dimanche 26 juin 2016

Une soirée ordinaire...


Il est difficile de décrire la vie sur ce front du Donbass oscillant à chaque instant entre guerre et paix, car nous sommes très loin des guerres habituellement décrites dans les studios d'Hollywood comme dans les académies militaires classiques...

Officiellement, nous sommes dans une trêve régie par les accords de Minsk 2, au cours desquels le Président Porochenko s'est engagé par exemple à retirer ses armes lourdes (d'un calibre supérieur à 100 mm) de la ligne de front.

Mais ça c'est officiellement...

Car dans la réalité, les femmes et les hommes qui tiennent nuit et jour ce mince cordon de sécurité vivent un enfer quotidien pour protéger la population du Donbass et qu'elle puisse continuer à vivre parfois à quelques centaines de mètres des positions pilonnées par l'artillerie ukrainienne.

Regardez cette vidéo tournée ces jours-ci à Avdeevka, une ville minière accrochée à la lisière Nord de Donetsk. Depuis 2 ans ce secteur est le théâtre de violents combats et soumis à des bombardements, qui depuis ce mois de juin connaissent une fréquence et une intensité sans cesse croissantes.


Ceci est le quotidien des femmes et des hommes du Donbass, que des salopards, planqués dans les alcôves ministérielles ou les rédactions climatisées occidentales, osent traiter de "terroristes" ou de sanguinaires soldats russes ! 

Avant la guerre, ils étaient étudiants, paysans, enseignants, mineurs, artisans ou paysans, jusqu'au jour où on leur a dit que leur langue maternelle n'existait plus pour la nouvelle Ukraine, que les monuments aux morts où sont gravés le noms de leurs pères et grands pères seraient détruits, et que les bibliothèques et les théâtres russes seraient fermés etc...

Puis un jour ils ont entendu les chars de combat labourant leur terre tandis que les avions de combat effrayaient les oiseaux et jetaient leur ombre sur les bulbes scintillants des clochers orthodoxes. 

Alors fidèles à leurs coeurs et leur devoir ils ont posé leurs tabliers et leurs outils pour rejoindre leur pères et leurs frères déserteurs qui refusaient la démence de cette opération spéciale sortie des fumées du Maïdan.


Depuis plus d'un an que je vis au milieu de ce peuple exceptionnel; je ne me lasse jamais d'entendre l'histoire de leur rébellion héroïque commencée sur des barrages de pneus et palettes renversés d'où émergeaient quelques vieux fusils au milieu des bâtons de la révolte... Pour les premiers combats, avant de récupérer le matériel abandonnés ou pris à l'ennemi, les premiers volontaires encaissaient alors le choc des troupes d'assaut ukrainiennes armés seulement des vieux fusils de leurs pères et de la Foi de leurs grands pères. 

Deux ans plus tard, ils sont toujours là, défendant leur victoire sous les coups erratiques et haineux d'une armée ukrainienne enragée et débile qui ne cherche plus qu'à tuer pour tuer !

Aujourd'hui le front du Donbass s'embrase à nouveau, lentement mais surement, car les ukrainiens, profitant des rotations de leurs unités, ont repris leurs campagnes de bombardements et continuent de rapprocher toujours plus des matériels d'assaut : canons automoteurs, chars de combat, véhicules blindés d'infanterie etc...

Rien que pour la journée d'hier, 482 tirs ukrainiens ont été enregistrés sur le territoire de la République de Donetsk (205 obus de 120 mm et 243 de 82 mm plus des tirs de 73 mm de BMP et des grenades propulsées (AGS) Aujourd'hui les bombardements ont repris à Dokuchaievsk, Zaitsevo, Gorlovka mais aussi dans le Sud de la République vers Shirokino, à Talakov, Kominternovo et Sahanka.

Le front oscille donc entre guerre et paix : dans une semaine, dans un jour ou dans une heure tout peut basculer et venir rompre le chaos monotone, soit dans par arrêt total des combats invitant la paix ou soit par un déluge de feu précédant une nouvelle offensive générale de Kiev...
Et cette guerre que l'on ne veut pas nommer en Occident est ainsi immobilisée comme un funambule au dessus d'un volcan dans une étrange atmosphère entre une "drôle de guerre" vs 1940 et une "guerre des tranchées" vs 1916...

Au moment où j'écris ces lignes, le canon tonne à nouveau sur Gorlovka, et les voix dans les tranchées, s’effaçant instinctivement devant les sens réveillés, se muent en chuchotements, tandis que les regards et les mains s'assurent de la proximité de la compagne d'acier au courbe chargeur...

Près de la porte la mascotte canine du groupe attend patiemment les reliefs du repas, 
2 hommes se préparent pour la prochaine relève, 
j'écrase un moustique sur mon écran lumineux. 

