primauté du droit supplante la règle de la jungle”. Dans ce monde nouveau, ‘il n’y a pas de substitut au leadership américain” a déclaré M.Bush, et ainsi, ‘face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et de la fiabilité américaines”.» «(…) Le successeur de Bush, Bill Clinton, a donné au concept d’intervention sa patine libérale. Le régime des sanctions sous l’égide de l’ONU a cherché à affaiblir l’Irak jusqu’à l’effondrement(…) Si l’Occident a décidé qu’un conflit exigeait son intervention, alors la pleine force de la puissance occidentale serait exercée sur ceux que l’Occident a jugés comme étant les méchants. Voilà l’essentiel du concept d’interventionnisme humanitaire. Qu’est-ce qui fut considéré comme une catastrophe digne d’intervention? En 1996, Madeleine Albright, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a reconnu que les sanctions étasuniennes avaient entraîné la mort d’un demi-million d’enfants irakiens.» «Je pense que ce choix est très difficile, a-t-elle dit, mais nous pensons que le prix en vaut la peine.» (5)

L’auteur cite ensuite la méthode Bush II:

«Le président américain George W. Bush a utilisé le langage de la protection civile, en 2003, pour mener une guerre d’agression contre l’Irak. La guerre états-unienne a démoli l’infrastructure et les institutions irakiennes, mais a aussi abîmé le concept d’intervention humanitaire. Le chaos qui a suivi a été provoqué par cette guerre pour le changement de régime. (..) Sous la surveillance de Kofi Annan, l’ONU a approuvé le nouveau concept de responsabilité de protéger (R2P) en 2005. Cette nouvelle doctrine demandait aux États souverains de respecter les droits fondamentaux de leurs citoyens. Lorsque ces droits étaient violés, la souveraineté était dissoute. Un acteur extérieur, approuvé par l’ONU, pouvait alors intervenir pour protéger les citoyens. (…) Le révérend Miguel d’Escoto Brockmann, président de l’Assemblée générale de l’ONU, a publié une note succincte de présentation qui a soulevé des questions sur la nouvelle doctrine R2P. D’Escoto a traité la R2P de «colonialisme remis au goût du jour» et a déclaré qu’«un nom plus précis pour R2P serait droit à intervenir».(5)

L’auteur conclut en faisant référence au deux poids dux mesures qui semble être une règle :

« (…) Le test pour la R2P n’est pas venu pendant le bombardement de Gaza par Israël dans l’Opération Plomb durci (2008-09), pour lequel un rapport de l’ONU a montré des preuves de premier ordre de crimes de guerre. Il est arrivé quelques années plus tard en Libye. Un soulèvement contre le gouvernement libyen, en février 2011, a été l’occasion de tester la R2P. (…) L’ambassadeur de l’Inde aux Nations unies, Hardeep Singh Puri, m’a dit au début de 2012, que l’exemple libyen empêcherait toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie. (…)Les critiques s’inquiètent du fait que l’intervention humanitaire à l’occidentale ignore les causes et produit des résultats catastrophiques. Y aurait-il d’autres manières d’intervenir qui ne soient pas dangereuses? (…) La violence, a-t-il soutenu, est un résultat de cette grotesque inégalité. R2P ne s’est jamais occupé de la protection des civils contre les multiples Cavaliers de l’Apocalypse du XXIe siècle – l’analphabétisme, la maladie, la pauvreté, le chômage et les problèmes sociaux. Ce sont les vrais fauteurs de crise. Mais les bombes ne peuvent pas les vaincre.»(5)


Y aura-t-il un vainqueur en cas de conflit et lequel ?

