mercredi 6 avril 2016

Minsk 2 : sommeil ou coma profond ?

Source de l'article, le lien ici : IRIS

Y a-t-il encore un espoir pour les accords de Minsk II ?

Le point de vue de Philippe Migault- 30 mars 2016

La réalisation des accords de Minsk II a été repoussée à fin 2016. Les objectifs négociés par la France, l’Allemagne, l’Ukraine et la Russie sont-ils réalisables à cette échéance ?

Il y a peu de chances que les accords de Minsk-2 aboutissent à un règlement politique de la crise ukrainienne d’ici la fin de l’année 2016 car le pouvoir politique à Kiev est dans une situation de quasi vacance. Le Président Porochenko est confronté à un exercice de cohabitation avec son Premier ministre, Arseni Iatseniouk, lequel est très peu enclin à faire des compromis avec la Russie. Par ailleurs, derrière Iatseniouk on trouve une frange de factions ultra-nationalistes, radicalisées, prêtes à user de la violence pour faire échouer l’application des accords de Minsk-2. Ces accords prévoient en effet une révision constitutionnelle qui engage une fédéralisation du pays, perspective honnie par les ultra-nationalistes, en donnant un statut d’autonomie large aux territoires du Donbass. Une bonne partie des partis politiques ukrainiens y sont aussi farouchement opposés.

Par ailleurs, les accords de Minsk-2 prévoient le rétablissement de l’Ukraine dans ses frontières alors même que la question de la Crimée reste posée et que sa réintégration au sein de la Russie est non-négociable. Cette pomme de discorde demeure et a le potentiel de faire capoter les accords si cela est dans l’intérêt de certaines parties au conflit.


Quelle est la situation politique et économique aujourd’hui en Ukraine ? Le gouvernement a-t-il une responsabilité dans l’échec des négociations ? Un effondrement de l’Ukraine est-il à prévoir ?

La situation politique et économique en Ukraine est désastreuse. Le recul du Produit intérieur brut (PIB) en 2015 a atteint 9,9 %, après une baisse de 6,6 % en 2014. L’Ukraine est aujourd’hui l’un des pays les plus corrompu du monde, à tel point que le Fond monétaire international (FMI) et l’Union européenne, face au détournement des prêts internationaux, rechignent de plus en plus à lui accorder un soutien financier. L’Ukraine a actuellement le taux d’inflation le plus élevé du monde, 49 % pour le dernier exercice annuel. Indépendamment de l’inflation et du recul du PIB, on observe un repli de près d’un tiers des exportations, notamment dû à la rupture avec la Russie, jusqu’alors le principale débouché des marchandises ukrainiennes. On peut donc s’attendre à un effondrement économique de l’Ukraine dans les mois qui viennent. Si le FMI n’avait pas aménagé ses règlements, l’Ukraine serait d’ores et déjà en cessation de paiement et, dans les faits, elle est en situation de cessation de paiement partiel.

La responsabilité du gouvernement ukrainien dans l’échec des négociations du format Normandie est certaine. La partie ukrainienne est responsable dans une bonne mesure des violations de cessez-le-feu dans le Donbass car elle est incapable de contrôler ses propres troupes, même si il y a aussi d’évidentes responsabilités du côté séparatiste. Le gouvernement a aussi une responsabilité dans la mesure où il n’est pas uni et où il ne veut pas que les accords de Minsk-2, signés dans un moment de panique sur fond de désastre militaire, soient appliqués.

On pourrait s’attendre, compte tenu de l’effondrement économique qui semble inéluctable, à une relance de la contestation dans la région allant du sud-ouest au nord-est de l’Ukraine, d’Odessa à Kharkov. Cette zone traditionnellement pro-russe, qui échange beaucoup avec la Russie, tend à s’opposer de plus en plus frontalement au gouvernement. Tant qu’il n’y aura pas de rétablissement des relations avec la Russie, le marasme économique durera et impactera particulièrement cette région.


Face à la reprise des discussions entre les Russes et les Américains, la France, et plus globalement l’Europe, sont-ils définitivement hors-jeu ?

