vendredi 26 janvier 2018

Repos prolongé à Donetsk

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Vendredi 26 janvier 2018

Suite à un déchirement persistant des ligaments croisés du genou lors de la dernière mission sur le front, je passe dans l'unité de renfort en caserne, le temps du rétablissement.

Au programme, repos, soins du genou, cours de russe, tir, démarches administratives, et gardes pour rester dans le rythme !

Retour prévu sur le front le 9 février prochain.

Erwan Castel

Avant un rassemblement devant les bâtiments de la brigade

Les dents de l'hiver 

Un vieux BRDM, trophée ukrainien des combats de 2014

mercredi 24 janvier 2018

Un conseil de l'Europe dans l'impasse


Le conseil de l'Europe, en se mettant au service de la propagande de guerre étasunienne résolument russophobe, est devenu une institution inquisitoriale dogmatique qui s'est enfermée dans une impasse politique, diplomatique et morale.

Une analyse pertinente de Karine Bechet-golovko qui regarde l'effondrement déontologique de cette institution à travers le prisme de la crise ukrainienne.

Erwan Castel

Le Conseil de l'Europe aura-t-il la force de "digérer" 
son conflit avec la Russie?

Karine Bechet Golovko


La crise ukrainienne a montré les faiblesses du Conseil de l'Europe, organe international essentiellement orienté vers l'idéologisation des pays de l'espace post-soviétique, pudiquement appelée "démocratisation". Indépendamment de la CEDH, dont le cas est spécifique, l'Assemblée parlementaire s'est radicalisée avec le temps au point de devenir contre-productive avec la mise à l'écart de la Russie. Aujourd'hui, c'est non seulement la légitimité de cette institution qui se pose, mais aussi ses capacités de fonctionnement, si elle ne trouve pas la force de dépasser sa politisation pour revenir à une politique plus rationnelle.

L'Assemblée parlementaire (APCE) adopte un certain nombre de résolutions, dont la nature politico-juridique fait largement penser aux actes du PCUS, à mi-chemin entre la forme juridique et le fond idéologique. Le summum est atteint dans les résolutions touchant la crise ukrainienne. "L'annexion" de la Crimée, "l'agression" de la Russie, tout est mis en oeuvre pour satisfaire la crise existentielle de ce nouveau pouvoir fantoche issu du Maïdan et donner bonne conscience à ces pays européens qui doivent forcément être du côté du Bien, puisqu'ils sont a priori et pour toujours le Bien. Ce qui se passe bien évidemment de démonstration tout autant que d'argumentation. Aucun mot sur les exactions de l'armée ukrainienne et des bataillons punitifs dans le Donbass contre les populations civiles.

Défendant ainsi le Bien contre le Mal, autrement dit l'Europe, revue et corrigée des données saisonnières, contre la Russie, incarnation de l'ennemi s'il en faut. Hystérie contre bon sens politique, le Conseil de l'Europe, porté par le feu des croisades, a alors retiré à la Russie son droit de vote et de parole au sein de l'APCE et des organes de direction. En réponse à ces mesures discriminatoires, la Russie a refusé de payer sa contribution et ne le fera pas non plus pour 2018. Les pertes sèches pour le Conseil de l'Europe sont de 22,3 millions d'euros pour 2017 et 32,8 millions pour 2018.

L'inconséquence de cette structure laisse pantois. Il s'en dégage un sentiment d'éternité. Comme si les Etats ne pouvaient faire autrement que d'y adhérer. Comme si les Etats n'avaient jamais existé avant et ne pourront jamais exister en dehors. Une sorte d'enfant-roi qui ne comprend pas pourquoi il devrait expliquer ses caprices et au nom de quels principes ceux-ci pourraient ne pas être exécutés.

Donc les éruptions continuent, mais passent de plus en plus mal. La dernière poussée est une nouvelle résolution sur l'Ukraine, adoptée sur la base du rapport du représentant lituanien, les pays de l'Est étant lancés en tête de pont dans la politique russophobe européenne, résolution adoptée par 56 voix pour, aucune voix contre, sur 318 membres ... L'on y retrouve évidemment tout l'arsenal habituel.

