lundi 8 août 2016

La guerre s’intensifie dans le Donbass

Le Président Zakharchenko rappelle 
tous les fonctionnaires à leurs postes 


Ce matin devant une nouvelle évaluation de l'aggravation du front et les derniers rapports des services de renseignement de la République, Alexandre Zakaharchenko, Président de la République Populaire de donetsk a décidé de suspendre les congés des fonctionnaires des Ministères et de rappeler à leurs postes ceux qui étaient déjà partis.

A la veille de la réunion entre Vladimir Poutine et Recep Erdogan à Moscou, au cours de laquelle le rapprochement entre la Russie et la Turquie devrait être entériné (coopération économique et militaire), la situation sur le front du Donbass ne cesse de s'aggraver chaque jour.
Les forces ukrainiennes ont tiré 320 fois sur le territoire de la République tuant à nouveau 1 soldat et blessant 2 autres. 11 logements ont été endommagés lors des bombardements qui ont frappé Yasinovataya (au Nord de Donetsk) et Trudovsky (au Sud Ouest de Donetsk).


Zaitsevo le 8 août 2016

Il faut noter qu'au cours des derniers jours le nombre des bombardements a diminué de moitié, assuré par un nombre restreint de bouches à feu ukrainiennes, tandis que de nombreuses autres batteries d'artilleries se sont tues et ont même été redéployées discrètement vers de nouvelles positions tactiques. 
Vu le contexte général et compte tenu également d'une diminution sensible des activités radio des unités de Kiev, on peut raisonnablement penser que Kiev a positionné ses unités sur leurs bases d'assaut d'où, le plus discrètement possible, elles attendent le déclenchement de l'offensive.

Obusier de 152mm en action
Stéphane Aubouard, que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors de sa mission dans le Donbass fait partie de ces rares journalistes réellement indépendants qui sillonne les champs de bataille armés de leur consciences et de leurs coeurs. Il est un miroir de la vie qui ne déforme pas la Vérité sous l'influence de la doxa étasunienne qà laquelle sont soumis les lobbies militaro industriels qui contrôlent de nombreux grands médias occidentaux.

C'est grâce à cette liberté d'expression et cet amour de la Vérité que Stéphane est l'un des rares journalistes qui, ne confondant pas le métier de l'information libre avec le celui de la communication collabo, rend compte avec honnêteté et compassion de la réalité de cette nouvelle guerre européenne que la propagande occidentale, honteuse autant que cupide cherche à cacher au monde.

Qu'il soit remercié de son travail qui par nos temps d'obscurantisme intellectuel relève autant du courage que de la conscience professionnelle.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 

Le lien de l'article ici :  L'Humanité


Stéphane Aubouard
Mardi 2 août 2016 Quotidien "L'Humanité"

Après des mois de juin et juillet meurtriers, le feu de l’armée ukrainienne s’accentue sur les zones séparatistes de Donetsk à Lugansk. Les ONG dénoncent des actes de torture dans les deux camps.

Voilée par la notoriété des guerres de Syrie et d’Irak et de leur écho sanglant frappant aussi bien l’Europe que le reste du monde, il est, parmi les conflits oubliés, une guerre qui reprend force, discrètement mais sûrement, aux confins du Vieux Continent.

Au début de l’été, l’arrivée en masse de blindés de l’armée de Kiev dans le Donbass, région située à l’est de l’Ukraine dont une large partie est aux mains de séparatistes depuis deux ans, aurait dû largement inquiéter la communauté internationale. Comme aurait dû l’inquiéter le discours militariste du président ukrainien, Petro Porochenko, qui en début d’année avait annoncé que la Crimée et le Donbass reviendraient dans le giron de l’Ukraine en 2016 de gré ou de force !

« Jusqu’à 700 tirs quotidiens en moyenne »

Si la prédiction du roi du chocolat n’est pas encore d’actualité – Vladimir Poutine a récemment rappelé que la Crimée était russe et qu’il était temps désormais de passer à autre chose –, tout a été mis en œuvre en revanche par l’indéfectible allié de Bruxelles pour qu’elle puisse se réaliser. « Juin a été le mois le plus meurtrier dans la région depuis août 2015 », a ainsi déploré l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dans un communiqué publié en fin de semaine dernière. L’organisme missionné par Bruxelles y fait part également de son souhait que les différents acteurs du conflit « évitent la reprise d’opérations militaires à grande échelle. (...) À cet égard, la situation est sombre pour le moment ». Sombre et même orageuse à en croire les témoignages recueillis dans les deux camps. D’après un membre de l’armée séparatiste de la République autoproclamée de Donetsk, « depuis le mois de juin les bombardements de l’artillerie ukrainienne ont augmenté de manière exponentielle : jusqu’à 700 tirs quotidiens en moyenne avant de retomber à une moyenne de 100 tirs la semaine passée », explique-t-il sur un des blogs dédiés à la République de Donetsk. « Mais la nuit dernière (30 au 31 août), une aggravation brutale du front a replongé le Donbass dans l’escalade de la guerre avec 817 bombardements enregistrés pour cette seule journée sur la République de Donetsk ! L’armée ukrainienne a par ailleurs effectué une série de bombardements massifs sur la ligne de front depuis le village de Sahanka sur les bords de la mer d’Azov au sud, jusqu’au village de Lozovoye, sur la frontière avec la République de Lougansk au nord », précise le militant séparatiste.

