mercredi 5 septembre 2018

La Russie dans le Donbass


Les services de sécurité de la Fédération de Russie sont officiellement arrivés à Donetsk pour enquêter sur l'attentat terroriste qui a coûté la vie au Président Zakhartchenko.

Pendant ce temps là les occidentaux s'en foutent et, commentant ce meurtre évoquent au plus un "développement" dans la crise ukrainienne...


Source de l'article ; Russie Politics

Russie: Des enquêteurs du FSB 
officiellement à Donetsk 
pour enquêter sur l'attentat contre Zakhartchenko

Alors que la France et l'UE refusent obstinément de voir dans la mort de Zakhartchenko un attentat, et encore moins d'envisager la possibilité même de l'implication de l'Ukraine, la Russie a décidé de réagir et d'envoyer officiellement des enquêteurs du FSB faire toute la lumière sur cette tragédie et trouver les véritables responsables. Une décision hautement symbolique dans un conflit où le symbole est aussi important que les armes.

Suite à l'assassinat du dirigeant de la République populaire de Donetsk, A. Zakhartchenko, la communauté internationale détourne encore une fois les yeux. La délégation de l'UE en Ukraine a répondu à un site ukrainien en disant qu'il y a déjà eu beaucoup trop de morts dans l'Est de l'Ukraine, qu'il faut continuer à travailler à l'implantation totale des accords de Minsk et soutenir les efforts diplomatiques. La déclaration faite lors de la conférence de presse du ministère des affaires étrangères français reprend en substance la même ligne:


Ainsi l'UE et la France refusent d'envisager la possibilité même de la responsabilité de l'Ukraine l'attentat perpétré, refusent de qualifier cet acte d'attentat. L'Europe mène la politique de l'autruche, l'Ukraine ne peut être responsable car elle est soutenue, financée et armée par les Européens et les Américains. La question est réglée.

La Russie a, pour sa part, doublement réagi. Tout d'abord, le Comité fédéral d'enquête de la Fédération de Russie a ouvert une enquête pour terrorisme international, remettant ainsi les choses à leur place. Ensuite, la décision a été prise d'envoyer, pour la première fois officiellement, ouvertement, avec déclarations à la presse à l'appui, un groupe d'enquêteurs du FSB afin de faire toute la lumière. Ils sont déjà sur place et ils travaillent.

La réaction dans la presse ukrainienne est à la mesure de l'importance, pas uniquement symbolique, de la présence officielle du FSB dans le Donbass. Ainsi, sur le site Novoe Vremia ukrainien (Nouveaux temps), l'on peut lire ceci:
  • "Après la liquidation sur le territoire occupé de Donetsk du chef des terroristes de "DNR" Alexandre Zakhartchenko, les forces de l'ordre russes y ont envoyé leurs "spécialistes". (..) Il faut rappeler que l'Ukraine n'a donné aucune autorisation aux membres du FSB de circuler sur son territoire et leur entrée dans le Donbass est une évidente violation de plus par la Russie de la législation ukrainienne et du droit international"

Il est vrai que l'envoi officiel du FSB sur place pour mener l'enquête, "aider" à mener l'enquête, soulève des questions. Est-ce une forme de reconnaissance informelle par la Russie des territoires de DNR et LNR? En effet, la coopération policière et judiciaire existe, mais entre entités étatiques.  Ou bien, s'il ne s'agit pas de reconnaissance, est-ce un pas de plus vers un processus latent d'intégration? 

Le PC russe demande la reconnaissance de ces républiques, les accords de Minsk n'obligeant finalement que la Russie et le Donbass. Il est vrai que pour l'instant, les forces du Donbass ont ordre de ne pas répondre aux provocations de l'armée ukrainienne, qui se vante d'avancer ainsi kilomètre par kilomètre dans la zone tampon, soi-disant neutre et démilitarisée, et de reprendre du territoire. Ils envoient même des SMS aux combattants leur annonçant qu'ils vont bientôt arriver et qu'ils doivent déposer les armes. Leurs conseillers de l'OTAN les ont bien préparé à la guerre psychologique.