Le vice-président de la Douma, Tolstoï, a rappelé aux journalistes sur place que de toute manière, cette résolution sur l'Ukraine, comme ce qui concerne la Crimée, ne sera jamais appliquée. Les auteurs de la résolution le savent par ailleurs parfaitement, elle n'a pas été adoptée dans l'espoir d'être appliquée mais pour servir d'instrument et de justification primaire à la politique russophobe de l'institution. La Crimée est russe, c'est un fait qui ne se discute pas pour la Russie. Ne pouvant influer sur cet état de fait, le Conseil de l'Europe va bien devoir en tirer les conclusions. Enfin, s'il veut sortir de l'impasse. Car ce combat est perdu.

Et il en va de la légitimité de cette institution. La Russie est le plus grand pays du Conseil de l'Europe, mais surtout je dirais, le plus gros poisson. Quel intérêt de s'occuper de l'Ukraine si la Russie est absente? La plupart de ces pays européens de l'Est ne présentent ici un intérêt qu'indirect. L'on ne s'est occupé d'eux non pas pour eux-mêmes, mais dans la vision du rapport de forces avec la Russie et de la prise de contrôle politique du continent. L'on voit alors apparaître un conflit entre deux positions: celle de ceux qui se font manipuler depuis des années et celle de ceux qui manipulent. La première est évidemment plus rigide, quand la seconde est plus souple.

D'une part la position des radicaux, évidemment autour de l'Ukraine, qui tentent de jouer la carte de la légitimité autour des violations à leurs yeux inacceptables des droits faites par la Russie. Dans cette optique, même le paiement des cotisations n'y changerait rien: le but est l'exclusion de la Russie. Leur vision n'est pas stratégique, elle est affective. Le représentant ukrainien comprenant par ailleurs parfaitement que ce n'est qu'une question de temps pour qu'un dialogue complet ne soit restauré avec la Russie.

D'autre part, l'on trouve les partisans d'une vision plus lucide des choses, notamment T. Jagland déclarant qu'un départ de la Russie du Conseil de l'Europe serait une défaite énorme qui renverrait l'institution des années en arrière. Comme l'écrit la presse ukrainienne elle-même:
  • "I did not say that we will be able to solve problems between Ukraine and the Russian Federation, but I believe, and it is my position, that the way out is a peaceful settlement. Countries must adhere to the rule of law, principles of the protection of human rights and freedoms, and prevent war. That is why all actions of member states have such importance to us," Jagland said.

Si l'on traduit ces paroles en langage courant, le jeu a assez duré, on a perdu, il faut faire avec et sortir de la situation sans y laisser trop de plumes. Un Conseil de l'Europe sans Russie n'a aucun sens, alors que la Russie peut vivre sans difficultés en dehors de ce résidu idéologique du 20e. A trop longtemps jouer avec le feu, ça va devenir dangereux. Le plus difficile pour eux va être de calmer les hystériques qui ne voient un sens à leur vie que dans le combat russophobe. Il faut dire qu'ils ont été bien poussés en ce sens. Mais, à chacun ses problèmes.

Pour autant, il ne sera pas si facile de sortir de la crise en faisant semblant que tout va pour le mieux - en tout cas, pour le Conseil de l'Europe. Il demande le paiement des arriérés de cotisation, à savoir environ 50 millions d'euros. Pour des raisons très simples, sans cet argent il ne peut plus fonctionner normalement. C'est en tout cas ce que déclare le représentant danois: il manque 32 millions pour fonctionner. 

Pour sa part, la Russie ne voit pas sur quel fondement elle devrait payer pour une institution à laquelle elle est interdite de participer. Sa position est claire: tant que non seulement elle n'aura pas été restaurée dans ses droits, mais que le Règlement intérieur de l'APCE n'aura pas été modifié pour éviter à l'avenir toute possibilité de prendre des mesures discriminatoires, elle ne reviendra pas et donc n'aura rien à payer.

