mercredi 24 juin 2020

VictoireS !

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Finalement, la crise sanitaire du Covid 19, en reportant du 9 mai au 24 juin les commémorations du 75ème anniversaire de la victoire de 1945, n'aura pas bousculé le calendrier mémoriel et l'opportunité de réaliser une grande parade à Donetsk qui a réuni cette année plus de 2000 participants et une centaine de véhicules.

En effet, c'est le 24 juin 1945 qu'a eu lieu la première grande parade de la Victoire en URSS et cette date a offert aux républiques du Donbass l'opportunité de faire une démonstration de force au moment où Kiev, tenté par l'option militaire, rassemble à nouveau des unités d'assaut à proximité d'un front tenu sous le feu permanent de leurs obusiers et mortiers.

75 années plus tard, se faisant l'écho de la grande parade organisée à Moscou, les Républiques du Donbass rendaient également hommage à leurs défenseurs du passé et du présent.


Mercredi 24 juin 2020

Comme à chaque fois depuis 2014, la parade commémorant la victoire de 1945 se déroule dans le Donbass dans la permanence de la guerre qui gronde encore aux portes des cités républicaines et donne à leurs populations l'impression que le passé s'invite dans le présent. 
    "La défaite honteuse et écrasante de l'armée du Troisième Reich, qui a mis la moitié de l'Europe à genoux, n'a été rendue possible que grâce à l'unité, la solidarité et le courage d'un grand pays. 
    Aujourd'hui, nous rendons hommage à l'héroïsme du peuple victorieux, cet exploit est sacré pour nous, nous sommes redevables à ceux qui se sont sacrifiés au nom de la paix", 

    "Nous n'arrêtons pas de forger notre propre victoire pendant une minute, aujourd'hui nos défenseurs participent également au défilé, qui rapproche le jour chéri de la victoire. 
    C'est inévitable, car aujourd'hui, comme il y a 75 ans, la justice est de notre côté". 

    Denis Pushilin, Président de la République Populaire de Donetsk.



    Sous la chaleur des applaudissements d'une immense foule et d'un soleil radieux, les premiers carrés s'avançant de leurs pas cadencés scandés par des cris de victoire avaient revêtu les uniformes de leurs anciens dont ils portaient fièrement les bannières soviétiques.


    Photo Svetalana Kissileva




    Puis ce fut au tour des forces de défense de défiler sur la grande avenue Artema où plusieurs dizaines de milliers de familles étaient venues saluer leurs défenseurs. Lorsqu'on songe aux premières milices de 2014, groupes hétéroclites aux tenues bigarrées et à l'armement disparate, qui s'agglutinaient sur des camionnettes civiles bricolées ou les rares véhicules cabossées et poussifs récupérés aux ukrainiens lors des premiers combats, on mesure avec respect l'immense modernisation du potentiel de défense réalisée depuis 6 ans par les républiques du Donbass.

    Aujourd'hui c'est une armée moderne, équipé, entraînée et aguerrie  qui défile sous les hourras de sa population. les uniformes sont soignés et rutilants, les armes, menaçantes et alignées, les véhicules entretenus et équipés... Plus grand chose à voir avec la première "Opolcheny" de la rébellion anti-maïdan... si ce n'est cette lueur invincible qui danse toujours dans les regards de ce gardiens du Donbass luttant avec courage et abnégation pour ses libertés et ses traditions menacés. 





    Malgré la défense du front et les services aux casernes, les différents ministères dédiés  à la défense du territoire et des populations de la République Populaire de Donetsk ont pu rassembler plus de 2000 hommes pour l'événement et ainsi faire la démonstration de leur capacité opérationnelle. 


    Photo Kristina Melnikova

    Photo Kristina Melnikova


    Dans cette immense artère traversant en son sommet la ville de Donetsk, il n'y avait pas ce 24 juin des participants et des spectateurs mais bien un seul peuple témoin et acteur d'une Histoire toujours en mouvement, et qui reste plus que jamais engagé dans le combat pour sa Liberté. 

    Et les pensées de tous d'aller avec la même force vers ceux de leurs fratries qui se sont battus il y a 80 ans et leurs héritiers qui aujourd'hui ont repris le flambeau, le fusil et la pelle pour honorer par leur sacrifices actuels ceux du passé.... 





    Quelques articles sur le sujet :

    etc...

    Revenant ravi du centre ville de Donetsk où j'étais allé admirer cette parade de la victoire de 1945, je me suis fait shooter (avec la caméra d'un smartphone) par un camarade resté en alerte à la base. 

    Plus que quelques jours avant la Russie où, après 9 mois d'immobilisation sanitaire,  je vais être enfin libéré de cette blessure par une reconstitution finale de mon bras, et enfin pouvoir reprendre du service pour le peuple du Donbass.