Côté Kiev, les chiffres corroborent cette montée en puissance des accrochages dans le Donbass : « Seize soldats ukrainiens sont morts dans des combats dans les dix derniers jours », ont affirmé les forces armées ukrainiennes.

Depuis le début du conflit en avril 2014, près de 10 000 personnes ont été tuées, et les accords de Minsk signés en février 2015 n’ont rien changé à l’affaire, malgré la signature d’un cessez-le-feu. Aucun des points cruciaux de cet accord n’a été aujourd’hui mis en place. La faute en grande partie à Kiev, qui n’a toujours pas mis au vote une réforme constitutionnelle primordiale devant permettre une plus grande autonomie des régions ­séparatistes en vue d’élections locales. Le texte des accords prévoit en effet que la frontière incombe entièrement aux autorités ukrainiennes, « mais seulement après l’organisation d’élections locales ».

Petro Porochenko a donc choisi la voie des armes contre toute raison et profitant de l’hébétude de Bruxelles. Par le passé, elle ne lui avait pourtant pas réussi : le 21 août 2014, l’armée ukrainienne, lancée à l’assaut d’Ilovaïsk, non loin de Donetsk, avait subi une défaite historique permettant aux séparatistes de gagner des territoires.

En attendant le pire, à l’arrière comme au front, les civils paient déjà l’addition d’une politique européenne inepte. D’après Amnesty International et Human Rights Watch, les actes de torture se multiplient dans la région. « Les autorités ukrainiennes et les séparatistes ont soumis des civils à des détentions arbitraires », déplorent les deux associations. « Dans la plupart des cas, les détenus ont subi des actes de torture », précisent les deux ONG. Les services secrets ukrainiens (SBU) disposent de plusieurs prisons secrètes dans l’est de l’Ukraine. Amnesty et HRW appellent les pays occidentaux qui soutiennent Kiev, dont la France, à faire pression pour mettre fin à ces pratiques.



Un allié de l’ex-président ukrainien arrêté pour soutien aux séparatistes 

Les autorités ukrainiennes ont annoncé avoir arrêté, samedi, Olexandre Iefremov, l’un des principaux alliés de l’ancien président pro-russe Viktor Ianoukovitch. Accusé d’« atteinte à l’intégrité territoriale » de l’Ukraine, l’ancien chef du Parti des régions du président Ianoukovitch et ancien gouverneur de la région de Lougansk a été arrêté à l’aéroport de Kiev, alors qu’il s’apprêtait à partir pour l’Autriche. Il n’avait jusqu’à présent jamais été interdit de voyage à l’étranger. Le parquet l’accuse d’être impliqué dans le financement de la république autoproclamée de Lougansk.

Stéphane Aubouard

Alerte en Crimée

1 soldat russe est tué lors d'un incident frontalier 
entre la Crimée et l'Ukraine 

Dernière minute : Certaines sources parlent au lendemain de l'attaque de 2 à 4 gardes russes tués


Le 7 août au matin dans la région Krasnoperekopskiy (Nord Ouest de la Crimée) un incident frontalier a dégénéré en escarmouche au cours de laquelle un soldat russe de la Garde Nationale affecté aux frontières a été tué et 2 de ses camarades blessés.

L'incident a été annoncé très brièvement sur Life.ru dès 09h30, qui n'a pas donné plus de détail, mais les suites données à l'événement laissent à penser d'une gravité qui va au délà d'un simple contrôle frontalier qui aurait dégénéré. En effet dans la matinée l'ensemble des trois postes frontières entre la péninsule russe et l'Ukraine étaient fermés entre 7h00 et 11h00 et on pouvait observer des mouvements d'unité blindées russes venant de Simferopol en renfort, tandis que côté ukrainien des colonnes de blindés et artilleries diverses étaient également observées faisant mouvement vers Kherson et Odessa.

Colonnes de LRM Grad ukrainiens en mouvement vers Kherson

Colonnes de BTR russes en mouvement vers la frontière de Crimée

L'incident a eu lieu sur le poste frontière Ouest de la frontière entre Crimée et Ukraine
A la frontière entre l' Ukraine et la Crimée il y a trois points de contrôle routiers: "Kalanchak" (du côté russe - "Armyansk"). "Chaplinka" ( "Perekop") et "Chongar" ( "Dzhankoy") 

Sur les réseaux sociaux locaux, plus prolixes, des informations ont évoqué une attaque réalisée dans la nuit du 6 au 7 août  contre une unité militaire russe basée en Armyansk.