Le conflit ici est presque habituel. D'un côté le formalisme des positions sans fondement: il faut payer, car il faut payer. Ce sont vos obligations, quelle que soit la situation, quelle que soit la réalité des choses. De l'autre, le réalisme: privée de participation, la Russie n'est plus contrainte au paiement.

Il est plus qu'urgent pour le Conseil de l'Europe de sortir de cet infantilisme bon ton en Europe, enfin s'il estime vouloir avoir un avenir. Car il a plus besoin de la Russie, que celle-ci n'a besoin de lui. C'est la loi du marché ...

Karine Bechet Golovko

L'esprit du fédéralisme et de la Liberté



Je suis venu dans le Donbass, pour défendre une population européenne victime d'une agression atlantiste criminelle et pilotée par Washington. Cet engagement est également une occasion pour moi de concrétiser un idéal fédéral européen fondé sur le principe de subsidiarité.

Contrairement aux paumés jacobins défenseurs d'une "Europe blanche et chrétienne" et qui sont venus s'échouer dans Unité Continentale en torpillant son projet, être volontaire dans les rangs du Donbass c'est au contraire défendre une Europe dans un monde multipolaire défini sur les peuples fondateurs de sa civilisation européenne (et non occidentale qui en est un avatar temporel et restrictif). 

Voici un petit extrait du livre "Le défi des druides" qui illustre cet esprit métapolitique que l'Europe devrait retrouver si elle ne veut pas sombrer définitivement dans l'esclavagisme mondialiste qui s'appuie aujourd'hui sur des Etats nations corrompus par sa dictature de la marchandise.

Erwan Castel

« – Crois-tu, dit le Grec, que si vous aviez gagné cette guerre, vous auriez fondé un véritable État, comme Rome ?

Mais le druide s’esclaffe.

– Un État ? Comme Rome ? Quelle abomination ! Oh non, quelle épouvantable chose qu’un État ! Ce n’est pas du tout de cela que je te parle ! As-tu rencontré un seul Celte capable d’être un citoyen ? C’est bon pour les Grecs et les Romains, cette chose abstraite et grégaire, cette chose petite et sans couleur ! Un citoyen ! Cette outre pleine de vent et toute pareille aux autres ! Un Celte qui perdrait sa couleur et sa liberté perdrait la vie ! Un pouvoir, d’accord, tant que l’on, peut mettre à mort le roi qui s’en rend indigne ! Un Empire, d’accord, tant que l’on peut y dénombrer des tribus toutes différentes, avec pour chacune ses petits chefs ! Mais un État … une organisation étatique… quelle absurdité insupportable pour des hommes libres ! Quelle contrainte vide et déracinée ! Pourrions nous devenir comme les légionnaires de Rome, des fourmis toutes identiques, des fourmis serviles qui ne savent plus bien pour qui ni pourquoi elles meurent ? Sans tribu, sans roi, sans fief ? De qui est-on l’obligé quand on n’a plus de roi ? Peut-on vivre et mourir pour l’un de ces démagogues, l’un de ces fantoches en toge que l’opinion publique mène comme des marionnettes, et qui se gargarisent de leur civisme ? Et puis ce serait trahir les lois de la nature, la nature si imaginative qui a fait en sorte que personne ne marche au même pas… Donnerais-tu la même nourriture et la même loi à l’aigle, à l’ours, au loup, au cochon sauvage ? Donne à manger des glands au loup, il en mourra ! Oblige un aigle à courir dans les fourrés et ses ailes se briseront, ses serres deviendront des moignons, il ne sera plus un aigle ! L’État … Quel crime contre nature est-ce là ? Et quand on déciderait de commettre ce crime, sur quel animal ajusterait-on la conduite de tous les autres ?

Non, mon ami, le prodige dont je te parle, c’est l’aigle, l’ours, le loup, le cochon, la forêt entière s’armant contre l’intrus qui la mutile et qui la broie ! Un Cadurque et un Breton combattant côte à côte, voilà la merveille ! Voilà la vraie force conforme aux lois sacrées de la nature ! Mais par quelle logique absurde l’ours chercherait-il à être chien ? Mais par quelle logique absurde le Cadurque chercherait-il à être Breton ? L’union n’est pas l’uniformité ! Est-il nécessaire d’être tous identiques pour défendre la même cause, et, pour combattre ensemble, de manger le même foin aux mêmes heures ? »

Cécile Guignard-Vanuxem, Vercingétorix. Le défi des Druides. Éditions Cheminements.

