mardi 27 mars 2018

Situation front du Donbass au 27 mars 2018


Dans le secteur de Yasinovataya, au Nord de Donetsk, les tirs de harcèlement ukrainiens ont continué jusque vers 3 heures du matin, avant de diminuer d'intensité au fur et à mesure que la pluie faisait son apparition.

Peu après midi les horizons Nord (Gorlovka) et Sud (Aéroport) de notre secteur ont résonné des grondements de l'artillerie lourde de Kiev, tandis que des infos similaires nous parvenaient du secteur de Shirokino (au Sud, près de la mer d'Azov) ou des pilonnages importants étaient en cours.

Dans notre secteur entre Yasinovataya et Avdeevka, si nous ne sommes pas bombardés les tirs de snipers en revanche sont en augmentation confirment les renseignements signalant l'arrivée d'un groupe de 6 niveaux tireurs ukrainiens ou occidentaux devant nos positions (ce qui porte à environ une dizaine le nombres de snipers ennemis)

Pendant la soirée des informations confirmées font état de bombardements et combats dans les secteurs Nord de Donetsk et de Gorlovka.

Il n'y a pas que la température qui se réchauffe !

Erwan Castel

De tout cœur, Merci !


Depuis presque 6 mois je n'avais plus de moyens autonomes pour continuer mon travail d'imformation sur les sites et blogs ouverts il y a 4 ans, mon vieil ordinateur ayant subi tour à tour pannes et vol.

La solde militaire octroyée en République Populaire de Donetsk (15000 roubles soit 250 euros environ) si elle permet de vivre décemment dans le Donbass est cependant insuffisante pour réaliser des investissements matériels.

Voilà pourquoi le mois dernier, j'ai sollicité une cinquantaine d'amis pour pouvoir acquérir un nouveau matériel informatique. Et les résultats de cette opération ont dépassé mes espérances, et c'est un ami de Donetsk, de passage en France, qui a pu me ramener un ordinateur portable (en clavier AZERTY) ainsi qu'une somme permettant sur place d'acquérir à moindre coût les périphériques (notamment disques durs externes), et même d'aider des camarades à s'équiper, 2 familles en difficulté financière, et une mère à payer la psychothérapie de son enfant malade pour les 6 prochains mois.

Je ne remercierai jamais assez toutes celles et ceux qui ont répondu "présent" à cet appel appel aux dons personnel, renouvelant à travers leur générosité toute la confiance et l'amitié qu'ils m'accordent depuis plusieurs années et à travers elles, un soutien fidèle à la population du Donbass.

Je vais pouvoir désormais relancer, et en toute liberté et confort, mon travail virtuel d'information en dehors des réseaux sociaux vulnérables et amorcer aussi d'autres projets d'écriture pour lesquels je reçois des sollicitations régulières.

Et les besoins du Donbass comme les projets professionnels, d'information et humanitaires ne sont malheureusement jamais clôturés. Il reste tant à faire ici pour libérer la Vérité et soulager les corps et les coeurs.

Merci encore de tout coeur pour votre générosité et votre gentillesse.

Erwan Castel

Pour lire des extraits de mon journal du front que je publie ici : Journal du Front

Entretien avec Emmanuel Leroy

Lorsque la crise ukrainienne dégénère en guerre ouverte contre les populations russophones du Donbass, Emmanuel Leroy est un des premiers intellectuels à analyser et prendre fait et cause pour la résistance pro-russe de la Crimée, Donetsk et Lugansk.

Contrairement à certains vautours, géopolitologues ou journalistes autoproclamés qui ont flairé dans le Donbass l'occasion de booster leurs portefeuilles clients et grappiller des honneurs, Emmanuel dont la générosité n'a d'égale que la modestie s'est investi avec son épouse dans l'aide humanitaire et particulièrement celle destinée aux enfants victimes de cette guerre qui s'est abattue sur leurs jeux et leurs rêves et a fauché de nombreux blés.

Emmanuel Leroy, qui développe depuis plusieurs années une vision politique basée sur l'harmonie naturelle et historique des peuples d'Eurasie et de ceux d'Europe, réalise également sans relâche des entretiens et conférences pour réveiller les consciences des populations occidentales soumises à une propagande de guerre russophobe suicidaire.

Je profite du partage de cet entretien pour saluer l'ami et remercier l'éveilleur de consciences à qui l'évolution inquiétante des événements internationaux donne malheureusement raison.

Erwan Castel

Source de l'article: Geopolitika



“KIEV PEUT ATTAQUER LE DONBASS 
AVANT LA COUPE DU MONDE EN RUSSIE!”

27.03.2018
Sofia Metelkina

L`interview de Geopolitica.ru avec le politologue, Président de l'association humanitaire Urgence Enfants du Donbass, Emmanuel Leroy au sujet de la situation actuelle dans le Donbass.


