mardi 9 janvier 2018

Aux combattants du Donbass


Voici un nouveau clip dédié aux combattants du Donbass, ces femmes et ces hommes qui sans tenir compte des risques encourus se sont levés pour défendre leur Histoire, leur identité et leur Liberté.

Sur le front du Donbass ces combattants, dont beaucoup n'ont été décorés que par les perles de leur sueur et de leur sang, sont toujours là sentinelles fidèles de la Liberté et gardiens incorruptibles de la Rébellion.

Voici quelques extraits du texte accompagnant le partage de cette vidéo, commentaires que je confirme et approuve totalement.

Je souligne ici, et tout en lui renouvelant fidélité et confiance que cette rébellion du Donbass, qui est une vraie révolution populaire (contrairement au Maïdan), est malheureusement aussi menacée de détournement comme toutes les révolutions et révoltes de l''Histoire.

En effet, après les premiers temps du chaos et de la reconstruction sociétale, le mouvement populaire est ensuite sollicité par des vautours et parasites en quête d'honneurs et privilèges. Apparaissent alors les risques de dérives sectaristes et récupérations bourgeoises qu'incarnent malheureusement par exemple ces français venus faire des safaris selfies dans le Donbass ou parasiter à Donetsk une agence de presse internationale, que je ne nommes pas ici mais que tous auront reconnu.

En Iran, des "gardiens de la Révolution" ont été créés pour essayer d'éviter ces détournements idéologiques et protéger l'héritage des ingérences extérieures, et subversions réactionnaires.
Dans le Donbass, la flamme de la rébellion est entretenue jour et nuit par celles et ceux qui sur le front continuent, les armes à la main, à défendre la Liberté des Républiques de Populaires de Donetsk et Lugansk...

Erwan Castel


"Une chanson pour nos gars, pas ceux qui écrivent des livres après être venus 2 mois dans le Donbass, pas pour ceux qui reçoivent des médailles sans avoir passé 1 mois sur le front.

Elle est pour ceux qui ne vivent pas sur internet, ceux qui savent ce qu'est le risque de mourir dans cette boue où ils vivent sans dormir pour protéger leur peuple !

Pour ceux qui sont morts, ceux qui ont été blessés par les obus et sont en fauteuil roulant. Pour ceux qui sont vivants et continuent de rester debout près du mur, pour nous.

Pour ceux qui depuis le début et jusqu'à la fin luttent pour nous et leurs terres et qui ne seront jamais trahis."

Elena Bohdanova

lundi 8 janvier 2018

Pour la Liberté, de la Bretagne au Donbass !


Mon combat ne défend pas le passé mais il s'abreuve à son Histoire. Je ne sers aucun Etat mais soutiens la Liberté des peuples. Je ne suis pas internationaliste et encore moins nationaliste dans le sens que veulent entendre tous ces "patriotes" qui tous ne font que défendre des colonialismes obsolètes et criminels.


Je suis pour la libération des peuples natifs et le respect des diversités naturelles et humaines du Monde.

Certains dans leurs commentaires (que je respecte par ailleurs en deçà de l'insulte) cherchent pathologiquement à me coller des étiquettes, haïes ou adorées, et toujours dans une vision manichéenne et simpliste de l'existence. Un jour je suis nationaliste, un jour communiste, un jour anarchiste etc... Je les remercie de leurs efforts mais je ne suis pas un pot de confiture.

Je hais les pouvoirs artificiels, ceux fondés sur l'argent des princes et les dogmes des clercs, et suis farouchement attaché aux identités natives européennes, spirituelles ou culturelles, et sans prosélytisme ni xénophobie.

Car j'aime aller à la rencontre des "autres" et découvrir, sans les juger, leurs différences qui seules enrichissent les échanges et les évolutions de chacun.

Mais je hais par dessus tout l'arrogance des gens gonflés de certitudes et amnésiques de l'Histoire. Ils ne sont souvent que des serviteurs fanatiques de pensées uniques, religieuses économiques, culturelles ou politiques qui dans une hégémonie psychotique veulent asservir et marchandiser le Monde.

Bref, j'essaye d'être un penseur libre, breton, européen, païen, étant je le conçois un peu (beaucoup ?) rebelle et emmerdeur aussi !