L’Europe a toujours été hors-jeu dans la mesure où elle n’existe pas d’un point de vue diplomatique et militaire. L’Union européenne n’a jamais été impliquée dans les négociations, menées avant tout par la France et l’Allemagne. Ces deux protagonistes sont de plus en plus écartés par les Russes, qui considèrent que la solution de la crise ukrainienne se trouve à Washington, et non à Paris, Berlin ou Bruxelles. Les Russes ont donc décidé de prendre directement contact avec le « leader du monde occidental », les Etats-Unis.

vendredi 1 avril 2016

Adieu Donbass

J'ai récupéré  (mais pour combien  de temps ?) ce compte et les pages associées et j'en profite pour laisser ce dernier message et mettre fin aux spéculations et inquiétudes me concernant :

Je quitte le Donbass à regret mais je suis fatigué des intrigues et des calomnies qui me harcèlent depuis plus d'un an. Chaque homme à ses limites et je connais désormais les miennes que je refuse de franchir pour ne pas sombrer dans la même haine imbécile que mes détracteurs.

Mais je ne regrette pas d'être venu ici dans le Donbass sacrifiant 15 années de vie passionante en Guyane car j'y ai découvert un peuple authentique luttant avec dignité pour sa liberté. C'est une noble cause qui mérite plus que jamais d'être connue et soutenue car elle concerne l'avenir de tous les peuples et de leurs libertés. 

Aussi je ne souhaite conserver de cette aventure que les éclats d'humanité croisés dans le sourire des enfants ou le rire des soldats.

Il faudra certainement du temps pour que les cicatrices causées dans cette guerre se referment car le sel de la rancoeur est un poison difficile à combattre.

Aussi ai-je décidé de retourner à ma solitude silencieuse, abandonnée le temps de ce rêve inachevé, et retrouver la compagnie d'une Nature sauvage où vit, loin des trahisons humaines, la véritable intelligence de la vie.

Merci de ne pas commenter car le combat continue et je ne veux pas de polémique contre-productive

Erwan Castel




mardi 29 mars 2016

Ukrops ? : une bande de soudards !

Le commandement ukrainien en charge de "l'opération spéciale" dans le Donbass est depuis 2 ans totalement incapable de gérer les meutes de chiens fous élevées sur le Maïdan et qui animent quotidiennement la ligne de front de leurs frasques sanglantes...

Violations permanentes de la trêve, vols, viols, tortures, assassinats... y compris au sein des forces armées ukrainiennes, ces soudards amateurs de drogues et d'alcool semblent collectionner les conneries, les délits autant que les crimes...

Si on rajoute à cela les suicides, les désertions, les malades et les accidentés, on a une armée ukrainienne autant pitoyable qu’incontrôlable, et qui se laisse envahir par la haine et la peur, ces sentiments qui transforment une armée en une meute enragée qui doit être abattue...

Mais finalement cette "grande bande" qui terrorise le Donbass et se noie dans son propre sang n'est-elle pas à l'image de ce ramassis d'assassins et de débiles qui prétendent gouverner l'Ukraine... et les pays de l'Union Européenne ?

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Rapport de situation du 29 mai 2016
du Ministère de la Défense de la République de Donetsk


Des radicaux d'"Aïdar" assassinent 
un Commandant de bataillon 
des Forces Armées Ukrainiennes

« La situation dans la République populaire de Donetsk reste tendue. Durant la journée écoulée, l'armée ukrainienne a bombardé 237 fois le territoire de la République, » a rapporté dimanche le commandant en second du commandement opérationnel du ministère de la Défense de la RPD Edouard Bassourine en soulignant que « nos services de renseignement ont obtenu des informations fiables venant du quartier général de l'OAT et basées sur l'enquête préliminaire concernant l'élimination du lieutenant-colonel Zhouk, le commandant du 3e bataillon de la 72e brigade, par des radicaux d'Aïdar, indiquant que l'assassinat du commandant du bataillon ukrainien a été mené par un groupe de quatre nationalistes radicaux. »

« L'ennemi a tiré 14 obus d'artillerie de 152 mm et 122 mm, 116 obus de mortier de 120 mm, 49 obus de mortier de 82 mm et effectué six tirs avec des chars d'assaut. L'ennemi a aussi utilisé des lance-grenades de différents types et des armes légères.

L'armée ukrainienne a ouvert le feu sur les localités suivantes : Yasinovataya, Spartak, Dokouchaevsk, Zhabichevo, Staromikhaylovka, la zone de l'aéroport et le district de Petrovsky à Donetsk.

Suite aux bombardements menés par les punisseurs ukrainiens, deux soldats de la RPD sont morts. Dans la localité de Dokouchaevsk, cinq maisons de la rue Krepky ont été endommagées. Nos services de renseignement ont découvert que l'armée ukrainienne avait tiré depuis leurs positions situées dans la localité de Novotroitskoye sur les dépôts d'ammoniaque situés dans la zone de l'usine de dolomite de Dokouchaevsk.

