samedi 13 décembre 2014

SITREP du 12 décembre 2014

La guerre gelée pour le moment...
L'analyse de Jacques Frère



 






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Sources de l'article
- Site de l'agence "NATIONPRESSE. INFO",  le lien : ICI

vendredi 12 décembre 2014

L'onde de choc ukrainienne frappe le Caucase

Le volcan caucasien se réveillerait-il ?

Le Caucase, cette zone de fracture historique, née des pression russe, ottomane et perse du passé est le sanctuaire de républiques autonomes de la Fédération de Russie. 

Cette région qui est une zone de fracture géographique marquée par l'immense chaîne du Caucase (5000 m) séparant les républiques russes au Nord, des Etats "indépendants" au Sud (très relatif pour la Géorgie par exemple soumise à l'Occident) est devenue l'objet de l'avidité occidentale. 

Le Caucase est ainsi devenue depuis la chute de l'Union Soviétique un point d'entrée pour déstabiliser la Russie, grâce à sa fragilité née de la diversité de ses peuples, la présence de 'organisations terroristes en recherche de parrainage et l'avancée de l'OTAN en Géorgie qui a fait de ce pays un allié libre car non intégré, et une base arrière pour des opérations "spéciales" et terroristes.

20 ans après que la guerre qui a ravagé la Tchétchénie, la violence est revenue dans le Caucase et elle semble avoir des connexions directes avec la crise qui embrase l'Ukraine depuis 1 an.

Le 4 décembre Grosny, la capitale de la Tchétchénie a été frappée par une attaque terroriste très violente (saluée au parlement de Kiev !) où plus de 20 personnes ont été tuées.

L'attaque terroriste du 4 décembre contre des médias locaux à Grosny

Depuis hier, l'onde de choc frappe à leur tour 2 autres républiques autonomes du Caucase de la Fédération de Russie : la Kabardino-Balkarie où dans la capitale Naltchik, des combats meurtriers ont éclaté entre la guérilla et la police russe, et le Daguestan où des émeutes ont éclatées à Makhatchkala la capitale située sur les bords de la mer Caspienne...

Lorsque 3 tentatives de déstabilisations violentes éclatent en une semaine dans une région russe frontalière de l'Ukraine cela ne peut être dû au hasard surtout lorsqu'on connaît les objectifs et les méthodes des faucons incendiaires de Washington.

Zbigniew Brzezinski, le théoricien moderne de l'endiguement de la Russie a toujours associé cette région avec autour de l'Azerbaïdjan à l'Ukraine, définies comme « verrous » du continent eurasien...

La mise en pratique de cette théorie a été confirmée au cours de l'entretien privé du 30 juillet 2013 entre le Président Poutine et le Prince Bandar chef des services de renseignement saoudien. Ce dernier avait menacé la Russie d'actions terroristes dans le Caucase si elle continuait à s'opposer à la stratégie étasunienne en Syrie. 

Donc, après avoir provoqué en vain Moscou, tenter de l'isoler sur le plan politique, de l'affaiblir économiquement, le Nouvel Ordre Mondial, s'appuyant comme d'habitude sur les factions extrémistes les plus violentes lance des attaques terroristes par procuration sur le territoire national de la Fédération de Russie...

Il ne faudra pas oublier de présenter nos condoléances joyeuses à Obama et Mac Cain lorsque ces chiens seront abattus par les forces de sécurité russes !

En attendant un théâtre d'opérations aux enjeux et menaces très importantes à suivre attentivement...

Erwan Castel

Article référence : Combats à Naltchik

Forces de sécurité russes nettoyant les rues de  Naltchik en Kabardino-Balkarie

jeudi 11 décembre 2014

SITREP du 11 décembre 2014

Titre
L'analyse de Jacques Frère








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Sources de l'article
- Site de l'agence "NATIONPRESSE. INFO",  le lien : ICI

samedi 6 décembre 2014

Risque nucléaire confirmé

L'incident de Zaporodje avait été prévu par les experts

26 avril 1986, le réacteur n°4 de Tchernobyl explose suite à des erreurs humaines
L'Ukraine est entré dans l'histoire du Nucléaire en 1986 avec l'accident majeur de la centrale de Tchernobyl qui a touché toute l'Europe. Aujourd'hui en pleine décomposition structurelle et économique, Kiev néglige la sécurité de son parc de centrales nucléaires...
Pire que cela, le gouvernement pro occidentale veut changer de combustible malgré les avis des experts qui alertent que seul le combustible russe est réellement compatible avec les systèmes datant de l'URSS.

