mardi 17 juillet 2018

"Cochon qui s'en dédit" Mr Trump !


"Je préfère prendre un risque politique sur le chemin de la paix qu'un risque de guerre dans la continuité d'une politique" aurait dit Trump avant sa rencontre avec le Président Poutine.

Au lendemain d'Helsinki, face au tollé quasi unanime des démocrates l'ais aussi de nombreux républicains qui voient dans la poignée de main entre le Kremlin et la Maison Blanche une trahison de Trump, il n'est plus certain que ce dernier soit prêt à assumer ce "risque politique" ...

Réunion de crise, conférence de presse et un président étasunien qui cherche à éteindre l'incendie quitte à devenir un relaps aux yeux de l'espérance de paix.

Ainsi a t-il affirmé au sujet de sa relation affirmée ses services de renseignements exactement le contraire du doute émis à leur encontre lors de la rencontre d'Helsinki.


Il est clair que un quotidien comme "Le Monde" se régale de ce genre de volte face sans se demander les raisons ou pressions exercées pour cela. 

Le "deep state" mondialiste, quant à lui montre bien ici d'une part le pouvoir (ou les dossiers) qu'il possède pour faire pression sur les gouvernements jusqu'aux chef d'état en personne et qu'aux USA il a déterré la hache de guerre contre cette empêcheur de penser en dollars et en missiles, qui tire sur sa laisse comme un chien imprévisible.

Le pouvoir réel étasunien donc finit de faire surface, et fait désormais des vagues pour garder le contrôle total désormais du porte avion américain. Et on sait tous que pour protéger ses intérêts vampiriques la ploutocratie internationale ne connaît ni morale,ni règle, ni limite...

Dans sa cartouchière, entre autres munitions, la destitution politique, l'empêchement médical et même l'élimination physique...

Si ça continue, il va falloir que Donald songe à demander un passeport russe à Vladimir !

Erwan Castel

Le pain est mangé


La "trêve du pain" qui aura donné lieu à une accalmie très relative, les ukrainiens continuant régulièrement à harceler quotidiennement les lignes de défense républicaines, a été rompue au lendemain de la fin du Mondial de football et dès la fin de la rencontre Trump/Poutine à Helsinki.

Comme mentionné précédemment dans un rapport de situation de notre secteur de Yasinovataya, les ukrops ont engagé ce 16 juillet une nouvelle campagne de tirs sur la ligne de front du Donbass.

A Dokuchaeivsk, en début de soirée les forces ukrainiennes ont tiré plusieurs missiles antichars sur un quartier résidentiel de Dokuchaïevsk (25 km Sud Donetsk). Ivaniva Tubol, une femme de 63 ans a été grièvement blessée au dos et aux jambes dans un tir direct sur son habitation au 21 rue Gornaya.

Comme d'habitude les civils sont les victimes de ce conflit sanglant lancé par Kiev sous couvert d'une prétendue "Opération antiterroriste" qui aujourd'hui a montré son vrai visage avec son évolution en "Opération des Forces Combinées" et qui désignent la Russie comme son ennemi.
Erwan Castel

lundi 16 juillet 2018

Énervés les ukrops se réveillent !

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"Palestinian" première rotation et première expérience du feu sur Promka
Cette 18ème rotation est certainement la plus calme pour notre secteur jusqu'à ce lundi soir, où les ukrainiens se sont réveillés pour des tirs plus nourris et prolongés que leur habituelles rafales horaires.

Cette escalade n'est pas un hasard, elle coïncide avec la fin de la rencontre entre les présidents Trump et Poutine qui s'est révélée au premier abord comme une réunion cordiale entre le souteneur de Kiev et son ennemi juré...

De quoi énerver en effet les ukropithèques !


Lundi 16 juillet 2018

Sur le front de Yasinovataya, près 3 jours d'une accalmie globale à peine ponctuée par des tirs sporadiques aux armes légères et quelques rares grenades à fusil, les provocations ukrainiennes ont repris en intensité ce soir après une première annonce faite ce matin à coups de roquettes antichars.

Les rafales de mitrailleuses, tirs de grenades propulsées et roquettes diverses ont commencé au crépuscule, prenant le relais d'une fin d'après midi orageuse au ciel déjà aux couleurs d'acier.