    Erwan Castel


    La souffrance du Donbass


    Le 23 juin s'est réuni pour la énième fois, par visio-conférence, le sous groupe pour la sécurité du groupe de contact chargé d'accompagner la mise en oeuvre des accords de Minsk. Et une fois de plus les participants ont noté le peu de progrès réalisé depuis les dernières négociations (sans déconner !) mais, pour justifier leurs présences ont néanmoins "progressé dans la conclusion d'un autre document important - un ajout à la décision-cadre sur la séparation des forces et des actifs, qui devrait résoudre des problèmes qui n'étaient pas pris en compte par le document principal - la décision-cadre du 21 septembre 2016". J'espère juste que les tonnes de documents pondus lors de ces réunions de Minsk sont imprimés sur du papier recyclé et biodégradable... qu'on puisse les stocker par la suite dans les toilettes des ministères !

    Même le Ministère russe des affaires étrangères a reconnu que le Donbass était aujourd'hui dans une impasse comme l'a souligné Alexander Glushko, le chef adjoint du ministre Sergei Lavrov au cours d'un communiqué de presse.
    • «La Russie contribue activement à un dialogue direct entre les parties - Kiev, Donetsk et Lugansk. Cependant, la situation est malheureusement proche d'une impasse », a déclaré le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères.
    Sur la front du Donbass en revanche, point de discussions toutes aussi interminables que stériles, les républiques populaires de Donetsk et Lugansk haussent le ton devant la nouvelle exacerbation du front initiée par les forces de Kiev. Désormais les avertissements politiques des président Pasechnik (Lugansk) et Pushilin(Donetsk) fusent en direction du président Zelensky tandis que leurs milices de défense engagent des ripostes sur les positions de tir ukrainiennes responsables des bombardements quotidiens sur les civils. 

    Et si ce 24 juin, jour bousculé par le covid 19 de la commémoration de la victoire de 1945 résonne particulièrement fort dans le coeur des habitants du Donbass, c'est parce que venant de l'Ouest (aux sens géographique et politique du terme) résonnent encore et toujours les canonnades qui frappent leurs foyers et fauchent leurs pères, leurs frères et leurs fils depuis 6 ans.

    Engagé dans la réinformation autant que sur le front militaire du Donbass, j'avoue avoir du mal a faire comprendre le quotidien des enfants, femmes et des hommes qui depuis 6 ans vivent nuit et jour sous la menace permanente et mortelle des forces armées ukrainiennes.

    Voici 2 courtes vidéos prises ces derniers jours à 10 heures du soir ou 4 heures du matin, lorsque le "canon-réveil" ukrainien rappelle aux habitants proches du front que le cauchemar est bien réel:

    Front de Donetsk - 19 juin - 
    secteur Oktyabrsky
    • "Tout le Nord de Donetsk est comme ça, tremble tous les soirs, mais tous les médias restent honteusement silencieux! "Ukry" (l'ukrainien) nous donne une bagarre diabolique. Les mortiers et l'artillerie nous pilonnent tous les soirs! De gros calibres travaillent sur nous! Ils martèlent comme ça à Yasinovataya et sa zone industrielle. cela s'entend dans tout le nord Donetsk et Avdeevka. Les combats s'intensifient chaque jour. Le grondement des tirs s'intensifie. On dirait que je suis de retour en 2015. Soit le front éclate et il y aura bientôt une percée, soit quelques semaines nous attendent avec de tels concerts d'artillerie jusqu'à la prochaine trêve et à nouveau pendant un certain temps. Mais nous ne seront pas d'accord et ne négocieront pas au détriment de nos vies! "
    Front de Lugansk - 23 juin -
    secteur Pervomaisk

    Le front de Lugansk, après une éphémère semaine silencieuse, est à nouveau secoué jour et nuit par les bombardements ukrainiens, du matin au soir et du soir au matin, comme ici dans le secteur de Pervomaisk où les résidents sont réveillés très régulièrement à 4h00 du matin pour se précipiter ans leurs caves.

    Aucun secteur du front n'est épargné comme le montre cette carte récente tirée des comptes rendus quotidiens de la mission de l'OSCE dans le Donbass :


    Nous sommes loin des rodomontades propagandistes et même des tergiversations diplomatiques qui remuent à intervalles réguliers le cadavre de Minsk.

    "Comment pouvons-nous vivre?": 

    Dans le Sud de la République Populaire de Donetsk, les villages proches du front sont depuis 6 ans sous les tirs des forces ukrainiennes déployées dans le secteur de Mariupol la ville portuaire de la République occupée actuellement par Kiev. Le 17 juin dernier le village de Kominternovo a subi un des bombardements les plus forts depuis des années: les ukrops l'ont pilonné à coups de mortiers de 60, 82 et 120mm depuis leurs positions situées à Talakivka. Les résidents ayant eu le temps de se mettre à l'abri, personne n'a été blessé mais plusieurs maisons d'habitation et infrastructures collectives ont été endommagées. Régulièrement privés d'électricité à cause des bombardements, de nombreux habitants sont ravitaillés en eau potable par les milices.