Des analystes américains signalent certains problèmes auxquels l’Otan serait confrontée en cas d’éventuel conflit armé avec la Russie. En comparant les forces armées de la Russie et de l’Otan sur un modèle de conflit militaire hypothétique, le site américain War on the Rocks a constaté la supériorité de l’armée russe sur toute une série de positions. Dans leur conclusion, MM.Shlapak et Johnson se réfèrent à une récente déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’Armée de terre américaine, qui a reconnu devant la commission des Forces armées du Sénat que la Russie dépassait les Etats-Unis par la portée et la quantité des armements. «Ces données sont-elles exactes? Malheureusement, oui», constatent les experts.

«L’Otan dans son état actuel est perdante face à la Russie qu’il s’agisse des effectifs des forces armées, de la portée ou de la puissance des armements. Par ailleurs, l’Alliance est handicapée par plusieurs problèmes généralisés», résument MM.Shlapak et Johnson, en estimant que dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’aurait aucune chance et que les conséquences d’une telle guerre seraient bel et bien désastreuses pour le bloc.» (6)


Que peut-on en conclure ?

Ce qu’il y a de sûr ce sont les peuples faibles qui vont en souffrir. S’il y a une guerre en Europe, les Etats-Unis sont loin, ce sont les pays européens qui vont trinquer. Le monde sera de plus en plus dangereux et nous sommes à une veillée d’armes. On apprend que la Chine qui a aussi des démêlés avec les Etats-Unis a mis en construction cinq nouveaux porte-avions. Quand on apprend que le marché des armes prospère (1200 milliards de dollars) et qu’il faut à peine 5% de son montant pour vaincre la faim. Quand les pays pensent plus à s’armer qu’à nourrir leur peuple, leur procurer la santé et une bonne éducation on est en droit de désespérer de la nature humaine qui court assurément à sa perte. Les paroles attribuées à Einstein ont une connotation prophétique ,nous sommes avertis  du chaos à venir.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz









Article de référence:

mercredi 8 juin 2016

L'OTAN joue aux gros bras

Opération Anaconda en cours en Europe de l'Est


Dans l'escalade des tensions entre les USA et la Russie on voit apparaître une résurrection de la guerre froide qui devient une véritable "paix chaude" dans certaines régions comme l'Ukraine et la Syrie où les USA ont lancé des guerres de préemption par procuration.

Depuis la crise ukrainienne et la réactions défensives des populations de Crimée qui est retournée par référendum en Russie et du Donbass qui a pris l'indépendance par les armes on assiste à un réarmement rapide de l'OTAN qui a multiplié des exercices et manœuvres d'intimidation sous les remparts de la Fédération de Russie et développant un discours de plus en plus agressif contre Moscou.

Derniers en date les exercices Anaconda se déroulent en ce moment en Pologne et dans les pays baltes. Manœuvres militaires autant qu'opération de propagande, elles se veulent importantes (31 000 hommes) et sous couvert d'exercices militaires classiques réalisent en fait une mise place logistique et une répétition d'un mouvement offensif en direction de la Russie. Drôle de façon de concevoir un "défense face à une agression russe";

Un exemple parmi tant d'autres pour illustrer cette stratégie agressive : la construction d'un pont militaire sur la Vistule pour permettre le passage de troupes devant "défendre" les pays baltes... 

Comme lors des exercices en Ukraine, l'OTAN sous commandement américain installe ses startings bloks pour la prochaine guerre...

La seul chose qui ne soit pas hypocrite dans cette gesticulation est le nom donné à ces manœuvres : "Anaconda" . elles s'inscrivent effectivement dans une volonté de constriction de la Russie correspondant à la stratégie du "contaitment" de l'Empire du milieu...

Mais face à ces contorsion des convois bariolés des troupiers de Washngton, la Russie a décidé de rester sereine et souriante 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

  
Source le lien ici : RT

L'OTAN lance l'exercice militaire le plus grand depuis 1989, 
Moscou récuse toute volonté belliqueuse


Intitulé Anaconda 2016, cet exercice militaire qui doit durer dix jours va impliquer près de 31 000 militaires et des milliers de véhicules à travers 24 pays. Il a été lancé ce lundi 6 juin en Pologne, à Varsovie.