Les tirs ont ENFIN repris suis-je tenté d'écrire tant ces derniers jours, le silence des armes mais toujours embusquées quelque part à portée de voix de "Forteruine", avait quelque chose de pesant jusqu'à nous inviter nous mêmes à chuchoter pour mieux l'écouter.

Désormais la menace est libérée, redevenue palpable, mesurable et gérable nous indiquant vers où poser nos pas, nos armes et nos répits..

Vers 23h30 le silence revient sur "Forteruine", libérant le chant des grenouilles et la fatigue des hommes que de nouvelle sentinelles viennent relever sous les ombres de la nuit.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Photo du 16 juillet

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Hissé au dessus du "garage", positions ukrops à l'Ouest de Forteruine, le Star and Stripes des parrains du Maïdan

Ce matin le front s'est réveillé avec une série de roquettes antichars tirées sur notre "Forteruine" en plus des habituels tirs d'armes légères et de grenades, tandis qu'au loin (500 mètres) un BTR ukrainien (transport de troupe blindé à roues) peinant dans une lisière faisait entendre les halètements de son moteur. 

Mais c'est à l'Ouest que nous ait apparu ce matin, flottant en maître au dessus des positions ukropithèques, le Star and Stripes (ça doit faire SS en abrégé), symbole autant de ce chaos ukrainien déclenché sur le Maïdan par Washington en 2014 que de la rencontre du jour entre les présidents Poutine et Trump, dont L'OTAN entraîne et équipe désormais les soudards de Kiev.

Finalement le drapeau italien n'aura pas fait long feu sur ce front de Promka et il s'est incliner devant celui du maître atlantiste.

Sur ce secteur précis de Promka, c'est la deuxième fois en 6 mois que le drapeau étasunien vient nous narguer et surtout rappeler à nos ennemis pour qui, depuis le Maïdan, ils versent leur sueur et leur sang.

Un rappel que la propagande pro russe ne pourrait pas mieux faire !

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

L'ordre contre le désordre


Aujourd'hui les présidents Trump et Poutine se rencontrent à Helsinki sur fond d'une nouvelle guerre froide pour ne pas dire d'une "paix chaude" au vu des conflits en cours (Syrie Ukraine) opposant leurs 2 visions du monde.

Trump et Poutine ont certes des convergences d'opinions notamment dans leurs discours conservateurs (tant que les valeurs évolutives de l'américain ne sont pas contrariées par les principes intangibles du russe). On peut également avancer le respect mutuel qu'ils ont l'un pour l'autre et des intelligences servies par des caractères hors normes qui leurs permettent de s'imposer en tant que leaders. 

Mais il ne faut pas non plus tomber dans le panneau caricatural tendu par des néo conservateurs paniqués qui décrivent Trump comme l'homme de Poutine (certains poussent le délire jusqu'à prétendre qu'il est même un agent du KGB/FSB !)

Car Trump et Poutine n'ont rien en commun ni dans le style, la personnalité, le comportement ou le discours. Et cette rencontre, entre les traditionnelles courtoisies diplomatiques introductives et les satisfacitions médiatiques conclusives s'annonce être plutôt un bras de fer entre 2 visions du Monde radicalement opposées.

Trump en effet, malgré ses discours anticonformistes qui laissaient espérer une désescalade internationale n'à eu de cesse par ses actes de jeter de l'huile sur les foyers existants (Iran, Ukraine, Jérusalem, Vénézuela etc..) excepté  peut être en Corée du Nord où, pour le moment, une normalisation des relations semble être amorcée.

Aussi cette rencontre risque de tourner en bras de fer certes cordial mais diffcile autour des points de tensions suivants : 

Le Moyen Orient 
  • La guerre en Syrie où Trump malgré un désengagement progressif de ses forces régulières continue de jouer la carte du renversement de Bachar el Assad via le soutien aux forces d'opposition syrienne ainsi que des bombardements ponctuelles.
  • La rupture de l'accord sur le nucléaire avec Téhéran qui avec de nouvelles sanctions économiques relance, pour le punir surtout de son engagement en Syrie une escalade grave contre l'Iran et par, extension le Hezbollah libanais qui sont tous deux les cibles de Tsahal. 
  • La décision incendiaire de désigner en violation des résolutions de l'ONU Jérusalem comme capitale d'Israël ce qui relance sciamment le conflit israélo-palestinien et les tensions avec le Liban. Ces 3 points risquent de se concentrer prochainement autour du Golan a la jonction de ces 3 pays.