Au loin, sous un ciel d'été étoilé, le silence est revenu, 

et le Donbass est toujours debout !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



samedi 25 juin 2016

Quand le bouclier devient glaive !

De la mythologie grecque à la mystification étasunienne

Aégis, le bouclier de Zeus qui plus tard, orné de la Gorgone arme le bras d'Athéna, la déesse de la guerre
Pétris d'un héritage symbolique où les armes des héros du Passé, rejoignent par leurs noms les grands mythes fondateurs du Monde, les militaires aiment toujours choisir une sémantique évocatrice pour baptiser leurs opérations ou leurs armes modernes. Et les soldats américains, avec naïveté et arrogance, respectent cette tradition universelle laissant ainsi parfois des indices qui ne trompent pas et dévoilent, au delà des discours hypocrites de la langue de bois diplomatique du Département d'état, la réalité de leurs intentions hégémoniques. 

Ainsi de ces grandes manœuvres de l'OTAN menées début juin 2016, officiellement destinées a tester une réaction défensive des pays européens mais qui de fait a porté dans un mouvement offensif leur nom évocateur "Anakonda" jusqu'aux portes de la Russie. Ce nom -en polonais- "Anakonda", n'est pas le caprice d'un général herpétophile mais bien l'expression zoomorphique tout autant que guerrière de la stratégie d'enserrement de l'Empire du milieu ("contaitment") si chère aux thalossacraties anglo-américaines depuis la fin du XVIIIème siècle.

Il en est de même des systèmes d'armes élaborés par l'industrie militaire étasunienne comme par exemple et pour rester dans le cadre géostratégique de l'Intermarum de l'Est européen, le système de combat "Aégis", présenté comme un ensemble défensif de "radars et différents armements tel que des missiles anti-navire et missiles anti-aérien". 
Or, le nom de baptême,"Aégis", de ce système de combat est emprunté à la mythologie grecque qui nous révèle que cette arme merveilleuse de Zeus et Athéna, représentée souvent sous la forme d'un bouclier défensif, s'avère dans les faits une arme offensive des plus redoutables.

Ornée de la tête hideuse de la Gorgone ou de Pallas, selon les versions du mythe, l'égide (Aégis) est en fait dans les récits mythologiques, et qu'elle soit servie par Zeus, Athéna ou Appolon une arme qui "déclenche le tonnerre et les éclairs, semant ainsi la terreur parmi les mortels" et préside même à la destruction de Troie.


En 1969, face à la menace des missiles anti navires, le marine de guerre étasunienne va développer l'ASMS (Advanced Surface Missile System) "Aégis" et qui va connaitre par la suite des améliorations et des variantes multiples. Ce système d'armes embarqué à bord de croiseurs et destroyers de plusieurs flottes occidentales (USA, Japon, Espagne, Corée du Sud, Australie, Norvège) n'était connu que des experts militaires jusqu'à l'éclatement de la crise ukrainienne.

Ce système d'armes embarqué est composé :
  • D'un radar tridimensionnel d'acquisition et de poursuite AN/SPY-1D
  • De lanceurs verticaux MK41 du constructeur Lockheed Martin
  • Des missiles intercepteurs SM-3 développés par la société américaine Raytheon,

Dernières versions du missiles SM3 capables d'emporter des charges conventionnelles et nucléaires


Une version terrestre de ce système baptisée ("Aégis Ashore") a été conçue récemment. Plus stable et précise, cette version sera prochainement doté de la dernière version du missile SM3 Block IIA aux performances améliorées :
  • Portée opérationnelle : 2 500 km
  • Plafond : 1 500 km
  • Vitesse : 4,5 km/s (Mach 15,25)

Une présentation du système d'arme Aegis embarqué


Une nouvelle crise des missiles entre Washington et Moscou

"Le système anti-missiles des Etats-Unis est une menace 
pour la Russie et pour le monde" Vladimir Poutine
Le chef de l'Etat russe, lors de son allocution annuelle 
à la Douma, le 4 décembre 2014 a évoqué le système américain 
antimissile et les menaces qu'il représente pour la Russie. 

Provoqué par le coup d'état du Maïdan et les sécessions légitimes consécutives de la Crimée et du Donbass, le nouveau bras de fer qui oppose Moscou à Washington dans cette région stratégique de l'Intermarum (entre Mer Baltique et Mer Noire) a pris depuis quelques semaines la dimension d'une nouvelle "crise des missiles", 55 ans après celle de Cuba Quand Nikita Kroutchev avait lancé le déploiement à Cuba de missiles soviétiques au large des côtes américaines en réponse à ceux déployés par Washington en Turquie.

Cette nouvelle crispation de dimension nucléaire est cette fois du côté de Moscou, du fait du comportement belliciste de Washington, car non seulement l'OTAN a étendu son territoire vers l'Est jusqu'aux frontières de la Russie (en violation de la promesse donnée par Reagan en 1989) mais Washington y installe maintenant des systèmes d'armes stratégiques dont la portée des radars et des missiles couvre de nombreux centres vitaux de la Fédération. 

