jeudi 22 septembre 2022

Nouveau massacre à Donetsk !

Tandis que les 200 criminels d'Azov se noient dans des flots de champagne saluant leur libération (désolé la pilule ne passe pas !), d'autres nazis ukrainiens perpétuent un nouveau massacre au coeur de Donetsk !!!

Aujourd'hui 22 septembre, les forces ukro-atlantistes ont encore frappé avec leur artillerie de l'OTAN le marché central de Donetsk, au coeur de la cité république qui s'apprête à ouvrir ses bureaux de vote demain pour son référendum irrédentiste d'intégration à la Fédération de Russie.

Chaque jour ce sont les mêmes mots qui s'échappent des mâchoires crispées par la rage et la tristesse : "massacre", "OTAN", "carnage", "nazis", "génocide" ! ... 21 septembre: 5 morts, 19 septembre:16 morts, 18 septembre: 9 morts, 17 septembre, 4 morts et on pourrait ainsi remonter ces rivières de sang et de larmes jusqu'au printemps 2014 , lorsque la haine bandériste, libérée sur le Maïdan s'est abattue sur le Donbass !

Aujourd'hui c'est tragiquement encore "un jour comme les autres" alourdit ce martyr inimaginable du Donbass. Les ukro-atlantistes ont à nouveau frappé le coeur de Donetsk pendant cette pause économico sociale inévitable et dans un des lieux les plus fréquentés de Donetsk : le marché central où se trouvent aussi une gare routière pour minibus, des restaurants, une école, un centre commercial et faut-il le rappeler, aucun objectif militaire ou  logistique...

Bilan provisoire : 6 tués et 6 blessés


Voici la séquence des bombardements ukro-atlantistes ayant frappé uniquement les quartiers résidentiels de la ville de Donetsk ce 22 septembre 2022 (Source "STKK" dont les observateurs continuent à faire leur travail 7 mois après le départ de l'OSCE)

06:40 - De Krasnogorovka sur  Staromikhaylovka (W Donetsk): 3 obus de 152 mm
08:20 - De Netailovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kyiv) : 6 obus de 155 mm 08:37 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 5 obus de 155 mm 
09:03 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kyivsky): 5 obus de 155 mm
09:24 - De Netaylovo sur  Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm
09:28 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 6 obus de 155 mm 
09:56 - De Orlovka sur Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm
11:50 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kuibyshevsky et Kirovsky): 5 obus de 155 mm 
12:00 - De Krasnogorovka sur Donetsk (district de Kirovskiy) : 5 obus de 155 mm  
12:04 - De Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 3 obus de 155 mm
12:16 - De Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 2 obus de 155 mm
12:20 - De. Orlovka sur Donetsk (district de Vorochilovski) : 2 obus de 155 mm  
12:36 - De Netaylovo sur Donetsk (districts de Kirov et Kuibyshevsky) : 3 obus de 155 mm 
13:58 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kirovsky) : 5 obus de 155 mm
14:23 - De Orlovka sur Donetsk (région de Kyivsky) : 3 obus de 155 mm 
14:29 - De Netaylovo sur Donetsk (district de Kuibyshevsky) : 3 obus de 155 mm 
14:43 - De Krasnogorovka sur Donetsk (district de Kirovsky) : 6 obus de 155 mm...

Et les bombardements continuent !

Ce qui saute aux yeux dans ce chapelet de haine c'est que les ukro-atlantistes n'utilisent désormais que des obusiers de l'OTAN pour tuer les populations civiles du Donbass et qu'ils ne parviendraient pas à un tel résultat criminel sans ces précieux "cadeaux" de Biden, Macron & Co dont je soupçonne que des "conseillers" accompagnent toujours leur utilisation.

Et bien sûr tout cela dans l'indifférence crasse des médias occidentaux qui, même lorsque le sang arrive jusqu'aux dépêches de l'AFP, s'empressent alors d'introduire l'information par un "selon de maire pro-russe de Donetsk" ou "selon les séparatistes".... histoire de soupoudrer d'un scepticisme sournois auprès d'un public conditionné la réalité de la tragédie, en attendant de relayer à tue tête la propagande ukrainienne grotesque qui accuse systématiquement les russes de bombarder leurs populations (et avec du 155mm de l'OTAN s'il vous plaît !) 

Je ne sais pas qui, des chiens de garde des rédactions occidentales ou de leurs publics qui avalent leurs anacondas, sont les plus cons ? Enfin j'ai quand même une petite idée...

En attendant, chaque goutte de sang est un cri et un vote du Donbass demandant à rejoindre sa Russie maternelle. Comment imaginer, même dans le pire cauchemar, qu'un avenir commun soit possible entre les russes et les bandéristes de Kiev. 

Il est vital pour la Novorossiya d'en finir le plus vite possible, sur le plan statutaire autant que militaire !

Erwan Castel


Les ukrainiens se font écraser devant Peski

 
Alors que les canons français CAESAR de l'artillerie ukro-atlantiste continuent à massacrer les civils de Donetsk (encore 5 morts hier 21 septembre), les forces de Kiev excitées par le sang et leur victoire éphémère du côté de Kharkov continuent de lancer des attaques sur le front de Donetsk, où leurs unités ont même reçu en renfort des unités d'assaut et d'artillerie nouvelles.

Ainsi, sur le front de Peski, ce saillant républicain conquis de haute lutte début août par les unités républicaines emmenées par les groupes d'assaut du 11ème régiment et les chars du bataillon Somali, l'ennemi ukrainien a lancé au cours des derniers jours pas moins de 5 assauts mécanisés pour tenter de reconquérir ce point d'appui perdu et essentiel à la défense du front d'Avdeevka (voir le § "Peski" du SITREP du 12 septembre où je relate le premier assaut ukrainien sur Peski) 

Situation générale du front d'Avdeevka au 22 septembre 2022, avec Peski au Sud

Ce 20 septembre, les forces ukrainiennes ont lancé un 5ème assaut contre les positions défensives alliées. Cette attaque des forces de Kiev qui est la plus importante réalisée sur ce secteur est partie à la fois du village de Pervomaïske et du village de Vodyane, ces 2 localités faisant partie (avec Opitnoe plus à l'Est) de la principale ligne de défense extérieure située au Sud du bastion ukrainien d'Avdeevka. plus de 10 blindés (chars et véhicules de combat d'infanterie) et plusieurs compagnies d'infanterie, sont partie dans des assauts convergents vers la rue Stepnova qui permet d'accéder aux quartier des immeubles de grande hauteurs situés au Nord du village.

Ce double assaut ukrainien, repéré dès ses sorties de Pervomaïske et Vodyane a tout d'abord subi des tirs de barrage de l'artillerie alliée avant d'arriver dans le secteur de la rue Stepnov, ce qui a contraint leurs unités non détruites à se replier puis contourner le polygone de l'artillerie pour tenter de varianter leur attaque plus au Nord avant d'être à nouveau écrasées par l'artillerie alliées, cette fois une saturation de zone réalisé avec des lance roquettes multiples. 

Secteur de Peski et attaques ukrainiennes du 20 septembre 2022

Voici 4 bouts de vidéo de drone d'observation qui 
montrent l'assaut des ukrainiens, les tirs de barrage
républicains jetant la confusion dans leur assaut et 
aussi leur repli, nouvelle tentative et échec final.


Dans la foulée de leurs barrages d'artillerie sur les 2 tentatives ukrainiennes, les blindés républicains du bataillon Somali ont mené une contre attaque en direction de Vodyane pour achever de détruire les dernières unités mécanisées qui tentaient de s'y replier.



Le bilan de cette nouvelle offensive ukrainienne sur Peski est pour Kiev un nouvel échec cinglant et sanglant car les pertes de ce nouveau fiasco devant Donetsk s'élèvent à plus de 100 soldats tués ou blessés et plusieurs véhicules blindés détruits.

Ailleurs ce sont des assauts alliés qui n'aboutissent pas comme à Marinka par exemple mais avec des pertes incomparablement moins importantes que celles subies par les ukrainiens devant Peski. C'est ainsi de toutes les guerres de haute intensité, où se vivt une alternance de succès et de revers tactiques, surtout dans des combats de zones urbaines fortifiées où l'avantage est important pour celui qui défend, 

Mais ce que l'on peut retenir de l'écrasement des assauts ukrainiens sur Peski, c'est l'efficacité remarquable de la défense républicaine qui s'appuie sur: 

  1. Une observation permanente de l'ennemi, notamment par des drones, ce qui permet d'anticiper et réagir à toute action offensive
  2. Une réactivité et précision efficaces des couvertures de l'artillerie qui réalise aussi bien des tirs de barrage que des appuis lors des  contre attaques
  3. Une défense de la première ligne qui a repoussé les unités d'infanterie qui accompagnaient les blindés 
  4. Une contre attaque blindée finale qui a su exploiter la désorganisation ennemie pour achever sa destruction avant son repli à Vodyane. 
Cependant,  les moyens républicains restent toujours insuffisants pour capitaliser la défaite de l'assaut ukrainien en prolongeant leur contre-attaque en une offensive sur Vodyane par exemple. 