L'Europe 
  • La Crimée où Trump louvoie son attitude concernant la péninsule qui un jour doit être reconnue russe et un autre jour restituée à l'Ukraine. Sujet clivant qu'il s'est gardé d'aborder au sommet de l'OTAN.
  • Le Donbass où Trump jette de l'huile sur le feu en acceptant la livraison d'armes létales à Kiev, aussitôt suivi par ses laquais canadien et français tout en accusant la Russie de soutenir les républiques populaires de Donetsk et Lugansk. 
  • La guerre économique que Trump a déclaré avec les barrières douanières étasuniennes sur l'acier et l'aluminium qui se rajoutent aux représailles économiques ("sanctions") russophobes exponentielles décrétées depuis la crise ukrainienne, et leurs répliques russes (boycott surtaxes etc).

L'OTAN
  • L'extension de l'OTAN vers les frontières de la Russie  et de ses alliés qui se poursuit, malgré les mises en gardes de Moscou, avec notamment l'engagement vers leurs intégrations de la Géorgie la Macédoine du Nord et l'Ukraine.
  • L'installation de nouvelles bases de missiles en Pologne et Roumanie, la présence permanente de manoeuvres interalliées dans mes pays Baltes, en Ukraine ou Mer Noire avec la Russie désignée implicitement comme ennemI. 
  • La création d'ici a 2020 d'une force d'action rapide de 30 bataillons mécanisés, 30 escadrons aériens et 30 navires de combat prêts projetables sur les frontières russes en 30 jours.
  • L'augmentation des effectifs de l'OTAN en Pologne, Roumanie, Bulgarie et pays Baltes qui sont passés de 2 000 à 15 000 hommes et prévoient d'arriver jusqu'à 60 000. Ce renforcement vers l'Est se concrétise un nouveau quartier général stratégique en Pologne.
  • L'escalade de l'armement qui s'en suit et dont chacun rejette sur l'autre la responsabilité avec par exemple de nouvelles armes nucléaires tactiques étasuniennes et des armes russes hypersoniques et sous-marines.
Il faudrait aussi rajouter à cette liste tectonique déjà longue le "Russian gate" cette accusation d'ingérence russe dans les élections étasuniennes de 2016 ou celle plus récente de l'empoisonnement au Novitchok de citoyens britanniques et qui empoisonnent toutes deux et réellement les relations entre Washington et Moscou. 



Dans une interview accordée le 11 juillet  au média italien "Il Giornale" le Ministre russe de la Défense Shoigou a donné filtre diplomatique la vision de Moscou en matière de sécurité nationale et internationale. 

Il a relevé :
  • L'incohérence de la politique étasunienne en Syrie sabotage toute forme de coordination antiterroriste
  • Le danger de voir Washington quitter le traité "INF" concernant les armes nucléaires à portée intermédiaire 
Dans cet entretien le ministre Choïgou accuse sans ambages "l'élite politique américaine" de détériorer les relations entre Washington et Moscou en matière de sécurité. Il dénonce également le chaos organisé par l'hégémonie étasunienne et ses alliés au sein des pays qui refusent s'aligner sur la vision unipolaire de la City et de Wallstreet, notamment via des "guerres hybrides".

Sergueï Choïgou considère l'extension et le renforcement de l'OTAN vers l'Est comme une menace offensive des occidentaux contre la Fédération de Russie.

Il dénonce également la malhonnêteté des médias occidentaux qui ne présentent de cette nouvelle guerre froide que la réaction russe légitime, inversant ainsi la responsabilité de l'escalade ainsi attribuée à Moscou.

Enfin le ministre de la Défense relève également la direction et la maîtrise étasuniennes dans cette stratégie russophobe de l'alliance atlantique qui est rapppelons le sous commandement étasunien, entre autres exemples cités par le Ministre russe : 
  • Le nouveau quartier général de l'US Army OTAN installé à Poznan en Pologne,
  • La base logistique de Powidz en Pologne pour desservir les fronts de l'Europe du Nord et des pays Baltes,
  • Les nouveaux stocks prépositionnés de l'Armée américaine en Europe, avec 5 sites en Pologne Pays Bas et Belgique et 2 autres en Allemagne,
  • L'augmentaton des effectifs de l'US Army dans une Norvège qui se dote de chasseurs bombardiers étasuniens F35 à capacité nucléaire.
  • Le "bouclier antimissile" (convertible en bases offensives) installé en Roumanie Pologne et prochainement étendu à la Norvège qui est sous commandement US.
  • L'alliance militairE en mer du Nord entre USA, Finlande et Suède 
Etc.