Quelle est la nature et l'origine de l'attaque ? 

Certains évoquent une provocation de l'armée ukrainienne, d'autres une action menée par des radicaux tatars du bataillon "Lenur Islyamova" qui s'étaient déjà distingués lors de la tentative de blocus de la Crimée.

Probablement les jours prochains vont nous éclairer plus précisément sur les faits et ses conséquences. Mais d'ores et déjà cet incident confirme l'extrême tension qui règne sur cette frontière à hauts risques entre Moscou et Kiev, cette dernière n'hésitant pas,de manière directe ou par procuration à réaliser des provocations armées contre la Russie.

A suivre...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Sources de l'article :

- Site Warfiles.ru
Site ukr gouvernemental : DPSU



A la réouverture des postes frontières entre Crimée et Ukraine, des vacanciers ukrainiens venus sur les plages de Crimée se sont précipités pour rentrer chez eux...


La psychopathie ukrainienne / 6

" ce ne sont pas des gens, ce sont des animaux ! "

Rouslan Onischenko, Commandant du bataillon Tornado et criminel de guerre reconnu 
Depuis le 2 août s'est ouvert le procès de l'ex commandant du bataillon Tornado et de 7 de ses soldats accusés de crimes de guerre sur le front du Donbass. Les nationalistes ont aussitôt déclenché des actions de protestation pour obtenir la libération de leurs camarades et critiquer en le menaçant le gouvernement ukrainien...

Mais le procès continue malgré les vociférations des soudards, et chacune de ses minutes est une nouvelle marche pour une descente dans les enfers des bataillons spéciaux ukrainiens.




Lors d'une émission sur la chaîne TV "112 Ukraine", Tatiana Tchornovol, députée ukrainienne représentante du parti "Front populaire",  est revenue sur l'affaire Tornado qui défraie à nouveau la chronique kiévienne, et dont le procès en cours révèle l'horreur des crimes commis par les psychopathes de ce bataillon spécial engagé sur le front du Donbass.

Lors de l'arrestation des membres du bataillon Tornado soupçonnés de divers crimes de guerre, en juin 2015, des photos et vidéos ont été saisies sur leurs téléphones portables prouvant la véracité des accusations portées contre eux. Parmi ces documents, sont les vidéos de plusieurs crimes commis en 2014 contre la population civile de la région de Severodonetsk et Lugansk, et notamment des viols sur mineurs et de très jeunes enfants...

Et Tatiana Tchernovol de conclure : "ce sont des animaux, ce n'est pas les gens".


Extrait du procès vidéo autorisée par le Procureur militaire

Lorsque que l'on observe le comportement criminel des accusés lors des viols et totures organisés jusqu'aux beuglements qu'ils font lors de leur procès on ne peut donner raison à Tatiana Tchernovol car ils sont pires que le pire animal existant dans un cauchemar d'enfant.

Ce procès comme dans toutes les affaires d'ordre sexuel se déroule à huis clos au tribunal de Kiev, mais le pouvoir devant les troubles à l'ordre public provoqués par les radicaux nationalistes soutenant ces criminels a décidé via les services du Procureur militaire, de dévoiler le 5 août dernier une partie des éléments à charge de cette affaire immonde...

Sans rentrer dans les détails qui ne seraient que voyeurisme malsain, il est désormais prouvé que ces criminels avaient au sein de leur bataillon, défini une véritable organisation criminelle basée sur la pouvoir que leur donnait leur condition de combattants occupants un territoire hostile. La population civile des zones occupées par Tornado a subi pendant des mois des vols, pillages, meurtres, enlèvements, tortures, viols etc... et il est difficile de trouver un crime de guerre qui ait échappé à ces psychopathes ukrainiens. 

Ce témoignage n'est malheureusement qu'une des parties émergées de l'iceberg criminel des bataillons spéciaux ukrainiens formés à partir des groupes néo-nazis du Maïdan, de criminels libérés sous contrat militaire auxquels il faut rajouter des tarés venus de différents groupuscule ultra nationalistes étrangers (Pays baltes, Géorgie, Pologne etc... mais aussi France, Espagne Suède...)

Le Gouvernement ukrainien de Porochenko en réalité semble pris en otage par ses propres chiens de guerre qui lui sont à la fois utiles sur le front du Donbass et menaçants dans les rues de Kiev., et il voudrait sans aucun doute que ces "idiots utiles" disparaissent à nouveau (médiatiquement et même physiquement) dans le chaos du front, loin des fenêtres de Kiev et du pouvoir.

Mais surtout, il ne faut pas croire que ce procès révèle la politique réelle du pouvoir ukrainien vis à vis de ces criminels, il est juste une exception forcée par l'horreur de crimes médiatisés, car dans la réalité ces soudards qui terrorise les territoires occupés, le front du Donbass mais aussi les villes russophones de Odassa à Karhov, bénéficient d'une impunité de leur hiérarchie militaire comme politique malgré que la quasi totalité des bataillons spéciaux soient eux aussi reconnus coupables de crimes similaires à ceux de Tornado...