- Parlez-nous s`il vous plaît de la situation actuelle dans le Donbass. À votre avis, y a-t-il des risques d'escalade?

- Bien sûr. La situation dans le Donbass est complexe et extrêmement tendue. Il est certain que les occidentaux (avec eux, en particulier, les Anglais et les Américains qui sont impliqués totalement dans ce conflit) veulent pousser les Russes à la guerre. On peut voir cette volonté de provocation en Syrie et dans cette région du Don, mais les tentatives de déstabilisation touchent aussi d’autres pays, comme la Moldavie par exemple où les réseaux Soros sont très actifs pour pousser à la confrontation entre l’Est et l’Ouest.

Toutes les informations qui me reviennent du Donbass par les correspondants que nous avons là-bas font état depuis plusieurs semaines d’une augmentation très nette des tirs de snipers, qui tuent quasiment chaque jour des soldats sur la ligne de front. Manifestement il y a une volonté certaine de la part du régime de Porochenko et de ses amis occidentaux de lancer une offensive dans les prochaines semaines.

Les remontées de terrain que nous avons du Donbass prouvent que depuis la fin de l’année dernière et en violation complète des accords de Minsk 2, l`armée ukranienne est en train de mobiliser des matériels et des troupes en grand nombre derrière la ligne de front. Et ce n`est pas pour faire de la figuration. Il y aura probablement une offensive de l`armée ukranienne et de ses alliés de l`OTAN avant la Coupe du monde de football au mois de juin en Russie. C`est une grande crainte que mes amis du Donbass partagent avec moi, surtout quand on songe aux milliers de civils, dont des centaines d’enfants qui ont déjà payé de leur vie ou de blessures affreuses cette guerre que leur inflige l’occident.


- Que dit-on en France au sujet du Donbass?

- Le problème de la société moderne, qui est avant tout une société du spectacle, c`est que ce dont on ne parle pas dans les médias, ça n`existe pas. La question de Donbass n`est quasiment jamais abordée dans la presse française. Donc, si la télévision n’en parle pas, cela veut dire que le problème n’existe pas. Le Système est passé maître dans l’art de manipuler les foules en créant des écrans de fumée pour que les gens ne voient pas les choses importantes. En revanche, les médias mettront en exergue le message principal, à savoir que les Russes sont des assassins, des tortionnaires, des agresseurs.  La preuve ? c’est qu’ils bombardent des populations innocentes en Syrie, qu’ils ont envahi l’Ukraine, et qu’ils assassinent leurs ex-espions avec des gaz soviétiques. En France, les gens qui s`intéressent à la Russie, à l`Ukraine et au Donbass et d’une manière plus générale aux problèmes de géopolitique dans le monde, c`est un tout petit nombre de personnes - 10% de la population au grand maximum. Et dans ces 10%, une moitié est soumise à la propagande occidentale des médias dominants, croyant que la Russie a attaqué le Donbass, veut arracher le Donbass à l`Ukraine, et est en train de préparer une offensive contre le régime de Kiev etc… Mais l’immense majorité des Français, hélas, ne sait absolument pas ce qui se passe dans le Donbass, ne sait rien des bombes qui tombent tous les jours sur des populations civiles, sur des écoles, des hôpitaux, des résidences…


Grâce aux réseaux sociaux qui aujourd`hui diffusent une autre parole et servent de contre-pouvoir aux médias du système, il y a de plus en plus de gens bien informés qui ont une vision plus équilibrée des choses, plus proche de la vérité, qui savent que l`armée russe n`est pas dans le Donbass, que la Russie n`a pas d`intention d`attaquer l`Ukraine, qu`il n`y a aucun intérêt – ni politique, ni géopolitique, ni économique – et que tout cela n'est que pur mensonge. Mais le Système a bien compris le danger qu’il y a à laisser s’exprimer la pensée dissidente sur les réseaux sociaux, et c’est pourquoi des mesures sont mises en place en occident pour dénoncer ce qu’ils appellent des «fakes news ». La France et l’Allemagne sont particulièrement en pointe dans ce dossier et je suis persuadé que des actions répressives sévères frapperont bientôt ceux qui essayent en Europe de lutter contre les mensonges des médias dominants.


- Avec votre association Urgence Enfants du Donbass, vous avez déjà été 5 fois à Donetsk depuis 2015 pour apporter de l’aide aux enfants en souffrance. Comment se passent vos missions ?

