mercredi 5 mai 2021

"Restez dans les caves !"

Obusiet D30 de 122mm du Régiment ukrainien Azoz

Alors que la doxa politique ukrainienne ne se lasse pas de son hypocrisie permanente en évoquant son attachement aux accords de paix (tout en voulant les modifier sans cesse), les forces armées ukrainiennes de l' "Opération des Forces Conjointes" continuent de bombarder la ligne de front et les zones résidentielles républicaines.

Dans le Donbass, 22 trêves ont été décrétées pour rappeler le régime du "cessez le feu" signé à Minsk en février 2015 dans le cadre d'un processus de paix qui avait déjà échoué fin 2014, mais pas une seule n'a été respectée par les forces armées ukrainiennes.

Cette période de Pâques, pour laquelle traditionnellement les canons se taisent au moins le temps des prières n'a pas fait exception à la règle ukrainienne, car si une légère accalmie des bombardements à l'artillerie a été observée pendant ces trois jours marqués par les célébrations religieuses orthodoxes, les défenseurs républicains et les populations civiles ont toujours été la cible des forces ukrainiennes, notamment via des violations du cessez le feu relevant plus d'attaques terroristes que d'actes de guerre :
  • 1 attaque de drone déjouée sur une église pendant un office, à Yasinovataya
  • 1 couple de retraités grièvement blessé par un engin explosif, à Gorlovka,
  • 1 village balnéaire bombardé au mortiers sur le front Sud, à Bezemennoe,
  • 1 civil grièvement blessé par un piège explosif dans le cimetière de 
Et, à peine la période de Pâques achevée, l'artillerie lourde ukrainienne a fait son retour sur le front, notamment par un puissant bombardement de Staromikhaïlovka, dans la banlieue Ouest de Donetsk, le 4 mai 2021 en soirée.

Au cours de ces 3 jours de Pâques, sur des pièges explosifs ukrainiens, 1 civil de 69 ans a été tué et 2 autres âgés de 67 et 65 ans ont été grièvement blessés. En outre au minimum 2 soldats républicains ont été tués et plusieurs autres blessés. 


Situation sur le front du Donbass...

(Dans un ordre anté chronologique.)

Mardi 4 mai 2021

💥4 mai 21, 23h15: le bombardement de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk) continue.

 4 mai 21 soir, tirs ukrainiens avec obusier de 122mm sur Staromikhaïlovka

💥4 mai 21, 23h15: bombardement ukrainien à l'artillerie lourde de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk). Obus de 122mm 

 4 mai 21 soir, tirs ukrainiens avec obusier de 122mm sur Staromikhaïlovka

💥4 mai 21, 22h54: les milices républicaines engagent des tirs de ripostes et de contre batteries contre les points de tir ukrainiens. Des combats d'infanterie éclatent entre les premières lignes du front Ouest.

💥4 mai 21, 22h42: Tandis que les bombardements ukrainiens s'étendent vers le Sud de Donetsk sur le quartier de Trudovsky, Staromikhaïlovka est maintenant sous le feu de l'artillerie lourde ukrainienne. 6 obus de 122mm tirés 

💥4 mai 21, 22h13: bombardement ukrainien de Staromikhailovka (Ouest Donetsk). Lance grenades automatiques AGS17 (30mm). Des messages d'alerte sonr diffusés aux habitants des périphéries Nord et Ouest de Donetsk: "Restez dans les caves!"

 4 mai 21 soir, tirs ukrainiens avec AGS sur Staromikhaïlovka

💥 4 mai 21, 19h25: bombardement ukrainien au mortier du village de Luganskoe depuis Kalinovka. 10 obus de 120mm

💥 4 mai 21, 18h50: bombardement ukrainien du village de Luganskoe (front de Lugansk) depuis Logvinovo. 4 obus de SPG-9 (73mm)

💥4 mai 21, 13h47: bombardement ukrainien au mortier du village de Krimskoe (front de Lugansk) depuis Smeloe. 29 grenades AGS 17 tirées et tirs de snipers et d'armes d'infanterie. 1 soldat républicain a été grièvement blessé.

💥 4 mai 21, 10h50/ bombardement ukrainien du village de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk) depuis Krasnogorovka.   

💥 4 mai 21, 09h50: un  civil de 69 ans, Anatoly Vladimirovich Kovalenko, a été tué tué par un engin explosif dans l'ancien cimetière de Verkhnetoretskoye situé dans la zone grise (sud-ouest de Gorlovka), alors qu'il visitait une sépulture familiale. Le piège explosif était muni d'un détonateur de 5e génération (mini-détonateur MUF-5 avec un retardateur en caoutchouc pendant un certain temps). au fusible fusible pas encore oxydé, démontrant qu'il venait d'être installé les jours précédents. Dans la tradition orthodoxe Pâques est un moment important où les familles visitent leurs cimetières.

💥 4 mai 21, 09h35 bombardement ukrainien au mortier du village de Luganskoe (front de Lugansk) depuis Logvinovo.  1 obus de 82mm et 10 grenades AGS 17 tirés

Pour les jours précédents voici les faits les plus significatifs :

Lundi 3 mai 2021:

Sniper ukrainien avec SVD et PSO1

💥 3 mai 21, 19h50: bombardement ukrainien au mortier du village de Bezymenoe (front Sud de la RPD) depuis Shirokino. 15 obus de 82mm tirés.

💥 3 mai 21, 19h40: Tir de sniper ukrainien dans le secteur de Kominternovo (front Sud de la RPD) depuis Voydanoe. 1 soldat républicain a été tué.

4 mai 2017, autre tir d'un sniper ukrainien sur le front de Novoazovsk
dans le Sud de la République Populaire de Donetsk. Tir de nuit.