    On peut se perdre en conjectures géopolitiques ou idéologiques interminables concernant ce conflit du Donbass qui a fait au bas mot plus de 20 000 morts (officiellement 13 000), mais le fait est que nous assistons bien à une lente hémorragie génocidaire opérée par les forces ukrainiennes contre les populations de Donetsk et Lugansk, au seul prétexte qu'elles sont russes et veulent le rester. 

    Alors que les sociétés occidentales sont secouées par des polémiques politco-médiatiques identitaires stériles sur fond de crise migratoire organisée ou de crime raciste instrumentalisé, l'opinion publique auto proclamée "internationale" ignore et même méprise les crimes perpétrés contre une population européenne vivant à quelques heures seulement de ses parlements droitdelhommistes et moralisateurs. Et pourtant, ce peuple du Donbass demande seulement à pouvoir user chez lui de ce souverain "droit des peuples à disposer d'eux mêmes", qui est invoqué lors des révolutions, rebellions et coups d'Etat fomentés à travers le Monde par ce même système mondialiste qui le bombarde jour et nuit depuis 6 ans.

    Comment cet Occident dégénéré a-t-il pu pousser l’incohérence entre sa moraline hypocrite et ses actes politiques jusqu'à parrainer le massacre d'un peuple alors que justement il incarne exactement les valeurs humaines que les démocraties droitdelhommistes prétendent défendre ?

    Aujourd'hui l'identité russe du peuple du Donbass, n'en déplaise aux idéologies diverses comme celle des cosmopolites hors sol et des nationaliste ethnocentrés par exemple, est une réalité populaire, historique et culturelle qui n'est pas un concept mais un héritage fondateur. Cette identité supra communautaire est définie, non par une idéologie politique ou ethnique crispée, mais par une résistance commune à l'envahisseur ukraino-occidental et dont la russophobie haineuse et génocidaire de ce dernier à son encontre confirme sa réalité populaire.

    Et surtout comment ces populaces occidentales, pourtant immergées en permanence et jusqu'à l'addiction dans les avalanches d'informations émotionnelles diverses, peuvent elles rester complètement indifférentes, pour ne pas dire méprisantes, à la tragédie qui se joue depuis 6 ans sur leur propre sol européen et qui plus est, menace directement leur avenir déjà bien fragile ?

    Car tous devraient comprendre que la Liberté pour lequel combat et souffre le Donbass est aussi leur Liberté.

    Erwan Castel


    "Prêts à..., en mesure de..."


    Ce 23 juin 2020, Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk a rejoint dans un communiqué adressé au président ukrainien Zelensky, son homolgue de la République Populaire de Lugansk qui subit également depuis quelques jours une intensification des bombardements sur son territoire, ainsi qu'une préparation au combat d'unités d'assaut ukrainiennes  se concentrant près de la ligne de front:

    Denis Vladimirovitch Pushilin a mis en garde les dirigeants politico-militaires de l'Ukraine "contre toute décision imprudente dans le domaine militaire, dont les conséquences seront entièrement sur leur conscience"

    «J'en appelle au président Zelensky: prenez toutes les mesures nécessaires. Vous êtes en mesure de contrôler la situation sur la ligne de contact, ce qui a été confirmé par une légère diminution du nombre de bombardements de notre territoire (ou leur absence, comme dans la LPR) pendant certaines périodes dont vous avez besoin ».

    Par ailleurs, le président Pushilin a rappelé que la mobilisation de certaines unités pour la parade de la victoire de 1945 du 24 juin "n'était pas un obstacle pour effectuer des missions de détection et de suppression rapides des points de tir des unités ennemies procédant quotidiennement au bombardement du territoire de la RPD".

    Le fait est que les forces ukrainiennes, entre leurs bombardements continuels et leurs concentrations blindées exercent sur les fronts de Donetsk et Lugansk (plus de 460 km) un pression croissante. Et les soldats de mon unité revenant du front couverts de poussière, ont confirmé cette semaine des bombardements de mortiers ukrainiens de 120mm chaque jour et chaque nuit sur des positions qui, malgré des systèmes défensifs profondément renforcés et enterrés, subissent des dégâts importants et qui obligent leurs défenseurs à restaurer sans cesse leurs structures et les tranchées.

    Chars de combat T72 du 2ème bataillon (Diesel) du 1er Corps d'Armée 

    Bien que le niveau d'alerte des forces de défense républicaines n'ait pas été à nouveau relevé à son maximum comme en mai dernier, de nombreuses unités se sont mis en alerte opérationnelle pour être prêtes à renforcer si besoin les positions dont elles ont la charge.