Erwan Castel


dimanche 7 janvier 2018

De Sébastopol à Donetsk

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Dès sa naissance, Piatnashka affiche sa dimension d'unité internationale réunissant sous le même drapeau des dizaines de nationalités différentes depuis les pays du Caucase, de la Fédération de Russie et même des occidentaux venus soutenir les armes à la main la rébellion du Donbass. 

Aujourd'hui encore Piatnashka reste la brigade internationale et attire toujours de nouveaux volontaires venus des 4 coins du monde.
Venus combler des effectifs durement éprouvés par les pertes récentes, de nouveaux volontaires ont ainsi rejoint notre unité, venant de Donetsk où de Russie.


Dimanche 7 janvier 2018

Parmi eux "Tiki", un jeune de 24 ans qui depuis plus d'un an se bat sur le front du Donbass, par solidarité avec cette region russe encore prise au piège dans les vents de l'Histoire et assiégée par une cynique "Opération Spéciale Antiterroriste" qui cache en réalité une terreur organisée par Kiev contre sa population.

Lorsque le coup d'Etat éclate sur le Maïdan en février 2014, "Tiki" observe avec attention au milieu de sa famille et ses amis cet orage qui s'abat sur l'Ukraine et dont les foudres visent très rapidement les populations russes de l'est de l'Ukraine. 
La Crimée est prompte à réagir unie autour de sa base russe de Sébastopol qui incarne une identité et une histoire appartenant à la Russie depuis des siècles.

La population de Crimée profite de la rupture constitutionnelle ukrainienne provoquée par le coup d'Etat pour organiser, et conformément à sa propre constitution (la péninsule avait obtenu par référendum un statut d'autonomie) un référendum pour rejoindre la Fédération de Russie. 
La victoire du oui est écrasante (plus de 95% des 87 % participatifs) et un vote de la Douma va confirmer la fermeture de cette courte parenthèse ukrainienne d'une Crimée abandonnée à Kiev en 1954 sur une lubie de Kroutchev.

Ses études terminées, "Tik'i" qui ne veut pas rester sur le banc des spectateurs de l'Histoire veut s'engager dans la défense du Donbass, cette autre région russe que l'oppression du nouveau régime de Kiev a poussé dans une rébellion séparatiste légitime.

"Tik'i" rejoint le Donbass où il fait ses premières armes sur le front Ouest de Donetsk puis après un temps de repos en Crimée il rejoint d'abord le front de Lugansk dans les rangs du bataillon Prizrak avant d'intégrer il y a quelques semaines la brigade Piatnashka.

Calme (d'ou son surnom) et attentif ce jeune montre une maturité exceptionnelle et une motivation réfléchie. Toujours volontaire et rieur il a très rapidement su s'adapter aux missions et au groupe à qui il apporte en toute circonstance sa bonne humeur victorieuse...

"Tiki" incarne lui aussi cette fraternité qui unit les peuples de Russie et cette jeunesse slave qui sait rester fidèle à son passé et responsable d'un avenir pour lequel elle n'hésite pas à s'engager au milieu des pires tourmentes du présent.

Erwan Castel

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

Les chats de Promka

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 "Mourka" repue de souris imprudentes et de restes de touchonka.
Parfois, on a l'impression que plus les hommes s'entretuent, plus ils ressentent le besoin de s'attacher affectivement à des animaux de compagnie sur les lieux mêmes du naufrage d'une humanité compassionnelle. 

Sur le front du Donbass comme sur les autres fronts de l'Histoire on les retrouve, dans les iconographies ou les récits, ces compagnons fidèles qui offrent à l'Homme ce réconfort et cette joie chaleureuse perdus dans les combats...


Dimanche 7 janvier 2018

Sur les positions tenues par notre unité entre Yasinovataya et Avdeevka, des chats restés au milieu des ruines partagent la vie quotidienne des soldats ... et leurs gamelles !

Voici en photo "Mourka" la mascotte de notre "forteruine" que je ne vous présente plus et "Ukrop" un matou qui traverse régulièrement les 70 mètres de décombres qui nous séparent des avants postes ukrainiens.

Ce dernier après avoir fait le plein de caresses et touchonka est régulièrement sollicité pour porter des messages à nos voisins sur son chemin de retour. La bienséance m'interdit de traduire ici la teneur des billets d'humeur adressés à nos ennemis.

