jeudi 25 août 2022

Pour Daria !

"Nos cœurs aspirent à plus qu’une vengeance ou un châtiment.
C’est trop mesquin, trop peu russe.
Nous n’avons besoin que de notre Victoire.
Sur son autel, ma fille a déposé sa vie de jeune fille.
Alors, gagnez, s’il vous plaît !" 
Alexandre Douguine 

Ce 24 août, cela fait 6 mois que les opérations militaires russes ont été lancées pour mettre un terme à la guerre russophobe ukrainienne. 

Le Kremlin vient d'annoncer que les opérations militaires russes en Ukraine vont évoluer vers un nouveau format, plus radical pour éradiquer définitivement la menace ukro atlantiste des frontières de la Fédération de Russie. 

Même si des paramètres multiples, politiques et militaires peuvent être légitimement avancés pour expliquer la décision de l'Etat Major russe de lancer une nouvelle phase stratégique en Ukraine (résistance ukrainienne persistante, aides occidentales augmentées, frappes sur le territoire national russe...), il est difficile de ne pas penser au martyr de Daria Douguine, dont les proches ont porté sa dépouille en terre ce 23 août 2022 et dont l'ignoble assassinat aux ramifications ukrainiennes est devenu un haut symbole du combat mené par la grande Russie et ses alliés contre cette ploutocratie mondialiste amorale et criminelle voulant aliéner leurs peuples.

De fait, et contrairement aux propagandistes qui de Kiev à Moscou chantent "tout va très bien madame la marquise !", le conflit ukrainien présente aujourd'hui un ralentissement opératif qui, même s'il est principalement un choix de l'Etat Major russe menace le front à la veille de la saison automnale d'un enlisement des initiatives stratégiques. On peut notamment observer:

  • Un ralentissement des progressions alliées due à une volonté ukrainienne d'imposer une guerre d'attrition et à sa réaction russe d'économiser au maximum soldats et matériels.
  • Un stratégie défensive urbaine réalisée de chaque côté pour fortifier le front, par exemple à Avdeevka et Slaviansk pour les ukrainiens et Kherson et Izioum pour les russes,
  • Un affaiblissement réciproque par des bombardements dans la profondeur des réseaux et dépôts logistiques, aussi bien ukrainiens que russes diminuant leurs capacités offensives,
  • Des aides militaires occidentales aux ukrainiens maintenues (encore 3 milliards de $ accordés par Washington le 23) qui, si elles n'apportent pas la victoire à Kiev, retardent sa défaite,
  • Une augmentation exponentielle des actions terroristes meurtrières ukrainiennes qui cherchent à imposer en Russie et  l'international une extension du conflit et de ses implications.
Donc, même si sur le terrain les forces russes et républicaines continuent de progresser vers leurs objectifs, elles devront probablement et rapidement augmenter leurs pressions offensives pour éviter que l'inévitable défaite de Kiev ne devienne également une victoire à la Pyrrhus au minimum sur le plan des moyens militaires mais également éradiquer le plus rapidement la menace ukro-atlantiste qui à l'instar de celle des djihadistes en Syrie, ces autres idiots utiles de Washington, s'oriente de plus en plus vers une radicalisation terroriste des actions ukrainiennes.

En effet, de par leurs comportements ignominieux, le régime de Kiev et ses soudards confirment bien la justesse, l'urgence et la légitimité d'opérer une "dénazification" de ce pays parti dans une dérive totalitaire depuis 2014, et qui est un des objectifs des opérations militaires russes lancées le 24 février par le Kremlin en Ukraine. Comment en effet ne pas qualifier de nazis les crimes de Kiev menés contre des populations russes que nombre de responsables ukro-atlantistes considèrent comme des sous-hommes: bombardements génocidaires des populations civiles, persécutions contre les russes, tortures et exécutions sommaires, minage des zones résidentielles, attentats terroristes, bombardements sur centrale nucléaire.... et tous ces autres actes criminels à caractère génocidaire animée par une hystérie russophobe se réclamant officiellement du nazisme :

Depuis des années plusieurs organisations mémorielles
 occidentales alertent sur cette résurgence en Ukraine
d'un nazisme décomplexée et protégée par l'Occident.

Le général ukrainien Valeri Zaluzhnyi, chef d'état Major des forces armées ukrainiennes a déclaré par exemple à l'occasion du 24 août (fête nationale) que "l'indépendance c'est d'abord la mort, du sang et des larmes" et, s'il vous plaît, sous le regard d'un buste de Stepan Bandera ornant son bureau, ce nationaliste ukrainien et nazi notoire dont les séides nationalistes ont participé aux crimes génocidaires du IIIe Reich, assassinant selon les rapports de toutes les organisations mémorielles près d'un million de personnes pendant le guerre (russes, juifs, tsiganes...)

Mais ici encore, les "journalistes" occidentaux regardent ailleurs préférant insulter la mémoire de Daria Douguine et leur déontologie professionnelle.

Le Chef d'Etat-Major ukrainien en compagnie de Stepan Bandera

"A chaque jour suffit sa peine !"

Alors que le bilan provisoire des bombardements ukrainiens l'ayant frappé la veille s'élève à 3 morts et 14 blessés ce 24 août, Donetsk a encore été victime du terrorisme meurtrier des forces de Kiev, comme chaque jour depuis 8 années, et dans un crescendo rendu possible par une aide militaire occidentale de plus en plus directe se rajoutant depuis plusieurs mois à une collaboration politique et économique criminelle soutenant une idéologie qui est hypocritement condamnée par les capitales droitdelhommistes de l'OTAN.


Ce 24 août, les bombardements ukrainiens ont commencé depuis 1 heure du matin à frapper les zones résidentielles républicaines de Donetsk à Gorlovka, utilisant majoritairement des obus de l'OTAN de 155mm .Et vers 10h, au moment d'une de ses plus importantes heures d'affluence, l'hypermarché Galaktika qui est situé sur la périphérie Sud de Donetsk a été frappé par plusieurs tirs ukro-atlantistes.

Arrivés sur place 2 heures après le bombardement
ukrainien, l'hypermarché brulait  toujours malgré le
travail remarquable de 90 pompiers et 20 véhicules 
du Ministère républicain des Situations d'Urgence.

Un peu plus tard les bombardements ukrainiens reprenaient ailleurs, à coups d'obus de 152 et 155mm ou de roquettes dont certaines, à sous munitions, continuent à disséminer des mines antipersonnelles PFM1 "Tulip" sur les quartiers résidentielles, comme aujourd'hui sur le district de Petrovsky (Sud Ouest de Donetsk) avec 2 roquettes de 220mm "Uragan". 

Depuis la fin du mois de juillet, rien qu'avec ces mines "Petal" dot certaines malheureusement échappent aux ratissages des sapeurs ou tombent des toits ultérieurement, 2 civils ont été tués et 44 autres gravement mutilés (amputations pied, jambe ou bras) dont plusieurs enfants.

Affichette avertissant des dangers et des consignes à
respecter face aux mines antipersonnelles PFM1 "Tulip"

Et pendant ce temps là les médias français continuent à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes et des cheminées de centrale nucléaire pour des missiles russes !

Chaque jour, ce conflit révèle par les actions fanatiques amorales et criminelles de Kiev, que nous sommes bien en présence d'une guerre totale, commanditée, soutenue par la ploutocratie occidentale et menée officiellement par ses proxys ukrainiens... pour le moment.