    Mais vraisemblablement, si Zelensky ne calme pas ses soudards ou pire, s'il autorise un coup de force sur le front, l'alerte de combat maximale sera certainement à nouveau décrétée dans les républiques de Donetsk et Lugansk et leurs unités d'appuis et de contre attaque déployées sur le front avec l'autorisation de riposter à chaque provocation ukrainienne.

    Certes pourrait-on arguer, il y a un risque de voir ainsi s'enclencher une spirale infernale qui peut faire exploser cette ligne de front déjà tendue à son maximum sur de nombreuses zones de contact (où les belligérants sont à portée de voix les uns des autres), mais je réponds ici qu'il est aussi du devoir des républiques de protéger par tous les moyens à leur disposition leurs citoyens (2 tués 5 blessés en 4 jours), et que ne rien faire c'est aussi encourager les "ukrops" à continuer leurs provocations croissantes.

    Aussi les autorités politiques et militaires républicaines doivent-elles réaliser les actions les plus difficiles de leurs exercices, à savoir riposter proportionnellement et avec fermeté sur des cibles identifiées responsables des provocations subies, tout en ne se laissant pas tenter par des actions punitives plus étendues qui provoqueraient alors à coup sûr une escalade rapidement incontrôlable.

    Et ceci est d'autant plus difficile lorsqu'on est confrontés à de vrais psychopathes, comme ces soudards ukrainiens de la 79ème Brigade ukrainienne qui, après avoir bombardé le village d'Aleksandrovka (Ouest de Donetsk) tuant 1 civil de 45 ans, ils ont ensuite réaliser des tirs de harcèlement jusqu'au lendemain pour empêcher la récupération de son corps !

    Face à ce genre de salopards il est remarquable que les forces de défense républicaines - qui soit dit en passant sont désignés par les médias occidentaux comme les "terroristes" du conflit - réussissent à garder en toute circonstance, le sang froid et la retenue. A croire que la discipline des milices républicaines n'a d'égal que le sadisme des soudards ukrainiens !

    Erwan Castel

    mardi 23 juin 2020

    Avis aux trumpolâtres de papier...


    Cédant à la mentalité manichéenne qui caractérise depuis 2000 ans l'ère vulgaire de la pensée unique occidentale, nombreux sont les observateurs qui depuis les dernières élections présidentielles étasuniennes apportent leur soutien - quand ce n'est pas leur admiration - à Donald Trump dans ses conflits politiques et sociétaux avec les démocrates.
    Si effectivement l'élection de Clinton aurait été une catastrophe monstrueuse et rapide pour la sécurité du Monde, on ne peut pas dire que la stratégie de Donald, certes plus soft et populiste soit meilleure à moyen terme, confirmant qu'en stratégie, l'ennemi de mon ennemi n'est pas forcément mon ami...
    • Trump promettait un désengagement au Levant, or il y a non seulement maintenu les troupes américaines, mais pire, il a jeté de l'huile sur le feu en reconnaissant Jérusalem capitale d’Israël, les territoires occupés comme israéliens et commandité l'assassinat du général Soleimani.
    • Trump promettait que les USA, n'interviendraient plus dans les pays étrangers, or en Bolivie, les services étasuniens ont soutenu le renversement du président équatorien Evo Morales par une faction fasciste et ont aidé l'opposant vénézuélien Gaïdo dans sa tentative de coup d'Etat contre le président Maduro.
    • Trump promettait de diminuer la part américaine dans l'OTAN, or il poursuit l'installation des bases US dans l'ex Europe de l'Est, soutient les processus d'adhésion de pays étant dans la zone d'influence russe (Géorgie, Ukraine par ex.) et cette année fait débarquer pour des exercices le plus gros effectif US depuis 30 ans.
    On pourrait continuer à faire le tour des promesses non tenues du candidat Trump, des sanctions économiques que Washington lance encore et toujours à travers le Monde sur les pays "non alignés", sans oublier la nouvelle crise avec la Chine -certes prévisible - mais qu'il a déclenché sur fond de crise sanitaire...
    Alors non, Trump n'est pas ce blanc chevalier qui terrassera le dragon mondialiste, mais juste l'acteur - le moins pire peu-être - d'une même ploutocratie dont seuls les méthodes, le calendrier et bien sûr le vernis des discours électoralistes diffèrent de celles de ses concurrents démocrates mais avec qui il partage les mêmes objectifs hégémoniques !

    Personnellement, je me fous des déclarations des politiciens quels qu'ils soient, où qu'ils soient, seuls leurs actes m'intéressent pour juger leur politique réelle. Et dans ce domaine force est de constater qu"un éléphant, ça trump énormément" !