La sécurité des centrales a été changée...

Qui plus est, les radicaux menacent régulièrement d'avoir recours à un attentat nucléaire comme moyen de pression politique ainsi de l'oligarque Kolomoisky par exemple, qui envisageait de détruire un barrage en amont la plus grosse centrale nucléaire...

Bref au pays des "apprentis sorciers" plus rien ne tourne rond, y compris les centrales nucléaires qui sont pourtant la priorité des priorités en terme de sécurité...

Le récent accident électrique dans la centrale de Zaporodje est plus qu'inquiétant, d'autant plus que peu d'informations sont autorisées par ce gouvernement criminel et irresponsable qui depuis Kiev nous entraîne tous vers un chaos général !

Erwan Castel

Et s'il y avait en Ukraine un «nouveau Tchernobyl»?

04/12/2014 

Les autorités locales ont classifié des informations sur l'explosion à la centrale nucléaire de Zaporodje ...

Bien que nous ne pouvons que spéculer sur la puissance de l'explosion du 3ème réacteur de production de la centrale de Zaporodje - il n'y a aucune données officielles sur cet incident au deuxième jour, et hier, les autorités ukrainiennes, ont bloqué un forum spécial des scientifiques nucléaires ukrainiens sur l'Internet.

Le politologue Lev Verchinin a placé dans le blog le message suivant en référence à l'ingénieur familier de cette centrale nucléaire : «Ce n'est pas catastrophique, mais c'est très mauvais.

Donc ce qui est arrivé à Odessa? Essayons ensemble pour reconstruire l'incident.

Lundi soir les communiqués des deux agences d'information populaires ukrainiennes, «Kontekst — Prichernomor'ye» et «V gorode», ont expliqué l'avarie par des coupures d'électricité dans Odessa — «l'arrêt d'avarie du bloc numéro de 3 de la centrale nucléaire de Zaporogié a té causé par une coupure non réparée du réseau ».

À "Odessaoblenergo" les communqués sont plus précis : les arrêts peuvent être longs «à cause des difficultés apparues pour l'élimination des incidents» sur le 3ème réacteur monobloc (les représentants "d'Odessaoblenergo" de plus ont souligné plusieurs fois que l'avarie est apparue non dans les réseaux électriques, mais sur la centrale nucléaire). La remise en fonctionnement du réacteur est prévu pour le  5 décembre. Et dans la nuit du 1 au 2 décembre à Zaporojie ont étaient entendues soit deux, soit plusieurs fortes explosions.

Aujourd'hui sur le réseau internet il y avait des photos du réacteur endommagé, mais, comme les experts ont établi, qu'elles n'étaient as celles du réacteur de Zaporojie. Et le matin du 3 Décembre le ministère de l'Énergie de l'Ukraine a informé qu'aucun commentaire concernant l'accident dans le Zaporozhye ne sera pas donné - "en attendant la mise en place des causes et des conséquences de ce qui est arrivé." Par conséquent, l'accident de la centrale nucléaire est toujours en cours.

En fait, il n'y a rien de surprenant dans le fait qu'un accident se soit produit à la centrale nucléaire de Zaporodje... En Septembre de cette année, un représentant de Greenpeace Toby Myunhmayer avait mis en garde contre deux dangers associés à la station. Le premier - un impact possible par les obus d'artillerie des centrales nucléaires. Le second - le problème avec le remplacement de "l'alimentation" de la station (annoncé par la direction de la centrale nucléaire : le changement du combustible russe TVEL par celui de la production américaine, que la station ne peut pas "évaluer")

Nous savons que les obus ne peuvent pas êrte tiré du Donbass sur Zaporodje et qu'il n'ya aucun renseignement sur des attaques terroristes. La seule explication : la centrale "ne digère pas" le combustible américain. S'exprimant sur les conséquences possibles de l'accident à Zaporozhye, Myunhmayer averti: "Le nouveau Tchernobyl peut détruire non seulement l'ensemble de l'Ukraine, mais aussi une partie importante de l'Europe."