Concernant la volonté occidentale d'internationaliser le conflit:

En prolongeant l'agonie de l'armée ukrainienne, les aides militaires occidentales qu factuellement sont une co-belligérance de l'OTAN irresponsable et suicidaire car cette stratégie menace la Russie mais aussi les pays occidentaux.

"Si des tiers souhaitent s'ingérer dans les événements 
actuels, alors ils doivent savoir qu'ils créeront une 
menace géopolitique pour nous et doivent savoir qu'il 
y aura une réponse, un frappe rapide. Nous avons pour
cela tous les moyens que nul autre n'a aujourd'hui et
nous utiliserons ces moyens si c'est nécessaire" 

Vladimir Poutine (6'50" de la vidéo ci après)

Le président Poutine rappelle ici les circonstances 
géopolitiques organisées par les occidentaux et
qui ont conduit dramatiquement au conflit actuel.

Mais comme d'habitude depuis le discours de Munich de 2007,les occidentaux, non seulement ne tiennent pas compte des avertissements et revendications légitimes de Moscou en matière de sécurité collective mais les méprisent et les provoquent dans un bellicisme de plus en plus radical. Ainsi des USA dont Biden vient d'annoncer une énième aide militaire à l'Ukraine d'un montant de 3 milliards de dollars ou de cette Albion toujours perfide dont le 1er ministre Johson est venu narguer le Kremlin en paradant à Kiev ce 24 août aux côtés de sa marionnette Zelensky.

Les 3 nouveaux milliards de $ (soit 480 milliards $ au total) accordés à Kiev par Washington achemineront les jours prochains, entre autres armes et munitions:
  • 6 systèmes antiaériens NASAM ainsi que des stocks de missiles
  • Des systèmes de défense anti drone VAMPIRE
  • Des munitions à guidage laser
  • 245 000 obus de 155 mm ;
  • 65 000 obus de mortier de 120 mm ;
  • 24 radars de contre batteries d'artillerie
  • Des drones RQ 20 PUMA et SCAN EAGLE
  • Un budget pour la formation et l'entrainement...
Du côté de la Grande Bretagne dont les aides sont plutôt orientées sur la formation des unités de mêlée et des forces spéciales ukrainiennes, la venue de Johnson à Kiev n'a pas du se faire les mains vides.

Boris Jonhson en visite à Kiev le 24 août dans 
un palais présidentiel ukrainien toujours intact. 

Même si elle est victorieuse sur le terrain, l'armée russe pour mettre un terme à cette escalade internationale orchestrée par Washington va certainement devoir "passer à la vitesse supérieure" pour atteindre le plus rapidement possible la destruction des forces ukro-atlantistes, la chute du régime ukro-atlantiste de Kiev mais aussi la sécurisation totale des zones contrôlées où les actions terroristes sont également en augmentation. 
Peut-être précédée par une pause opérationnelle comme celle observée entre les deux premières phases opérationnelles (début avril) une troisième phase stratégique russe va probablement être lancée prochainement, avec plus d'effectifs engagés, plus d'objectifs territoriaux et plus de destructions massives de l'appareil politico-militaire ukrainien.

Et ce conflit existentiel, pour beaucoup de russes revêt logiquement une dimension eschatologique, confirmée par cette hystérie russophobe et manichéiste du système occidental que confirme tragiquement le martyr de Daria Douguine assassinée le 21 août dans un attentat terroriste ukrainien près de Moscou.

Le père de Daria, Alexandre Douguine, surmontant dans un effort surhumain sa peine a tenu à prononcer ce discours émouvant lors des adieux à sa fille :

"Je ne pouvais pas, je ne voulais pas parler, mais Natasha dit que "Dasha" serait ravie d'entendre maintenant mes mots.

Pardonnez-moi.

Vous savez, je voulais élever ma fille comme je vois l'idéal d'e l'Homme. Tout d'abord, c'est la foi, elle a passé toute son enfance dans des camps orthodoxes, est allée à l'église. Et c'est important, mais je voulais aussi qu'elle soit une orthodoxe intelligente, alors sa mère et moi lui avons conseillé de devenir philosophe. Et c'est ce qu'elle est devenue.

Je ne peux pas dire si elle est profonde en tant que philosophe.

Mais elle a essayé d'aller dans cette direction. Maintenant, peut-être, quelque chose que nous n'avons pas vu, n'avons pas remarqué, s'ouvrira.

Et depuis l'enfance, ses premiers mots, que, bien sûr, nous ne lui avons pas appris, étaient "la Russie", "notre État", "notre peuple", "notre empire". Et elle est devenue si parfaite. Passant par des épreuves difficiles, elle n'en est devenue que bien meilleure que nous.

Dans notre famille, il a toujours été établi dès le début: vous devez devenir meilleur, vous devez devenir plus grand que vous-même, vous devez devenir plus courageux, vous devez devenir plus intelligent, vous devez devenir plus parfait. Nous ne l'avons pas félicitée, et elle n'en avait pas assez. Nous avons dit: c'est un défaut, sois meilleur, sois meilleur, sois plus grand. Et peut-être exagéré.

Elle n'avait pas peur, vraiment. Et quand elle et moi avons parlé pour la dernière fois au Festival de la Tradition, elle m'a dit:

"Papa, je me sens comme une guerrière, je me sens comme un héros, je veux être comme ça, je ne veux pas d'autre destin, je veux être avec mon peuple, avec mon pays, je veux être du côté des forces de la lumière, c'est la chose la plus importante."

Dans ma dernière conférence où nous étions ensemble, j'ai dit que l'histoire était une bataille de lumière et d'obscurité, de Dieu contre son adversaire. Et même notre situation politique, notre guerre en Ukraine, mais pas avec l'Ukraine – cela fait également partie de cette guerre. La lumière et ténèbres. Ni plus, ni moins. Et quand nous partions, une minute avant sa mort, une mort qui s'est produite sous mes yeux, la chanson d'Akim Apachev a retenti " Dans Azovstal" les démons sont enterrés ". Elle voulait l'écouter, mais nous sommes partis plus tôt. Cela n'aurait rien changé.

C'est le sens de sa vie qui est frappant, elle était significative, difficile, malgré le fait qu'elle était encore presque une jeune fille, elle n'a même pas vécu trente ans, elle est partie, mais elle a suivi cette logique, qui est devenue sa logique. Et donc je suis très reconnaissante et ému - je ne pensais pas qu'elle était connue et traitée comme ça

Elle était ce dont elle parlait. Combien de duplicité dans nos vies, combien de lâcheté, mais elle n'était pas comme ça, elle était entière, elle était tellement élevée, et son chemin est un argument incroyable, le plus terrible, peut – être le plus monstrueux, déchirant dans sa justesse. C'est ce qu'il faut. C'est ainsi qu'elle ne voudrait pas d'un autre destin, d'une autre vie.

Elle aimait la gloire qui lui manquait, elle était peu louée. Et maintenant que le président lui a décerné l'ordre du Courage, je sens qu'elle se réjouit, comme elle dit: "tu vois, papa, comme je suis bien, et tu as dit." Vous savez, aimer la gloire pour son bon côté – qu'est-ce qui ne va pas si c'est pour la lumière. Pas pour autre chose. Si vous vous êtes apporté à l'autel de votre pays, de votre foi, de votre vérité, alors qu'est-ce qui ne va pas, si on vous rend hommage, c'est si juste.