- Restons modeste, il est clair que sans l`aide humanitaire de la Russie, la situation dans le Donbass sur le plan humanitaire serait tragique. La Russie depuis le début des événements a largement contribué à soulager la misère de la population du Donbass. Je n’ai pas une vision globale de tout ce qui se passe dans le domaine humanitaire au Donbass, et je serais bien impudent si je prétendais vous faire un résumé exhaustif de la situation, mais je peux vous faire part de mon expérience personnelle qui a consisté depuis 2015 à rassembler des fonds auprès d’un noyau d’amis, à collecter de l`argent auprès de nos donateurs pour pouvoir engager nos actions sur place. Au départ, nous espérions pouvoir acheminer les dons (vêtements, matériel médical, jouets etc.) de France mais nous nous sommes heurtés rapidement aux grandes difficultés du transport de marchandises vers un pays qui officiellement n’est reconnu par aucun des pays frontaliers. C’est la raison pour laquelle, très vite, nous avons pris la decision d’acheter directement les marchandises sur place. Cela offre deux avantages : ça fait travailler le commerce local et c’est beaucoup plus simple à organiser qu’un transport à partir de Paris. Mais le plus simple pour se faire une idée précise de ce que nous avons fait depuis 2015, c’est encore d’aller sur notre site et de voir les compte-rendu, avec de nombreuses photos, de nos missions humanitaires dans le Donbass.

Il y a beaucoup de petites associations humanitaires dans le Donbass, certaines existaient déjà avant la guerre et d’autres se sont créées depuis. Nous travaillons avec certaines d’entre elles et par exemple nous avons déjà fait des missions ensemble qui ont consisté à aller dans les marchés acheter de la nourriture, et ensuite se rendre près des zones de la ligne de front, dans les quartiers régulièrement bombardés, où habitent les baboushka (grands-mères), les familles avec les enfants et qui n`ont quasiment plus rien pour vivre. Nous avons aussi fait un don de 5000€ à un orphelinat de Donetsk pour qu’ils puissant entreprendre des réparations, notamment d’électricité et de chauffage, détruites par les bombardements de 2015. Nous avons à trois reprises acheté du matériel médical pour l’hôpital de traumatologie de Donetsk. Toutes ces actions sont documentées sur notre site internet avec de nombreuses photos et vidéos.

Mais nous sommes bien conscients que l`aide que nous avons apportée, c`est un goutte d'eau dans l`océan. De mon point de vue, cette goutte d'eau est mieux que rien, mais surtout, nous voulons montrer aux habitants du Donbass que la France, la vraie France, celle du peuple, ne les oublie pas. Même si le discours officiel d’Emmanuel Macron - identique d’ailleurs à celui de ses prédécesseurs - est un discours aligné sur la propagande et les mensonges de l’OTAN, il est important que les populations martyres du Donbass, sachent qu’elles ne sont pas oubliées et qu’il y a encore dans mon pays des gens de coeur qui pensent à elles et qui sont prêts à leur apporter de l’aide.

Dans tous les cas de figure, je ne peux que souhaiter que cette guerre s’achève et que les habitants du Donbass retrouvent la paix et la sérénité. A mon modeste niveau, c’est ce que j’essaye de faire avec mes  amis de Urgence Enfants du Donbass.

Vous avez rencontré l’écrivain-combattant Zakhar Prilepine au salon du livre russe à Paris en février dernier et vous avez convenu de réaliser ensemble une action humanitaire franco-russe dans le Donbass. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

J’ai effectivement eu le plaisir de rencontrer ce grand écrivain russe à Paris qui a eu le courage de mettre sa peau au bout de ses idées en s’engageant dans l’armée de la République Populaire de Donetsk.

Emmanuel Leroy avec Zakhar Prilepine au Salon du livre russe à Paris en février 2018

Nous travaillons actuellement sur les dates où nous pourrions mener cette action ensemble. Nos relations directes sont un peu difficiles car il ne parle ni le français ni l’anglais, et mes connaissances en russe sont plutôt sommaires. Mais nous avons de bons amis communs qui parlent parfaitement le français et le russe, et je suis sûr que nous trouverons rapidement une solution pour monter cette mission humanitaire ensemble. Il est important aujourd’hui de montrer aux propagandiste de haine de l’OTAN et à leurs supplétifs que les peuples n’acceptent plus leurs mensonges et qu’ils sont prêts à travailler ensemble pour briser le cercle de haine dans lequel les Anglo-Saxons tentent de nous enfermer. 

Emmanuel Leroy

dimanche 25 mars 2018

Situation front du Donbass au 25 mars


En fin d'après midi les forces ukrainiennes ont repris leurs tirs avec mortiers, lance grenades automatiques et véhicules blindés sur le secteur de Kominternovo dans le Sud de la République Populaire de Donetsk.

Dans la soirée et jusqu'au milieu de la nuit, ce sont les secteurs au Nord de Donetsk, à Kruta Balka (Yasinovataya) et Gorlovka qui ont été pris sous le feu de mortiers de 82 et 120 mm ainsi que des armes légères d'infanterie.