Éclair de lucidité dans un océan de merde


Depuis 4 ans les médias occidentaux nous assomment avec une prétendue "invasion russe" dans le Donbass, prenant progressivement les fantasmes de leurs gouvernements pour des réalités...

Il reste encore dans cette Ukraine devenue un hôpital psychiatrique à ciel ouvert des hommes qui conservent un minimum de lucidité comme ce diplomate qui rappelle que, en cas de guerre avec Moscou, l'armée russe hisserai le drapeau de la Fédération en haut de la colonne du Maidan au bout d'une semaine...

Mais c'est peut-être justement ce que veulent les étasuniens : sacrifier leur bélier ukrainien contre les murailles russes pour mieux entraîner le monde dans une nouvelle guerre mondiale, thérapeutique pour leur économie exsangue...

En effet les occidentaux ont ici un scénario idéal pour provoquer la Russie : un peuple russe qui au regard de la prétendue "communauté internationale" est en Ukraine, mais dont ils savent pertinemment que Moscou ne laissera se faire massacrer.

Dans ce théâtre machiavélique les peuples ne sont que le décor consommable de la tragédie, l'offensive ukrainienne même critiquée par principe sera considérée plus légitime au regard d'un droit international contrôlé par les occidentaux qu'une intervention russe sortant de ces frontières pour sauver une population sacrifiée sur l'autel du Dieu Mammon.

Il reste encore l'option d'une nouvelle "Opolcheny" constitué de milliers de volontaires rejoignant les rangs des républicains, tandis que des partisans opéreront sur les arrières logistiques des soudards de Kiev...

Dans les 2 cas, le Maïdan sera libéré.

Erwan Castel

Source de l'article : Réseau international

Si la Russie décidait vraiment de combattre l’Ukraine, « alors il faudra au maximum une semaine pour occuper le territoire de notre ancienne république soviétique », a déclaré l’ex- porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Voloshin.

Il a déclaré que si l’armée russe devait utiliser toutes ses capacités militaires, « ni les » Javelins « américains, ni aucune autre arme ne pourraient aider l’Ukraine. »

« Oui, c’est [les Javelins] de très haute qualité, moderne, mais c’est juste un complexe antichar .. Alors que la guerre moderne est, avant tout, une guerre utilisant la composante aéronautique.

« J’ai regardé des documents intéressants, des enquêtes sur la conduite des hostilités par la Fédération de Russie en Syrie, la base de la campagne est l’aviation et les missiles de croisière, aéroportés et en mer. Contre cela, les Javelins sont absolument inutiles.

Ils ne nous sauveront pas de l’aviation stratégique russe, des missiles de croisière, des bombardements, etc. Je suis sûr que tout le monde le comprend parfaitement. Dans une guerre avec la Russie, avec une application à part entière de toute la puissance de l’armée russe, nous perdrions en une semaine maximum « , a déclaré Voloshin.

Pourtant, les sources des principaux médias occidentaux sont convaincues que « la Russie a attaqué l’Ukraine » – pendant tout ce temps, Kiev est resté indemne.


Traduction : Avic– Réseau International

mardi 23 janvier 2018

L'arme du faible, du criminel et du con

photo d'illustration, Horst Gutmann, CC BY 2.0

L'Ukraine institutionnalise le formatage de la pensée en rejetant l'une après l'autre les références russes de son Histoire et celles qui mentionnent les crimes commis par les bandéristes.

La censure est la preuve la plus visible d'une pensée totalitariste, depuis les autodafés révolutionnaires jusqu'à l'interdiction de territoire prononcée à l'encontre de journalistes.

C'est l'arme des faibles, des criminels et des cons (cumuls autorisés) Et il ne faut pas croire que l'Ukraine est le seul exemple contemporain de cette dictature de la pensée. La France cette "patrie des droits de l'Homme" dont la liberté d'expression est un pilier majeur est devenue elle aussi le parangon de la censure.