Désolé, je ne peux pas parler, je vous suis très reconnaissant, je suis reconnaissant à tout le monde, à tout notre peuple, je ne savais pas que cela pourrait être le cas, à tous ceux qui sont venus, à tous ceux qui ont répondu, à tous ceux qui ont écrit. Il s'avère que je ne connaissais pas qui était ma personne la plus proche et l'ami le plus proche des autres.

Désolé, je pense que la Dernière chose que je veux dire – pour elle, la vie était un sens, le sens était pour elle la composante la plus importante, elle a vécu dans ce sens. Et si cela affectait quelqu'un, sa mort tragique, sa personnalité, son intégrité, alors elle aurait un désir: ne vous souvenez pas de moi, ne me glorifiez pas, combattez pour notre grand pays, défendez notre foi, notre Sainte Orthodoxie, aimez notre peuple russe, parce qu'elle est morte pour le peuple, elle est morte pour la Russie sur le front, et ce front est ici. Pas seulement là – bas, ici en chacun de nous.

Et le plus grand prix à payer ne peut être justifié que par l'accomplissement suprême, la victoire. Elle a vécu pendant la victoire et elle est morte pendant la victoire. Notre victoire russe, notre vérité, notre Orthodoxie, notre pays, notre puissance."

Alexandre Douguine, 23 août 2022


Une enquête antiterroriste qui avance à grand pas... vers l'OTAN !

Concernant l'attentat terroriste ayant tué la philosophe Daria "Platonova" et  fille d'Alexandre Douguine, l'enquête du FSB a réussi à identifier avec certitude une suspecte ukrainienne travaillant pour les services de sécurité ukrainiens et en cheville avec les néo-nazis du régiment Azov.

Il s'agit de Natalya Vovk, née Shaban, originaire de l'oblast de Donetsk et dont le mari "Danil est membre d'Azov.  Les enquêteurs ont pu reconstituer  son itinéraire depuis le territoire de la République Populaire de Donetsk où elle était revenue vers Moscou, sa location d'appartement dans le voisinage immédiat de celui de Daria Douguine, sa présence au Festival de la Tradition et son exfiltration vers l'Estonie.

Pour ses déplacements, Natalia Vovk a utilisé 
la même mini Cooper avec 3 immatriculations
différentes :  E982ХН DPR (de Donetsk) pour 
aller en Russie, 172AJD02,(du Kazhakstan) à
Moscou et AH7771IP (Ukraine/Donetsk) pour
sa fuite vers l'Estonie et l'Union Européenne.

Cette femme de 43 ans, pour endormir la méfiance des services frontaliers russes, a travaillé sa couverture jusqu'à opérer accompagnée de sa fille de 12 ans Sofia Shaban et même de son chat. 

Mais cette femme qui est très fortement suspectée d'être la meurtrière de Daria Douguine n'a  de toute évidence pas agit toute seule mais au sein d'une équipe professionnelle disposant de spécialistes, notamment dans le domaine du renseignement et de l'armement, ainsi que des des moyens adaptés pour infiltrer le territoire russe, s'approcher des Douguine, choisir le moment le plus opportun, et réaliser techniquement l'attentat et l'exfiltration vers l'OTAN.

Il semblerait que Natalia Vovk était venue il y a quelques semaines en France sous la couverture de "réfugiée ukrainienne", et que les étapes de son itinéraire de retour (Pskov puis Estonie, et Autriche) laissent à penser qu'elle y est peut-être retournée après l'attentat. De là à avancer que les services occidentaux ont participé à sa mission terroriste, il n'y a qu'un petit pas, sachant que leurs antennes consulaires moscovites disposent de toutes les ressources financières et de renseignements pour aider le ou les assassins. 

Le festival de la Tradition où Alexandre et Daria ont animé une conférence a offert le lieu et le moment opportuns pour mettre en œuvre l'attentat: manifestation publique dans un village loin des systèmes de surveillance urbaine et permettant une exfiltration rapide et furtive. 2 semaines avant l'attentat (pour ne pas faire la relation avec l'événement culturel) les deux caméras de surveillance ont été lises en panne "accidentellement", ce qui confirme l'anticipation et le professionnalisme de l'opération, dont l'organisation, les procédures et les moyens trahissent portent bien la signature de services spécialisés et non d'une simple organisation terroriste.

D'autres détails confirment cette présomption de culpabilité pesant sur Natalia Vovk qui lorsqu'elle sera validée la conduira par n'importe quel moyen devant la justice des hommes ou des armes. Mais maintenant l'enquête s'intéresse prioritairement à son réseau sans lequel l'attentat était impossible. Et les regards de se tourner vers Kiev et bien au delà vers les services actions travaillant pour l'OTAN.

Erwan Castel

La sépulture de Daria Aleksandrovna Douguine, près de Moscou


mardi 23 août 2022

Le pouvoir républicain de Donetsk visé

En préambule, je vous invite à observer que depuis le 24 février 2022, les opérations militaires russes en Ukraine n'ont jamais visé les représentants du pouvoir politique ukrainien ni bombardé les bâtiments présidentiels à Kiev. De l'autre côté les forces ukrainiennes ont plusieurs voulu assassiner le président Zakharchenko de la République Populaire de Donetsk jusqu'à y parvenir finalement le 31 août 2018 par un attentat terroriste à Donetsk, et depuis le 14 février, elles bombardent régulièrement le centre administratif de la capitale.

Aujourd'hui 23 août 2022, les forces ukrainiennes ont à nouveau violemment bombardé plusieurs districts de Donetsk, dont le centre ville provoquant de nouvelles victimes parmi la population civile et des destructions importantes dans un rayon de 500 mètres environ autour du bâtiment où siège la présidence de la République Populaire de Donetsk et qui semble avoir été la cible de 3 séries de bombardements successifs avec des obus de 155mm OTAN, entre 11h30 et 12h00.

Les bombardements ukrainiens sur le centre ville de Donetsk le 23 août midi

Avec des amis il se trouve que nous sommes arrivés par hasard sur un des sites bombardés entre 2 tirs ukrainiens, le temps de nous réfugier dans le sous-sol d'un restaurant. Quelques minutes plus tard nous nous risquions dans la rue au milieu des voiture criblées d'éclats des branches et des vitres cassées. Dans un magasin éventré gisait au sol une femme fauchée recevant les premiers soins en attendant l'arrivée de l'ambulance. Dix minutes après les tirs recommençaient, sans pour autant décourager les nombreux ambulanciers qui œuvrent partout et dont le courage discret ne cessera jamais de m'impressionner.

Femme blessée au 80 rue des 25 ans de l'Armée Rouge

Dans ce quartier de Donetsk, il n'y a aucun objectif militaire, mais juste des immeubles résidentels, des commerces et quelques administrations. Les tirs ont été réalisés avec des obusiers de 155mm positionnés à l'Ouest de Donetsk, lesquels ont tiré 17 obus en 30 minutes. La précision de cette artillerie de l'OTAN (et qui est confirmée par la concentration des impacts) écarte les hypothèses d'une dispersion ou d'erreurs de tir. Ce bombardement ukrainien, comme tant d'autres visait délibérément un quartier civil et à une heure où l'activité extérieure est importante.

Eclat d'obus de 155mm OTAN, peut-être d'un CAESAR français

Les milliers d'éclats des obus ont transformé 
en passoire 
les gens et les véhicules qui se trouvaient sur leur passage 

Dans un rayon de 500 mètres autour du bâtiment présidentiel, des centaines de vitres ont explosé et des dizaines de bâtiments et voitures ont été endommagés. Et d'autres districts ont subi le même sort dans la ville.

