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dimanche 7 octobre 2018

Vers un second front ?


Alors que la défaite de la coalition américano-sioniste en Syrie semble inéluctable, les occidentaux qui refusent de lâcher prise contre la Russie et ses alliés tournent à nouveau leur regard vers le Donbass où leurs officines de guerre organisent une nouvelle escalade dont certainement l'assassinat du Président Alexandre Zakhartchenko n'est que la première étape.

Voici un point de situation de l'analyste Éric Zuesse, toujours pertinent.

Erwan Castel

Source de l'article : The russophile.org


Les États-Unis se tournent vers l'Ukraine pour entamer un conflit avec la Russie, Cet article a été publié à l'origine sur ce site: Auteur : Eric Zuesse via The Strategic Culture Foundation,

Le gouvernement des États-Unis traite maintenant l'Ukraine comme s'il était membre de l'OTAN et, le 27 septembre, il a fait don à l'Ukraine de deux navires de guerre pour l'utiliser contre la Russie. C'est la dernière indication prouvant que les Etats-Unis se tournent vers l'Ukraine comme lieu de déclenchement de la troisième guerre mondiale, et à partir de là, la guerre nucléaire doit être déclenchée contre la Russie, qui est frontalière de l'Ukraine.

C'est pourquoi la Syrie n'est plus le choix préféré de l'alliance américaine comme point de départ de la troisième guerre mondiale :

Le 4 septembre, le président américain Donald Trump a publiquement menacé la Syrie, l'Iran et la Russie d'exterminer les djihadistes dans la seule province syrienne encore sous contrôle djihadiste, Idlib, afin que les États-Unis puissent lancer une invasion massive contre la Syrie, l'Iran et la Russie. Soit les États-Unis, soit la Russie, escaladeraient alors rapidement vers une guerre nucléaire afin de ne pas perdre en Syrie - ce serait le début de la guerre conventionnelle de la Troisième Guerre mondiale.

Les dirigeants de la Russie, de l'Iran, de la Turquie et de la Syrie (Poutine, Rouhani, Erdogan et Assad) ont convenu, lors de deux réunions, l'une le 7 septembre et l'autre le 17 septembre, de transférer (comme je l'avais recommandé le 10 septembre) le contrôle de Idlib, la seule province sous contrôle jihadiste encore en Syrie, à la Turquie membre de l'OTAN. Cette action empêche effectivement l'alliance américaine d'entrer en guerre contre la Russie si l'alliance russe (qui inclut la Syrie) oblitère tous les groupes djihadistes de la province syrienne Idlib dirigée par Al-Qaida. Pour que les Etats-Unis entrent en guerre contre la Russie, il y aurait aussi une guerre contre la Turquie, membre de l'OTAN, ce qui est hors de question.

Les États-Unis ont utilisé Al-Qaïda en Syrie pour former et diriger les groupes djihadistes qui ont tenté de renverser le gouvernement syrien et de le remplacer par un gouvernement qui a été choisi par la famille Saoud, propriétaire de l'Arabie saoudite. Depuis 1949, le gouvernement américain tente de le faire (pour placer la famille Saoud à la tête de la Syrie). Ce plan est maintenant mis en veilleuse, voire bloqué, en raison de l'accord conclu avec la Russie, la Turquie, l'Iran et la Syrie. Comme je l'ai rapporté le 25 septembre, "La Turquie contrôle maintenant les djihadistes syriens". Les Etats-Unis ne pourraient plus les sauver, mais la Turquie, si Erdogan le veut. "La Turquie est donc désormais en déséquilibre entre les Etats-Unis et leurs alliés (représentant la famille Saoud) d'une part, et la Russie et ses alliés (représentant l'alliance antisoudite) d'autre part."

Pendant la même période où le gouvernement américain a fait de la Syrie le point de départ de la troisième guerre mondiale, il a également fait de l'Ukraine une autre possibilité pour ce faire. Le président américain Obama, lors d'un coup d'État très sanglant en février 2014, qu'il avait commencé à planifier au plus tard en 2011, a renversé le président ukrainien démocratiquement élu et l'a remplacé par un régime raciste-fasciste et enragé anti-russe dont la tradition ukrainienne remonte aux organisations idéologiquement nazies qui avaient soutenu Hitler pendant la Deuxième Guerre mondiale. Bien que le communisme ait disparu de Russie depuis 1991, l'aristocratie américaine n'a jamais terminé son objectif de conquérir la Russie ; la guerre froide a été secrètement poursuivie du côté des Etats-Unis et de l'OTAN. Les nazis d'Ukraine (c'est-à-dire les fascistes racistes) sont maintenant le principal espoir des aristocraties américaines et britanniques de réaliser cette ambition de conquête mondiale par les Etats-Unis et leurs alliés. Voici les récentes étapes vers la troisième guerre mondiale concernant le nouveau prix de l'alliance américaine (depuis 2014), l'Ukraine :

Le 28 septembre, John Siciliano au Washington Examiner a présenté la bannière "Ryan Zinke : Le blocus naval est une option pour traiter avec la Russie" et il a rapporté que le Secrétaire à l'Intérieur de Trump, Zinke, avait dit "Il y a l'option militaire, ce que je ne préfère pas. Et il y a l'option économique. ... L'option économique pour l'Iran et la Russie est, plus ou moins, d'utiliser et de remplacer les carburants." Il disait que pour que les États-Unis et leurs alliés (principalement les Sauds) puissent acheminer du pétrole et du gaz vers l'Europe en remplacement de certaines des parts de marché dominantes de la Russie dans ce marché - le plus grand consommateur d'énergie au monde - (et réduire également la part de marché de l'Iran), un blocus militaire contre la Russie et l'Iran serait une option. Actuellement, la majeure partie du pétrole et du gaz russes qui entrent en Europe passe par des oléoducs via l'Ukraine, que les États-Unis contrôlent déjà. La nouvelle de Siciliano a reçu un suivi le 30 septembre de Zero Hedge.