Le jour même de la rencontre Trump Poutine  débute à Odessa l'exercice maritime de l'OTAN "Sea Breeze 2018" destinée à marquer son ambition territoriale devant la flotte russe de Sébastopol.

L'orsque l'imprévisible Trump déboule au sommet de l'OTAN la semaine dernière à Bruxelles, les plus naïfs pensaient qu'il allait signer l'arrêt de mort de l'OTAN et même s'en retirer. 

Or il n'en est rien, au contraire à travers ses coups de gueule sur les dépenses budgétaires insuffisantes des États membres, le président Trump tput en évitant les sujets clivants s'est imposé comme le vrai patron de l'organisation traitant avec condescendance à la limite du mépris ses soldats européens. "Les payeurs sont les décideurs"

Trump en a aussi profité dans cette réunion pour par exemple tirer à boulets rouges sur le projet gazier North Stream signé entre la Russie et l'Allemagne accusant cette dernière d'être sous la coupe économique de Moscou.

A Bruxelles, Trump s'est donc couronné d'une casquette étoilée et cela sans conteste, dans la perspective de cette rencontre avec Poutine.
Car le locataire de la Maison Blanche veut arriver en force à Helsinki pendant que ses troupes cette année encore enchaînent exercice sur exercice sir med frontieted de la Russie comme "Sea Breeze 2018" qui se déroule actiellement en Mer Noire ou le monstrueux "Anakonda 2018" qui en novembré accueillera 100 000 soldats, 5 000 véhicules, 150 avions et hélicoptères, et 45 navires de guerre des membres de l'OTAN et bien sûr leurs partenaires renforcés tel que l'Ukraine ou la Géorgie qui viennent avec la Moldavie de créer une alliance militaire ouvertement déclarée anti-russe.. 

Et cette alliance atlantiste de rester le fer de lance du désordre mondial organisé  par des USA et qui se moquent du droit international, des traités internationaux, comme des résolutions de l'ONU. 
En face de cette stratégie du chaos la Russie est procédurière, cherchant au maximum à respecter la volonté des peuples, la souveraineté des gouvernements et l'accord des instance internationales à ses actions.

De fait, la vision multipolaire proposée par la Russie et ses alliés propose un ordre réel du monde fondée sur le respect mutuel la franchise et des règles partagées alors que cette entité ultralibérale qui s'autoproclame "nouvel ordre mondial" ne répand depuis des décennies que destruction, mort, chaos et désordre sur laque destruction, mort, chaos et désordre sur la planète.

Trump peut dire ce qu'il veut, à Washington ou Bruxelles, jouant de provocation en boufonnerie son rôle de trublion imprévisible, il est certain que devant de maître du Kremlin il devra jouer cartes sur table et avancer sur le grand échiquier plus d'actes que de paroles.

Il faudra certainement attendre plusieurs jours après les communiqués officiels qui jailliront de cette rencontre pour savoir ses résultats et qui de la Paix ou de la Guerre va se lever à l'horizon.

Pour ma part en tant que simple volontaire engagé sur le front du Donbass, le seul et vrai résultat de cette rencontre dont je prendrai acte ce sera le terrain qui me le donnera.  

En attendant et pour l'espérance de paix, je reste plutôt pessimiste. .

Erwan Castel 

Tout un symbole : dans la nuit du 15 au 16 juillet, sur le front de Yasinovataya, les ukrainiens ont hissé le drapeau étasunien en face de nos positions républicaines  (à moins que ce soit un contractor yankee comme il s'en trouve ici)

dimanche 15 juillet 2018

Photo du 15 juillet

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Igor, indicatif "Banzaï", ici à l'entretien d'y mitrailleuse légère PKM (7,62mm), est un volontaire russe de 54 ans arrivé récemment de sa lointaine Vladivostok, aux antipodes du Donbass, pour défendre les frontières de la République de Donetsk.

Sur la ligne de front de Yasinovataya, l'état de l'armement est un souci permanent surtout ici avec son utilisation fréquente dans l'atmosphère poussiéreuse de "Forteruine" où boueuse des tranchées. 
Dans cette guerre du Donbass, éprouvant le matériel quotidiennement depuis plus de quatre ans, l'armement russe montre toutes ses qualités exceptionnelles d'efficacité, de rusticité, de simplicité de mise en oeuvre et d'entretien.