Et du côté ukrainien, ce qui apparait, même aux yeux de premier venu, c'est le caractère désespéré et même suicidaire de ces assauts en terrain découvert avec un appui feu quasiment inexistant et qui, dès les premiers tirs de barrage subis semblent complètement perdus et animés par des réactions individuelles décousues.

Il ne s'agit pas pour autant de sous estimer les capacités évolutives des forces ukrainiennes car cette assaut sur Peski, qui est à mettre en relation avec d'autres attaques menées ces derniers jours sur la zone de l'aéroport, un peu plus à l'Est du village, montre que les forces de Kiev sont toujours debout, motivées et qu'elles reçoivent toujours logistique et renforts leur permettant de tenir et même de prendre l'initiative.

Le même constat est réalisé sur le front Nord, notamment du côté de Krasni Liman où les forces ukrainiennes échouent à rompre la première ligne de défense alliées en y laissant à chaque fois des pertes importantes mais maintiennent des pressions offensives permanentes.

Les forces alliées ont donc besoin de grossir significativement leurs effectifs opérationnels et sur tous les fronts (ce que ne peuvent pas faire les ukrainiens) pour parvenir non seulement à repousser les forces de Kiev partout comme à Peski, mais surtout pour pouvoir engager de nouvelles offensives percutantes permettant de rompre les lignes de défenses ennemies s'emparer de villes clés et précipiter la capitulation de Kiev plutôt que de les grignoter inutilement en donnant du temps aux aides occidentales et aux reconstitutions de nouvelles brigades ukrainiennes.

Et c'est visiblement ce qui est en train de se préparer pour la période qui suivra les référendums et la très probable intégration des républiques du Donbass et des régions de Zaporodje et Kherson au sein de la Fédération de Russie qui devrait être entérinée autour du 1er octobre.

Erwan Castel 


Quand le vieux soldat se pose des questions

5 officiers du régiment nazi "Azov" libérés sont arrivés en Turquie 

Désolé pour ce "coup de gueule" mais:

Souvenez vous de ces radicaux du régiment ukrainien Azov vaincus à Mariupol à l'issue de 2 mois de combats de libération au cours desquels des milliers de civils et de soldats russes et républicains ont perdu leurs vies dans une bataille historique et symbolique.

Souvenez vous de leurs tatouages nazis quand ils sortaient d'Azovstal et des témoignages nombreux de la population qui fut victime pendant 8 ans de leur répression russophobe. Les discours alors nous parlaient de justice implacable contre ces criminels de guerre.

Souvenez vous aussi de ces mercenaires occidentaux présentés comme des criminels de guerre condamnables eux aussi à la peine capitale comme ces 2 anglais et 1 marocain, jugés à Donetsk et qui firent les gorges chaudes de la propagande pro-russe.

Et bien vous savez quoi ?

200 de ces ultra nationalistes aux mains couvertes de sang dont nombre d'officiers, ainsi que 15 mercenaires dont 5 britanniques et 2 américains, des suédois, marocains... ont été échangés contre 55 soldats russes et Viktor Medvedtchouk, un oligarque ukrainien originaire de Kramatorsk qui était le chef de file de l'opposition pro-russe. Accusé de "haute trahison" par les bandéristes de Kiev, 

Le président Zelensky s'entretenant avec les 
officiers de l'Etat-Major d'Azov échangés. 

Les 10 mercenaires ont été transférés de Russie en Arabie Saoudite, quant aux radicaux d'Azov parmi lesquels on compte 5 officiers de son Etat-Major, transférés en Turquie où, raconte t-on aux enfants qui croient encore au Père Noël, ils devront rester jusqu'à la fin du conflit !

Côté allié, ce sont 2 officiers supérieurs (lieutenant-colonel et major) 6 officiers subalternes 4 sous-officiers 40 soldats et sergents, 2 miliciens de Donetsk et 1 de Lougansk qui ont été échangés.

Andriy Yermak, chef de la Chambre civique ukrainienne, concernant cet échange 1 contre 4 a commenté : "Nous avons échangé 200 de nos héros"

Je ne conteste pas l'acte d'échanger des prisonniers qui est une des coutumes politico-militaires anciennes de cette "Jus in bello" maintenant vaille que vaille une certaine humanité dans la conduite de la guerre. Et cet échange, qui est d'ailleurs le plus important réalisé depuis 7 mois, a au moins l'avantage de maintenir entre les belligérants ce dialogue vital à la paix future. 

Mais pas à n'importe quel prix !

Le 24 février, la Russie s'engage dans sa plus grande opération militaire jamais réalisée depuis la seconde guerre mondiale pour, je cite, "démilitariser" et "dénazifier" l'Ukraine et, dans les cercles imbéciles des propagandistes zélés, d'aucuns diront même après la reddition du régiment Azov qui est l'icône du nazisme ukrainien, que la dénazification est accomplie !

Les forces alliées ont dans leurs camps de prisonniers des milliers de soldats ukrainiens dont beaucoup sont des combattants ayant respecté les règles d'engagement, les populations civiles et parfois même se sont battus honorablement. Qu'ils soient échangé contre des prisonniers russes et républicains ou des opposants politiques ukrainiens jetés dans les culs de basse fosse bandéristes dans des conditions de détention mettant en danger leurs vies ne me dérange pas.

Mais échanger nos soldats contre cette racaille d'Azov.... NON ! 

C'est stupide, obscène et insultant !

En mai dernier, par la voix de son porte parole Dimitri Peskov, le Kremlin affirmait que l'échange des nazis d'Azov contre Medvevchouk n'était même pas à discuter. Aujourd'hui... "cochon qui s'en dédit !"

"Ce n'est pas la peine de discuter de la 
possibilité d'échanger des prisonniers d'Azov 
contre Medvedtchouk". Dimitri Peskov, mai 2022

Certains me rétorqueront que "l'Etat à ses raisons que le coeur ignore !" quand d'autres propagandistes pro-russes de salon jongleront avec leur larbinisme pour justifier l'inadmissible après s'être délectés pendant des mois de la capture de ces nazis et criminels de guerre d'Azov, 

Même s'il y a évidemment des négociations secrètes derrière cet échange abject, selon moi l'intérêt ne peut sacrifier tous les principes, surtout ceux pour lesquels des soldats sacrifient leurs vies au combat. 

Ce qui est certain en revanche, c'est que la politique de communication russe a été une fois encore lamentable et même contre-productive pour n'avoir pas anticipé et tenté d'expliquer cette décision choquante.

Des unités de la République Populaire de Donetsk, comme le 9ème régiment par exemple ont vu leurs effectifs fondre complétement lors de la libération de Marioupol prise en otage par ces soudards d'Azov. Je me souviens des regards et des noms de dizaines de camarades qui sont tombés au combat pour vaincre ces nazis d'Azov. Leur sacrifice est aujourd'hui insulté ! 

Heureusement que le vrai soldat se bat d'abord pour sa terre, sa famille, ses traditions bien plus que pour des chefs militaires et politiques dont les discours n'ont finalement que la valeur de leurs actes. Et même si la fidélité du soldat restera toujours la plus solide jusqu'à son sacrifice, il a aussi le devoir d'interroger ceux qui jettent sur son honneur et son sang les ombres des manigances politiciennes. 

Aujourd'hui, les radicaux nazis et autres soudards servant le régime ukro-atlantiste de Kiev peuvent dormir tranquilles car s'ils sont capturés ou se rendent, non seulement ils seront traités "dans des conditions confortables", leur jugement si il a lieu ne sera qu'une parodie propagandiste et même, ils seront libérés avant le fin du conflit !

Je parie pour conclure que les soudards d'Azov ne vont pas rester longtemps en Turquie atlantiste et que la plupart d'entre eux retourneront sur le front combattre des soldats russes et terroriser des civils russophones... 

Merde !

Erwan Castel

Dernière minute !

Une amie originaire de Marioupol, apprenant la nouvelle m'a appelé en pleurant car son père a été assassiné sur un block post par des soudards d'Azov alors qu'il tentait de quitter Marioupol assiégé et son frère a été tué au combat pour libérer sa ville de leurs griffes.

Entre colère et honte !