Dimanche 2 mai 2021 

❗️ 2 mai 21, 7h35, à l'Ouest de Yasinovataya (au Nord de Donetsk), un drone ukrainien de type quadracoptère de la 72ème brigade ukrainienne (sur Avdeevka) a été intercepté par une station de guerre électronique "Terricon M2N" de la défense anti aérienne républicaine. Dans le crash du drone, la munition qu'il emportait a explosé (vraisemblablement une grenade VOG 17 de 30mm). Selon les calculs de sa trajectoire, ce drone se dirigeait vers l'église Saints Pierre et Paul où se déroulait un service religieux populaire (bénédiction des offrandes de Pâques). Une attaque similaire


Samedi 1er mai 

❗️ 1er mai 21, en matinée , 2 civils âgés, un homme et une femme, ont été grièvement blessés par un engin explosif alors qu'ils faisaient paître leur bétail dans une zone forestière en périphérie Ouest de Gorlovka, rue Yasnaya. Grigory K. 67 ans a dû subir une amputation d'un pied quant à son épouse Nataliza K. 65 ans elle a été amputée d'une jambe.

(Pour un SITEEP plus complet concernant ce 1er mai, voir ICI)

Erwan Castel

dimanche 2 mai 2021

2 mai 2014, l'épicentre de la terreur frappe Odessa

 

Il y a 7 ans...

Le 2 mai 2014, plusieurs dizaines de manifestants anti-maïdan été assassinés et brulés vifs dans la maison des syndicats d'Odessa par des paramilitaires néo-nazis et des policiers à la solde du nouveau pouvoir pro occidental de Kiev.

Voici une courte vidéo (3mn) résumant cette
tragédie du 2 mai 2014 à Odessa :


Une spirale de la violence infernale

Il y avait eu d'abord 2 mois plus tôt ces snipers du Maïdan tuant indistinctement manifestants et policiers au lendemain sabotant l'accord politique réalisé entre le président Ianoukovitch et l'opposition en provoquant une explosion de colère instrumentalisée et d'où a surgi le coup d'état ukrainien du 23 février 2014 et l'arrivée au pouvoir d'une junte bandériste possédée par une russophobie hystérique qui depuis 7 ans ne cesse de conduire le pays vers le chaos total.

Alors que Printemps russe fleurissant en Crimée au mois de mars 2014 avait presque fait oublier la folie meurtrière qui s'échappait de Kiev, en avril, lorsque Turtchinov qui allait rapidement devenir le "pasteur sanguinaire", déclenche cette hallucinante "Opération Spéciale Antiterroriste" contre les russophones d'Ukraine (et sur coaching John Brennan, le directeur de la CIA venu en personne à Kiev superviser son lancement), l'indignation et l'inquiétude s'emparent à nouveau des populations russes de l'ancienne Novorossiya diabolisés officiellement par le pouvoir comme de nouveaux "untermenschen" (sous hommes) selon la définition du nazisme qui d'ailleurs se trouve être la référence idéologique sacrée des putschistes du Maïdan.

Et dans les villes de la Novorossiya, d'Odessa à Kharkov, en passant par Kherson Zaporodje, Donetsk, Lugansk etc... les populations russophones extrêmement majoritaires dans le Sud Est du pays s'organisent et descendent pacifiquement dans la rue pour réclamer après celui de la Crimée un référendum mais où il est encore question souvent seulement de fédéralisation garantissant leur identité culturelle russe.

En réaction le pouvoir de Kiev, qui n'est qu'une junte de putschistes majoritairement bandéristes (dont les scores électoraux n'ont jamais dépassé 5%) ayant formé arbitrairement un "gouvernement par intérim" (les élections n'auront lieu qu'en juin), va lancer à travers la Novorossiya ses hordes de hooligans et autres skinheads nostalgiques de l'image violente du nazisme. Et les heurts qui se font de plus en plus violents entre les "euro-maidans" et les "pro-russes" vont rapidement se transformer en massacres de ces derniers. 

Les paramilitaires nationalistes de Prayvi Sector, auxiliaires des unités ukrainiennes peu motivées par cette opération de maintien de l'ordre, engagent les combats armés à Slaviansk dès le 15 avril, et déclenchent des premières fusillades autour de Donetsk comme celle du 1er avril à Krasnoarmeisk (voir post précédent).


Mais le cataclysme de l'horreur va se déclencher à Odessa ce 2 mai 2014 lorsque les manifestations se terminent par des affrontements violents et un massacre organisé dans la maison des syndicats où s'étaient réfugiés des dizaines de fédéralistes désarmés.


Un sacrifice sur l'autel de l'OTAN

Avant de rappeler les événements il me parait important de rappeler le contexte géopolitique et même géostratégique qui a motivé Kiev d'encourager et même d'encadrer une telle opération terroriste meurtrière contre sa population :

Lorsque les occidentaux soutiennent et commanditent le coup d'état du Maïdan, il ne faut pas croire que c'est pour la démocratie ou les droits de l'homme, et le profil idéologique des putschistes suffit à le confirmer. En réalité, 10 ans après l'échec de la "révolution orange", le Nouvel Ordre Mondial engage à partir du Maïdan une préemption territoriale de l'Ukraine au profit de l'OTAN beaucoup plus radicale mais dont la victoire va restée inachevée avec le retour référendaire de la Crimée en Russie et paralysée avec la rébellion armée du Donbass. 

Or la péninsule de Crimée pour, c'est pour Moscou autant une population russe qu'elle a en devoir d'écouter et protéger que cette base navale de Sébastopol (fondée par Catherine II au XVIIIe siècle pour protéger l'accès à la Méditerranée). 

Aujourd'hui, l'importance géostratégique de cette base et flotte de la Mer Noire sur la façade occidentale russe qui a le défaut majeur de n'offrir aucune profondeur stratégique à ses centres vitaux fédéraux, s'est encore accrue avec les portées augmentées des armements technologiques actuels. Sébastopol tout comme Kaliningrad sur la Baltique sont des boucliers vitaux de la défense russe, surtout depuis que l'OTAN progresse vers ses frontières.