L'Ukraine est juste un peu moins subtile dans sa stratégie de conditionnement idéologique des masses.

Erwan Castel

Source de l'article : Actua-litté

L'Ukraine censure 25 livres, interdits de distribution dans le pays

Antoine Oury 

Le Comité d'État sur la politique d'information, la radio et la télévision d'Ukraine a diffusé, le 10 janvier 2018, une liste de 25 ouvrages importés de Russie et interdits de distribution sur le territoire national. On y retrouve des ouvrages historiques signés par Boris Akounine, Stalingrad d'Antony Beevor, mais aussi des encyclopédies et ouvrages pour la jeunesse, ou encore les mémoires de la princesse russe Catherine Dachkov (1743-1810).

Les 25 entrées du tableau mis en ligne par le Comité ukrainien renvoient toutes à « un produit d'édition originaire ou fabriqué et/ou importé du territoire d'un État agresseur », expression qui fait explicitement référence à la Russie. Depuis le 1er janvier 2017, l'import de livres russes est interdit en Ukraine, après l'entrée en vigueur d'une loi sur le sujet.

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine bat son plein depuis plusieurs années : en 2014, après la démission du président Viktor Ianoukovytch, favorable à un rapprochement de la Russie, cette dernière occupe la Crimée pour intimider le nouveau gouvernement, qu'elle ne considère pas comme légitime. Petro Porochenko, président depuis le 7 juin 2014, avait décidé, parmi les représailles envers le voisin russe, d'interdire la distribution des livres importés.

Cette liste de 25 ouvrages vient donc compléter l'interdiction générale : on y retrouve des ouvrages signés par des auteurs russes, fort logiquement, de Boris Akounine à la princesse Catherine Dachkov (1743-1810), en passant par le prince Esper Esperovitch Oukhtomski (1861-1921). Sont visés tous les ouvrages avec des contenus « anti-ukrainiens », une acception, on l'aura compris, très large. Ainsi, on dénombre dans la liste un certain nombre d'ouvrages destinés à la jeunesse, comme des encyclopédies.

Une mesure anti-démocratique

On note également dans la liste la présence du livre Stalingrad, de l'historien britannique Antony Beevor, qui raconte la célèbre bataille pour la ville, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Serhiy Oliyinyk, à la tête du Comité responsable de la liste, a précisé que le livre de Beevor était cité pour un passage dans lequel il raconte l'exécution de 90 enfants juifs par une milice ukrainienne. 

« Lorsque nous avons vérifié ses sources, nous avons découvert qu'il utilisait des rapports du Commissariat du peuple aux affaires intérieures [NKVD, sorte de ministère de l'Intérieur de l'URSS] », explique-t-il, source considérée comme « anti-ukrainienne ».

Interrogé, Beevor nie s'être appuyé sur des sources soviétiques, et cite même l'origine de l'information, un ouvrage signé par Helmuth Groscurth, un officier allemand qui conspirait contre Hitler. « C'est un scandale. Ils n'ont aucune raison d'agir ainsi. Dans l'édition russe et dans l'édition anglaise, il est clairement indiqué quelle est la source et d'où elle vient - cet officier plutôt courageux et pieux [Helmuth Groscurth] qui protestait, malgré la menace que tout soit rapporté à Himmler, contre ce massacre des enfants. Il n'y a aucun moyen que les Soviétiques aient même eu connaissance de ces faits », assure l'historien Antony Beevor.

Halya Coynash, de l'organisation de défense des droits de l'Homme Kharkiv Human Rights Protection Group, a déploré la mesure gouvernementale, assurant qu'elle allait à l'encontre d'une volonté « de montrer combien nous sommes plus démocratiques que la Russie, au Nord ».

"Et ça continue encore et encore"


Libérés par la fin de la trêve de Noël et excités par le vote de la loi pour la réintégration du Donbass par la force, les soudards de Kiev d'en donnent "à cœur haine" et bombardent desormais quotidiennement des quartiers résidentiels du Donbass.