    Dans le Donbass, nous sommes aux premières loges pour constater que rien n'a changé entre Trump et Obama. Les conseillers militaires et politiques étasuniens qui tirent les ficelles des marionnettes de Kiev depuis le Maïdan n'ont pas raccourci la laisse de leur meute lancée contre les républiques de Donetsk et Lugansk. Et tandis que les sanctions économiques anti-russes sont prolongées et renforcées par Washington (et l'UE), les dollars continuent de pleuvoir en Ukraine pour soutenir son effort de guerre dans le Donbass mais aussi les armes létales étasuniennes qui y sont exportées depuis que Trump a levé le veto présidentiel à leurs livraison.


    Dernier exemple en date de la continuité de la stratégie belliciste étasunienne en Ukraine jetée est ce nouveau lot de missiles antichar US "Javelin" livré le 17 juin dernier à une armée en guerre contre les populations russes du Donbass.

    Dans le cadre de "l'assistance américaine dans le domaine de la sécurité et de la coopération avec l'Ukraine" Kiev avait déjà reçu en mars 2018 un premier lot de postes de tir et missiles Javelin - 37 lanceurs et 210 missiles - d'un montant de 47 millions de dollars.

    Si la crise sanitaire du Covid 19 qui a tant bousculé le calendrier des vols aériens et des échanges économiques planétaires, en revanche ne semble pas concerner les largages par les faucons de guerre étasuniens de bidons d'essence sur les feux géopolitiques du Monde. Ainsi le 17 juin 2020, le bureau de la coopération militaire de l'ambassade des États-Unis à Kiev a reçu des équipements d'une valeur de plus de 60 millions de dollars à remettre à leurs "partenaires ukrainiens", Cette livraison concerne principalement des moyens de communication radio, des munitions et des missiles antichar "Javelin"


    Ces armes ont été livrées par un avion de Atlas Air Worldwide, la compagnie aérienne du Transport Commandement américain chargé sur la base aérienne de Douvres à destination de Kiev.Ce deuxième lot de systèmes d"arme "Javelin" et leurs missiles est d'un montant de  près de 40 millions de dollars.

    « Les États-Unis sont attachés à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine », nous informe t-on dans le communiqué de l'ambassade étasunienne de Kiev. Et sur les photos publiées on peut compter au minimum 120 containers de missiles "Javelin", tandis que par la rampe arrière de l'avion cargo, d'autres palettes de missiles sont encore visibles.

    La Fédération de Russie a maintes fois mis en garde la communauté internationale au sujet de ces fourniture d'armes à l'Ukraine, et qui ne conduiront qu'à une exacerbation du conflit dans le Donbass. qu'exacerber le conflit dans le Donbass, empêchant ainsi définitivement sa résolution diplomatique potentielle via les accords de Minsk.


    La plupart des politiciens européens se sont également prononcés contre ces livraisons d'armes à l'Ukraine, comme par exemple l'ancien président de l'OSCE, le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui a déclaré que "la fourniture d'armes à l'Ukraine est un moyen très risqué et contre-productif de sortir de la crise."

    D'aucuns pensent que ces livraisons d'armes sont à mettre en relation avec l'escalade militaire observée sur le front, et les récents rapports concernant l'arrivée dans le Donbass d'importantes concentrations de matériels d'assaut ukrainiens (chars de combat, obusiers lourds et missiles balistiques) ne leur donnent pas tort.

    De son côté, Vladimir Yelchenko l'ambassadeur ukrainien aux USA, a déclaré que Kiev négocie avec Washington sur la livraison de trois autres grandes quantités d'armes pour cette année.

    Il existe donc de nombreux indices concrets, en dehors des rodomontades menaçantes mais coutumières des politiciens ukrainiens vis à vis des républiques du Donbass, qui laissent à penser que l'option militaire s'impose de plus en plus dans la gestion ukrainienne de ce conflit du Donbass.

    Si une offensive généralisée est peu probable vue les moyens disponibles et encore moins une offensive urbaine vu la faible motivation des troupes ukrainiennes, en revanche Kiev pourrait -être tenté par une offensive éclair dans la zone Sud de la République Populaire de Donetsk, secteur où le tissu urbain est très faible, les frontières russes très proches et les centres stratégiques républicains éloignés. Depuis 2015, j'ai évoqué ici plusieurs fois ce scénario que j'ai baptisé "axe Sud", ce qui rappelle au passage que la menace d'une offensive ukrainienne "imminente" n'est pas une nouveauté dans les épisodes de la guerre du Donbass...

    Cependant il ne faut pas perdre de vue que plus les accords de Minsk -irréalisables sous tous leurs formats possibles- se réduisent comme peau de chagrin, plus la probabilité d'un coup de force militaire ukrainien sur le front grandit...

    Et dans la guerre vaut-il toujours mieux prévoir le pire que de se faire surprendre !