Le 1er octobre, George Eliason, le grand journaliste d'investigation qui vit dans le Donbass, la partie sud-est de l'Ukraine qui a rompu avec l'Ukraine lorsque le coup d'Etat d'Obama a renversé le président ukrainien démocratiquement élu qui avait reçu plus de 90% des voix dans le Donbass, a rapporté sur le site du Saker que la guerre de l'Ukraine contre Donbass était maintenant en pleine recrudescence. En tête d'affiche "Crimes de guerre dans la LNR et le DNR[Donbass] - The Unannounced War", il a inauguré :

Le 28 septembre, la vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Lugansk (LNR) Anna Soroka et Andrey Chernov ont présenté un album photo intitulé La guerre non-annoncée, qui a été dévoilé. Cette collection de 150 images détaille les crimes de guerre commis par le gouvernement ukrainien pendant la guerre de 2014 à 2018.

Au cours des quatre dernières années, de nombreux journalistes, dont moi-même, ont rendu compte des crimes de guerre commis par des bataillons de punisseurs ukrainiens et parfois par l'armée ukrainienne. Ces crimes de guerre sont financés par des groupes de la diaspora ukrainienne dirigés principalement par des citoyens américains et canadiens.

Les bataillons ukrainiens de punisseurs et de volontaires ukrainiens sont fiers du fait qu'il n'est pas nécessaire de cacher les crimes de l'Ukraine aux regards indiscrets de l'Occident.

Même maintenant, alors qu'il est censé y avoir un cessez-le-feu pour que les enfants puissent aller à l'école, Kiev bombarde des villes et des villages du Donbass. Le 29 septembre, en seulement 24 heures, des unités de l'armée ukrainienne ont bombardé la DNR (République populaire de Donetsk) plus de 300 fois en violant le cessez-le-feu.

Le gouvernement américain tente d'intimider la Russie et ses alliés et menace maintenant ouvertement d'imposer un blocus naval à la Russie. Ces deux navires de guerre que les États-Unis viennent de donner à l'Ukraine pourraient être utiles dans un tel blocus. Sinon, la ré-invasion du Donbass par l'Ukraine pourrait devenir l'occasion pour Trump d'" aider un allié de l'OTAN " et précipiter la troisième guerre mondiale d'une guerre classique dans le Donbass. Quoi qu'il en soit, il est probable que la Russie produise une attaque nucléaire pour éliminer le plus grand nombre possible d'armes de représailles américaines, afin de battre les États-Unis au poteau. Sur le plan militaire, le camp qui subit le moins de dégâts " gagne ", même si c'est une guerre nucléaire qui détruit la planète. Le camp qui frapperait le premier dans une guerre nucléaire subirait presque certainement le moins de dégâts, car la plupart des armes de représailles de l'adversaire seraient détruites dans cette attaque. Trump joue à la " poule mouillée " nucléaire contre Poutine. Il tente sûrement la patience de Poutine.

Si le régime américain utilise l'un de ces points d'entrée dans une guerre conventionnelle, la Russie attendrait simplement que les États-Unis attaquent la Russie à l'explosif nucléaire, ce que le régime américain a depuis longtemps l'intention de faire. Quel que soit le camp qui commence par le nucléaire, le blocus et/ou la ré-invasion du Donbass (en y répétant des choses comme ceci et cela) aura déclenché la troisième guerre mondiale. Et, de toute évidence, tout survivant verrait probablement les États-Unis de la même façon que la plupart du monde d'aujourd'hui voit les puissances fascistes de la Seconde Guerre mondiale : comme ayant été les agresseurs. Par conséquent, si le peuple américain ne peut pas d'abord renverser le régime américain et établir une démocratie authentique ici, la Seconde Guerre mondiale pourrait en résulter, ce qui serait bien pire, pour le monde entier, qu'un renversement du gouvernement que le monde entier considère comme de loin le plus dangereux sur Terre.

https://www.therussophile.org/us-rotates-to-ukraine-as-loc…/

jeudi 28 septembre 2017

Qui se ressemble s'assemble !


On connaissait déjà les connexions entre Ukraine et Syrie pour les livraisons d'armes aux djihadistes.

Aujourd'hui ce sont des preuves que des combattants nationalistes radicaux ukrainiens rejoignent les rangs des égorgeurs de Daesh, certainement pour essayer de "casser des russes" car dans le Donbass ces derniers n'existent que dans les fantasmes de la propagande occidentale.

Entre criminels fanatiques le mariage contre nature n'existe pas et il est célébré dans les poubelles de l'âme humaine...

Erwan Castel

L'article du Stalker zone le lien :  ici 

vendredi 16 décembre 2016

La tentation du Kamikaze

Quand le séisme syrien peut provoquer 
une nouvelle éruption du Donbass

Si la fin d'année est souvent propice à un bilan, concernant la guerre dans le Donbass et ses perspectives, elle semble être effectivement le moment opportun, car elle correspond à une évolution sensible de la situation militaire qui se fait ici l'écho de changement géopolitiques importants sur le plan international.


Dans le cadre de la crise syrienne, le décharnement médiatique russophobe suite à la libération d'Alep par la coalition syrienne a atteint de telles profondeurs abyssales que la connerie occidentale va peut-être même s'en aller au delà de l'infini ! Nous assistons à une véritable hystérie collective qui bientôt va accuser les avalanches et les cyclones d'être au service du Kremlin !