En plus de la présence du FSB, l'ordre de ne pas répondre pourrait être oublié, la guerre n'est pas une opération suicide. L'attentat contre Zakhartchenko pourrait être l'attentat de trop. Il est trop symbolique pour ne pas exiger de réaction.

Karine Bechet Golovko

mardi 4 septembre 2018

Zaitsevo bombardé !


Zaitsevo est un des nombreux villages martyrs du Donbass, pris en otage par une ligne de front où s'affrontent depuis 4 ans les armées enterrées de Donetsk et Kiev.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre l'armée ukrainienne a bombardé une nouvelle fois les zones résidentielles de de village situé au Nord de Gorlovka (Nord RPD) avec des munitions incendiaires.

5 maisons de la rue Yeselin ont été détruites et plusieurs bâtiments annexes également.


Heureusement aucune victime est à déplorer car les habitants de ce secteur dorment depuis 4 ans dans les caves et les abris.

Et certains d'oser toute honte bue nous parler encore des accords de Minsk, de la trêve de rentrée scolaire et d'ignorer avec mépris (quand ils n'applaudissent pas) l'assassinat vendredi dernier du Président Zakharchenko, l'un des signataires du processus de paix.

Kiev en tant que suppôt de l'impérialisme étasunien ne peut accepter qu'un quelconque processus de paix vienne entraver la mise en oeuvre du chaos mondialiste.

Il faut maintenant laisser parler les armes...

Erwan Castel

lundi 3 septembre 2018

Minsk ? : Archives rayon Echecs


Certes les accords de Minsk auront figé le conflit et maintenu un semblant de dialogue entre les partis.

Mais certainement pas au profit d'un processus de paix qu'ils devaient mettre en oeuvre.

Ils sont bel et bien enterrés avec la dépouille du Président Zakharchenko ce "mort de trop" victime de la folie belliciste des occidentaux et de leurs séides bandériste.

Voici une analyse intéressante de Karine Bechet Golovko su lendemain de cet attentat qui risque d'être un tournant dans l'histoire de la crise ukrainienne et de la guerre dans le Donbass.

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics


L'attentat contre le dirigeant de la République de Donetsk Zakhartchenko: la fin des accords de Minsk?

Hier, vendredi, à 17h30 le dirigeant de la République de Donetsk dans le Donbass, Alexandre Zakhartchenko, a été victime d'un attentat, le 8e, fatal. La résonance de cet acte criminel conduit les autorités russes à s'interroger sur les accords de Minsk et elles demandent une réaction de la communauté internationale. En lisant la presse française, l'on comprend facilement qu'aucune condamnation de Kiev n'est à attendre. Ce sera à DNR et à la Russie à prendre leur responsabilité.

Un attentat de plus, espérons que ce sera l'attentat de trop.

En se rendant à la cérémonie organisée en l'honneur de la mort du grand artiste né dans le Donbass, Kobzon, devenu ensuite député de la Douma russe, Zakhartchenko a été victime d'un attentat. Grièvement blessé, transporté à l'hôpital, il y est décédé.


A 17h30, dans le café Sépar, une explosion a eu lieu, Zakhartchenko et son garde du corps sont morts. L'on compte également 12 blessés, dont 5 hospitalisés sans que leur vie ne soit en jeu. Il semblerait que l'explosif ait été placé dans les luminaires du café. Un garde du corps a disparu, il est possible qu'il soit impliqué. 

Les réactions dans la presse française sont extrêmement significatives de la position que cette fameuse "communauté internationale" va occuper: il n'est pas crédible que l'Ukraine soit impliquée. C'est soit un coup de la Russie qui se débarrasse de ceux qui ne l'intéressent plus, soit un règlement de comptes interne à ces "chefs de guerre". Voici par exemple en extrait du journal Le Monde:


Dans la même veine, l'on appréciera la manière délicate dont un autre journal, La Dépêche, met en avant la position ukrainienne après avoir glissé sur la position locale et russe:
  • "Nous n'excluons pas une tentative des services secrets russes d'éliminer un personnage odieux qui, selon nos informations, gênait les Russes et dont ils n'avaient plus besoin", a même assuré à la télévision ukrainienne un haut responsable du SBU, Igor Gouskov.