Et pourtant - il est extrêmement important dans le contexte de ce qui est arrivé: selon le représentant de Greenpeace, même un "accident électrique peut être désastreux, et conduire à l'échec du système de refroidissement d'un réacteur nucléaire." Et ce qui est arrivé dans la nuit du 1er au 2 Décembre, n'a rien a voir avec un  accident dans les réseaux électriques,  a averti Myunhmayer.


"Le Printemps russe"


Sources de l'article
- Site "LE PRINTEMPS RUSSE", le lien : ICI

vendredi 5 décembre 2014

7000 membres !

MISSION: INFORMER POUR RÉSISTER & RECRUTER POUR VAINCRE !



Bienvenue au nouveaux membres du groupe ! :

LA CHARTE DU GROUPE

"Seulement la vérité, sans prosélytisme ni censure" : 
Afin d'optimiser la diversité des membres du groupe et de rester dans une mission de RÉINFORMATION, exclusivement orientée sur la crise en UKRAINE et ses répercussions internationales, une charte a été définie pour maintenir ici par delà nos différences l' "UNION SACRÉE". 
Merci d'en prendre connaissance. Le lien : ICI

L'OBJECTIF

Le "Choc de l'Histoire" qui vient de frapper l'Europe en Ukraine a déclencher une crise majeure qui dépasse largement son cadre régional et entraîne le Monde dans une confrontation entre une vision sociétale universaliste et unipolaire menée par les USA et une résistance multipolaire des peuples qui refusent la dictature économique, militaire et idéologique du Nouvel Ordre Mondial...

Cette crise liée à l'effondrement du système occidentale a déclenché une guerre militaire, une guerre économique mais aussi une guerre médiatique, sur le front de laquelle nous nous battons ici quotidiennement contre le blocus médiatique asservi aux USA et ses valets de l'Union Européenne qui mènent avec l'OTAN une nouvelle préemption territoriale en Ukraine destinée seulement à satisfaire leurs ambitions militaro-industrielles et encercler la Fédération de Russie.

Nous soutenons bien sûr le principe et les efforts visant à protéger une paix mondiale mais pas au prix de la Liberté des peuples et de leur droit à disposer d'eux mêmes. Voilà pourquoi nous soutenons la "RÉBELLION" menée dans le Donbass contre la Dictature de Kiev qu'elle soit politique, culturel, ou militaire...

BATTONS LE RAPPEL

7000, c'est un beau chiffre, mais cela reste toujours un grain de sable au fond de l'océan. Depuis 6 mois le groupe a entamé avec d'autres médias alternatifs et groupe d'information un long travail de mobilisation de l'opinion, et les consciences commencent à bouger.. 

Mais si nous voulons que la VÉRITÉ soit libérée il faut que chacun d'entre nous batte le rappel et invite des amis à nous rejoindre !

Dans cette guerre de l'informations que nous avons le devoir de mener pour dénoncer les crimes commis dans le Donbass, notre force sera notre effectif...

Utilisez la fenêtre "+ Ajouter des personnes au groupe" située dans la colonne de droite, pour PROPOSER DE NOUVEAUX MEMBRES...
Merci d'avance et "Haut les Cœurs" !

Erwan Castel

ET POUR FINIR...

Toujours cette légende amazonienne en guise de refrain (les anciens doivent commencer à la connaître par coeur !) :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu.

Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? »

« Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part »
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Les russes "encaissent le choc" ..

Comment les Russes réagissent à la chute du rouble


par Alexeï Lossan

4 décembre,2014 , publié sur le site "RUSSIAN BEYOND THE HEADLINES"

La chute du rouble va réduire le pouvoir d'achat de la population, et le nombre de pauvres en Russie atteindra son maximum depuis quatre ans, prévoit le ministère russe du Développement économique. Les sondages d'opinion montrent que les Russes dépensent plus d'argent en nourriture et préfèrent voyager à l'intérieur du pays.

