jeudi 15 janvier 2015

DSK met les pieds dans le plat

Strauss Kahn à contre courant, mais jusqu'où ? 

Dominique Strauss Khan 
Chaque année depuis 9 ans un forum économique annuel se déroulait à Yalta en Crimée, mais cette année le Y.E.S. (Yalta Européan Stratégie) s'est déroulé à Kiev ce 12 janvier 2015.
Cette année Dominique Strauss Kahn, membre du conseil du "YES" malgré la rareté de ses apparitions publiques depuis son affaire de mœurs de New York, est intervenu à la demande du président et fondateur du forum Victor Pinchuk, qui relevant les qualités d'analyse affirmait à l'ouverture du forum : 

"La contribution de M. Strauss-Kahn à la compréhension et la gestion de la crise financière de 2008 est très importante, et c'est une grande opportunité pour les étudiants et les décideurs de notre pays de débattre avec lui des problèmes actuels," 

Sauf que voilà, le sulfureux économiste français, connu pour son franc parler et de plus qui n'a plus grand chose à perdre, a critiqué vivement lors de son intervention à Kiev les stratégies européenne et ukrainienne dans la gestion de la crise...

Jusqu'où est-il allé ? 

Sur la blogosphère certains compte rendus non confirmés lui prêtent des propos très acerbes et même ceux qui sont favorables à la politique atlantiste menée en Ukraine, reconnaissent sa condamnation des sanctions et de la gestion du gouvernement Porochenko.

Voici deux articles 

Selon certains sites, DSK aurait déclaré : 

"Personne en Europe ne veut mourir pour l'Ukraine, et même ne veux vous donner de l'argent dans cette bataille que vous menez. Ni la population, ni, en particulier, la communauté d'affaires en Europe, ne sont pas prêts a apporter leur soutien militaire aux autorités de Kiev" 

Certains compte-rendus lui prêtent également ces propos a confirmer : 

- Pour demander quelque chose, il faut avoir quelque chose à donner ! 
A l'exception de la colère et la haine vous n'avez rien donné. Vous avez trahi la Russie, qui vous avez créé et nourri avec une cuillère. Le monde entier le sait ! Il faut se rappeler que personne n'aime les traîtres. 

Quoiqu'il en soit ce qui est déjà confirmé est un pavé dans la mare occidentale, comme en témoigne le pourtant "bien-pensant" " Le Monde" (voir ci après).

Ce qui est sûr c'est que les médias occidentaux ne risquent d'être animés par le même souci du détail que lorsqu'ils rendaient compte des frasques sexuelles de l'intéressé et DSK de son côté ne risque pas d'être invité de sitôt à Kiev. 
Son intervention est une fin de non recevoir à la proposition qui lui a été faite il y a quelques temps d'intégrer la liste des prétendants à la Direction de la Banque Centrale Ukrainienne. 

A  suivre...


Erwan Castel


DSK critique la politique de sanctions à l'égard de la Russie

Publié le 13 janvier 2015 sur le site "LE MONDE.FR" 

Dominique Strauss-Kahn, le 12 septembre à Kiev. 

Pendant que quatorze parlementaires français faisaient le voyage à Moscou pour apporter leur soutien à la Russie, Dominique Strauss-Kahn, lui, se trouvait à Kiev, vendredi 12 septembre, où il a fait passer à peu près le même message, bien que de manière plus subtile.

Invité à participer à la conférence annuelle « Yalta European Strategy », organisée par la fondation du milliardaire ukrainien pro-européen Viktor Pintchouk, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international, aujourd'hui à la tête d'une société de conseil en investissement (LSK), a fait valoir que, si les sanctions occidentales à l'égard de responsables et de sociétés russes commençaient à être efficaces, elles « ne changeraient rien à l'attitude de la Russie ».
« Elles vont être néfastes pour l'économie russe, mais elles vont être aussi néfastes pour l'économie européenne », a-t-il poursuivi. Les éventuelles mesures de rétorsion russes sur la fourniture de gaz ne « feront qu'empirer les choses pour l'Ukraine ». « Ce que les sanctions vont changer, en revanche, c'est qu'elles vont pousser la Russie vers la Chine », a-t-il poursuivi.
Selon les médias officiels russes, M. Strauss-Kahn siège depuis juillet 2013 au conseil de surveillance de deux banques russes, le fonds des investissements directs de Russie, filiale de la Vnechekonombank (l'équivalent de la Caisse des dépôts) et la Banque russe pour le développement des régions, qui appartient au géant pétrolier Rosneft. Rosneft est l'une des entités aujourd'hui visées par les sanctions de l'UE et qui n'aura, de ce fait, plus accès aux capitaux européens.

« LES DISCOURS SONT LES DISCOURS »

M. Strauss-Kahn s'est aussi étonné de « la force et l'imagination » déployées par l'UE pour « sanctionner la Russie », au lieu d'en faire autant pour aider l'Ukraine. « Toute cette affaire a été très mal gérée par l'Europe et c'est vous, Ukrainiens, qui en payez le prix », a-t-il dit.

« Si vous voulez changer le cours de l'Histoire, ça ne me gêne pas, mais faites-le plutôt par la négociation que par la guerre (…). Parce que, évidemment, les Européens ne sont pas prêts à mourir pour l'Ukraine : vous êtes seuls. Ici, les gens me demandent : “Mais où est l'argent ?” Car les discours sont les discours, mais pendant ce temps, vous, les amis, vous êtes en train de vous noyer. »

Traditionnellement organisée à Yalta, en Crimée, depuis onze ans, cette conférence s'est déplacée cette année à Kiev, puisque la Crimée est à présent occupée par la Russie. Contrairement aux autres intervenants, M. Strauss-Kahn s'est abstenu de dénoncer cette annexion.
Sylvie Kauffmann, correspondante à Kiev
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Source de l'article
- Site "LE MONDE.fr", le lien : ICI

Autres articles sur le sujet 
- Site "KP RU", le lien : ICI
- Site "LIVENEWS.RU", le lien : ICI
- Site "BLOKNOT.RU", le lien : ICI 

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