Autrement dit, jamais Kiev ne sera mis en cause pour ces attentats, qui ne sont pas reconnus comme tel par la communauté internationale et par les organismes censés s'occuper du respect des funestes accords de Minsk.

Après ce nouvel attentat contre le dirigeant de DNR, Dmitri Trapeznikov, ancien vice-président du Conseil des ministres, a été nommé par intérim. Il a immédiatement déclaré que le cours politique choisi par Zakharchenko ne serait pas remis en cause, que le Donbass chercherait toujours à affermir son indépendance par rapport à l'Ukraine et être intégré dans la Fédération de Russie. 

En Russie, plusieurs voix s'élèvent pour s'interroger sur l'intérêt de ces accords de Minsk si ouvertement violés par l'Ukraine. Car pour DNR comme pour la Russie, cela ne fait aucun doute que Kiev tente de déstabiliser la situation intérieure par ces séries d'attentats. Plusieurs personnes ont été interpellées suite aux faits et confirment cette version, évidemment démentie par l'Ukraine.

Le sénateur Klintsévitch déclare que cet attentat est une tentative de totale remise en cause des accords de Minsk par l'Ukraine. Le président de la Douma, Volodine, estime que cet attentat réduit à néant le sens des accords de Minsk. Position également tenue par la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, qui a déclaré que ce qui se passe remet en cause le caractère sans alternative des accords de Minsk tel que le comprend la communauté internationale.

Il est effectivement possible, pour la rhétorique, de demander aux pays garants des accords de Minsk de s'exprimer, à l'OSCE ou encore à d'autres, cela ne changera rien. Ils ne reconnaîtront jamais publiquement la responsabilité de l'Ukraine dans la violation systématique des accords de Minsk.

Par exemple, une trêve vient encore d'être conclue pour la rentrée scolaire et quelques heures plus tard, l'armée ukrainienne a repris les tirs en direction des villages de Kommintern et de Nikolaevka, ce qui a, par exemple, conduit à blesser une personne âgée au ventre et sur le dos. Le bombardement de sa maison entre-t-il dans le cadre des accords de Minsk?


6 heures avant l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, l'armée ukrainienne bombardait Gorlovka:


Que valent des accords qui ne sont pas respectés par les deux parties? Si l'Ukraine peut impunément les violer, revendiquer avancer et prendre du terrain dans la zone neutre, sans que l'OSCE ne puisse (ou ne veule) l'en empêcher, si des méthodes terroristes peuvent être utilisées pour assassiner ceux qui résistent sans autre risque que de voir encore la Russie accusée, à quoi servent ces funestes accords?

Certainement pas à obtenir un règlement politique et pacifique, mais à geler un conflit nécessaire au gouvernement post-Maïdan de Kiev pour justifier son imposture, autant qu'aux Etats-Unis et à leur pays satellites pour faire pression sur la Russie. Mais quel est l'intérêt de la Russie de maintenir, protéger et entretenir un instrument qui est retourné contre elle?

Peut-être l'attentat de Zakhartchenko sera-t-il l'attentat de trop ...

Karine Bechet Golovko



dimanche 2 septembre 2018

Une Union sacrée invincible !


Le Donbass éternel et russe, vient en cette journée du 2 septembre 2018 rendre hommage et dire adieu à son commandeur, lâchement assassiné par la haine kiévienne.

Ce sont plus de 200 000 personnes qui sont venus en silence, une fleur à la main et les larmes dans les yeux, saluer celui qui a défendu leur Liberté et donné chair à leur rêve républicain.