Après le débarquement de systèmes de missiles anti aériens et matériels blindés dans le port de Mariupol observé le mois dernier, c'est maintenant dans le Nord que les ukrainiens acheminent et renforcent leur dispositif.

A 100 km au Nord de Donetsk, à Krasnei Liman (secteur de Slaviansk) plusieurs systèmes de défense antiaérienne BUK ont été observés se dirigeant vers la République Populaire de Donetsk.


Cette vidéo a été prise subrepticement comme de nombreuses photos, vidéos, documents et informations transmis par les habitants des régions du Donbass occupées par l'armée ukrainienne.

Un tel bouclier antiaérien déployé le long du front par les ukrainiens confirme donc la haute probabilité d'une prochaine offensive de Kiev dans le Donbass, le seul scénario qui provoquerait en cas de massacre une intervention immédiate des forces aériennes russes contre les positions d'artillerie ukrops.

Erwan Castel

La mort qui rôde dans le ciel


Depuis 3 ans les femmes et les hommes du Donbass qui vivent dans un rayon de 5 à 10 km du front sont sous la menace d'une artillerie ukrainienne qui frappe quasi quotidiennement au hasard du lieu et du moment.

Ainsi ce matin Lyobov Tretiyak, une femme de 66 ans a été fauchée par des éclats d'obus mortels à 7h00 du matin dans une rue de Nikitskyi dans la périphérie de Gorlovka, au Nord de la République de Donetsk (photo).
La femme a reçu plusieurs éclats d'un obus ayant touché le toit d'une maison voisine. Grièvement blessée à l'abdomen, elle a succombé dans l'ambulance.

Ailleurs, dans plusieurs autres secteurs des tirs ou des activités de reconnaissance ont été observés du coté ukrainien, notamment dans le secteur d'Oktyabrsky où plusieurs salves de mortiers ont été tirées et un groupe de reconnaissance d'une quinzaine de soldats s'est fourvoyé vers 2 heures du matin dans un de nos champs de mines devant Peski (Ouest Aéroport), perdant 5 des leurs (2 morts et 3 blessés), avant d'opérer un retrait précipité sous la couverture de tirs de chars et véhicules blindés d'infanterie.

Dans le Sud de la République, vers Kominternovo, des tirs ukrainiens ont été également signalés dont plusieurs ont pris à partie une équipe d'observateurs de l'OSCE.

Erwan Castel

Vénal et collabo, pour rester poli !

Le larbin Le Drian animé d'une russophobie bornée tout comme en Syrie, engage la France dans le caniveau des collabos des criminels de guerre.

Le "chef de la diplomatie" française n'est plus qu'un vulgaire représentant de commerce amoral d'un "ministère des affaires à l'étranger"...

Erwan Castel

Source de l'article : RT


A Kiev, Le Drian fustige la Russie… 
et vend des hélicoptères à la police et l'armée

Rompant avec une ligne conciliatrice, le ministre français des Affaires étrangères, en voyage officiel à Kiev, a repris à son compte la rhétorique antirusse des autorités ukrainiennes. A la clé : une vente d’hélicoptères Airbus.

La visite de Jean-Yves Le Drian à Kiev le 23 mars a été l’occasion d’annoncer la signature d’un accord préliminaire pour la vente de 55 hélicoptères Airbus. Le ministre français des Affaires étrangères a également eu l'occasion de donner au gouvernement ukrainien des gages de l'alignement de Paris sur Kiev sur la question de l'Est ukrainien. 

Arsène Avakov, actuel ministre de l’Intérieur d’Ukraine, a précisé que la commande des hélicoptères comprenait un mélange de trois modèles : des H145, H125 et H225. Ils devront équiper la police, les services de secours d’urgence et l’armée. Tous trois existent en effet dans des versions civiles et militaires. Le projet d’équiper l’Ukraine avec ces appareils avait d’ailleurs déjà été annoncé fin janvier par le même ministre.

Cette première visite à Kiev de Jean-Yves Le Drian répondait à celle, début février, de son homologue ukrainien Pavel Klimkine. Elle avait officiellement pour objectif «de rappeler l’engagement de la France dans la résolution du conflit et la mise en œuvre des accords de Minsk» et devait être l’occasion de marquer le soutien du gouvernement français «au processus de réformes en Ukraine», selon le programme dévoilé sur son site. Le Quai d'Orsay annonçait également diverses rencontres dont une avec l’actuel président du Parlement d’Ukraine Andry Parouby, cofondateur du Parti social-nationaliste d’Ukraine (extrême droite nationaliste) rebaptisé Svoboda.