Toutes les données sur les violations des accords de Minsk ont été transmises aux représentants de l'OSCE et du CCCC.

Nous continuons à enregistrer l'accumulation d'armes interdites et de soldats ennemis tout le long de la ligne de contact :
- À Georgievka (à 7 km de la ligne de contact) nous avons détecté l'arrivée de quatre chars d'assaut ;
- À Granitnoye (à 500 m de la ligne de contact) nous avons détecté sept obusiers remorqués D-30 de 122 mm et deux mortiers de 120 mm ;
- À Dzerzhinsk (à 5 km de la ligne de contact) nous avons détecté deux lance-roquettes multiples Grad ;
- À Novotroytskoye des unités de reconnaissance et la compagnie de snipers de la 72e brigade motorisée des FAU sont arrivées ;
- Dans la zone de Kourakhovo l'arrivée de 50 unités d'équipement et d'unités des FAU constituées d'une centaine d'hommes, pour la rotation avec la 14e brigade motorisée des FAU, est attendue ;
- Nous avons détecté le transport par train des soldats du 131e bataillon depuis le terrain de Yavorovsky (région de Lvov) vers la zone de la gare de Zachatovskaya dans la région de Volnovakha.

En outre, nous avons enregistré 13 vols de drones ennemis dans les zones d'Ozeryanovka, Gorlovka, Krasny Partizan et Shirokaya Balka.

Nos services de renseignement continuent de rapporter des pertes hors-combats au sein des unités des FAU. En particulier, lors de l'explosion d'un véhicule de transport de troupes blindé sur une de leurs propres mines dans la zone de Starognatovka, trois soldats du 3e bataillon de la 72e brigade sont morts et cinq autres ont été blessés. Un soldat du groupe de reconnaissance tactique du 90e bataillon aéroporté de la 58e brigade d'infanterie motorisée des FAU est mort suite à un affrontement avec les radicaux de Secteur Droit près d'Avdeyevka. D'après les rapport des commandants du 90e bataillon au quartier général, il y a un accroissement des tension entre les soldats de la 58e brigade des FAU, qui essayent de respecter les accords de Minsk, et les radicaux incontrôlables de Secteur Droit, qui veulent continuer la guerre.

Nos services de renseignement ont obtenu des informations fiables venant du quartier général de l'OAT et basées sur l'enquête préliminaire concernant l'élimination du lieutenant-colonel Zhouk, le commandant du 3e bataillon de la 72e brigade, par des radicaux d'Aïdar, indiquant que l'assassinat du commandant du bataillon ukrainien a été mené par un groupe de quatre nationalistes radicaux. Les informations sur les déplacements et la position exacte du commandant du bataillon ont été transmises aux radicaux d'Aïdar par le soldat de la 72e brigade surnommé "Banker". Afin de cacher les affrontements entre les bataillons de volontaires et la mort de soldats ukrainiens suite à ces conflits, le commandement des FAU a ordonné de présenter leurs pertes hors-combat comme étant dues aux attaques de leurs unités par les forces armées de la RPD.

Nous avons aussi obtenu des informations, sur un accident de voiture près de la localité de Novotroytskoye, dû à la faute d'un soldat du 1er bataillon de la 72e brigade motorisée des FAU, qui était dans un état avancé d'ébriété. Un civil a été blessé lors de l'accident.

Nos services de renseignement ont obtenu les noms d'un groupe de personnes travaillant pour le SBU (Riabokon, Lazarenko et Pocherday), qui espionnent les membres de la mission de surveillance internationale de l'OSCE sur le territoire contrôlé par les FAU et transmettent les changements de route des observateurs afin que les commandants ukrainiens puisse prendre des mesures rapides pour cacher l'équipement militaire interdit situé sur la ligne de contact. En outre, nos services de renseignement indiquent que les données collectées par le SBU sont transmises aux radicaux de Secteur Droit et aux mercenaires étrangers qui peuvent prétendument ouvrir le feu de manière incontrôlée en présence des observateurs. Par leurs tirs, les radicaux contrôlés par les autorités ukrainiennes essayent de discréditer le travail de la mission internationale de l'OSCE, en démontrant que cela n'a aucun impact sur le cessez-le-feu par la partie ukrainienne.

Et enfin, nos services de renseignement ont reçu des informations indiquant que le commandement des forces armées ukrainiennes avait repoussé à Septembre-Octobre 2016 la démobilisation des soldats ukrainiens appelés durant la 5e vague de mobilisation partielle. La raison de cela est le manque d'hommes souhaitant continuer leur service militaire sous contrat au sein des forces armées ukrainiennes, » a indiqué Bassourine.