La chute du rouble va réduire le pouvoir d'achat de la population, selon le ministère russe du Développement économique. Ces deux derniers mois, le cours de la monnaie russe a chuté d'environ 50% par rapport au dollar et à l'euro. En conséquence, d'après le ministère, la part des pauvres (sont considérés comme telles les personnes dont les revenus sont inférieurs au seuil de subsistance) va atteindre 11,7% de la population totale, son maximum depuis quatre ans.

« A cause de l'affaiblissement du rouble, beaucoup essaient de se protéger contre la dépréciation de la monnaie en achetant des produits chers à longue durée de vie, surtout s'il n'y a pas d'alternative russe à ces derniers. Dans ce contexte, on constate une hausse active de la demande », remarque Alexeï Kozlov, principal analyste d'UFS IC. Cependant, selon lui, il s'agit d'une tendance de court terme, et la chute du rouble aura toute une série de conséquences, notamment une hausse de la pression inflationniste, une réduction du marché des consommateurs et une augmentation des coûts des crédits, qui provoqueront un ralentissement de la croissance économique. Surtout, comme il ressort des sondages, les Russes dépensent plus d'argent en nourriture et préfèrent voyager à l'intérieur du pays.

Premières conséquences

« Le secteur de la consommation est sous forte pression, le niveau de vie baisse. Les consommateurs réduisent leurs dépenses capitales – appartements, automobiles, ou encore en produits et services qui ne sont pas de première nécessité », explique Maxime Kliaguine, analyste pour Finam Management. Selon lui, pour la première fois depuis la crise de 2008-2009, on enregistrait dès septembre une baisse des salaires réels de 1% sur l'année. Et selon les chiffres du premier semestre publiés par l'Office national des statistiques Rosstat, les ventes au détail en Russie sur un an à prix constant ont diminué de près de moitié : de 3,9% à 2,7%. Si l'on étudie les chiffres sur l'année, on peut prédire que la croissance annuelle sera la plus faible de ces cinq dernières années, affirme Kliaguine.

Dans ce contexte, les retards dans le remboursement des crédits augmentent au sein de la population. D'après les données publiées par la Banque centrale le 3 décembre, au 1er novembre, la part des prêts non-remboursés par des citoyens ou non-résidents après plus de 90 jours est passée à 7,9%. La dernière fois que de tels indices ont été enregistrés remonte au 1er février 2011. Comme le précise le ministère, la croissance des délais de remboursement est due à la détérioration du niveau de vie de la population, notamment à cause des retards de salaires, de la baisse des revenus et des licenciements. De plus, la plupart des crédits ont été souscrits en roubles. Selon les observations de l'agence Fitch, à la fin du mois de septembre 17% des crédits accordés par les banques étaient en roubles, presque tous à des entreprises.

L'inquiétude grandit

En dépit de la dépréciation du rouble et du mécontentement général, la population continue de conserver ses économies en roubles. Une enquête du Centre panrusse de l'opinion publique montre que deux tiers des Russes suivent l'évolution du rouble (65%) et plus de la moitié (53%) se disent préoccupés par l'affaiblissement de la monnaie nationale. Malgré tout, seuls 7% des Russes ont converti leurs roubles ces deux derniers mois. Selon un autre institut statistique, le Centre Levada, 80% des personnes interrogées ont remarqué que les prix augmentaient et que le niveau de vie baissait. Les sondés estiment que ce ralentissement économique est dû à la chute des cours pétroliers (45%), aux sanctions occidentales contre la Russie (33%) et à la réunification de la Crimée (30%). La société Romira remarque de son côté que la part des personnes interrogées qui économisent et se privent de certains produits alimentaires est passée de 8% à 20%. Surtout, un tiers des ménages a dû réaménager son budget pour la nourriture et les biens de première nécessité. D'après les prévisions de VTB Capital, la part des dépenses alimentaires dans le budget des Russes pourrait passer de 31% à 40%.

Cependant, selon le directeur du département analytique de Russ-Invest Dimitri Bedenkov, « la confiance dans la monnaie nationale est un facteur important du processus d'investissement, qui stabilise l'économie et garantit le cycle normal de régénération et de fonctionnement du marché ». Par ailleurs, selon l'Agence fédérale du tourisme, le nombre de voyageurs russes à l'intérieur du pays a déjà augmenté de 30% sur fond de flambée  du dollar et de sanctions.