Lorsque cette guerre prendra fin, avec l'inévitable chute de ce régime totalitaire kiévien il est probable que ses soudards et ses tyrans continuent à suivre leurs modèles nazis jusqu'aux potences de la Justice... 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

dimanche 7 août 2016

Les rois de l'inversion accusatoire

Un nouveau mensonge de la propagande ukrainienne 
pour justifier une guerre à venir...


Récapitulons : 
  • Depuis 9 semaines, l'artillerie ukrainienne a repris ses pilonnages systématiques sur le Donbass provoquant de nouvelles destructions quotidiennes importantes, ainsi que'une forte augmentation des victimes civiles et militaires 
  • Depuis 5 semaines, les attaques terrestres ukrainiennes, principalement des reconnaissances offensives et des tentatives de sabotages, ont également fait leur réapparition sur le front, principalement au Nord de Donetsk et à l'Est de Gorlovka.
  • Depuis 3 semaines et confirmé par l'OSCE, le déploiement d'unités d'assaut ukrainiennes ainsi que leurs réseaux d'approvisionnement logistiques le long de la ligne de front a augmenté ces dernières semaines de façon massive.
  • Depuis 2 semaines, les appels au calme et les alertes envoyés par la Fédération de Russie à la communauté internationale sont restés sans effet tandis que les 2 dernières réunions de Minsk 2 se terminaient par un échec.
  • Depuis 2 jours les jeux olympiques de Rio offrent un écran de fumée médiatique et paralysant pour d'éventuelles opérations de provocations ou offensives majeures que Kiev voudrait engager.
  • Hier une tentative d'assassinat dont le mode opératoire laisse à penser à un commando militaire ukrainien, a été faite sur la personne du Président de la République de Lugansk, Igor Plotnotsky

Il ne manquait donc plus à Kiev qu'une étincelle pour légitimer cette offensive qu'elle prépare depuis longtemps, et ce matin une déclaration d'Andrei Lysenko, porte parole militaire du Président ukrainien Porochenko, a donné le ton en lançant une inversion accusatoire en forme d'annonce alarmiste, tellement grossière et mensongère qu'elle ne peut qu'être destinée qu'à alimenter cette propagande de guerre typiquement occidentale qui systématiquement à la veille d'une guerre, se victimise tout en diabolisant l'adversaire, pour cacher sa propre hégémonie agressive...


Un plat de propagande réchauffé et insipide...

Pour préparer l'opinion ukrainienne mais aussi internationale à une nouvelle boucherie dans le Donbass, Kiev par l'intermédiaire de sa marionnette Lysenko n'a pas hésité a nous ressortir le mythe de l'invasion russe avec lequel les "presstituées" occidentales en mal de russophobie sensationnaliste se gargarisent même si aucun expert du renseignement militaire ne peut apporter l'ombre dune confirmation...

Aujourd'hui Lysenko, répondant aux journalistes a déclaré : "Nous nous attendons à tout moment.à une reprise du conflit", ce qui est un doux euphémisme au vu des dernières attaques et des accumulations d'unités ukrainiennes sur le front... Mais là où cela devient intéressant, c'est quand ce porte parole dont on ne sait plus s'il appartient au Ministère de la Propagande, de la Défense ou du Rire, annonce le plus sérieusement du Monde :

"Je tiens à vous informer qu'à travers la ligne de démarcation, nous observons les manœuvres de l'équipement lourd de l'ennemi, en tirant des systèmes d'artillerie, la rotation des unités, y compris les troupes russes qui passent la frontière de l'État dans une zone non contrôlée, ils effectuent également leur rotation" (...) Ce sont les occupants (russes) qui continuent leurs manœuvres, et nous réalisons qu'à tout moment, ils peuvent commencer, une offensive à grande échelle."

Et donc dans cette logique mensongère de niveau maternelle ("c'est pas moi môssieu qui ait commencé !") Lysenko de justifier les mouvements des unités ukrainiennes comme un déploiement "préventif" ! :

"Par conséquent, pour surveiller la situation dans les zones où il y a la plus grande accumulation des forces et des moyens ennemis, nous accordons le plus d'attention a réaliser l'accumulation d'une réserve pour pouvoir répondre à des actions possibles"

Les propos de Lysenko nous confirme que l’imbécillité et le manque d'imagination font souvent bon ménage...


Pendant ce temps là sur le terrain, les ukrainiens continuent leurs bombardements ("préventifs" ?) sur le populations civiles du Donbass, multipliant également les accrochages sur le zone de contact de la ligne de front et le déploiement au plus près des positions républicaines de leurs unité d'assaut et d'appuis artillerie.

Mais c'est surtout le déploiement tactique de nombreuses unités d'assaut et d'artillerie ainsi que l'arrivée de renforts et convois logistiques qui laissent à penser que Kiev n'a pas l'intention de laisser plus longtemps son armée sur ses positions.