L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord cherche de nouveau à faire une démonstration de force face à la Russie. Les pays partenaires ont salué cette initiative bien que les experts sécuritaires avertissent que toute mésaventure pourrait déclencher une réaction offensive de Moscou. Un attaché de défense au sein d'une ambassade européenne de Varsovie a déclaré que le «scénario catastrophe» de l'exercice, nommé Anaconda 2016, serait «un accident, une erreur de calcul que les Russes interprètent, ou choisissent d'interpréter, comme une action offensive», rapporte le Guardian.

Moscou a catégoriquement rejeté l'existence d'un projet d'agression russe contre l'alliance et a déclaré que le bloc atlantiste tombait dans l'hystérie anti-russe pour justifier l'augmentation des dépenses de défense en Europe. «Je suis convaincu que tout homme politique sérieux et honnête est bien conscient que la Russie n'essaiera jamais d'envahir un pays membre de l'OTAN. Nous n'avons pas de tels projets», a réagi le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Il a affirmé qu '«il n'y a pas de menaces dans cette partie du monde, qui justifierait [que l'OTAN] se développe».

Dans l'intervalle, a déclaré le chef de la diplomatie russe, la décision de l'OTAN de transférer son infrastructure militaire au plus près des frontières de la Russie et d'accepter de nouveaux membres serait vu de façon négative à Moscou. «Dans ce cas, le droit souverain de la Russie d'assurer sa sécurité entrera en vigueur, [faisant usage] de méthodes adéquates pour [répondre aux] défis d'aujourd'hui».

Près de 14 000 soldats américains, 12 000 polonais

L'exercice, que les responsables américains et polonais ont officiellement lancé lundi 6 juin près de Varsovie, est présenté comme un test de la coopération entre les commandements et les troupes alliées en réponse aux menaces militaires, chimiques et cybernétiques. Il représente le plus grand mouvement de troupes alliées étrangères en Pologne en temps de paix. Pour la première fois depuis l'invasion nazie du pays, occupé ensuite par les Soviétiques, les chars allemands vont traverser le pays d'ouest en est.

Géré par le général polonais Marek Tomaszycki, l'exercice comprend 14 000 soldats américains, 12 000 soldats polonais, et 800 de Grande-Bretagne et d'autres en provenance de pays non membres de l'OTAN. Les opérations multinationales médiatisées jusqu'à présent comprennent un parachutage impliquant 2 000 parachutistes sur la ville polonaise de Torun ce mardi 7 juin, au nord du pays, la construction d'un pont permettant le transport de 300 véhicules sur la rivière Vistule et une nuit «agression» impliquant 35 hélicoptères.

Des paramilitaires polonais participent à l'opération

Anaconda 2016 est le prélude à un sommet de l'OTAN à Varsovie les 8 et 9 juillet prochain, où les membres de l'organisation devraient se mettre d'accord sur le positionnement d'un nombre important de troupes et de matériel en Pologne et dans les Etats baltes.

L'exercice intervient à un moment sensible pour les militaires de Pologne, après la mise à la retraite forcée d'au moins cinq hauts généraux depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement conservateur, à qui l'on reproche de s'être engagés dans l'armée au moment de l'époque soviétique. A tel point que les forces armées polonaises se sont récemment trouvées incapables de fournir un général pour le centre de commandement multinational de l'OTAN à Szczecin.

Selon des sources sécuritaires polonaises, le moral serait au plus bas chez les militaires depuis la nomination de Antoni Macierewicz en tant que ministre de la défense, rapporte le Guardian. Les soldats professionnels sont particulièrement préoccupés par un manque de clarté entourant la création et le rôle d'une armée territoriale de 17 brigades, formés à partir des 35 000 membres des clubs de tir de Pologne et des groupes paramilitaires, dont certains, seraient liés à des mouvements hooligans racistes. Deux de ces brigades de volontaires vont aider l'armée professionnelle polonaise pendant l'opération Anaconda.


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