En voyant leur stratégie incendiaire s'éteindre progressivement sous les coups de l'aviation de combat russe, les occidentaux, pris de vitesse par le calendrier présidentiel étasunien, cherchent à venger leur égorgeurs en relançant une offensive multiple en direction de Moscou. Cette contre attaque orchestré par les faucons de Washington et financée par la ploutocratie mondialiste est protéiforme: 
  • politique, à l'ONU où les ambassadeurs des occidentaux des terroristes réclament désespérément un arrêt des combats en Syrie
  • médiatique, aux USA et en Europe, où la diabolisation de Poutine est telle qu'elle en devient ridicule, 
  • militaire, la chute de Palmyre par Daesh, le soutien au Kurdes, tous deux aidés par des occidentaux cherchant a provoquer une intervention russe au sol,
  • économique, avec la prolongation des représailles contre Moscou , faussement nommées "sanctions économiques", et renouvelées depuis la Crimée.
Et justement ces sanctions, qui viennent d'être aboyées par Merkel et Hollande au lendemain de la libération d'Alep, permettent de rappeler ici la gémellité des conflits que le Nouvel Ordre Mondial, par procuration, a lancé contre la Syrie et l'Ukraine ces pays qui à la fois refusent le modèle étasunien et appartiennent à la zone d'influence de la Russie...

Ce qui laisse à penser que le théâtre ukrainien, et particulièrement le Donbass voire la Crimée, pourrait devenir d'ici peu la prochaine carte jouée par Washington, un peu comme lorsqu'on ouvre un second front pour soulager un premier, mis en difficulté...

Sauf que là, les enjeux et les conséquences d'une nouvelle éruption de ce volcan européen appuyé sur les frontières de la Russie pourraient provoquer, par le jeu des alliances et des arsenaux militaires en présence, une déflagration qui deviendrait très rapidement incontrôlable.


Le clabaudage servile des caniches 

Hollande et Merkel, les zélés gouverneurs des colonies étasuniennes France et Allemagne,

Pendant que les diplomaties occidentales se pâment devant la débandade de leurs égorgeurs "
modérés" écrasés dans Alep, les impopulaires Hollande et Merkel qui ne représentent plus aujourd'hui leurs peuples mais uniquement les intérêts étasuniens et une ploutocratie qui depuis des années défait les nations européennes, ont appelé lors d'une réunion ce 13 décembre à Berlin  l'Union Européenne de prolonger et d'étendre les "sanctions économiques" contre la Russie au prétexte fallacieux qu'elle serait responsable de l'enlisement du processus de paix dans le Donbass. 

Dans cette même réunion destinée a traiter de la crise ukrainienne, le pantin français invoquant dogmatiquement la religion des Droits de l'Homme, a également fustigé la Russie dans un pathétique appel au masque humanitaire mais destiné à sauver ses djihadistes préférés, les "amis de Fabius", qui sont encerclés dans Alep (et peut-être également quelques "conseillers militaires français" par l'armée syrienne appuyée par  la Russie, l'Iran, le Hezbollah libanais et l'Irak...

En invitant et de façon arrogante le conflit syrien dans l'argumentaire des "sanctions économiques" contre la Russie alors qu'elles ne concernent que le conflit ukrainien, l'inversion accusatoire délirante du squatter de l'Elysée, montre bien le lien de parenté de ces deux guerres qui sont nées de la même volonté étasunienne d'encercler la Russie économiquement et militairement, en intervenant dans sa zone d'influence et en la menaçant sur ses frontières et ses bases. 
Et cette politique de préemption, Washington ne la fait plus directement, mais via un chaos par procuration (via les néo-nazis ou les djihadistes par exemple ), avant d'imposer sous le contrôle d'arbitrages internationaux achetés par Wall Street (ONU, FMI etc...) ses laquais (l'Union Européenne, l'OTAN), qui organisent alors la servitude des pays détruits, par une occupation militaro-économique, imposée au nom de la sécurité et de la reconstruction ! 

Le gouverneur de la colonie "France" a donc une nouvelle fois affirmé, toute honte bue, et après avoir accusé la Russie de crimes contre l'Humanité en Syrie, que «Nous devons continuer à faire appliquer les accords de Minsk et, dès lors qu’ils ne le sont pas, poursuivre le système des sanctions»

Pratiquant comme de coutume une inversion accusatoire hallucinante, Hollande et Merkel, dans un discours sidérant alternant lamentations forcées et menaces voilées, ont accusé la Russie d'être responsable des violations du cessez le feu pourtant très majoritairement à l'initiative de Kiev, les forces républicaines se limitant à des tirs de légitime défense. 


Un volcan ukrainien qui se réveille 


Tandis qu'aux USA les néoconservateurs enragés se démènent pour faire avorter la victoire électorale de Donald Trump, leurs faucons de guerre quant à eux continuent leur stratégie du chaos comme une meute de chiens de chasse enragés et lâchés sur les traces d'un ours embusqué...

Récemment j'évoquai les tensions grandissantes qui bien que médiatiquement plus discrètes menacent la paix autour du bassin maritime de la Mer Noire, épicentre de la tectonique géopolitique de la région. Comme un quai contrôlant cette Mer Noire, la péninsule de Crimée, dont le référendum de retour au sein de la Russie est au coeur des nouvelles tensions Est- Ouest, reste une zone très explosive entre Moscou et Kiev. 
Cette année Kiev, qui a tenté en Crimée 2 attaques terroriste, a enlevé de 2 soldats russes à la frontière et provoqué l'espace territorial russe avec des tirs de missiles, a continué de positionner sur la frontière avec la péninsule ses forces d'assaut tout en continuant à la menacer d'une offensive militaire.

Mais c'est certainement dans le Donbass que l'aggravation de la situation est la plus visible et également meurtrière. En effet, malgré les accords de Minsk, l'armée ukrainienne exerce à nouveau depuis le mois de mars 2016 des pressions sur la ligne de front (comme à Yasinovataya par exemple) dans l'espoir de provoquer une contre offensive républicaine qui serait aussitôt mise en avant pour accuser Moscou. 
Depuis juin 2016, ces pressions ont été accompagnées de bombardements de plus en plus importants pour arriver, en début de ce mois de décembre, à près de 2000 violations quotidiennes du cessez le feu par des unités ukrainiennes dont l'artillerie lourde est revenue ostensiblement de ses zones de retrait imposées à Minsk jusquà une ligne de front à nouveau sous le feu permanent des "punisseurs" de Kiev.