Alexeï Lossan
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Sources de l'article : 
- Site "RUSSIAN BEYOND THE HEADLINES", le lien : ICI

jeudi 4 décembre 2014

Wall Street vient de lancer un boomerang

Le rouble et le krach boursier de l'or 


Attention mes chers amis, nous rentrons dans la dernière ligne droite de la fin de l’année et cela va commencer à secouer fermement. Les raisons sont multiples, mais pour moi la principale c’est la guerre économique menée par l’Occident à l’égard de la Russie de Poutine.

Le rouble, la monnaie russe, a perdue cette semaine 15 %. Depuis le début de l’année, la monnaie russe a perdu près de 40 % de sa valeur. C’est énorme. Déjà en Russie l’inflation augmente très fortement en particulier sur les produits alimentaires.

La Banque centrale russe ne fait rien et ne dit pas grand-chose, ce qui ne veut pas dire que rien ne va se passer… Poutine est en train de préparer le coup de pied de l’âne et il va déstabiliser les marchés, et le point faible c’est le marché de l’or.

La chute du pétrole cache en réalité une terrible bataille géopolitique tellement vaste qu’il est très difficile pour le moment d’en déduire les contours. Néanmoins, la Russie ne va pas rester là à contempler sa ruine.

Poutine pourrait laisser le rouble s’effondrer encore quelques jours, laisser les marchés jouer la vente du rouble à découvert et les laisser s’enférer. Puis, lorsque le rouble arrivera sur une résistance majeure vers le bas… il suffit de déclarer que l’on va rendre le rouble convertible en or… et là, c’est le massacre et une hausse fulgurante prenant tous les opérateurs à revers…

Il va se passer cela ou autre chose, mais il va y avoir une réaction économique russe et elle risque de faire mal à certains.

La question est aussi de savoir si les Chinois pourraient suivre les Russes.

L'article du site "LES ECHOS.fr", le lien ici : Le rouble a vécu sa pire journée depuis 1998

Charles SANNAT
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Les sources de l'article 
- Site "LE CONTRARIEN MATIN", le lien : ICI 



"Contre l'Europe, Poutine a choisi la Chine"

ENTRETIEN AVEC VLADIMIR FEDOROVSKI

Par Alexandre Devecchio Publié le 02/12/2014 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le président russe vient d'annoncer la suspension du projet russo-italien de gazoduc South Stream. Vladimir Fédorovski y voit un virage géopolitique majeur.



Vladimir Fédorovski est un écrivain russe d'origine ukrainienne, actuellement le plus édité en France. Diplomate, il a joué un rôle actif dans la chute du communisme, il fut promoteur de la perestroika puis porte-parole d'un des premiers partis démocratiques russes. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la Russie mythique, et dernièrement un essai sur Poutine intitulé Poutine, l'itinéraire secret, (Editions du Rocher, 2014). Son dernier livre «la Magie de Moscou» vient de paraître aux éditions du Rocher.


FigaroVox: Le président russe Vladimir Poutine a annoncé lundi lors d'une visite en Turquie la suspension du projet russo-italien de gazoduc South Stream, victime des sanctions imposées par Bruxelles à Moscou dans le cadre de la crise ukrainienne. Que vous inspire cette décision? Que révèle-t-elle de la stratégie de Vladimir Poutine?

Vladimir Fédorovski: Cette décision révèle que Vladimir Poutine est en train de procéder à un changement géostratégique assez significatif. La rupture de la Russie avec l'Occident aujourd'hui est comparable avec ce qui s'est passé dans un autre sens il y a plus de 300 ans sous Pierre le Grand. A l'époque, le tsar avait fait de la Russie une puissance européenne. Désormais, Vladimir Poutine est en train d'en faire une puissance asiatique. Il se rapproche notamment de la Chine, avec laquelle il est en train de nouer une vraie alliance militaire, mais aussi de la Turquie. Le président russe a d'ailleurs annoncé que Gazprom allait augmenter de 3 milliards de m3 ses livraisons à la Turquie «afin de satisfaire ses besoins» et lui consentir un rabais de 6% sur ses prix à compter du 1er janvier prochain. Il a même menacé les approvisionnements de l'Europe, suggérant qu'une partie de la production russe pourrait être détournée vers l'Asie.