Aussi, lorsque Sébastopol échappe aux griffes de l'OTAN, cette dernière dépitée de n'avoir pu remporter le premier prix de l'opération Maïdan ne peut se permettre de voir Odessa, qui est l'autre grand port de la région lui fermer l'accès à la Mer Noire. Ordre est donc donné aux laquais occidentaux de Kiev d'étouffer dans cette ville russe "fondée en 1794 ex nihilo par l'impératrice russe Catherine II", et par n'importe quel moyen toute revendication séparatiste ou fédéraliste.

Carte blanche était donnée à la haine et au crime...


Un massacre surgit du passé

Voici un reportage retraçant les événements et le 
contexte idéologique qui ont mené au massacre le
2 mai 2014 de dizaines de manifestants à Odessa.

Dés le 4 mai, à partir des documents et témoignages qui inondaient les réseaux sociaux russes et ukrainiens, et quelques sites d'information libre occidentaux, j'avais pu faire ici un premier compte rendu de ce massacre organisé par Kiev, et dont on attend toujours le jugement des coupables toujours en liberté et même sa condamnation formelle par les démocraties occidentales pourtant si promptes à s'émouvoir de l'assassinat policier d'un citoyen américain ou très attentives aux souvenirs des massacres du passé comme celui d'Oradour sur Glane par exemple et dont le martyr d'Odessa résonne comme un écho.

Officiellement, 46 personnes ont été tuées assassinées et brûlées vives et près de 250 autres blessées, mais aujourd'hui on sait par les témoignages et le familles de nombreux disparus et blessés que ces chiffres sont malheureusement en dessous de la réalité.

Alors que cette tragédie européenne immense est passée sous silence par la merdiacratie occidentale aux ordres des parrains d'un Maïdan qu'il faut sanctifier en "révolution de la dignité" dans le temple de la pensée unique marchande, Odessa est au contraire un véritable électrochoc au sein des populations de la grande Russie ainsi que dans les milieux de la dissidence antimondialiste qui suivent l'évolution de la crise ukrainienne.

Malgré des motivations divergentes, les volontaires étrangers ayant rejoint par la suite le combat séparatiste du Donbass reconnaissent unanimement comme principal fait déclencheur de leur engagement radical, ce massacre abject d'Odessa.

Il y aura pour beaucoup d'entre nous un avant et un après Odessa, cette journée révélant toute la tragédie ukrainienne, la criminalité de la stratégie atlantiste et l'ignominie du monde occidental.

Jamais nous n'oublierons ces images d'horreur,
Jamais nous ne pardonnerons à leurs auteurs,
Et jamais nous ne déposerons les armes
avant la victoire de la Liberté et de la Justice.

Et il ne faut pas croire que ce massacre génocidaire d'Odessa perpétré par les séides du régime pro occidental de Kiev n'est qu'un tragique "dérapage" de son maintien de l'ordre, car à partir du cet épicentre de l'horreur qui a frappé la maison des syndicats d'Odessa ce 2 mai 2014, les auxiliaires ukrainiens de l'OTAN vont enchainer jusqu'à aujourd'hui d'autres meurtres de masse et crimes de guerre dans le Donbass : à Mariupol le 9 mai, à Krasnoarmeisk le 15 mai; puis à Slaviansk, Donetsk, Lugansk, Gorlovka où les populations civiles sont bombardées par l'aviation de combat et l'artillerie ukrainienne au cours des jours suivant la tragédie d'Odessa.

Et depuis 7 ans les soudards ukrainiens ne sont sont jamais arrêté de terroriser les populations du Donbass, qu'elles soient sur les territoires qu'ils occupent ou le long de ces 480 km de ligne de front qu'ils soumettent quotidiennement au feu de leurs canons. 

C'est bien une politique génocidaire russophobe qui est mise en œuvre par le régime de Kiev, sous l'égide de Washington et avec les soutiens politiques militaires et financiers de l'UE et de l'OTAN. 

Erwan Castel

Souvenir éternel aux victimes d'Odessa 
premiers martyrs de l'inévitable renaissance de la Novorossiya !




2 civils grièvement blessés

SITREP du front du Donbass au 1er mai 2021

Aujourd'hui 1er mai 2021, outre le fait que les forces ukrainiennes comme à leur accoutumé continuent de violer en toute impunité le cessez le feu même durant cette trêve de Pâques, le front du Donbass a été marqué par l'explosion d'un couple de retraités sur une mine ukrainienne qui avait été dispersée par des lanceurs du génie de combat dans leur quartier résidentiel près de la mine Gagarine  (Ouest de Gorlovka). L'homme et la femme âgés de 67 et 65 ans ont du être amputés au niveau des membres inférieurs.
  

C'était il y a 7 ans... 

Alors que les combats avaient déjà commencé autour de Slaviansk au Nord de ce qui n'était encore que l'oblast (région) de Donetsk, des soudards nationalistes ukrainiens précédant les unités régulières de l' "Opération Spéciale Antiterroriste" lancée par le pasteur-président Turtchinov contre les russes du Donbass (15 avril) approchaient de Donetsk, où les manifestants pro-Maïdan venaient d'être chassés de la cité par ses habitants. 

A Krasnoarmeisk, rebaptisé aujourd'hui Pokrovsk par le régime de Kiev (50 km au Nord Est de Donetsk) a eu lieu le 1er mai 2014 l'attaque par des militants néo-nazis de Prayvi Sector d'un barrage de manifestants pro-russes. Quelques jours plus tard, toujours à Krasnoarmeisk, ces soudards déclencheront le 11 mai une nouvelle fusillade meurtrière pour empêcher la tenue du référendum populaire...