    Erwan Castel


    Encore 1 civil tué à Donetsk


    Le 22 juin à 18 h 55, les unités appartenant à la 79ème Brigade ukrainienne, commandée par un certain Lutsenko connu pour ses crimes de guerre répétés, ont ouvert le feu sur Aleksandrovka un village situé sur la périphérie Ouest de Donetsk à l'aide de lance grenade automatique AGS 17 (40 mm).
    • Sous les tirs qui ont duré plus de deux heures, un homme de 45 ans a été tué.
    Malgré l'alerte donnée, les ukrainiens ont continué leurs tirs, empêchant l'évacuation du corps de la victime qui gisait encore dans la rue le 23 juin matin sous les tirs d'un sniper ukrainien.

    La veille, 21 juin, une femme avait déjà été blessée par des tirs ukrainiens dans ce même secteur du front tenu par la 79ème Brigade ukrainienne, entrainant une riposte des forces de défense républicaine. En réponse à ce nouveau tir criminel, le commandement de la milice a autorisé à nouveau une réponse adéquate sur des positions de tir ukrainiennes: 1 soldat ukrainien a été tué et 2 autres blessés, soit au total avec les réponses de la veille 3 tués et 1 véhicule blindé d'infanterie BMP1 détruit.

    Ailleurs sur le front, les ukrainiens ont également pilonné de nombreux secteurs, parfois avec leur artillerie lourde, occasionnant des dégâts importants sur des positions militaires mais aussi des infrastructures civiles, sur le front de Donetsk mais aussi de Lugansk où les autorités ont menacé Kiev de revenir au niveau d'alerte maximum de leurs unités de combat si les bombardements ukrainiens continuent.

    Obusiers automoteurs ukrainiens de 152mm, entre Avdeevka et Karlovka le 22 juin 2020 après midi.
    Parallèlement à la reprise de ses bombardements intensifs sur les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk, Kiev envoie dans le Donbass un nombre très important de matériels d'assaut, qui sont repérés un peu partout, en provenance de Zaporodje ou Kramarorsk. Commentant la photo ci-dessus prise et diffusée le 22 juin après midi dans le secteur d'Avdeevka (au Nord de Donetsk) Danil Bezsonov, vice ministre de l'information de la RPD et vétéran de la première heure a reconnu n'avoir pas vu telle concentration de forces ukrainiennes depuis 2014.

    Je republie ici la vidéo prise subrepticement en gare de
    Zaporodje ce week-end et montrant un des nombreux convois
    militaires ukrainiens faisant route vers le Donbass ces derniers jours.

    Et certains, de plus en plus nombreux d'avancer l'hypothèse que les forces ukrainiennes préparent d'importantes provocations pour le jour de la commémoration de la victoire de 1945 qui a été reportée cette, covid 19 oblige, au 24 juin 2020.

    A suivre...

    Erwan Castel

    lundi 22 juin 2020

    Comment jeter de l'essence sur un feu


    L' Ukraine vient de recevoir un nouveau lot de systèmes de missiles antichars Javelin. Les Etats-Unis ont transféré 60 millions $ d'aide militaire à l'Ukraine. vient d'annoncer leur ambassade à Kiev. 

    Selon les informations exprimées, cette aide comprend à la fois du matériel non létal mais aussi des armes et des munitions, et en particulier, des postes de tir antichars "Javelin" et missiles.

    Plus tôt, l'ambassadeur d'Ukraine aux États-Unis, Vladimir Yelchenko, a déclaré que Kiev avait convenu avec Washington de fournir trois grandes quantités d'armes, y compris des bateaux de patrouille de la Garde côtière tels que Island.

    Rappelons que les forces armées d'Ukraine ont déjà reçu un lot d'ATGM et de missiles Javelin de leur part des États-Unis. Au total, en 2018, l'armée ukrainienne a reçu 37 lanceurs et 210 missiles. Le Congrès américain a approuvé la deuxième livraison de missiles du complexe l'année dernière, les médias ukrainiens ont annoncé la fourniture de missiles pour 40 millions de dollars. "

    Cela a été rapporté par l'ambassade des États-Unis à Kiev sur sa page Twitter, rapporte le correspondant de PolitNavigator.

    "Hier, le bureau de coopération militaire de l'ambassade des États-Unis a reçu un équipement d'une valeur de plus de 60 millions de dollars à remettre à des partenaires ukrainiens, notamment des talkies-walkies, des munitions et des missiles antichar Javelin", indique le communiqué.

    Dans un commentaire sur PolitNavigator, l'ancien chef de la commission Verkhovna Rada sur les questions de sécurité nationale et de défense, Georgy Kryuchkov, a averti que ces livraisons étaient lourdes d'aggravation dans le Donbass.

    «Il s'agit d'une mesure visant à exacerber la situation, à renforcer les positions des troupes ukrainiennes, à une nouvelle montée des tensions. C'est une étape dangereuse. Les Américains arment ouvertement l'armée, qui est en réalité impliquée contre la Russie et se bat contre la DPR et la LPR.
    Le fait que les États-Unis prennent de telles mesures est déterminé par des facteurs politiques internes aux États-Unis. Les autorités se concentrent toujours sur leurs opposants, essayant de les apaiser. Maintenant, Trump est difficile et doit rechercher toutes les mesures qui l'aideront à rester président », estime Kryuchkov.