De son côté, "Banzaï" enrichit le groupe de sa mentalité asiatique souriante et calme et qui incarne cette diversité ethnique, culturelle et religieuse qui est la grande richesse de la Fédération de Russie. 

Loin des visions occidentales fantasmées d'un pays blanc et chrétien, dans les tranchées du Donbass les volontaires de ces différents peuples de Russie (que l'on peut étendre au monde slave en général) témoignent de ce patriotisme supra-communautaire et de cette notion d'Empire qui a résisté au temps et à l'espace et offre à la Russie toute sa splendeur et son invincibilité.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Les tambours de Péroun

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Une fois n'est pas coutume je vais faire une digression hors sujet dans ce journal du front du Donbass, inspirée par la beauté d'un orage tournoyant aux quatre coins de notre horizon. 



Dimanche 15 juillet 2018

Malgré la christianisation des varègues de la Rus de Kiev, ce berceau de la Russie, Péroun le dieu du tonnerre et dieu tutellaire de leur caste militaire se promène toujours sur son sanctuaire...

Hier soir, 14 juillet, un nouvel orage de chaleur est venu tourner au dessus de Donetsk, ses grondements et ses éclairs remplaçant le temps de la soirée ceux des armes ukrainiennes qui continuent à intervalle régulier leur harcèlement meurtrier sur le front du Donbass.

Un joli son et lumière pour nous faire oublier la chaleur écrasante de l'après midi et fêter cette période de moisson tant il est vrai que les anciens slaves avaient aussi désigné Péroun protecteur des agriculteurs....

En évoquant ces traditions européennes (ce qui doit en faire sourire plus d'un) je songe à cette Nature respectée et même divinisée par les anciens, non par ignorance mais par sagesse, et ceci pour mieux s'imprégner de sa puissance vivante.

Aujourd'hui, l'Homme post moderne après avoir rejeté l'autorité maturante de la Nature jusqu'à vouloir la dominer pour l'épuiser, ne se fie plus qu'à sa propre technologie artificielle, ultime étape d'un anthropocentrisme arrogant et suicidaire.

Mais la guerre même la plus moderne, dans la continuité de ses actions instinctives, sa subordination au terrain et les épreuves physiques et psychiques qu'elle impose, oblige le soldat qui veut lui survivre à rechercher, bien au delà des technologies militaires, des énergies profondes pour "être et durer".

Et ces énergies de survie et de combat, l'Homme en guerre les trouve souvent dans ce rapport métaphysique et symbolique (conscient ou inconscient) du guerrier avec la terre charnelle défendue qui recueille sa sueur et son sang.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Le beurre et l'argent du beurre...


Dans la droite ligne de la collaboration occidentale au totalitarisme criminel de Kiev, dont les USA et le Canada étaient jusqu'à présent les parangons, la France a désormais rejoint les fournisseurs des soudards de Kiev qui bombardent le Donbass depuis 4 ans. 

Rien d'étonnant de la part de ce pays en pleine décroissance gouverné par un "young leader" qui trahit une nouvelle fois les engagements de la république par une soumission à la thalassocratie anglo-américaine et une mendicité économique amorale.

Cette livraison d'hélicoptères qui était annoncée depuis plusieurs semaines a donc été  confirmée ce 14 juillet, date symbole de la préemption définitive du pouvoir parisien par la bourgeoisie au service de la marchandise.

C'est le service de presse du conseil des ministres à Kiev qui a fait la déclaration suivante : 

"Le gouvernement ukrainien et la compagnie française "Airbus hélicoptères" ont signé un accord sur la livraison de 55 hélicoptères pour 
  • les ressources des situations d'urgence,
  • la fonction publique, 
  • la police nationale, 
  • la garde nationale
  • le service des frontières, 

l'accord a été signé dans la maison du gouvernement en présence du Premier ministre de l'Ukraine Vladimir Groisman "



Cette livraison à  l'Ukraine concerne :
  • 21 hélicoptères H225, 
  • 10 hélicoptères H145 
  • 24 hélicoptères H125. 
  • La formation des pilotes et l'assistance technique 
4 premiers "super puma" (H225) devraient être livrés dès cette année à l'Ukraine.