Le ministre français des Affaires étrangères désigne un «agresseur» et un «agressé»  
Vis-à-vis du conflit qui s’éternise dans l’est de l’Ukraine entre les séparatistes des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, et le pouvoir ukrainien issu du coup d’Etat de 2014, la France s'était toujours prononcée en faveur d'une solution pacifique, contribuant à la signature des accords de Minsk (février 2015). Peut-être pour accompagner la signature du contrat toujours en suspens, jouant le rôle de VRP de l’armement français, Jean-Yves Le Drian a cette fois employé des termes éloignés de tout souci de conciliation.

Alors que la Russie a toujours nié être partie prenante du conflit, le ministre des Affaires étrangères, cité par Ouest-France, a parlé de «conflit avec la Russie», sans faire mention des séparatistes qui contrôlent des parties du territoire dans l’est du pays. Il a même martelé : «Sur ce point, je vais être très clair. Dans cette crise, il y a pour nous un pays agresseur et un pays agressé et il n’y a pas d’ambiguïté», à la plus grande satisfaction du Premier ministre Volodymyr Groïsman. Ce dernier s'est pour sa part félicité du «soutien de la France à la souveraineté de l’Ukraine».

vendredi 23 mars 2018

Changement dans la continuité du pire !

Même le journal "l'immonde" avoue ses inquiétudes pour la paix suite à la nomination au poste de conseiller a la sécurité nationale ce nouveau faucon par le vrai con qui s'agite dans le bocal de la maison blanche.

Trump s'est entouré en 1 année d'une bande de va-t-en guerre qui ont une grenade dégoupillée à la place du cerveau...

Clinton aurait difficilement trouvé pire (encore que dans ce domaine les anglo-américains ont des ressources inépuisables)

Bref, autant dans les projets stratégiques que les gestions de crises, ça promet !

Erwan Castel

Source de l'article : Le Monde

Le nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, à Oxon Hill (Maryland), le 24 février 2017. JOSHUA ROBERTS / REUTERS


John Bolton, un « faucon » pour Donald Trump en politique étrangère

Le président des Etats-Unis a annoncé sur Twitter le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, et son remplacement par ce partisan d’une ligne diplomatique dure et belliqueuse.

Par GILLES PARIS Washington, correspondant

Neuf jours après avoir renvoyé son chef de la diplomatie, Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 22 mars, sur Twitter le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, et son remplacement par John Bolton.

Si le locataire de la Maison Blanche n’est pas réputé pour son goût pour les dossiers, il connaît sans doute dans le détail les positions de son nouveau conseiller. L’ancien – et bref – ambassadeur américain aux Nations unies est en effet un chroniqueur régulier de la chaîne conservatrice Fox News, régulièrement encensée publiquement par le président des Etats-Unis.

En nommant John Bolton, M. Trump s’adjoint donc en toute connaissance de cause les services d’un « faucon » assumé, grand défenseur des guerres préventives. Ses positions maximalistes auraient pu contrarier une nomination à un poste pour lequel une confirmation par le Sénat était requise. Le poste de conseiller à la sécurité nationale, cependant, ne relève que du bon plaisir du locataire de la Maison Blanche.

Militant actif pour l’invasion de l’Irak en 2003

Au cours des derniers mois, l’ancien diplomate de choc a souhaité publiquement l’emploi de la manière forte à propos de l’Iran comme de la Corée du Nord, même s’il s’est félicité du projet de rencontre entre le président des Etats-Unis et son homologue nord-coréen, Kim Jong-un.

Après le remplacement du modéré Rex Tillerson par le « faucon » Mike Pompeo au département d’Etat, le retour aux affaires de John Bolton ne peut qu’inquiéter les signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien forgé par le prédécesseur démocrate de Donald Trump, Barack Obama. A quelques semaines seulement de la date butoir du 12 mai, le camp des partisans d’une sortie périlleuse de ce compromis est renforcé au sein de l’administration républicaine.

Le choix de M. Bolton peut surprendre compte tenu du rôle joué par cet autre « faucon » dans l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Pendant la campagne des primaires républicaines, Donald Trump n’avait pas eu de mots assez durs pour qualifier l’initiative du président républicain George W. Bush. « La pire des pires décisions jamais prises », n’avait-il cessé d’assener, insistant sur les « quatre mille milliards de dollars dépensés pour rien ». « Nous avons rendu un très mauvais service au Moyen-Orient, et un très mauvais service à l’humanité », ajoutait encore M. Trump, alors suspecté de tentations isolationnistes.

John Bolton avait milité activement à l’époque en faveur du renversement du dictateur irakien, Saddam Hussein, avec le courant néoconservateur qui s’était imposé aux côtés de M. Bush. Il a pu regretter par la suite certaines des décisions prises après l’effondrement du régime. Il n’a jamais remis en cause, en revanche, le bien-fondé d’une intervention étayée par des accusations sans fondement à propos de programmes d’armes de destruction massive.