    Ces missiles antichars étasuniens constitueront une aggravation majeure de la situation sur le front du Donbass le jour où Kiev osera les utiliser.

    Erwan Castel


    Il y a 79 ans: "en route !"


    Le 22 juin 1941, le IIIème Reich lançait contre l'URSS une offensive qui allait lui être fatale 4 années plus tard. Alors qu'en Occident les populaces souillent leur Histoire dans des polémiques politiciennes et sociétales aussi stupides que stériles, dans la Grande Russie, les mémoires familiales portent à travers le souvenir de leurs sacrifices personnels dans cet immense combat pour leur Liberté. Et la mémoire nationale ici n'est pas dirigée par une communication étatique descendante mais bien la réalité ascendante de tous les peuples de la Russie unis autour d'une destinée commune scellée par le sang de 26 millions de soviétiques.

    "La guerre sacrée"

    Cette année, dans le chambardement calendaire provoqué par la crise sanitaire du Coronavirus, les commémorations du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme reportées du 9 mai au 24 juin, coexistent avec le souvenir de cette agression allemande contre la Russie, qui marque l'entrée en guerre de l'URSS contre le IIIème Reich.

    Ainsi cette journée du 22 juin a été marquée par les cérémonies traditionnelles réalisées sur "Saur Moghila", cette colline au Sud de la République Populaire de Donetsk où souffle les vents de l'Histoire, celui de 1943 lorsque des milliers de soldats de l'armée rouge tombèrent dans l'assaut de ce verrou stratégique tenu par les allemands et celui de 2014 où des milices républicaines combattirent jusqu'à la mort pour garder fermé les "chaudrons" où bouillaient les corps blindés ukrainiens emportés par leur haine...

    "Le jour du Souvenir et du chagrin", 
    Exactement à 4 heures du matin un rassemblement a eu lieu 
    sur Saur-Moghila à l'heure précise où 79 ans plus tôt les 
    premiers bombardiers allemands déchiraient l'azur d'été.

    Pour continuer en vidéo à évoquer ce maelstrom qui plongea l'Europe dans une des plus grandes boucheries de son Histoire, je republie ici cette magnifique animation au sable réalisé par Kseniya Simonova, une talentueuse jeune femme de Crimée, et qui fut présentée à Kiev en 2009, sous les applaudissements et les larmes du public, avant que le vent de folie du Maïdan (2013-2014) ne baillonne d'une fièvre russophobe délirante les mémoires ukrainiennes et leurs identités soviétiques.


    Je pense que l'Histoire appartient aux peuples qui l'écrivent de leur sang et non à la raison des idéologies politiques, qui cherchent tantôt à l'exploiter tantôt à l'insulter...

    Erwan Castel

    Désolé, mais je suis accroc des chœurs de l'Armée rouge !:

    "En route !"

    dimanche 21 juin 2020

    "Si tu veux la Paix..... fais la guerre!"

    20 juin 2020, la guerre obscurcit à nouveau l'horizon Nord de Donetsk. Ici une colonne de fumée 
    suite aux bombardements ukrainiens sur le secteur de Yasinovataya.
    Certains de prétendre que les provocations de Kiev contre le Donbass révèlent l'anarchie régnant au sein de forces ukrainiennes indisciplinées.La preuve que non est cette accalmie obtenue par les ripostes républicaines autorisées au mois de mai et qui ont forcé Zelensky à faire cesser les violations du cessez le feu par ses soudards.
    Malheureusement, depuis que l'artillerie républicaine est retournée dans ses quartiers suite à la diminution du niveau d'alerte des milices, les forces armées ukrainiennes qui avaient subi en mai des pertes importantes lors des tirs de contre batteries, jusqu'à devoir cesser leurs provocations meurtrières sur les zones résidentielles civiles, ont "repris du poil de la bête"...

    Et les bombardements de Kiev contre les républiques de Donetsk et Lugansk ont repris de plus belle, frappant méthodiquement des positions défensives ukrainiennes avec une précision telle qu'elle écarte l'hypothèse de "dommages collatéraux" lorsque les obus ukrainiens s'abattent au coeur des districts et des villages habités.

    Les habitants proches du front sont désormais les informateurs qui rendent compte de ce cauchemar qui, depuis 6 ans, fait partie de leur univers quotidien. Téléphone en main, , Alors que les autorités locales, dans une politique de communication archaïque et incongrue au XXIème siècle, refusent l'accès au front pour leurs reporters de guerre, les hommes et les femmes du Donbass quant à eux, avec leur modestes téléphones tenus par leur courage, sont de plus en plus nombreux à libérer la Vérité.