Cette escalade dans le Donbass est profitable à la fois à Kiev et à Washington pour des raisons convergentes Reste à savoir jusqu'où chacun est prêt à avancer dans cette politique belliciste avec Moscou. 
En effet si une guerre entretenue à feu doux sur les frontières de la Russie permet de justifier la militarisation atlantiste de l'Europe de l'Est et l'intégration de l'Ukraine au dispositif de l'OTAN (en attendant son intégration) et excuse l'échec du pouvoir de Kiev et sa gouvernance totalitaire, il n'est pas sûr que l'appareil militaire et surtout politique tienne le choc d'une nouvelle guerre mondiale sur le sol européen. 

La coalition anti-russe d'ailleurs est en train de craquer, non seulement par les voix de plus en plus nombreuses qui veulent abandonner les sanctions économiques les impactant également lourdement, mais par une poussée de sympathie vis à vis de la politique menée par la Russie qui grandit chaque jour au coeur des populations européennes jusqu'à amorcer et retour de gouvernements pro-russes comme en Bulgarie, Moldavie et Transnistrie par exemple.

L'intention de Washington semble être de précipiter la situation dans le Donbass pour contrebalancer son recul en Syrie en exerçant une pression directe sur ses frontières et tenter de finaliser son "opération Maïdan" qui n'a pas réussi a atteindre ses 2 objectifs majeurs que sont la Crimée, avec sa base navale russe et le Donbass qui reste le plus riche secteur industriel de la région.

Rallumer ce front déjà bouillant permettrait de déstabiliser encore plus cette région fragile, de créer une diversion pour le front syrien et d'ancrer lourdement l'Ukraine à l'OTAN avant l'éventuel changement de politique étrangère de la Maison Blanche. 

Cette opération, qui devra se dérouler sur une courte période est à la portée de l'équipe Obama grâce à un pouvoir kiévien qui bien que fragilisé lui reste dévoué et une machine de guerre ukrainienne qui même en étant délabrée reste encore suffisamment puissante pour lancer une nouvelle offensive dans le Donbass. 


Un diversion appelée à devenir le front principal de la guerre 


Sur le plan stratégique les Occidentaux, en organisant la reprise de la symbolique Palmyre par Daesh, ont échoué à déstabiliser l'offensive à Alep et sauver les groupes qui s'y retranchent. La Syrie et ses alliés ont bien décidé d'en finir avec les djihadistes qui mettent à feu et à sang le pays et le veto russo-chinois à la proposition de cessez le feu présenté à l'ONU par les parrains du chaos en est la preuve. Devant la désintégration de leurs alliés djihadistes les occidentaux vont certainement tenter un balkanisation de la Syrie en jouant leur joker kurde contre Damas mais sans grand espoir...

Washington peut donc essayer d'ouvrir un autre front plus sensible contre la Russie pour faire pression sur Moscou et, si les hypothèses de guerre civile en Macédoine ou d'opérations terroristes dans le Caucase sont évoquées, c'est l'Ukraine qui offre aux occidentaux la plus belle opportunité de contrarier Moscou en déclenchant une nouvelle offensive ukrainienne contre le Donbass.

Cette offensive, si elle se révèle importante et surtout très meurtrière risque fort d’entraîner une réaction de la Russie dont l'intervention réelle sur le terrain, qui est un fantasme de Kiev depuis 3 ans, provoquerait à son tour une réaction de l'OTAN et une probabilité d'affrontement direct avec les forces russes ce que veulent les néoconservateurs de Washington et leurs chiens fous du Pentagone et du Maïdan.

Sur le terrain la table est dressée et les couverts sont mis, et pas seulement en Ukraine mais également sur tout le théâtre de l'Intermarum, cette Europe de l'Est, entre Mer Baltique et Mer Noire, que depuis 2 ans l'OTAN,  a remilitarisé en déployant des forces stratégiques navales et terrestres (le réseau AEGIS par exemple) mais aussi des forces d'assaut sur les frontières de la Russie (pays baltes notamment)

Mais c'est dans le Donbass que les conditions les meilleures sont réunies car le front est déjà ouvert et surtout animé par un auxiliaire fanatique et bien armé qui permet à Obama de déclencher la guerre par procuration tout en accusant ensuite la Russie d'en être la responsable pour légitimiser l'escalade inévitable de l'OTAN. Et le calendrier d'une telle folie est aujourd'hui limité à quelques semaines seulement, sauf si Trump est écarté de sa victoire d'une manière ou d'une autre (ce que travaillent les néo-cons actuellement). 

Plusieurs indicateurs semblent confirmer cette hypothèse et son calendrier, quelques exemples :
  • Le 7 novembre dernier, le secrétaire Général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé que « des centaines de milliers de soldats de l’OTAN vont être placés en état d’alerte la plus élevée pour répondre aux tensions croissantes avec la Russie. Adam Thomson, le représentant britannique permanent de l’Alliance de Grande-Bretagne a confirmé cet objectif en précisant l'effectif (300 000 hommes) et les délais de déploiement espérés (2 mois). 
  • Le 2 décembre, toujours Jens Stoltenberg rencontre le Premier ministre géorgien Giorgi Kvirikashvili, pour renforcer la présence militaire de l'OTAN dans le Caucase, et dans « La région de la mer Noire qui a une importance stratégique pour toute l’Alliance et le partenariat avec la Géorgie en est un élément important ».
  • Fin décembre, l'un des parrains du Maïdan, le sénateur étasunien John Mac Cain est à nouveau attendu à Kiev. La Paix ne doit rien attendre de cet incendiaire qui hurle à travers le monde que "Vladimir Poutine est un voyou, un tyran, et un meurtrier" et qu'il faut armer l'Ukraine pour une guerre totale contre Moscou. A chaque fois qu'un responsable étasunien est venu à Kiev, le lendemain le régime durcissait son agression contre les russes de la Novorossiya.
Pris à la gorge par l'effondrement militaire de l'opposition syrienne, par les fissures de la coalition occidentale anti-russe et par le calendrier présidentiel d'un futur Président qui veut inverser la vapeur, les néo-conservateurs sont certainement tentés par une fuite en avant de leur stratégie du chaos qui reste aujourd'hui la seule option pour tenter de bloquer leurs revers politiques aux USA et en Europe et militaires en Syrie. 