Ce qui est sûr c'est que la prochaine fois, pour ces nazis, il n'y aura plus de prisonnier !


Article référence "The Guardian"

mercredi 21 septembre 2022

"Nous rentrons à la maison !"


Sur le front russo-ukrainien, si les mouvements opératifs ont fortement diminué côté ukrainien en revanche l'intensité des combats n'a pas faibli, bien au contraire, car les forces ukro-atlantistes maintiennent leurs pressions offensives dans de nombreux secteurs et les forces russo-républicaines, qui ont reçu leurs premiers renforts au lendemain de la percée réussie par les forces ennemies à l'Est de Kharkov, sont visiblement en train de se réorganiser pour une nouvelle phase offensive avec des moyens et des objectifs plus élargis.

Situation générale du front au 21 septembre 2022

Concrètement du Nord au Sud:

  • Sur le front de Kharkov, si de violents combats se poursuivent dans les quartiers Est de Koupiansk sur la rive gauche à l'Est de l'Oskol, le front s'est stabilisé sur cette rivière entre la frontière de la région russe de Belgorod au Nord et le front au Nord de Slaviansk où elle passe le relais à une autre rivière dans une orientation Ouest Est : la Donets (ou Siversky Donets).
  • Sur le front de Slaviansk, à partir de deux têtes de ponts réalisées sur la rivière Donets et d'une autre en aval du barrage sur l'Oskol, les forces ukrainiennes attaquent et cherchent à encercler la ville de Krasni Liman qi verrouille leur progression vers l'Est le long de la Donets subissant des pertes importantes de la part d'une garnison russe renforcée, mais pas assez fournie pour mener des contre attaques.
  • Sur le front de Severodonetsk Lisichansk, les forces ukrainiennes ont repris aux forces alliées la localité de Bilogorovka à partir de laquelle elles pourraient mener une troisième tête de pont sur la Donets et/ou mener des attaques en direction de Lisichansk s'ils elles n'étaient pas bloquées par un manque d'effectifs d'assaut et d'appuis et une forte résistance alliée qui a également renforcer ce secteur du front Nord Donbass
  • Sur le front d'Artemovsk, au Nord de la ville, les forces alliées peinent depuis 2 mois à conquérir le point d'appui de Soledar dans des combats de rues lents et très couteux et plus au Sud, ne disposent pas d'effectifs suffisants pour réaliser rapidement un mouvement offensif enveloppant cette ville d'Artemovsk que les ukrainiens ont de plus renforcé avec des unités d'infanterie et d'artillerie.
  • Sur le front de Donetsk, de violents combats continuent autour des bastions ukrainiens de Avdeevka, Krasnogorovka et Marinka, au Nord Ouest et Sud de la cité républicaine soumise à des bombardement meurtriers ukrainiens de plus en plus importants dirigés contre ses populations civiles. Plus au Sud sur l'amorce du front de Zaporodje les 2 adversaires repoussent leurs attaques mutuelles dans le secteur de Vougledar.
  • Sur le front de Zaporodje, le situation est relativement stable, essentiellement animée par des duels d'artillerie et quelques reconnaissance offensives de part et d'autre, principalement dans le secteur au Sud de la ville, près du Dniepr, d'où pourrait surgir une nouvelle offensive ukrainienne en direction de Energodar le long de la rive gauche (Sud) du fleuve ou vers Melitopol, en direction de la Mer Noire.
  • Sur le front de Kherson, l'offensive ukrainienne engagée contre les forces russes déployées au Nord du Dniepr, malgré des pertes et des échecs tactiques se poursuit à partir de la tête de pont d'Andrivka sur la rivière Ingoulets et du saillant de Visokopillya, au Nord Est, mais toutefois sans obtenir de succès significatifs, en dehors des destructions par les HIMARS étasuniens des infrastructures russes à l'arrière du front.
Illustrant parfaitement cette exacerbation 
en cours des opérations militaires alliées
voici le bombardement incendiaire d'unités
ukrainiennes sortant d'Ozerne pour opérer
vers le contournement Est de Krasni Liman.

Arrivant sur le flanc occidental de la Fédération, de nombreuses forces russes terrestres appartenant à la Garde Nationale et au Corps de défenses sont en train de se déployer autour de l'Ukraine ainsi que de nouveaux appuis aériens avec notamment des moyens stratégiques lourds (bombardiers Tupolev 95 par exemple) qui jusqu'ici n'avaient quasiment pas été engagés. A noter également des renforts importants au sein des forces auxiliaires russes comme le groupe Wagner et les volontaires tchétchènes qui alignent chacun l'équivalent d'une division.

De leur côté, l'essoufflement rapide des forces ukrainiennes tend à confirmer que leur percée à l'Est de Kharkov et leurs têtes de pont réalisées sur les rivières Oskol et Donets au Nord et Ingoulets au Sud risquent d'être qualifiées de "victoire à la Pyrrhus" tant elle ont subi des pertes importantes et raclé les fonds de tiroirs des réserves opérationnelles. Et je n'en veux pour preuve que les nouveaux renforts ukrainiens acheminés en urgence par trains vers Kharkov, mais qui sont puisés dans les forces de défense de Kiev. 

En résumé le front russo-républicain, après les initiatives opératives ukrainiennes des fronts Sud et Nord est dans l'attente d'un nouveau changement stratégique pour lequel la Russie, qui veut reprendre une initiative offensive forte sur le terrain, vient d'ouvrir le prologue politique: 


Un prélude politique au "Vent du Nord" 

Souvenons nous qu'après l'échec des dernières actions diplomatiques russes proposant un traité de sécurité collective pour mettre un terme au conflit dans le Donbass et avant d'engager l'option militaire pour contraindre le régime de Kiev à en respecter les principes, une reconnaissance officielle des Républiques de Donetsk et Lougansk a été votée par le parlement russe le 21 février, aussitôt suivi d'un accord d'assistance militaire mutuelle.

Aujourd'hui dans le même souci de préparer le terrain politique et de donner une dimension juridique aux nouvelles opérations militaires qui font probablement fondre sur l'Ukraine prochainement, la Russie avec ses alliés a engagé le processus d'intégration référendaire des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, mais aussi des régions de Zaporodje et Kherson. 

Voici le type d'adresse envoyé par les gouvernements de Donetsk et Lougansk ainsi que par les administrations russes de Kherson et Zaporodje, ici le message envoyé par Denis Pushilin, président de la République Populaire de Donetsk :

Cher Vladimir Vladimirovich!


Je vous prie d'envisager l'entrée de la République populaire de Donetsk dans la Fédération de Russie le plus rapidement possible en cas de décision positive à l'issue du référendum, ce dont nous ne doutons pas. Le peuple du Donbass, qui souffre depuis longtemps, méritait de faire partie d'un grand Pays qu'il considérait toujours comme sa Patrie.
Cet événement sera la restauration de la justice historique, dont des millions de personnes russes aspirent à l'avènement.

Denis Pushilin,
Chef De La République Populaire De Donetsk

  1. Des référendums vont donc se dérouler du 23 au 27 septembre dans les territoires de Lougansk; Donetsk, Zaporodje, Kherson concernant le retour de ces territoires historiquement et identitairement russes au sein de la Fédération de Russie.
  2. Les résultats officiels seront annoncés le 28 ou le 29 septembre, après quoi les territoires concernés dont les républiques populaires de Donetsk et Lougansk pourront envoyer un demande officielle d'adhésion à la Russie. 
  3. Le 30 septembre ou le 1er octobre, cette demande pourra être officiellement accordée et les documents pertinents seront signés au Kremlin avec la participation de Poutine, Pouchiline et Pasechnik.

Voici le témoignage de Charles d'Anjou, 
actuellement en reportage sur les fronts 
russo-ukrainiens concernant ces référendums.

L'Institut républicain de Crimée pour la recherche politique et sociologique a mené une enquête auprès de la population des territoires libérés :

Ceux qui sont prêts à participer à un référendum sur l'adhésion à la Russie :
- DPR - 86%,
- LPR - 87%,
- Région de Kherson - 72%,
- Région de Zaporozhye - 83%.
Ceux qui soutiennent l'entrée de leurs régions au sein de la Fédération de Russie :
- RPD - 94%,
- LPR - 93%,
- Région de Kherson - 80%,
- Région de Zaporozhye - 87%.

Ce référendum d'intégration à la Russie, que le Donbass appelle de tous ses voeux depuis 8 ans, risque d'être le scrutin le plus dangereux de l'Histoire, depuis sa tenue technique sous la menace des canons ukro-atlantistes jusqu'à ses conséquences diplomatico-militaires inévitables à venir. Mais il est l'étape nécessaire pour que soient enfin mis en mouvement les moyens permettant d'en finir avec cet impérialisme occidental !