Toujours au centre ville, les services de sécurité 
arrivent pour sécuriser le boulevard Pouchkine

Dans la rue Artiom, l'artère centrale de Donetsk, quelques
minutes plus tard, la vie reprend au milieu des débris.

Certains secteurs du boulevard Pouchkine, la rue sociale de Donetsk,
ont été littéralement labourés par les bombardements ukrainiens.

Ce 23 août, ailleurs, ce sont d'autres quartiers de Donetsk et d'autres localités républicaines qui ont été également victimes de cette haine ukrainienne qui depuis 8 ans martyrise le Donbass au nom du nazisme de Bandera et de l'hégémonie de l'OTAN. Dans le quartier de Kirovsky par exemple (Ouest du centre ville de Donetsk) 3 roquettes ukrainiennes de 220 mm (BM27 "Uragan") à sous munitions ont dispersé des nouvelles centaines de mines antipersonnelles PFM1 "Tulipe" au milieu des familles. Ce type d'attaque terroriste qui représente une triple violation des conventions internationales est à l'origine de la majorité des interventions secouristes depuis plusieurs semaines (si la mine "Pétale" n'est pas létale, en revanche elle mutile gravement, arrachant généralement le pied, la main ou le membre qui la touche).

Un riverain (imprudent ou sachant ?) fait exploser 
une mine antipersonnelle ukrainienne PFM1 "Tulipe"
dans le quartier de Biryuzova, à Donetsk, en faisant 
tomber à distance un objet sur elle. (A éviter)

Le danger des mines antipersonnelles sur Donetsk, même après le passage minutieux des services de déminage (qui travaillent sans relâche sur ce problème depuis 1 mois), reste permanent. Ainsi aujourd'hui, à cause de fortes rafales de vent, une jeune femme de 25 ans et un homme de 31 ans ont été blessés dans le district de Kuybyshevskiy par des mines tombant des toits en tôle.(la PFM1 est armée 3 minutes après son largage et explose ensuite au moindre contact ou choc)

Et, connaissant la rage des ukropithèques que je côtoie et subis depuis plus de 7 ans, et sachant que la fête nationale ukrainienne est le 24 août, il est fort possible que Kiev nous réserve pour demain d'autres surprises sanglantes.

Erwan Castel

Dans la nuit, l'artillerie républicaine a 
mené des tirs intenses sur les positions
repérées responsables des bombardements.

Attaque chimique ukrainienne


Alors que l'enquête du FSB concernant l'assassinat terroriste de Daria Douguine avance à grands pas (une suspecte appartenant aux services secrets ukrainiens a déjà été identifiée), le régime de Kiev continue sa fuite en avant dans les actes terroristes et les crimes de guerre les plus abjects et ceci grâce à l'impunité hallucinante et fanatique qui lui est accordée par ses parrains occidentaux depuis 8 ans.

Ainsi, ce 20 août 2022, sur le front de Zaporodje, les forces ukrainiennes ont utilisé un agent neurotoxique dans la localité de Vasilyevka contrôlée par les forces russes. Il s'agit d'une toxine botulique (Clostridium botulinum) de type "B" qui a été développée par les USA dès la le Seconde Guerre mondiale (dans le laboratoire de Fort Detrick) et dont la version "A" ("agent XR") est adoptée par le Pentagone en 1975. Cette toxine est vectorisée soit par empoisonnement alimentaire soit par dispersion aérienne (ce qui est plus facile mais diminue ses concentrations et donc effets).

Depuis les années 1930, les toxines botuliques (8 types différents) font l'objet d'études pour des utilisations médicales mais également militaires (en premier par les japonais) car l'intoxication provoque des paralysies variables pouvant entrainer la mort. En 1972, après que l'URSS se soit lancée dans l'étude des agents botuliques, les USA initient une convention internationale interdisant la recherche, la production et la détention d'armes biologiques offensives ("Biological and Toxin Weapons Convention"), tout en continuant bien évidemment de développer de leur côté ces armes chimico-biologiques.

Au cours des 8 années précédentes, sur le front du Donbass, plusieurs alertes ont été lancées par les services de renseignements concernant la présence d'armes chimiques sur le front ukrainien, notamment en 2018 et plus récemment fin 2021, lorsque les forces ukrainiennes renforçaient leur dispositif offensif contre le Donbass.

"Officiellement", il n'y a plus d'armes chimiques dans l'arsenal étasunien (hum hum!), comme ces agents botuliques qui étaient stockés dans l'Arkansas. Mais voilà que justement la toxine botulique de fabrication américaine fait aujourd'hui sa réapparition contre des russes, et déjà par 2 fois :

  • En juillet, les toxines botuliques "B" sont relevées dans lors de l'enquête sur l'attentat manqué contre Vladimir Saldo le chef de l'administration russe de Kherson,
  • En août, nouvelle attaque sur la garnison russe de Vasilyevka avec des toxines botuliques "B", entrainant l'hospitalisation de plusieurs dizaines de personnes.

Les premières analyses réalisées après ces 2 attaques ukrainiennes ayant identifié l'agent toxique et confirmé son origine atlantiste, un rapport circonstancié et scientifique va être envoyé par Moscou à l'ONU concernant ce nouvel acte terroriste de nature chimico-biologique mené par Kiev.

Je doute que les instances internationales, payées et bridées la ploutocratie mondialiste réagissent face cette nouvelle escalade criminelle ukrainienne... Imaginons le temps d'un clin d'œil ce qui déferlerait sur Moscou si un soldat ukrainien était intoxiqué suite à un bombardement russe !

La guerre, par définition n'est pas une activité "propre" contrairement à ce que les propagandistes veulent nous faire gober lorsqu'ils nous baratinent par exemple avec leurs fantasmes de "frappes chirurgicales" qui épargneraient les populations civiles (qu'ils aillent dire cela aux plus de 200 000 irakiens tués sous les tirs de l'OTAN), Il n'y a pas si longtemps les Etats Majors gardaient en mémoire des règles d'engagement et des conventions internationales héritières de la "Jus in bello" des anciens, et le sanctions qu'ils encourraient à les violer. 

Mais les occidentaux, en inventant le concept hypocrite de "guerre sainte" (la "Jus ad bellum" d'Augustin d'Hippone), se sont placés de facto et depuis longtemps au dessus des lois humaines du moment que leurs guerres sont décrites, non des guerres de conquêtes économiques mais comme des "croisades" religieuses puis humanistes (terme qu'utiliseront par exemple Bush à propos de l'Irak et Porochenko à propos de la Russie).

Dès lors, tant que cela sert l'intérêt de la bien pensance unique du moment, tout est permis et tous les crimes sont absous comme par exemple pour le régime ukro-atlantiste de Kiev :

  • Les attaques contre les populations civiles russes et pro-russes,
  • Les répressions contre les personnes russophones,
  • Les tortures et exécutions sommaires des soldats russes et républicains,
  • Les attentats contre des personnalités publiques non combattantes,
  • Les disséminations de mines antipersonnelles sur des quartiers résidentiels,
  • Les bombardements de la centrale nucléaire de Zaporodje,
  • Les attentats terroristes contre des intellectuels et des penseurs...