Ces chats font certainement partie des derniers survivants de cette zone industrielle et résidentielle complètement détruite par la guerre. Ils y sont restés malgré les bombardements quotidiens, fidèles à leur terrain de chasse ou aux pans de murs calcinés de leur datcha abandonnée.

Et lorsque des hommes en vert sont revenus dans le secteur pour s'y battre, la plupart de ces chats les ont rejoint trouvant au milieu des caisses de munitions et des sacs de conserves un nouveau foyer et de nouvelles mains peignant leurs fourrures ébouriffées.

Ici les hommes sont respectueux et souvent attentionnés avec ces petits compagnons d'infortune, peut être parce qu'ils leurs rappellent ces autres chats, lovés sur les genoux d'une femme ou d'un enfant guettant par la fenêtre le retour du soldat.

Ces chats, pendant les rares moments de repos nous font oublier les orages d'acier et le chaos régnant sur cette ligne de front de Promka. Ils semblent presque être là pour cela, ces compagnons de Freyja, et j'aime à évoquer au fil des jours leur paisible et chaleureuse présence.

Car ils incarnent dans leurs regards et leurs ronronnements cette Paix que nous espérons tous voir revenir dans un Donbass libéré des soudards qui, depuis bientôt 4 ans, l'assiègent ou l''occupent.

Erwan Castel

"Ukrop" qui déserte sa position pour venir chercher pitance et porter message.
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

samedi 6 janvier 2018

Joyeux Noël à mes amis orthodoxes !


A Donetsk comme partout dans le monde orthodoxe, Noël est toujours célébré les 6 et 7 janvier, conformément au calendrier julien.

Respectant les rites et les traditions et surtout la foi religieuse des uns et des autres, je m'associe d'autant plus volontiers à cette fête de Noël qu'elle est d'abord un moment important pour la communauté de Donetsk au sein de laquelle je vis et ensuite n'est pour moi que l'avatar chrétien de célébrations solaires païennes éternelles que je respecte.

En effet la naissance du Christ a été choisie pour récupérer les fêtes populaires sacrées existantes que ce soit le Noël du calendrier Grégorien qui célèbre la venue d'un Christ solaire... au moment du solstice d'hiver ou celui du calendrier Julien qui le célèbre... au moment où finit ce cycle des 12 nuits sacrées de Yule.

En effet cette période que symbolisaient la crémation du sapin chez les scandinaves ou les galettes de miel en forme de soleil (Compitalia) et l'élection d'un roi (Saturnales) célèbre aussi ce cycle nouveau comme la période du carnaval qu'elle annonce où l'ordre établi était rompu par un chaos maturant précédant le retour d'un nouveau cycle.

Ainsi Noël est pour moi aussi un moment de célébration sacrée et festive éternelle saluant le retour du soleil.

Et cette fête, Yule pour les uns ou Noël pour les autres, je la partage autour de moi au delà des rites particuliers des religions (et sans pour autant réaliser de syncrétisme religieux), convaincu qu'elle est universelle et intemporelle, comme la foi qui pousse les Hommes "depuis la nuit des temps"a dresser au cœur de l'hiver un grand feu, symbole purificateur du renouvellement cyclique de notre étoile.

Joyeux Noël donc du fond de mon cœur à tous mes amis orthodoxes !

Erwan Castel

PS : pour découvrir les fêtes païennes je vous invite à consulter la page Facebook très documentée "symboles païens et inscriptions runiques"

Le recours aux forêts


" Nous devons protéger la forêt, non pas simplement pour que le poêle ne devienne pas froid en hiver, mais pour que le pouls du peuple continue à battre dans une joyeuse chaleur vitale, pour que l'Europe reste européenne "

Wilhelm Heinrich Riehl

vendredi 5 janvier 2018

Une fraternité d'armes

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Repas du réveillon avec des camarades du bataillon Vostok, dans un blockhaus du front de Promka. De Gauche à droite : "Ramses", "Saliste", "  ", "Kucha", "Rambo", "   ", Sultan".

Entamant ma 16ème année sous un uniforme, je pense pouvoir porter sur la communauté militaire un regard essentiel, loin des belles parades et des affiches de propagande (pourtant nécessaires), et d'approcher la vraie noblesse du soldat qui, "parce qu'il est seul à pouvoir regarder la mort dans les yeux, seul est un homme libre" (Richard Hoffman)...