Ce rassemblement est plus qu'un deuil ou un hommage collectif à une victime de la barbarie occidentale. C'est aussi et surtout un plébiscite et un cri d'amour pour un pays, un peuple une Histoire et un projet que cet homme incarnait et qui lui survivront dans le cœur et les bras de chaque citoyen de la République Populaire de Donetsk.

Cet assassinat lâche, qui révèle une fois encore l'amoralité et l'abjection du camp occidental, en voulant décapiter le Donbass n'a fait que renforcer la détermination de sa population à défendre sa Liberté jusqu'à ce que soit balayé ce pouvoir fantoche de Kiev et condamnés tous ses assassins.

Cette immense tristesse collective est le témoignage de la réalité et invincibilité de ce peuple dont chaque homme, femme ou enfant aujourd'hui s'appelle Zakharchenko !

Par son sang, Aleksandr Vladimirovitch Zakharchenko aura scellé éternellement l'union sacrée du Donbass et désormais le glas sonne pour ce monstre sanguinaire vomi par le Maïdan.

Au Nord de la cité rebelle, sur les remparts de Yasinovataya, venant de l'Est, un vent nerveux balaie la steppe et sur le volcan du front, porte sa colère vers les lignes ukrops....

"Vous ne passerez pas !"

Erwan Castel







Le grand père 'Aleksandr Zakaharchenko s'effondre sur son cercueil et demande "Sacha emmène moi avec toi !"

samedi 1 septembre 2018

Un calme avant la tempête ?

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Au poste d'observation 
Depuis notre nouveau déploiement sur le front de Yasinovataya, au Nord de Donestk, la ligne de front est recouverte d'un silence quasi sépulcral et l'assassinat le 31 août de Aleksandr Zakharchenko le Président de la République Populaire de Donetsk n'a pas enflammé plus le front hormis quelques tirs erratiques en soirée.

Cependant la tension qui déjà rampait depuis plusieurs semaines dans les dédales des tranchées de Promka est devenue depuis 24 heures de plus en plus palpable au rythme des informations générales du front qui signalent une probable et très prochaine offensive ukrainienne sur le front (aux environs du 15 septembre)


Samedi 1er septembre 2018

La nuit dernières, des fusées éclairantes (video) sont venues faire danser les ombres du champ de bataille et éclairer les pensées des sentinelles.

Ici, on nous rapporte des mouvements de deux colonnes blindées ukrainiennes progressant vers la cité en deuil, au Sud du côté Dokuchaïevsk et au Nord du côté Konstantinovka.
Là, on nous signale la mise en alerte des forces républicaines de Donetsk et Lugansk, mais aussi des forces russes de Crimée et de la région de Rostov prépositionnées prés de la frontière.

Difficile de discerner depuis notre petit secteur du front cette vue d'ensemble qui est déjà biaisée par des discours propagandistes qui s'affrontent à l'arrière des tranchées, mais il est tentant dans le contexte du moment d'interpréter ce silence inhabituel du front comme un "calme avant la tempête".

Et chacun de fourbir ses armes...

Du coup, les attentions des guetteurs sont redoublées et le moindre indice observé ou entendu est transmis de poste en poste comme ce survol réalisé à 18h00 locale par un drone ukrop de 2ème échelon volant à haute altitude.

L'inquiétude cependant ne gagne pas les hommes habitués au terrain et aux alertes, et qui en profitent pendant leur repos éphémères pour dormir, bricoler ou prendre des leçons de patience de chasse et de camouflage avec une mante religieuse venue explorer "Forteruine".

Une visiteuse plus chasseresse que religieuse 

De mon côté, je poursuis entre 2 observations mon petit journal du front que j'espère le voir se finir bientôt par une victoire et une paix retrouvée pour tout un Donbass libéré de l'oppression kiévienne.

Je remercie ici vivement tous les amis et sympathisants qui m'ont exprimé ici leur soutien, condoléances et tristesse à l'annonce de la mort du Président et commandeur Zakharchenko.