Il est urgent que les populations européennes prises en otage par leurs Etats-nations se rebellent contre ce pouvoir occidental et cette opinion internationale politico-médiatique (qui ne concerne déjà que 12,7% de la population mondiale) et qui prétendent les représenter ainsi que cette "morale droitdel'hommiste" qui hurle logiquement lorsqu'un attentat frappe Salman Rushdie mais se tait lorsque des enfants sont tués par l'artillerie ukrainienne ou pire, diabolisent Alexandre et Daria Douguine visés par un attentat terroriste meurtrier.

Car cette dérive criminelle du camp occidental, dont les collabos politico-médiatiques ont déjà des balles gravées à leurs noms qui les attendent, risque d'entrainer l'Europe dans une nouvelle boucherie à côté de laquelle les massacres d'Auschwitz et d'Hiroshima apparaitront comme des broutilles de l'Histoire.

Avec un Biden qui continue à livrer des armes à Kiev, un Johnson qui accueille pour être formés 10 000 soldats ukrainiens, un Macron qui devant les tirs ukrainiens sur la centrale nucléaire ne trouve pas autre chose à dire que d'exiger le retrait de l'armée russe qui la protège tout en avertissant les français qu' "ils vont devoir payer le prix de la Liberté", les populations occidentalisées n'ont d'autre choix: que de se révolter contre leurs gouvernements et le système qui les contrôle depuis des siècles ou de commencer à creuser des fosses communes.

Chaque jour, les forces ukro-atlantistes confirment et dans un crescendo criminel sans limites, que leur guerre contre la Russie est une guerre totale et amorale. Jusqu'à aujourd'hui, Moscou qui veut limiter ses actions au théâtre d'opérations ukrainien, ne les a pas suivi sur ce chemin... 

...pour le moment !

Erwan Castel

Article référence : Reporter

lundi 22 août 2022

Levons nous !

Je pense que l'ignoble assassinat de Daria Douguine est un choc émotionnel qui va radicaliser l'affrontement ontologique entre la Russie et l'Occident et par conséquent la dimension eschatologique de cette guerre russo-atlantiste commencée il y a 8 années sur le Maïdan et dans le Donbass et qui cette année a fini par exploser, tel un volcan sous pression.

L'émotion digne des peuples de Russie s'inclinant unanimement devant le martyr de Daria Douguine, et qui n'a d'égal en intensité que la haine irrationnelle des occidentaux envers son père Alexandre terrassé par le chagrin jusqu'à être hospitalisé, montre bien que c'est l'âme de la Russie qui a été touchée par cet acte terroriste abject.

Daria était la princesse de son père mais aussi l'héritière de sa pensée philosophique qu'elle élevait par l'excellence de son raisonnement et l'élégance de sa personnalité. Assassiner un penseur, une femme et une enfant est un acte qui sort définitivement leurs auteurs et la cause qu'ils prétendent défendre de toute forme d'humanité.

En devenant martyre, Daria incarne cette sagesse éternelle dont même le temps ne saura éteindre la lumière, et elle rejoint au panthéon de la mémoire et de l'espérance ces autres philosophes assassinés par les dictatures idéologiques de l'Histoire: Socrate, Pierre de la Ramée, Moritz Schlick, Ahmad Kasravi, Sayd Bahodine Majrouh...

Mais le martyr de Daria "Platonova", me fait surtout penser à celui d'Hypatie d'Alexandrie, car tant de points communs les unissent jusque dans leurs morts tragiques : femmes brillantes de sagesse, de générosité et de beauté, gardiennes à la fois de la Tradition et de la Science et philosophes humanistes...

Toutes les deux étaient néo-platoniciennes et toutes les deux ont été odieusement assassinées par les séides d'une pensée unique intolérante.


Un poète de France, Guy Béard, chantait: "le premier qui dit la vérité. Il doit être exécuté." et pour Daria comme pour Hypatie, leurs meurtres révèlent la Vérité de leurs pensées et les rendent éternelles !

Lorsque la terre russe s'ouvrira pour accueillir Daria, ce n'est pas un corps sans vie qui sera porté en terre mais une graine d'espérance qui germera dans tous les coeurs combattant pour la liberté des peuples l'esclavage du Monde moderne. Dans le champ des consciences une rose nouvelle et éblouissante portera son prénom ! Et loin d'éteindre la flamme de la pensée eurasiste, qui est la haute gardienne d'un monde multipolaire et libre, l'assassinat de Daria a semé dans nos coeurs les étincelles de cette sagesse et tous nous plongerons ensemble son feu libérateur démultiplié dans le coeur de l'obscurantisme du mondialisme esclavagiste. 

Alors que certains ricanent et que d'autres crient vengeance, je pense à Daria, dont la dépouille est en partance vers nos mémoires sacrées et à Alexandre Douguine terrassé par la disparition de la "prunelle de ses yeux". Et la tristesse m'invite au silence...

Nous sommes aujourd'hui dans le temps du recueillement et de la Pensée, et celui des actes et de la Justice viendra ensuite...

Erwan Castel

Merci à Hugues de Courrèges pour avoir partageé en mémoire de Daria "Platonova" cette magnifique chanson du chanteur russe Shaman "Levons nous !" :

Levons-nous
par Shaman


Levons-nous
Tant que nous vivons encore et que la vérité est de notre côté
De tout là-haut, quelqu'un nous regarde avec les yeux de l'amour
Ils ont souri comme des enfants et ont marché vers le ciel
Levons-nous
Afin de nous rapprocher d'eux.

Levons-nous ensemble
Tant que Dieu et la vérité sont de notre côté
Nous remercierons pour nous avoir accordé la victoire
À ceux qui ont trouvé leur paradis ailleurs et qui ne sont plus parmi nous.
Levons-nous
Et chantons !

Levons-nous fièrement
Notre mémoire éternelle bat plus fort dans notre poitrine, entre nous
Levons-nous
Les héros de la Russie resteront pour toujours gravés dans nos cœurs,
Jusqu'à la fin des temps.

Levons-nous
Et rappelons-nous tous ceux, que nous avons perdus dans ce feu
Tous ceux qui étaient partis mourir pour la liberté, et non pour les médailles
Je sais à coup sûr que nous nous rencontrerons
Levons-nous
Et chantons à nouveau

Levons-nous fièrement
Notre mémoire éternelle bat plus fort dans notre poitrine, entre nous
Levons-nous
Les héros de la Russie resteront gravés pour toujours dans nos cœurs,
Jusqu'à la fin des temps.

Nous nous lèverons (x3)

Levons-nous fièrement
Notre mémoire éternelle bat plus fort dans notre poitrine, entre nous
Levons-nous
Les héros de la Russie resteront gravés à tout jamais dans nos cœurs,
Jusqu'à la fin des temps.

dimanche 21 août 2022

Flash ! Daria Douguine assassinée !

"Quand le ciel s'assombrit !"

En apprenant ce matin l'assassinat de Daria, la fille d'Alexandre Douguine, une tristesse et une colère infinies m'envahissent car cet attentat terroriste perpétré à Moscou, et qui visait le philosophe eurasiste, est d'une telle abjection qu'il n'est point besoin de signature pour comprendre que c'est le courant mondialiste libéral qui l'a initié.

Mes premières pensées ici vont vers sa famille et ses proches, ses amis et tous ceux dont je fais partie qui admirent la pertinence de la pensée eurasiste et le courage de celles et ceux qui la sème dans les déserts des consciences asservies.