Commandant en second du Ministère de la Défense de la RPD Edouard Bassourine, 
traduction officielle depuis l'anglais par Christelle Néant

Agence DONi News

jeudi 17 mars 2016

La gangrène brune de l'Europe

MISE A JOUR ( 17 MARS 2016 ) : 

Graham Phillips, libéré et expulsé avec une interdiction de séjour en Estonie de 3 ans !

Graham Phillips arrêté à Riga !


Le 16 mars, Graham Philipps qui est connu pour couvrir dans le Donbass la résistance contre les soudards d'un pouvoir Ukrainien ouvertement allié avec des factions extrémistes néonazies, a été arrêté à Riga alors qu'il couvrait un défilé annuel de néo-nazis commémorant le souvenir des divisions de Waffen SS estoniennes.

Ce journaliste écossais indépendant est un des soldats de l'information parmi les plus actifs qui dénoncent les dérives brunes de plus en plus flagrantes d'une Union Européenne asservie aux USA... 

Les pays baltes sont connus pour avoir soutenu le combat antibolchevique des divisions de waffen SS estoniennes ou lituaniennes notamment et longtemps après la guerre où les partisans de ces dernières dans le cadre de la guerre froide bénéficiaient d'une indulgence des USA et même d'un soutien de la part de la CIA ("les frères de la forêt") En Estonie par exemple, ce ne sont pas moins de 80 000 hommes qui vont rejoindre les rangs des unités nazies, milices ou divisions SS locales.

Plus tard au moment de l'effondrement du bloc soviétique, le travail de dénonciation des crimes soviétiques par certain intellectuels et hommes politiques comme Vaklav Havel qui les élèvent au même niveau que les crimes nazis a contribué autant à condamner les premiers que relativiser les seconds. 

SS baltes défilant dans les rues de Riga pendant la guerre 
Tout comme pour les divisions galicienne du banderisme ukrainien, les baltes aveuglés par une russophobie primaire ont adulé tous ceux qui ont porté leurs armes contre Moscou y compris quand ils étaient les serviteurs zélés de l'idéologie nazie du IIIème Reich  !

Ces dernières années les commémorations de cette collaboration nazie ont été officiellement reconnues par les gouvernements atlantistes des pays baltes qui sont à l'avant garde de l'OTAN dans sa marche vers vers la Russie. Il faut entretenir la haine...

Ainsi existe-t-il une "Union de combattants de la liberté de l’Estonie" organisme public d'environ 2 000 vétérans qui se sont battus du côté de l’Allemagne nazie pendant la guerre. 

Commémoration des anciens SS baltes à Riga

Cette résurgence du nazisme dans les Etats baltes est marquée par l'apparition de différents groupes extrémistes et paramilitaires comme par exemple ce "Parem Sektor Eesti / Leegion", «secteur Droit Estonie / Légion », faisant nettement référence dans sa dénomination et sa symbolique à son cousin néo nazi ukrainien "Secteur Droit"

Le "Parem Sektor Eesti / Leegion", version estonienne du Prayvi Sector ukrainien
L'arrestation vive de Graham Philipps qui couvrait la commémoration annuelle des unités de waffen SS baltes à Riga est la preuve éclatante que le nazisme n'appartient pas au passé mais est bien entretenu sur les marches de la Fédération de Russie par un système qui veut rallumer une nouvelle guerre froide divisant l'Europe pour mieux l'asservir.

Le journaliste écossais a été arrêté après avoir demandé à un participant du défilé pourquoi le fascisme était glorifié en Estonie.

Arrestation de Graham Philips le 16 mars 2016

En attendant il s'agit une violation flagrante de la liberté d'expression et de l'exercice de la profession de journaliste.

Affaire à suivre...


Sources de l'article 

- Le blog Noir de Brocéliande, le lien : ICI 
- Sur le Secteur droit estonien, le lien : ICI
- Glorification des nazis dans les pays baltes, le lien : ICI

mercredi 16 mars 2016

La vie plus forte que la mort !

Au milieu des ruines...


Le Donbass est un pays stigmatisé, meurtri mais dont la force vitale est resté intacte et l'identité s'est même renforcée sous les coups des hordes kiéviennes...

Partout dans les ruines d'un pays toujours en guerre, la vie reprend ses droits avec l'aide des jeunes Républiques porteuses de l'espérance d'un peuple et portées à leur tour par sa foi et sa capacité de résilience exceptionnelle.