1er mai 2014, Prayvi Sector attaque un barrage de 
manifestants à Krasnoarmeisk

Sur le front du Donbass...

Aujourd'hui

1er mai 2021

💥 1er mai 21, 06h12: bombardement ukrainien au mortier du quartier de Volvo Center (Nord Donetsk) depuis Peski.  14 obus de 120mm et 6 obus de 82mm tirés.  

💥 1er mai 21, 06h35: bombardement ukrainien au mortier du village de Zheleznaïa Balka (Ouest Gorlovka) depuis Novgorod. 20 obus de 82mm tirés.

1er mai 21, au matin, tirs ukrainiens sur les villages de 
Trudovsky et Aleksandrovka, au Sud Ouest de Donetsk 

❗️ 1er mai 21, en matinée , 2 civils âgés, un homme et une femme, ont été grièvement blessés par un engin explosif alors qu'ils faisaient paître leur bétail dans une zone forestière en périphérie Ouest de Gorlovka, rue Yasnaya. Grigory K. 67 ans a dû subir une amputation d'un pied quant à son épouse Nataliza K. 65 ans elle a été amputée d'une jambe.

💥 1er mai 21, 17h52: bombardement ukrainien au mortier du village minier de Gagarine (Ouest Gorlovka) depuis Leninskoe. 10 obus de 82mm tirés. 

💥 1er mai 21, 18h30: bombardement ukrainien du village de Molodejnoe (front de Lugansk, secteur Stakhanov) depuis Katerinovka. 4 roquettes RPG et 24 grenades AGS tirées.

💥 1er mai 21, 20h42: bombardement ukrainien du village de Novo Tavria (front Sud de la RPD) depuis Vodyanoe. 24 grenades autopropulsées AGS tirées.

💥1er mai 21, 23h05: bombardement ukrainien du village de Donetskoe (Front de Lugansk, secteur Stakhanov) depuis Prichepilovka. 5 roquettes RPG tirées.

 Hier

30 avril 2021

SITREP du front de Donetsk au 30 avril 2021

💥 30 avril 21, 07h30: bombardement ukrainien du quartier de Zhabunki (Nord Donetsk) depuis Peski. 2 obus de SPG 9 (73mm) tirés.

💥30 avril 21, 08h03: bombardement ukrainien au mortier du village de Staromikhaïlovka (Ouest Donetsk) depuis Krasnogorovka: 12 obus de 82 mm tirés.

💥 30 avril 21, 10h30: bombardement ukrainien du village de Grigorovka (Sud RPD, front de Telmanovo) depuis Granitnoe. Tirs de mitrailleuse lourde et grenades à fusil.

💥 30 avril 21,  18h35 – bombardement ukrainien du village de Spartak (Nord Donetsk) depuis Peski. 40 obus de ZSU (23mm) et 6 grenades autopropulsées AGS (30mm)

💥 30 avril 21, 18h40: bombardement ukrainien au mortier des quartiers Nord et Nord Ouest de Donetsk. Des tirs de mortiers arrivent dans le quartier résidentiel Est d'Oktyabrsky.

❗️ Un enfant de 13 ans a été blessé dans le quartier 15 d'Oktyabrsky (District de Kievsky au Nord de Donetsk).

💥 30 avril 21, 20h00: bombardement ukrainien du village de Petrovskoe (AuFront Sud RPD, secteur Volnovakha) depuis Starohnativka. 6 roquettes RPG 7 tirées.


Du côté de l'OTAN...

Comme chaque jour depuis bientôt 2 mois, les aéronefs de reconnaissance de l'OTAN continuent de voler H24 le long des côtes russes et de la ligne de front du Donbass pour à la fois observer et tester les réactions d'interception électronique ou aérienne de la défense russe.

Ainsi par exemple :

1er mai 21, en matinée, missions de reconnaissance de l'OTAN le longs des 
régions russes de Crimée et Krasnodar avec 2 drones stratégiques RQ-4 
"Global Hawk" de l'US Air Force (indicatifs "Force 10" et "Gingr 68").

1er mai 21, en milieu de journée, les 2 drones "Global Hawk" étasuniens sont 
rejoint dans leur zone d'exploration par 1 Boeing P-8A "Poseidon" et 1 
Lockheed Martin MC-130J Super Hercules  (indicatif BADGR41).

1er mai 21, en réaction un avion de la défense russe Tupolev Tu-204-300 spécialisé
dans la guerre électronique décollant de la région de Krasnodar se dirige vers les fouineurs

1er mai 21, dans l'après midi les 2drones "Global Hawk" avant de s'en
retourner vers leur base de Sigonella en Sicile, ont rejoint l'espace
aérien ukrainien pour réaliser une mission d'observation de la 
ligne de front du Donbass mais aussi des régions russes limitrophes 
sachant que la portée des instruments électroniques est de 200 à 250 km.




2 articles intéressants sur le SWIFT : 

"arme de destruction massive ou monstre aux pieds d'argile ?" 


samedi 1 mai 2021

La ploutocratie bandit son épée de Damoclès !

 

Sur le front économique...

Les occidentaux par la voix mielleuse de leur contremaître bruxellois aux ordres de Washington viennent de menacer Moscou d'une déconnection du réseau SWIFT en cas d'action militaire russe en Ukraine.

Sur l'échiquier géostratégique post moderne la confrontation idéologique est devenue dans le jeu occidental un filigrane à peine visible et qui limite désormais le champ politique à des actions exclusivement économiques ou militaires, les généraux venant alors au secours des capitaines d'industries lorsque leur vampirisme capitaliste ne peut plus conquérir de nouveaux marchés, s'épuise ou est menacé par la concurrence.