    21 juin 2020 matin, un habitant de Golubovskoye, sur le front de la
    république de Lugansk enregistre les bombardements ukrainiens en
    lançant un appel : "Regardez toute la vérité sur les bombardements !"

    Si la situation des civils du Donbass est dramatique, celle de leurs défenseurs déployés sur les plus de 460 kilomètres du front est pire encore, et contrairement à certaine propagandistes qui se targuent d'être les seules voix françaises légitimes du Donbass, je n'ai pas peur de rapporter la situation très difficile des milices républicaines qui depuis le nouveau retrait de leur artillerie sont  à nouveau écrasées sous les obus ukrainiens.

    Chaque jour des défenseurs tombent sur le front, et entre ceux qui sont tués ou grièvement blessés, ce sont des effectifs unités complètes qui manquent à l'appel pour la défense des premières lignes. Certes les réserves stratégiques et une mobilisation quasi instantanée sont prêtes à venir renforcer le front en cas d'offensive ukrainienne, mais il n’empêche qu'en attendant les défenseurs sont à nouveau désarmés face à une artillerie ukrainienne dont les batteries de tir restent hors de leur portée.

    Bombardement ukrainien d'une position républicaine sur le front Sud
    Vidéo d'un drone d'observation et de correction de tir, publiée le 20/06
    Localisation du bombardement

    Et dans cette nouvelle exacerbation du front initiée par les forces ukrainiennes, les civils résidant dans les districts et villages proches du front ne sont pas épargnés :
    • Ce 21 juin 2020, une femme civile a été encore blessée par des tirs ukrainiens.

    A partir de 5h00 du matin, les forces ukrainiennes ont réalisé d'importants bombardements sur des zones résidentielles républicaines, principalement dans les banlieues de Gorlovka et Donetsk et les positions défensives des milices républicaines situées entre les 2 villes ont également été pilonnées Au total près d'une centaine d'obus ont été tiré par les artilleurs ukrainiens.
    Dans le village de Trudovsky, situé dans le Sud Ouest de Donetsk une femme de 68 ans à été blessée au côté gauche et à la cavité abdominale par des éclats d'obus d'un mortier de la 79ème Brigade ukrainienne. Elle a été évacuée sur l’ "hôpital 14" situé dans ce district urbain de Donetsk.

    Cette femme est la 5ème victime pour ces dernières 72 dernières heures, soit au total 1 civil tué et 4 autres blessés par les tirs ukrainiens sur les zones résidentielles républicaines.

    Si Kiev persiste dans sa stratégie terroriste à l'encontre des républiques populaires du Donbass que ses forces soumettent à des bombardements meurtriers quotidiens, il est probable que les autorités de Donetsk et Lugansk relèvent à nouveau le niveau d'alerte de leurs milices, à nouveau autorisées à riposter à chaque bombardement ukrainien...


    Mais le plus inquiétant reste certainement les déclarations gouvernementales ukrainiennes qui viennent d'annoncer que "les accords de Minsk ne sont plus contraignants à la réintégration du Donbass" et surtout l'arrivée massive de matériels et d'unités d'assaut ukrainiennes sur le front :

    Alors qu'ils avaient été retirés loin du front depuis 2015, depuis le 
    début de ce mois de juin, on observe le redéploiement des missiles 
    balistiques SS21 "Tochka U" (portée 100 km, 500 kg de charge), 
    comme ici ces 7 unités se déplacant de Kherson vers le Donbass

    De nouveaux convois militaires ukrainiens ont été observés
    convergeant vers le Donbass avec à leurs bords des centaines 
    de personnels et véhicules comme ici à Zaporodje où ce 21 juin
    un résident a braver l'interdiction de photographier le convoi pour
    rendre compte de la menace militaire en route vers le front.


    Comme en 2014, les populations du Donbass vont devoir à nouveau accepter le combat ou disparaître sous la botte ukrainienne. Ces derniers jours leur bonne volonté pour une résolution diplomatique du conflit (retour à la "normale" respectant les accords de Minsk sitôt l’arrêt des bombardements ukrainiens) n'a servi encore une fois à rien, à part prouver que l'Ukraine voulait en découdre par les armes.

    Et nous observons ici peut-être l'arrivée d'une nouvelle phase agressive de la guerre du Donbass et qui, si elle éclate, risque d'accélérer rapidement le processus de l'intégration inévitable des républiques populaires de Donetsk et Lugansk au sein de la Fédération de Russie, cette dernière pouvant être amenée à intervenir directement dans le conflit si des massacres semblables à ceux de 2014 étaient à nouveau commis par Kiev sur les populations civiles. 

    Bien sûr, un tel scénario dramatique n'est pas à souhaiter mais, ce qui est sûr c'est que les Républiques de Donetsk et Lugansk iront vers la Russie et que les accords de Minsk sont bel et bien lettre morte !

    Erwan Castel