Cette rupture géopolitique est aussi le résultat d'un bouleversement politique intérieur. Le but des sanctions économiques américaines était d'influencer l'échiquier politique intérieur. Celles-ci devaient précipiter la chute du rouble et des capitaux et par ricochet la chute de la croissance et l'impopularité de Vladimir Poutine. En réalité, rien ne se déroule comme prévu: la multiplication des sanctions a finalement provoqué la naissance d'une aile nationaliste beaucoup plus radicale que Poutine. Celle-ci exerce une forte pression sur le gouvernement et a entrainé la marginalisation de l'opposition libérale et pro-occidentale. Poutine est donc contraint à une forme de surenchère, ce qui explique le durcissement de son discours.

Les phrases du général de Gaulle sur l'Europe de l'Atlantique à l'Oural ne reflétaient pas seulement une vision gaullienne, mais aussi une réelle affinité entre deux civilisations. La médiocrité politique et diplomatique ambiante sape quelque chose de sacré qui appartient à l'histoire.

Pour l'Europe et pour la Russie, quelles peuvent être les conséquences de ce virage stratégique? Qui peut en sortir vainqueur?

Ce virage représente un danger majeur aussi bien pour la Russie que pour l'Europe et ne sera finalement profitable à personne. Les conséquences économiques sont désastreuses pour l'Europe. Je rentre d'Allemagne où les milieux d'affaires sont affolés. 40 % du gaz allemand venant de la Russie, ces derniers craignent un effet domino: augmentation des tarifs de l'énergie en Allemagne, puis décrochage de la croissance allemande et enfin décrochage de l'Europe toute entière. En réalité, les intérêts vitaux de l'Allemagne sont en jeu et par ricochet les intérêts vitaux de la France. La diplomatie européenne, qui est traditionnellement plus nuancée que la diplomatie américaine, doit donc agir d'urgence. Malheureusement, le suivisme d'Angela Merkel prive pour l'instant l'Europe d'un levier d'action important. Cette absence de l'Europe est très inquiétante.

Les phrases du général de Gaulle sur l'Europe de l'Atlantique à l'Oural ne reflétaient pas seulement une vision gaullienne, mais aussi une réelle affinité entre deux civilisations. Affinité née sous Pierre le Grand au XVIIIe siècle puis approfondie par Catherine II et portée au pinacle par la littérature de Tolstoï à Balzac en passant par Dostoïevski. La médiocrité politique et diplomatique ambiante sape quelque chose de sacré qui appartient à l'histoire. Pour moi, c'est une tragédie.

Moscou accuse l'OTAN de vouloir «déstabiliser l'Europe du Nord» avec son regain d'activité dans les Etats baltes tandis que les Occidentaux accusent Moscou d'avoir envoyé des soldats russes combattre aux côtés des séparatistes prorusses. Qui dit vrai?

Des deux côtés, l'esprit de confrontation prime. Dans cette affaire, nous revenons au climat de la guerre froide, si ce n'est à la guerre froide tout court. On assiste à une escalade verbale qui pourrait déboucher sur une escalade militaire. Heureusement, comme à l'époque de la guerre froide, les armes atomiques empêchent la confrontation directe.

Le gouvernement ukrainien et les séparatistes prorusses sont parvenus à conclure plusieurs cessez-le-feu dans l'est ukrainien. L'un de ces accords, conclu mardi 2 décembre, concerne l'aéroport de Donetsk. N'est-ce pas un signe d'apaisement?

Il s'agit d'un vrai faux cessez-le-feu. Le véritable problème de l'Ukraine vient de sa situation dramatique sur le plan économique. Elle a besoin de 35 milliards immédiatement. Et si on souhaite mettre ce pays aux standards moyens des pays de l'Est, cela représentera au moins deux fois le coût de la réunification allemande soit 300 milliards d'euros. Etant donnée la crise économique que traverse actuellement l'Europe, ce problème ne pourra être résolu sans l'aide de la Russie. C'est pourquoi, l'Europe doit oublier les sanctions contre la Russie et revenir à la table des négociations.