Ainsi pour la seule journée du 6 août 2016, Kiev a violé 309 fois le cessez le feu, tirant sur la seule DNR 40 obus d'artillerie de calibres 122 et 152 mm et 199 obus de mortier de calibres 82 et 120 mm, sans compter toutes les autres provocations réalisées avec les lances-grenades et autres armes de bord ou d'infanterie.

Les zones qui ont été touchées sont principalement, du Nord au sud : Zaitsevo, Gorlovka, Yasinovataya, Spartak, Petrovsky et Kuibyshev (Donetsk) Staromykhailivka, ,Aleksandrovka, Elenovka, Kominternovo, Kulikova, Sahanka.

Le bilan est de 2 nouveaux civils blessés (Kalancha Alexander né 1960 et Yasenko Igor né en 1964) et 14 nouvelles habitations endommagées.

Le déploiement tactique des unités d'assaut et des unités d'artillerie ukrainiennes continue comme ici à l'Ouest de Donetsk
Il est donc clair que du côté de Kiev tout semble prêt pour une nouvelle offensive majeure contre le Donbass, tout... à l'exception peut-être du moral des troupes qui laissent apparaître de plus en plus de cas d'accidents, d'alcoolisme, de suicide, de désertions etc... Le soldat, lorsqu'il est déployé et mis "sous tension" a besoin d'action, car l'Histoire nous apprend que ces guerres d'attente, lorsqu'elles se prolongent peuvent se révéler pour les agresseurs pires que des défaites...  

De notre côté ils nous reste à attendre le nouveau choc annoncé qui devrait arriver dans les prochaines semaines si la diplomatie reprend la main ou que la politique ukrainienne change brutalement...

Et surtout,  nous n'avons pas besoin d'une propagande mensongère comme nos ennemis, car chaque nuit, les familles bombardées du Donbass peuvent témoigner de qui sont les agresseurs et  qui sont les victimes et nous sommes également sereins car nos forces n'ont jamais été aussi puissantes, prêtes et entraînées à défendre cette terre d'Europe que l'hégémonie étasunienne veut soumettre dans sa folie vacillante.. 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Cette femme du Donbass au seuil de sa maison détruite par Kiev, ne peut pas mentir 

samedi 6 août 2016

Un feu vert pour l'offensive ukrainienne ?

Quand l'OSCE joue les Ponce Pilate dans le Donbass


Cette information reste à confirmer tant elle paraît hallucinante : au moment où les chars de Kiev partent pour la guerre, que les attaques se multiplient contre le Donbass, que les JO de Rio offrent un rideau de fumée médiatique paralysant, les observateurs de l'OSCE eux, seraient en train de partir en vacances !

Or depuis plusieurs semaines les préparatifs d'une offensive ukrainienne sont visibles sur tout le front du Donbass, des bombardements de plus en plus intenses au déploiement massif d'unités d'assaut au plus près de la ligne de front. La Russie a alerté à plusieurs reprises la communauté internationale  par la voix de son Ministère des Affaires Etrangères ou de son ambassadeur aux Nations Unies du risque imminent d'une nouvelle offensive ukrainienne contre la population du Donbass.

Lors des dernières et infructueuses réunions du groupe de contact (27 juillet et 5 août) animé par l'OSCE elle même, les participants ont confirmé les craintes de Moscou d'une une "reprise majeure de la guerre dans le Donbass", et Leonid Kouchma, l'ex président ukrainien et représentant spécial de Kiev dans les négociations de Minsk n'a d'ailleurs même pas daigné se présenté à la dernière réunion. Quant à Denis Pushilin le représentant de la République Populaire de Donetsk, il constatait amèrement au sortir de ces réunions que "Aucune décision n'a été prise, par la faute de l'Ukraine. Que ses délégués soient compétents ou non, ils ne sont pas autorisés à résoudre certains problèmes. c'est un mépris total et même du sabotage ".

Dans le même temps, d'importants convois de matériels d'assaut et logistiques font route vers le Donbass depuis le 1er août et le Président Porochenko a annoncé qu'ils resteraient tous sur le front sans exception même pendant la fête nationale de l'Indépendance du 24 août où se déroule une traditionnelle parade militaire.

Dans ce contexte, un départ des observateurs de l'OSCE, dont la neutralité et la probité sont déjà régulièrement critiquées, serait a proprement parlé un véritable scandale. J'ose encore espérer qu'une relève de ces observateurs, qui devraient même plutôt être renforcés, est prévue car sinon, comment ne pas interpréter cette "désertion" que comme un véritable feu vert allumé pour les soudards de Kiev qui amassent sur la ligne de front leurs unités d'assaut..

Dans le cas contraire et si l'offensive soupçonnée se confirme je pense que cette "Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe" pourra se dispenser de revenir compter les maisons détruites pendant sa complice absence...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article : 


Flash ! Attentat contre le Président Plotnisky

Le  Président de la République de Lugansk 
grièvement blessé dans un attentat


Ce matin, vers 8h00, une bombe artisanale qui était fixée à un poteau a explosé au passage de la voiture du Président de la République de Lugansk, à l'intersection des boulevards Karpinski et Vatoutine. 