L'extension de l'OTAN, cette organisation "défensive" occidentale 

Ainsi le 12 mai 2016 a été inauguré sur la base aérienne de Deveselu, en Roumanie le premier site de missiles "Aégis Ashore Missile Defense System" d'un coût de 800 millions de dollars et qui était déjà opérationnel depuis décembre 2015. Un deuxième site identique, est en construction à Redzikowo en Pologne. Ces bases s'inscrivent dans un programme de développement d'un réseau Aégis plus vaste comprenant déjà une station radar en Turquie, en Italie, un poste de commandement en Allemagne et des navires lanceurs présents régulièrement dans les mers Baltique, Noire, Adriatique et Méditerranée (notamment sur la base navale de Rota en Espagne). Les USA ont prévu de disposer d'ici 2020 d'une centaine de navires (Croiseurs et destroyers) équipés du système de combat Aegis

Jusqu'à cette année le déploiement du "bouclier Aégis" était officiellement dirigé contre une menace iranienne ce qui aux yeux de nombreux experts et analystes n'est pas crédible, et lorsque le projet de sites de missiles Aégis, dans leur version terrestre, a été annoncé personne n'a été dupe qu'ils seraient dirigés vers Moscou et non vers Téhéran. 
D'ailleurs, le 13 mai 2016, au lendemain de l'inauguration e la base "Aegis ashore" de Roumanie, le Président Obama à Washington a lui même justifié la relance du programme Ballistic Missile Defence Système in Europe (BMDE) afin de faire face à « la présence croissante et la posture militaire agressive de la Russie dans la région baltique/nordique ». 
Observons qu'en disant cela le Président des USA a désavoué son vice-secrétaire américain à la Défense Robert Work qui la veille niait en Roumanie que le système visait à protéger l'Europe de toute menace russe.


Inauguration du "Aégis Ashore Missile Defense System" de la base de Deveselu, le 12 mai 2016 
Une menace inacceptable pour Moscou

Le déploiement de ces missiles stratégiques sur les marches de la Fédération de Russie est considéré par Moscou comme une atteinte directe à la sécurité de son territoire car, outre le fait qu'il est une violation du Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (INF) signé par les USA et l'URSS en 1987 et qui éliminait les missiles à moyenne portée (500-5500 km) du théâtre européen, il menace directement le coeur de la Russie.

En effet 2 aspects sont à considérer concernant le système de combat Aégis :
  • Il annihile le principe même de dissuasion nucléaire qui repose sur un équilibre des efficacités des systèmes d'attaques et de défenses de chacun. Or l'intrusion dans le territoire russe de la couverture radar du réseau Aégis risque de neutraliser une riposte russe à une éventuelle frappe initiale étasunienne.
  • Ensuite ces lanceurs déclarés aujourd'hui défensifs sont techniquement opérationnels pour des missions d'attaques et cela de l'aveu même de leur constructeur Lockheed Martin qui décrit son lanceur vertical MK 41 en précisant qu'il est en mesure de lancer « des missiles pour toutes les missions offensives: anti-aériennes, anti-navire, anti-sous-marins et d'attaque contre des objectifs terrestres (...) Chaque tube de lancement est adaptable à n'importe quel missile, y compris ceux de plus grande taille pour la défense contre les missiles balistiques et ceux pour l'attaque nucléaire à longue portée ».
De plus si on rajoute à cela qu'aujourd'hui les missiles sont de plus en plus rapides (vitesses supérieures à Mach 15 !) et que les bases de lancement étasuniennes n'ont jamais été aussi proches des frontières russes, on comprendra pourquoi Moscou voit d'un mauvais œil ce déploiement stratégique et le considère tout simplement comme inacceptable !


La nouvelle ligne de fracture Est-Ouest, sur laquelle se déploient les missiles Aégis est correspond à cet axe géostratégique européen appelé Intermarum, entre Baltique et Mer Noire, aux portes mêmes de la Russie et  avec l'Ukraine en pivot central.

La réponse de l'armée russe 

Moscou bien sûr renforce à son tour les boucliers de défense stratégique disposés autour de ces centres névralgiques et les systèmes d'armes hypersoniques capable de contrer le rideau des missiles étasuniens. Mais l'armée russe a également, considérant que le principal problème posé par le système Aégis est sa couverture radar, développé des systèmes de contre mesure électroniques capables de rendre aveugles les systèmes d'armes étasuniens et notamment de neutraliser le système de combat Aegis.

C'est ainsi que le 10 avril 2014, alors que le destroyer ultra moderne USS Donald Cook armé de missiles Aégis et Tomahawk arrivait en Mer Noire sur fond de crise ukrainienne, un bombardier tactique russe Su-24, en le survolant a complètement neutralisé ses systèmes électroniques de détection, de tir et même de navigation, avant de simuler une douzaine d'attaques du fleuron de la marine de guerre étasunienne !