Ces marques de respect et de gentillesse venues pour beaucoup d'une Europe de l'Ouest asservie par la dictature de guerre occidentale prouvent que notre combat n'est pas vain et que notre espérance fleurie aussi de l'autre côté du nouveau rideau de fer...

Cela nous donne encore plus de foi et de courage pour "le combat de demain"

Erwan Castel
Fusée éclairante au dessus de nos positions.

Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Un mois de souffrances


Ce mois d'août, pourtant l'un des plus calmes vécus sur le front du Donbass, est marqué du sang des martyrs.

Ce ne sont pas moins de 17 femmes et hommes qui sont tombés sous les armes, en défendant la Liberté de la République Populaire de Donetsk, 3 médecins militaires qui secouraient des blessés et enfin le Président Zakharchenko lui même et son garde du corps, emportés dans un attentat terroriste au cœur de Donetsk.
Sans oublier les nombreux blessés qui continuent de souffrir sue leur lit d'hôpital.

Voici quelques uns des visages de ces femmes et ses hommes ayant rejoint le régiment des immortels durant ce mois d'août 2018.

Que la terre leur soit légère et que leur sacrifice nous porte vers la victoire !

Erwan Castel














La Russie est avec vous !


Le soir de l'assassinat de Aleksandr Zakharchenko, le Président Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances au Donbass et a rendu hommage au Président de la République Populaire de Donetsk.

"Alexandre Vladimirovitch Zakharchenko, un véritable leader populaire, un homme courageux et déterminé, le Patriote du Donbass."

"Le meurtre sournois d'Alexandre Zakharchenko est un autre témoignage: ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence, de l'intimidation, ne veulent pas chercher une solution Pacifique et politique au conflit, ne veulent pas engager un véritable dialogue avec les habitants du Sud-est. Et ils mettent un pari dangereux sur la déstabilisation de la situation, sur le fait de mettre le peuple du Donbass à genoux. Cela ne fonctionnera pas."

"J'espère que les organisateurs et les auteurs de ce crime encourront une peine méritée"

"Je tiens à exprimer une fois de plus mes condoléances aux proches d'Alexandre Vladimirovitch Zakharchenko, à tous les habitants du Donbass."

"La Russie sera toujours avec vous"

Vladimir Poutine le 31 août 2018.

Le jour d'après, la République en Danger ?

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8h00, je me lève une nouvelle fois avec trop peu d'heures de sommeil dans la musette, réveillé après 2 heures de repos par le chant de la scie et la percussion de la hache débitant le bois de cuisine.

Après mes premières pensées instinctives dirigées vers un amour éloigné et le silence pesant du champ de bataille, le reflet du Président Zakharchenko, assassiné la veille dans un lâche attentat au cœur de Donetsk m'accompagne vers le feu crépitant sous la bouilloire...


Samedi 1er septembre 2018

J'aurais préféré sortir d'un cauchemar, et même si cette tragédie était prèvisible depuis la vague d'attentats qui a frappé une bonne quinzaine de personnalités des Républiques du Donbass depuis 3 ans, le choc est immense. Tel un tsunami l'événement ne cesse de se diffuser dans l'esprit et le coeur tandis que la raison tente d'en analyser, et sereinement, les conséquences potentielles.

Et malgré mon optimisme quant au devenir du Donbass libre, des inquiétudes et interrogations m'assaillent ce matin.

Si j'ai toujours été rétif à toute forme d'idolatrie, des dieux, des morts et plus encore des vivants, je dois reconnaître cependant que les tragédies de l'Histoire exigent et donnent d'ailleurs naissance à des héros qui, et parfois malgré eux, protègent leur pays et sauvent le rêve humain.

Aleksandr Zakharchenko était de ces hommes, trempés dans les traditions de sa terre et le feu de la guerre. Malgré ses humaines faiblesses et qui souvent n'étaient que les revers de ses nobles qualités, cet ingénieur électricien de 42 ans avait su, par la force de son exemple et son charisme exceptionnel, donner chair à la résistance du Donbass mais aussi au rêve millénaire d'une République populaire.