Igor Plotnisky. Ce dernier ainsi que 1 ou 2 collaborateurs qui étaient dans la voiture ont été grièvement blessés dans l'attentat et conduits aux urgences de l'hôpital de Lugansk.
Dès son admission àau bloc opératoire, l'état du Président de la République de Lugansk a été jugé très préoccupant du fait d'une blessure grave à la tête.

MISE A JOUR 14h00 :


« Pour le moment, la santé d'Igor Venediktovich Plotnitsky est stable, et il est hors de danger. Nous ferons un rapport ultérieur après enquête, » a déclaré le président du Conseil des Ministre de la République Sergey Kozlov.


Igor Plotnisky, 52 ans est un ancien officier de l'armée rouge qui prend fait et cause pour le soulèvement séparatiste qui conteste le putsch du Maïdan et l'opération militaire lancée contre les populations russophones du Sud Est de l'Ukraine.
Le 21 mai 2014, il devient Ministre de la Défense de la République de Lugansk, jusqu'au Le 14 août 2014, ou il devient le Président de la "RPL", en remplacement de Valéri Bolotov démissionnaire.

La première vidéo de l'attentat apparue sur les réseaux sociaux

Cet attentat qui intervient le jour de l'ouverture des jeux olympiques confirme la présence de groupes d'infiltration voire de partisans au services du pouvoir ukrainien, mais aussi l'entrée dans une période particulièrement tendue au niveau des menaces d'offensive ukrainienne qui pèsent à nouveau sur le Donbass.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya






vendredi 5 août 2016

Le Donbass sous la menace de Rio

«Le spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques: 
les uns y tiennent boutique; 
d'autres paient de leur personne; 
d'autres se contentent de regarder.» 

Pythagore


Après leur période de référence antique de -776 à + 277 les jeux olympiques ont été ressuscités par Pierre de Coubertin en 1896 dans un esprit de fraternité et de paix universelles pour un monde qui s’apprêtait a rentrer de plein pied dans la modernité...

Quelques années plus tard le XXème siècle entraînait ce projet utopiste dans le maelström des guerres chaudes et froides qui, de la "Grande guerre" à la "guerre froide" ont balisés l'histoire du siècle passé. .Les JO sont rapidement devenus l'expression sportive de la tectonique des nouvelles plaques géopolitiques et la vitrine des propagandes des hégémonies idéologiques ou économiques. On se souvient pour exemple des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, ou des hautes compétitions entre les équipes étasuniennes et soviétiques qui durant la guerre froide tenaient le haut du podium médiatique.... 

Au début de l'année 2014, au moment précis des jeux olympiques d'hiver qui se déroulaient en Russie à Sotchi, les manifestations du Maïdan dégénèrent en insurrection et coup d'état provoquant le renversement du Président élu Ianoukovitch... 

Hasard du calendrier ou coïncidence organisée ?

Ce calendrier partagé entre un coup de force pro-occidental et des jeux olympiques pourrait-être considéré peut-être comme un hasard s'il n'y avait pas eu déjà des antécédents comme par exemple l'invasion de l'Ossétie du Sud par l'armée géorgienne dans la deuxième quinzaine du mois d'août 2008, au moment précis des Jeux de Pékin.


Le fait est que pour Moscou les JO de Sotchi par leurs enjeux politico-économico-médiatiques empêchaient le Kremlin de réagir directement et avec force aux événements du Maïdan, qui déjà jetaient une ombre à la couverture journalistique de l'événement...

Ceci était d'autant plus sensible que la Russie, pendant ces jeux, était déjà la victime depuis plusieurs semaines d'une campagne médiatique de dénigrement diffamatoire où les leitmotivs russophobes des organisations droitdel'hommistes occidentales s'inséraient déjà régulièrement dans les commentaires sportifs tandis que les "démocrates" du Maïdan étaient adulés par les mêmes médias.

Lorsque la cérémonie de clôture est enfin achevée, Moscou est libre de se tourner alors vers le dossier ukrainien, mais trop tard car les jeux également sont faits à l'Ouest du Dniepr où une clique de putschistes russophobes au service de l'hégémonie étasunienne en Europe a pris le pouvoir...

On voit donc ici une utilisation politique nouvelle des événements sportifs internationaux, qui ne servant pas seulement de vitrine propagandiste ou de tribune politique, peuvent être transformés dans cette nouvelle guerre froide en arme paralysante...


Deux ans et demi plus tard, alors que les téléviseurs du monde entier sont réglés sur les prochains jeux olympiques qui doivent s'ouvrir dans quelques heures  à Rio au Brésil, le volcan ukrainien est sur le point d'entrer dans une nouvelle phase éruptive dans le Donbass.