Les détails de l'attentat meurtrier commencent à être connus : le Land Cruiser Prado de Daria Douguine a explosé le 20 août 2022 en soirée lors d'un déplacement dans la région de Moscou près du village de Bolshie Vyazemy. Une charge explosive, à priori 400 grammes environ de TNT a été utilisée pour exploser la voiture. Daria Douguine était l'invitée d'honneur d'une conférence donnée par son père au festival "Tradition" dans le village de Zakharovo. Au moment de quitter les lieux à 21h25 Alexandre Douguine, qui était la cible prioritaire de l'attentat, choisit de monter au dernier moment dans une autre voiture sur le même itinéraire. A 21h35 la voiture de Daria explose sur l'autoroute Mozhayskoye.

Dans l'évolution de ma pensée la lecture d'Alexandre Douguine a été très importante, notamment celle de "La quatrième théorie politique", "Les templiers du prolétariat" ou "le front de la Tradition", tout comme le sont celles de ses ennemis idéologiques comme Brzeziński ("Le grand Echiquier"), Fukuyama ("La fin de l'Histoire") ou Attali ("Quel avenir"). Tous confirment ce combat idéologique titanesque qui secoue le Monde depuis l'arrivée à maturité d'un capitalisme nihiliste et esclavagiste. Car si les intérêts économiques (souvent cachés) commandent la géopolitique du Monde occidental, ses hégémonies historiques successives ont toujours été portées par un totalitarisme idéologique à la fois unique et protéiforme qui, de métamorphose en métamorphose, va vampiriser toutes les sphères sociétales (religion, politique, éducation, économie, culture, médias, philosophie) pour mener la dictature capitaliste vers sa phase terminale: ce Marché Mondial qui précipite non seulement les hommes (cela ne serait qu'un moindre mal) mais toute notre planète vers un chaos total.

Certains idiots décrivent Douguine comme le nouveau Raspoutine du Kremlin, et malgré le fait que de nombreux spécialistes occidentaux du Monde russe aient déconstruit ce mythe farfelu (George Barros dira "les journalistes occidentaux ont attribué à Dugin une grande influence qui n'existe tout simplement pas"), la diabolisation occidentale de Douguine s'est poursuivie jusqu'au paroxysme criminel assassinant son enfant.

Daria, qui n'avait que 30 ans, n'était pas seulement la fille d'Alexandre Douguine mais aussi l'héritière brillante de la pensée eurasiste d'un Monde multipolaire s'opposant à celui, unipolaire du libéralisme mondialiste.

L'assassinat de Daria Douguine n'est pas seulement l'acte lâche et odieux d'une idéologie mondialiste à l'agonie et impuissante contre une pensée métapolitique défendant les libertés des peuples contre la dictature de la marchandise mais une volonté de frapper l'âme des peuples d'une grande Russie qui s'est levée contre la destruction de la Tradition.

Nous sommes bien dans un combat eschatologique et existentiel...

La réponse de la grande Russie, lorsque les coupables et leur réseau seront identifiés, sera probablement terrible mais légitime !

Daria Douguine analysait en 2019 dans 
une vision évolienne et une idée d'empire 
la situation politique en Russie et ses 
relations géopolitiques et métapolitiques 
avec un Monde occidental mondialiste.

Loin d'affaiblir la résistance contre l'hégémonie mondialiste, nul doute que le martyr de Daria va renforcer, et à travers le Monde, cette volonté des peuples non alignés d'en finir radicalement avec ce cosmopolitisme libéral esclavagiste et criminel. Son assassinat est bien la preuve que l'Occident est toujours, et même plus que jamais, gouverné par des Torquemada d'une pensée unique qui ne sait que générer des bataillons de collabos et d'assassins dont le seul objectif est de détruire les peuples libres qui refusent son esclavage.

Voici une des dernières interview de Daria Douguine accordée en mai au breton Yann Vallerie (lui aussi diabolisé par une "reductio ad hilerum" classique) et qui illustre bien à la fois l'excellence filiale de sa pensée et dont son assassinat vient de confirmer la justesse de son raisonnement métapolitique.

Erwan Castel

Source de l'article: Breizh Info

La guerre en Ukraine
"un choc des civilisations mondialiste et eurasienne" 

Le conflit en Ukraine n’est toujours pas terminé. En Occident, nous sommes bombardés d’informations en faveur de l’Ukraine et des Ukrainiens. Nous oublions que les Russes aussi ont leur point de vue. C’est à cet effet que nous avons interrogé Daria Douguine, fille d’Alexandre Douguine, au sujet de la situation. Un entretien passionnant.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? N’est-il pas difficile pour vous parfois de porter le nom de Douguine, et donc d’être forcément assimilée à votre papa ?

Daria Douguine : Je suis diplômée de la faculté de philosophie de l’université d’État de Moscou, avec un diplôme en histoire de la philosophie. Mes recherches portaient principalement sur la philosophie politique du néoplatonisme tardif, un sujet d’un intérêt sans fin. La principale ligne de pensée de la philosophie politique des néoplatoniciens tardifs est le développement de l’idée d’une omologie de l’âme et de l’État et de l’existence d’un ordre triple similaire dans les deux. De même qu’il y a trois bases dans l’âme, de même dans l’État (et les platoniciens décrivent le modèle indo-européen, plus tard parfaitement théorisé dans les travaux de Dumezil) il y a aussi trois domaines – ce modèle se manifeste dans l’Antiquité et au Moyen Âge. La compréhension existentielle et psychique de la politique est en fait perdue à bien des égards aujourd’hui, nous sommes habitués à voir la politique uniquement comme une technique, mais le platonisme révèle un lien profond entre les processus politiques et psychiques. Il est urgent aujourd’hui de rétablir une telle vision complète des processus politiques, c’est-à-dire d’examiner la « politique existentielle ».

Je suis honorée d’être dans le même bateau que mon père (sur le même navire existentiel), étant la fille d’un grand chercheur de la Tradition, auteur de l’ouvrage en 24 volumes Noomachia (« guerres de l’esprit » – analyse à travers les trois logos de toutes les cultures du monde). Le fait d’être sous le coup de sanctions de la part des États-Unis, du Canada, de l’Australie et du Royaume-Uni est aussi un symbole que nous, les Douguine, sommes sur le chemin de la vérité dans le combat contre le globalisme. Par conséquent, je dirais que c’est un honneur d’être né dans une telle famille.


Breizh-info.com : Parlez-nous de votre travail actuellement ?

Daria Douguine : Je suis une observatrice politique du Mouvement international eurasiste et un expert en relations internationales. Mon domaine d’activité est l’analyse de la politique européenne ainsi que la géopolitique. À ce titre, j’apparais sur des chaînes de télévision russes, pakistanaises, turques, chinoises et indiennes, présentant une vision mondiale multipolaire des processus politiques. Mes centres d’intérêt sont à la fois l’espace de civilisation européen et le Moyen-Orient, où une sorte de révolution conservatrice est en train de s’amorcer – de la confrontation constante de l’Iran avec l’hégémonie américaine ou de la lutte de la Syrie contre l’impérialisme occidental à la Turquie, qui montre aujourd’hui des tendances intéressantes d’éloignement de l’OTAN et du bloc géopolitique anglo-saxon et tente de construire sa politique étrangère sur une base multipolaire, en engageant un dialogue avec la civilisation eurasienne. Je pense qu’il est important de suivre les processus de la région du Moyen-Orient, c’est l’une des scènes de la lutte contre l’impérialisme. D’un autre côté, je m’intéresse aussi beaucoup aux pays africains ; ils represent « L’Autre » pour l’Europe et la Russie, à partir de l’analyse duquel on peut mieux comprendre sa propre civilisation. L’Afrique a toujours été un élément de rêve pour les Européens comme pour les Russes – souvenez-vous du Voyage en Abyssinie et au Harrar d’Arthur Rimbaud, ou du poète russe Nikolaï Goumilev qui s’est inspiré de Rimbaud («  Journal Africain ») et une série de poèmes sur l’Afrique, dans lequel il révèle en fait l’Afrique comme une civilisation inexplorée, pleine de sens, que le colonialisme occidental a cruellement tenté de défaire et de détruire. Aujourd’hui, des bouleversements tectoniques se produisent sur le continent africain et la confrontation des civilisations: occidentale et authentiquement africaine (si différente et si unique) est extrêmement intéressante.