Symbole de cette énergie invincible de ce peuple exemplaire, ces enfants jouant au milieu des ruines et qui incarnent cet avenir meilleur et cette liberté si chèrement défendue et offerte en héritage aux générations futures.


Le sacrifice des défenseurs du Donbass est immense mais leur victoire l'est plus encore car elle offre aux peuples d'Europe une promesse en forme d'exemple d'un avenir meilleur.

Viendra très bientôt le temps de la reconquête des territoires occupés, par les armes ou la diplomatie, de la justice condamnant les criminels et celui de la reconstruction du pays mais également d'un Europe libérée car désormais le tyran se meurt de ses propres guerres, et demain nous pourrons tous au milieu d'un monde restauré. 

Mais la route est encore longue et semée d'embûches !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

mardi 15 mars 2016

Point de situation sur Yasinovataya

Un risque de rupture du front... et des accords de Minsk


Depuis le 5 mars, les forces de défense de la République de Donetsk font face à des bombardements et des assauts répétés au Nord de Donetsk. Cette offensive de Kiev qui est une nouvelle violation flagrante du cessez le feu signé à Minsk a pour objectif principal la ville de Yasinovataya par laquelle passe l'axe routier reliant entre eux les bastions de Donetsk et Lugansk. 

L'offensive fortement appuyée par des préparations d'artillerie a été confiée à la 16éme brigade motorisée ukrainienne, anciennement bataillon "Poltava" qui a réussi au prix de lourdes pertes (voir le compte rendu précédent ici : Flash) à prendre pied dans une partie de la zone industrielle entre Avdeevka et Yasinovataya qui est située dans la "zone grise" (zone tampon entre les 2 lignes du front)

Les unités de la DNR, la compagnie Krest de la Brigade Vostok, renforcée par des éléments des unités "Piatnashka et "Légion" ont tenté plusieurs fois de repousser l'ennemi en réalisant des contre-attaques. Plusieurs défenseurs ont été tués et des dizaines d'autres blessés lors de ces actions défensives.

L'intention évidente de Kiev est de couper l'axe Donetsk/Gorlovka/Lugansk au niveau de l'échangeur de Yasinovataya, et l'acharnement coûteux montré par les ukrops pour atteindre la route montre l'importance que revêt cet objectif.

"Yasinovataya rayon", le district de Yasinovataya
Rappel chronologique :

- Début mars, des unités blindées ukrainiennes mais aussi d'importants convois logistiques de munitions et carburant sont signalés faisant mouvement vers Advivka, ville occupée voisine de Yasinovataya.

- 5 mars, appuyés par des tirs d'artillerie, des unités ukrainiennes pénètrent dans la zone tampon jusqu'à 500 mètres des positions républicaines. Des échanges de tirs sont entre les 2 parties deviennent permanentes.


- 7 mars, les assauts de l'armée ukrainiennes reprennent et menacent la route Donetsk Gorlovka qui est fermée à la circulation par les autorités. Kiev accusant les forces républicaines de violer le cessez le feu annonce une probable interruption des accords de Minsk. Les échanges de tir et les duels d'artillerie se poursuivent.

Ukrainiens et républicains sont désormais "au contact" à proximité de l'axe routier Donetsk/Gorlovka/Lugansk
- 9 mars, les combats et surtout les bombardements ukrainiens redoublent d'intensité provoquant des pertes importantes dans les rangs des défenseurs républicains comme en attestent les admissions dans les hôpitaux de Donetsk de plus de 20 blessés par éclats d'obus et balles, dont 6 grièvement touchés au thorax. Les chars et l'artillerie ennemis vont pilonner les positions républicaines toute la nuit en utilisant des obusiers de gros calibre vraisemblablement du 152 mm.  

Au Nord de Gorlovka, le secteur de Zaitsevo subit lui aussi des bombardements et des assauts de la part de l'armée ukrainienne, confirmant l'hypothèse d'une stratégie globale engagée par Kiev dans le secteur et dont l'intention pourrait-être d'isoler la ville de Gorlovka.

Les combats se poursuivent jour et nuit 
- 13 mars, Les unités ukrainiennes qui se sont dangereusement rapprochés de l'échangeur de Yasinovataya couvrent maintenant certains tronçons de la route du feu de leurs armes.Suite aux combats d'infanterie et aux bombardements ukrainiens continuels, l'armée de la DNR a de nouveaux tués sur le terrain ou dans les hôpitaux de Donetsk parmi où de nombreux blessés ont admis régulièrement aux urgences... 