Voilà le très prochain tracé modifié des frontières entre l'Ukraine et la Russie
Ce tracé inclus du Nord au Sud les Républiques de Donetsk et Lougansk, les régions
de Zaporodje et Kherson, dans leurs territoires contrôlés et ceux encore occupés par Kiev.
Du côté de Moscou

Le président de la Douma a répondu que le parlement soutient le processus de référendum et étudierai à son issue la demande potentielle d'un rattachement à la Fédération de Russie. De son côté, Dimitri Medvedev, ancien président de la Fédération et actuel Vice-président du Conseil de sécurité de Russie à déclaré:

"Les référendums dans le Donbass sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants de la LNR, de la DNR et d'autres territoires libérés, mais aussi pour le rétablissement de la justice historique."
Ils changent complètement le vecteur du développement de la Russie depuis des décennies. Et pas seulement notre pays. Car après leur mise en place et l'acceptation de nouveaux territoires en Russie, la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible.
L'empiètement sur le territoire de la Russie est un crime dont la commission vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense. Mais il n'est pas moins important qu'après les amendements à la Constitution de notre État, pas un seul futur dirigeant de la Russie, pas un seul fonctionnaire ne puisse revenir sur ces décisions.
C'est pourquoi ces référendums sont si redoutés à Kyiv et en Occident. C'est pourquoi ils doivent être effectués"

Dernière minute !: 

Le Président Vladimir Poutine est intervenu ce 21 septembre pour signifier qu'un décret a été signé, et en vigueur dès de jour, concernant une mobilisation partielle dont les principaux points sont les suivants :

- La mobilisation partielle concerne les réservistes (300 000 pour commencer)

- Les mobilisés avant leurs déploiement recevront une formation militaire complémentaire tenant compte de l'expérience des opérations spéciales en cours

- L'objectif immédiat est la libération complète du Donbass ;

- le statut juridique des volontaires et des milices du Donbass va être défini rapidement

- en cas de menace à l'intégrité territoriale de la Russie, tous les moyens disponibles seront utilisés. 

Du côté de l'OTAN, 

Sur le plan politique, Washington et ses valets ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaitraient pas les référendums engagés, ce qui n'est pas surprenant pour ces pseudos "démocraties" qui ne reconnaissent que les référendums qu'ils organisent et à condition que les résultats soient favorables à leurs intérêts ploutocratiques.

Sur le plan militaire c'est une autre affaire car si les territoires concernés demandent leur rattachement à la Russie et que le parlement russe l'accepte, cela signifie que ces régions appartiendront au sanctuaire national de la Fédération et par conséquent bénéficieront de toutes les protections adéquates, y compris celle définie par la nouvelle doctrine d'emploi de l'arme nucléaire dont la dimension défensive sera alors activée pour leurs territoires. 

Si l'OTAN persiste à poursuivre sa cobelligérance, devenue depuis plusieurs mois une belligérance factuelle exponentielle, elle n'aura pas d'autre choix que d'entrer officiellement en guerre avec la Russie en déployant des troupes en Ukraine, d'abord à l'Ouest (bouclier antiaérien puis aérien) puis progressivement vers la ligne de front jusqu'au premier affrontement avec une force russe qui risque de faire déborder le volcan ukrainien dans toute l'Europe, réveillant (enfin) les populations occidentales et les mettant (je l'espère) en face de leur servitude suicidaire !

"Brigitte, fais tes valises, on déménage dans le bunker !"

Car ses territoires de ces régions qui restent à libérer seront alors "de jure" des territoires nationaux russes occupés par une force militaire ennemie. Le 8 juillet dernier, le Président Poutine avait déclaré "nous n'avons pas encore commencé les choses sérieuses". Aujourd'hui, "de facto" les "choses sérieuses" viennent de commencer !

En procédant à nouveau, comme en février, par un processus politique préalable, le président Poutine ne fait pas que jeter les bases juridiques sur lesquelles il va organiser contre  les ukro-atlantistes un nouveau format militaire plus radical, mais aussi il offre une ultime occasion à l'OTAN de jeter l'éponge et de revenir à la raison commune avant que ne claque définitivement la porte des négociations et s'ouvre celle de la guerre totale. 

Là où certains verront une "fuite en avant du président russe" je ne vois que la logique mortifère d'une stratégie atlantiste commencée au lendemain de l'effondrement du bloc soviétique il y a 30 ans et qui,  de crise en intervention armée, de coup d'Etat en conflit militaire, a finalement réussi a pousser la Russie dans ses derniers retranchements d'où depuis février 2022 elle n'a plus d'autre choix que de "ramasser le gant" avant qu'il ne soit trop tard. On ne peut se réjouir de cette cinétique infernale conduisant les peuples dans ce nouveau chaos mondial, car avant que ne se construise (je l'espère de tous mes voeux) un nouveau paradigme multipolaire respectant les diversités humaines, il va nous falloir d'abord affronter les conséquences dramatiques de l'ouverture criminelle de cette boite de Pandore un jour de février.... 2014 sur le Maïdan ! 

La grande inconnue pour les semaines à venir est de savoir quel va être le niveau de réaction de l'OTAN, avec quel statut, et quels moyens. La stratégie habituelle occidentale, qui consiste à jeter de l'huile sur le feu et déclencher des conflits via des idiots utiles et des proxys pour pousser leurs adversaires, dans des réactions en chaîne inévitables, à en porter la responsabilité juridique internationale, risque de n'être pas suffisante pour aider Kiev. Soit les faucons de Washington jettent l'éponge, soit ils assument leur stratégie et déclarent la guerre à Moscou, avec toutes les conséquences que cela comporte. 

Pour conclure, et même s'il reste du chemin à parcourir pavé de sang et de larmes, je partagerai ici cette chanson d''espoir et de joie interprété par Natalia Kachura et Margarita Lisovina, deux artistes de Donetsk qui incarnent ce peuple héroïque du Donbass qui depuis 8 années se bat et souffre le martyr pour gagner sa liberté et son retour au sein de la Mère Patrie !

Erwan Castel

"Nous rentrons à la maison !
Nous avons défendu ce droit !
Le dernier à se battre
Nous rentrons à la maison !"


lundi 19 septembre 2022

Une folie meurtrière devenue démentielle


Rentrant de mon service près d'un bâtiment en ruine de ma base, je voulais terminer une information brève concernant le nouveau bombardement ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporodje, survenu cette nuit (voir ci après) et qui suffit déjà à décrire cette psychopathie ukro-atlantiste que les russes d'Ukraine côtoient et subissent depuis 8 ans dans une impudeur devenue paroxysmique depuis 7 mois, mais un nouveau massacre a endeuillé la ville au million de roses.

Chaque jour des civils meurent au coeur des cités républicaines,. Rien que pour Donetsk,  hier dimanche 18 septembre, 9 personnes ont été tuées et 13 autres blessées par des obusiers de 155mm de l'OTAN,. le 17 septembre, 4 autres civils avaient été tués et ainsi de suite chaque jour que les dieux font et que les hommes défont. 

Aujourd'hui 19 septembre, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les obusiers de 155mm de l'OTAN des soudards de Zelensky a réussi à faire passer au second plan cette attaque dejà inadmissible sur la centrale nucléaire d'Energodar.

A 12h20, au moment où l'activité socio-économique extérieure bat son plein, un bombardement ukro-atlantiste s'est abattu au coeur de Donetsk, dans le district de Kuybishevsky situé à l'Ouest du centre ville. La place des commissaires de Bakou, le marché de Sokol (microdistrict de Tekstilshchik) et plusieurs centres commerciaux ont été touchés entre 12h15 et 12h23 par 9 obus de 155mm (calibre OTAN) tirés depuis les positions ukrainiennes de Netaïlovo, à 20 km, au Nord Ouest de Donetsk (secteur de Pervomaïske sur le front d'Avdeevka).

Bilan  provisoire : 16 tués dont 2 enfants 
et plusieurs blessés
 


Outre les nombreuses victimes fauchées par l'acier de l'OTAN, les destructions sont importantes, magasins de marché, centre commercial, maisons d'habitations, voitures.... et dans ces quartiers frappés au milieu de la journée, pas un seul objectif militaire, logistique ou énergétique pouvant intéresser des opérations militaires... Juste des centres de vie socio-économiques d'une population civile éloignée du front (10 km de la ligne de front) 


Au milieu des corps et des débris, des centaines d'éclats d'acier identifiés comme ceux d'obus de 155mm français tirés par canon CAESAR sont ramassés par les services de sécurité chargés de l'enquête. 