Comme précédemment avec les USA et le Canada les contrats industriels francais avec l'Ukraine ouvrent la porte de la collaboration militaire et participation au conflit du Donbass sur fond de politique d'intégration à l'OTAN.

Une opinion publique trompée

A l'évocation initiale de ce contrat il était question d'une destination non militaire des hélicoptères : fonction publique, police, sécurité civile etc...

Or l'annonce du 14 juillet concerne également "la garde nationale" et le "service des frontières", ce qui ouvre la possibilité d'un engagement des hélicoptères français sur le front du Donbass.

Cette hypothèse à d'ailleurs été confirmée par le président ukrainien lui même qui a demandé que le contrat initial soir modifié pour autoriser une ventilation d'une partie de la livraison au profit de l'armée ukrainienne avec les modifications techniques adéquates.


Les contribuables français volés 

Là où cela devient cocasse et typiquement français c'est lorsqu'on découvre que les 555 millions d'euros que le gouvernement ukrainien doit payer sont en grande partie avancé sous formes de "crédits a moyen terme" financés par des banques privées et lecTresor public francais en d'autre terme le contribuable.

L'orque l'on connaît l'insolvabilité de l'Ukraine dont l'endettement ne cesse d'augmenter, il est probable que Kiev paie ces hélicoptères avec des tubes de vaseline.


Les accords de Minsk trahis

Lorsque le processus de resolution diplomatique du conflir est engagé, la France intègre alors ce "format Normandie" (parce que lancé le 6 juin 2014 à Caen) avec la Russie, l'Allemagne et l'Ukraine, en tant que "garant des accords de paix signes à Minsk".

Je ne voit pas comment un pays qui plus est se prétendant "défenseur des droits de l'Homme" peut prétendre participer à un processus de paix tout en alimentant le même conflit en livrant du matériel miitaire participant aux bombardements d'une population civile.

Bref le gouvernement francais ne fait que confirmer ici sa servitude volontaire amorale aux anglo-américains, sa cupidité on  sans limites, son goût pour la collaboration criminelle, sà russophobie psychotique et la trahison de ses engagements politiques et éthiques.

Mais le pire reste certainement la veulerie des "mougeons" qui se laissent plumer, trahir leurs valeurs républicaines et entraîner dans une collaboration abjecte à un gouvernement totalitaire et criminel.

Erwan Castel

Sur le sujet :

Slatker zone

samedi 14 juillet 2018

Convergences totalitaires

Pendant le Maïdan début 2014, les représentants US vont venir soutenir le coup d'Etat néo nazi, du vice président Biden au sénateur Mac Cain,  ici en compagnie de Oleg Tianebock le co-fondateur du Parti Social Nationaliste Ukrainien (remettre dans l'orde svp) devenu depuis Svoboda...

En octobre 2017 au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, les USA ont voté contre une résolution condamnant la peine de mort pour "l'apostasie, le blasphème, l'adultère et les relations entre personnes du même sexe". Ce vote avait souligné l'alliance des USA avec les Émirats  salafistes du Golfe, qui révèle une convergence idéologique dépassant celle, plus pragmatique, d'intérêts économiques partagés.

L'opinion publique d'alors avait été choquée par une position aussi radicale de la part d'un pays "défenseur des droits de l'Homme". Cette anecdote onusienne n'est pas isolée et il suffit (sans remonter au financement du 3ème Reich) de se souvenir du soutien de Washington aux dictatures latinio-américaines (à rapprocher de la politique France Afrique postcoloniale) ou des alliances contemporaines réalisées avec le Pakistan ou l'Ukraine par exemple. 

Dans l'article suivant l'auteur dénonce cette politique de "l'ennemi de mon ennemi est mon ami" mais je pense personnellement que la convergence d'intérêts finit par fusionner et devenir ideologiquement un "qui s'assemblé se ressemble"

Quoiqu'il en soit ces alliances de démocraties droitdelhommistes avec des régimes ouvertement totalitaires et criminels ne font que confirmer : 
  • L'illusion de la démocratie parlementaire occidentale, dictature contrôlant le peuple via des assemblées soumises,
  • La dictature d'une pensée unique qui ne dit pas ce qu'elle pense et fait le contraire de ce qu'elle dit. 
  • La naïveté imbécile de l' "opinion publique" qui croit aux fausses libertés agitées en spectacle.
Ce vote étasunien, autorisant de facto la répression maximale pour des choix appartenant au domaine privé, est finalement très cohérent avec l'idéologie esclavagiste occidentale qui veut contrôler les esprits et les corps. Depuis le XXeme siècle le mondialisme de l'idéologie judéo-protestante conduit la thalassocratie anglo-américane vampirique a collabirer avec les pires totalitarismes de tous bords, salafisme, nazisme et sionisme par exemple.