Hier à Dokuchaïevsk 5 civils ont été blessés dont 2 très grièvement par des tirs multiples de mortiers et véhicules blindés ukrainiens qui vidait le centre de l'agglomération. Pendant ce temps le Nord de Gorlovka lui aussi était soumis à des bombardements de mortiers d'as le secteur de Zaitsevo.

Erwan Castel

Source de l'article : Novorossiya Today

CINQ CIVILS BLESSÉS SUITE AU PILONNAGE DE DOKOUTCHAÏEVSK 
PAR LES BATAILLONS PARAMILITAIRES UKRAINIENS.

Selon le commandement opérationnel de l'armée de la RPD, ce soir à 17h25 (heure de Moscou) ; suite au pilonnage de la ville de Dokoutchaïevsk (RPD) àar les forces kiéviennes depuis le village de Novotroitskoïe avec les mortiers 120 mm et les BMP-2, au moins 5 civils ont été blessés. Les tirs visaient délibérément l'infrastructure civile et les habitations de la ville.

Au même moment, les villages de Verkhnetroitskoïe et de Zaïtsevo (RPD) ont subi des tirs des mortiers 82 mm et des armes d'infanterie gros calibre.

Fait important, le pilonnage de Dokoutchaïevsk par les soudards kieviens a été effectué au moment où la voiture avec chef-adjoint de la mission de l'OSCE en Ukraine Alexandre Hug traversait la ligne de front via le block-post d'Elenovka, situé à 10 km de Dokoutchaïevsk. Rappelons qu'hier, un civil a été tué et un autre blessé, vraissemblablement par un tir d'un sniper, dans un bus traversant ce même block-post.



lundi 22 janvier 2018

4 années de terrorisme ukrainien


Du Maïdan au dernier bombardements de Spartak la nuit dernière, les russophones d'Ukraine et la population du Donbass vivent nuit et jour dans la crainte d'un lynchage par des radicaux néo-nazis, d'une descente des services de sécurité, ou d'un bombardements de l'armée ukrainienne.

Il y a 2 jours un bus civil a été bombardé dans le Sud de Donetsk. Ce crime de guerre caractérisé n'est pas une première car régulièrement des transports en commun où transports scolaires sont la cible des soudards de Kiev. Dans le quartier Nord de Donetsk tous les habitants se souviennent des trolleybus en feu devant la gare ferroviaire en janvier 2015.

A la même époque dans un quartier Sud de la cité c'est une autre station de bus qui est bombardée quasiment 3 ans avant le bombardement de Yelenovka de samedi dernier qui a fait 1 mort et 1 blessé.

L'équipe de Novorossiya Today à réalisé une vidéo en hommage aux victimes du bombardement de Bossé... 
Elle illustre ce que vit depuis 4 ans cette population tranquille du Donbass dans l'indifférence totale des peuples européens dont les gouvernements complices occultent l'information réelle.

Erwan Castel

Source de l'article : Novorossiya Today

Donetsk, ville-martyre, insoumise et invincible, commémore aujourd'hui un très triste anniversaire : les 3 ans du pilonnage d'un arrêt des transports Bossé par les soudards du régime kiévien le 22 janvier 2015.

Ce court-métrage "Je NE suis pas Charlie, #JeSuisBossé" du cycle Les crimes de guerre de l’Ukraine a été réalisé par Marina Eremtchenko en hommage à la tragédie du quartier de Bossé qui a fait 8 morts et 26 blessés.


Il est 8h30… C’est l’heure de pointe. un nœud de transports: bus, voitures, tramway…  les gens s’empressent de rejoindre leur lieu de travail. ceux qui empruntent ce trajet savent que toutes les lignes de transport traversent ce carrefour à cette heure-ci. Le matin du 22 janvier n’a pas été une exception à la règle…

il y avait du monde à l’arrêt de bus. Tous étaient pressés de regagner leur destination. Selon les témoins, les obus tombaient à une minute d’intervalle, environ.

Ïoulia avait environ 25 ans au moment des évènements. Elle a survécu à ce drame et cherche aujourd'hui à se recostruire. Cette jeune femme est d'une beauté et d'un courage remarcables et possède en elle une grande force de vie.