Et naturellement, leurs regards affamés et paniqués se tournent à nouveau vers le Donbass où la population vit à nouveau depuis des semaines sous le feu permanent des canons ukrainiens. L'hypothèse la plus pessimiste est donc celle d'une offensive ukrainienne qui serait déclenchée dans les prochaines semaines pour tenter de bloquer les échecs politico-militaires de Washington et il est probable que Porochenko, qui n'a plus rien à perdre, se laisse entraîner dans cette guerre suicidaire.

L'Europe quant à elle jouera (une fois de plus) le rôle du pilote dans cette tentation du Kamikaze... 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Si aujourd'hui le Nouvel Ordre Mondial grimace de douleur devant ses échecs, 
sa capacité de nuisance reste toujours intacte et plus que jamais dangereuse !
 Le sénateur belliciste John Mac Cain

Source de l'article :

Russia Today
Times

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lundi 10 octobre 2016

Le torchon brûle entre Paris et Moscou

Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe


La diplomatie française est bien à l'image de son maladif porte avions Charles de Gaulle naviguant vers la Syrie sous commandement étasunien : celle d'un roquet affamé chassant pour son maître en échange de quelques os à ronger...

Depuis le départ du Général De Gaulle, qui avait su garantir une indépendance de la France autant qu'il savait entretenir malgré la guerre froide des relations amicales avec la Russie, les gouvernements successifs (dont on peut se demander si l'équation qualitative n'est pas n+1 < n) n'ont eu de cesse de s'aligner sur la politique étasunienne, jusqu'aux 2 derniers gouverneurs de la colonie France qui sont retournés servilement s'enfermer dans l'enclos de l'OTAN. 

La Russie n'oublie pas la perfidie française de Nicolas Sarkozy qui pour servir la stratégie de déstabilisation des pays arabes non alignés de son mentor américain va déclencher une agression militaire contre la Libye paralysée par une zone d'exclusion aérienne...

En Syrie, alors que les djihadistes lâchés par l'Oncle Sam contre le régime de Bachar el Assad ( et surtout les projets gaziers qu'il a signé avec l'Iran) subissent de graves revers militaires la diplomatie française aux ordres de Washington a tenté le 8 octobre de resservir à l'ONU la recette libyenne pour autoriser une agression des forces de l'OTAN contre l'Etat syrien.
Cette arrogance du laquais étasunien n'avait pas d'autre objectif que de provoquer un veto russe logique qui bien que légitime allait à son tour déclencher une levée d'indignations occidentales préparées, masquant dans l'opinion le refus de la résolution pacifique proposée par Moscou...

Ce veto Russe conspué par les représentants occidentaux a été qualifié "d'abus de pouvoir", alors que 3 jours avant les USA avaient bloqué une résolution condamnant le bombardement de l'ambassade russe de Damas par des djihadistes du Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra). Intervenant à quelques jours d'intervalle dans le même dossier, ces 2 vetos, l'américain protégeant une attaque terroriste et le russe empêchant une agression contre la Syrie, sont symboliques, en dehors des antagonismes politiques et économiques, de la fracture morale qui sépare la politique occidentale de la politique russe...

Le pire c'est que, pratiquant comme à l'accoutumée l'inversion accusatoire, les occidentaux relayés, par leurs chiens de garde propagandistes, ont accusé la Russie d'être cynique, dans la continuité des dernières vociférations psychotiques des néocons étasuniens...

Or, il suffit de lire les justifications à ce veto données par le Ministère russe des Affaires Etrangères pour s'apercevoir que la décision de Moscou contrairement aux clabaudages des serviteurs de Wall street et de la City, obéit à des principes moraux et des valeurs civilisatrices qui sont d'ailleurs défendues par le Droit international.


De la Syrie à l'Ukraine, défendre le Droit et la Civilisation

Vitaly Tchourkin l'ambassadeur de la Russie au Conseil de l'ONU
Ce texte est très important car il ne révèle pas seulement la position précise et technique de la diplomatie russe en Syrie, mais l'état d'esprit qui guide ses décisions à travers le Monde, et particulièrement en ce moment en Syrie et en Ukraine, l'autre dossier brûlant où Moscou doit affronter les déstabilisations étasuniennes que tentent de cacher des valets européens.

"Le 8 octobre, la Russie a voté contre le projet de résolution sur la Syrie présenté par la France au Conseil de sécurité de l'ONU.

Son texte, manifestement présenté sous incitation de Washington immédiatement après le refus des Etats Unis de remplir les accords russo-américains sur le règlement du conflit syrien, a profondément déformé la réalité de la situation, était politisé, déséquilibré et partisan. Toute la responsabilité quant à l'escalade des tensions en Syrie est en bloc attribuée au pouvoir du pays. Dans le même temps, en voulant interdire l'aviation dans la région d'Alep, il y a une réelle tentative de garantir une protection à Al Nusra et aux groupes terroristes affiliés malgré l'obligation des pays membres de l'ONU de mettre tous les moyens en oeuvre pour lutter contre la menace terroriste. Le projet français taisait totalement le fait que la crise humanitaire à Alep ait été artificiellement provoquée quand, en août et en septembre, les groupes terroristes ont refusé de laisser passer les convois humanitaires et ont menacé de tirer dessus. Dans le même temps, le projet ignore les enjeux d'un début, le plus rapide possible, du processus politique entre les forces syriennes, processus qui a été justement saboté par ces mêmes opposants que l'Occident protège et couvre envers et contre tout.