- 14 mars, A Yasinovataya, malgré une diminution de l'intensité des combats le risque d'une percée ukrainienne de la ligne de front est toujours élevé. et les pertes continent a augmenter de part et d'autre.

A Zaitsevo, les bombardements ont repris en milieu d'après midi visant délibérément la population civile. A Gorlovka, une équipe de journalistes russes chinois et locaux ont été pris sous le feu de l'artillerie ukrainiennes, avant d'être évacués sans avoir subi de perte.D'autres bombardements ont touchés également Spartak à l'Est de l'aéroport. 

Bombardements sur Zaitsevo
- 15 mars, Une enquête de l'état-major général des Forces armées ukrainiennes et du SBU a été engagée concernant les nombreuses pertes subies par l'armée dans les assauts sur Yasinovataya.

Jusqu'à aujourd'hui, des combats violents se poursuivent entre les forces en présence qui ne sont plus désormais qu'à quelques centaines de mètres de distance l'une de l'autre, et les pertes subies de chaque côté sont parmi les plus importantes depuis la fin du chaudron de Debaltsevo, il y a plus d'un an. 

L'objectif évident de ces assauts ukrainiens est de couper la route Donetsk-Gorlovka-Lugansk probablement en prévision d'une offensive majeure 


Ailleurs sur le front :

L'embrasement de la ligne de front ne semble pas se limiter au secteur de Yasinovataya et il est observé également un net regain d'activité à Marinka notamment où, après avoir fermé les postes frontières du secteur, les ukrainiens ont procédé à l'évacuation des civils de certains quartiers proches de la ligne de contact et lancé des assauts d'infanterie appuyés par des chars et de l'artillerie contre les positions républicaines qui ont subi là aussi des pertes humaines. 


Reportage de la chaîne  Russia TV 
sur la situation à Yasinovataya

Enjeux et menaces 

En premier lieu, cette violation flagrante par Kiev des accords de Minsk et qui est générale sur l'ensemble du front, révèle l'impasse politique dans laquelle s'est engagée l'Ukraine post Maïdan et pour laquelle un fuite en avant vers la guerre semble être la dernière carte a jouer.

La prise de contrôle par l'armée ukrainienne de ce segment routier de Yasinovataya provoquerait une coupure de l'axe logistique principal entre Donetsk et Gorlovka et même si cette dernière dispose de réseaux secondaires (par Zhdanovka entre autres) sa situation de ville assiégée empirerait sensiblement.

Le Président de la DNR Zakharchenko venu sur le front  rencontrer les défenseurs de Yasinovataya 
Mais surtout, si l'échangeur de Yasinovataya (et pire si c'est la ville entière) tombait sous le contrôle de l'armée ukrainienne, cela offrirait à Kiev, en plus d'isoler Gorlovka, une porte d'entrée d'un éventuel contournement par l'Est de le zone aéroportuaire de Donetsk qui est solidement verrouillée par les forces républicaines. 
En effet à partir de ce carrefour stratégique, des objectifs militaires nouveaux seraient à la portée de Kiev et ses unités blindées seraient à moins de 30mm de Makeevka au Sud et de Donetsk à l'Ouest.    

Que fait l'OSCE ?

Les pertes subies par les combattants, les destructions subies par la population civile des localités sous le feu de l'artillerie ukrainienne sont importantes et aggravent une situation déjà détériorée par les combats précédents de 2014 et 2015. A Yasinovataya et Zaitsevo des dizaines d'habitations civiles ont été détruites ou endommagées par l'artillerie ukrainienne, tandis qu'à Gorlovka où les destructions continuent la station dépuration d'eau est menacée.

Yasinovataya

Lorsque les bombardements et les assauts ont été lancé contre les positions républicaines, les autorités de la DNR ont aussitôt alerté les observateurs de l'OSCE de cette violation flagrante et grave des accords de cessez le feu signés à Minsk. L'Etat major de la République ayant appelé le commandant des forces ukrainiennes s'est vu répondre que "le feu de l'artillerie ne cesserait que si Yasinovataya était abandonné aux forces ukrainiennes"

Pourtant les pertes occasionnées par cette rupture ukrainienne des accords de Minsk aurait du faire réagir l'OSCE et même les diplomaties internationales, or il n'en est rien et c'est même l'inverse qui se produit ! Car depuis maintenant 10 jours que les combats font rage sous les yeux des observateurs, rien n'est engagé sur le plan international, au contraire c'est la Russie qui est a nouveau sommée de respecter les accords de Minsk alors qu'elle n'est pas présente sur le terrain et encore moins responsable de cette violation du cessez le feu ! 