Aujourd'hui au sortir de cette tragédie, 3 dangers menacent Donetsk dans cet inévitable période de transition où le pouvoir va devoir se rétablir dans son commandement, mais aussi les esprits et les cœurs .
  • Premier danger : une offensive ukrainienne qui profiterait et/ou prolongerait cet attentat qui est autant une décapitation temporaire du gouvernement qu'une provocation appelant les forces républicaines à une réaction logique et légitime. Car dès les premières heures de l'enquête, la griffe kiévienne apparait clairement. 
Porochenko chercherait à cette occasion une victoire militaire exploitant cette tragédie provoquée, pour être en position de force avec le nouveau président de la RPD et aussi la capitaliser pour sa campagne présidentielle de mars 2019.
  • Deuxième danger : une lutte de pouvoir souterraine, pas tant pour la charge présidentielle mais surtout pour celles de ses satellites ministériels. En effet le Donbass, malgré son séparatisme n'a pas pu, essentiellement à cause de la guerre, se débarrasser complètement de l'héritage d'une Ukraine post soviétique délétère. Or, "Zakhar" par ses compétences multiples, son travail inlassable servis par une intelligence de coeur et la force de son exemple savait convaincre autant que commander et même punir ceux qui sortaient du chemin républicain tracé en 2014. 

Car, comme partout ailleurs dans le Monde, les alcôves du pouvoir à Donetsk sont également infectées par des arrivistes, intrigants, et autres courtisans à breloques qui veulent leur part du pouvoir et des honneurs misérables. Il en est ainsi de la nature humaine et seule la force au service de la probité peut sauver le Politis des marigots du pouvoir.
  • Troisième danger : une fracture de l'unité républicaine. La guerre a en effet frappé durement les habitants du Donbass, dans leurs chairs et leur bien être. Mais malgré la fracture sociètale immense provoquée par une ligne de front violente séparant les zones bombardées des vitrines du centre ville, une cohésion sociale s'est maintenue autour du projet républicain et de la rébellion anti-Maïdan. 

Cette cohésion reposait en partie sur le charisme de "Zachar" qui savait par ses discours et ses actes dissiper la peur et la fatigue dans les cœurs. Ainsi bien les peuples que les communautés civiles, religieuses ou militaires ont besoin dans les tourmentés de leur histoires et surtout dans les guerres de chefs qui les guident et soudent leur unité. 
Ces hommes d'exception sont rares et leur relève lorsqu'ils disparaissent est un véritable défi !

Mais malgré tous ces défis et menaces, je reste optimiste et confiant en la victoire des cœurs et des armes et aujourdhui je fredonne ce chant des partisans (créé par la russe Anna Marly faut - il le rappeler) "ami si tu tombes un ami sors de l'ombre à ta place" qu'un commentateur évoquait hier sous la terrible nouvelle.

Car notre combat, qui est celui pour la Liberté des peuples, est déjà victorieux car il est juste et guidé par l'Honneur et l'Amour, ces legs immortels qu'Aleksandr Zakharchenko nous a offert avant de rejoindre le régiment des immortels.

"Que le souvenir des morts soit la force des vivants"

Erwan Castel


Les autres extraits de ce journal du front peuvent être retrouvés ici : Journal du front

Attentat de Donetsk, 2ème bilan


Au lendemain de l'attentat ukrainien qui a coûté la vie au Président Zakharchenko le 31 août 2018, le bilan s'alourdit tragiquement :

On parle désormais de 2 morts et de nombreux blessés dint 5 gravement, comme Natalia Volkova (photo), leader du mouvement de jeunesse "Opłotu". 60 % de son corps est brûlé....

Ce n'est plus un assassinat mais un carnage !

Et pas un gouvernement occidental, vous savez ces parangons droitdelhommistes, y compris ceux qui sont signataires des accords de Minsk pour condamner cette attaque terroriste au cœur de Donetsk...