Lors de la discussion du projet, la partie russe a proposé toute une série d'amendements constructifs, dans le but de le rendre plus objectif. Nous avons insisté sur l'intégration du principe aujourd'hui essentiel d'une distinction claire et nette des forces ressortant d'une opposition "modérée" des terroristes. Nous avons rappelé les enjeux d'un déblocage de la route de Castello par les groupes combattant, qui est l'une des artères principales d'accès à l'est d'Alep. Nous avons défendu des mécanismes de cessez-le-feu, qui avaient été acceptés par le Groupe international de soutien à la Syrie, nous avons insisté pour une confirmation absolue des fondements négociés de la régulation de la crise syrienne dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Afin de ne pas permettre une scission du Conseil de sécurité, nous avons proposé un compromis de projet de résolution.

Toutefois, les co-auteurs du projet français, encouragés par des critiques déchaînées de Damas, n'ont pu faire preuve de sagesse politique. A des négociations orientées vers des résultats positifs concrets, ils ont préféré la langue de l'ultimatum, une forte opération de communication, l'exploitation de la problématique humanitaire dans des buts politiques, éloignés des intérêts réels du peuple de Syrie, et également des autres peuples de la région. Il est significatif que notre refus de partager une telle ligne soit partagé par toute une série de membres du Conseil de sécurité.

L'échec de la tentative d'abus de l'autorité du Conseil de sécurité montre l'obsession des initiateurs de la résolution française pour l'idée d'un changement inconstitutionnel du régime en Syrie par l'implication des ressources de l'internationale terroriste, largement alimentée depuis l'étranger.

Il est parfaitement connu que la Russie n'est pas intervenue dans le conflit syrien pendant les quatre années durant lesquelles les gouvernements occidentaux ont alimenté les groupes armés terroristes et elle n'est entrée en Syrie sur demande de son gouvernement légitime que lorsqu'il y a eut un réel risque pour Damas d'être pris par les terroristes. Il était inadmissible que la Syrie encoure le même sort que l'Irak ou la Libye, avec le renversement desquels a commencé la déstabilisation du Moyen Orient, engendrant et l'état islamique et de nouvelles réincarnations d'"Al Qaïda" comme "Nusra". Il est regrettable que certains de nos partenaires ne tirent pas les leçons de l'histoire.

En regrettant profondément le préjudice qui a été porté aux efforts pour la régulation du conflit syrien par les tenants de l'intensification de la confrontation, la Russie reste fidèle à sa position de la recherche d'une solution politique à long terme du conflit syrien. Nous sommes prêts à un travail collectif constructif dans l'intérêt de l'exécution volontaire des engagements déjà pris et à la discussion concernant des pas supplémentaires, qui permettraient aux syriens eux-mêmes, par le dialogue de tous les groupes politiques et confessionnels, de déterminer l'avenir de leur pays sans intervention étrangère."


Le lendemain: les médias occidentaux rapportaient un clash entre les présidents russe et français au cours d'une conversation téléphonique. Cette conversation qui reste à confirmer aurait dégénéré après que Hollande se soit permis de critiquer le Président Poutine à propos des bombardements russes sur les "rebelles modérés". De là le ton aurait monté entre les 2 hommes, le russe rappelant au laquais étasunien l'agression illégale contre la Libye et que la Russie empêcherait même au prix d'une guerre que cela se reproduise ailleurs.

Une servilité française qui révèle l'hypocrisie de la stratégie occidentale en Ukraine

"La voix de son maître" 
La même politique française, servile en Syrie ne peut pas être indépendante en Ukraine, pas plus que les objectifs géopolitiques des occidentaux devant le même adversaire russe, ne peuvent être différents. Il faut donc ne voir dans les gesticulations menées par le Président français autour des accords de Minsk qu'une opération de contournement diplomatique et un gain de temps pour mieux terminer le travail de préemption territoriale de l'Ukraine entamée en 2014 sur le Maïdan. 

En effet si les occidentaux soutiennent si ouvertement la paix en Ukraine, c'est parce qu'ils savent justement les accords de Minsk impossibles à réaliser du côté ukrainien, et par le cynisme de cette politique hypocrite, ils peuvent faire traîner le conflit dans le Donbass dans, ou provoquer en cas de forcing du processus de paix un nouveau Maïdan et l'arrivée d'une équipe radicale encore plus russophobe...

Soutenir les accords de Minsk sans leur donner de vrais moyens d'être mis en oeuvre c'est juste cacher derrière un masque politiquement correct une stratégie de déstabilisation régionale qui n'attend que le feu vert de Washington et l'évolution syrienne pour réactiver ce deuxième front anti russe... Comme dans le jeu de Go la diplomatie étasunienne pousse son pion français à l'opposé de son objectif pour engager une diversion vers un blocage qui accélérera ensuite son attaque...

D'ailleurs la duplicité de cette diplomatie occidentale en Ukraine qui cherche à entretenir un conflit à feu doux, s'observe chaque jour sur la ligne de front du Donbass où , sous le regard laxiste des observateurs de l'OSCE, les soudards ukrainiens ont repris leurs bombardements contre la populations civile et leurs attaques sur le front, grâce aux aides de l'OTAN et aux subventions européennes.

Si le conflit syrien explose, ce que les derniers sabotages occidentaux réalisés à l'ONU laissent craindre, plusieurs scénarios sont alors possibles :
  • Suite à 1 incident initial grave (avion abattu par exemple) la peur d'un chaos nucléaire l'emporte et les négociations reprennent en Syrie (peu probable) et en Ukraine
  • La confrontation s'ouvre sur un conflit localisé entre les 2 coalitions (USA, OTAN et terroristes contre Russie Syrie et Iran) (difficile). Les négociations sont alors suspendues en Ukraine et :
  1. Soit la Syrie est libérée et les USA jettent l'éponge (ce qui m'étonnerait vu les enjeux)
  2. Soit la Syrie connait une partition territoriale et un nouveau conflit frontalier enlisé.
  • Les USA étendent progressivement leur confrontation avec Moscou à l'Europe par la réactivation d'un deuxième front en Ukraine pour forcer la Russie à contre-attaquer et engager un conflit mondial dans une phase  initiale conventionnelle.
  • La confrontation en Syrie provoque immédiatement un conflit global entre Washington et Moscou qui chercheront probablement à limiter sa durée par des frappes nucléaires stratégiques.
Dans toutes ses hypothèses il est regrettable et même dramatique d'observer le suivisme suicidaire des pays de l'Union Européenne comme cette France pris en otage par la mafia financière internationale et l'OTAN et qui risque de servir de chair à canon et champ de bataille pour défendre les intérêts d'une ploutocratie mondialiste qui elle restera à l'abri dans ses bunkers dorés d'outre atlantique. 