A ce demander à quoi servent les observateurs de cette "Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe" dont l’inefficacité et la passivité frise à la complicité avec les unités punitives de Kiev.

Ce qui est sûr,c'est que la mauvaise foi des occidentaux complices des criminels ukrainiens tourne au délire et que ces derniers ont prouvé définitivement (s'il en était besoin) leur mépris de la vie humaine et des accords internationaux qu'ils ont signé !

Erwan Castel, volontaires en Novorossiya


Sources de l'article (sélection de sites d'information quotidienne) )

- Site DONi news, le lien : ICI
- Site Rusvena, le lien : ICI
- Page VK Antimaidan Donbass, le lien : ICI
- Site Colonal Cassad, le lien : ICI

lundi 14 mars 2016

Libérez Ruslan Kotsaba !

L'Occident entre crime d'opinion et opinion criminelle !

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »


Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

Ruslan Kotsaba est un journaliste ukrainien incarcéré à Kiev depuis 1 an pour délit d'opinion et risquant une condamnation à 15 ans de prison pour haute trahison.


Il y a peu, nous avons évoqué ici le sort de Nadejda Savchenko, officier du bataillon spécial Aïdar qui est jugée en Russie pour son implication dans l'assassinat de 2 journalistes russes en 2014 (voir le lien suivant: La psychopathie ukrainienne/3) et qui bénéficie d'un soutien inconditionnel de la part des occidentaux.

Quand les politiciens occidentaux cupides et leurs serfs médiatiques stupides poussés par une russophobie obsessionnelle en viennent à soutenir une criminelle de guerre reconnue cela relève d'une absurdité inconcevable. Mais quand ces mêmes parangons des "droits de l'Homme" et de la "liberté d'expression" ignorent totalement et avec mépris le sort d'un journaliste croupissant depuis 1 an dans les prisons de Kiev, le délire propagandiste qui les anime devient complicité criminelle !

Décidément dans leur "2 poids 2 mesures", les hérauts de la Pensée Unique semblent bien les adeptes fanatiques du grand écart extrême, à l'image de ces 2 affaires judiciaires où les représentants politiques et médiatiques occidentaux ne sont plus que des larbins vendant leur âme à une dictature amorale.


La victime de cette violation des libertés fondamentales et du droit d'expression s'appelle Ruslan Kotsaba, c'est un journaliste et un blogueur ukrainien populaire qui travaillait pour la chaîne Kanal 112.
Pendant l'année 2014, alors qu'il est reporter de guerre et couvre l'opération spéciale lancée contre le Donbass séparatiste, et lorsqu'il revient du front ce journaliste pacifiste dénonce cette guerre civile fratricide qui déchire l'Ukraine et a fait en quelques mois des milliers de morts. 

Pendant l'hiver 2014-2015, alors que l'ordre d'une quatrième mobilisation est donné, le gouvernement de Kiev rencontre de plus en plus de difficulté à envoyer les hommes sur le front du Donbass : des manifestations de mères, des barrages dans les villages refusant les recruteurs, mais aussi des exil volontaires de milliers de jeunes mobilisables. De son côté Kotsaba s'engage également plus en avant dans la dénonciation de cette guerre génocidaire.

" Refusez la mobilisation !"

Il dénonce cette "situation débile où des meilleurs hommes tuent d'autres meilleurs hommes"(...) et appelle tous les gens sensés à refuser cette mobilisation, parce qu'il faut mettre fin à cet enfer, cette épouvante, cette horreur et qu'il est impensable qu'au XXIème siècle des gens tuent d'autres gens pour la simple raison qu'ils veulent vivre séparément" ..

Arrêté le lendemain de la publication de cette vidéo,  Ruslan Kotsaba est emprisonné le 8 février et mis en détention préventive depuis 1 an il attend un jugement où il risque une condamnation de 15 années d'emprisonnement pour "trahison et obstruction à l’armée" !


Si les soutiens dans le monde russe sont immédiats, en revanche en Occident les politiciens, les nouveaux philosophes "droitdel'hommistes", les médias asservis passent sous silence cette incarcération abusive de Kotsaba pourtant défini par Amnesty International de « prisonnier d’opinion ».Seuls 34 membres du Parlement européen ont signé en décembre 2015 une lettre condamnant l’arrestation du journaliste ‘pour avoir simplement fait son travail’ et appelant à la libération immédiate de Ruslan Kotsaba. 