Pour moi, un sujet particulièrement important est le développement de la théorie d’un monde multipolaire. Il est clair que le moment mondialiste est terminé, la fin du libéralisme est arrivée, la fin de l’histoire libérale. En même temps, il est extrêmement important de comprendre qu’une nouvelle étape pleine de défis, de provocations et de complexités a commencé. Le processus de création de la multipolarité, de structuration des blocs civilisationnels et d’établissement d’un dialogue entre eux est la tâche principale de tous les intellectuels aujourd’hui. Samuel Huntington, en tant que réaliste des relations internationales, a mis en garde à juste titre contre les risques d’un choc des civilisations. Fabio Petito, spécialiste des relations internationales, a souligné que la construction d’un « dialogue des civilisations » est la tâche centrale et « la seule façon d’avancer ». Ainsi, pour consolider le monde multipolaire, les zones frontalières (intermédiaires) entre les civilisations doivent être traitées avec soin. Tous les conflits se déroulent aux frontiers (zones intermédiaires) des civilisations, là où les attitudes s’affrontent. Il est donc primordial de développer un état d’esprit « frontalier » (intermédiaires) si l’on veut que le monde multipolaire fonctionne pleinement et passe du « choc » au « dialogue » des civilisations. Sans cela, il y a un risque de  » choc « .


Breizh-info.com : Quel regard portez vous sur la guerre en Ukraine ? Et sur les réactions en Occident et dans le monde ?

Daria Douguine : La situation en Ukraine est précisément un exemple de choc des civilisations ; elle peut être considérée comme un choc des civilisations mondialiste et eurasienne. Après la « grande catastrophe géopolitique » (comme le président russe a appelé l’effondrement de l’URSS), les territoires du pays autrefois uni sont devenus des « frontières » (zones intermédiaires) – ces espaces auxquels l’attention des voisins s’est accrue, l’OTAN et surtout les États-Unis étant intéressés à déstabiliser la situation aux frontières de la Russie. Dans les années 1990, un travail cohérent a été initié avec les cadres des nouveaux gouvernements des nouveaux États – l’Ukraine ne fait pas exception. Les événements de 2014 en Ukraine, le Maïdan, soutenus avec tant de ferveur à la fois par Nuland et le fameux Bernard-Henri Levy soldat de l’ultra-mondialisation, ont été un tournant, en fait ils ont ouvert la porte à l’établissement d’un dictat mondialiste direct sur l’Ukraine. De plus, les éléments libéraux et nationalistes, qui étaient plus ou moins neutres avant 2014, ont rejoint un front uni avec un agenda mondialiste et pro-américain. Pendant 8 ans en Ukraine, la russophobie a été cultivée par divers programmes et l’histoire a été réécrite, jusqu’au massacre physique des Russes : ces mêmes 8 années terribles pour le Donbass avec des bombardements quotidiens. Le public français peut l’entendre la documentaliste Anne Laure Bonnel, témoin de ces 8 années à Donetsk, qui n’a pas peur de dire la vérité dans ses films et ses interviews.

Le soutien unanime de l’Occident à l’Ukraine en 2022, la fourniture d’armes à une échelle impensable – tout cela ressemble à une agonie. L’agonie d’un régime mondialiste qui commence à perdre du terrain face à la multipolarité. Pour moi, la douleur la plus importante est que l’Europe a succombé à l’influence de la propagande mondialiste et qu’au lieu de rester neutre, elle a pris le parti de la guerre. À bien des égards, c’était certainement le plan des États-Unis, qui avaient si systématiquement et continuellement provoqué tout le conflit en injectant des armes en Ukraine. Rien que des États-Unis (selon Transparency International), plus de 658 millions de dollars ont été investis dans l’aide à l’Ukraine entre 2014 et 2017.

Dans le même temps, on constate que les pays d’Amérique latine, du Moyen-Orient, la Chine et l’Inde n’ont pas adopté une position mondialiste. Le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré que son pays adhérait « fermement » à la position de la Russie. À Cuba, des personnes ont été vues portant des drapeaux russes et des symboles Z lors d’une manifestation le 1er mai, rappelle la chaîne allemand ZDF. L’Argentine a accusé l’Occident d’avoir les doubles standarts. La vice-présidente du pays, Cristina Kirchner, a déclaré que le pays était en conflit avec Londres au sujet des îles Malouines. Au Brésil, le candidat à la présidence Lula da Silva a déclaré à son tour que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky était responsable de ce qui se passait dans son pays. La Chine s’est prononcée contre l’expansion de l’OTAN et les provocations des États-Unis. L’Inde a tenté de maintenir sa neutralité stratégique (dans les années 1990, l’Inde elle-même a été la cible de sanctions américaines et occidentales très douloureuses pour avoir refusé d’adhérer au traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Le pays, que l’Occident cherche à couper de son oxygène et à priver de haute technologie, a alors tenu bon (en grande partie grâce à la coopération avec la Russie, qui ne s’est pas associée aux sanctions et a prôné leur abolition). Un certain nombre de pays du Moyen-Orient ont soutenu l’opération militaire spéciale de la Russie (la Syrie, alliée de longue date de la Russie, connaît mieux que quiconque la bataille contre le mondialisme), des appels au retrait de l’OTAN se font de plus en plus entendre en Turquie, et le président a refusé d’approuver l’admission de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN. De nombreux pays d’Afrique, notamment ceux où le sentiment antiglobaliste est fort, n’ont pas soutenu les critiques occidentales à l’égard de la Russie (Mali, Soudan, RCA, Zimbabwe, République du Congo, Érythrée). Ces réactions indiquent la fin du mythe d’un « espace mondial unique ». L’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine a accéléré la formation d’un monde multipolaire et catalysé de nombreux processus géopolitiques.


Breizh-info.com : Ne pensez-vous pas que la Russie soit en train de s’isoler ? Quelles seront les conséquences selon vous de tout cela ?

Daria Douguine : Je pense que c’est l’inverse. La Russie trouve de nouveaux partenaires et les processus de souveraineté (par exemple, la dédollarisation économique) commencent à s’accélérer. La Russie tente d’être « punie » par les pays occidentaux au moyen de sanctions, mais l’effet sur l’économie russe n’est pas très sensible (« Les sanctions internationales à l’encontre de la Russie ne semblent pas impacter la vie quotidienne des Moscovites », mentionne un journaliste dans un reportage de BFM TV). La politique de sanctions de l’Occident a été un catalyseur pour la recherche de nouveaux partenaires et la désoccidentalisation de notre pays. Dans le même temps, ces sanctions ont frappé douloureusement les pays européens, devenant une sorte de « hara-kiri » pour de nombreuses économies européennes. C’est une nouvelle très inquiétante, mais apparemment cela faisait aussi partie du complot américain visant à déstabiliser le continent européen. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré que Budapest ne soutenait pas l’imposition de sanctions irréfléchies contre la Russie. « Les sanctions contre la Russie sont comme une bombe atomique, cela pourrait nous conduire non seulement à ne pas pouvoir nourrir notre population mais aussi à recevoir une masse de migrants à la frontière », a déclaré le Premier ministre hongrois.

