mercredi 22 juin 2016

Prolongation des représailles russophobes

A en croire l'Occident, si le Diable existe, il est russe 


Ce 21 juin les 28 Ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne ont la prolongation des représailles économiques contre la Russie, appelées à tort "sanctions" et qui courent depuis 2 ans dans tous les sens, y compris même contre les pays qui en sont les déclencheurs ! 

La représentante  Affaires étrangères, Federica Mogherini
Si il y a bien un domaine où l'unité existe encore dans cette Union Européenne, c'est dans la stupide et servile obstination à vouloir maintenir les représailles économiques décidées par Washington contre la Fédération de Russie et ce, malgré les voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent au sein des parlements nationaux et des ministères pour demander leur levée, comme par exemple en France où les deux parlements à la majorité ont demandé "la levée progressive des sanctions économiques contre la Russie"

Deux pays, la France et le Royaume-Uni, doivent cependant informer leurs parlements avant d'appliquer les prolongations. Au lendemain des votes français contraire à cette décision européenne et à la veille du référendum sur le Brexit, il est possible que cette directive prise à Bruxelles ne reçoivent pas le même accueil obéissant que celui des valets des diplomaties asservies à la vision étasunienne d'un Mode unipolaire..

Cet accord politique intervient le jour même où le Président Ukrainien, est à Paris martelant que "les sanctions" contre son voisin russe "devaient évidemment être maintenues". Le satrape de Kiev, appuyé par un François Hollande soumis et obséquieux, a rappelé à l'occasion "l'invasion militaire russe du territoire ukrainien mais dont personne depuis plus de 2 ans n'a réussi à montrer la moindre petite preuve, et les violations des accords de Minsk négligeant qu'elles sont le fait de son armée.

A cette occasion le Président François Hollande qui dans le cadre du "Format Normandie" devrait avoir un rôle de médiateur pour la paix, a trahit sa partialité russophobe en usant d'un vocabulaire issu directement des services de propagande ukrainiens :


Piotr Porochenko et FrançoisHollande
Ainsi Hollande parle des "otages" pour désigner les prisonniers de guerre ukrainiens capturés lors des assauts de Kiev contre le Donbass, sous entendant ainsi dans l'opinion publique une nature "terroriste" des miliciens républicains. quelques minutes plus tard, le squateur de l'Elysée parle d'une Crimée "envahie", alors que les 24 000 hommes de la flotte russe de la Mer Noire, présente à Sébastopol depuis 1783, étaient autorisés par un accord international entre Kiev et Moscou et même dans la constitution ukrainienne ! 


Il n'y a donc pas "violation du droit international" mais au contraire par Moscou respect de la volonté des peuples à disposer d'eux mêmes par référendum, droit souverain que la France a d'ailleurs défendu dans le passé à Mayotte et au Kosovo par exemple..

Bref, cette "déclaration conjointe" des deux laquais étasuniens ne fut qu'une mise en scène tragi-comique pour faire croire à l'opinion publique que la troisième guerre mondiale avait quasiment été lancée par les méchants Russes contre les innocents ukrainiens !

Ces mesures répressives à l'encontre de la Russie sont à replacer dans un contexte de stigmatisation de la Russie et qui existait déjà avant la crise ukrainienne, cette dernière ayant juste débridée la russophobie psychotique du mainstream politico-médiatique occidental.

La Crise Ukrainienne, bien que cristallisant une nouvelle confrontation Est-Ouest n'est donc qu'un aujourd'hui qu'un faux prétexte occidental pour déclencher un vaste offensive tous azimuts contre Moscou, depuis l’ostracisation des supporters sportifs russes, les sanctions économiques, et jusqu'aux manœuvres d'intimidation des avions de chasse et navires de guerre, en Mer Noire ou dans le ciel syrien.

Cette russophobie caricaturale et grandissante connait par sa médiatisation un phénomène d'entrainement qui a pour conséquence et objectif de convaincre une opinion publique déjà
conditionnée par les méchants russes des films hollywoodiens que Moscou veut envahir l'Europe !


Voilà pourquoi il convient mieux d'utiliser le mot représailles que sanctions...

SANCTIONS : "Mesure répressive infligée par une autorité pour l'inexécution d'un ordre, l'inobservation d'un règlement, d'une loi"

En l’occurrence, au printemps 2014, la seule inobservation d'une loi qui existe et déclenche toute la crise ukrainienne, est le coup d'état du Maïdan et le destitution par la force du Président élu Ianoukovitch. dès lors la rupture constitutionnelle a provoqué la mise en oeuvre d'un scrutin référendaire réglementaire et contrôlé en Crimée suivi par un vote réglementaire et majoritaire de la Douma russe..

REPRÉSAILLES : "Mesures de violence qu'un État prend à l'égard d'un autre État pour répondre à un acte hostile de ce dernier."

On peut effectivement considérer le résultat du référendum de Crimée comme un "acte hostile" au nouveau pouvoir de Kiev et ses lois russophobes (notamment vis à vis de la langue russe). De même peuvent être définies comme "mesures violente d'un Etat" l'opération spéciale contre les manifestants fédéralistes du Donbass qui est violence militaire inouïe et disproportionnée, mais aussi les sanctions des pays occidentaux contre la Russie qui sont violences économiques délirantes !


En résumé, la prolongation des représailles économiques contre Moscou et surtout les peuples de Russie démontre 3 réalités importantes :
  • Leur inefficacité car après 2 ans de blocus, la Russie aurait dû céder or elle s'est renforcée !
  • L'obéissance servile des occidentaux aux directives étasuniennes, transmises via l'Union Européenne 
  • La primauté d'une politique russophobe internationale sur des intérêts nationaux qui lui sont sacrifiés
Reste à savoir combien de temps les peuples occidentaux et surtout les économies européennes vont pouvoir accepter le maintien de sanctions qui les pénalisent autant que la Russie si ce n'est pas plus, car comme le résume très bien Xavier Moreau : 

"Nous (les européens) sanctionnons sur ce que nous vendons quand la Russie sanctionne sur ce qu'elle achète, et relance ainsi son économie intérieure"

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Et laissons là aussi à Dostoïevsky le soin de conclure...


Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Les commentaires (soumis à modération) sont les bienvenus, à condition qu'ils ne soient pas diffamatoires et injurieux. Merci de respecter la charte du groupe que vous trouvez sous l'onglet "Charte" en haut et à droite. Erwan Castel.