Et si aujourd'hui, par ses dépendances internationales (notamment dans les énergies vitales) l'économie moderne est plus que jamais une cible facile pour affaiblir des puissances concurrentes, comme le montrent les blocus et sanctions économiques tissés atour de la Russie et de ses alliés, les systèmes de gestion internationaux financiers et bancaires tel que le SWIFT sont à l'arsenal économique ce que la bombe nucléaire est à l'arsenal militaire. 

En effet le système SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication), est devenu depuis sa création en 1973 le 1er fournisseur mondial de services de messagerie financière sécurisés. Ce système financier mondial, présent dans plus de 200 pays et territoires dessert 11.000 institutions à travers le globe mais qui en retour dépendent complétement de son bon fonctionnement. Et même si le SWIFT est une entreprise privée, ce sont les occidentaux qui contrôlent cette clef de voute de l'économie internationale autant que des économies nationales (depuis le 11 sept au nom du "contrôle des opérations financières des organisations terroristes"), comme ils l'ont prouvé en faisant déconnecter l'Iran de ce système qui peut donc devenir une épée de Damoclès au dessus des pays non alignés.

Ce n'est pas la première fois que l'arme du SWIFT est pointée en direction de la Russie: 

  • en 2014 l'UE avait déjà usé de cette menace au lendemain du référendum de Crimée (résolution 2014/2841(RSP), en  proposant «d’envisager l’exclusion de la Russie de la coopération nucléaire civile et du système Swift» , 
  • n'en déplaise aux trumpinolâtres, leur idole étasunienne certes moins agressive que ses prédécesseur et successeur démocrates avait utilisé cette menace pour faire abandonner des entreprises coopérant au projet gazier russe "North Stream 2"
  • etc.

C'est exactement ce qu'à voulu faire comprendre à nouveau le Parlement européen ce 29 avril lorsque votant à la majorité la résolution «sur la Russie, le cas Alexeï Navalny, la concentration de troupes à la frontière ukrainienne et les attaques russes contre la République tchèque», il a envisagé entre autres nouvelles sanctions économiques de déconnecter la Russie du système de paiement SWIFT en cas d'action militaire russe en Ukraine. 

Le problème de cette arme de destruction massive économique qui est l'exemple paroxysmique d'une extraterritorialité étasunienne illégale et abusive, c'est qu'elle impacte également en retour et plus encore que les sanctions économiques "classiques" les pays qui l'emploient, pour exemple les pays européens qui ont du mettre en place une alternative au Swift pour protéger leurs échanges régionaux internes et internationaux avec l'Iran. 

Aujourd'hui nombre de pays dans le collimateur de l'impérialisme financier étasunien ont développé des systèmes alternatifs au SWIFT (Chine, Russie, Iran...), certes moins performants mais qui permettent déjà de contourner ce système corrompu par l'idéologie mondialiste et ainsi éviter l'asphyxie économique des pays comme celle de l'Irak qui a été mis à genoux par la guerre économique menée contre sa population avant de recevoir le coup de grâce de la coalition militaire occidentale.

La Russie a aussitôt réagi à cette menace en minimisant les effets d'une éventuelle déconnexion du SWIFT grâce aux alternatives mises en place par le gouvernement depuis la crise du rouble de 2014-2015. 

Certes mais l'impact sera quand même réel, n'en déplaise à la propagande moscovite qui aime dire dans un stoïcisme adressant aux yankees des "même pas mal !" "staloniens", surtout que la Russie accuse le coup des multiples sanctions subies depuis 2014 et au milieu d'une crise économique mondiale et que les menaces nouvelles ne concernent pas que le SWIFT mais aussi:

  • La mise à l’arrêt des importations de pétrole et de gaz russes,
  • le gel de «tous les avoirs dans l’Union européenne d’oligarques proches des autorités russes et de leurs familles» et l’annulation de leurs visas 
  • l'arrêt de la réalisation du gazoduc Nord Stream 2
  • ’arrêt de la construction de centrales nucléaires controversées par Rosatom...

Et les raisons de cette hystérie économique russophobe occidentale dépassent largement le dossier de la crise ukrainienne mais s'inscrivent bien dans une nouvelle guerre froide entre un monde unipolaire occidental et un monde multipolaire emmené par la Russie, la Chine l'Iran et nombre d'autres pays "non alignés" comme le sous entend clairement la résolution de l'UE du 29 avril lorsqu'elle souligne à son paragraphe "F":

"les pays occidentaux ont adopté plusieurs vagues de sanctions à l’encontre de la Russie, qui se sont traduites par des contre-sanctions russes en représailles; que cette spirale de sanctions n’a pas atteint son objectif, à savoir provoquer des changements politiques".

Personnellement, au vu du contexte particulier ukrainien, je considère que ces nouvelles sanctions économiques occidentales évoquées sont autant destinées à Moscou pour qui elles sont des menaces qu'à Kiev pour qui elles sont des garanties de soutien en cas de conflit militaire avec Moscou. Et le prétexte Navalny qui occupe obsessionnellement tout un ensemble de paragraphes soporifiques de la résolution n'est qu'un écran de fumée destiné à cacher l'objectif réel occidental : encourager l'Ukraine à attaquer le Donbass !

Pour cela j'apparente complétement cette résolution d'ordre économique de l'UE à celle, militaire, présentée par l'OTAN à ses "alliés non intégrés" ukrainiens début avril

Ainsi sans prendre part directement à un éventuel conflit russo-ukrainien les occidentaux garantissent à Kiev (en plus des aides politiques, financières, logistiques et de renseignement) de mettre en place:

  • Une zone d'exclusion aérienne au dessus de l'Ukraine pour circonscrire le conflit au Donbass et protéger ainsi l'acquis territorial de l'OTAN,
  • Une zone d'exclusion économique au dessus de la Russie si ses forces militaires se portent au secours des milices républicaines,
Pour conclure avec cette dimension économique de la guerre froide 2.0 entre Washington et Moscou je pense que les occidentaux, qui auront beaucoup plus à gagner qu'à perdre en cas d'aventure ukrainienne contre la Russie, disent à leur laquais kiévien : 

"vas y petit, il faut la mériter ta place dans l'OTAN et puis tu sais, on protège tes arrières ! ait confiaaaaaaaaaaance !"  