Depuis deux mois le front est en effet de nouveau soumis à des bombardements ukrainiens quotidiens et de plus en plus intenses et meurtriers, montrant que le pouvoir de Kiev n'a pas l'intention de s'engager dans le processus de Paix signé à Minsk mais bien au contraire de relancer une guerre pour tenter de d'obtenir au mieux une victoire militaire et au minimum un sursis politique...

Bien que le contexte soit différent on peut observer si on ouvre le dossier olympique un parallèle entre Sotchi et Rio et le cadre international du moment.

En effet depuis quelques semaines, la Russie refait l'objet d'une campagne de dénigrement politico-sportive avec notamment les menaces et tentatives d'interdiction des équipes russes de football (Euro 2016) et plus récemment d'athlétisme (JO de Rio). 
La propagande de guerre occidentale met donc à nouveau la pression sur Moscou en plaçant au début d'un événement majeur ses sportifs dans le collimateur d'instances internationales certes sous influence, mais hyper médiatisées.

Plusieurs points chauds sont à observer en perspective de ces jeux olympiques qui s'annoncent tendus pour la Russie : la Syrie, la Turquie et l'Ukraine, ces trois territoires où la Russie a réussi à mettre en échec les visées hégémoniques étasuniennes.  En effet sur ces 3 zones de confrontation par procuration entre Moscou et Washington, cette dernière pourrait être tenté de réaliser un nouveau coup de force pendant le calendrier olympique pour renverser la situation géopolitique à son avantage.


Concernant le Donbass, et malgré deux récentes réunions du groupe de contact à Minsk (27 juillet et 3 août) les forces ukrainiennes ont continué d'augmenter leurs attaques sur l'ensemble de la ligne de front.
Aujourd'hui, le niveau d'alerte est au maximum et les forces de défense républicaines s'attendent à tout moment à subir une nouvelle offensive majeure de Kiev, à l'ombre des stades de Rio où une épée de Damoclès est suspendue au dessus de la Russie....

Par ailleurs de nombreux indices confirment cette probabilité militaire, que ce soit les attaques de l'artillerie, les missions de reconnaissances offensives, les vols de drones d'observation et jusque dans une série d'attaques virtuelles, censures et blocages sur différents sites d'informations pro-Donbass...

Cette stratégie ukrainienne, si elle est confirmée par une offensive, révélera surtout par sa stupidité et sa naïveté la situation désespérée du régime Porochenko qui cherchera alors dans cette guerre suicidaire a accuser la Russie de son effondrement inévitable, car il est vraisemblable que Moscou primo, ne se laissera pas enliser une deuxième fois dans un événement sportif et secundo, ne laissera pas Kiev engager impunément un massacre de la population russe du Donbass.  

Quoiqu'il en soit, les  2 prochaines semaines vont donc être une période encore plus tendue pour le front du Donbass, qui risque une nouvelle éruption à tout moment...


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya




Tempête à Kiev autour de Tornado

Quand le chien enragé, après l'avoir servi, 
refuse d'être abattu par son maître 


Un nouveau bras de fer est engagé à Kiev entre les paramilitaires nationalistes et un appareil d'Etat de plus en plus impopulaire, autour du procès de membres du bataillon Tornado reconnus coupables de crimes de guerre sur le front du Donbass et dont le procès vient de s'ouvrir.

Lorsque les putschistes du Maïdan lance une "opération spéciale antiterroriste" contre les populations russophones du Sud Est de l'Ukraine, nombre d'unités militaires rechignent à combattre contre leur propre peuple et souvent même désertent ou rejoignent les rangs des insurgés. Aussi le nouveau pouvoir de Kiev autorise t-il les groupes ultra nationalistes à former des "bataillons spéciaux" pour renforcer le dispositif militaire engagé dans les territoires occupés et contre le Donbass séparatiste. 

Ces unités vont être sous le feu des projecteurs, d'abord médiatisés par une propagande de guerre qui cherche dans ces volontaires nationalistes des "héros ukrainiens", elles vont rapidement défrayer la chronique par les crimes perpétrés par leurs membres dont la plupart sont des néo-nazis notoires ou des repris de justice, tous voulant "casser du moskal"

Mais voilà, lorsqu'un chien enragé devient trop gênant, il faut l'abattre avant que l'opinion n'associe la main qui l'a nourrit avec ses crimes organisés... C'est le destin de tous ces idiots utiles recrutés par la stratégie étasunienne depuis Al-Qaïda en Afghanistan jusqu'au Prayvi Sector en Ukraine en passant par Daesh en Syrie...

C'est le cas du bataillon spécial Chakhtiorsk, qui va organiser dans les zones qu'il contrôle des pillages, vols et viols à grande échelle et qui vont provoquer sa dissolution "officielle" en octobre 2014, mais qui donnera naissance à la création de 2 nouvelles unités, dont Tornado et où sont transférés la plupart de ses soudards.