Je vous présente "Staï"

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De retour à la caserne et avant de retrouver le front, je profite d'une réunion réalisée avec le chef de bataillon pour vous présenter son singulier compagnon félin. 



Lundi 22 janvier 2018

Bébé orphelin recueilli dans une forêt près de Vladivostok, ce lynx est arrivé dans le Donbass avec des volontaires jusqu'à devenir auprès du chef du bataillon, la mascotte de Piatnashka.

D'un naturel joueur, ce jeune félin espiègle adore s'inviter aux réunions dans le bureau du "commandeur" réalisant des bonds impressionnants depuis les meubles ou le sol jusque sur les épaules des personnes pour ensuite leur mâchouiller les oreilles ou shampouiner leurs cheveux avec sa langue râpeuse.

Un bel animal cajolé et même gâté par la communauté de Piatnashka et qui sait le rendre par une humeur permanente, joueuse et câline...

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du Front

La balle est dans le camp occidental


Cette loi inique pour la "réintégration du Donbass" approuvée en 2ème lecture par 180 députés ukrainiens aux cervelles plates, risque rapidement de devenir une patate chaude pour les gouvernements occidentaux, particulièrement la France et l'Allemagne, co-signataires des accords de Minsk.

Cette loi, qui est une déclaration de guerre contre Moscou désigné officiellement ennemi de Kiev est en effet un coup de grâce donné à un processus de paix déjà bien malade et un feu vert pour une nouvelle offensive majeure dans le Donbass aux potentielles répercussions internationales dramatiques.
  • Jusqu'où les parrains du Maïdan sont-ils prêts à aller dans leur confrontation avec la Russie pour soutenir leurs filleuls ukropithéques ?
  • Et est-ce que, dans la tradition du Golem à Al Qaida en passant par Frankenstein, n'avons nous pas affaire à un monstre devenu incontrôlable par son créateur ?
Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik

«Le coup d’État en Ukraine est une honte pour l’Europe» 
© Sputnik . Sergey Averin

Les dirigeants de l’Occident sont parfaitement conscients de la politique de Kiev visant à saper les accords de Minsk mais fermer les yeux sur la conduite de l’Ukraine, estime le ministre russe des Affaires étrangères.

«Cette histoire ukrainienne est celle d'un coup d'État, celle d'une traitrise de l'Occident à l'égard du droit international, lorsqu'un accord [sur le règlement du conflit dans le Donbass] signé par les ministres des Affaires étrangères des principaux pays de l'Union européenne a été simplement piétiné. Puis l'Union européenne s'est mise à nous persuader que c'était normal et qu'on ne pouvait plus rien faire. C'est, en fin de compte, une honte européenne», a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview au quotidien Kommersant.

Selon lui, les autorités de Kiev ne sont pas aptes à s'entendre avec d'autres et cherchent à faire oublier leurs engagements dans le cadre des accords de Minsk. L'Occident le comprend mais ne peut plus critiquer ses «pupilles».
Mais il espère que Berlin, Paris, Washington et d'autres évoquent ce problème lors de contacts non officiels avec Kiev.

Moscou cherchera à obtenir le respect de toutes les clauses des accords de Minsk, a souligné le ministre.

Quant à l'idée de déployer des soldats de la paix de l'Onu dans le Donbass, Sergueï Lavrov estime que le respect des accords de Minsk est une condition préalable à cette mesure.




Un symbole de la volonté des peuples


Encore un beau coup mené par Hubert Fayard, qui depuis son investissement en tant que représentant honoraire de la République Populaire de Donetsk, multiplie les initiatives pour rapprocher les populations françaises des populations russophones de l'ex Ukraine.

Malgré les attaques subies de la part des services ukrainiens, des autorités françaises sous influence du groupe néo-nazi "Prayvi Sector France" qui veulent fermer le centre de représentation de la RPD qui a ouvert à Marseille, et jusqu'aux coups bas menés par les français psychos de Doni qui veulent le discréditer pour son ancienne adhésion au Front National (Christelle N. dans une "reductio ad hitlerum" hallucinante a boycotté en juin dernier la signature du protocole avec le Ministère des affaires étrangères de Donetsk).

"Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur" aime à rappeler Hubert Fayard qui sait allier à la fois audace et réflexion pour toujours avancer et surprendre ses adversaires.

Ainsi avec le maire de Marignane il a organisé le jumelage de cette ville de Provence avec Evpatoria, une ville de cette péninsule de Crimée, dont la population depyis qu'elle a par référendum réalisé son retour en Russie, est vouée aux gémonies de la bienpensance occidentale qui a déclenché depuis des représailles économiques exponentielles contre la Russie.

Mais, n'en déplaise aux politiciens de paille et leurs chiens de garde qui ne sont que les laquais de la ploutocratie mondialiste : les peuples sont des réalités humaines qui ont leur légitimité et leur force de choisir leurs destinées.

Les communes à l'extérieur des mégapoles sont certainement l'échelon où la gouvernance est la plus représentative de la volonté du peuple, les élus vivant quotidiennement au contact de leurs administrés.

Ce jumelage ouvrira un pont d'amitié entre l'Europe et l'Eurasie qui sera de l'eau vive alimentant le moulin de la Paix.

Erwan Castel

Source de l'article : Sputnik

«Un acte politique fort»: une commune française et une ville de Crimée bientôt jumelées 
© Sputnik . Konstantin Chalabov

La commune française de Marignane s’apprête à se jumeler avec Eupatoria, une importante ville de Crimée, en dépit du fait que l’Élysée ne reconnaisse pas la péninsule comme faisant partie de la Russie. Hubert Fayard, représentant honoraire de la RPD en France, a évoqué les détails de ce projet au micro de Sputnik.

Les autorités de Marignane (Bouches-du-Rhône) préparent un projet de jumelage avec Eupatoria, une des villes les plus importantes de Crimée.

Le 9 novembre, le maire de Marignane Éric Le Dissès et Hubert Fayard, représentant honoraire de la République populaire autoproclamée de Donetsk en France, et Jacques Closterman, pilote et conseiller du maire de Marignane, fils du célèbre héros de la guerre Pierre Clostermann, ont discuté à la Douma, chambre basse du parlement russe, du projet de rapprochement entre les deux villes.

Outre le rapprochement des gens et le développement des liens sportifs et culturels, le jumelage aura un impact positif sur l'économie et la politique, souligne M.Fayard dans une interview à Sputnik.

«En voulant nous jumeler avec Eupatoria on fait un acte politique fort», indique M.Fayard.

Cependant, l'interlocuteur de Sputnik est étonné d'être presque le seul en France à promouvoir une telle démarche. «Je trouve que la classe politique française n'est pas très courageuse», a-t-il ajouté.

«J'aime beaucoup le maire de Marignane parce qu'il a du courage», a dit M.Fayard précisant que les autorités françaises n'ont pas encore commenté l'initiative en question.
Éric Le Dissès, le maire de Marignane, a notamment décidé de financer chacun de ses voyages en Crimée avec son propre argent et non pas avec de l'argent public, un moyen de se protéger contre les critiques et les attaques potentielles. Par le passé, M. Le Dissès avait déclaré son soutien officiel à la République autoproclamée de Donetsk dans la presse, précise M.Fayard.

«La Crimée existe, l'identité de la Crimée existe, la victoire de la Crimée existe et on ne peut pas effacer d'un coup de gomme un peuple, une république et des élus. Il y a une entité et il faut faire avec en restant pragmatique», souligne le représentant honoraire de la République populaire autoproclamée de Donetsk en France.

«C'est très important en termes de politique parce que comme ce que j'ai fait pour le Donbass, on normalise les choses. La Crimée est russe, point barre. Il n'y a même pas de besoin d'en discuter», selon M.Fayard.
Le jumelage entre les villes n'est pas un processus qui se fait en un jour mais le début en a été entamé. Les autorités criméennes sont également enthousiasmées par rapport à cette idée et attendent que leurs collègues français visitent la péninsule au printemps 2018 pour poursuivre les négociations.