Cette "démocrature" occidentale c'est la rencontre fusionnelle et logique de la dictature de la pensée unique avec celle la marchandise et qui donne naissance aujourd'hui à des monstres tel que l'Union Européenne, l'OTAN ou cette Ukraine néo-nazie par exemple.

Ce qui est choquant en revanche c'est que cette même "opinion publique" avale la propagande mensongère droitdelhommiste sans broncher, celle par exemple qui accuse la Russie de persécuter l'homosexualité (alors qu'elle ne fait qu'interdire son prosélytisme), l'Iran d'être une dictature religieuse criminelle (alors que tous les cultes y sont tolérés et protégés) ou l'Ukraine d'être une démocratie libérale agressée par la Russie (alors qu'elle est en réalité un bélier atlantiste lancé contre les russes de la mer Noire).

Il est temps que l' "opinion publique" se réveille.

Erwan Castel (exécutable sûr pour apostasie, "terrorisme" pro-russe, certainement pour adultère et probablement pour blasphème selon certaines moralines fondamentalistes)


Source de l'article : La gazette du citoyen




Les Etats-Unis renforcent les Nazis en Ukraine



Par Ben Norton pour The Real News Network 
le 12 juillet 2018

Les États-Unis aident les néo-nazis ukrainiens à se battre contre la Russie. Un responsable de l'ex-administration Bush, Larry Wilkerson, a déclaré que c'était le plus dangereux genre de politique s’appuyant sur l’adage "l'ennemi de l'ennemi est mon ami". 
BEN NORTON: Des milices néo-nazies mènent une campagne de terreur à travers l'Ukraine, attaquant des minorités ethniques, incendiant des villages roms, agressant des civils innocents, uniquement à cause de leur origine raciale. Et certaines de ces organisations fascistes ont reçu un financement direct de l'Etat ukrainien. La milice suprématiste blanche C14 et le parti d'extrême droite Svobota ont reçu des subventions du ministère ukrainien de la Jeunesse et des Sports.
Mais ce n'est pas seulement Kiev qui soutient ces dangereuses forces néo-nazies. Les États-Unis supportent également les fascistes en Ukraine. Le journaliste Max Blumenthal a rapporté pour The Real News Network comment les Etats-Unis ont armé le bataillon néo-nazi Azov, qui est intégré à la garde nationale ukrainienne et combat les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Le bataillon Azov a publié des photos sur son site Web montrant ses combattants nazis rencontrant des officiers militaires américains et canadiens.
The Real News s'est entretenu avec Larry Wilkerson, un ancien haut fonctionnaire de l'administration de George W. Bush, qui est depuis devenu un critique acerbe de la politique étrangère des États-Unis. Wilkerson a fermement condamné cette politique bipartisane des États-Unis qui consiste à soutenir les extrémistes de droite en Ukraine au nom de la lutte pour contrer la Russie.

LARRY WILKERSON: J'ai regardé cette situation, et l'une des choses curieuses à ce sujet est le fait que les Etats-Unis, à commencer par Barack Obama et Hillary Clinton, ont commencé à se taire et à soutenir ceux qui s'opposaient aux Russes, notamment ces groupes nazis et fascistes en Ukraine. Et ailleurs en Europe aussi, mais principalement en Ukraine à cette époque. Et c'était très dérangeant pour nos deux pays (Ukraine et Etats-Unis), parce que nous ne voyions cela que comme un moyen d'habiliter un groupe qui, en fin de compte, n'a pas besoin d'être autonomisé en Europe. Nous avons été là, fait cela, vu cela et avons joué au jeu de balle. Nous n'avions pas besoin d'autonomiser les fascistes au cœur de l'Europe. Et c'est pourtant ce que nous faisons.