Rouslan Onischenko, ex commandant en second de Chaktiorsk puis Commandant du bataillon Tornado, jugé coupable d’au moins cinq crimes pour viol, enlèvements et intimidation.
Mais un criminel impuni restant un criminel, ce qui devait arrivé arriva et les membres de la nouvelle unité Tornado continuèrent de plus belle leurs forfaits et leurs crimes : vols, tortures, viols; assassinats, enlèvements et même attaque de train de marchandises... 

Des plaintes à répétition entre janvier et mars 2015 ont obligé le gouvernement à réagir et engager une procédure judiciaire qui a conduit à l'arrestation le 15 juin 2015 de 8 membres de l'unité dont son commandant Rouslan Onichtchenko, qui ont avoué entre autres crimes avoir commis des tortures et des viols sur la population civile.

Le bataillon Tornado est dissout le 18 juin 2015 et ses combattants ventilés dans d'autres unités spéciales déployées sur le front.

Cette affaire judiciaire lève le voile sur la réalité criminelle des bataillons spéciaux engagés sur le front et que le pouvoir de Kiev avait jusque là réussi a protéger et couvrir leurs crimes.

Des barbares devenus génants

Mais les radicaux ne l'entendent pas de cette oreille, et profitant d'une part de la faiblesse d'un pouvoir politique en plein naufrage et des appuis dont ils disposent au sein de l'appareil d'Etat, les paramilitaires qui ont déjà menacé Porochenko plusieurs fois sont à nouveau descendus dans la rue pour défendre leurs camarades jugés pour crimes de guerre...


Plusieurs centaines de paramilitaires et sympathisants sont venus défier les forces de l'ordre protégeant le tribunal, provoquant à la suite d'échauffourées la suspension du procès. Il s'agit d'anciens membres de Tornado mais aussi des volontaires d'autres unités radicales comme ceux du bataillon "Donbass" dirigé par Semen Semenchenko qui est aussi député de la Verkhovna Rada. Ces derniers ont forcé la porte du tribunal avant d'être repoussés par la police... 27 policiers vont être blessés dans les affrontements.

Ces ultras nationalistes sont convaincus de pouvoir faire libérer leurs camarades en menaçant le pouvoir de Porochenko, cette tactique d'intimidation ayant déjà abouti par le passé, comme récemment le 2 juillet quand la cour de Kiev a libéré sous caution (de députés de la Verkhovna Rada) l'ancien chef d'état-major du bataillon "Aïdar" Valentine Lyholita (indicatif d'appel «Papa»),. le 26 Juillet, où la Cour des territoires occupés de la région de Donetsk a libéré sous caution Vladimir Yarohu (indicatif "Ogre"), soupçonné d'avoir commis des crimes dans la ville Pokrovsk (anciennement Krasnoarmeisk). 

Ce type d'action radicale menée par les néo-nazis ukrainiens montre beaucoup plus la fragilité d'un pouvoir en plein naufrage que la force de ces groupuscules qui, comme cela a pour la pseudo "Révolution" du Maïdan, sont incapables d'organiser seuls une action  

Malgré ce nouveau défi lancé contre le pouvoir de Kiev et malgré la fragilité de ce dernier, je pense que ces excités à wolfsangel sont incapables de tenter et encore moins de réussir un coup d'état pour eux mêmes car ils sont et resteront des soudards décérébrés. En revanche, en tant qu'idiots utiles d'élite, ils peuvent à nouveau être manipulés par une force d'opposition politique. meutes de radicaux devant le palais de justice à Kiev

Il ne faut pas se leurrer, le procès du bataillon Tornado n'est pas la preuve d'une justice ukrainienne renaissante mais juste une exception pour la bonne conscience et qui confirme la règle de l'impunité factuelle des criminels sévissant sur le front du Donbass. Les exemples des autres bataillons, et notamment Azov ou Aïdar illustrent bien cette paralysie complice du pouvoir face aux chiens enragés du "Prayvi Sector" : en effet, ces bataillons reconnu comme Tornado de nombreux crimes et qui tentent un coup de force le 14 octobre 2014 contre le parlement national sont toujours là terrorisant les populations sur le front et défiant le pouvoir dans les rues de Kiev comme en février 2015 où une manifestation de Aîdar force l'annulation de sa dissolution.

Émeutes de radicaux devant le palais de justice à Kiev

Jusqu'où iront les manifestations anti-gouvernementales que les radicaux viennent d'engager autour du procès Tornado ? l'avenir proche nous le dira. 

Ce qui est certain c'est que ce genre de coup de force incite lui aussi Porochenko a vouloir relancer la guerre dans le Donbass ne serait-ce que pour occuper (et éliminer par la même occasion) ces chiens fous du Maïdan qui d'ingérables commencent à devenir de plus en plus gênants..

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya






La ville de Mariupol, territoire occupé par l'armée ukrainienne est l'exemple même 
d'un "os à ronger" que le gouvernement ukrainien a jeté aux ultra nationalistes du 
bataillon Azov pour leur donner un fief, malgré la grande impopularité de leur unité.