Suite à cet incident Washington a émis une protestation auprès de Moscou sans pouvoir cacher le choc provoqué par la neutralisation de tout son système de combat le plus performant...

Panique à bord du super destroyer Donald Cook, paralysé, aveuglé et encalminé par les contre mesure électroniques d'un seul avion russe

En résumé...

Cette nouvelle crise des missiles provoquée par la poussée agressive de l'OTAN vers les frontières de Russie et le coup d'état organisé par Washington en Ukraine démontre bien la perfidie occidentale de vouloir cacher une stratégie belliciste dangereuse sous les masques hypocrites et cyniques et de "révolutions démocratiques" et de "stratégies défensives"... 

Heureusement que la Russie, même menacée directement au coeur de son sanctuaire sait rester calme et confiante et, à la fois gardienne et protégée d'un territoire et d'une histoire millénaires inviolés, elle répond avec fermeté et même humour tout en déviant les pièges et les provocations occidentales. 

Erwan Castel

Vladimir Poutine, répondant à un journaliste au sujet des 
missiles "défensifs" étasuniens installés en Europe de l'Est.


La présentation initiale du réseau de défense Aégis et son faux prétexte iranien

Lire aussi, l'article sur l'alerte lancée par le Président russe le 21 juin 2016, le lien ici : 


Source de l'article :


vendredi 24 juin 2016

Bombardements sur Donetsk

Une nuit miraculeuse...


La nuit dernière entre le 23 et le 24 juin 2016 la périphérie Ouest et Nord de Donetsk a été une fois encore soumise à des tirs ukrainiens importants qui ont frappé dans la profondeur des quartiers résidentiels détruisant et endommageant plusieurs maisons d'habitation 

C'est le district de Kirovskyi, qui a été principalement touché, par près d'une centaine de tirs dont plus de 70 obus de 152mm qui se sont abattus à partir de 00h00 terrorisant la population réfugiée dans ses caves.

Ces bombardements ne correspondent à rien, aucun objectif militaire ou même logistique de visé, mais juste des tirs erratiques dirigés vers les zones d'habitation civile, visant à tuer et terroriser des innocents, et surtout à satisfaire la haine génocidaire psychotique d'une armée ukrainienne qui semble abandonnée à elle même...

Permanence de bombardements erratiques

obs :  ce récapitulatif est donné à titre d'exemple, il concerne exclusivement la nuit passée, mais il faut savoir qe ce scénario se répète systématiquement CHAQUE NUIT depuis le début du mois de juin.

Récapitulatif des bombardements de la nuit du 23 au 24 juin

- Dans la soirée, l'artillerie ukrainienne a d'abord ouvert le feu la périphérie Nord de la ville de Donetsk,  Yasinovataya, et Makevka.

- Plus tard à partir de 21h20, c'est le village Spartak près de l'aéroport qui est touché par 31 tirs de calibre 152mm qui ont été suivis à partir de 21h40 par 20 obus de 122mm

Les tirs provenaient des batteries ukrainiennes en position dans les zones Avdeevka et Kamenka.

- De 23h10 à 23h50 les quartiers résidentiels de la zone minière de Yakovlevka Yasinovatskiy ont été touchés par 51 obus de 152mm

- Après 00h00 La périphérie de Donetsk et Makevka ont été à nouveau prises pour cibles par les ukrainiensainsi que plus tard le village de Lozove Yasinovatskiy.

- Le district de Azote a été frappé de 10 obus de 122 mm 


Au total, ce sont environ 75 projectiles de 152 et 122 millimètres qui ont été tirés pendant la nuit à Donetsk, principalement sur le district de Kirovskiy où 1 gazoduc et 5 maisons d'habitation ont été touchés dont 3 sérieusement endommagées ainsi qu'une clinique pour enfants, rue Byriozovoy.

L'alimentation à été coupée dans des quartiers de Petrovsky, Kirovsky et Leninski, une partie de Kiev, de Vorochilov ainsi que pour 3 mines de charbon (Abakumov, Skochinskiy et Chelyuskintsev) pour toute la journée du 24 juin

Au total ce sont 521 tirs de l'armée ukrainienne qui ont été enregistrés pour cette journée.


Le lendemain matin, des équipes venaient constater les dégâts occasionnés par l'artillerie criminelle de Kiev. Si les dommages matériels s'avèrent importants pour les maisons et les appartements touchés, en revanche aucune victime miraculeusement n'est a déplorer.

Tous les témoins ainsi que les impacts dénoncent clairement la provenance ukrainienne des tirs criminels...

Cependant, personne dans les quartiers frappés n'a rencontré dans la journées les observateurs de l'OSCE malgré que leur luxueux hôtel ne soit qu'à 15 mn des zones bombardées ! Peut-être un match important de l'Euro 2016 ou des collègues britanniques à consoler du Brexit... allez savoir !

Dans le Donbass; la terreur est devenue quotidienne...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Et pour ce peuple courageux du Donbass, 
la vie continue, même au milieu des ruines !


Quelques uns des dégâts occasionnés dans la nuit du 23 juin 2016

Attentat manqué au coeur de Donetsk !

"Motorola" échappe à un attentat !



Aujourd'hui, le Commandant du bataillon de reconnaissance Sparta, Arseni Pavlov  a échappé à un attentat dirigé contre lui dans l'enceinte de l’hôpital de traumatologie au coeur même de la ville de Donetsk.

Celui que l'on connait sous le nom de "Motorola" est devenu une icône de la rébellion du Donbass. Compagnon d'armes d'Igor Strelkov, il fait partie des premiers miliciens qui s'opposent à l'attaque des unités d'assaut ukrainiennes au printemps 2014 à Slaviansk. Depuis cet homme est de tous les combats, toujours en première ligne avec ses volontaires de l'unité Sparta toujours déployés sur les secteurs les plus risqués du front. 
Ce meneur d'hommes aux qualités guerrières exceptionnelles est devenu la cible prioritaire des snipers et des artilleurs ukrainiens avides des récompenses offertes par le Président Porochenko lui-même pour sa tête.

Les assassins de Kiev, incapables d'affronter victorieusement le Commandeur de l'unité Sparta sur le front, ont lâchement tenté de l'abattre dans le centre de Donetsk, n'hésitant pas pour leur lâche forfait à mettre en danger le personnel et les patients d'un établissements hospitalier protégé par la convention de Genève.

L'attentat a été réalisé en matinée avec un engin explosif de faible puissance qui n'a fait heureusement aucune victime mais endommagé les locaux de la morgue ainsi que 7 véhicules privés stationnant sur le parking


Ce type d'attentat sur les personnalités de la République de Donetsk n'est pas nouveau. depuis le début de l'année 2 autres tentatives d'assassinat ont été déjoué sur le territoire de la République de Donetsk, le 12 Avril, contre Daria Morozova la Commissaire aux Droits de l'Homme de la DNR, puis le  27 Avril, contre le Président de la République Alexandre Zakharchenko en personne.

Les enquêtes menées par les services de sécurité de la République ont remonté l'origine de ces attentas jusqu'à l'entourage direct du Président ukrainien Porochenko que l'on soupçonne d'avoir commandité personnellement ces tentatives de meurtre.

Par ce genre d'action criminelle et lâche, le gouvernement ukrainien par l'intermédiaire de ses séides montre bien , dans ce conflit meurtrier, où sont les criminels ! 

La seule "organisation terroriste" qui existe c'est cette "Kiev la brune", et les gouvernements occidentaux qui osent encore, après 2 ans de massacres, continuer à la soutenir !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Le Président Alexandr Zakharchenko en Compagnie de Arseni Pavlov alias "Motorola"

mercredi 22 juin 2016

Lettre ouverte à François Hollande

Monsieur le Président de la République française


Je tiens à préciser en préambule, Monsieur Hollande que je ne vous apprécie pas, cependant je respecte la fonction présidentielle que les français vous ont confié par défaut en 2012 et que vous prétendez exercer.

Aussi c'est au Chef de l'Etat français que j'adresse ici mon indignation suite à votre déclaration conjointe avec le Président ukrainien Porochenko prononcée le 21 juin 2016 à Paris.

En effet, lors de cette brève intervention, Monsieur Hollande vous avez fait montre, au sujet de la crise ukrainienne, d'une partialité haineuse et mensongère vis à vis de la Fédération de Russie et qui dépasse de beaucoup le style obséquieux que vous avez adopté envers votre invité ukrainien.

Abusant de votre fonction présidentielle vous avez menti et tenté de manipuler honteusement l'opinion publique, et je ne relèverai ici que 2 exemples parmi d'autres qui immédiatement, illustrent votre comportement.

 En effet, dès les premières minutes de votre intervention vous affirmez, je vous cite :


A PROPOS DES OTAGES

- Vous prétendez "... la libération d'un certain nombre de personnes qui étaient RETENUES EN OTAGE" (1'14")

Oserai-je Monsieur le Président de la République française vous rappelez ici la définition du mot otage ? : "Personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un État, pour l'amener à céder à des exigences"
Or les personnes détenues par les Républiques séparatistes de Donetsk et Lugansk ne sont pas des otages mais des soldats des forces armées ukrainiennes fait prisonniers lors des assauts menés contre le Donbass depuis le printemps 2014.

Ils sont libérés dans le cadre d’échange de prisonniers avec Kiev, en application des articles 109 à 117 de la Convention de Genève de 1949, progrès effectivement imputable au "Format Normandie" auquel vous participez et point n° 6 des accords de Minsk.

Echange de prisonniers le 8 septembre 2015 sur le front du Donbass, à proximité de Donetsk
Mais, je ne suis pas naïf Monsieur Hollande car l'emploi du mot "otage" venant de votre part n'est pas une erreur sémantique mais bien un usage intentionnel destiné à influencer l'opinion publique qui associe légitimement ce vocabulaire connoté au banditisme et au terrorisme. 

A ce propos il faut rappeler que, si le 13 mai 2014, le Parquet général d'Ukraine a effectivement déclaré "organisations terroristes" les Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, en revanche, ni l'ONU ni même l'OTAN, par la voix de son secrétaire général Jens Stoltenberg le 30 janvier 2015, ont accepté cette qualification pour les séparatistes.


A PROPOS DE L'INVASION RUSSE EN CRIMÉE 

Un peu plus loin dans votre déclaration officielle, vous affirmez à propos des représailles économiques contre la Russie :

- "Ces sanctions elles ont été prononcées après que la Crimée ait été envahie et qu'il y ait eu ce manquement au droit international..."  (2'37")

Là encore Monsieur le Président de la République concernant ce référendum de Crimée du 16 mars 2014  je me permettrai de vous rappeler la réalité que la propagande négationniste de Kiev que vous répétez imprudemment, omet volontairement de considérer : 

Tout d'abord, il n'y a pas eu "invasion russe" pour la simple et bonne raison que les 24 000 soldats et marins russes présents au moment des événements étaient déjà en garnison dans cette péninsule, qui est historiquement russe comme le prouve la flotte de la Mer Noire à laquelle ils appartiennent, et qui est depuis sa création en 1783 basée dans le port de Sébastopol. 
Concernant ce point particulier il ne peut donc y avoir comme vous le prétendez de "manquement au droit international", car le maintien de cette présence militaire russe en Crimée a été autorisée par un accord international entre Kiev et Moscou signé le 28 mai 1997 (en échange entre autre de tarifs gaziers préférentiels) 

Quant à la prétendue "invasion russe" dans le Donbass, non seulement aucune preuve n'a été encore présentée par les états majors militaires de l'OTAN, mais leurs représentants reconnaissent même que c'est un fantasme, y compris votre propre Directeur du renseignement militaire, le général Christophe Gomart, au cours de la Commission de la Défense à l'Assemblée Nationale, le mercredi 25 mars 2015.


Manifestation populaire célébrant le rattachement de la Crimée à la Russie accepté par la Douma



Abordons maintenant ce référendum d'autodétermination qui n'est pas reconnu par la "communauté internationale" autoproclamée, surtout parce que son résultat ne lui est pas favorable.

En liminaire de ce sujet, il est bon de relever 2 points importants : 

- Primo, la Crimée qui n'a été rattachée à l'Ukraine qu'en 1954 sur décision du Président Kroutchev, a toujours exprimé sa volonté de se détacher des décisions prises à Kiev. Ainsi le 20 janvier 1991, lors d'un premier référendum, 94,30 % de votants se prononçaient pour le rétablissement d'une "République socialiste autonome de Crimée". Plus tard le 27 mars 1994, lors d'un second référendum, ce sont 78.40 % qui réclament un élargissement de l'autonomie de la péninsule.

- Secundo, ce référendum du 16 mars 2014 sur le statut de la Crimée a été observé par 70 observateurs étrangers issus de 23 pays différents, et qui l’ont jugé conforme au droit international et à la Charte des Nations unies. Donc, les 96,77% de votants (sur 86% de participation) se prononçant pour un retour en Russie de leur région n'ont fait que confirmer la volonté exprimée par ce peuple russe depuis plus de 20 ans.

Mais les occidentaux ont aussitôt dénoncé la légalité de ce référendum, arguant notamment du fait qu'il n'avait pas été organisé sur l’ensemble du territoire ukrainien tel que le précise l'article 73 de la Constitution ukrainienne qui interdit les référendums locaux.  Cette condamnation arbitraire a provoqué la mise en oeuvre de représailles économiques contre la Fédération de Russie, que vous appelé.

Certes, mais peut-on raisonnablement piétiner et brûler une constitution un jour sur le Maïdan et le lendemain faire référence à elle pour contester un référendum populaire ? Car de fait le coup d'état du Maidan a provoqué une rupture constitutionnelle à Kiev alors que la Crimée autonome a toujours sa constitution régionale du 12 janvier 1999 .

J'ose vous rappeler que l'article 1 (point 2) et 55 de la charte des Nations Unis du 26 juin 1945 reconnait et protège "Le droit des peuples à disposer d'eux mêmes" 

Or l'expression de ce droit par référendum populaire local, Monsieur le Président ne semblait pas déranger la France par exemple 17 février 2008 au Kosovo, pourtant province méridionale d'un état souverain de l'ONU, la Serbie et qui n'a pas non plus été consulté dans son ensemble. Dans une démarche inversée, mais avec le même esprit, lors de la consultation organisée dans les Grandes Comorres françaises le 22 décembre 1974, alors que la majorité de la population réclame l'indépendance, Paris décide de valider la volonté contraire des habitants de Mayotte et de maintenir cette île au sein de la République...

Donc, Monsieur le Président de la République, votre condamnation du référendum de Crimée, fallacieux prétexte aux "sanctions anti-russes, n'est de fait que la pratique d'un "2 poids, 2 mesures" qui révèle la partialité malhonnête de la politique occidentale actuelle et qui surtout, insulte les peuples et les valeurs démocratiques que vous prétendez pourtant défendre.


Au printemps 2014, après avoir organisé le massacre d'Odessa, Kiev lance son armée dans une "opération spéciale antiterroriste" hallucinante et disproportionnée contre les populations des régions russophones qui réclament une fédéralisation de l'Ukraine.  Les bombardements et les assauts contre la population civile provoquent un mouvement séparatiste légitime à Donetsk et Lugansk et une rébellion armée. Cette guerre que mène Piotr Porochenko a depuis plus de 2 ans fait plus de 10 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, plus d'1 million de réfugiés et des destructions catastrophiques..

Pour en finir Monsieur Hollande, que vous accueilliez par obligation diplomatique, parce qu'il est Président de l'Ukraine, le criminel de guerre Porochenko dont l'armée bombarde chaque jour la population civile du Donbass, est un fait, qui même difficile à accepter, ne peux vous être reprocher.

Mais que vous vous soumettiez ainsi, et de manière caricaturale, à la doxa d'une propagande de guerre haineuse et mensongère visant à stigmatiser la Russie et l'accuser des crimes commis par Kiev contre la population du Donbass, est tout simplement inadmissible et indigne de la fonction que vous exercez. 

De plus Monsieur Hollande, par vos propos partiaux, irresponsables et bellicistes, vous trahissez gravement la mission de médiateur qui vous a été confiée dans les négociations des accords de Minsk et de "ce format Normandie qui a été le cadre qui a permis la reprise des dialogues" comme vous avez encore l'outrecuidance de prétendre (00'40") Comment en effet prétendre œuvrer pour la résolution pacifique d'un conflit quand en se faisant le porte parole propagandiste d'un des belligérants, vous jetez de l'huile sur le feu ?

J'avais espéré de votre part qu'à la fin de votre mandat présidentiel pitoyable, à défaut d'un sursaut politique miraculeux, vous fassiez preuve au moins d'un acte de courage international qui aurait rendu à vos fonction et personne un peu de cet humanisme qui est tant sacrifié au nom d'intérêts financiers et amoraux...
Au lieu de cela Monsieur Hollande, vous pérorez aux côtés d'un criminel que vous flattez d'un discours honteux de collabo dont le seul avantage, sachez-le, est qu'il vous assure (peut-être !) une voie de garage ukrainienne dès 2017, à l'image du mafieux Saakachvilli, l'ex-président géorgien. 

Pendant que vous vous exerciez Monsieur Hollande, à votre lamentable diatribe russophobe, des femmes et des enfants du Donbass pleuraient sous des bombardements ordonnés par votre cynique voisin de tribune...

Voilà pourquoi Monsieur le Président de la République française, je vous prie d'accepter en conclusion, l'expression des sentiments les plus bas que votre comportement m'inspire...


Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

Obs : La déclaration commune du 21 juin 2016 , le lien : ICI

Prolongation des représailles russophobes

A en croire l'Occident, si le Diable existe, il est russe 


Ce 21 juin les 28 Ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne ont la prolongation des représailles économiques contre la Russie, appelées à tort "sanctions" et qui courent depuis 2 ans dans tous les sens, y compris même contre les pays qui en sont les déclencheurs ! 

La représentante  Affaires étrangères, Federica Mogherini
Si il y a bien un domaine où l'unité existe encore dans cette Union Européenne, c'est dans la stupide et servile obstination à vouloir maintenir les représailles économiques décidées par Washington contre la Fédération de Russie et ce, malgré les voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent au sein des parlements nationaux et des ministères pour demander leur levée, comme par exemple en France où les deux parlements à la majorité ont demandé "la levée progressive des sanctions économiques contre la Russie"

Deux pays, la France et le Royaume-Uni, doivent cependant informer leurs parlements avant d'appliquer les prolongations. Au lendemain des votes français contraire à cette décision européenne et à la veille du référendum sur le Brexit, il est possible que cette directive prise à Bruxelles ne reçoivent pas le même accueil obéissant que celui des valets des diplomaties asservies à la vision étasunienne d'un Mode unipolaire..

Cet accord politique intervient le jour même où le Président Ukrainien, est à Paris martelant que "les sanctions" contre son voisin russe "devaient évidemment être maintenues". Le satrape de Kiev, appuyé par un François Hollande soumis et obséquieux, a rappelé à l'occasion "l'invasion militaire russe du territoire ukrainien mais dont personne depuis plus de 2 ans n'a réussi à montrer la moindre petite preuve, et les violations des accords de Minsk négligeant qu'elles sont le fait de son armée.

A cette occasion le Président François Hollande qui dans le cadre du "Format Normandie" devrait avoir un rôle de médiateur pour la paix, a trahit sa partialité russophobe en usant d'un vocabulaire issu directement des services de propagande ukrainiens :


Piotr Porochenko et FrançoisHollande
Ainsi Hollande parle des "otages" pour désigner les prisonniers de guerre ukrainiens capturés lors des assauts de Kiev contre le Donbass, sous entendant ainsi dans l'opinion publique une nature "terroriste" des miliciens républicains. quelques minutes plus tard, le squateur de l'Elysée parle d'une Crimée "envahie", alors que les 24 000 hommes de la flotte russe de la Mer Noire, présente à Sébastopol depuis 1783, étaient autorisés par un accord international entre Kiev et Moscou et même dans la constitution ukrainienne ! 


Il n'y a donc pas "violation du droit international" mais au contraire par Moscou respect de la volonté des peuples à disposer d'eux mêmes par référendum, droit souverain que la France a d'ailleurs défendu dans le passé à Mayotte et au Kosovo par exemple..

Bref, cette "déclaration conjointe" des deux laquais étasuniens ne fut qu'une mise en scène tragi-comique pour faire croire à l'opinion publique que la troisième guerre mondiale avait quasiment été lancée par les méchants Russes contre les innocents ukrainiens !

Ces mesures répressives à l'encontre de la Russie sont à replacer dans un contexte de stigmatisation de la Russie et qui existait déjà avant la crise ukrainienne, cette dernière ayant juste débridée la russophobie psychotique du mainstream politico-médiatique occidental.

La Crise Ukrainienne, bien que cristallisant une nouvelle confrontation Est-Ouest n'est donc qu'un aujourd'hui qu'un faux prétexte occidental pour déclencher un vaste offensive tous azimuts contre Moscou, depuis l’ostracisation des supporters sportifs russes, les sanctions économiques, et jusqu'aux manœuvres d'intimidation des avions de chasse et navires de guerre, en Mer Noire ou dans le ciel syrien.

Cette russophobie caricaturale et grandissante connait par sa médiatisation un phénomène d'entrainement qui a pour conséquence et objectif de convaincre une opinion publique déjà
conditionnée par les méchants russes des films hollywoodiens que Moscou veut envahir l'Europe !


Voilà pourquoi il convient mieux d'utiliser le mot représailles que sanctions...

SANCTIONS : "Mesure répressive infligée par une autorité pour l'inexécution d'un ordre, l'inobservation d'un règlement, d'une loi"

En l’occurrence, au printemps 2014, la seule inobservation d'une loi qui existe et déclenche toute la crise ukrainienne, est le coup d'état du Maïdan et le destitution par la force du Président élu Ianoukovitch. dès lors la rupture constitutionnelle a provoqué la mise en oeuvre d'un scrutin référendaire réglementaire et contrôlé en Crimée suivi par un vote réglementaire et majoritaire de la Douma russe..

REPRÉSAILLES : "Mesures de violence qu'un État prend à l'égard d'un autre État pour répondre à un acte hostile de ce dernier."

On peut effectivement considérer le résultat du référendum de Crimée comme un "acte hostile" au nouveau pouvoir de Kiev et ses lois russophobes (notamment vis à vis de la langue russe). De même peuvent être définies comme "mesures violente d'un Etat" l'opération spéciale contre les manifestants fédéralistes du Donbass qui est violence militaire inouïe et disproportionnée, mais aussi les sanctions des pays occidentaux contre la Russie qui sont violences économiques délirantes !


En résumé, la prolongation des représailles économiques contre Moscou et surtout les peuples de Russie démontre 3 réalités importantes :
  • Leur inefficacité car après 2 ans de blocus, la Russie aurait dû céder or elle s'est renforcée !
  • L'obéissance servile des occidentaux aux directives étasuniennes, transmises via l'Union Européenne 
  • La primauté d'une politique russophobe internationale sur des intérêts nationaux qui lui sont sacrifiés
Reste à savoir combien de temps les peuples occidentaux et surtout les économies européennes vont pouvoir accepter le maintien de sanctions qui les pénalisent autant que la Russie si ce n'est pas plus, car comme le résume très bien Xavier Moreau : 

"Nous (les européens) sanctionnons sur ce que nous vendons quand la Russie sanctionne sur ce qu'elle achète, et relance ainsi son économie intérieure"

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Et laissons là aussi à Dostoïevsky le soin de conclure...