Erwan Castel

L'Ukraine, ou le refuge des psychopathes

Le psychopathe Muslim Cheberloevsky exhibant fièrement son poignard "Morts aux séparatistes" lors de sa rencontre avec son homologue psychopathe ukrainien Iarosh

  • On connaissait déjà l'Ukraine comme étant le foyer principal (surtout la région occidentale de Lvov) d'une survivance idéologique nazie via ce nationalisme bandériste ethnocentré ayant collaboré avec la face criminelle du nazisme et qui, en 2013 va mettre ses skinheads au service de l'ingénierie étasunienne du Maïdan en échange d'une part du pouvoir politique, de la glorification des collaborateurs nazis et de la reconnaissance de leur idéologie totalitaire comme référence patriotique ukrainienne. Aujourd'hui la peste brune du bandérisme rayonnant à partir de Lvov a infecté le gouvernement et le parlement ukrainiens, les unités militaires et mouvements de jeunesse jusqu'à investir officiellement les rues de Kiev.
  • On observe depuis 2014 l'attirance exercée par la guerre du Donbass auprès des nationalistes occidentaux qui vivent une nouvelle fracture idéologique avec une majorité, dans un fantasme anticommuniste hitléro-américain, qui va soutenir l'offensive atlantiste contre les séparatistes pro-russes tandis qu'une minorité, dans une poutinolâtrie non moins fantasmée, va soutenir les républiques de Donetsk et Lugansk. Et parmi ces tarés et ces rêveurs certains vont même rejoindre les tranchées ou dans les rangs des milices républicaines, ou dans les rangs des bataillons spéciaux néo-nazis ukrainiens comme "Azov" par exemple ou en 2014-2015 on compte une cinquantaine de français. 

Mais dans le jeu géopolitique dont le Donbass catalyse toutes les tensions internationales de la nouvelle guerre froide Washington/Moscou, on voit aussi que les puissances dont les zones d'influence couvrent cette région pontique (OTAN, Russie, Turquie) cherchent à avancer leurs proxys ou les laisser rejoindre la ligne de front qui malgré des accords de paix signés à Minsk n'a jamais cessé d'être active. 
  • Ainsi, des dizaines de milliers de volontaires internationaux sont venus rejoindre les milices républicaines soit par conviction idéologique diverse (communisme, national bolchevisme, anti mondialisme, monarchisme etc...) soit le plus souvent par une conscience identitaire historique qui solidarise dans une idée d'empire héritée les différents peuples de la grande Russie impériale, soviétique et fédérale. 
  • Quant au front ukrainien il attire aussi des volontaires qui cherchent dans une aventure militaire contractuelle à sortir de prison, exprimer leur fanatisme politique ou leur extrémisme religieux, ou fuir des théâtres d'opérations où ils ont perdu la guerre comme par exemple la Tchétchénie ou  la Syrie tout en continuant à être les idiots utiles d'un mondialisme dont ils n'ont pas compris encore qu'ils étaient ses consommables. 
Dmitry Iarosh, chef de la formation paramilitaire nazie "Prayvi Sector"
rencontrant en 2014 à Odessa  Muslim Cheberloevsky, le chef tchétchène
du bataillon Cheikh Mansour, organisation terroriste affiliée à Daesh

Dès 2014, des observateurs avaient signalé des rencontres entre djihadistes salafistes et néo-nazis atlantistes autour de front du Donbass, ici j'ai déjà consacré plusieurs articles (ici et ici par exemple) à ce qui n'était alors, il faut bien le reconnaître, qu'un phénomène anecdotique et sans conséquence concrète importante (les quelques dizaines de djihadistes repérés seront d'ailleurs liquidés par un coup de vent venu du Caucase continuer le nettoyage commencé en Tchétchénie.

Cependant, "la donne a changé" depuis que la Turquie, enivrée par ses victoires en Syrie ou dans le Haut Karabagh, n'entre de plus en plus de plein pied dans la guerre du Donbass que les ukropithèques mènent pour le compte de l'Oncle Sam.

Après le soutien politique inconditionnel au régime de Kiev (notamment au sujet de la Crimée) la livraisons à l'armée ukrainiennes de drones d'attaque "Bayraktar TB2", voilà qu'est à nouveau évoqué l'arrivée sur le front ukrainiens d'unités de djihadistes islamistes venant de Syrie ou d'autres fiefs de la nébuleuse du terrorisme salafiste.

Voici une synthèse relayée par "Réseau International" concernant cette implication probable de djihadistes aux côtés des soldats ukrainiens

Erwan Castel

Source de l'article: Réseau International

Les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour saboter les relations turco-russes et préparent un complot: Washington prévoit d’envoyer des mercenaires dans la région du Donbass et d’en faire porter la responsabilité à la Turquie.


Des djihadistes en Ukraine 
Les États-Unis vont organiser l’opération 
et rejeter la faute sur la Turquie

1er mai 2021

United World International a découvert une nouvelle conspiration américaine en Ukraine

L’UWI a obtenu des informations fiables de sources internationales selon lesquelles les États-Unis ont préparé un plan pour d’abord susciter la méfiance entre la Russie et la Turquie, puis provoquer des tensions entre Ankara et Moscou. Selon le plan, les djihadistes et les mercenaires syriens seront déplacés vers la région du Donbass. Ces groupes comprendront des Tatars et des Tchétchènes qui connaissent bien la région et seront envoyés pour combattre les forces russes et pro-russes. Plus tard, les médias mondiaux répandront le mensonge selon lequel la Turquie a transféré ces groupes dans la région. De cette manière, les États-Unis ont l’intention de provoquer un conflit entre la Turquie et la Russie.