Honte à Macron, Merkel et tous ces parrains du terrorisme kiévien qui ensanglanté le cœur de l'Europe en toute impunité.

Erwan Castel

Et qui sont les terroristes ?


Aujourd'hui j'adresse toutes mes pensées et mes sincères condoléances à la famille et aux proches d'Aleksandr Zakharchenko assassiné lâchement à Donetsk ce 31 août par un attentat ukrainien.

Et au reste du monde j'adresse mon écoeurement, car...

Qui bombarde les populations civiles des pays non alignés au Nouvel Ordre Mondial ?

Qui finance et arme le terrorisme salafiste et ses djihadistes à travers le monde ?

Qui organise des coups d'État et autres révolutions colorées contre des gouvernements ?

Qui organise des false flags criminels pour diaboliser les pays insoumis ?

Qui soutient les putschistes du Maïdan le retour du nazisme et la guerre contre le Donbass ?

Qui etc... assassine, détruit, envahi, et depuis 2000 ans, au nom de l'amour, du progrès, des droits de l'Homme ou de la démocratie des populations accusées d'être des barbares, des sauvages, ou des terroristes ?

Ce sont les occidentaux et leurs affidés, séides, laquais et autres portes flingues aux crânes rasés ou égorgeurs barbus

Et pourtant, à en croire la bien-pensance de la sacro sainte pensée unique occidentale, ce sont les rebelles de Palestine ou du Donbass, les gouvernements de Téhéran ou de Damas et autres insoumis au Nouvel Ordre Modial qui sont accusés de barbarie et de terrorisme !

Le meurtre du Président Zakharchenko est la preuve, s'il en était encore besoin, de ce cynisme occidental et lâche qui tente de maquiller son hégémonie criminelle dans une inversion accusatoire hallucinante.

Et cet attentat terroriste perpétré par Kiev au cœur de Donetsk contre le représentant de la population de la RPD risque fort d'euthanasier ces accords de Minsk déjà moribonds depuis leur naissance et de provoquer une nouvelle flambée de violences sur le front du Donbass qui menacera toute la région voire l'Europe.

Réveillez vous !

Erwan Castel

Source de l'article : RT

Le meurtre de Zakharchenko entraîne le conflit ukrainien «vers l'une des pires voies possibles»

Le meurtre de Zakharchenko entraîne le conflit ukrainien «vers l'une des pires voies possibles»© Maxim Zmeyev Source: Reuters
Alexandre Zakharchenko.
Andréa Kotarac, conseiller régional de la France insoumise, a côtoyé Alexandre Zakharchenko. Il estime que cet acte sur un représentant de Donetsk «aimé par le peuple» tourne une page dans l'histoire de ce conflit et redoute une escalade.

Alexandre Zakharchenko, dirigeant de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPD) dans l'est de l'Ukraine, a été tué par une explosion ce 31 août à Donetsk. Cet assassinat, dont la Russie tient l'Ukraine pour responsable, pourrait mener le conflit en Ukraine «vers l'une des voies qui est la pire», selon Andréa Kotarac, conseiller régional de la France insoumise en Auvergne-Rhône-Alpes, qui a côtoyé Alexandre Zakharchenko à Donetsk.


«Je crois que quand on tue le représentant de la République populaire de Donetsk, d'une des parties au conflit, un seuil non négligeable est franchi», s'inquiète-t-il, rappelant qu'Alexandre Zakharchenko était l'un des signataires des accords de Minsk en 2015 et que ceux-ci n'étaient pas vraiment respectés, Paris ayant notamment envisagé de vendre des hélicoptères de combat à Kiev. 

Andréa Kotarac, au nom de la France insoumise, rappelle que Jean-Luc Mélenchon tire la sonnette d'alarme depuis plusieurs années quant à la question ukrainienne. «La question de la paix sur le continent devrait être posée aux européennes», estime-t-il.