Les nouveaux blocs émergent. « Les pays en développement, notamment la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil et d’autres pays qui ont refusé de prendre parti à la suite des sanctions occidentales contre la Russie, devraient envisager des moyens de renforcer leur coordination économique pour résister aux chocs ultérieurs provoqués par l’Occident. Il est important de noter que les pays en développement doivent chercher une solution par le biais de la coopération financière et commerciale », a écrit un journaliste du Global Times de Chine. Ce sont des processus géopolitiques très intéressants. La Russie n’a donc pas été victime de l’isolement, elle a été le pionnier d’un ordre mondial multipolaire.


Breizh-info.com : Comment la population russe réagit-t-elle à cette guerre, qui visiblement, a déjà fait bcp de pertes côté russe ?

Daria Douguine : Toute opération militaire entraîne toujours des pertes. Il convient de noter que les chiffres fournis par les sources ukrainiennes (et ce sont eux qui sont diffusés dans les médias occidentaux) ne sont pas corrects et doivent être vérifiés. Nous sommes confrontés à une situation de guerre de l’information dans laquelle tout, des rapports militaires aux chiffres, est politisé. Dans le domaine des médias en Occident, il n’existe malheureusement pratiquement aucune vision alternative des événements. L’Ofpra a réalisé en 2016 un dossier sur « Pravy Sektor ( » Secteur droit « ) », groupe ultras ukranienne:  » Pravy Sektor fait l’objet d’allégations d’antisémitisme et de xénophobie, de manifestations homophobes, de détentions illégales et autres abus de pouvoir. Il crée une milice armée, le Corps des volontaires ukrainiens, engagée dans le conflit avec les séparatistes pro-russes du Donbass. Des tensions opposent le Corps des volontaires ukrainiens aux autorités jusqu’à son intégration difficile au sein des forces armées régulières ». En 2022, ceux qui étaient considérés avec suspicion en 2016, deviennent des héros, les épouses des combattants de  d’Azov (une groupe responsable pour les assassinats cruels des russes au Donbass) rencontrent le pape au Vatican. Il est très étrange de constater que quelque chose qui semblait interdit il y a seulement deux ans est devenu courant en Europe. Ou la réunion de BHL avec l’ancien chef du bataillon rusophobe et xenophobe radical Aydar (une organisation terroriste interdite en Russie) Marchenko. Aujourd’hui, le libéralisme va de pair avec la xénophobie et le nazisme. C’est un paradoxe. Mais cela peut s’expliquer si l’on comprend la « nature totalitaire » du libéralisme moderne. Il s’agit du sujet de la manipulation des informations et des chiffres.

Quant à la réaction des Russes, la majorité écrasante soutient l’opération militaire spéciale. À leurs yeux, il s’agit d’une défense compréhensible des intérêts géopolitiques de la Russie et d’une lutte contre la russophobie, car un régime s’est formé à Kiev qui dénie aux Russes le droit à l’autodétermination (langue, culture, identité) et à l’existence. Certains éléments de la société ont immédiatement quitté le pays après le déclenchement des hostilités – ils sont partis aux États-Unis, en Europe et en Israël. Fait révélateur, Anatoly Chubais, ancien chef de l’administration présidentielle russe et l’un des idéologues et dirigeants des réformes économiques en Russie dans les années 1990 a quitté le pays. Dans les années 1990, le Front patriotique l’a qualifié de « traître » et de responsable des difficultés économiques de la Russie. C’est symbolique. Il existe de tels cas, c’est certain.

Tous les membres de mon entourage soutiennent l’opération militaire spéciale non seulement en paroles, mais aussi, pour beaucoup, en actes, en apportant une aide humanitaire aux réfugiés et à la région. De plus, ils ne le font pas depuis ces derniers mois, mais depuis de nombreuses années. Les mêmes huit années que l’Occident connaissait si peu.


Breizh-info.com : En tant que journaliste, que pensez-vous de la censure de RT dans l’Union Européenne ou de Sputnik, et du silence (voir de l’approbation) d’une majorité de journalistes européens ?

Daria Douguine : Il s’agit d’un cas sans précédent de violation de « La liberté d’expression ». La liberté d’expression implique la possibilité de points de vue différents, parfois peu agréables pour les autorités. RT et Sputnik n’étaient pas des instruments de propagande russe, mais des plateformes de discussion. J’ai regardé de nombreux programmes de RT France et ils étaient intéressants car ils incluaient des experts ayant un point de vue alternatif à celui des médias du système. Le fait que les journalistes en Europe n’aient pas réagi de quelque manière que ce soit à ces blocages montre la nature « totalitaire » de l’ensemble du monde médiatique occidental. C’est très triste. Espérons que les medias de la réinformation resteront actives et vont prolonger détruire le bloc de désinformation.


Breizh-info.com : En France, les conséquences économiques se font déjà ressentir (hausse des prix de l’essence notamment). Comment un engrenage infernal serait encore évitable ? 

Daria Douguine : Les sanctions anti-russes commencent à exsanguer l’économie européenne. Le Pen, lors du débat avec Macron, les a qualifiés à juste titre de « harakiri » pour l’économie française. Mais réfléchissons, qui a besoin d’une Europe affaiblie ? Affligée après le COVID, affaiblie par les sanctions anti-russes, l’Europe devra concentrer toutes ses forces sur la question du sauvetage de sa propre économie, dans une telle situation les bénéficiaires sont les USA, qui parviennent à établir leur contrôle sur le continent. Un Rimland indépendant est inacceptable pour la civilisation anglo-saxonne, le sentiment anti-américain et anti-OTAN croissant (en France, remarquez, Mélanchon, Le Pen, Zemmour et de nombreux autres candidats ont activement critiqué l’appartenance de la France à l’OTAN et ont appelé à un scénario presque gaulliste de 1966) est une menace pour la domination mondiale des États-Unis. Par conséquent, l’idée de sanctions anti-russes a été mise en œuvre dans le but intéressé d’affaiblir la région. Les élites de l’UE ont agi comme des intermédiaires, des mandataires des mondialistes dans cette entreprise, et ont porté un coup au bien-être des peuples et des populations européennes.


Breizh-info.com : Le mot de la fin ?

Daria Douguine : Je demande instamment à tous les lecteurs de faire preuve d’esprit critique et de remettre en question les rapports publiés par les médias. Si les élites libérales occidentales insistent tant pour soutenir Kiev et diaboliser Moscou, c’est qu’il y a une logique de bénéfice derrière tout cela. Il faut tout remettre en question. Il s’agit d’un principe important qui nous permet de garder un regard sobre. Dans une société du spectacle, de la propagande et de la nature totalitaire des systèmes occidentaux, le doute est une étape fondamentale pour sortir de la caverne…


Propos recueillis par Yann Vallerie pour Breizh Info

Alexandre Douguine choqué devant la voiture
en feu et le corps de sa fille Daria

La voiture de Daria Douguine quelques secondes 
après l'explosion de l'engin explosif

Article sur le sujet : Tsargrad