Revendications concernant le transfert d’une avant-garde dans la région du Donbass

La source internationale qui a parlé à l’UWI a déclaré : 

« Les relations turco-russes se développent généralement bien. Il existe des points de désaccord, mais ils sont d’importance secondaire. Les relations entre Poutine et Erdogan sont bonnes, et ils l’ont déclaré à l’opinion publique mondiale. Les États-Unis n’acceptent pas cette situation. Washington élabore des plans sur la manière d’éloigner la Turquie de la Russie et applique la tactique de la carotte et du bâton ».

« En ce moment », poursuit la source, « les États-Unis effectuent des démarches informatives en Ukraine. Leur dernière tentative consiste à faire venir des mercenaires de Syrie en Ukraine. Les préparatifs ont déjà commencé. Les hommes sont spécialement choisis dans les groupes qui auraient des liens avec la Turquie et sont entraînés ».

La source poursuit : 

« Des rumeurs indiquent qu’un petit groupe d’avant-garde a déjà été déplacé dans la région du Donbass. Les djihadistes tatars et tchétchènes parmi eux rendront les choses encore plus faciles. Le déploiement sera bientôt terminé et ils recommenceront la propagande selon laquelle la Turquie a transporté en Ukraine les groupes qu’elle a formés en Syrie, comme elle l’a fait en Libye et dans le Haut-Karabakh. Ils accuseront la Turquie de ce qu’ils ont eux-mêmes organisé. Ils utiliseront ces mercenaires dans des opérations secrètes ; ils les utiliseront contre des civils. Ou bien ils mèneront eux-mêmes les opérations et rejetteront la faute sur ces groupes.

La source a déclaré que cette opération vise également à influencer l’opinion publique russe :
 
« Ils présenteront au public des documents de presse, des vidéos, des photos de mercenaires syriens amenés en Ukraine et de leurs actions sur place. Ils publieront des photos et des vidéos de ces groupes prises en Turquie. Ils utiliseront les réseaux sociaux. Ils essaieront également de saboter les relations turco-russes comme ils l’ont fait lors de la crise où l’avion russe a été abattu. Et tout en exécutant ce plan, ils tenteront de provoquer l’opinion publique russe contre la Turquie. Ils utiliseront les forces anti-turques à l’intérieur de la Russie. Ils activeront les forces pro-occidentales en Russie pour accroître les tensions avec la Turquie.


La Russie est alarmée

Pendant ce temps, la Russie serait alarmée. Les sources indiquent que la Russie dispose d’un vaste réseau de renseignements dans la région et déclarent ce qui suit : « La Russie dispose également d’un vaste réseau de renseignements à l’intérieur de l’Ukraine. Moscou a la capacité d’observer toute personne entrant et sortant de la région. En outre, la majorité de la population de la région du Donbass soutient la Russie ».

« La Russie est donc au courant de tous les mouvements et activités dans la région. Il est nécessaire de s’abstenir de toute action que la Russie pourrait mal interpréter. Des mesures erronées qui pourraient rendre la Turquie suspecte provoqueront une forte réaction en Russie. De telles mesures et leur réaction raviront avant tout les Arméniens et le PKK/PYD ».

Déclaration de Lavrov

Lors d’une récente visite en Égypte, le ministre russe des affaires étrangères, M. Lavrov, a répondu comme suit à une question posée lors d’une conférence de presse : 

« Je vous dirai tout de suite que nous exhortons tous les pays responsables avec lesquels nous communiquons, et la Turquie en fait partie, à les inciter fortement à analyser la situation et les déclarations implacablement belliqueuses du régime de Kiev, et nous les mettons également en garde contre le fait d’encourager ces aspirations militaristes ».

Des sources diplomatiques indiquent que des responsables russes ont recueilli des renseignements sur des plans visant à déplacer des mercenaires du Moyen-Orient vers l’Ukraine, et que ces inquiétudes ont poussé M. Lavrov à faire cette déclaration.


Esper a demandé le déploiement de troupes américaines en mer Noire

L’ancien secrétaire américain à la défense, Mark Esper, a demandé que son pays déploie davantage de soldats dans les pays riverains de la mer Noire, tels que la Bulgarie et la Roumanie, afin de prévenir d’éventuelles attaques russes.

Washington devrait chercher à rassurer les alliés européens et à renforcer l’alliance de l’OTAN en déployant davantage de forces en Pologne, « dans les Pays Baltes, si cela a un sens, et dans des pays comme la Roumanie et la Bulgarie, si ce n’est pas de manière permanente, sur la base d’une rotation », a déclaré M. Esper dans une interview accordée à Reuters mardi.

À la suite de la montée des tensions en Ukraine, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient renforcer leur présence militaire en Allemagne. Auparavant, l’administration Trump, où Esper a servi en tant que secrétaire à la défense, prévoyait de réduire la présence militaire américaine en Allemagne de 36 000 à 12 000 soldats. Trump affirmait que l’Allemagne profitait de la présence des forces américaines dans la région sans assumer ses responsabilités financières au sein de l’OTAN.


L’Ukraine comme refuge pour ISIS

Le journal ukrainien Zoborana a publié le 2 décembre 2020 un article intitulé « Les djihadistes en vacances : pourquoi l’Ukraine est devenue un refuge pour les militants d’ISIS ? » L’article présente des informations intéressantes.

L’article de Zobarana rapporte que « plusieurs centaines d’anciens combattants du Califat ont choisi l’Ukraine comme lieu d’installation. Avec des institutions publiques faibles, la corruption, des frontières poreuses et des escarmouches permanentes, l’Ukraine offre de grandes opportunités pour ceux qui veulent rester cachés ».