Anticommunisme virulent et bellicisme constant

Ce bellicisme est une constante chez John Bolton. A Yale, l’université prestigieuse intégrée par ce fils de famille modeste, anticommuniste virulent, il ne manifeste pas contre la guerre au Vietnam comme la majorité de ses condisciples, dont Bill Clinton et Hillary Rodham. Devenu avocat, il exerce dans plusieurs cabinets tout en militant dans les rangs conservateurs. Il se rapproche du puissant sénateur républicain de Caroline du Nord Jesse Helms, un nostalgique de la ségrégation raciale. Ce dernier le parraine auprès des administrations de Ronald Reagan et de George H. Bush.

John Bolton défend avec constance une ligne dure républicaine au département d’Etat – l’équivalent du ministère des affaires étrangères –, comme à celui de la justice. Après les deux mandats du démocrate Bill Clinton, il retrouve la diplomatie à la faveur de la victoire sur le fil de George W. Bush, en 2000, à nouveau épaulé par Jesse Helms, devenu président de l’influente commission des affaires étrangères. Il est alors secrétaire d’Etat adjoint chargé du contrôle des armes.

Sous son impulsion, les Etats-Unis mettent en échec une convention bannissant les armes chimiques sous l’égide des Nations unies, au nom de leurs intérêts de sécurité. John Bolton avance également l’argument de la souveraineté américaine pour justifier le retrait de Washington de la Cour pénale internationale créée en 2002. Après sa réélection, en 2005, M. Bush l’impose au poste d’ambassadeur aux Nations unies en dépit de la défiance du Sénat, en profitant d’un congé du Congrès. Faute d’un feu vert des sénateurs, John Bolton est contraint de quitter ses fonctions au bout d’un an.

Entretien avec Zakhar Prilepine

"La Russie, c'est un espace eurasien, c'est à la fois l'Europe et l'Asie. 
Mais notre culture, elle, reste européenne. 
Dans une certaine mesure, 
la Russie garde la tradition européenne."

Zakhar Prilepine

Source de l'article : Le Figaro.fr



FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L'écrivain Zakhar Prilepine était invité au Salon du Livre à Paris, qui a mis la littérature russe à l'honneur. L'auteur de «Ceux du Donbass», un récit de sa guerre aux côtés des rebelles pro-russes en Ukraine, se livre à un examen de la situation politique, religieuse et internationale de la Russie.


Zakhar Prilepine est l'un des romanciers les plus en vogue de la Russie contemporaine. Ancien membre du part national-bolchévique de Limonov, il mène une double vie d'écriture et d'aventure politique. Son roman L'Archipel des Solovki (Actes Sud, 2017), une fresque de 800 pages intense et dostoïevskienne, raconte l'histoire du premier camp de rééducation mis en place par les bolchéviques dans les années 1920. Il publie aux éditions des Syrtes Ceux du Donbass, un récit de sa guerre aux côtés des rebelles pro-russes qui se sont insurgés contre le pouvoir ukrainien.


FIGAROVOX.- Que pensez-vous de la réélection triomphale de Vladimir Poutine?

Zakhar PRILEPINE.- Je respecte le choix du peuple. À l'heure actuelle il n'existe pas en Russie un membre de l'opposition qui puisse contrebalancer ce choix. Un ex-membre des services secrets français a dit un jour que Poutine était un animal politique. Apparemment, ça plaît au peuple russe. Mais je crois que la Russie reste un pays démocratique. On regarde toujours les quatre mandats de Poutine: mais Merkel aussi entame son quatrième mandat. Aux États-Unis, il y a des dynasties présidentielles: Bush père et fils, les Clinton!


«Je n'aime pas beaucoup le pouvoir soviétique. Simplement, ceux qui ne l'aiment pas du tout appartiennent à un type d'individus qui, en général, me révulsent» écrivez-vous dans L'Archipel des Solovki. Êtes-vous dans la nostalgie de l'URSS?

Ce n'est pas le pouvoir soviétique qui compte en ce moment pour les Russes, il est écrasé, pitoyable, renié. Les gens font leur choix en grande partie par nostalgie. Ils réagissent à un antisoviétisme qui a viré à la russophobie chez certains. Les Occidentaux ont tendance à penser que les Russes ne regrettent pas le pouvoir soviétique, mais c'est pourtant le cas. Dans les années 1990, nous avons détruit le pays, anéanti l'économie, supprimé l'idée de gauche. Nous avons écrit des centaines de livres, de films, où il était question de haine à l'égard de l'union soviétique. On nous demande de nous sentir coupables, honteux de ce passé, de notre existence.