Vendredi 5 janvier 2018

Dans le Donbass, des rebelles sont devenus des soldats mais sans trahir leurs cœurs. En 3 années, l'évolution de la guerre du Donbass et les menaces d'explosion européenne qu'elle porte en elle ont obligé les milices d'autodéfense nées sur les barrages improvisés de Slaviansk Donetsk et Lugansk à se moderniser, se normaliser pour améliorer leur niveau opérationnel et pouvoir durer dans le temps qui menace de son usure les meilleures armées.

Mais il flotte heureusement encore dans les rangs de nombreuses unités de l'armée du Donbass un parfum d' "Opolcheny" (milice) qui lui confère un caractère et une force caractéristiques de toute vraie rébellion populaire.

La Brigade Piatnashka illustre bien cette force militaire acquise au fil des combats menés depuis 2014 et d'une modernisation des combattants. Cette brigade a toujours été engagée sur la première ligne et dans des zones particulièrement éprouvantes comme à Marinka (Ouest Donetsk) ou aujourd'hui Promka (Nord Donetsk). Son expérience du front, chèrement acquise, la fait intervenir, à travers son unité de reconnaissance sur l'ensemble des secteurs difficiles, depuis le front de Shirokino au Sud jusqu'à Debalsevo au Nord de la République Populaire de Donetsk.

Et pourtant cette unité, qui forme aujourd'hui le 2ème bataillon du Régiment de Donetsk, n'a pas abandonné l'esprit qui a présidé à sa création en 2014, à partir des 15 premiers volontaires venus prendre les armes pour le Donbass. Des rubans de Saint Georges et symboles de la Novorossiya ornent toujours de nombreux treillis.

Comme les autres forces de défense du Donbass libre, les rangs de Piatnashka sont formés uniquement de volontaires parmi lesquels on compte un nombre important de vétérans de la première heure. Le caractère "Brigade internationale" est illustré par des volontaires venant d'une dizaine ce pays (dont la France) et qui sont dispersés dans les groupes pour mieux aider leur intégration.

Ce caractère international,pourrait paraître de prime abord comme une difficulté voire un handicap, apparaît au contrainte comme un ciment soudant les personnalités et les motivations a l'image du symbole palmaire de l'unité.

Sur le front de Promka, unités de Piatnashka se relaient sur plusieurs positions partageant la défense de cette ligne de feu avec d'autres unités comme celles de Vostok qui sont après les ukrops nos plus proches (et plus sympathiques) voisins.

Ainsi, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, soldats déployés sur le front nous sommes nous retrouvés par rotation de petits groupes pour célébrer autant la nouvelle année que notre fraternité d'armes.

Cette fraternité est unique tant par les circonstances de sa création que par la diversité des identités nationales, mentales, culturelles et sociales la composant. Pour s'engager, certains ont fait 12 heures d'avion quand d'autres ont rejoint la caserne à pied, certains ont plus de 50 ans, d'autres moins de 20 ans, mais aucun n'est venu ici pour la gloire les honneurs ou l'argent.

A d'autres les beaux uniformes, les médailles les privilèges les feux des projecteurs et les honneurs. 
A nous les treillis bigarrés, les équipements minimums et l'indifférence de de celles et ceux venus à Donetsk pour se servir.

mais aussi à nous l'Honneur de servir en première ligne un combat juste pour lequel nous avons tout abandonné

Aujourd'hui, nous sommes 3 français dans cette aventure militaire et humaine exceptionnelle, Sebastien Hairon, Philippe Khalfine et moi même alternant, chacun dans notre groupe, entre maison, caserne et front.

Dans ce post et par delà nos différences (et divergences) c'est à tous ces volontaires du Donbass, de Russie, de Serbie, de Tchèquie etc., en pensant également aux camarades disparus vivant dans nos mémoires, que j'adresse mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2018, espérant qu'elle nous offrira la Victoire et la Paix pour sceller à jamais cette belle et noble fraternité d'armes...

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

Tout un symbole !

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Le nouveau drapeau SS (Stars & Stripes) flotte au dessus des positions "ukrainiennes" (?) de la carrière de Promka

Une surprise qui n'en est pas une : un drapeau US flottant au dessus de positions ukrainiennes à 300 mètres devant nous. Cette provocation ne fait que confirmer et la débilité de cette Ukraine, mendiante soumise à l'Oncle Sam, et la présence sur le front de volontaires, contractons et autres "conseillers" étasuniens venus poser les jalons de leur futur état militaire européen et formater les chiens de Kiev chargés de le garder.