Lorsque les bonimenteurs droitdelhommistes français, Sarkozy, Hollande et Macron pour ne citer que les 3 derniers laquais du mondialisme libéral nous racontent vouloir sauver la population de Benghazi des bombes de Kadhafi, les femmes maliennes des couteaux des djihadistes ou les ukrainiens des chars de Poutine, il ne font que rejouer sur les planches ensanglantées du grand théâtre de leur bien pensance, juste planté dans son nouveau décor cosmopolite, cette inversion accusatoire hypocrite et criminelle rodée depuis que l'Europe est Occident. Et tous ces martyrologes infinis d'être ensuite cyniquement justifiés par ces vampires de la marchandise qui, toute honte bue, déclarent comme Madeleine Allbright devant les 500 000 enfants irakiens massacrés:  '"cela en valait la peine" !

Macron, ses prédécesseurs et tous leurs coreligionnaires mondialistes devront un jour passer devant les tribunal des hommes ou des armes pour rendre compte de leurs crimes organisés !


Si la mort de civils et d'enfants innocents est sans nul dote le drame le plus élevé dans cette tragédie humaine qu'est la guerre, et souvent inévitable lorsque les armées se disputent le contrôle d'une ville ou cherchent à y détruire des infrastructures militaires, logistiques ou de commandement, il reste cependant des valeurs qui devraient épargner au maximum les civils du feu des combats, à condition qu'elles soient respectées comme l'impose les règles d'engagement . 

Je ne cherche nullement ici à hiérarchiser les victimes mais les bombardements qui tuent au coeur de Donetsk ne sauraient être comparés à ceux qui visent en Ukraine les casernes, dépôts, centrales d'énergétiques ou structures logistiques utilisés par les forces de Kiev, car ici, si le drame humain reste le même, les civils de Donetsk sont tués parce qu'ils sont la cible des psychopathes qui depuis 8 ans mènent contre eux des bombardements terroristes à caractère génocidaire !


Une fois encore l'armée ukro-atlantiste, et grâce aux aides militaires d'une France droitdelhommiste et moralisatrice, tuent et mutilent des populations civiles au seul motif qu'elles sont russes..

Il ne s'agit pas ici d'un autre tragique "dommage collatéral" secouant toutes les guerres de haute intensité, mais bien d'un nouveau crime de guerre ukro-atlantiste et encouragé par cette absolution politico-médiatique donnée par les "démocraties occidentales" à des soudards néonazis, au seul intérêt qu'ils sont devenus les idiots utiles d'une hégémonie russophobe occidentale.


Plus à l'Ouest, le long du Dniepr...

Dans la nuit du 18 au 19 septembre, à 00h19, un missile ukrainien a frappé à nouveau le site de la centrale nucléaire de Zaporodje à Energodar laissant cette fois dans la mémoire des vidéos surveillance l'image d'une explosion impressionnante survenue à moins de 300 mètres des réacteurs nucléaires.

Cette fois l'impact qui est arrivé sur le secteur de la gare de la centrale a fait un cratère de 2 mètres de profondeur et 4 mètres de diamètre, Ce tir a provoqué en réaction une forte explosion qui a endommagé le bâtiment de la gare ainsi que des lignes de la centrale hydro-électrique d'Aleksandrovskaïa, qui ont été temporairement coupées.

Dans le chantage nucléaire organisé par les occidentaux à Energodar quelle va être la prochaine mission confiée à leurs psychopathes de service ?  

Un nouveau massacre de civils à Donetsk, un autre bombardement visant un incident nucléaire à Energodar... deux nouvelles raisons pour la Russie d'en finir radicalement avec ces tarés ukro-atlantistes et d'envoyer en guise d'avertissement rouler leurs têtes jusqu'aux pieds de leurs parrains occidentaux (peut-être au sens propre comme au sens figuré).

Erwan Castel

Source de l'article : Russie Politics

L'AIEA demande le transfert de la centrale de Zaporojié à Kiev : 
la Russie, va-t-elle rompre le cordon ombilical globaliste ?


Par Karine Bechet Golovko

"L'enchaînement des événements autour de l'action de l'AIEA ne laissait aucun doute, quant à sa partialité et à son implication dans le conflit en Ukraine, comme arme globaliste. En exigeant le transfert pur et simple du contrôle de la centrale de Zaporojié à Kiev, sur demande de la Pologne et du Canada, le conseil des directeurs de l'Agence vient de signer son arrêt de mort international. N'étant objectivement plus indépendante, l'AIEA perd toute raison d'exister. Ce qui pose en perspective la possibilité même de l'existence aujourd'hui du système de gouvernance globale, issu de la Seconde Guerre mondiale, construit autour des organes internationaux, cooptés et devenus globaux.

Lors de sa visite à la centrale nucléaire de Zaporojié, Grossi et ses "experts" n'ont prêté qu'une attention superficielle aux tirs ukrainiens et aux demandes des habitants de les faire cesser. En revanche, immédiatement, Grossi a fait le lobby de l'instauration d'une zone démilitarisée autour de la Centrale et a imposé la présence permanente de deux représentants de l'AIEA à la Centrale.

La Russie a accepté la présence des "experts", qui devaient faire savoir aux pÔvres Occidentaux ignorants la réalité de la situation sur place. Il est vrai que les Américains et les Britanniques dirigent l'attaque contre la région de Zaporojié, il y a peu de chance qu'ils soient au courant de qui tire sur la Centrale ...

La Russie a également commencé les négociations à Vienne avec l'AIEA sur cette étrange zone démilitarisée, qui pourtant avait été antérieurement condamnée, et par le ministère russe de la Défense, et par le Kremlin. Comme si les négociations sont une fin en soi ... pour éviter de n'avoir à remettre réellement en cause ce monde global.

Désormais, les masques, qui n'existaient déjà plus, sont tombés, le Roi est nu, l'AIEA va au bout de sa mission et demande le retrait des forces russes, le transfert de la centrale à l'Ukraine et continue le travail - intermédiaire - sur cette zone démilitarisée, qui n'a d'importance que tant que la Russie tient la zone.

La résolution du Conseil des gouverneurs de l'AIEA a été présentée par la Pologne et le Canada, votée par 26 membres. Et pour que les choses soient bien claires, qu'il n'y ait pas de doute que la centrale n'est pas un but en soi, mais l'élément psychologique qui doit conduire la Russie à capituler, l'ambassadeur australien de préciser :

«Le Conseil des gouverneurs a envoyé un message fort à la Russie, l'exhortant à cesser immédiatement toutes les actions menaçant la sûreté nucléaire, à rendre la centrale de Zaporijjia et tout autre territoire ukrainien à Kiev»

De son côté, la Russie déplore que les pays occidentaux aient introduit à l'AIEA une résolution anti-russe, qui ignore les tirs ukrainiens.  En effet, c'est une surprise de taille, surtout, que l'ambassadeur russe souligne lui-même que ces mêmes pays fournissent les armes à Kiev. Il rappelle par ailleurs, que la Russie et la Chine ont voté contre et :

"Le Burundi, le Vietnam, l'Égypte, l'Inde, le Pakistan, le Sénégal et l'Afrique du Sud se sont abstenus. Ainsi, la majeure partie de l'humanité a refusé de soutenir ce projet."

L'humanité, c'est certes, très beau, mais ce n'est pas elle qui va faire changer le cours du conflit, surtout dans son abstention. Une position aussi mesurée de la Russie dans ce contexte met en avant un malaise politique, une faiblesse, elle, réelle, qui se résume à cette question : les élites politiques russes, vont-elles enfin avoir le courage de rompre le cordon ombilical globaliste ? Un premier signe, désormais, sera celui des négociations concernant la zone démilitarisée : y participer serait non seulement contreproductif, mais enverrait un signal dangereux, puisque leur finalité a été formellement dite."

Karine Bechet Golovko

"Quand le vin est tiré, il faut le boire !"

Lorsque je vois ici l'irresponsabilité des uns soutenant l'Ukraine dans une servitude volontaire aveugle et suicidaire, ou là l'imbécilité des autres continuant à clamer que les opérations militaires russes en Ukraine se déroulent comme prévu, et surtout l'insouciance de la majorité des populations devant la menace de plus en plus nette et précise et proche d'un nouveau conflit mondial, j'avoue avoir du mal à lutter contre cette misanthropie qui désespère de l'intelligence humaine.