L’article poursuit : « L’Ukraine attire des militants qui ont perdu en Syrie et en Irak. Le pays est un bon endroit, sûr, pour rester, se cacher et attendre jusqu’à ce qu’ils aient une chance de rentrer chez eux, dans l’Union européenne ou dans une ancienne république soviétique ».


Les États-Unis donnent à l’ISIS de nouvelles tâches

Les États-Unis ont utilisé ISIS comme un passe-partout en Syrie et en Irak pour toutes les portes. ISIS a largement perdu sa valeur après l’opération turque dans la région. Les militants d’ISIS, dont le nombre est estimé à plusieurs milliers, ont reçu de nouvelles tâches. Une partie importante d’entre eux a été transférée avec le soutien militaire américain dans les régions contrôlées par le PKK/YPG.

Cette organisation, dont l’ancien président américain Trump a ouvertement déclaré que la CIA l’avait fondée, est principalement composée de mercenaires. Elle comprend également des militants de Syrie, d’Irak et d’autres pays arabes, ainsi que des combattants du Caucase.

Des militants tchétchènes, dirigés par la CIA et ayant servi dans la guerre de Géorgie, qui se sont ensuite réfugiés dans la vallée de Pankisi en Géorgie, ont été transportés depuis 2011 en Syrie. Ces mercenaires servent selon les besoins de la CIA un jour au sein d’ISIS, le lendemain au sein d’Al Nosra, un autre jour au sein d’une autre organisation « djihadiste », et sont également influents au sein du PKK/YPG.


Les djihadistes en Ukraine

Parmi ceux qui sont actifs en Syrie sous le masque des « djihadistes » figurent également des groupes originaires des anciennes républiques soviétiques et d’Asie centrale. Parmi eux se trouvent environ 500 Tatars de Crimée. Dimitry Yarosh, dirigeant de l’organisation d’extrême droite ukrainienne « Secteur droit », avait en 2014 appelé les dirigeants de l’émirat séparatiste tchétchène du Caucase à unir leurs forces contre la Russie. En mars et avril 2014, des informations ont filtré dans les agences de presse, faisant état d’environ 300 mercenaires revenus de Syrie et ayant commencé à combattre dans la région du Donbass. Le député de l’organisation terroriste Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, Abdul Karim Kirimli, a appelé tous les Tatars de Crimée et tous les musulmans d’Ukraine à « entrer dans la voie du djihad ».

D’autre part, les militants de l’organisation terroriste Hizb at-Tahrir avaient commencé leurs activités parmi les Tatars de Crimée avant les événements de Maïdan, le gouvernement de Kiev détournant sciemment le regard. Les idées extrémistes du Hizb at-Tahrir sont très vite devenues populaires parmi la population tatare de Crimée. Entre 2012 et 2013, Hizb at-Tahrir comptait environ 10 000 membres en Crimée et certains d’entre eux ont combattu en Syrie aux côtés d’organisations terroristes."

Sources : 

  • https://uwidata.com/17631-us-will-organize-and-put-the-blame-on-turkey-the-conspiracy-of-mercenaries-in-the-ukraine/ 
  • via http://euro-synergies.hautetfort.com


A nos morts d'avril !

"Soldats de la Liberté" 

Il y a 7 ans, au mois d'avril 2014, tombaient les premiers défenseurs de la liberté des populations russes du Donbass lors du siège commençant de Slaviansk (100 km au Nord de Donetsk).

2555 jours plus tard la liberté du Donbass continue d'être irriguée par le sang et les larmes de ses habitants, unis autour de leurs traditions identitaires fondatrices de leur passé autant que de leur avenir. L' "opolcheny" (milice populaire) a évolué en force et les groupes d'autodéfense hétéroclites du "printemps russe" sont devenus aujourd'hui une armée moderne, aguerrie, entrainée et organisée, mais tout en gardant pieusement la flamme sacrée de la rébellion qui a levé un vent d'espérance pour que la belle Novorossiya se réveille et brise les chaînes de la servitude moderne.

Ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui ont opposé leurs coeurs et leurs corps à la folie meurtrière des hordes fascistes ressorties des égouts de l'Histoire par les laquais occidentaux d'une ploutocratie mondialiste qui, dans une hypocrisie paroxysmique et criminelle fait avancer ses soudards sous les bannières de la "démocratie et des droits de l'Homme", comme hier les laquais du Vatican faisaient avancer leurs croisés sous la bannière du Christ, ou aujourd'hui les salafistes leurs djihadistes sous la bannière d'un autre prophète du désert.

Au cours de ce mois d'avril, la guerre du Donbass a tué 4 civils sur les territoires des républiques de Donetsk et Lugansk dont un enfant de 4 ans (le 2 avril), tous victimes de bombardements, tirs d'infanterie ou pièges explosifs de l'armée ukrainienne, et sur le front militaire, pas moins de 11 volontaires défenseurs ont été tués au combat et de nombreux autres blessés, dont plusieurs très grièvement.

Paix aux âmes de ces soldats de la Liberté qui ont rejoint dans leur foi respective le régiment infini des immortels de la grande Russie.

Erwan Castel

1er avril 21,
Igor Bayluk,
30 ans.
2 avril 21,
Yuri Semenyuk,
41 ans.









3 avril 21,
Yaroslav "Yar"
5 avril 21,
Andrey Spichak,
26 ans.

8 avril 21,
Oleg Pichugin,
31 ans.
12 avril 21,
Alexeï Karayagin,
50 ans.

16 avril 21,
à "Zolotoe 5" en RPL
20 avril 21,
Alexander Mariin
50 ans.



20 avril 21,
Ruslan Kondukov
31 ans
22 avril 21,
Maxim "Google"
29 ans









26 avril 21.
Evgeny Razarenov,
52 ans.










14 avril, funérailles de Alexeï Karayagin à Stakhanov en République Populaire de Lugansk