BEN NORTON: En juin, l'American Foreign Policy Society a accueilli le fasciste ukrainien Andriy Parubiy au Sénat américain. Parubiy, qui a déjà fondé deux organisations néo-nazies, le Parti national social et le Patriote d'Ukraine, est maintenant le président du parlement ukrainien, la Rada. The Real News Network a demandé à Larry Wilkerson pourquoi il pensait que les Etats-Unis soutenaient de telles forces politiques ouvertement extrémistes. Wilkerson, un colonel à la retraite de l'armée américaine qui était chef de cabinet de l'ancien secrétaire d'État Colin Powell, a déclaré que certains politiciens américains considéraient simplement les extrémistes d'extrême droite ukrainiens comme un moindre mal par rapport à la Russie.

LARRY WILKERSON: Encore une fois, cela reflète en quelque sorte la politique de "l'ennemi de mon ennemi est mon ami". Il y a ce sentiment viscéral parmi de nombreux membres du Congrès, sénateurs et représentants, et plus profond avec d'autres qui pensent que la Russie est le monstre du monde. Et ces gens pensent toujours que la Russie est la première menace pour ce pays. Maintenant, elle a des armes nucléaires. Cela représente une menace. Nous devrions parler. J'applaudis le fait que Poutine et Trump aillent discuter à Helsinki le 16 juillet. Je ne pense pas que Trump va accomplir beaucoup de choses, il ne semble pas pouvoir le faire. Mais je pense toujours que nous devrions parler.
Donc, c'est ce qui motive beaucoup de ces gens. Est-ce qu'ils vont soutenir n'importe quel ami ou n'importe quel ennemi qui déteste la Russie, n'importe qui qui a l'air d'être un disciple ou un soldat allié dans ce combat y compris les fascistes, et se joindre à eux pour combattre la Russie, en particulier dans un endroit aussi critique que l'Ukraine? Personnellement, je pense que c'est la pire façon de voir les choses. Mais c'est ainsi qu'ils les voient.
Et j'ai écouté des membres du Congrès dans leurs moments de révélation alors que je leur parlais de la guerre au Yémen, expliquant qu'il fallait essayer de nous sortir de cette guerre, leur disant comment c'était brutal, et pourquoi nous n'avions pas besoin d'être si proche de l'Arabie Saoudite, et que d'ailleurs nous n'avions pas besoin d'être aussi proches des fascistes en Ukraine non plus. Ils me répondaient: "Oh non, vous ne comprenez pas, c'est sérieux. C'est vraiment sérieux. Nous devons soutenir ces gens


Benjamin Norton





Ben Norton est producteur et reporter pour The Real News. Son travail se concentre principalement sur la politique étrangère des États - Unis, le Moyen - Orient, la critique des médias et les mouvements pour la justice économique et sociale. Ben Norton était auparavant rédacteur en chef à Salon et AlterNet. Vous pouvez le suivre sur Twitter à @BenjaminNorton.
Lien de l'article en anglais:



Photo du 14 juillet

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Il s'appelle Artiom, c'est un jeune de Rostov sur le Don qui après ses études a décidé de venir prêter main forte aux défenseurs de la République Populaire de Donetsk.

"Palestinian" (son indicatif) observe ici au mur Est de "Forteruine" tandis que les tirs ukrainiens prenant à partie nos positions défensives reprennent comme chaque soir.

La situation actuelle sur le front est plutôt lourde, car malgré une accalmie générale sur notre secteur les ukrainiens poursuivent des tirs sporadiques, aux armes légères mais aussi mortier de 82mm, canon sans recul SPG 9 de 73mm ou lance roquette antichar RPG 7.
Avant hier encore, 2 soldats du bataillon Vostok tenant une position voisine ont été ainsi blessés au cours d'un bombardement ennemi.

Entre le sommet de l'OTAN et la rencontre Trump-Poutine, c'est le 14 juillet, ce mythe national offert au peuple de France par la bourgeoisie pour mieux renforcer sa servitude par l'illusion d'une révolution populaire dont il serait le héros.

Et pendant que les français s'apprêtent à fêter leur soumission finale au nihilisme d'une ploutocratie amorale, que la grand messe footbalistique du lendemain ne manquera pas de consacrer, sur le front du Donbass, des hommes et des femmes luttent contre cette même dictature de la marchandise, qu'entre autres, la monarchie décadente francaise et cette révolution mythifiée de 1789 auront préparé.

Quand est-ce qu'une vraie révolution, une révolution conservatrice restaurant les valeurs civilisationnelles européennes va t-elle arriver a l'Ouest et réveiller les peuples asservis par 2000 ans de pensées uniques successives et esclavagistes ?

Erwan Castel


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