Pierre, un frère d'armes de longue date et, comme moi observateur attentif (et inquiet) des tectoniques géopolitiques secouant les civilisations, me rappelait cette sentence du général Beauffre plus que jamais d'actualité :

"la guerre, c'est l'affrontement des volontés"

Et ces "volontés" aujourd'hui de s'imposer non seulement des Etats Majors militaires aux tranchées des fantassins russes et ukrainiens, mais aussi dans les officines politiques nationales et internationales et jusqu'aux salles de rédactions de leurs chiens de garde médiatiques où, à défaut de chairs à écraser sous les obus, c'est la paix, et comme toujours la vérité qui sont saignées sur les autels de la sécurité ou de l'hégémonie selon de quel côté on regarde le conflit.

Et c'est peut-être dans ce dernier niveau géopolitique du conflit pour lequel des bataillons entiers de pères de frères et de fils fondent sous la mitraille que se trouvent des éléments de réponse pour les quidams qui ne comprennent pas tout dans cette nouvelle tragédie européenne où sont aveuglés par l'affrontement des mensonges.

Car cette guerre, qu'il serait temps pour les populations européennes de considérer comme autre chose qu'un "war game" parasitant l'esprit critique dans une saturation d'images et de bruits enchaînant quotidiennement l'Homme post-moderne à la pensée dominante. Car cet affrontement militaire des volontés dont l'écho des batailles circulent instantanément à travers le Monde n'est que la déclinaison paroxysmique d'affrontements politiques, économiques et ontologiques de puissances s'opposant leurs paradigmes en devenir et dont les champs de bataille s'étendent à l'infini des territoires humains de la géographie mais aussi des rêves et du sacré.

Depuis Donetsk, cet avant poste du chaos mondial arrivant, j'observe:

  1. D'un côté, une Russie menant un combat survivaliste, acculée sur ses frontières depuis la chute de l'URSS au cours de laquelle les USA auraient aimé voir "le bébé disparaître avec l'eau du bain", mais qui n'a pas su se débarrasser de cet atavisme politique et culturel rigidifiant ses commandements et ses réactivités. 
  2. De l'autre côté, une ploutocratie capitaliste enfin sortie de sa chrysalide des nationalismes industriels vouloir imposer par le chaos de conflits divers et exponentiels la dictature d'un marché mondial, stade ultime de son hégémonie militaro industrielle recherchant l'aliénation totale des peuples à la pensée unique de sa marchandise.
  3. Au milieu de cet affrontement eschatologique, des peuples européens domestiqués par les Etats-Nations et subissant aujourd'hui la vassalisation de ces derniers à un Nouvel Ordre Mondial amoral organisant dans leurs sociétés décadence civilisationnelle et  clivages sociétaux parachevant la paralysie politique des consciences individualisées

Et lorsque la Guerre militaire survient, alors les mots prononcés par les Tartuffe et les Torquemada propagandistes deviennent derrière leurs rodomontades mensongères auto suggestives,  stériles et ridicules des maux bien réels et contre productifs qui assassinent sans vergogne la Vérité, la Liberté et la Paix fanatisant les consciences ou pire en les trompant pour qu'elles sacrifient sur l'autel des fantasmes, leurs servitudes mais aussi leurs âmes et leurs corps. Or un combattant n'a jamais autant été invincible que face à la réalité crue même la plus difficile et fortifié par une confiance en ses chefs forgée au feu de la Vérité.

Aujourd'hui les portes du chaos se sont à nouveau grandes ouvertes et la convergence métapolitique des différentes guerres éclatent au grand jour.

Si, sur le plan de la guerre économique Moscou résiste très bien à ses adversaires mondialistes malgré des sanctions occidentales hystériques dont il est cependant stupide de prétendre qu'elles ne sont pas impactantes, en revanche sur le plan du conflit militaire, l'option initiale choisie par le Kremlin rencontre factuellement des "difficultés" dont les raisons (qui ne sont pas toutes des erreurs) sont diverses, internes et externes. Quant au plan de la guerre de l'information, à mon grand désespoir, force est de constater, qu'en dehors d'un argumentaire politique légitime relevant d'un "bon sens commun" universel, que Moscou est plutôt "à la ramasse", enlisant la communication russe dans une propagande obsolète jusqu'au ridicule.

Or, si dans une guerre économique on peut vaincre (peut-être) son ennemi, cette victoire ne sert à rien si elle n'est pas accompagnée (et même subordonnée) par la victoire d'une guerre militaire engagée contre ce même ennemi et pour laquelle les batailles menées sur le front de l'information jouent un rôle de plus en plus considérable dans l'hyper communication de notre société du spectacle, anesthésiant ou excitant les volontés au gré des enjeux défendus et des menaces subies.

Lorsqu'on appartient au camp antimondialiste, donc pro-russe, se voiler la face par fanatisme tout comme être défaitiste par faiblesse ne sert à rien, car dans les deux cas, le déni ou la soumission de l'individu devant le pessimisme de la raison l'éloigne de la ligne de crête étroite du réalisme qui seul, peut faire germer l'optimisme de la volonté et conduire l'espérance sur sur le chemin de la Victoire. Sur tous les champs de bataille et surtout ceux de la guerre, lorsque les orages d'acier grondent devant les bataillons, la stupidité des larbins et la trahison des lâches sont "in fine" un danger pour leur propre camp bien plus que pour celui de l'adversaire.

La percée ukrainienne de Balaklaïa est l'illustration de cette réalité de l'Histoire parasitée par le fantasme des fanatiques ou le fatalisme des défaitistes, et si elle est une rupture définitive c'est celle de la stratégie initiale russe sanctionnée magistralement ici par un "trop peu, trop tard", car désormais, même si elle ne s'est pas déclarée juridiquement comme tel, c'est bien l'OTAN qui est désormais, aussi et surtout, l'adversaire militaire factuel de la Russie. 

Balaklaïa, selon moi a scellé définitivement l'échec du format initial des opérations spéciales russes en Ukraine qui, de mois en mois, de retrait en retrait (Kiev, Tchernigov, Soumy, Kharkov) et malgré des victoires évidentes (Kherson, Melitopol, Volnovakha, Marioupol, Popasnaya, Severodonetsk) a montré que sa limitation d'engagement (entre 150 000 et 200 000 hommes seulement et une préservation des structures socio-économiques et étatiques ukrainiennes) était finalement inefficace car le régime de Kiev n'est pas tombé, sa militarisation atlantiste est augmentée, que son Etat-Major a même repris l'initiative jusqu'à pouvoir reprendre certains territoires.

Aujourd'hui, la nécessité d'un "changement de format" radical s'impose à Moscou dans ce conflit que la Russie ne peut en aucun cas perdre car il lui est existentiel. La question est de savoir quand et surtout comment les forces russes vont pouvoir enclencher la vitesse supérieure sans accepter ce grand saut dans une troisième guerre mondiale vers laquelle, en Ukraine, la stratégie hégémonique étasunienne les pousse depuis 2014.

Front Nord Donbass au 18 septembre 2022

Fondant ma réflexion essentiellement à travers le prisme du terrain militaire réel, mon regard se tourne actuellement vers Krasni Liman où j'ai 2 camarades qui se battent. Cette localité (appelée aussi Lyman) de plus de 20 000 habitants avant la guerre est située au Nord de Slaviansk de l'autre côté de la rivière Siversky Donets (appelée aussi Donets). Krasni Liman, qui a été libérée le 27 mai dernier est aujourd'hui un bastion allié important à plus d'un titre: 

  • Militairement il est le verrou en arrière de la croisée des rivières Donets (Est-Ouest) et Oskol (Sud-Nord) sur lesquelles s'appuie la ligne de front,
  • Politiquement, sa capture par Kiev serait symbolique car cette ville est sur le territoire ce la République Populaire de Donetsk contestée depuis 8 ans,
  • Médiatiquement, il est présenté par Kiev comme la première étape de la reconquête des villes de Lisichansk et Severodonetsk qui sont plus à l'Est.

Lorsque l'offensive ukrainienne, profitant de la faiblesse crasse du front russe entre les secteurs de Slaviansk et Kharkov, bouscule les défenses de Balaklaïa et poursuit en moins de 3 jours son élan jusqu'aux villes stratégiques de Koupiansk au Nord et Izioum au Sud, les forces alliées sont obligées de se replier sur la rivière Oskol à l'Est et les frontières russes au Nord. Loin d'être un "écrasement ukrainien magistral" des forces russes, pas plus qu'un "retrait russe audacieux et rusé" pour un redéploiement vers Donetsk, ce succès militaire incontestable de Kiev sur le front de Kharkov a sonné le glas de cette stratégie initiale russe en Ukraine du "trop peu trop tard" obligeant le Kremlin à "revoir sa copie" pour un style plus agressif et radical.

Mais les conséquences désastreuses de cet échec ne sont pas encore terminées.

La question désormais est de savoir où et quand le nécessaire nouveau format militaire russe va apparaître et surtout quel sera son déclencheur qui selon doit intervenir avant que les forces ukrainiennes ne conservent l'initiative opérative dans une nouvelle offensive sur un nouveau front (comme celui de Zaporodje par exemple).

Aujourd'hui à Krasni Liman se déroulent les combats les plus acharnés du moment, expression des enjeux du secteur, de cet affrontement des volontés évoqué plus haut mais aussi de cette métamorphose des stratégies militaires en œuvre de chaque côté du front :

  • Du côté ukro-atlantiste, l'ingérence de l'OTAN dans le conflit a fait clairement évoluer sa stratégie d'équipement  à une stratégie d'engagement humain stratégique et tactique, via une implication offensive des ressources de guerre électronique (guidage satellitaire et aéroporté des missiles) offrant à Kiev l'illusion offensive.
  • Du coté russo-républicains, l'essoufflement des opérations militaires dû à cette implication exponentielle de l'OTAN mais aussi à un engagement minimaliste russe, une sous estimation de l'adversaire militaire et politique et aussi d'inévitables erreurs tactiques impose la redéfinition d'une stratégie pour reprendre l'initiative.

Sur le front Nord Donbass, cette seconde bataille de Krasni Liman (après celle du 24 au 27 mai), et quelle que soit son issue, pourrait-être ce point de départ à partir duquel s'opère la une radicalisation du conflit avec un engagement russe élargi dans des moyens et objectifs adéquats pour répondre à la métamorphose atlantiste de son ennemi.

Aujourd'hui les combats de rue continuent dans la ville déchirée de Krasni Liman par une ligne de front confuse, et les forces alliées renforcées par 2 brigades russes venues du Nord résistent à leur encerclement (les villages de Yarova, Krimki, Aleksandrovka à l'Ouest de la ville sont tombés côté ukrainien) en infligeant de lourde pertes à des forces ukrainiennes s'essoufflant également. Actuellement les forces ukrainiennes, qui ont échoué à percer les défenses Sud de Krasni Liman (secteur gare ferroviaire) malgré l'utilisation massive de munitions incendiaires,  tentent de contourner la ville par l'Est tandis que d'autres unités mènent une offensive venant des forêts à l'Ouest en direction d'Oskol.

Encore enlisé dans cet attentisme stratégique et cette naïveté de croire que le dialogue diplomatique encore possible, Moscou a choisi d'entrer progressivement dans cette nouvelle phase du conflit et inévitablement plus violente, avertissant pour la énième fois ses ex "partenaires occidentaux de ne plus aller en avant dans leur "co-belligérance" ou en faisant des démonstrations de puissance militaire avec par exemple les récentes frappes de missiles de croisière sur les centrales électriques ukrainiennes orientales ou sur le barrage de Krivoï Rog.

En attendant, à Krasni Liman et ailleurs des soldats meurent pour la Grande Russie, tandis qu'à Donetsk et Belgorod des civils russes sont déchiquetés par les missiles de l'OTAN.

Mon allégeance et mon engagement pour la cause des peuples, incarnée par cette résistance héroïque de la Russie à l'hégémonie mondialiste n'a pas faibli d'un iota mais j'attends avec impatience que Moscou arrête de subir les insultes de la propagande occidentale, les attaques qui ne sont même plus voilées de l'OTAN, et cesse ses demi mesures militaires sacrificielles qui aujourd'hui non seulement sont obsolètes et qui, à terme pourraient menacer la réussite des opérations militaires en Ukraine et la cohésion patriotique autour du pouvoir en Russie.

7 mois c'est déjà trop long, et maintenant que toutes les diplomaties et patiences russes ont échoué, il est temps de relever le gant de l'OTAN que son proxy bandériste a jeté au visage de la Russie et de ses alliés, et dans une réaction radicale qui est maintenant inévitable. Car plus tard cela sera décidé, plus dur sera le prix à payer pour la liberté des peuples. 

A Krasni Liman, l' "estuaire" est aujourd'hui "rouge" du sang des soldats alliés se battant avec acharnement contre un ennemi supérieur en nombre et ayant quasi encerclé leurs positions. Les renforts supplémentaires arriveront -ils à temps ? L'avenir très proche nous le dira. Ce qui est probable, c'est que cette bataille, et quelle qu'en soit l'issue, va être un marqueur fort dans le basculement du conflit vers une guerre sans merci et malheureusement sans limite de moyens (ce qui est déjà la stratégie de Biden). 

Certains jugeront peut-être ces lignes "négativistes", voire "défaitistes", mais peu me chaut de leurs fantasmes fébriles avec lesquels ils droguent leurs courtisanismes des salons feutrés de certitudes immatures Ce que je sais pour écouter le chant des oiseaux, le sifflement des obus, les pleurs des enfants, le chuchotements des hommes, le sourire des femmes et la caresse du vent  c'est que dans leur immense majorité les peuples de Russie sont résolument derrière leurs soldats, n'en déplaise aux autres propagandistes qui en face rêvent d'un changement de pouvoir à Moscou (si changement il y avait, le nouveau pouvoir leur plairait assurément encore moins). 

A l'exemple de la république de Tchétchénie qui alimente le front russe avec des milliers de volontaires, une vague d' "auto-mobilisations" est en train de naître en Russie depuis Vladivostok jusqu'à Mourmansk, alternative intelligente et populaire à une mobilisation officielle qui fragiliserait l'économie et le contrat social de la nation. Demain des dizaines de milliers de volontaires viendront porter au bout de leurs fusils d'assaut cette volonté de défendre coûte que coûte cette "union des peuples" restée vive dans les coeurs des communautés de la Fédération de Russie.

Ici c'est le groupe de rock "After 11" et Andrey 
Merzlikin qui sont venus sur le front soutenir 
les hommes se battant pour leur sécurité

Voici pour conclure une analyse sans ambages de Paul Craig Roberts, fonctionnaire puis journaliste américain et connu pour être l'un des plus virulents antimondialistes dénonçant l'impérialisme des néoconservateurs étasuniens qu'il connaît de l'intérieur. Fidèle à sa libre pensée et son sens critique indépendant Paul Craig Roberts porte ici un regard sévère sur la stratégie russe et que rejoint ma pensée lorsque depuis des mois j'évoque le "trop peu trop tard" de cette stratégie initiale russe en Ukraine.

"Nous avons besoin d'une victoire" 

Erwan Castel

Dernière minute !

Alors que sur de nombreux médias russes le discours nationaliste se radicalisent, de nouvelles forces russes se déploient dans les districts militaires frontaliers à l'Ukraine avec notamment des centaines d'hélicoptères, d'avions de combat et de nombreux bombardiers stratégiques.

A suivre...


Source de l'article : Les 7 du Québec

La troisième guerre mondiale 
sera la conséquence la plus probable.

Par Paul Craig ROBERTS

Je déteste entendre « Je vous l’avais bien dit » et voilà que j’utilise ces mots.

Comme les lecteurs le savent, je crains depuis de nombreuses années que la tolérance de la Russie à l’égard d’insultes et de provocations sans fin ne continue à encourager des provocations plus nombreuses et plus graves jusqu’à ce que des lignes rouges soient franchies, entraînant un conflit direct entre les deux grandes puissances nucléaires. Pendant toutes ces années, le Kremlin, incapable de comprendre ou d’accepter que son rôle d’ennemi n° 1 de Washington était gravé dans le marbre, s’est appuyé sur une stratégie de réponses nulles ou minimales afin d’atténuer l’image d’une Russie dangereuse et agressive déterminée à restaurer l’empire soviétique.

Cette stratégie diplomatique, comme celle de la Russie en Ukraine, 
a complètement échoué.

La stratégie désastreuse du Kremlin en Ukraine a commencé lorsque le Kremlin a accordé plus d’attention aux Jeux olympiques de Sotchi qu’au renversement du gouvernement ukrainien par Washington.

Les erreurs du Kremlin se sont accélérées lorsque le Kremlin a refusé la demande du Donbass d’être réuni à la Russie comme l’ancienne province russe de Crimée. Cela a laissé les Russes du Donbass, qui faisaient autrefois partie de la Russie, subir la persécution des milices nazies ukrainiennes, le bombardement de zones civiles et l’occupation partielle par les forces ukrainiennes de 2014 à février 2022, lorsque l’armée russe a commencé à débarrasser le Donbass des forces ukrainiennes afin d’empêcher une invasion ukrainienne préparée des républiques du Donbass. Après avoir attendu 8 ans pour agir, le Kremlin fait maintenant face à une grande armée entraînée et équipée par l’Occident ainsi qu’à des régiments nazis fanatiques.

On aurait pu penser qu’à ce moment-là, le Kremlin aurait appris de ses extraordinaires erreurs et réalisé qu’il devait enfin démontrer qu’il avait été provoqué. Sans aucun doute, ce qui était demandé était une attaque russe qui aurait fermé l’Ukraine, détruisant le gouvernement, toute l’infrastructure civile et mettant fin au conflit immédiatement. Au lieu de cela, le Kremlin a aggravé ses erreurs. Il a annoncé une intervention limitée, dont l’objectif était de chasser les forces ukrainiennes du Donbass. Il n’a pas touché au gouvernement et à l’infrastructure civile de son ennemi, permettant ainsi à ce dernier de résister à l’intervention dans des conditions très favorables.

Pour être clair, il ne fait aucun doute que les Russes peuvent débarrasser le Donbass des forces ukrainiennes et qu’ils ont pratiquement achevé cette tâche. L’erreur du Kremlin a été de ne pas se rendre compte que l’Occident ne permettrait pas que l’intervention soit limitée.

Le Kremlin a mis en garde l’Occident contre toute ingérence dans l’opération, déclarant que si les États-Unis et l’OTAN s’impliquaient, la Russie considérerait ces pays comme des «belligérants ». Mais l’Occident s’est impliqué, d’abord lentement et prudemment pour tâter le terrain, puis de plus en plus agressivement, car ce que l’Occident prévoyait à l’origine comme un conflit d’une semaine tout au plus est maintenant dans son septième mois, le Kremlin parlant à nouveau de négociations avec Zelensky et l’avance russe étant apparemment en attente. Loin de traiter les pays de l’OTAN comme des combattants, le Kremlin continue d’approvisionner l’Europe en énergie dans la mesure où l’Europe permet à la Russie de le faire. De hauts responsables russes ont parlé comme si prouver que la Russie est un fournisseur d’énergie fiable était plus important que la vie de ses soldats qui se battent contre des forces ukrainiennes entraînées et équipées par des pays européens dont les industries d’armement fonctionnent grâce à l’énergie russe.

J’ai correctement prédit que les demi-mesures russes entraîneraient l’élargissement de la guerre.

La justesse de mon analyse vient d’être confirmée par un rapport de The Hill, une publication de Washington lue par les initiés. Le rapport s’intitule «Why the US is becoming more brazen with its Ukraine support» et peut être lu ici.

Voici la première phrase du rapport et quelques extraits :

« L’administration Biden arme l’Ukraine avec des armes qui peuvent faire de sérieux dégâts aux forces russes, et, contrairement au début de la guerre, les responsables américains ne semblent pas inquiets de la réaction de Moscou. »

« ’Au fil du temps, l’administration a reconnu qu’elle pouvait fournir aux Ukrainiens des armes plus puissantes, plus performantes, plus dangereuses et plus lourdes, et les Russes n’ont pas réagi », a déclaré l’ancien ambassadeur américain en Ukraine, William Taylor, à The Hill.

« ’Les Russes ont en quelque sorte bluffé et fanfaronné, mais ils n’ont pas été provoqués. Et il y avait des préoccupations [à ce sujet] dans l’administration au début – il y en a encore dans une certaine mesure – mais la crainte de provoquer les Russes a diminué », a ajouté Taylor, qui est maintenant à l’Institut américain de la paix.

Depuis juin, les États-Unis ont régulièrement augmenté le nombre de systèmes de roquettes d’artillerie à haute mobilité (HIMARS) dans le pays, que les membres des services américains ont formé les troupes ukrainiennes à utiliser par lots."

« À plus long terme, de nombreux rapports indiquent que les États-Unis prévoient d’envoyer prochainement des munitions d’artillerie à guidage de précision Excalibur – des armes qui peuvent parcourir jusqu’à 70 kilomètres et qui aideraient les Ukrainiens à cibler les positions et les postes de commandement russes enfouis »

« Une partie du changement de message peut être attribuée au fait que Kiev a défié les attentes internationales et n’est pas tombé rapidement lorsque la Russie a attaqué pour la première fois », selon Nathan Sales, un ancien fonctionnaire du département d’État qui a récemment occupé le poste de sous-secrétaire par intérim pour la sécurité civile, la démocratie et les droits de l’homme. 

Comme je l’avais annoncé, l’opération limitée du Kremlin a été perçue en Occident comme une demi-mesure qui a donné à l’Occident l’occasion d’élargir la guerre. Maintenant, à l’approche de l’hiver, le conflit s’élargit avec des livraisons d’armes puissantes à longue portée capables d’attaquer le Donbass, la Crimée et d’autres parties de la Russie depuis l’Ukraine occidentale qui a été épargnée par l’invasion russe.

Comme je l’ai également dit, en prolongeant la guerre avec ses tactiques de ralentissement afin de minimiser les pertes civiles, une noble intention, la Russie a donné à l’Occident la possibilité de caractériser l’intervention russe comme étant à bout de souffle en raison de l’épuisement des munitions et du nombre élevé de victimes russes. L’image de l’échec russe a eu l’effet escompté de rendre l’Occident plus confiant quant à son rôle de combattant. Voici des extraits du rapport de The Hill qui le confirment :

« Une autre partie de l’équation : Des renseignements récents qui indiquent que la Russie ressent la piqûre des sanctions imposées par l’Occident et une force de service militaire qui diminue en puissance à mesure que la guerre s’éternise. »

« Le mois dernier, Reuters a rapporté que les principales compagnies aériennes russes, telles qu’Aeroflot, ont immobilisé leurs avions afin de les dépouiller de leurs pièces détachées, en prélevant des éléments de certains de leurs appareils pour maintenir les autres en état de navigabilité. »

 « Et face aux pertes sur le champ de bataille, Poutine a cherché le mois dernier à augmenter les effectifs de combat de la Russie de plus de 130 000 soldats en éliminant la limite d’âge supérieure pour les nouvelles recrues et en encourageant les prisonniers à s’engager.»

« Les responsables américains pensent que cet effort a ’peu de chances de réussir’. »

« Pris dans leur ensemble, les renseignements dressent le portrait d’un pays [la Russie] qui peine à maintenir ses propres institutions, et encore moins à riposter aux nations occidentales pour avoir aidé l’Ukraine. »

« Je pense que l’instinct des gens dans les départements et les agences, en particulier l’État, la Défense et la communauté du renseignement, est d’aller plus loin et d’être plus agressif », a déclaré un ancien haut fonctionnaire du gouvernement. 

« ’Nous avons beaucoup plus d’espace de notre côté, je pense, pour prendre des mesures qui aideront l’Ukraine sans avoir une peur injustifiée de la façon dont Poutine va répondre’, ont-ils ajouté. »

On peut raisonner que le Kremlin a fait toutes ces erreurs parce qu’il ne voulait pas effrayer une plus grande partie de l’Europe dans l’OTAN en démontrant ses prouesses militaires dans une conquête éclair de l’Ukraine. Mais ce sont les demi-mesures de la Russie qui ont donné à la Finlande et à la Suède la confiance nécessaire pour rejoindre l’OTAN, car elles ne voient aucune menace pour elles-mêmes du fait d’être membres de l’OTAN. Un coup dévastateur de la Russie en Ukraine aurait amené toute l’Europe à repenser l’adhésion à l’OTAN, car aucun pays européen ne voudrait être confronté à la perspective d’une guerre avec la Russie. Au lieu de cela, ce que le Kremlin a produit, c’est un Premier ministre britannique prêt à engager la Russie dans une guerre nucléaire, et une OTAN qui a l’intention de poursuivre le conflit ukrainien.

Un lecteur négligent ou hostile pourrait conclure de mon article que je suis un partisan du succès militaire russe. Au contraire, je suis un partisan de la minimisation du risque de guerre nucléaire. Steven Cohen et moi sommes les deux personnes qui, dès le début, ont vu comment l’ingérence de Washington en Ukraine avec le renversement du gouvernement traçait une voie qui pouvait aboutir à l’Armageddon nucléaire. Cohen a été honni par sa propre gauche libérale, et j’ai été déclaré « dupe/agent de Poutine ».

Les insultes que nous avons subies ont prouvé notre point de vue. Le monde occidental est aveugle aux conséquences potentielles de ses provocations envers la Russie, et le Kremlin est aveugle aux conséquences potentielles de sa tolérance des provocations. Comme nous pouvons le constater, aucune des deux parties n’a encore pris conscience de cette réalité. Le rapport du Hill démontre la justesse de mon analyse de la situation et de ma prédiction que le résultat serait un élargissement de la guerre et une plus grande probabilité d’erreurs de calcul pouvant aboutir à une guerre nucléaire.

Paul Craig ROBERTS