Vendredi 5 janvier 2018

Aujourd'hui, retour d'une sixième mission sur le front de Promka, au Nord de Donetsk, où nous avons vécu une semaine globalement calme, du fait des célébrations calendaires du Nouvel an et du Noël orthodoxe qui est célébré ce dimanche.

Du côté d'Avdeevka, cette zone située au Nord ouest de notre position, les ukrops ont animé le front avec des tirs sporadiques mais aussi des rotations et renforts de leurs unités déployées en première ligne. 
Notre activité fut donc essentiellement axée sur la recherche de renseignement par des courtes reconnaissances et une observation minutieuse du terrain qui nous ont permis de repérer de nouvelles positions ennemies à moins de 200 mètres de notre "forteruine".


Mercredi 3 janvier, le paysage occupé par l'ennemi, déjà orné des drapeaux jaune et bleu de l'Ukraine, de celui noir et rouge de Prayvi Sector, à augmenté sa collection de torchons avec un "Stars and stripes" dont la lâcheté a déployé son arrogance à l'abri de la deuxième ligne, et de l'autre côté d'une carrière...

Provocation de volontaire(s) étasunien(s) venu(s) faire des safaris sur les marches de la Russie, ce drapeau américain qui devenu ces dernières années le symbole de l'hégémonie criminelle du Nouvel Ordre Mondial, a finalement toute sa place sur cette ligne de front du Donbass, tel la marque du maître identifiant son troupeau ukrop.

Car finalement, des petits pains de Victoria Nuland symbolisant les 5 milliards de $ d'aides étasuniennes distribués aux futurs putschistes du Maïdan aux livraisons d'armes de l'OTAN autorisées par Trump il y a quelques jours, en passant par le déclenchement de cette guerre contre le Donbass décidée lendemain de la visite du patron de la CIA John Brennan en avril 2014, tout dans ce séisme ukrainien porte la marque de l'Oncle Sam !

Et le plus cynique dans cette préemption engagée par l'OTAN du plus grand pays d'Europe est qu'elle a commencé sur le Maïdan par un coup d'Etat baptisé "Révolution de la dignité" ! ...

Mais où est elle la dignité du manifestant du Maïdan qui a mis au pouvoir des nouveaux oligarques qui ruinent totalement son pays

Mais où est-elle la dignité de l'officier ukrainien qui commande le tirs de ses canons sur des civils de Donetsk et Lugansk ?

Mais où est-elle la dignité du soldat ukrainien à qui on demande de mourir à l'ombre du drapeau étasunien ?

De nos positions républicaines, notre réponse a été immédiate et devant le drapeau de l'arrogance esclavagiste se sont levés d'un commun élan au dessus de nos têtes le drapeau de la Liberté rebelle de la jeune République Populaire de Donetsk, dont l'aigle bicéphale surveille désormais avec nous cette première ligne du front de Promka .

"US go home !"

Erwan Castel

Notre réponse au torchon US :

"Ramses", du village bombardé de Zaitsevo (au Nord de Gorlovka)
hissant le drapeau de la République Populaire de Donetsk
Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

Point de situation pour NRT


Lors du dernier repos sur Donetsk, j'ai retrouvé mes camarades de Novorossiya Today et fait une petite interview à l'occasion. Alors que la durée de la guerre menace son information déjà étouffée pat la propagande occidentale) de lassitude il est plus que jamais essentiel de décrire la réalité de la situation.

Sur cette ligne de front de plus en plus de secteurs sont devenus des zones de contacts ou les forces de défense républicaines sont soumises au feu continuel des forces de Kiev. La ligne de front entre Yasinovataya (Tepubliqie de Donetsk) et Avdeevka (territoire occupé par Kiev) est symbolique de cette fausse paix signée à Minsk par les occidentaux. 
Nous vivons jour et nuit des violations permanentes de ce cessez le feu par une armée ukrainienne qui, en toute impunité, a envahi la zone neutre censée restée démilitarisée.

Aujourd'hui, nous sommes toujours sur position où j'ai même pu décrocher cette faible connexion. Les bombardements ukrainiens continuent avec notamment du mortier de 82mm qui vient ponctuer les rafales habituelles des armes automatiques.