Cette affaire est gravissime car dans un pays que beaucoup d'occidentaux considèrent comme européo-compatible, on s'aperçoit qu'une véritable dictature protégée par Washington et l'Union Européenne est désormais au pouvoir à Kiev. 


Dans cette dictature ukrainienne, les soldats de la Vérité que sont les journalistes indépendants, sont les cibles privilégiées du pouvoir qui les tue (8 journalistes tués depuis le début de la crise), les emprisonne, les torture ou les expulse.


Force est de constater qu'aujourd'hui l'Occident est devenu le pire ennemi des valeurs qui l'ont fait naître sous le soleil d'Athènes et les regards des dieux car dans ces dossiers sordides, qu'ils traitent du jugement de Savchenko à Moscou ou de l'emprisonnement de Kotsaba à Kiev, il est fort lame,table de constater que les occidentaux retournent facilement leur veste... mais toujours du côté des criminels...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 


Les autres articles  concernant des journalistes dans le Donbass et en Ukraine, le lien ici : Journalistes

Sources de l'article :

- Site le Blog noir de Brocéliande, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
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dimanche 13 mars 2016

Alerte à Marinka !

Menace d'offensive ukrainienne à l'Ouest de Donetsk


Le front du Donbass semble connaître ces derniers jours un réchauffement brutal et singulier. En effet contrairement aux précédentes violations des accords de Minsk par l'armée ukrainienne, les activités des soudards de Kiev semblent cette fois répondre à une coordination générale qui organise une pression sur l'ensemble de la ligne de front. de Gorlovka à Mariupol avec des secteurs particulièrement brûlants comme celui de Yasinovataya qui a été la cible d'assauts importants entre les 7 et 9 mars dernier (voir le flash info, le lien : ICI) et du secteur de Marinka où des pilonnages à l'artillerie lourde ont commencé, frappant les quartiers de Trudovsky et  Petrovsky où un jeune garçon de 15 ans dont la mère avait été abattu précédemment par un sniper, a été blessé à son tour.
Dans le même temps à Marinka, les forces d'occupation kiéviennes ont procédé à l'évacuation des quartiers proches de la ligne de front.

D'autres bombardements ont lieu dans le secteur de Kominternovo, dans le Sud de la République et aussi dans le secteur de l'aéroport.

Actuellement des renforts ont été dirigés vers les zones sensibles du front afin de prévenir une offensive éventuelle, tandis que le bilan des bombardements est toujours en cours, réalisé sur le terrain en coopération avec les équipes de l'OSCE, tandis que leur commandement rechigne montrant par son inertie à réagir devant les fréquentes violations du cessez le feu une partialité pro-ukrainienne flagrante.

Inspection le 10 mars 2016 des quartiers 
résidentiels bombardés de Nikolaevka 

Les prochains jours vont donc être décisifs et nous saurons très vite si la diplomatie et la raison contrôlent encore quelque chose en Ukraine, ou si les accords de Minsk connaîtront un nouveau pas dans la danse du "1 pas en avant et 2 pas en arrière" et menant le Donbass vers un nouvel embrasement du front.

A suivre... 

Erwan Castel, volontaires en Novorossiya

Source principale  de l'article 

- Le lien : ICI

Pour en finir avec l'invasion russe

Un serpent de mer qui s'est noyé tout seul 

Depuis 2 ans la propagande de guerre atlantiste nous montre comme un serpent de mer qui réapparaît dans la peur et le brouillard, la fumeuse "invasion de l'armée russe" en Ukraine. A l'heure où un technicien de la NSA peut lire la marque de votre papier toilettes dans le jardin, les centaines de "conseillers" militaires de l'OTAN qui traitent depuis 2 ans les données de dizaines de satellites déployés au dessus du Donbass, n'ont rien trouvé de mieux que des photos inexploitables ou des phots d'archives de 2008 ?

Merci à Yelena pour le sous-titrage en français

Il faudrait que les bouffons de Kiev et Washington se grattent un peu plus la tête et le reste pour tenter de justifier leurs mirobolants salaires de collabos... car sinon ils vont nous annoncer pour justifier les branlées que reçoit la glorieuse armée ukrainienne que des petits hommes verts puissamment armés ont débarqué pour aider les perfides russes !

Oups pardon ! Kiev nous a déjà raconté cette fable lors du référendum de Crimée en 2014 !


Bon, à défaut d'avoir du courage et de l'intelligence, on ne peut pas dire que l'Ukrainien soit dépourvu d'imagination et même d'un certain sens de l'humour....

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya