samedi 12 mars 2016

Flash ! Assaut repoussé sur Yasinovataya

Mise à jour le 12 mars 2016



En totale violation du cessez le feu signé à Minsk, les forces armées ukrainiennes ont mené plusieurs opérations offensives violentes dans le secteur de Yasinovataya, au Nord de Donetsk.

Ces assauts ont été en partie repoussé avec vigueur par les unité républicaines déployées sur les postes de contrôle, et le bilan provisoire pour la seule période du 7 au 9 mars 2016 des pertes subies par Kiev dans ces actions offensives est de 31 militaires ont été tués et 73 blessés, ce qui fait de ces assauts parmi les plus meurtriers depuis les accords de Minsk.

Malgré les efforts fait par Kiev pour minimiser la défaite subie par ses soldats, la nouvelle des combats a été rapporté par les médias ukrainiens qui révèlent que les unités concernées sont le 58ème bataillon motorisé qui a enregistré 18 tués et 41 blessés et le 74ème bataillon de reconnaissance qui pour sa part a eu 13 morts et 32 blessés...

Les opérations offensives des "ukrops" ont été dirigées vers le secteur de Zaytsevo et également en direction de la route desservant Yasinovataya. Les actions des unité ukrainiennes ont été appuyés par d'importants tirs d'artillerie utilisant un éventail de calibres allant du mortier de 82mm au canon automoteur de 152mm ainsi que des appuis feu réalisés par des véhicules blindés BMP. Plusieurs maisons civiles ont été touchées lors des bombardements.

Les assauts menés au sol par les unités ukrainiennes ont été repoussés à chaque fois et des infos en provenance de la zone occupée confirmant l'importance des pertes subies par l'ennemi rapporte que le commandement de l'Opération spéciale a donné l'ordre de faire disparaître un partie des soldats tués pendant les assauts.

De notre côté les unités chargées de la défense de le ligne de front qui ont encaisser le choc déplorent également la perte de plusieurs soldats (2 à 3 morts et plusieurs blessés) 



Cependant il faut admettre que les forces ukrainiennes ont réussi malgré leurs pertes importantes à progresser et se rapprocher de l'axe routier qui relie Donetsk à Lugansk et actuellement les combats font toujours rage au milieu de duels d'artillerie au mortier lourd, démontrant l'importance stratégique de cet axe logistique pour les forces de Kiev, et dont la coupure semble une condition préalable à une offensive de plus grande envergure.

Il est a noter que ce regain d'activité offensive ukrainienne n'est pas isolée mais que partout sur la ligne de front, les bombardements des positions républicaines ont repris de façon sensible, notamment à Gorlovka, Spartak, Kominternnovo, Sahanka etc...

Des informations complémentaires seront transmises ultérieurement par le commandement, mais d'ores et déjà des secteurs particuliers attirent l'attention des forces de défense de la République de Donetsk, à Yasinovataya mais aussi dans le secteur de Marinka, à l'Ouest de la ville où les forces ukrainiennes ont procédé à l'évacuation de certains quartiers de la ville, obéissant peut-être ainsi à la procédure habituelle préparant un assaut en zone urbaine.

Pour suivre l'évolution de la situation à Yasinovataya, voir le lien ici : Colonel Cassad


Nous pouvons donc observer à travers cette bataille que la trêve de Minsk est plus que fragile sur ce front du Donbass qui ressemble à un volcan en activité pouvant exploser à tout moment.

Si la nouvelle victoire des défenseurs du Donbass est à saluer, on ne peut cependant se réjouir de la mort des soldats ukrainiens, abandonnés par leur gouvernement et sacrifiés par leur commandement dans cette guerre civile où ils sont jetés aujourd'hui contre leurs frères et leurs amis d'hier.

Leur mort que Kiev tente aujourd'hui de cacher doit être connue car elle est le symbole de la folie suicidaire de ce gouvernement pro-atlantiste qui veut mener les peuples d'Europe dans une nouvelle guerre fratricide. Les parents, les amis de ces soldats sacrifiés doivent se soulever contre les vrais responsables de leur mort et avec la même vigueur que celle avec laquelle les soldats de la République les ont repoussé.  

Cette guerre asymétrique menée en Ukraine par la cupidité étasunienne alliée e la stupidité bandériste ne pourra cesser de faire couler le sang des jeunes ukrainiens que si le peuple de Kiev renverse à nouveau le pouvoir mais pour le conserver cette fois par devers lui et cesser d'être la marionnette anti-russe d'un impérialisme amoral et meurtrier.

Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya




Sources de l'article :

- Site Colonel Cassad, le lien : ICI
- Site Live journal, le lien : ICI 

Tel est trahi qui croyait trahir !

L'Ukraine roulée dans un sac de farine nommé UE


Jean Claude Juncker est un sacré farceur ! 

En effet, le 10 mars 2016 lors d'un sommet se déroulant à La Haye, le Président de la Commission Européenne a osé intitulé son intervention "L'Union Européenne: une source de stabilité en temps de crise", confirmant s'il en était encore besoin que "les cons ça osent tout et que c'est même à ça qu'on les reconnaît !

Évoquant la situation de l'Ukraine mise à feu et à sang depuis 2 ans suite au coup d'Etat fomenté par les Etats Unis, ce technocrate européen qui n'est de facto qu'un employé de Washington, n'a pas hésité à rouler dans la farine la prétentieuse Kiev en lui fermant avec une inélégance rare mais une franchise certaine les portes de l'Union Européenne. 

Pourtant, souvenons-nous de ces manifestants excités du Maïdan qui brandissaient le drapeau bleu étoilé, accueillant dans les ruines fumantes des barricades ensanglantées les représentants de cette Union Européenne chargés de promesses d'une vie meilleure à l'ombre de futurs palais de la consommation...

Deux ans plus tard, les ukrainiens n'ont toujours pas digéré et pas plus qu'ils ne peuvent les vomir, les petits pains de Victoria Nuland, car l'Ukraine est tombé dans le piège mortel des promesses libérales comme une alouette attirée par le miroitement du leurre mortel...

Pays disloqué et affamé, l'Ukraine est désormais soumise et pour longtemps par la dette à être dépendante d'une bande de vampires qui pillent ses ressources tout en lui refusant les avantages d'un mariage miroité...  
Et pourtant cette "soupe à la grimace" n'est pas nouvelle, elle a même été réchauffée plusieurs fois en Turquie, dans les Balkans, en Géorgie etc... partout où les anciens vassaux soviétiques mis en difficulté par la désintégration de l'URSS étaient invité à ouvrir leurs portes à l'Union Européenne en échange de réformes qu'ils devaient promptement engager

Victoria Nuland la "marraine" de la Révolution venue  distribuer ses promesses sur la Maïdan en février 2014
Et le  résultat est toujours le même : ceux qui ont fait le choix du libéralisme occidental sont toujours sur leur faim, contraints d'attendre sur le paillasson de l'Union Européenne que prenne fin cette "longue pause avant de pouvoir accepter de nouveau pays-membres"

En revanche, dans ces histoires, aucune contrainte n'est subie par Washington ou Bruxelles, et le mariage ne semble être consommé que pour les partenaires occidentaux qui s'empressent tout aussitôt de rhabiller la promise d'une robe camouflée aux couleurs de l'OTAN et de prostituer ses enfants pour rembourser la dot présentée.

Car lorsque dans son discours le Président de la Commission Européenne ferme aussi les portes de l'OTAN à l'Ukraine, il oublie de préciser qu'il s'agit seulement du statut de "pays membre" de l’organisation, mais pas de celui particulier de "pays allié non intégré".  

Factuellement, la coopération militaire avec l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, ne souffre en effet d'aucune contrainte dans ce marché de dupe orchestré par Washington, surtout lorsqu'il s'agit de rapprocher des menaces des frontières de la Fédération de Russie. 
Ainsi, peine le gouvernement Ianoukovitch était-il renversé que les premiers exercices de l'OTAN se déroulaient sur son territoire ("Sea breeze" et "Trident") et des carnets de commandes militaires étaient signés entre Washington et Kiev. Aujourd'hui des instructeurs et conseillers militaires occidentaux (Etasuniens, canadiens, estoniens, polonais etc...) sont à l'oeuvre et jusqu'aux commandes de bien des ministères et services ukrainiens comme ceux de la Défense, de Intérieur, de l'Économie etc... ainsi, à Kiev, le 3ème étage du SBU est désormais occupé par la CIA...

L'Ukraine est désormais intégré dans le SOC (Système OTAN de Codification) qui en fait un partenaire militaire à part entière de la stratégie militaire américaine en Europe. Le Président Porochenko l'a lui même reconnu en septembre 2015 : "Les réformes entreprises en Ukraine correspondent à 99% aux exigences de l'OTAN" 

Nous voyons bien que les maîtres étasuniens et leurs contremaîtres de l'UE se moquent bien des peuples de l'Europe, et que leurs promesses d'intégration dans l'Union Européenne, (qui est de surcroît artificielle), ne sont en fait qu'un leurre enchaînant par la dette les nouveaux esclaves à une économie de marché unilatérale...
Mais surtout, dans le contexte double de l'effondrement du système et de la renaissance de son contre pouvoir russe, le mirage occidental n'est qu'un cheval de Troie pour permettre à Washington de rapprocher les bases de l'OTAN au plus près des remparts du Kremlin et de resserrer ainsi l'encerclement militaro-industriel de la Russie.


Pour ce "Piètre" Porochenko ce n'est que la monnaie de sa pièce, car il a trahi lui aussi son peuple, promettant des négociations, un statut spécial pour le Donbass etc... et autres promesses de paix et de fédéralisation jamais tenues... Ce n'est finalement que l'histoire d'un traître trahi !

Dans cette comédie somme toute dramatique du Maïdan, l'Ukraine apparaît comme la grande perdante de l'histoire, et surtout la victime d'un enfumage de la part d'une Union Européenne qui a agité devant ses yeux cupides les scintillement d'un miroir aux alouettes, qui vient aujourd'hui de disparaître...

En attendant, l'Ukraine est quand même devenue cette "anti-Russie" sacrifiable que les USA voulait qu'elle devienne 

Car lorsqu'elle avait la possibilité de rester un loup choisissant où et avec qui courir et se nourrissant de ses chasses, Kiev a préféré le collier et une niche dorée. L'Ukraine n'est plus aujourd'hui qu'un chien blessé et qui s'est laissé attaché et affamé par des promesses non tenues, elle ne connaîtra jamais la douceur du foyer pour lequel elle doit chasser l'ours en échange de quelques os à ronger... 

Il est grand temps qu'un vrai Maïdan éclate enfin à Kiev, et que les Ukrainiens se libèrent de leur esclavage. 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya  



Les marionnettistes de la Crise ukrainienne

De l"ingérence au détournement de l'Ukraine par les USA

Le Club Gutenberg de Strasbourg a invité le 8 mars 2016 le secrétaire général du Cercle Aristote,  Romain Bessonnet, à venir parler de la crise ukrainienne.

Lors de cette conférence, Romain Bessonnet a rappeler les racines complexes de cette crise qui remontent à l'époque de le fin de l'URSS. 

Dans une Ukraine démographiquement écartelée entre l'Est et l'Ouest européen, Romain Bessonnet nous rappelle comment cette fracture historique va se décliner sur le plan politique.

On peut y voir l'ingérence progressive des USA et de l'Union Européenne, qui exerce sur les gouvernements successifs de Kiev un lobby économico-politique de plus en plus violent.

Romain Bessonnet est un spécialiste du monde russe qui a déjà réalisé plusieurs analyses pertinentes sur la crise ukrainienne (voir les liens en fin d'article)


Qui sont les responsables ? Qui sont les coupables ?

Les autres analyses de Romain Bessonnet sur l'Ukraine

- Le Cercle Aristote : Ukraine 2013, "c'est la guerre"
- Le Cercle Aristote : Ukraine 2014, "c'est la guerre"

Sources de l'article :

- Vidéo YouTube, le lien : ICI

vendredi 11 mars 2016

La psychopathie ukrainienne / 3

Quand la russophobie devient hystérique

Nadejda Savtchenko, impliquée dans l'assassinat de 2 journalistes russes est en attente de son jugement.
Depuis plusieurs semaines les chancelleries et la presse des pays occidentaux sont pris d'un accès de fièvre russophobe, au sujet de Nadejda Savtchenko, cette criminelle de guerre reconnue mais qui est présentée par la propagande de guerre atlantiste comme la victime d'une nouvelle barbarie sanguinaire incarnée par Vladimir Poutine...

Quoi de plus attractif en effet, au grand bal des hypocrites, que de jouer le mélodrame du martyr pour faire danser une opinion conditionnée par 2000 ans d'idéologie victimaire, dans une marche contre Poutine, et qui plus est quand c'est pour une femme !

Car, ce qui est devenu l'affaire Savtchenko est révélateur d'une l'hystérie occidentale en manque de légitimité et qui cherche par n'importe quel moyen, quitte à défendre l'indéfendable et honorer l'abjection, à semer dans l'opinion les graines d'une haine russophobe afin de la préparer à une confrontation totale avec la Russie.


Rappel des faits 

- Le 17 juin 2014, à proximité du village Mettalist, dans la région de Lugansk, un tir d'artillerie ukrainien s'est abattu sur un poste de la ligne de front, visant délibérément des militaires mais aussi des civils dont deux journalistes russes en mission, Igor Korneliouk et Anton Volochine qui ont été tués. 

L'enquête déterminera plus tard que le réglage et les corrections de ces tirs de mortiers meurtriers ont été réalisés par Nadejda Savtchenko, alors officier du bataillon spécial Aïdar.

17 juin 2014, le bombardement des journalistes russes

A cette époque, les combats font rage autour de Lugansk et lorsque le bataillon Aïdar est défait par les milices populaires, le lieutenant Savtchenko est faite prisonnière tandis que l'enquête concernant l'assassinat de Igor Korneliouk et Anton Volochine révèle son implication. Elle est donc remise aux autorités russes et incarcérée dans la ville de Donetsk (homonyme russe du Donetsk dans le Donbass), en attente de son procès. 

Le Président Porochenko, qui l'a distingué "héroïne de l'Ukraine", demande la libération de Savchenko, et Ioulia Timochenko, l'égérie de la révolution orange, l’a même fait élire députée de son parti " Batkivchtchyna" (patrie) et nommée au conseil de l'Europe, lui cherchant par là une certaine immunité. Des pétitions de soutien apparaissent ici et là mais sans grand succès (à peine 10 000 signatures en 1 an) Seuls le pouvoir politico-médiatique et les groupuscules extrémistes soutenant le régime ukrainien en profitent de l'affaire pour déclencher un nouveau procès médiatique contre le pouvoir russe.

L'accusée, recherchant une posture victimaire a réalisé une "grève de la faim" pendant plusieurs semaines jusqu'à la veille de son procès qui s'est déroulé le 9 mars 2016 au cours duquel, conformément à la loi, une peine de 23 ans d'emprisonnement pour meurtre a été réclamée par le procureur. Le verdict sera rendu le 23 mars.

Le représentant de la diplomatie étasunienne, John Kerry, à l'unisson avec Federica Mogherini, son homolqgue de l'Union Européenne sont intervenus pour casser le procès et réclamer "pour des raisons humanitaires" la libération de l'accusée décrite comme agonisante.

Or, au cours de son procès, Savtchenko ne montre aucune faiblesse, au contraire car, au moment d'annoncer qu'elle ne fera pas appel au jugement, c'est plutôt une femme vive et hargneuse qui profère comme à son habitude des bordées d'injures en direction des juges. 
Quant à son avocat, qui revenait juste d'une visite au Département américain à Washington, plutôt que de chercher à défendre sa cliente devant un prétoire au premier rang duquel on pouvait observer des diplomates danois, anglais et étasuniens, il a préféré fustiger Moscou et faire appel à l'aide internationale pour mélo-dramatiser ce simple procès d'une affaire de meurtre...

Il faut ici relever le cynisme et l'hypocrisie d'une ploutocratie occidentale qui s’immisce et tente de faire pression dans le déroulement d'un procès en Russie quand par ailleurs elle ne cesse de critiquer une prétendue ingérence politique dans la Justice russe ! "Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais' !

La haine pathologique d'une meurtrière psychotique... 

Le symbole du bataillon Aïdar 

Dans cette affaire, les occidentaux ont certainement encore perdu une belle occasion de se taire car leur soutien hystérique au lieutenant Savchenko révèle autant la mauvaise foi d'une propagande belliciste que la stupidité d'une ambition mondialiste soutenant une criminelle de guerre reconnue. 

Car Nadejda Savtchenko est loin d'être l'héroïne immaculée décrite par les supportes nationalistes ukrainiens et les médias occidentaux loin s'en faut. En effet,  au moment du déclenchement de l'opération spéciale, cette femme pilote, vétéran de la guerre en Irak rejoint les rangs du bataillon Aïdar, l'une des unités politiques les plus extrémistes et violentes issues de la mouvance néo-nazie "Prayvi Sector". 
Cette unité qui effraie la population civile du Donbass défraie rapidement la chronique jusqu'à être pointée du doigt par l'ONG Amnesty International. 


"Aïdar" est composée principalement d'extrémistes néo-nazis et de condamnés libérés sous condition d'engagement militaire. Et ce bataillon spécial  s'est en effet plus souvent distinguée sur le front par ses crimes de guerre que ses hauts faits militaires comme beaucoup d'autres ("Tornado" sera même dissout pour cela). Les traces que laisse "Aîdar" sont  vols, enlèvements, tortures, viols, exécutions sommaires, bombardements de quartiers résidentiels etc... et ses combattants renouent ainsi avec la symbolique mais aussi les méthodes déjà employées il y a 70 ans par les Einsatzgruppen du IIIème Reich.

Combattants du bataillon Aïdar sur le front du Donabss en 2014
Des jeunes femmes se sont également engagées dans les rangs de cette unité tristement célèbre, et souvent ces jeunes néo-nazies en sont devenues les symboles comme Nadejda Savtchenko, Youlia Tolopa ou cette Vita Zaveroukha à qui j'avais consacré un long article suite au l'article apologétique que le magazine "Elle" lui avait consacré (voir le lien ici : "Quand l'ange devient succube")

Une filiation idéologique bien réelle

L'archiprêtre Vladimir Moretsky, est un clerc de Lugansk, et en mai 2014 il a été raflé au cours d'une expédition punitive du bataillon Aïdar contre les "terroristes" du Donbass.
Plus tard, après avoir été libéré au cours d'un échange de prisonniers il a témoigné des conditions de détention subies par lui et d'autres prisonniers, victimes de tortures, menaces d'exécution etc...
Or les victimes sont formelles : Savtchenko, était présente lors des interrogatoires et elle a même proposé de tuer les prisonniers pour revendre leurs organes ! 

Au cours de ses auditions et son procès, Savtchenko n'a d'ailleurs jamais nié sa participation aux combats et aux événements qui lui sont reprochés et elle reconnaît même "avoir tué des gens qui voulaient la tuer" (avec des caméras ?). 
Même s'il s'agit de crimes graves le procès Savtchenko est somme toute une "affaire" de justice assez simple et dont l'intéressée en tout cas ne mérite certainement pas l'attention internationale qui est déclenchée aujourd'hui et dont on peut se demander à juste titre si elle en est vraiment l'objet ou juste un prétexte. 


Le 5 septembre 2014, alors qu'il menait une "opération punitive" contre des villages, "Aïdar" a été étrillé au Nord de Lugansk par les miliciens républicains. De nombreux combattants de ce bataillon spécial ont été tués, blessés, et faits prisonniers. Depuis il a été reconstitué et renvoyé sur le front.

Un mélodrame pitoyable 

Car si ce procès est fortement politisé et médiatisé par le pouvoir de Kiev mais aussi les représentants des Etats Unis et de l'Union Européenne c'est moins pour défendre la liberté d'une jeune femme que de se servir de l'événement pour alimenter une propagande de guerre russophobe.

Car la défense panégyrique de cette vulgaire criminelle de guerre élevée au rang "d'héroïne nationale" est tellement caricaturale qu'elle en devient ridicule... "une icône au regard bleu déterminé, son visage impassible derrière les barreaux d’un tribunal de Moscou..." "une soldate courageuse" qui entame un grève de la fin "jusqu'au bord du gouffre" mais qui l'interrompt pour "continuer le combat" avec une "détermination héroïque" qui lui permet pendant son procès de faire seule "un baroud d'honneur" (en gesticulant et hurlant des grossièretés) devant ses juges, elle qui 2 jours auparavant "était tellement affaiblie par sa grève de la faim qu'elle ne pouvait même plus avaler d'eau" et "présente des dégâts de santé irréversibles" (au niveau mental je veux bien le croire et depuis sa naissance certainement)
Allez encore un petit effort et nous allons bientôt voir "les prostitués de l'information" comme l'avouait Swinton l'ancien Directeur du New York Times, comparer Nadejda Savtchenko à Jeanne d'Arc (elle en a déjà la coupe de cheveux) et Vladimir Poutine à l’évêque Cauchon. !

Trêve de plaisanterie car il n'y a de fait rien de drôle dans cette hystérie politico-médiatique occidentale, car elle relève aussi d'une certaine psychopathie des agences de presse occidentales et qui n'a rien a envier à celles des nazillons se défoulant dans les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens. 

Mais surtout, dans ce mélodrame pitoyable orchestré par les USA et leurs valets, il ressort que ce sont encore et toujours des intérêts géopolitiques cupides qui se cachent derrière des gesticulations droitdel'hommistes hypocrites et que l'être humain, même celui que l'on prétend défendre, y est en réalité négligé et méprisé, réduit à une simple valeur marchande ou médiatique.

Voilà pourquoi je terminerai cet article par rappeler la mémoire des 2 hommes qui brillent par leur absence dans cette "affaire Savtchenko", ces soldats de la Vérité dont le sacrifice ce nous rappelle à chaque instant les valeurs humaines pour lesquelles nous nous battons.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Ils s'appelaient Igor Korneliouk et Anton Volochine,
 victimes de la haine le 17 juillet 2014 dans le Donbass.

Qu'ils reposent en paix !
Sources de l'article (quelques exemples) : 

- Sur le procés Savchenko, les liens  ICI et ICI
- Le site TASS, le lien : ICI
- Le site France 24, le lien : ICI
- Le soutien des occidentaux, le lien : ICI

- Sur le bataillon Aïdar, le rapport d'Amnesty International, les liens : ICIICI et ICI 
- Sur le bataillon Aidar, différents articles, le lien : ICI 


mardi 8 mars 2016

Le Maïdan : une victoire à la Pyrrhus

2 ans de "progrès démocratique" pour arriver à çà ?


Il y a 2 ans un coup d'Etat renversait le gouvernement du Président Iamoukovitch, suite à des affrontements de plus en plus violents organisés sur la place du Maïdan par des groupuscules extrémistes pilotés par les néo-conservateurs étasuniens et leurs valets de l'Union Européenne.

L'objectif était alors pour la ploutocratie mondialiste de s'accaparer de cet immense territoire européen, carrefour des gazoducs, aux surfaces agricoles immenses, aux ressources minières importantes, et vivier d'une main d'oeuvre bon marché. Cette préemption économique devait étancher pour un temps la cupidité d'un système économique libéral vampirique en faillite. 

Mais faire basculer Kiev dans le camp occidental c'était aussi relancer la "stratégie du contaitment" de la Russie, cet "empire du milieu" redevenu un contre pouvoir économique et politique pour les USA. 
Cet endiguement créé à la fin du XVIIIème siècle par la thalassocratie britannique pour bloquer la concurrence maritime et économique de la Russie impériale a connu de nombreux avatars au cours des XIXème et XXème siècle, menés par Mac Kinder, Mac Kenan ou Brzeziński, ce derniers servant les intérêts de la nouvelle thalassocratie : les Etats Unis l'Amérique, nouvel hôtel et caserne de la ploutocratie mondialiste. .

Et pour réaliser et légitimer ce "changement de pouvoir", autant que pour cacher les vrais intérêts le justifiant, l'impérialisme étasunien en digne héritier d'un universalisme chrétien de la pensée et d'une hégémonie économique coloniale,  agite les dogmes de la nouvelle religion des Droits de l'Homme et de la Démocratie mobilisant les masses crédules d'individualistes cupides servant ses intérêts militaro-industriels. 

Victoria Nuland reconnaissant une aide de 5 milliards de dollars à l'opposition ukrainienne

Barak Obama avouant l'ingérence des USA dans le  "changement de régime" à Kiev

Pour les USA, si Kiev est effectivement tombé dans l'escarcelle du camp occidental représentée par l'Union Européenne, ce bureau d'enregistrement des directives de Washington et Wall Street, force est de constater que les principaux objectifs de cette tentative de préemption du traditionnel "pivot stratégique" européen n'ont pas été atteints et bien au contraire car :

1 / La flotte russe de la Mer Noire, dont l'éviction était l'objectif stratégique le plus important pour l'OTAN, est non seulement toujours implantée (et renforcée) en Crimée, mais cette dernière qui n'était ukrainienne que depuis 1954, a choisi de retourner au sein de la Fédération de Russie.

2 / La région industrielle du Donbass, la plus riche d'Ukraine (20% du PIB) qui était également un objectif prioritaire et vital pour les intérêts économiques occidentaux, échappe elle aussi aux griffes du Nouvel Ordre Mondial par une rébellion armée et des Républiques populaires autoproclamées qui se sont résolument tournées vers la Russie.


Quant à l'Union Européenne, alors que l'Ukraine devait être une source de revenus conséquente, l'enfant terrible du Maïdan est devenu au contraire un véritable boulet économique, gouffre sans fond engloutissant les milliards d'euros et de dollars sans pour autant stopper son effondrement et, au lieu de rapporter des bénéfices il coûte de l'argent à une Europe qui vit déjà une crise économique gravissime.

Deux après le Maïdan la situation économique de l'Ukraine n'est pas inquiétante : c'est un désastre total et le pays est  aujourd'hui plongé dans un coma économique profond et ne doit sa survie qu'aux perfusions régulières du FMI et du département d'Etat étasunien qui retardent les effets inévitables d'une récession et d'une inflations exponentielles, mais pour combien de temps ? 

- Le PIB a reculé de 7% en 2014 et de 10% en 2015.
- Le PIB par habitant est passé de 3000 à 2100 dollars
- Le niveau d’inflation a atteint 43% en 2015,
- Le taux de croissance est en chute libre, de 6,8% à moins de 2 %
- La dette publique est passé de 67 % à 93%
- La Grivna, la monnaie nationale, a perdu deux tiers de sa valeur face au dollar depuis mars 2014, 
- Les réserves en devises ont chuté de plus de la moitié (-63 %) 
- Le taux de chômage est passé de 7 à 12 %

Une des conséquences principales de ce naufrage est un effondrement du pouvoir d’achat de millions d’ukrainiens.dont le salaire moyen est désormais depuis janvier à peine supérieur 100 euros (contre 380 avant le Maïdan) dans un pays où les prix des produits de base  montent en flèche (en 2015 : huile de tournesol 200%, fruits de 197%, œufs de 181%, pâtes et poisson 171%, gaz 553%, électricité 133%, eau de 176% etc)

Certaines situations sont dramatiques comme par exemple celle des retraités dont la pension mensuelle est inférieure à 50 euros provoquant la famine et des désespoirs allant jusqu'au suicide !

Bousculade de retraités lors d'une distribution alimentaire gratuite à Tchernigov

Dans le contexte d'une crise globale de l'économie libérale il est hautement probable que la situation en Ukraine s'effondre totalement et très rapidement, abandonnée par des partenaires qui pour retarder leur propre noyade se débarrasseront en premier lieu des poids économiques inutiles...


A cette crise économique se rajoute une crise politique majeure consécutive à l'inaptitude à gouverner des nouveaux oligarques juste compétents pour entretenir et organiser une corruption généralisée et qui provoquent :

- Une crise de confiance totale avec la population mais aussi au sein du gouvernement qui connaît des remaniements et démissions et déchirements jusqu'à des pugilats fréquents.

- Un lobby persistant et violent de la part des radicaux néo-nazis et extrémistes nationalistes qui menacent régulièrement le pouvoir d'une nouveau coup d'état.

- Une désintégration de l'appareil du pouvoir comme le révèle par exemple l'actuel conflit entre le Président Porochenko qui, demandant en février 2016 la démission de son 1er ministre Iatsenouk a été désavoué par le parlement qui a refusé de justesse ce limogeage.
  

Il ne faut pas oublier que cette guerre fratricide dans le Donbass qui ravage l'Ukraine depuis 2 ans, a coûté la vie à plus de 10 000 soldats et civils, mutilé et blessé des dizaines d'autres milliers, exilé plus d'1 million de personnes loin de la zone de guerre, et occasionné des milliards de dégâts économiques et structurels...

Cette guerre, qui continue aujourd'hui en dépit des accords de paix signé il y a 1 an à Minsk, est certainement la conséquence la plus dramatiquement  irréversible du Maïdan et de la stupidité meurtrière des nouveaux maîtres de Kiev qui ont voulu écraser dans un bain de sang une protestation populaire qui initialement ne revendiquait qu'un statut fédéral garantissant les identités particulières des régions russophones d'Ukraine...

Aujourd'hui trop de sang et de larmes ont coulé et désormais il est impossible d'imaginer un nouveau rattachement entre les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk et une Ukraine qui a commis l'irréparable et l'impardonnable crime de bombarder délibérément une population civile parce qu'elle était russe de nature...

Jérôme Bosch vers 1525
Voici donc en résumé quelle est la moisson du  Maïdan : une Ukraine démembrée, exsangue, appauvrie meurtrie,et soumise à un Nouvel Ordre Mondial qui impose aux peuples sa dictature de la pensée unique par la désintégration de leurs identités et la soumission par la dette aux dictât des "banksters" internationaux.    

Et de plus cette crise ukrainienne, fomentée par Washington a entraîné une crise plus globale et dangereuse car, en provoquant la Russie directement dans sa zone d'influence économique et militaire elle a rallumé une confrontation suicidaire entre l'Est et l'Ouest européens...


Si le Maïdan a été un coup de poignard donné à une Russie à l'époque neutralisée par les jeux olympiques de Sotchi, il apparaît aujourd'hui que cette révolution colorée, pour les USA et l'UE, est plutôt une victoire à la Pyrrhus, car 2 ans plus tard la Russie a repris un net avantage diplomatique, la Crimée et le Donbass ont quitté le naufrage tandis que l'Ukraine devenue folle continue inexorablement sa descente aux enfers, en entraînant avec elle ses mentors occidentaux.

On pourrait ironiser cyniquement en constatant que, si avec le gouvernement Ianoukovitch, cet immense pays pourtant aux ressources importantes était au bord du gouffre, avec le Maïdan et ses mentors occidentaux, l'Ukraine a fait un grand pas en avant !!!

Et les pâmoisons des valets mondialistes et les aboiements de leurs chiens de garde vont avoir du mal à faire avaler à l'opinion que cet effondrement total de l'Ukraine est de la faute au Président Poutine alors qu'au contraire, c'est à la Russie que l'on doit la mise en oeuvre des accords de paix signés à Minsk qui ont évité une régionalisation et une aggravation monstrueuse du conflit.

Quand aux autres peuples européens ils devraient prêter un peu plus attention à ce territoire, car finalement cette Ukraine, qui est le dernier wagon ayant rejoint le train fou du mondialisme, vient de rattraper son retard dans le destin du capitalisme libéral. En effet, par son effondrement total, le régime factice de Kiev nous montre quel est le seul avenir possible pour les pays qui ont choisi par lâcheté et cupidité un asservissement volontaire au Nouvel Ordre Mondial...

Dans ce chaos digne d'un Ragnarök, seule la Fédération de Russie et quelques pays "non alignés" sont restés libres, et tout en payant très cher leur insoumission au système, ils offrent aux autres peuples l'espérance par l'exemple.
En effet, à travers cette crise nous pouvons observer en raccourci la fin inéluctable du système libéral mais aussi la démonstration que son esclavage mortel n'est pas une fatalité et que s'amorce à l'horizon un nouveau cycle historique : celui des peuples d'Europe libérés !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




Sources de l'article :

- Vidéos YouTube sur l'ingérence étasunienne, les liens : ICI et ICI
- L'Ukraine , un pays en désintégration ?, le lien : ICI 
- L'Ukraine à la dérive, le lien : ICI
- Ukraine, le contexte économique, le lien : ICI
- Vidéo YouTube sur les retraités, le lien : ICI

lundi 7 mars 2016

L'insulte aux morts

Des crimes d'état impunis et célébrés ! 

Le 5 mars 2016, les activistes et hooligans du Secteur Droit célèbrent leurs crimes dans les rues d'Odessa
Le 2 mai 2014, des fanatiques néo nazis ukrainiens ont massacré et brûlé des dizaines de manifestants pro-fédéralistes désarmés dans la maison des syndicats d'Odessa

Or, depuis bientôt 2 ans, et tout comme dans le dossier des snipers du Maïdan,  aucune enquête n'a été diligentée par les autorités ukrainiennes, confirmant par là même les soupçons portés sur les nouveaux maîtres de Kiev, qui apparaissent dès le début non seulement comme les premiers bénéficiaires de ces crimes (coup d'état contre le gouvernement de Kiev et extinction de la contestation à Odessa) mais probablement comme leurs commanditaires.

Au lendemain de ce massacre d'Odessa minimisé par des médias occidentaux complices, les assassins ont été protégés et salués comme de "glorieux défenseurs de la patrie ukrainienne", et le 2 mai est depuis salué en Ukraine comme une victoire contre le monde russe ! L'abjection est donc venu rejoindre l'horreur pour la plus grande honte de l'Occident et, alors que partout dans le monde des bougies éclairent régulièrement le silence de commémorations de ce crime odieux, en Ukraine, ce sont des flambeaux qui célèbrent la haine des assassins et le sang des innocents sacrifiés sur l'autel du Nouvel Ordre Mondial. 

Ainsi de cette manifestation du 5 mars dernier qui dans les rues de la ville martyre est venue rappeler à ses habitants cette loi de la terreur qui s'est abattue sur les régions russophones d'une Ukraine qui s'est effondrée dans l'esclavage d'un mondialisme où la vie humaine n'est qu'un marchandise consommable et sacrifiable...

"Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leurs crimes"

Cette nouvelle glorification du massacre, en dehors de la provocation qu'elle constitue et qui insulte la mémoire des victimes, est une honte pour nos démocraties pourtant si promptes à dénoncer les crimes contre l'humanité et à défendre les droits de l'Homme.

Il apparaît bien que, dans cet abject monde moderne soumis à une pensée totalitaire et une société de consommation universalistes, alors que toutes les valeurs morales sont nivelées, la vie humaine en revanche n'a pas la même valeur selon de quel côté des intérêts matériels de la ploutocratie mondialiste elle se trouve...

Demain, la justice des hommes, des armes ou des dieux viendra punir ces criminels qui saignent l'Ukraine depuis le coup d'Etat du Maïdan et accorder un paix éternelle aux âmes de leurs victimes. 

Mais cette justice légitime ne sera achevée que lorsque seront traînés devant un tribunal pénal international tous les responsables politiques, financiers et médiatiques qui à travers le monde ont permis que ces actes génocidaires soient commis et dont leur silence toujours persistant atteste bien de leur culpabilité.  

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Retour sur un massacre

Sources de l'article :

- Site RT, le lien : ICI
- Vidéo YouTube de la manifestation, le lien ICI
- Vidéo YouTube Jean Michel Vernochet, le lien : ICI