On accuse les Russes d'être partout, de truquer les élections. Pensez-vous qu'il existe une russophobie en Occident?

Je pense que la russophobie existe dans l'élite politique, mais qu'elle ne touche pas la plupart de la population. Je suis venue en France au moins 25 fois, et je n'ai jamais eu de conflits avec les lecteurs. La France est le seul pays européen à avoir accepté d'éditer mon livre «Ceux du Donbass». En revanche, les récits de ceux qui combattent côté ukrainien sont édités partout.

Boycotter la littérature russe, c'est boycotter ce qu'il y a de plus européen en Russie.


Que pensez-vous de la décision d'Emmanuel Macron de boycotter le pavillon russe au Salon du Livre de Paris où vous étiez présent?

Poutine n'aurait jamais fait ça en Russie. Ce n'est pas un geste contre la Russie de Poutine, mais un geste contre la littérature russe, qui est peut-être ce qu'il y a de plus européen en Russie. La littérature reste, tandis que les présidents passent.


Dans Ceux du Donbass (éd. des Syrtes, 2018), vous racontez les chroniques de votre guerre en Ukraine. Pourquoi vous êtes-vous engagé dans le Donbass?

Parce que je suis pour la démocratie. Les gens qui expriment le désir de vivre dans un espace culturel et politique souverain en ont parfaitement le droit. Les ambassadeurs occidentaux se sont déplacés place Maïdan où il y avait 300.000 personnes qui manifestaient contre le régime de Ianoukovitch (NDLR: président renversé par un mouvement anti-corruption et pro-UE en 2014), mais ils auraient dû aussi se déplacer dans le Donbass où des centaines de milliers de personnes manifestaient contre le régime de Porochenko [NDLR: président ukrainien depuis 2014]. Que les Européens m'expliquent quelle est la différence entre la liberté revendiquée à Kiev et celle revendiquée dans le Donbass? Pourquoi n'auraient-ils pas les mêmes droits?


Comment jugez-vous la manière dont les médias occidentaux ont traité le conflit?

La presse européenne ne s'intéresse pas à présenter les événements de manière objective. Le 2 mai 2014 a lieu à Odessa un incendie criminel de la Maison des syndicats par des rebelles pro-Maïdan, qui a coûté la vie à 42 manifestants anti-Maïdan. Ce massacre a été sous-traité par les médias occidentaux. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.


Que les Européens m'expliquent quelle est la différence entre la liberté revendiquée à Kiev et celle revendiquée dans le Donbass ? Pourquoi n'auraient-ils pas les mêmes droits ?

Nous allons fêter cette année le centenaire de la naissance de Soljenitsyne. Votre Archipel des Solovki s'inspire de L'Archipel du Goulag. Quelle place tient-il dans votre filiation littéraire?

Soljenitsyne est une figure immense, qui est à mon avis beaucoup plus politique que littéraire. Le texte de L'Archipel du goulag comporte énormément d'imprécisions et d'erreurs, ce qui peut se comprendre étant donné que Soljenitsyne n'a jamais eu la possibilité de consulter les archives à l'époque. Dans les années 1980, Soljenitsyne a écrit des textes assez nombreux qui parlaient de la perestroïka comme d'une énorme catastrophe pour la Russie. Ce ne sont pas les plus connus.


Vous situez-vous comme lui dans une tradition slavophile?

Non, car Soljenitsyne, à la différence de moi, avait l'idée d'une union des trois pays slaves: la Russie, l'Ukraine, et la Biélorussie. Je pense pour ma part que la Russie est un pays beaucoup plus complexe. Il y a une population musulmane, une population bouddhiste. Nous sommes plus proches aujourd'hui de certains pays asiatiques, comme la Chine, que d'autres pays slaves, comme l'Ukraine. Comme le disait Poutine, «si l'Europe ne veut pas entamer de dialogue avec nous, nous allons nous tourner vers la Chine et l'Inde».


La Russie ne fait pas partie de l'Europe?

C'est un espace eurasien, c'est à la fois l'Europe et l'Asie. Mais notre culture, elle, reste européenne. Dans une certaine mesure, la Russie garde la tradition européenne.

Nous sommes plus proches aujourd'hui de certains pays asiatiques, comme la Chine, que d'autres pays slaves, comme l'Ukraine.


Pourquoi la Russie sécrète-t-elle de si grands écrivains?