Aujourd’hui, c'est sans conteste cette servilité hallucinante à l'impérialisme étasunien des pays européens qui est la plus grande menace pour la paix et la civilisation occidentale, car sans cette soumission aveugle, les USA ne pourraient pas imposer leur ingérence arrogante de par le Monde et détruire impunément les valeurs humaines qui l'on bâti

Aujourd'hui le Monde danse sur un volcan et même si on s'efforce comme nous conseillait Antonio Gramsci « d'allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté », il faut reconnaître que notre avenir ressemble plus à une tempête de plus en plus sombre et inquiétante qu'à un oasis de tranquillité.

En attendant, ce qui est sûr, c'est que la France a définitivement baissé la tête et la culotte devant l'Oncle Sam, et que la clique d'incompétents qui est censé la représenter au lieu de soutenir aveuglément des criminels qui servent les intérêts étasuniens. 

Dans une bouffée délirante pitoyable, François Hollande, le gouverneur de la colonie étasunienne France,  a même menacé de Président Vladimir Poutine dont l'armée défait les terroristes en Syrie, de la Cour pénale internationale.

Ce pauvre hère qui fait honte à son pays devrait plutôt méditer cette formule de Jean Jacques Rousseau avant de rencontrer une nouvelle fois le Président russe Vladimir Poutine qui compte venir le 19 octobre inaugurer la nouvelle église orthodoxe de Paris:


« Un diplomate est celui qui tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de se taire. »



Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article :




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Erwan




dimanche 9 octobre 2016

Blocage diplomatique avant rupture militaire

A l'ONU, occidentaux refusent de négocier 
et poussent le Monde vers la guerre


Malgré leurs chronologies et déroulements différents, depuis 2014 j'ai qualifié les conflits en Syrie et en Ukraine de "conflits jumeaux" du fait de leurs communs commanditaires étasuniens, leurs enjeux géostratégiques énergétiques et leurs menaces pour la Russie. 

Antérieur de 3 ans à la crise ukrainienne, le conflit syrien est aujourd'hui arrivé à un point de rupture gravissime et qui menace de dégénérer en guerre ouverte entre les USA et la Russie, qui selon la logique infernale des alliances serviles a de grandes malchances de déboucher sur une 3ème guerre mondiale.

Du côté de l'Ukraine, même si la situation est plus calme grâce notamment à la tentative de réanimation des accords de Minsk (actuellement plus utilisés par les USA comme "monnaie d'échange" sur le front syrien que arrêt de la guerre dans le Donbass), un blocage évident apparaît également sur ce théâtre d'opération pour la mise en oeuvre d'un processus de paix.


"Trump or Clinton" that is the question, "War" is the answer !

Même si le candidat Trump est malmené dans les médias et les sondages en ce moment, le milliardaire excentrique reste toujours dans la course à la Maison Blanche et menace la folle de guerre. Aussi l'administration Obama, qui veut que la stratégie de l'Hegemon néo-conservateur se poursuive, organise t-il un climat de peur pour renforcer la portée de l'argumentaire russophobe et sécuritaire de la candidate démocrate...

La confrontation entre les Etats Unis et la Russie qui semblait déjà inévitable vient d'entrer dans une phase d'accélération inouïe depuis le bombardement intentionnel le 17 septembre à Deir ez-Zor d'une position de l'armée syrienne par l'US air force. 

Alep est aujourd'hui le dernier bastion stratégique des terroristes islamistes qui ravagent la Syrie depuis 5 ans, sa libération garantira la victoire de l'armée syrienne sur les chiens fous lâchés par Washington contre le gouvernement Assad et surtout ses projets de gazoducs iraniens vers l'Europe qui concurrencent les intérêts turcs qatari, saoudiens.

Poussé par une défaite stratégique imminente en Syrie, par la menace toujours existante de voir Trump gagner les élections, les USA ont décidé de bloquer le jeu diplomatique en Syrie et plus encore de provoquer la Russie.

Tandis que les forces militaires des coalitions menées par les USA et la Russie ne cessent de se renforcer, à l'ONU, les occidentaux ont organisé hier, en 3 temps et de 2 mouvements le sabotage d'une nouvelle ( et peut-être dernière) tentative de résolution pacifique du conflit :
  • Primo la France a présenté une proposition qui n'est qu'une copie de l'opération de destruction du pouvoir libyen en 2011 (zone d'exclusion aérienne sauf pour les avions de la coalition...) Cette proposition d'agression ouverte contre la Syrie a été logiquement bloqué par la Moscou et d'ailleurs tellement prévisible que cela devait être son seul but, pour ensuite pouvoir accuser le veto russe "d'abus de pouvoir" 
  • La proposition russe a été rejeté par le conseil de sécurité de l'ONU, sous le prétexte fallacieux qu'elle n'avait pas le nombre de voix nécessaire. Les occidentaux subordonnent donc ici la Paix au règlement bureaucratique mais ailleurs comme en Ukraine, subordonnent ce dernier à la guerre avec les aides du FMI ou les livraisons d'armes létales.
  • Et pour finir par un affront, les représentants étasuniens, anglais.... et leur caniche ukrainien ont quitté la salle de réunion du conseil de sécurité de l'ONU, lorsque le représentant syrien a pris la parole ! Le suivisme du représentant de Kiev en dehors de l'expression d'une servilité arrogante, montre bien la connexion concertée et une stratégie commune organisée contre la Russie.
Si on rajoute en fond de tableau les déclarations de guerre à peine voilées tenues depuis des semaines par les néocons étasuniens, on est en droit de  se demander si l'exercice de sécurité civile organisé par Moscou pour 40 millions de citoyens russes n'est pas légitime et réaliste.

