samedi 10 septembre 2016

Bilan d'une semaine de "cessez le feu"

Une trêve mort-née sans surprise


526 violations du cessez le feu par l'armée ukrainienne

  • Jour 1 - jeudi 1 septembre  : 10 
  • Jour 2 - vendredi 2 septembre : 9
  • Jour 3 - samedi 3 septembre : 40
  • Jour 4 - dimanche 4 septembre : 49
  • Jour 5 - lundi 5 septembre : 50
  • Jour 6 - mardi 6 septembre : 102
  • Jour 7 - mercredi 7 septembre : 128
  • Jour 8 - jeudi 8 septembre : 138

Au total l'armée ukrainienne a tiré 526 fois sur le territoire de la République de Donetsk dont 264 fois en utilisant des armes prohibées par les accords de Minsk (calibre +100mm)


1 soldat républicain a été tué le 7 septembre à Trudovsky sous les bombardements. Plusieurs maisons et logements ont été également endommagés pendant cette semaine.




Sur cette carte on voit la zone d'exclusion définie par les accords de Minsk (partie grisée 30km de chaque coté de la ligne de front). Cette zone d'exclusion est le socle sur lequel peut s'organiser le cessez le feu qui est la condition préalable aux négociations diplomatiques. Or, force est de constater que ce "régime du silence" n'existe pas car :
  • Il existe des zones de contact où les lignes ukrainiennes et républicaines sont trop proches l'une de l'autre et génèrent des accrochages et échanges de tirs permanents entre les combattants. Cette situation est généralement due à une occupation progressive de la "zone grise", cette partie neutre située entre les 2 lignes, par les forces ukrainiennes (Sahanka, Marinka, Aéroport, Yasinovataya, Zaitsevo...). 
  • L'artillerie lourde (+100mm) ukrainienne qui était stockée au delà de la zone d'exclusion est revenue en masse sur le front du Donbass. Rien que pendant la semaine écoulée, au minimum une douzaine de pièces d'artillerie lourde a été signalée se positionnant tranquillement sur la ligne de front à la faveur de la trêve du 1er septembre (dont du 2s7 de 203mm "Pion" dans le secteur Sud)
Devant ces violations des accords répétées et menaçantes, les forces républicaines n'ont pas eu d'autre choix que de rappeler également un nombre limité de leur pièces d'artillerie ainsi que des groupes d'intervention blindés à proximité du front, pour la simple raison que ce dernier étant aux lisières urbaines de Donetsk et Lugansk les privent de toute profondeur stratégique et par conséquent de délais de réaction en cas d'attaque de Kiev.


Le 9 septembre dans la soirée, les ukrainiens ont procédé aux bombardements des points habituels (Sahanka, Kominternovo, Trudovsky, Alexandrovka, Yasinovataya, Zaitsevo) principalement à l'aide de mortiers de 82 et 120mm.

Si les bombardements ukrainiens, bien qu'en augmentation quotidienne constante, restent moins importants que durant les 3 derniers mois, en revanche ils sont moins erratiques visant précisément des objectifs ciblés (stations de traitement et distribution d'eau potable par exemple) et souvent grâce à des drones guidant leurs frappes. Ainsi la Mission de Coordination et Contrôle du Cessez le Feu a subi le 8 septembre soir un 4ème bombardement, cette fois sur son poste d'observation situé à Bezimenne, sur les bords de la Mer d'Azov (au Sud de la RPD). Précédemment les postes du CCCC de Alexandrovka et Yasinovataya (Sud Ouest et Nord de Donetsk) avaient été déjà la cible de l'artillerie ukrainienne, au cours des semaines précédentes.


Sur l'ensemble de la ligne de front les unités kiéviennes utilisent fréquemment des drones de reconnaissance, en particulier dans les secteurs de Dokuchaievsk, Donetsk et Yasinovataya où cette semaine la 58ème brigade ukrainienne a même réalisé des tests de vols de drones de combat.
L'utilisation de tout type de drone constitue une violation des accords de Minsk du 19 septembre 2014 qui précisent à leur paragraphe 7 que "l'utilisation des avions de combat et des drones est interdite le long de la ligne de contact dans la zone d'exclusion d'une largeur minimale de 30 km, à l'exception des appareil de la mission spéciale de surveillance de l'OSCE."

Les missions de reconnaissance ukrainiennes elles aussi continuent, comme celles qui cette semaine ont sauté sur des mines du côté de Marinka, entraînant de nouvelles pertes du côté de Kiev (minimum 2 morts et plusieurs blessés).

Les services de renseignement qui continuent de confirmer l'accumulation des forces d'assaut ukrainiennes le long de la ligne de front, ont également repéré des aménagements logistiques importants réalisés sur les bases arrière des unités d'assaut, comme à Volnovakha (Sud de Donetsk) par exemple, où une usine métallurgique a été réquisitionnée pour y stocker du matériel blindé, et vraisemblablement des armes chimiques ainsi qu'un atelier de réparation

Quand l'OSCE déclare à Kiev qu'il n'y a pas de soldats russes dans le Donbass !

 Le secrétaire général de l'OSCE, Lamberto Zannier
A Kiev, lors d'une conférence de presse, le secrétaire général de l'OSCE, Lamberto Zannier a répondu à des journalistes qui lui demandaient si il y avait des troupes russes dans le Donbass :

"Nous continuons à dire que c'est un conflit hybride, et ce conflit prévoit la présence de militaires hybrides. Quand on me demande, existe-t-il là une fusion avec des russes, je dis, sur la base des informations de nos observateurs, que cette association n'existe pas"

J'attends maintenant avec impatience les comptes rendus des Gobert, Gogo et autres journalistes occidentaux en villégiature dans les boites de nuit de Kiev et chargés de communication auprès du Service ukropithèque de propagande...
Mais peut-être vont-ils nous apprendre dans leurs délires obsessionnels et serviles, que l'OSCE est une officine du FSB russe et financée par Vladimir Poutine ?

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


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