C'est un pays très vaste à l'histoire complexe. Sans vouloir vous flatter, vous avez une littérature aussi bonne que la nôtre! Je pense que la francophilie russe qui existe depuis longtemps a eu un impact important sur la littérature russe. Lorsque la Russie est critiquée en France, les Français devraient se rendre compte que c'est eux-mêmes qui ont apporté beaucoup de choses à la Russie. Moi par exemple, on me reproche mon militarisme, mais je prends exemple sur Guillaume Apollinaire, Romain Gary et Antoine de Saint-Exupéry, avec qui j'ai grandi

«Notre différence tient dans le fait que nous nous punissons très vite et de nos propres mains - nous n'avons pas besoin pour cela des autres peuples.» écrivez-vous dans L'Archipel…

Il existe un masochisme russe, c'est vrai. Nous nous donnons nous-mêmes le fouet, mais parfois nous aimons que d'autres y participent. Prenons l'exemple de la Seconde Guerre mondiale: les pertes subies ont été énormes, 19 millions de personnes. Elles sont mortes en majeure partie en 1941-1942, tuées par l'Allemagne et ses alliés. Personne ne parle de ces millions de Russes sacrifiés pour vaincre le nazisme. Cette ingratitude et cet oubli blessent les Russes.


Vous vous êtes rapproché récemment de l'Église orthodoxe. L'orthodoxie est-elle un pilier de l'identité russe?

J'ai été baptisé en 1975, à l'époque soviétique. Nous avions des icônes et la Bible à la maison. Je ne suis pas un fervent croyant, toutefois je crois que Dieu existe, et que la religion orthodoxe fait partie de notre tradition culturelle. Mais en Europe, les gens exagèrent l'impact de l'église orthodoxe sur la politique russe et la population. Il y a plus de pratiquants dans les pays scandinaves ou en Grande-Bretagne qu'en Russie!

jeudi 22 mars 2018

Tensions aux frontières de la Russie


L'ex-diplomate soviétique et essayiste Fedorowski expliquait lors d'une interview récente que l'escalade que nous vivons aujourd'hui entre la Russie et les occidentaux n'avait jamais été vécue pendant la guerre froide car les responsables d'alors "ne confondaient pas politique et propagande"

Aujourd'hui 22 mars, Kiev vient nous apporter une nouvelle démonstration de cette pathologie occidentale qui consiste à prendre ses fantasmes pour la réalité.
Ainsi les forces aériennes de Kiev ont été mise en alerte de combat suite à des exercices de l'aviation russe dans les oblasts russes limitrophes à l'Ukraine.

Quelle horreur en effet que d'observer des soldats russes.... en Russie !

Voici le ton du communiqué du Ministre ukrainien de la Défense :

"Des chasseurs et des bombardiers du pays agresseur sont arrivés sur les pistes des terrains d'aviation Shaykovka, Krymsk et Belbek avec aussi près de la frontière de l'État de l'Ukraine, la ligne de démarcation entre la partie continentale de l'Ukraine et la Crimée, ainsi qu'une approche jusqu'à 40 kilomètres de la côte de la mer Noire et un autre vol le long de la côte de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie. En outre, un groupe de bombardiers-missiliers stratégiques TU-22 accompagnés de 2 Su-30 RF armés a effectué un vol dans l'espace aérien de la Crimée, Azov et la mer Noire pour simuler certaines missions classiques de bombardement"

Bien sûr, ces exercices aériens frontaliers on ne peut plus classiques réalisés par la Russie sont aussi une mise en garde donnée à un pouvoir qui menace de lancer une vaste offensive dans le Donbass contre un ennemi nommément désigné "russe".

Car, contrairement à ceux qui prétendent (même en Russie) que le pognon est plus important que les principes ou la parole donnée, le commandement politique de la Fédération n'abandonnera jamais sa population russe du Donbass.

En attendant, les ukrops voulant dans leur folie justifier leur entreprise crominelle dans le Donbass finissent par croire à leurs propres mensonges.

Erwan Castel

Article référence : Topwar

mercredi 21 mars 2018

Situation front du Donbass au 21 mars


Hier soir 21 mars 2018, les ukrainiens ont bien confirmé la reprise des bombardements sur le front du Donbass.

En début de soirée vers 20h des positions républicaines dans secteur de Shirokino (Sud de la République Populaire de Donetsk) ont été prises sous le feu de mortiers et véhicules blindés ukrainiens.

A 20h25 au Nord de Donetsk c'est au tour du secteur de l'aéroport d'être visé par des tirs mortiers de 82 et 120 mm et des armes d'infanterie. Les tirs vont se répercuter sur le front de Spartak (Est aéroport) et vers le Nord le long de la route reliant Donetsk-Gorlovka, zone de Promka, Krasnei Partizan et jusqu'au secteur Nord de Gorlovka qui va subir un fort bombardement de mortiers à 22h00.

Peu avant minuit les tirs et bombardements continuaient dans le secteur d'Oktyabrsky autour de l'aéroport.

Erwan Castel