Sources de l'article 
- Site "FIGARO.FR", le lien : ICI

Les autres analyses de Vladimir Fédorovski publiées sur ce blog, le lien : ICI

mercredi 3 décembre 2014

FLASH ! Incident nucléaire en Ukraine...


Incident dans une centrale nucléaire en Ukraine

Article publié le 3 décembre sur le site "FIGARO.FR", le lien : ICI

Un réacteur de la centrale de Zaporijia dans l'est du pays est à l'arrêt depuis la semaine dernière. Simple incident électrique assurent les autorités du pays de Tchernobyl, qui plus est en guerre.

Un incident électrique a provoqué l'arrêt d'un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporijia, ont reconnu les autorités ukrainiennes vendredi. Le court-circuit s'est produit vendredi dernier et le réacteur pourrait retrouver sa pleine puissance le 5 décembre, a assuré le ministre ukrainien de l'Énergie Volodymyr Demtchichine.


«Il n'y a aucune menace (de rejets radioactifs, ndlr). L'incident est survenu dans le troisième réacteur de la centrale nucléaire de Zaporijia, au sein du système de sortie électrique. Ce n'est en aucun cas lié au réacteur», a précisé le ministre. En France, l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) a indiqué qu'aucune «radioactivité inhabituelle» n'avait été détectée autour de la centrale.

Même mineur, un incident nucléaire survenu dans le pays de Tchernobyl, théâtre de la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire, et dont une partie du territoire est une zone de guerre, peut légitimement inquiéter. Au mois d'août, l'organisation anti-nucléaire Greenpeace avait mis en garde sur le fait que la centrale de Zaporijia était vulnérable à des bombardements. Plus grande centrale d'Europe, avec six réacteurs de 1000 mégawatts (en France, Gravelines, dans le Nord, a six réacteurs de 950 MW), Zaporijia est située à 190 kilomètres à l'ouest de Donetsk, le bastion des séparatistes pro-russes.

Le réacteur numéro 3, affecté par le court-circuit, a été mis en service en 1986, l'année de la catastrophe de Tchernobyl. De conception soviétique, il n'appartient ni à la même génération ni à la même technologie que celui de Tchernobyl, c'est un réacteur à eau sous pression, fonctionnant sur le même principe que ceux d'EDF.


Dans l'immédiat, la préoccupation des autorités ukrainiennes est la fourniture de courant. La scission de fait d'une partie du Donbass, la principale région productrice de charbon de l'Ukraine, complique l'approvisionnement énergétique du pays. Avec l'arrivée de l'hiver, la situation sur le front électrique est tendue. Le parc nucléaire de 15 réacteurs fournit quant à lui 44 % de l'électricité du pays, donc l'arrêt d'un seul réacteur le prive potentiellement de près de 3 % de ses besoins.

Fabrice Nodé-Langlois
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Autres articles sur le sujet 
- Site "TASS", le lien : ICI 

mardi 2 décembre 2014

Un Ange de la Liberté !

OU L'ÉNERGIE DU DÉSESPOIR DE L'INNOCENCE HÉROÏQUE !



Elle s'appelait Valerie Lyakhov, 16 ans, originaire de Lysichansk

Devant l'agression militaire de son pays qui demandait juste à continuer de vivre son identité slave, cette jeune fille, après la mort de son père dans les premiers combats menés par les milices populaires contre l'opération spéciale, a décidé de rejoindre les Forces Armées de Novorossiya pour faire barrage aux soudards de Kiev et libérer leur territoire de la dictature du Nouvel Ordre Mondial.

Cette adolescente de 16 ans, indicatif "Babe", au plus fort des combats de Lysichansk, s'est sacrifiée contre un char ukrainien, pour défendre ses camarades, son honneur et son pays agressés par la cupidité occidentale...

Je ne peux plus rien écrire, car aucun mot n'est assez fort pour décrire les sentiments où l'horreur et l'admiration fusionnent pour saluer le sacrifice de cette jeune fille et de tant de ses camarades de Novorossiya...

Que cet "Ange de la Liberté" repose en paix et que ses frères d'armes honorent et fleurissent son sacrifice par les lauriers de la Victoire...

Erwan Castel