En Syrie, les USA semblent vouloir finir leur poker menteur et abattre désormais la carte de la guerre, en espérant que la Russie préventivement engage le premier tir. C'est le scénario possible qui se profile en Syrie avec le déploiement des missiles antiaériens russes S400 capables d'abattre n'importe quel avion de la coalition étasunienne qui attaquerait à nouveau des positions syriennes.



Dans le Donbass, Washington continue son poker menteur 

Si les objectifs géo-stratégiques étasuniens en Ukraine sont les mêmes qu'en Syrie, la confrontation entre Washington et Moscou sur le Dniepr n'est pas encore arrivée au même point de rupture et ici les néocons tentent encore de bluffer pour gagner du temps tout en faisant pression sur le Kremlin, qui n'est pas dupe mais préfère toujours dans l'intérêt des populations privilégier une mauvaise paix à une bonne guerre.

Le processus de paix signé à Minsk ressemble à une bouée percée dans laquelle les occidentaux plantent leurs griffes avec cynisme pour que personne ne puisse échapper à la tempête à venir. 
  • Lorsque les ministres allemand et français des Affaires étrangères viennent à Kiev pour demander à Porochenko de réformer la constitution pour accéder aux élections locales et au statut spécial dans le Donbass, il savent pertinemment qu'il demande au Président ukrainien de se mettre une corde autour du cou. 
  • Lorsque Victoria Nuland, la marraine du Maïdan, se rend à son initiative à Moscou pour appuyer le processus de paix et faire pression sur Kiev, c'est juste pour gagner du temps et jeter quelques promesses en Ukraine pour faire pencher le plateau de la balance en Syrie.
Les objectifs de cette duplicité occidentale en Ukraine sont multiples : gagner du temps, tenter un chantage avec la Syrie, et aussi tourner la page Porochenko, ce satrape qui fatigue de plus en plus ses parrains de l'Union Européenne par ses échecs multiples, la guerre et la corruption qui plongent l'Ukraine dans un gouffre sans fond, d'où ils ne peuvent retirer encore les bénéfices de leur "opération Maïdan".

En effet Porochenko, qui concurrence son homologue français avec 10-15% d'opinion favorable, est sûr de se retrouver complètement isolé s'il veut engager le processus de Minsk, et même de disparaître de la scène politique par un nouveau coup d'état qui d'ailleur est en préparation par les représentants de la "coalition de la guerre" (Avakov, Pariuby, Iarosh, Iatseniouk, etc...)

Le parlement ukrainien, qui est contrôlé par des nationalistes bellicistes et des oligarques corrompus a d'ailleurs rejeté dans sa grande majorité les amendements qui étaient le préalable à l’amorçage politique des accords de Minsk. Ces représentants estiment qu'accorder le droit à des élections locales et un statut spécial dans le Donbass reviendrait à capituler devant des séparatistes qualifiés de "terroristes russes". Mais surtout ce serait une jurisprudence pour toutes les régions et l'éclatement définitif de cette Ukraine composée de différentes communautés nationales qui ne se supportent que sous la contrainte d'un pouvoir autoritaire.

Les occidentaux qui savent très bien comment cela va se terminer pour les accords de Minsk forcent Porochenko "à monter sur son trône" en engageant le processus de Minsk coûte que coûte, c'est à dire en dissolvant l'assemblée ukrainienne qu'il ne réussit pas à convaincre, et tenter une nouvelle majorité...  Pour faire pression sur le pantin de Kiev, Jo Biden, le vice Président étasunien évoque le risque de voir 5 pays de l'UE se retirer du train des sanctions économiques contre Moscou (prises après le retour de la Crimée en Russie).

Donc pour résumer les accords de Minsk dans leur définition actuelle sont "mal barrés" : 
  • soit ils disparaissent dans une guerre ouverte en Syrie entre Washington et Moscou
  • soit ils disparaissent avec Porochenko dans un nouveau Maïdan nationaliste
  • soit ils meurent par un enlisement définitif du processus bloqué par le parlement
Porochenko, de toute évidence espère la première hypothèse car elle lui permettrait de rester au pouvoir sans endosser la responsabilité de l'échec des accords de Minsk et tout en alimentant sa politique russophobe hystérique et obsessionnelle...

Les néocons étasuniens derrière leurs beaux discours hypocrites ont d'ailleurs commencé à anticiper l'inévitable échec des accords de Minsk, en validant par exemple la proposition de livrer des armes létales à Kiev, en augmentant leurs soutiens techniques et économiques etc...

Si Washington avait voulu réellement la réussite des accords de Minsk, les occidentaux auraient tout simplement manié la carotte et le bâton en subordonnant par exemple les aides du FMI à l’amorçage du processus de paix par Kiev, l'Ukraine ne survivant que grâce à la perfusion économique occidentale, une majorité des mendiants affamés de la Rada, auraient alors voté pour la paix en échange d'une gamelle remplie...

Au lieu de cela Washington, en Ukraine comme en Syrie, nourrit et aiguise les crocs de ses chiens de guerre quelle espère voir lui rapporter une guerre salvatrice son économie moribonde et le maintien au pouvoir de la ploutocratie mondialiste des Soros, Clinton and Co... Il suffit pour s'en convaincre de regarder la future équipe en charge de la "sécurité nationale" de "Killary" Clinton si elle accède au trône de la thalassocratie étasunienne : une meute de soudards servant fanatiquement l'appareil militaro industriel occidental !

De son côté la Russie qui est décidé à stopper l'hégémonie meurtrière étasunienne, pousse Washington à abattre enfin son jeu sur la table du Monde et à assumer les conséquences de sa stratégie du chaos suicidaire...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


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Erwan