La neige a disparu sous le redoux temporaire habituel de décembre et le balayage du vent, mais le moral lui, reste fermement accroché dans les cœurs sur une ligne de front qui tient toujours le choc.

Erwan Castel


LA VOIE DE LA VÉRITÉ. 
VOLONTAIRE FRANÇAIS ERWAN CASTEL DANS L’ARMÉE DE LA RPD


Dans son interview vidéo Erwan Castel, le volontaire français engagé dans l'armée de la République Popualire de Donetsk nous parle de la situation sur le front, des violation des accords de Minsk par l'armée ukrainienne et de sa tactique de « sauts de crapaud », de l’évolution possible de la situation militaire et de la vision que porte l'opinion publique en Occident du conflit dans le Donbass.

lundi 1 janvier 2018

Dans le brouillard de l'an neuf

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Le brouillard qui enveloppe le front de silence et d'inconnue illustre bien la situation générale d'un monde vacillant vers la guerre par une tectonique géopolitique qui semble être devenue incontrôlable et folle. 

Mon journal de guerre use les carnets les uns après les autres et le succès étonnamment agréable des extraits que je publie sur les réseaux sociaux, m'encourage à poursuivre l'expérience.



Lundi 1er janvier 2018

La nuit a laissé la place à un brouillard épais nimbant le paysage ravagé par la guerre d'une inconnue à la semblances de cette année 2018 qui semble vouloir s'enfoncer encore plus dans le chaos organisé.

En regardant les grains de cette terre noire du Donbass qui s'accrochent aux plis de la reliure de mon carnet, j'ai une pensée particulière pour mon père, disparu il y a 3 ans exactement et dont le souvenir, avec le temps, émerge encore plus à la surface de ma mémoire.

Vers où ces carnets voyageront-ils après la tourmente du Donbass ? Cela fait partie des questions qui sont ellrs aussi dans le brouillard d'un avenir inconnu. 
Pour le moment, seul le présent compte et aspire toutes mes pensées et actions actives et réactives, heure après heure, exacerbé par des sens qui sur le front restent en éveil...

À mon poste lors de cette garde de jour très voilé, j'écoute entre les grifonnages de mon carnet et les observations périscopiques, les bruits qui traversent le brouillard et nous informent des activités ennemies ou de celles plus lointaines de la ville occupée de Avdeevka.
Bruit de tronçonneuse, de chenilles d'un blindé ukrop se déplaçant entre 2 positions, aboiements de chiens errant au milieu des ruines, ronronnement d'une usine ou centrale encore en fonctionnement...

Ce premier jour de l'année nous offre un brouillard épais que personnellement je navais jamais encore observé depuis que je suis déployé sur ce front de Promka. Au delà des 50 mètres, le paysage semble se diluer dans une ouate d'un blanc sale et opaque. Même la lumière peine à pénétrer ce monde fantasmagorique où les ruines au milieu desquelles nous nous battons, ressemblent encore plus à des fantômes.

En revanche, les sons y circulent avec aisance comme s'ils glissaient et rebondissaient sur cette matière pourtant impalpable. Et l'on entend distinctement les coups de pioches signalant l'avancée des tranchées des ukrops, leurs invectives et bordées d'injures lancées par dessus elles à notre encontre, nous les "séparatistes" "moskal" et mauvais "terroristes" qui ne léchons pas.... les bottes (restons polis) de l'Oncle Sam. Même les effluves d'une radio ukrainienne crachant à proximité nous parviennent au milieu de l'après midi.

Vers 16h30, une nuit, qu'il encourage à venir plus vite, se joint au brouillard et nous invite à plus de vigilance encore, la boue étouffant les pas et les silhouettes n'apparaissant qu'au dernier instant devant nos postes de tir...

L'humidité a remplacé temporairement le froid hivernal, et la glèbe du Donbass recommence à alourdir les pas des hommes, tandis que le silence lui, alourdi ce brouillard qui ne cesse d'épaissir malgré des tirs qui régulièrement le déchirent.

Finalement, sans trop d'imagination, cette atmosphère particulière de cette petite ligne de front de Promka est bien à la semblance de ce monde post moderne qui au seuil de cette nouvelle année est lui aussi étranglé par le brouillard des inquiétudes d'une folie humaine d'où peuvent surgir brusquement la mort et le chaos.

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front